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  • il y a 4 semaines
Avec Yohan Maras, délégué national Alliance Police

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-02-03##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:069 policiers blessés lors de différents refus d'obtempérer en moins de 2 jours,
00:103 policiers victimes d'une tentative de meurtre et cette image qui nous enrage depuis hier
00:14d'une policière traînée par une voiture dont les jours ne sont heureusement pas en danger.
00:19La police subit depuis des années la montée et la transformation de la violence
00:22et face à cela la fragilité voire le laxisme d'une administration
00:25qui aurait sans doute besoin d'une mise à jour.
00:27On en parle aujourd'hui avec le délégué national du syndicat Alliance Police, Yohann Marat.
00:31Bonjour.
00:33Bonjour, merci à vous.
00:34Bonjour Yohann Marat, merci à vous d'être sur Sud Radio aujourd'hui.
00:39Je titrerai tout à l'heure, la police est en danger, non pas la patrie, mais la police est en danger.
00:45Qu'à tentative de meurtre sur des présentants de la force publique, des forces de l'ordre,
00:49non seulement la peur n'a pas changé de camp, mais elle gagne du terrain
00:52chez ceux qui devraient plutôt l'inspirer.
00:55Je me permets de résumer les choses comme ça.
00:58Yohann Marat, j'imagine, je suppose, votre colère.
01:01Depuis le temps que l'on dit que les forces de l'ordre en France ne sont pas respectées,
01:05n'inspirent pas la crainte, j'allais dire, légitime et légale
01:09qu'elle devrait inspirer à ceux qui violent la loi,
01:13comment expliquez-vous que la passivité, c'est une passivité gouvernementale,
01:17non seulement du législateur, là c'est carrément l'exécutif,
01:20nos gouvernants qui ne font pas le nécessaire ?
01:22Samedi, à la peine d'alliance police nationale, il y avait plusieurs syndicats de police,
01:29Synergie Officier, le SICP, le SNIPAT, le SAPACMI,
01:33on était dans la rue exactement pour dénoncer cela, c'est l'hyperviolence.
01:38Nous, aujourd'hui, on ne parle pas de sentiments d'insécurité comme certains,
01:41l'insécurité elle est bien présente,
01:43on a 12 000 collègues qui sont blessés chaque année,
01:466 000 qui sont agressés, là si on revient un petit peu sur les refus d'obtempéré,
01:52ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les parquetiers, ils font leur travail,
01:55ils ouvrent des enquêtes pour tentatives d'homicide,
01:58mais la réalité, c'est qu'à la fin, ça sera requalifié,
02:02vous n'avez jamais un auteur de refus d'obtempéré qui passe aux assises,
02:06c'est requalifié en violence volontaire,
02:09et je vais vous citer un petit exemple que j'ai eu hier matin,
02:13parce qu'on a un petit peu plus avancé sur ce dossier-là,
02:17un collègue de Pau qui a été largement blessé l'année dernière sur un refus d'obtempéré,
02:22le parquet de Pau demande 5 ans d'emprisonnement,
02:26à la fin, on termine avec 20 mois.
02:30La réalité aujourd'hui en France, c'est celle-là,
02:32c'est que la sanction, elle ne fait plus peur,
02:35il faut changer de paradigme, il faut changer le curseur,
02:41on a des beaux discours politiques qui vont dans le bon sens,
02:43mais la réalité sur le terrain, il n'y a rien qui évolue.
02:46Autrement dit, Yohann Marat, vous avez l'air d'estimer que l'autorité gouvernementale,
02:51que le parquet, c'est-à-dire le procureur, le substitut,
02:54remplissent leur mission à la rigueur,
02:57et que c'est au niveau de la justice du siège que le dossier ne suit pas,
03:03c'est-à-dire qu'il y a un laxisme évident,
03:04qui soit peut-être, parce qu'on dit qu'il n'y a pas assez de places en prison,
03:08donc il faut réduire la population carcérale,
03:10ou alors tout simplement peut-être une vision un peu idéologique du crime du délit,
03:16en disant oui, mais ils sont victimes de la société.
03:18Quelle est l'explication que l'on a sur cette souplesse des juges vis-à-vis des gens
03:22contre lesquels le parquet demande des sanctions sévères ?
03:27Vous avez à peu près tout résumé,
03:29il nous manque aujourd'hui 40 000 places de prison en France,
03:32c'est une réalité, quand vous prenez la Grande-Bretagne à population quasi équivalente,
03:36ils ont le double de places de prison par rapport à nous,
03:40ça c'est la première des choses,
03:42donc il y a un manque de moyens côté justice,
03:44et ça c'est une réalité,
03:46mais il ne faut pas non plus oublier qu'il y a une partie idéologique,
03:50il y a une partie de la justice aujourd'hui,
03:52qui est encore pour le tout non carcéral,
03:55on a d'ailleurs des circulaires qui sont encore en cours d'application
03:58sur le tout non carcéral,
04:00et où tout tourne autour de la réinsertion
04:03et de l'aménagement des peines des délinquants
04:05en mettant complètement de côté la victime.
04:10Samedi, c'est justement ce qu'on demandait dans la rue,
04:13c'est que la victime puisse enfin aujourd'hui en France être au centre des débats,
04:17ce n'est pas aux délinquants d'être au centre des débats,
04:19c'est à la victime.
04:20Quand je vois là, moi, mes collègues,
04:22ils ont été gravement blessés,
04:24si je prends l'exemple de Nantes,
04:26hier, vous avez un collègue qui a le bassin fracturé,
04:29il y en a un autre qui a le bras fracturé,
04:31on a une petite élève gardienne de la paix
04:33qui était dans le véhicule,
04:34donc qui est en stage,
04:35qui est encore en cours de formation,
04:38qui a un enfoncement au niveau pulmonaire,
04:41c'est des blessures qui sont graves,
04:43aux blessures physiques,
04:44il faut rajouter les blessures psychologiques,
04:46parce que les refus d'obtempérer comme ça,
04:50ça laisse de très grosses traces psychologiques
04:52dans la tête de nos collègues,
04:55et on est, nous, aujourd'hui, démunis.
04:58Les textes, ils existent en France,
05:00si on appliquait à la lettre le code pénal,
05:03le code de la sécurité intérieure,
05:05on a assez de textes aujourd'hui
05:07pour protéger les forces de l'ordre
05:09et pour avoir une vraie fermeté
05:10envers cette délinquance hyper violente.
05:13La vraie difficulté, c'est que
05:16les textes ne sont clairement pas appliqués aujourd'hui.
05:18Autrement dit, l'école Taubira se porte bien,
05:21finalement, c'est l'agresseur
05:22qui est un peu victime d'une société très injuste,
05:24il faut comprendre qu'il en arrive là.
05:25Et la police, par contre, si elle se défend,
05:28alors, évidemment, on nous a dit,
05:29vous avez vu ce que ça donne,
05:30une police qui se défend ?
05:31C'est les Etats-Unis,
05:32c'est l'ICE qui tue des gens dans la rue,
05:34parce qu'on sait bien que la police tue,
05:36c'est le thème de l'extrême gauche.
05:39Les policiers, aujourd'hui, Johan Marin,
05:42ils en ont ras-le-bol.
05:44Est-ce qu'on a un risque que la police française,
05:47je ne sais pas qu'elle démissionne,
05:48mais qu'à un moment donné,
05:50de crainte d'être sanctionnée,
05:52puisque si vous répondez avec vos armes,
05:54vous avez tout de suite l'IGS qui arrive,
05:56est-ce qu'on peut craindre,
05:58j'allais dire, une démobilisation des policiers,
06:01un retrait, un recul ?
06:04C'est déjà le cas aujourd'hui,
06:06on n'a jamais eu autant de démission
06:07de la police nationale,
06:08de mise en disponibilité,
06:10c'est comme ça qu'on appelle dans la fonction publique
06:13les agents qui,
06:16pendant un certain nombre d'années,
06:17se mettent en retrait de la fonction publique
06:19pour aller essayer de faire autre chose.
06:22Ça montre bien qu'aujourd'hui,
06:24nos collègues commencent à perdre la foi
06:28en leur métier,
06:28parce que quand on rentre dans la police nationale,
06:32ce n'est pas un métier comme les autres,
06:33on rentre par vocation,
06:35ce que j'ai fait moi il y a 20 ans,
06:37on rentre pour servir la République,
06:38sauver la veuve et l'orphelin,
06:40on se rend compte qu'aujourd'hui,
06:42il y a un désengagement,
06:44et sans faire dans l'exagération,
06:48aujourd'hui, la République, elle tient,
06:50parce que mes collègues sur le terrain
06:51continuent à tenir,
06:53nous, ce qui nous inquiète aujourd'hui,
06:54c'est jusqu'à quand ils vont continuer à tenir.
06:56Vous faites preuve d'une délégation patriotique,
06:59on en est bien conscient,
07:00et on vous trouve peu souffert.
07:01Nous avons Virgile,
07:02qui nous appelle de Langon,
07:03et qui veut nous parler du refus d'obtempérer.
07:05Bonjour Virgile.
07:06Dites-nous ce qui vous chagrine,
07:11vous êtes peut-être fonctionnaire de police,
07:13ou pas du tout ?
07:15Non, non, non, pas du tout.
07:17Mais vous avez vécu un refus d'obtempérer,
07:20vous avez assisté à une situation de ce genre ?
07:24Non, je n'ai pas vu ça,
07:25mais vous savez,
07:26je fais entre 200 et 400 km par jour.
07:30Donc, de l'heure sévillée,
07:32j'en vois tous les jours, à toute heure.
07:36Sur la route ?
07:36Voilà.
07:37Sur la route.
07:38Oui, sur la route,
07:39je vois des choses vraiment bizarres, quand même.
07:41Moi, ça fait 33 ans que je fais le VRT,
07:46un peu sur tout,
07:47le Grand Sud-Ouest,
07:48et je vois des choses horribles.
07:51Donc, vous vous étonnez,
07:52en voyant des gens si dangereux sur la route,
07:54vous vous étonnez que ces gens puissent continuer à sévir en toute impunité,
07:58et que finalement,
07:59il n'y a pas assez de...
07:59On peut parler de répression, tout simplement,
08:01ou en tout cas,
08:02de présence et de réaction policière,
08:04pour freiner un peu ce genre de débordement.
08:06Vous ne vous mettez pas en cause de la police,
08:09vous mettez en cause le principe même de la sanction
08:12envers les gens qui enfreignent la loi.
08:13C'est ça qui vous étonne.
08:15Moi, la police,
08:16on ne peut pas mettre un policier derrière chaque volant.
08:19On ne peut pas.
08:19C'est impossible.
08:20C'est clair.
08:21Il faudrait...
08:22Comment dire...
08:27Oui, non,
08:28vous voulez qu'il y ait plus de dissuasion,
08:30et que les gens qui enfreignent la loi,
08:31qui conduisent mal,
08:33voilà,
08:34j'allais dire,
08:35les brutes de la route,
08:36les assassins de la route,
08:37aient peur d'une répression
08:38qui, en fait, n'existe pas,
08:39et peut-être que ça les calmerait un petit peu.
08:42Johan Marat,
08:43c'est un petit peu le ressenti
08:45de beaucoup de Françaises et beaucoup de Français.
08:47Ils assistent à des choses absolument inadmissibles,
08:50et on se dit,
08:51bon, ben, voilà,
08:51si la police intervient,
08:52finalement, ça n'aboutira à rien.
08:56La réalité,
08:57les chiffres les démontrent.
08:5928 200 refus d'obtempérer l'année dernière.
09:02Moi, mes collègues,
09:03ils essayent de faire,
09:04mais la police nationale,
09:06elle ne peut pas être sur tous les fronts
09:07entre le terrorisme,
09:11l'immigration illégale,
09:12tous les services judiciaires
09:15qui sont complètement débordés de dossiers.
09:18Malheureusement,
09:20je vais vous citer un chiffre
09:21sans vouloir vous bourrer la tête avec les chiffres,
09:25mais c'est pour bien comprendre
09:27le point où on en est arrivé aujourd'hui.
09:29depuis les années 60,
09:31les faits de délinquance,
09:32ils ont augmenté de 400% en France.
09:34La police nationale,
09:35elle,
09:36elle n'a pas été dimensionnée
09:37pour répondre
09:38à ce nombre de sollicitations.
09:41Il y a 20 ans,
09:41en France,
09:42il n'y avait pas
09:42le terrorisme,
09:44la menace terroriste
09:45qu'on connaît aujourd'hui.
09:46Il n'y avait pas
09:47ce déferlement
09:49d'immigration illégale
09:52que mes collègues
09:53essayent malheureusement
09:54tant bien que mal
09:55de conduire.
09:56Il n'y avait pas
09:57cette explosion
09:58d'hyperviolence,
10:00de violence sexuelle,
10:02de violence intrafamiliale.
10:03Moi,
10:03mes collègues,
10:04encore une fois,
10:04sur le terrain,
10:05ils essayent de faire au mieux
10:06avec les moyens qu'on leur donne.
10:07Oui,
10:07il y a une submersion
10:08des affaires,
10:09des dossiers,
10:10des agressions
10:11avec une réduction
10:12des moyens de la police.
10:13Maud Koffler,
10:13on va vous poser une question,
10:14Yohann Marat.
10:14Oui, Yohann Marat,
10:15samedi,
10:16vous avez organisé,
10:17Alliance a organisé
10:18de nombreuses manifestations
10:20dans plusieurs villes de France
10:21qui ont réuni,
10:22il me semble,
10:22à peu près 45 000 personnes.
10:24Vous avez appelé
10:24la population française
10:26à se joindre aux policiers
10:27et aux syndicalistes
10:28pour réclamer plus de moyens,
10:30pour s'indigner
10:31justement de cette augmentation
10:32de la violence
10:32et de la disproportion
10:33des moyens accordés
10:34aux policiers.
10:36On vous a reproché
10:38des accointances
10:39avec l'extrême droite
10:40parce que les personnalités
10:41présentes étaient effectivement
10:42issues du Rassemblement National,
10:44UDR,
10:45il y avait Marion Maréchal,
10:46Sarah Knafot,
10:46Thierry Mariani,
10:47etc.
10:47Qu'est-ce que vous répondez
10:48à ces personnes ?
10:51Ce que je réponds,
10:52c'est que déjà,
10:52eux,
10:53on les a remerciés
10:54d'être présents
10:54à nos côtés.
10:55C'était un peu plus large
10:56que ça,
10:57même si médiatiquement,
10:58ça n'a pas été repris.
10:59Mais on avait
11:00beaucoup de personnalités
11:01LR
11:02qui étaient dans les rangs
11:03des différents cortèges.
11:06Mais effectivement,
11:07la gauche
11:09était absente
11:10de nos cortèges.
11:11Pour nous,
11:12la sécurité,
11:13la police nationale,
11:13ça n'appartient pas
11:14à un parti politique.
11:15Et nous,
11:16on ne fait pas de politique,
11:17on fait de la politique syndicale,
11:19à la limite,
11:19si vous voulez.
11:22Malheureusement,
11:23on essaye de discréditer
11:25un petit peu
11:26cette mobilisation policière
11:27par ce biais-là.
11:29La réalité,
11:30c'est que,
11:31quand vous le voyez,
11:32tous les sondages d'opinion,
11:33la population française
11:35demande,
11:37réclame
11:37un besoin de sécurité
11:39à plus de 90% en France,
11:41ça représente
11:42tous les mouvements politiques,
11:44me semble-t-il.
11:45Et je pense
11:45qu'ils auraient dû
11:46tous être là.
11:47Mais Yohan Marat,
11:48vous savez,
11:48les Français font
11:49tout à fait la différence
11:50entre ceux qui disent
11:51que la police tue
11:52à gauche
11:53et leurs alliés
11:53et ceux qui se mobilisent
11:55dans le corps politique
11:57pour soutenir une police
11:58dont nous avons profondément besoin
11:59et qui est,
12:00vous l'avez rappelé,
12:01je le dis,
12:02le gage de la stabilité
12:03de l'ordre républicain.
12:05Il n'y a pas de démocratie
12:06sans police
12:06et les régimes
12:07qui se sont éloignés
12:08de leur police
12:08dans l'histoire
12:09ou qui l'ont oublié,
12:10en général,
12:11ont très mal fini.
12:13Ben, écoutez,
12:13vous avez le soutien
12:14de vos concitoyens
12:15et on aimerait
12:15qu'à un moment donné,
12:17ce gouvernement
12:17et cette classe politique
12:20prennent le taureau
12:20par les cornes
12:21et vous donnent les moyens
12:21dont vous avez besoin.
12:22Merci d'avoir été
12:23sur Sud Radio
12:24et puis, bon,
12:25on suit évidemment
12:26l'évolution
12:26de la santé
12:28de ces quatre policiers
12:28et on n'hésitera pas
12:29à faire appel
12:30à vos témoignages.
12:31Merci, Yohann Maram.
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