00:00Jusqu'à samedi, il y a eu des débats de fond sur un certain nombre d'entreprises qui ont été vendues,
00:06avec des conditions d'ailleurs extrêmement strictes qu'on a mises en place,
00:09une entreprise qui fait des ventilateurs pour des moteurs de rafale.
00:12Le débat était sur le fond.
00:14Et puis, maintenant que le débat sur le fond a été perdu par mes contenteurs,
00:17vous avez raison, maintenant il se décale.
00:19Enfin, il vous reproche à vous, personnellement, et on le sent bien,
00:22il y a aussi l'idée que vous avez la double nationalité, comme vous l'avez dit, vous êtes canadien.
00:25Est-ce que c'est ça qu'il y a derrière ces reproches ?
00:27Je ne sais pas ce qu'on me reproche.
00:29Moi, ce que je sais, c'est que ceux qui me reprocha sont des gens qui étaient financés par la Russie de Vladimir Poutine,
00:35jusqu'à ce que nous, on interdise le financement par des partis étrangers.
00:38M. Bardella, vous savez ce qu'il disait il y a un an, quand M. Trump a été investi ?
00:43Un vent de liberté souffle sur l'Amérique, et nous ferons souffler le même vent en France.
00:49Qui se précipitait à l'investiture de Donald Trump, il y a un an, presque jour pour jour ?
00:54Louis Alliot, sans doute pour le bien de Perpignan, ou leur ami Sarah Knaffo,
00:58qui est sur le même terrain.
01:00Aujourd'hui, on a des gens qui ont des intérêts aux Etats-Unis,
01:06qui ont visiblement des connivences avec une certaine partie du pouvoir américain,
01:11et qui viennent me reprocher des liens avec les Etats-Unis.
01:14Je n'ai pas, vous l'avez dit, j'étais canadien.
01:15Qu'est-ce qu'on me reproche ?
01:17D'avoir passé huit ans de ma vie, j'ai bientôt 60 ans au Canada,
01:20d'avoir la double nationalité, une polémique habituelle de la part de l'extrême droite,
01:25qui n'aime pas les binationaux.
01:27Alors, canadiens, déjà pas beaucoup, quand ils sont franco-algériens,
01:30franco-maricains, franco-tunisiens.
01:31On est effectivement dans une polémique dégueulasse,
01:35qui cherche à décréduliser un ministre,
01:38qui, je le rappelle, a tout abandonné, je le disais tout à l'heure,
01:41pour rejoindre Emmanuel Macron en 2017,
01:42qui a mis un océan entre lui et sa famille pour s'engager,
01:45qui est très heureux de l'avoir fait,
01:47et qui n'a de procès en souveraineté ou en intégrité à recevoir de personne.
01:51Surtout, et je finis là-dessus,
01:53d'un parti qui, la dernière fois que j'ai vérifié,
01:56était poursuivi en justice pour détournement de fonds publics.
01:59Franchement, pas de leçon, c'est dégueulasse.
02:01Je vous sens, oui, à la fois en colère et atteint.
02:07Oui, parce que, si vous voulez, je pense que j'ai fait tout ça
02:11pour des raisons assez personnelles,
02:13liées aussi à mon histoire personnelle,
02:16et que s'engager pour l'intérêt général,
02:18ça mérite tous les débats de fonds.
02:20Et moi, je suis prêt à avoir tous les débats de fonds
02:22sur la fameuse procédure d'investissement étranger en France,
02:25mais pas de débat personnel sur mon intégrité.
02:27Ça, je ne le laisserai pas le faire.
02:29Je ne le laisserai pas m'abîmer,
02:31et je ne le laisserai pas, au-delà d'abîmer ma personne,
02:33abîmer ma fonction,
02:34parce qu'évidemment, c'est ce qu'il cherche derrière moi.
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