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  • il y a 23 heures
Roland Lescure, ministre de l'Économie, était l'invité de BFMTV ce vendredi 9 janvier

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00:00Et je vois que notre invité, bonsoir Roland Lester,
00:03ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique,
00:08écoute évidemment attentivement les paroles de Gaël Musquet qui commande ces images hallucinantes.
00:13Oui, et puis vous savez que je suis aussi, donc vous l'avez dit, ministre de l'énergie.
00:16Et donc on avait à peu près 340 000 foyers ce matin privés d'électricité.
00:20On est à à peu près deux fois moins, 167 000 foyers encore.
00:24Donc merci aux équipes d'Enedis qui travaillent sans relâche.
00:26Et on espère qu'on va pouvoir rebrancher tout le monde d'ici ce week-end.
00:29Courage aux 176 000 foyers qui sont encore privés d'électricité.
00:32Et évidemment c'était important aussi de vous entendre là-dessus.
00:35Mais on va quand même commencer cette interview avec ces informations qui nous parviennent,
00:39qui concernent le budget.
00:41La France n'a toujours pas de budget.
00:42Les discussions vont reprendre au Parlement la semaine prochaine.
00:46On verra ce qui peut se passer, quels sont les scénarios possibles.
00:49Mais précisément ce soir, une source proche de l'exécutif explique
00:54que Sébastien Lecornu a donné donc l'instruction au ministre de l'Intérieur
00:58de préparer l'organisation, je lis la dépêche qui nous parvient il y a quelques minutes,
01:02l'organisation des 20 élections législatives aux dates des municipales, les 15 et 22 mars.
01:08Il dit aussi, cette source proche de l'exécutif, dit aussi,
01:11une censure du gouvernement, comme il en est menacé sur le Mercosur
01:15par le Rassemblement National et la France Insoumise dès la semaine prochaine,
01:19serait en effet suivie d'une dissolution.
01:22Information confirmée ce soir par l'entourage du Premier ministre.
01:28Pourquoi brandir à nouveau cette menace ce soir donc,
01:31de cette dissolution et de nouvelles législatives, monsieur le ministre ?
01:35Non mais, ça fait plus de trois mois qu'on discute,
01:38j'allais dire jour et nuit, avec des groupes parlementaires
01:40qui souhaitent converger l'élaboration d'un budget.
01:43Vous l'avez dit, on est dans la dernière ligne droite.
01:45Déjà au mois d'octobre, je me souviens, Sébastien Lecornu avait dit
01:48une motion de censure, c'est une motion de dissolution.
01:51La vérité n'a pas changé.
01:53Aujourd'hui, soit on est capable de converger vers un budget rapidement,
01:58soit on décide plutôt de choisir le désordre.
02:00Donc on a deux groupes, vous les avez mentionnés,
02:02la France Insoumise et le Rassemblement National qui décident
02:05de déposer une motion de censure.
02:07Évidemment, si on censure le gouvernement,
02:09après tout ce travail, avec les groupes constructifs
02:12qui veulent avoir un budget et que cette censure est votée,
02:16ça veut dire qu'il y a plus de la moitié des parlementaires
02:18qui remettent en cause le travail qu'on a fait.
02:20Dans ce cas-là, la conclusion logique,
02:23ce n'est pas moi qui en déciderais, vous le savez,
02:24ce n'est pas mes prérogatives institutionnelles,
02:26ça serait évidemment une dissolution.
02:27Mais là, ça se concrétise quand même un peu plus ce soir,
02:29dans le sens où effectivement, il est demandé au ministre de l'Intérieur
02:33de préparer la tenue potentielle de nouvelles élections.
02:37Ça veut dire quoi ?
02:38Ça veut dire que vous pensez ce soir, un peu plus qu'avant,
02:40que ces motions de censure seraient susceptibles d'être adoptées ?
02:44Non, ce que je pense, plus qu'avant encore,
02:47c'est que ces motions de censure, si elles sont déposées,
02:49et d'ailleurs, ils ne s'en cachent pas,
02:52elles sont déposées par des groupes qui souhaitent effectivement
02:54une dissolution, qui souhaitent une accélération
02:56des échéances électorales.
02:58Effectivement, ce serait le cas si elles venaient à être votées.
03:01Moi, je reste convaincu, j'ai passé 4 heures avec ma collègue
03:03Amélie de Montchalin, avec les groupes parlementaires
03:05qui souhaitent un budget.
03:06Vous savez qu'il y a RN, NFI, ils ne veulent de rien,
03:09si ce n'est du chaos.
03:10Il y a deux groupes qui ont décidé de ne pas participer
03:12aux discussions, Parti communiste et écologiste.
03:15Il y a des groupes, notamment des groupes qui sont inscrits
03:18dans l'opposition, le Parti socialiste, mais aussi le groupe
03:19qu'on appelle l'IOT, qui ont décidé
03:21de travailler plus de 4 heures avec nous
03:23pour essayer de trouver des points de convergente.
03:26Et ce travail, il se poursuit.
03:27Oui, mais pour l'instant, ça ne mène nulle part.
03:29Non, ça mène nulle part.
03:30Si, ça avance, je peux vous dire que mardi,
03:32on a une discussion très productive
03:33et que ça va continuer à les jours qui viennent.
03:35On sait que la commission, aujourd'hui,
03:37elle a rejeté le budget.
03:38On sait aussi que la commission des finances sur le budget,
03:40c'est un espèce de galop d'essai
03:41qui n'a que peu d'impact concret.
03:43Dès mardi, on reprend la discussion en séance.
03:47Un, je suis convaincu qu'on peut y arriver.
03:49Deux, je suis surtout convaincu qu'il faut y arriver.
03:50Vous savez pourquoi ?
03:52D'abord...
03:52Vous avez trois solutions, monsieur le ministre.
03:54Oui, mais avant de parler du quoi,
03:57enfin du comment,
03:58je voudrais d'abord vraiment repréciser de quoi il s'agit.
04:01Vous pensez vraiment que vous pouvez y arriver ?
04:02On a des agriculteurs, vous les montrez là,
04:04qui sont en crise.
04:06On a une ministre de l'Agriculture
04:07qui vient d'annoncer 300 millions d'euros
04:09de mesures supplémentaires.
04:11Pas de budget, pas de 300 millions.
04:13Moi, je suis ministre de l'économie.
04:14J'ai des entrepreneurs qui me disent tous les jours,
04:16des grands, des petits, des moyens.
04:17Quand est-ce que vous passez à autre chose,
04:19à votre budget, qu'on sache
04:20qu'est-ce qu'on va payer comme impôts
04:23de manière à pouvoir mettre en place
04:25nos plans d'investissement ?
04:26Donc aujourd'hui, c'est très concret.
04:28C'est soit on a un budget
04:29et on peut littéralement passer à autre chose
04:31dans un monde extrêmement risqué
04:34pour lequel les entreprises doivent reprendre la croissance
04:36qui d'ailleurs s'est poursuivie jusqu'à la fin de l'année,
04:40soit on choisit le désordre.
04:41Donc le désordre, c'est effectivement pas de budget.
04:42Donc ce que vous dites-vous ce soir,
04:44comme Amélie de Montchalin à sa manière
04:46et comme finalement le Premier ministre à sa manière,
04:48c'est ça suffit maintenant,
04:51vous en appelez à la responsabilité des uns et des autres
04:54pour que ce budget soit adopté ?
04:56C'est un moyen de mettre la pression ?
04:57Non, non, non, la pression, c'est pas nous qui la mettons,
04:59c'est pas nous qui déposons des motions de censure.
05:02La pression, elle est tout simplement liée au fait
05:04qu'on arrive en deuxième lecture à l'Assemblée nationale
05:06et que ça fait déjà un certain temps qu'on en discute.
05:09Et surtout, moi je note, mais vraiment j'insiste là-dessus,
05:12qu'il y a des groupes parlementaires,
05:14certains dits de la majorité, d'autres de l'opposition,
05:16qui souhaitent qu'on ait un budget.
05:17Et ceux-là, à eux tous, ils sont majoritaires.
05:20Donc il faut qu'on converge sur le fond.
05:23Et avant de parler du comment on va le faire,
05:24il faut d'abord qu'on soit d'accord sur le fond.
05:26Ce n'est pas comme si c'était la première fois
05:28que vous discutez de ce budget.
05:29Vous n'avez pas réussi à converger jusqu'à présent.
05:32Donc en gros, il y a trois possibilités.
05:34Soit il y a un vote,
05:35soit il y a le 49-3,
05:37soit il y a les ordonnances.
05:39Vous, vous pensez encore qu'il est possible
05:40qu'un budget,
05:42quelles que soient ces trois options,
05:43on va en parler,
05:44mais vous pensez encore qu'il est possible
05:45d'avoir un budget d'ici la fin du mois ?
05:47C'était votre vœu ?
05:48Ah mais j'en suis convaincu.
05:48Vous en êtes convaincu ?
05:49J'en suis convaincu après avoir échangé
05:51avec les groupes parlementaires
05:52que je qualifierais de constructifs,
05:54avec qui on a passé près de 5h mardi soir,
05:56après des échanges qu'on a tous les jours
05:57avec les uns et les autres,
05:59avec la perspective, je pense,
06:02d'échéance électorale.
06:03Il y a des gens qui veulent passer
06:05à autre chose, effectivement,
06:06parce qu'ils souhaitent soutenir
06:07des candidats aux élections municipales,
06:09avec le calendrier économique,
06:11avec le calendrier international.
06:13Au gros, aujourd'hui,
06:14il y a une majorité de parlementaires
06:15qui souhaitent un budget.
06:16On n'est pas d'accord sur tout.
06:17Je suis étonnée,
06:17je dirais même que vous avez l'air confiant.
06:19Non, je suis déterminé,
06:21et je pense effectivement,
06:22après avoir discuté avec les uns et les autres,
06:24que ça reste possible
06:25et en fait souhaitable.
06:27Et quand vous souhaitez quelque chose,
06:29vous êtes un parlementaire responsable,
06:31les deux qui déposent des motions de censure,
06:32on sait ce qu'ils souhaitent.
06:33Le chaos des élections anticipées
06:35est, au fond, une France qui s'arrête.
06:39Mais moi, j'ai parlé pendant cinq heures
06:41avec des parlementaires mardi
06:42qui souhaitaient que la France avance.
06:43Et donc, effectivement,
06:44je suis convaincu qu'on peut y arriver.
06:45Vous pensez qu'il peut y avoir
06:47une majorité sur ce budget ?
06:50C'est-à-dire que sur le 49-3, par exemple,
06:52est-ce que vous pensez
06:53que le Premier ministre,
06:55le gouvernement,
06:56va devoir finalement utiliser le 49-3,
06:58alors que Sébastien Lecornu
06:59a répété à maintes reprises
07:01qu'il y renoncerait ?
07:02Moi, ce dont je suis convaincu,
07:03c'est que s'il n'y a pas
07:04une certaine forme d'accord sur un texte
07:07et qu'on va au 49-3,
07:09il n'y aura ni gouvernement, ni budget.
07:11Donc, l'essentiel,
07:12c'est quand même de se mettre d'accord
07:14sur les grandes lignes d'un texte,
07:15sur des trucs très importants,
07:16sur des éléments très importants du budget.
07:18La fiscalité entreprise.
07:20Moi, je ne souhaite pas
07:20que les entreprises
07:21portent seul le fardeau
07:23de la consolidation budgétaire.
07:24Donc, on a encore un débat
07:25sur la surtaxe,
07:26sur l'impôt sur les sociétés,
07:28parce que c'est 4, 6 ou 8.
07:29Il y a des avis partagés là-dessus.
07:31Le pacte d'Utreil,
07:32moi, je souhaite qu'il soit préservé.
07:34Ce débat, il reste encore ouvert.
07:36Mais quand on a discuté de tout ça
07:38avec des partis
07:39qui vont du Parti socialiste
07:40à la droite républicaine
07:41en passant par les partis du centre,
07:43moi, j'ai senti
07:44qu'on avait envie de converger.
07:45Donc, on est dans une négociation.
07:47La négociation,
07:47on sait que c'est difficile jusqu'au bout.
07:49Qu'est-ce que c'est la différence
07:49entre le 49.3 et les ordonnances, au fond ?
07:52Non, la question, c'est
07:53est-ce qu'on a un budget ?
07:55Oui.
07:55Les différences institutionnelles,
07:57il y a des gens
07:57qui sont bien mieux calés
07:58que moi sur ce plateau
07:59pour vous les décrire.
08:01Oui, mais pourquoi je vous pose la question ?
08:02Parce que parfois,
08:02quand on décrit les choses,
08:04ça permet aussi de savoir
08:05en faveur de quel scénario on penche.
08:08Et c'est pour ça que je voulais vous demander
08:10quelle serait la différence.
08:11Si je peux me permettre,
08:11je n'ai pas envie de vous faire ce plaisir.
08:13Je comprends que vous me posiez la question.
08:15Mais mon rôle, à moi,
08:16ce n'est pas de vous dire
08:17je préfère telle ou telle solution.
08:19Mon rôle, à moi, c'est de dire
08:20non, non, non, non.
08:21C'est aussi votre problème.
08:21Parce que ça, c'est trop facile.
08:23Pas pour vous,
08:24mais pour toutes celles et tous ceux
08:25qui aujourd'hui vont en débattre au Parlement.
08:26La question, c'est comment on avance ?
08:28Non, la question, c'est
08:29est-ce qu'on veut avancer ?
08:30Et je suis convaincu
08:31qu'on veut avancer aujourd'hui
08:32et qu'on va y arriver.
08:33Il y aura sans doute un instrument
08:34à privilégier.
08:37Aujourd'hui, on n'est pas mûrs
08:38pour le choisir.
08:39Il y a le gouvernement
08:39qui prendra ses responsabilités
08:41en temps à un heure.
08:41Mais en attendant,
08:43cette discussion sur le fond,
08:44elle doit avoir lieu.
08:45Parce que ce dont je suis convaincu,
08:47c'est que s'il n'y a pas d'accord sur le fond,
08:48quelle que soit l'option,
08:49il n'y aura pas de budget.
08:50Alors, je vais vous poser
08:51la question différemment.
08:52Est-ce que vous pensez qu'en politique,
08:53il faut tenir ses promesses
08:54à tout prix ?
08:55Ou est-ce que parfois,
08:57lorsqu'on est face à une impasse,
08:58il faut faire preuve de bon sens ?
09:01Alors, si je répondais à votre question,
09:05vous me conduiriez à dire
09:07qu'il y a des gens au gouvernement
09:08aujourd'hui qui manqueraient de bon sens.
09:10Ça fait trois mois et demi
09:11qu'on a fait preuve
09:12et le Premier ministre,
09:13en premier lieu,
09:14mais je pense que tous les ministres,
09:15d'une ouverture sans précédent
09:17par rapport au gouvernement précédent,
09:19à qui on a reproché,
09:22pas moi,
09:22les oppositions,
09:23systématiquement de passer en force.
09:25Là, vous avez un gouvernement
09:26qui est à l'écoute,
09:27qui négocie jour et nuit,
09:29qui fait adopter,
09:30on l'oublie,
09:30un budget de la Sécu,
09:31par un vote.
09:32Et qui dit,
09:33moi, jusqu'au bout,
09:33je veux continuer à négocier.
09:35Et ensuite, je dirais,
09:37l'instrument,
09:38on sait qu'ils sont disponibles,
09:39il faudra sans doute en choisir un.
09:41Ce n'est pas l'essentiel.
09:42L'essentiel,
09:43c'est que si on n'a pas d'accord sur le budget,
09:44quel que soit l'instrument,
09:45on n'aura ni budget
09:46ni sans doute gouvernement à la fin.
09:48Moi, il y a une question que je me pose,
09:50c'est que vous dites,
09:51finalement,
09:51on travaille avec des partis
09:52qui sont hostiles
09:54et qui sont dans la destruction systématique.
09:57Ce n'est quand même pas nouveau.
09:58Ça fait au moins depuis le début du mois d'octobre
09:59qu'il y a des motions de censure
10:00qui sont menacées
10:01d'être déposées
10:02toutes les 48 heures.
10:03C'est le moment qu'on n'en avait pas.
10:03Pourquoi choisir, finalement,
10:05j'ai envie de dire,
10:06et je pèse mes mots,
10:07le pire moment
10:07pour proposer des élections législatives
10:09en même temps que les élections municipales
10:11pour se dire
10:13on va dissoudre à ce moment-là.
10:14Vous présentez ça
10:14comme finalement une conséquence
10:16de l'adoption du budget,
10:16mais c'est un choix
10:18totalement délibéré
10:19de la part du président de la République
10:20qui n'est absolument pas
10:21indexé aux motions de censure.
10:22Donc pourquoi à ce moment-là ?
10:24Vous savez,
10:25c'est Albert Einstein
10:26qui disait
10:26à force de faire la même chose
10:27de la même manière
10:28et d'espérer des résultats différents,
10:30on va dans un mur.
10:30Ça fait 15 mois,
10:32en 15 mois,
10:33on a eu 3,
10:343,5 gouvernements,
10:353 premiers ministres,
10:37des tentatives répétées
10:38de négocier avec un budget
10:39et notamment,
10:40je pense,
10:41de manière innovante
10:42depuis 4 mois,
10:43un premier ministre
10:43qui a délibérément
10:44fait le choix
10:45de mettre de côté
10:46un article
10:47qui était ONI
10:48et qu'on nous reprochait
10:49le fameux 49.3
10:50pour négocier
10:51et avancer sur un budget.
10:52Les choses changeraient
10:53si on vous demandait
10:53de l'utiliser.
10:54Non mais il y a un moment.
10:55Il y a ça aussi quand même.
10:55Pour l'instant,
10:56je n'ai entendu personne
10:57à part, je dirais,
10:58des membres éminents,
10:59certes, de groupe,
10:59mais je n'ai pas entendu
11:00un président de groupe
11:01et sans doute pas
11:02une majorité d'entre eux
11:03nous dit
11:03nous, on souhaite un 49.3,
11:05on ne vous censurera pas
11:06parce que l'accord
11:07que nous avons trouvé
11:08nous va,
11:09on n'en est pas là.
11:09C'est un accord de non-censure,
11:10c'est possible,
11:11c'est plus simple à trouver.
11:12Après 4 mois
11:13de ce qu'on fait,
11:16négocier jour et jour,
11:17jour et nuit,
11:18sur des projets,
11:19avoir un budget de la Sécu,
11:22je pense,
11:22des convergences possibles
11:23sur un budget
11:24et qu'on ait deux parties
11:25qui nous disent
11:26nous on dépose
11:26une motion de censure
11:27et une majorité
11:28de parlementaires,
11:29y compris donc
11:30des parlementaires
11:30de ces groupes
11:31dits constructifs
11:32qui décident
11:33de censurer le gouvernement,
11:34moi je ne vois pas
11:34comment on continue,
11:35c'est pour ça que le Premier ministre
11:36dès octobre,
11:37ce n'est pas juste maintenant,
11:38avait dit franchement
11:39vu les conditions
11:40du débat aujourd'hui,
11:42motion de censure
11:43c'est une motion de dissolution.
11:44Moi je ne souhaite pas
11:45qu'elle soit votée évidemment,
11:46je souhaite qu'on continue
11:47à travailler
11:47et j'ai l'impression,
11:48on verra,
11:49le Parlement est souverain,
11:50que la majorité
11:51des parlementaires
11:52pense encore comme moi.
11:54En tout cas,
11:54c'est ce que j'ai vu
11:55cette phrase,
11:56vous dites que vous êtes,
11:57vous pensez
11:57qu'il est encore possible
11:58d'avoir un budget
11:59d'ici la fin du mois,
12:00vous en êtes même persuadé,
12:02un mot quand même
12:02sur le Mercosur
12:03malgré le nom de la France,
12:05il sera signé au Paraguay
12:06la semaine prochaine,
12:08décision lourde de sens
12:09quand même
12:09pour Emmanuel Macron,
12:10une question là-dessus
12:11Olivier Babot ?
12:12Alors je voulais parler
12:13du budget moi,
12:14mais non,
12:14il faut qu'on avance.
12:15On parle du Mercosur,
12:15comment se fait-il
12:17que ce Mercosur
12:18ait été tellement peu défendu
12:20alors qu'en réalité
12:21quand on regarde
12:21la grande image,
12:22quand on élargit la focale,
12:24on se rend compte
12:24c'est un traité
12:26objectivement
12:27très favorable,
12:28très positif
12:29pour la France.
12:30Vous le savez,
12:31il n'y a pas que des gagnants,
12:31mais ce qui est vrai
12:32c'est qu'on n'a pas beaucoup
12:33entendu les gagnants
12:33depuis un an,
12:34moi je ne les ai pas
12:35beaucoup entendus.
12:37Aujourd'hui,
12:38on a des filières,
12:39elles ne sont pas très importantes,
12:40vous l'avez dit tout à l'heure
12:40je pense dans la production
12:42nationale française,
12:43mais elles sont très importantes
12:45pour des enjeux
12:45de souveraineté,
12:46pour des enjeux
12:47d'aménagement du territoire
12:48et pour des enjeux
12:49j'allais dire
12:50culturels et historiques
12:51qui sont très forts en France.
12:53On est,
12:54et ça on a été
12:54assez constant
12:55dans la manière
12:56dont on l'a porté
12:57à Bruxelles
12:57depuis 27 ans,
12:58c'est quand même 27 ans
12:59qu'on en discute.
13:00Si on n'est pas capable
13:01de signer un traité
13:02après 25 ans,
13:02c'est qu'il doit y avoir
13:03quand même quelques problèmes.
13:05On est absolument opposé
13:08au fait de sacrifier
13:09ces filières,
13:10il y en a,
13:10vous le savez,
13:10qui sont directement
13:11fragilisés par cet acteur
13:13pour un accord
13:14qui par ailleurs
13:15bénéficierait à d'autres.
13:16Et c'est pour ça
13:17qu'on a poussé jusqu'au bout
13:18les fameuses clauses
13:19de sauvegarde,
13:19clauses miroirs,
13:20c'est pour ça d'ailleurs
13:21que le travail
13:22n'est pas terminé.
13:23Le Parlement européen
13:24doit se prononcer.
13:25Vous savez qu'en France,
13:26l'Assemblée nationale
13:27et le Sénat
13:27à l'unanimité
13:28ont rejeté cet accord.
13:29Moi, je dis aux parlementaires...
13:31Il a été voté par Feint
13:33et il faudra conclure.
13:34Non mais il faut que le Parlement...
13:35On verra si le Parlement européen
13:37se prononce
13:39contre ce traité,
13:40je pense qu'on aura
13:41une bonne question.
13:41Il va s'appliquer avant,
13:42c'est ce que dit
13:42la Commission européenne.
13:43Mais ça n'empêche pas.
13:45D'abord,
13:46on n'était pas très heureux
13:47de cette disposition
13:48introduite à la dernière minute
13:50pendant la présidence
13:50chez Priot.
13:51Mais vous imaginez
13:52que si le Parlement européen
13:53se prononce
13:54contre ce traité,
13:55il y aura un petit sujet
13:56démocratique quand même
13:57sur son application éventuelle.
13:58Je pense que tout le monde
13:59est prêt à le reconnaître.
14:00Donc moi,
14:00j'ai tendance à dire
14:01aux parlementaires français
14:01qui ont tous voté contre,
14:03parlez à vos collègues européens
14:05et convainquez-les
14:07à leur tour,
14:08pas seulement les Français,
14:09les autres,
14:10que ce traité
14:11n'est pas bon pour l'Europe
14:12et qu'il faut passer
14:13à autre chose.
14:13C'est-à-dire qu'à
14:14d'autres formes de traité.
14:15Mais effectivement,
14:16ça risque d'être insuffisant.
14:17Merci en tout cas,
14:18monsieur le ministre,
14:19d'avoir été avec nous
14:20sur le plateau du 20h BFM.
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