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  • il y a 9 heures
Le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, Roland Lescure, était l'invité de BFMTV ce samedi 29 novembre.

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Transcription
00:00On va retrouver tout de suite l'invité de BFM première, Roland Lescure, qui nous attend au Sénat, ministre de l'économie et des finances.
00:09Merci Roland Lescure d'être avec nous sur BFM TV ce matin.
00:12On va d'abord revenir avec vous sur une des informations de la matinée.
00:16Airbus qui prend une mesure drastique, 6000 avions A320 doivent rester cloués au sol jusqu'à la mise à jour d'un logiciel.
00:24C'est rarissime. Votre réaction et peut-être vos informations sur la suite, est-ce qu'un retour à la normale est prévu bientôt ?
00:35Écoutez, on l'espère, j'ai eu Guillaume Faury, le PDG d'Airbus hier soir, qui m'a effectivement fait un point de la situation.
00:43Tout est parti d'un incident pas très grave, mais d'un incident suffisamment alertant, si je puis dire, sur un vol jet bullos aux Etats-Unis il y a un peu plus de 15 jours,
00:51qui a conduit Airbus à faire des vérifications systématiques et à conclure à l'obligation de faire cette mise à jour sur un logiciel
01:00qui équipe effectivement plusieurs milliers d'avions, 6000 pour être précis.
01:04Cette mise à jour, pour l'immense majorité de ces avions, elle peut se faire à distance, elle est assez rapide.
01:10Donc effectivement, Airbus a demandé aux compagnies aériennes concernées de poser les avions, qu'on puisse faire cette mise à jour.
01:16Et on espère un retour à la normale très vite.
01:21Mon collègue Philippe Tabarro, ministre des Transports, aura l'occasion de s'exprimer très vite sur l'impact passager,
01:26notamment évidemment l'impact passager en métropole et ailleurs en France.
01:30Il sera d'ailleurs l'invité de François Gapillan dans quelques minutes.
01:34Roland Lescour, une dernière question sur cette affaire Airbus.
01:37Est-ce que c'est un mauvais coup pour l'aéronautique française ?
01:40Non, je pense que ça montre que chez Airbus, évidemment, en particulier, mais plus généralement dans un secteur comme celui-là,
01:48on prend la sécurité très au sérieux.
01:50Je le rappelle, c'est un incident sans grande gravité qui a conduit à cette alerte d'Airbus et qui leur a conduit à agir très vite.
01:57Donc au contraire, je pense qu'Airbus montre que la sécurité, évidemment, et j'allais dire, c'est normal,
02:01on ne joue pas avec, on agit très vite et on aura un retour à la normale, j'espère, très rapidement également,
02:07qui montrera qu'on a été capable à la fois d'agir avec rapidité, sécurité et de retrouver un trafic normal.
02:14Roland Lescour a quatre mois des municipales en plein vote du budget, on va parler politique forcément.
02:19Jordan Bardella vous accuse directement de faire monter le prix de l'essence par un décret qui entrera en vigueur en janvier
02:29et donc il dit que c'est votre action qui va entraîner une hausse du prix de l'essence.
02:33Qu'est-ce que vous lui répondez ?
02:34Écoutez, Jordan Bardella, soit il ne sait pas de quoi il parle, soit il manque comme un arracheur de dents.
02:41Il parle de taxes, les certificats d'économie d'énergie, je vais y revenir dans une seconde, ce ne sont ni des taxes ni des impôts.
02:47S'il cherche des taxes et des impôts, il faut qu'il en parle à ses députés qui ont voté des dizaines de milliards d'impôts à l'occasion du vote de budget.
02:53De quoi on parle ?
02:54Les certificats d'économie d'énergie sont des contributions des énergéticiens à la transition écologique.
03:01Donc ça ne rentre pas dans les poches de l'État, ça ne rentre pas dans mes poches.
03:04Ça va directement au financement de la transition écologique des logements et notamment de l'isolation, des véhicules électriques, du leasing social
03:13qui a bénéficié à plus de 100 000 ménages qui sont des ménages peu aisés et qui, grâce à ces mesures, ont accès aux véhicules électriques.
03:21Alors, s'il veut relayer la communication d'un certain nombre de pétroliers, il peut le faire.
03:27Mais il devrait plutôt utiliser la relation qu'il a avec eux pour les convaincre de ne pas augmenter les prix.
03:31Il y a aujourd'hui des énergéticiens qui contribuent via les certificats d'énergie à la transition écologique
03:37sans nécessairement impacter ces certificats sur la facture des ménages.
03:43Donc voilà, moi je choisis les ménages, je choisis la transition écologique et je choisis l'accompagnement des ménages les moins aisés.
03:50Donc Roland Lescure, vous nous dites qu'il est possible que les prix du carburant augmentent bien au 1er janvier, c'est ce que vous dites.
03:57Écoutez, ça, ça dépend des compagnies pétrolières.
03:59Moi, ce que je peux vous dire, c'est que depuis des années, ce modèle des certificats d'économie d'énergie,
04:05il permet directement de financer la transition écologique et sociale en faisant contribuer les énergéticiens les plus polluants
04:13de manière à financer des politiques sociales de transition écologique.
04:16La politique tarifaire, c'est pas moi qui la fais.
04:19Est-ce que vous allez faire pression sur les pétroliers pour éviter cette augmentation dans le portefeuille direct des Français au partir du 1er janvier ?
04:23Moi, ce que je peux vous dire, évidemment, c'est que je souhaite que cette politique de transition écologique,
04:29elle n'impacte pas les factures des Français, que les pétroliers fassent leur travail,
04:33et qu'on prenne exemple sur des énergéticiens qui, aujourd'hui, limitent l'impact de ces certificats d'économie d'énergie.
04:40Je ne rappelle, ce ne sont ni une taxe, ni un impôt, mais bien des politiques d'accompagnement social de la transition écologique,
04:46donc il faut qu'on arrête de dire n'importe quoi, qui est financée par les entreprises, effectivement,
04:50et c'est le principe pollueur-payeur.
04:52On a des entreprises, aujourd'hui, polluantes, qui financent la transition écologique.
04:56J'allais dire, c'est la moindre des choses.
04:58Un autre sujet, Roland Lisquet, on parle d'ArcelorMittal.
05:01Les députés ont voté la nationalisation d'ArcelorMittal.
05:06Est-ce que vous allez respecter, justement, ce choix des députés ?
05:09Écoutez, on va respecter la procédure parlementaire.
05:13Donc je suis ici au Sénat, une loi, une fois qu'elle a été votée à l'Assemblée,
05:17il faut qu'elle soit inscrite au Sénat et examinée au Sénat avant de pouvoir, éventuellement, être transcrite dans la loi.
05:23Ce que je peux vous dire, c'est que ce n'est pas avec une formule quasi-magique, pseudo-magique,
05:27que serait la nationalisation d'une entreprise d'acierie qu'on va sauver l'acier français.
05:32C'est par une action résolue auprès des autorités européennes, ce qu'on est en train de faire,
05:37pour mettre en place ce qu'on appelle une clause de sauvegarde,
05:39qui va protéger l'acier européen contre le l'acier qui vient de l'international.
05:44Ça coûte plus de 3 milliards d'euros, la nationalisation.
05:46On est aujourd'hui en pleine procédure budgétaire.
05:48Mais vous l'avez fait pour Alstom, vous l'avez fait pour les chantiers de l'Atlantique, pourquoi pas pour ArcelorMittal ?
05:54Non, on ne l'a pas fait. On ne l'a pas fait pour Alstom.
05:56Ça a été fait pour les chantiers de l'Atlantique, qui est un secteur extrêmement particulier.
06:02ArcelorMittal, aujourd'hui, il a un actionnaire de qualité.
06:05C'est une entreprise qui est compétitive.
06:07Qui doit faire face à une compétition venant d'en dehors de l'Europe, pour laquelle il faut la protéger.
06:13Et ça, c'est les politiques européennes qui doivent le faire.
06:15Mais écoutez, on a aujourd'hui une des plus grandes assieries d'Europe.
06:19Elle est à Dunkerque. Elle emploie des milliers de salariés.
06:22Il n'y a aucune raison, aujourd'hui, qu'elle ferme.
06:24Et je ne pense pas que le fait de la nationaliser va l'aider en quoi que ce soit.
06:29Il faut qu'on appuie la décarbonation.
06:31C'est des milliards d'euros, en grande partie payés par l'actionnaire.
06:33Si on nationalise, évidemment, ce sera l'actionnaire, l'État, qui devra la payer.
06:37Mais aussi accompagné par l'État français.
06:39Moi, je souhaite des entreprises compétitives.
06:42Des entreprises françaises, des entreprises européennes,
06:44qui sont des entreprises écologiques, qui sont des entreprises industrielles.
06:48Et moi, je veux accompagner ce mouvement.
06:49Mais ce n'est pas en se repliant sur soi, ce n'est pas en nationalisant des entreprises qu'on va le faire.
06:53C'est en s'assurant qu'on ait des actionnaires qui veulent investir dedans.
06:57Et c'est le cas d'ArcelorMittal.
06:58Merci.
06:59Merci.
07:00Merci.
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