- il y a 7 semaines
Ministre de l’Économie, Roland Lescure était l’invité du Face-à-face de BFMTV ce mardi 23 décembre.
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00:00Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Roland Lescure.
00:04Bonjour.
00:04Vous êtes ministre de l'économie, ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle, énergétique, numérique.
00:10Et au fond, je dis tout ça parce qu'effectivement, il y a des sujets sur pratiquement tous vos dossiers, les dossiers de votre ministère.
00:16Mais bien sûr, Roland Lescure, vous espériez ce matin pouvoir venir avec un budget...
00:21Il n'y en a pas. C'est raté. Il n'y a pas de budget.
00:23Il n'y en a pas encore.
00:24Il n'y en a pas encore. Vous n'avez pas tout à fait dit votre dernier mot.
00:27Il pourra peut-être y en avoir un début janvier. On va y revenir.
00:29Mais ce que vous espérez en tout cas, c'est que d'ici ce soir, il y a une loi spéciale.
00:32Ça passe, c'est sûr ou il y a encore un doute ?
00:35Écoutez, ça devrait passer.
00:36La loi spéciale, c'est très simple.
00:38C'est la roue de secours qui vous permet de faire les quelques kilomètres
00:40qui vous amènent à la station pour changer les roues et avoir un budget pour l'année prochaine
00:44et repartir, j'allais dire, de plus belle.
00:46Une loi spéciale, je vous ai amené un cadeau. Ça ressemble à ça.
00:49Alors voilà, ce que vous avez entre les mains, et je le décris pour ceux qui sont sur RMC,
00:53vous avez en fait apporté deux choses.
00:55D'un côté, le vrai budget, alors là, il est très, très, très, très lourd.
00:58400 pages, 80 articles.
01:00Le vrai budget, effectivement, le vrai projet de budget, il est très lourd.
01:03Et l'autre, c'est quoi ?
01:03C'est ça qu'il faut adopter.
01:04Ça, c'est ce que vous espérez ?
01:06C'est ça qui permet de financer les gendarmeries, les écoles, les services publics,
01:10de taxer les petits colis, de financer les contrôles douaniers.
01:13Ça, c'est ce qu'on doit adopter d'ici la fin janvier.
01:15Ça, c'est ce qu'on a adopté aujourd'hui.
01:17Et ce que vous aviez dans l'autre main, c'est le projet de loi spéciale,
01:19et ça, c'est vraiment ces quelques pages.
01:20C'est une douzaine de pages, c'est trois articles.
01:22On va lever l'impôt, on va financer les collectivités locales,
01:26et on va pouvoir lever de la dette empruntée pour financer notre dette.
01:30C'est tout ce qu'on fait aujourd'hui.
01:31Ça veut dire qu'on va faire le minimum pendant quelques jours, quelques semaines.
01:36Pour que l'État continue de tourner ?
01:37Exactement.
01:38En France, il n'y a pas ce qu'on appelle de shutdown.
01:39Vous savez qu'aux États-Unis, quand les parlementaires se mettent pas d'accord,
01:43on arrête de payer les fonctionnaires.
01:45Nous, on va évidemment continuer à payer les fonctionnaires,
01:47continuer les services essentiels,
01:49les écoles vont rouvrir à la rentrée, après les vacances.
01:52Tout ça, ça va rouler.
01:53Zéro investissement nouveau.
01:55Ça veut dire, si on a lancé par exemple un programme de construction de prison,
01:59Gérald Darmanin, ça s'arrête jusqu'à ce qu'on ait un budget.
02:02Les écoles, Édouard Geffray a annoncé le changement dans le recrutement des instituteurs et des professeurs
02:08qui vont pouvoir commencer à partir de Bac plus 3 avec un nouveau concours.
02:12Là, ça ne fait que reconduire au fond le budget de l'année précédente.
02:15C'est ça, ce qu'on appelle les services minima qui permettent à l'État de fonctionner.
02:21Mais tous les nouveaux investissements, par exemple, dans les ordinateurs quantiques,
02:25dans la décarbonation de l'industrie, dans l'enseignement, dans les collectivités locales,
02:30des nouveaux investissements, tout ça, ça s'arrête.
02:32Je comprends bien, évidemment, que vous avez intérêt à ce que la machine...
02:36Tous, on a tous intérêt.
02:37On a tous intérêt à ce qu'on puisse à nouveau investir, se projeter.
02:40Mais au fond, quand on voit le renoncement, et d'ailleurs la plupart des députés eux-mêmes le disent,
02:46jusqu'en 2027, personne, les Français eux-mêmes, ont bien compris qu'il ne se passerait pas non plus grand-chose.
02:51Je vais faire un peu de provoque.
02:51Pourquoi vous ne vous contenteriez pas pendant un an de cette loi spéciale ?
02:54Parce que, je parlais tout à l'heure de routes secours,
02:56c'est comme ces galettes qui permettent d'avancer à 80 km heure sur l'autoroute et qui risquent d'exposer à l'autoroute.
03:01Enfin, on avance déjà un peu à 80 km heure.
03:02Justement, l'idée, c'est qu'on retrouve une activité normale.
03:05On ne va pas transformer la France en profondeur d'ici 2027.
03:09Mais on va nettoyer la piste de décollage de manière à ce que ceux qui se projettent sur 2027...
03:13Vous êtes très transport, très voiture, décollage...
03:17C'est le moment, vous savez.
03:18On part, et on espère qu'on va pouvoir le faire, d'ailleurs, vous et moi, dans nos familles,
03:22pour fêter Noël, en voiture, en avion, en train.
03:24Donc, effectivement, je suis assez transport.
03:26Mais l'idée, c'est qu'on puisse avoir à la fois un vrai débat en 2027
03:31sur les sujets fondamentaux auxquels on fait face,
03:34la place de la France dans le monde, le financement du modèle social,
03:37la fiscalité, évidemment,
03:40tout ce qui fait que la France saura ce qu'elle sait dans les 10 ans qui viennent.
03:43Par ailleurs, il faut gérer la France au quotidien.
03:46Il faut qu'on avance.
03:47Au quotidien et dans l'immédiat des prochains jours, pas d'inquiétude.
03:50Tout fonctionnera à peu près comme il faut.
03:53Ça va fonctionner, mais on ne va pas investir.
03:57Ça va fonctionner pour combien de temps, ça ?
03:59Mais le problème, c'est que plus ça dure, plus ça coûte.
04:02Pourquoi ?
04:03Parce que, je vais vous donner un exemple.
04:05Les associations.
04:07Dans une mois spéciale,
04:0912 pages, on ne peut pas financer les associations.
04:11Pour pouvoir financer les associations
04:13qui accompagnent les Françaises et les Français
04:15dans plein de domaines importants,
04:17il faut un budget.
04:18Il faut les 400 pages.
04:19Parce que c'est ça qui prévoit de les financer.
04:21Ne pas financer les associations pendant quelques semaines.
04:24Ça ira.
04:25On se rattrapera.
04:26Si vous passez à 2, 3, 4 mois,
04:28c'est fini.
04:28Vous allez avoir un trou dans ces activités.
04:29Mais alors du coup, j'ai du mal à comprendre
04:30pourquoi ça coûte plus cher d'avoir une loi spéciale.
04:33Alors qu'en réalité, il y a un certain nombre d'investissements
04:35qui, du coup, ne se feront pas.
04:35Exactement.
04:36Donc vous avez des investissements d'avenir
04:39qui sont bloqués.
04:41Et vous avez par ailleurs des dépenses de fonctionnement
04:43qui continuent à galoper.
04:44Parce que dans un budget,
04:45il y a aussi des économies.
04:47Dans un budget,
04:48il y a tout ce qu'on fait pour limiter la hausse
04:50qu'on appelle tendancielle des dépenses de l'État
04:52qui fait que si on ne met pas le frein,
04:54ça continue à se développer.
04:55Donc vous avez d'un côté, je dirais,
04:57le mauvais gras qui continue à prospérer.
05:00Et de l'autre, le bon, lui,
05:01qu'on ne peut pas...
05:02On est passé sur la métaphore alimentaire.
05:04Mais voilà.
05:04Aujourd'hui, on est à Noël.
05:05Du transport.
05:06Une fois qu'on a pris le train,
05:07on arrive dans sa famille
05:08et on mange du gras.
05:09Roland Lescure,
05:10cette loi spéciale
05:12qui, donc, a été présentée
05:13en Conseil des ministres hier soir,
05:14présentée à l'Assemblée ce matin,
05:16sera vraisemblablement votée d'ici ce soir.
05:19Mais Emmanuel Macron qui dit
05:19qu'il souhaite un budget au plus vite.
05:21Au plus vite, ça veut dire d'abord
05:23quand et qu'est-ce qu'on met dedans.
05:24Quand, vous-même,
05:26la ministre du Budget,
05:27avait évoqué une reprise des travaux
05:29à l'Assemblée nationale
05:30le 5 janvier.
05:31Mais semble-t-il,
05:33un certain nombre de députés eux-mêmes
05:35ont dit que nos services
05:36ne sont pas censés bosser
05:38le 5 janvier.
05:39Est-ce que vous avez bon espoir
05:39que le lundi 5 janvier,
05:42vous aurez tout le monde
05:42au garde-à-vous
05:43à l'Assemblée nationale ?
05:44Alors, le Parlement
05:45est rarement au garde-à-vous
05:45devant le gouvernement,
05:46surtout quand on a un Parlement
05:47aussi éclaté qu'aujourd'hui.
05:49Mais, un,
05:50on va commencer à travailler
05:51dès aujourd'hui
05:52par des échanges informels
05:53sur les éléments de budget
05:55qui ont déjà été discutés
05:56à l'Assemblée et au Sénat.
05:57Parce qu'on ne part pas de zéro.
05:58Il y a déjà eu beaucoup de discussions.
06:00Deux, on souhaite effectivement
06:01pouvoir commencer
06:02ce qu'on appelle
06:02les travaux en commission
06:03dès que possible,
06:05le 5 ou le 6.
06:06Mais pour commencer le 5 ou le 6,
06:07il faut que les parlementaires
06:08puissent déposer des amendements
06:10quelques jours avant.
06:11Donc, la question, c'est
06:12est-ce qu'on donne
06:12comme délai de dépôt d'amendement
06:14le 1er, le 2 ou le 3,
06:16de manière à ce que la commission
06:17puisse commencer le 5 ou le 6 ?
06:18Mais, un, le travail commence avant,
06:20deux, il se poursuit en commission,
06:21et très vite,
06:22il faut qu'on aille en séance.
06:23Parce que le président de la République
06:24l'a dit,
06:24mais je vous le confirme,
06:26il faut qu'on ait un budget
06:26le plus vite possible
06:27pour qu'on passe à autre chose,
06:29qu'on avance.
06:30Le 49.3 ?
06:31Non, parce que...
06:32Mais c'est quand même le plus efficace,
06:33si vous voulez vraiment
06:33passer à autre chose rapidement,
06:34à un moment,
06:35il faut peut-être sortir le 49.3.
06:36La dernière fois qu'un 49.3
06:38a été utilisé en France,
06:40ça s'est bien passé l'avant-dernière,
06:42on n'a eu ni budget,
06:43ni gouvernement.
06:44Et ça, ça a duré pendant deux ans.
06:46Je trouve absolument fascinant
06:48que l'instrument le plus honni
06:50de la Ve République depuis trois ans
06:51soit d'un seul coup
06:52devenu le doudou de tout le monde
06:54auquel on se raccroche,
06:54là aussi on est à Noël,
06:55pour se dire, s'il vous plaît,
06:57donnez-nous le 49.3,
06:58ça va nous rassurer.
06:59La réalité, c'est quoi ?
07:00Pour qu'on comprenne bien.
07:01Ici même, à ce même micro hier,
07:03Philippe Juvin, rapporteur du budget,
07:05le disait,
07:06il disait au fond,
07:07en privé, désormais,
07:08tous les socialistes le disent,
07:09ils veulent un 49.3.
07:10Ce que je peux vous dire,
07:11c'est que j'ai été aux consultations
07:12du Premier ministre hier.
07:13On a rencontré tous les groupes
07:15du Sénat et de l'Assemblée.
07:16Il n'y en a pas un
07:17qui nous l'a demandé.
07:18Donc, je veux bien
07:19qu'on en parle sur le plateau.
07:20Et Emmanuel Macron,
07:21hier soir,
07:25le 49.3.
07:26Soit on le vote,
07:27soit on passe un 49.3,
07:28soit on passe par les ordonnances.
07:29Il a rappelé l'évidence.
07:30Il a rappelé surtout
07:31l'urgence d'adopter un budget.
07:33Mais la réalité,
07:35c'est que si vous passez
07:36un 49.3 sur un texte
07:38sur lequel les gens
07:39ne sont pas d'accord,
07:40vous n'aurez ni budget,
07:42ni gouvernement,
07:42puisque le gouvernement tombera.
07:43Vous pensez que dans ce cas,
07:45la censure serait quasi immédiate ?
07:48Si vous faites un 49.3
07:49sans vous être mis d'accord
07:50sur un texte, oui.
07:51Et donc, la priorité,
07:53c'est de se mettre d'accord
07:54sur un texte.
07:55Et ce n'est pas facile.
07:56Mais c'est ce qu'il faut faire.
07:58Une fois que vous avez un texte
07:59sur lequel on est d'accord,
08:00le Premier ministre s'est dit,
08:01il l'a dit en octobre,
08:02je pense,
08:03je n'aurais pas recours au 49.3.
08:06Il s'était engagé.
08:06Jusqu'à la dernière minute
08:08sur ce qu'on appelle
08:08le budget de la Sécu,
08:09le projet de loi de financement
08:10de la Sécurité sociale,
08:12les gens ont dit,
08:12il n'y arrivera pas.
08:13Nous y sommes arrivés.
08:15Il y a quelques jours encore,
08:16les gens disaient,
08:17il faut le 49.3.
08:18On n'a pas déclenché le 49.3.
08:21Pourquoi ?
08:22On vote une loi spéciale
08:23pour donner sa chance
08:24au débat parlementaire.
08:26Que des parlementaires nous disent,
08:28arrêtez le supplice,
08:29on ne veut plus continuer à débattre.
08:30Donc vous pensez encore
08:32que ça passe 149.3 ?
08:34Le Premier ministre l'a dit hier
08:35en Conseil ministre,
08:36je vais vous dire,
08:36dans ces mots,
08:37c'est votable,
08:38sans intervention du gouvernement.
08:41149.3.
08:42Évidemment, pour ça,
08:42il faut travailler.
08:43Et le travail, j'allais dire,
08:44recommence dès aujourd'hui.
08:45Mais vous, Roland Lescure,
08:46vous pensez vraiment
08:47que ça passe 149.3 ?
08:48Moi, je pense que c'est possible,
08:49oui, qu'on peut y arriver.
08:50Ça va demander des efforts
08:51à tout le monde.
08:52Je me suis fait un peu bousculer
08:53par le Sénat la semaine dernière,
08:54parce que je leur ai rappelé
08:55que dans l'état actuel
08:57de la navette,
08:58les projets de loi
08:59examinés à l'Assemblée
09:00et au Sénat,
09:01on est à 5,3% de déficit.
09:03C'est absolument inacceptable.
09:06On a besoin
09:06d'un déficit public,
09:07d'un budget,
09:08avec un déficit public
09:09inférieur à 5%.
09:10Pas pour faire plaisir
09:11au ministère de l'économie,
09:13mais pour faire plaisir,
09:14si je puis dire,
09:14aux Françaises ou aux Français,
09:16de manière à ce qu'on commence
09:17doucement à rêver
09:18de stabiliser la dette publique,
09:20que nos prêteurs
09:21continuent à nous prêter
09:22à des taux relativement limités
09:23et qu'on puisse,
09:25à terme,
09:25revenir sous les 3%.
09:26Vous n'accepterez pas,
09:27Roland Lescure,
09:28un budget qui laisse l'État
09:31à plus de 5% de déficit ?
09:32On est à 5,4%
09:33et on a réussi à le tenir.
09:35Tant mieux,
09:35en 2025.
09:37Vous imaginez
09:38qu'on puisse,
09:38en 2026,
09:40ne pas réduire
09:40de 0,4 points
09:42le déficit public ?
09:44Tous nos partenaires européens
09:45sont en dessous de ça.
09:47On est
09:47l'avant-dernier de la classe,
09:49on est deux avec la Belgique.
09:50Il faut qu'on fasse
09:51des efforts
09:52qui ne sont pas incommensurables,
09:54qui vaut mieux faire maintenant
09:55que le dos au mur
09:56dans quelques années
09:57quand on ne les aura pas faits.
09:58Au fond,
09:59aujourd'hui,
10:00on demande à tout le monde
10:01de faire un effort pour avancer
10:02et on va le faire.
10:03Roland Lescure,
10:04sur quel projet ?
10:06C'est-à-dire qu'on ne sait plus,
10:06là,
10:06il est arrêté à quel moment ?
10:09Le dossier que vous m'avez apporté,
10:10le projet de loi de finances de 2026,
10:12le 14 octobre.
10:13C'est celui que vous aviez déposé
10:13le 14 octobre.
10:14Depuis,
10:15il a été largement amendé,
10:16ensuite,
10:16il a encore été changé par le Sénat.
10:18Bref,
10:19quand on arrive le 5 janvier
10:20et qu'on reprend les discussions,
10:22on les reprend sur quel texte ?
10:23La Constitution est très claire,
10:25le règlement de l'Assemblée
10:26était clair,
10:27on part du texte du Sénat,
10:29le dernier qui a été voté.
10:30Mais celui-là,
10:30jamais personne ne le votera.
10:32Vous ne trouverez jamais
10:33de majorité pour le voter.
10:33Exactement,
10:34c'est pour ça qu'il faut
10:35continuer à travailler.
10:35Donc, on repart à nouveau ?
10:37Dans un examen parlementaire.
10:39Mais c'est tous les ans comme ça,
10:40Pauline de Malherbe.
10:41On a rarement un accord
10:43entre le Sénat et l'Assemblée.
10:45Je pense que c'est arrivé
10:45deux ou trois fois
10:46ces 15 dernières années.
10:47Donc, c'est très rare.
10:48Oui, surtout en général,
10:49ça ne se passe pas
10:50au début janvier.
10:51C'est vrai,
10:51c'est la deuxième année
10:52que ça se passe début janvier.
10:54On n'a pas réussi
10:54à le finaliser dans les temps.
10:56Philippe Juvin,
10:57vous le disiez,
10:57il était sur votre micro,
10:58je pense hier,
10:59il a dit aussi
11:00qu'on était à quelques jours
11:01d'un accord.
11:02Oui, mais ça,
11:02moi, j'ai toujours du mal.
11:03C'est toujours genre
11:04il nous a manqué quelques jours.
11:06Oui, sauf que certains
11:07avec qui on commence à discuter,
11:08le service politique de BFM TV,
11:10le service politique d'RMC,
11:11disent que ce n'était pas
11:13si facile de trouver un accord.
11:15Et puis,
11:15il y a les municipales en mars.
11:16Est-ce que vraiment,
11:17vous êtes convaincus
11:18que sans passer par le 49.3,
11:19vous trouverez une majorité
11:21pour voter ce budget
11:22avant les municipales ?
11:24Un, je l'espère.
11:24Et deux,
11:25on va tout faire pour.
11:26Maintenant, évidemment,
11:27tout ça va dépendre
11:28de notre capacité collective
11:29à travailler,
11:30parce qu'il y a plein de boulots,
11:31vous avez raison,
11:31on était près d'un accord,
11:32mais il y a encore
11:33plein de sujets à traiter.
11:34Et deux,
11:35notre volonté,
11:36notre volonté d'y arriver.
11:37Hier,
11:38avec tous les groupes parlementaires
11:40que nous avons reçus
11:40avec le Premier ministre,
11:42moi, j'ai bien senti
11:43que les gens avaient envie
11:43d'avancer
11:44et envie de passer
11:45à autre chose aussi,
11:46notamment pour les échéances électorales
11:47que vous mentionnez,
11:48mais aussi parce que
11:48la France avance,
11:49le monde avance
11:50et qu'il faut faire face.
11:51Le monde avance,
11:51la France avance
11:52et justement,
11:53il y a un certain nombre
11:53de points
11:53que je voudrais évoquer avec vous.
11:55Roland Lescure,
11:55vous venez de dire
11:56si le vrai budget,
11:58à proprement parler,
11:59ne passe pas,
11:59il y a un certain nombre
12:00de choses qu'on ne pourra pas faire.
12:01Il y a les investissements
12:02dans la défense,
12:03il y a la taxe
12:04sur les petits colis.
12:05La taxe sur les petits colis,
12:06franchement,
12:07vous estimez que
12:08c'est une arme,
12:09aujourd'hui,
12:10contre les petits colis
12:10qui viennent du chien ?
12:11C'est une arme
12:11de dissuasion massive.
12:13Dans le budget,
12:14il y a 2 euros
12:15par catégorie d'articles.
12:17Donc,
12:17vous faites livrer
12:18un colis à 5 euros
12:20avec 2 chaussettes
12:21et 3 t-shirts
12:22parce que c'est le genre
12:22de prix auquel on fait face.
12:24D'un seul coup,
12:24c'est plus 5,
12:25c'est 7.
12:26Par ailleurs,
12:26moi,
12:26j'ai obtenu
12:27au niveau européen
12:28qu'on complète cette taxe
12:30par des droits de douane
12:31qui seront de 3 euros.
12:33Mais Roland Lescure,
12:34pardon,
12:35je me suis peut-être trompée,
12:37mais moi,
12:37j'ai quand même l'impression
12:38que vos calculs
12:38ne sont pas bons.
12:40Pourquoi ?
12:40Parce que les 2 euros
12:41que vous avez fini
12:42par obtenir
12:44pour rajouter
12:45sur les petits colis,
12:46ils sont déjà obsolètes.
12:48Je ne sais pas
12:48si vous l'avez vu,
12:49mais Shein
12:49a inauguré cette semaine
12:51un gigantesque entrepôt
12:53en Pologne,
12:54740 000 m2
12:56dans la région de Varsovie,
12:57ce qui veut dire
12:58que votre taxe
12:59qui s'applique
13:00aux colis qui viennent de Chine
13:01ne s'applique pas
13:02aux colis qui viennent de Pologne.
13:03Donc les colis,
13:04ils vont partir de Chine,
13:05ils vont faire étape
13:06dans cet entrepôt en Pologne
13:07et ils vont arriver en France.
13:08Et donc vos 2 euros,
13:09c'est déjà fini.
13:10Vous êtes déjà à la ramasse.
13:12Pardon,
13:12mais c'est terrible.
13:13Parce que grâce à l'action
13:14que j'ai menée
13:14pour convaincre
13:15tous mes partenaires européens,
13:16y compris les Polonais,
13:17de rajouter 3 euros,
13:18et bien en arrivant en Pologne,
13:20s'ils arrivent sous la forme de...
13:21Oui, la partie taxe européenne,
13:22oui,
13:22mais la partie taxe française,
13:23en fait,
13:23tout ça pour rien.
13:24Mais c'est essentiel,
13:24on fait les deux.
13:26Vous savez qu'aujourd'hui,
13:26il y a 4 milliards de colis
13:27qui arrivent en Europe
13:28tous les ans.
13:294 milliards.
13:31Il y a 2 milliards,
13:32plus de la moitié,
13:33dont la valeur est inférieure
13:35à 3,30 euros.
13:36Ça veut dire que ces colis,
13:38ils vont doubler en prix
13:39du jour au lendemain,
13:40dès le mois de juillet
13:40quand ce sera en Europe,
13:41voire même 2 euros de plus
13:43Encore une fois,
13:43on en est sûr,
13:44ce que vous me dites
13:44sur la taxe européenne.
13:46Ça, je l'entends parfaitement
13:46et en effet,
13:47ça devrait être efficace.
13:48En revanche,
13:49il y a eu quand même
13:49des jours et des jours
13:50de discussion
13:51pour arriver à ces 2 euros
13:52qui en réalité,
13:53de toute façon,
13:54sont déjà obsolètes.
13:56Non, c'est pas vrai.
13:56On va encore recevoir...
13:57Chine s'est adaptée
13:57et a fait en sorte
13:58que les colis
13:59ne viennent pas
14:00au-delà de Chine.
14:01vont continuer.
14:01Donc on verra
14:02s'ils sont capables
14:03dans un entrepôt en Pologne
14:05de faire atterrir
14:074 milliards de colis.
14:08J'en doute.
14:09On verra.
14:09740 000 m2 quand même.
14:11Mais oui,
14:11mais 4 milliards de colis.
14:14Des milliers,
14:15des centaines de milliers
14:15de colis par jour.
14:17Un.
14:17Mais deux,
14:19effectivement,
14:20on réagit.
14:20Je peux vous dire
14:21qu'il a fallu bousculer
14:22l'Europe pour le faire
14:22parce que j'étais pas majoritaire.
14:24Ils voulaient le faire
14:25en 2028
14:26et sur la base de 10%.
14:27C'est-à-dire 30 centimes
14:28pour un colis de 3.
14:29Et là,
14:29ce sera appliqué
14:30dès le 1er juillet prochain.
14:31En effet,
14:32pour une fois,
14:32ça a été rapide.
14:34Cela dit,
14:34il y a encore
14:35une autre victoire de Chine
14:36contre le gouvernement.
14:38C'est celle qui a eu lieu
14:38vendredi.
14:39On en a un peu parlé
14:39parce que vendredi,
14:40on s'est retrouvé
14:40effectivement avec un budget
14:41qui tombait à l'eau.
14:42Mais le tribunal
14:44a refusé
14:45la suspension de Chine
14:46que le gouvernement
14:48réclamait.
14:49Et on va faire appel.
14:50Et la décision de justice,
14:51c'est ce qu'elle est,
14:52évidemment.
14:53J'en prends acte.
14:53Mais on a décidé
14:54de faire appel.
14:54Pourquoi ?
14:55Parce qu'il n'y a pas
14:57d'armes nucléaires
14:57contre des plateformes
14:58qui aujourd'hui
14:59ne respectent pas les lois.
15:00C'est de là qu'on est parti
15:01quand même.
15:02Poupées pédopornographiques,
15:03armes létales, etc.
15:04qui ne respectent pas
15:05nos normes.
15:06Des t-shirts,
15:09des jouets qui sont dangereux.
15:11Il faut qu'on fasse feu
15:12de tout bois.
15:12Donc la justice,
15:13on l'a saisi la justice.
15:14Mais est-ce que ça veut dire
15:14que la justice n'est plus adaptée
15:15sur ces questions-là ?
15:16Ou en tout cas qu'elle n'a pas
15:17senti effectivement
15:18ce qui se passait ?
15:19Elle n'a pas mesuré
15:20ce qui se passait ?
15:20Non mais il y a deux choses.
15:21Il y a un phénomène sociétal
15:22extrêmement important.
15:23C'est-à-dire que vous menez
15:24une bataille,
15:25mais vous avez quand même besoin
15:26aussi que la justice
15:26vous soutienne là-dessus
15:28et ça n'a pas été...
15:28Non mais la justice,
15:29ça l'applique la loi.
15:30Donc si la loi ne va pas,
15:31il faut qu'on la change.
15:33Et notamment sur...
15:34On l'avait déjà fait
15:35sur la tarification
15:36parce que d'un seul coup,
15:38le modèle va changer
15:39du tout au tout.
15:40Vous avez 4 milliards,
15:41donc 2 milliards
15:42de moins de 3 euros
15:42qui arrivent tous les ans.
15:44Ils vont doubler en prix.
15:45Ça va changer.
15:46Et par ailleurs,
15:47on doit délivrer
15:49des moyens supplémentaires
15:52pour contrôler.
15:53Le problème,
15:53c'est que quand vous avez
15:542 milliards qui arrivent
15:55tous les ans de colis,
15:56vous n'avez pas les moyens
15:56de les contrôler.
15:58Ces 2 euros,
15:58ces 3 euros au niveau européen,
15:59ils vont servir
16:00à développer des moyens
16:01pour contrôler davantage.
16:03Dans le même temps,
16:03la Chine a annoncé
16:04l'augmentation des droits
16:05de douane
16:06sur les produits laitiers.
16:07Est-ce que vous pouvez
16:08faire quelque chose ?
16:08Oui, bien sûr.
16:09Et on va le faire.
16:10Nous, on a saisi
16:11le commissaire européen
16:12avec mes collègues
16:13Annie Genevart,
16:14ministre de l'Agriculture,
16:14Nicolas Faure-Vissier,
16:15ministre des Commerce extérieurs,
16:16le commissaire européen
16:18Sescovitch,
16:19qui est en charge du commerce.
16:20Et on lui a demandé
16:21de contester formellement,
16:24officiellement,
16:24cette décision.
16:25Il y aura un débat
16:25contradictoire.
16:26Il a 10 jours pour le faire.
16:28On est aujourd'hui
16:29face à une décision
16:30que je considère
16:30moins comme inacceptable,
16:32qui va affecter
16:34directement nos producteurs
16:35sous prétexte
16:37qu'il ferait du dumping.
16:39Vous savez qu'en Chine,
16:40l'essentiel des produits laitiers,
16:41ils viennent de Nouvelle-Zélande
16:42et d'Europe.
16:43On ne fait pas du dumping
16:45par rapport aux Néo-Zélandais.
16:46Donc on considère
16:47que cette décision
16:47n'est pas acceptable,
16:49qu'il faut la contester.
16:50On va essayer
16:50de convaincre les Chinois
16:51de revenir dessus.
16:53Du côté,
16:54il y a la Chine d'un côté,
16:55il y a les Etats-Unis de l'autre.
16:56Les pompes à chaleur,
16:57le leader français
16:58des pompes à chaleur
16:58atlantiques
16:59pourrait passer
17:00sous pavillons étrangers.
17:02Est-ce que vous vous y opposerez ?
17:04Non.
17:04Attendez,
17:04moi je regarde
17:05tous les dossiers
17:05avec la même logique.
17:07Je ne suis pas fermé
17:08à des investissements
17:09étrangers en France.
17:11En fait,
17:11on a une France
17:12qui est ouverte
17:12aux capitaux étrangers.
17:13On souhaite que les gens
17:14viennent investir chez nous.
17:16Mais en revanche,
17:16je suis vigilant
17:16sur les conditions
17:18de ces investissements
17:18atlantiques.
17:19c'est un fleuron
17:20industriel français.
17:21Si on a un investisseur
17:22étranger qui vient
17:23pour développer Atlantique,
17:25préserver l'empreinte
17:25industrielle,
17:26en faire ce qu'il est déjà
17:27mais en mieux
17:28à des leaders mondiaux
17:29de la transition énergétique,
17:31j'allais dire
17:31welcome,
17:32bienvenue.
17:33Si c'est pour désosser,
17:35couper,
17:36casser,
17:37et j'allais dire
17:38prendre l'argent
17:38et se tirer,
17:39c'est non.
17:39Et on l'a fait
17:40sur plein de dossiers.
17:41On parle de grands frais
17:42ces temps-ci.
17:43Grand frais,
17:44là aussi,
17:45qui fait l'objet
17:45d'un potentiel rachat
17:47par un investisseur américain,
17:49on va développer grands frais,
17:51on va continuer
17:51à acheter français,
17:52on va continuer
17:53à vendre des produits
17:53de qualité.
17:54Si c'est le cas,
17:55et on va vérifier,
17:56welcome.
17:56Si ce n'est pas le cas,
17:58go back home.
17:59La Poste,
18:00victime d'une cyberattaque,
18:02une de plus,
18:03il y a eu le ministère
18:04de l'Intérieur,
18:05il y a eu le ministère
18:05des Sports,
18:06là c'est La Poste.
18:07Au moment où on se parle,
18:09Roland Escur,
18:09la cyberattaque
18:10a toujours lieu ?
18:11Oui, elle se poursuit.
18:13Moi, j'ai échangé
18:13avec Marie-Ange de Bon,
18:14la présidente,
18:15directeuse générale,
18:15hier et ce matin encore.
18:17Elle a baissé en intensité,
18:19mais ça reste une cyberattaque
18:20qui se poursuit.
18:21Alors, de manière très concrète
18:22quand même,
18:22pour rassurer les gens,
18:23ce que ça veut dire,
18:24c'est qu'un,
18:25aucune donnée personnelle
18:26n'a été aspirée.
18:28De ce point de vue-là,
18:28on est tranquille.
18:29Deux,
18:30aujourd'hui,
18:31la priorité des priorités,
18:32c'est de faire en sorte
18:33que les colis arrivent
18:34à temps pour Noël.
18:35J'allais dire merci
18:36et bravo aux postiers
18:37qui ont déjà une période
18:38extrêmement occupée,
18:39d'habitude.
18:40Et ils vont y arriver.
18:40Et là,
18:41ils mettent les bouchées d'eau
18:42pour y arriver
18:42et ils me disent que oui,
18:43ils vont y arriver.
18:45Le sujet,
18:45c'est qu'aujourd'hui,
18:46les sites de la poste
18:48sont fermés
18:49ou en tout cas
18:50difficiles d'accès.
18:51Donc,
18:51si vous avez demandé
18:52un colis pour Noël,
18:53vous n'avez pas aujourd'hui
18:54les moyens d'aller voir
18:55sur le site
18:55où il en est.
18:57Mais le colis,
18:57lui,
18:58il est en train d'arriver.
18:59Donc,
18:59ça n'a pas impacté
19:00l'arrivée elle-même du colis.
19:01C'est simplement
19:01qu'on ne peut plus le tracer
19:02sur l'application.
19:03ça a introduit
19:04quelques freinages hier,
19:06ils accélèrent
19:06pour que tout ça arrive
19:07à temps Noël
19:08et vraiment chapeau.
19:09Donc,
19:13vous aurez quand même
19:14le postier
19:15qui vous laissera
19:15un avis de passage
19:17dans votre boîte aux lettres
19:17et ensuite,
19:18vous irez à la poste
19:20chercher votre colis.
19:20Vous n'avez pas besoin
19:21d'aller à l'ancienne.
19:23Des fois,
19:23parfois,
19:24ça marche.
19:24Vous avez retrouvé,
19:25je continue à chercher,
19:27j'ai cherché trace
19:28en tout cas d'articles
19:29là-dessus,
19:3010 milliards de TVA perdus.
19:32On en parlait
19:33il y a un mois,
19:34entre 5 et 10 milliards
19:35de baisses de recettes
19:37de la TVA
19:38par rapport à ce qui était espéré.
19:40Est-ce que vous savez
19:40ce que c'est devenu ?
19:41Alors,
19:41sur l'année 2025,
19:43vous voulez dire,
19:43on est en dessous de ça,
19:44on est maximum
19:45autour de 4-5,
19:47c'est 2% des recettes
19:48globales de TVA.
19:50Donc ça,
19:50c'est ce que j'appelle.
19:50Vous avez compris pourquoi
19:51est-ce qu'il n'y avait pas eu
19:52cette entrée d'argent
19:53sur laquelle vous comptiez ?
19:53Sans doute,
19:54on va analyser ça
19:55de manière très précise,
19:58mais sans doute,
19:58par exemple,
19:59l'essor des petits colis,
20:00ça aide,
20:01parce que la TVA là-dessus,
20:02elle est évidemment moins importante
20:03que quand vous allez
20:03chez le commerçant.
20:04C'est pour ça qu'il faut
20:05de l'équité fiscale
20:06entre ce qui arrive
20:07du bout du monde
20:07par des petits colis
20:08et ce qu'on va acheter
20:13que celles qu'on a connues
20:14en 23 ou 24
20:15où là,
20:15on a eu des vrais moins-values.
20:17On a un peu moins de recettes
20:18de TVA que prévues,
20:19on a un peu plus
20:20de recettes d'impôts
20:21sur les sociétés
20:22que prévues
20:22et au total,
20:24on est en ligne
20:25avec ce qu'on avait voté,
20:265,4%.
20:27D'accord,
20:27donc il n'y a pas,
20:28parce que c'est vrai
20:29qu'il y avait quand même
20:29une petite inquiétude
20:30quand tu as un coup
20:31de Bertie réaliste
20:32qu'il y a entre 5 et 10 milliards
20:33de moins que prévues.
20:34Il n'y a aucune mauvaise surprise
20:35sur le déficit,
20:36on sera en phase
20:37avec ce qu'on a voté.
20:37On sera aussi mauvais
20:38que ce qu'on avait prévu d'être ?
20:39En tout cas,
20:40on sera à 5,4%.
20:41Il n'y aura pas de décalage.
20:42Vous savez qu'en 23, 24,
20:43on a eu de mauvaises surprises.
20:44Cette fois-ci,
20:45on est en phase...
20:46J'aimerais bien que de temps en temps
20:46il y ait des bonnes surprises.
20:47Alors, j'allais le dire,
20:48on a quand même des bonnes surprises
20:49sur la croissance.
20:50Ça va plutôt mieux
20:51que ce qu'on espérait.
20:52J'allais dire, tant mieux.
20:53Et continuons ça.
20:54Votons un budget.
20:55Et une bonne nouvelle
20:55tout de même pour Noël,
20:56c'est aussi le PEL.
20:58Là, vous pouvez nous confirmer
21:00ce matin
21:00que les taux vont augmenter.
21:02À partir du 1er janvier 2026,
21:04tout nouveau plan épargne-logement
21:06qui permet de financer
21:07une acquisition intérieure de logement,
21:08le taux passera de 1,75% à 2%.
21:12Donc là, ça c'est une bonne nouvelle,
21:14y compris pour le logement
21:15et pour le bâtiment.
21:16Il pleure,
21:16la prime rénov'
21:18qui avait été suspendue,
21:19désuspendue, resuspendue.
21:22Dès qu'on aura un budget,
21:23on pourra réouvrir le guichet.
21:25Donc on est en loi spéciale,
21:27pas de guichet.
21:27Et vous nous l'avez dit ce matin,
21:29vous continuez à espérer
21:30effectivement un budget
21:31et même un budget 149,3.
21:33Merci Roland Lescure,
21:34ministre de l'économie,
21:35d'avoir répondu à nos questions ce matin.
21:36Joyeux Noël à vous.
21:37Il est 8h53 sur RMC BFM TV.
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