- il y a 2 mois
Avec Céline Imart, députée européenne et vice-présidente des Républicains
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Céline Imar, députée européenne et vice-présidente des Républicains.
00:15Bonjour Céline Imar.
00:16Bonjour Jean-François Aquili.
00:17Emmanuel Macron visite ce matin une exploitation laitière de Haute-Saône, c'est près de Vesoul, pour rappeler son soutien aux éleveurs touchés par les crises sanitaires et qui ne pourront pas emmener les bovins au salon.
00:31Que dites-vous, il était temps ?
00:34Il était temps, mais Emmanuel Macron cherche surtout à se préparer une visite au salon de l'agriculture qui soit un peu moins agitée que celle de l'an dernier ou que celle d'il y a deux ans.
00:43Il démine le terrain ?
00:44Oui, démine le terrain, la vérité c'est qu'Emmanuel Macron a loupé le rendez-vous avec les agriculteurs depuis le début de son premier quinquennat.
00:51On a eu ses états généraux à Rungis où il a demandé aux agriculteurs de monter en gamme et finalement il a fauchonisé l'agriculture.
00:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui l'agriculture ne fait plus que du très haut de gamme, mais est incapable de fournir la demande de cœur de gamme des citoyens.
01:04Il y a eu ce tweet ravageur sur l'interdiction du glyphosate.
01:07Il y a eu l'invitation des soulèvements de la terre, catastrophique, il y a deux ans.
01:11Et en fait à travers toute une série d'événements qui se sont passés depuis le début de sa prise de pouvoir,
01:18en fait on voit qu'Emmanuel Macron a loupé vraiment le rendez-vous avec le monde agricole.
01:22Il s'est trompé avec vous, quand je dis avec vous, vous êtes agricultrice vous-même dans le Tarn.
01:26Il s'est trompé avec vous Emmanuel Macron ?
01:28Il s'est trompé et puis il a envoyé Gabriel Attal derrière cette botte de foin il y a deux ans, derrière les manifestations,
01:34qui a fait un grand discours en disant je vous ai compris, on va vous donner de la visibilité,
01:39on va baisser la charge normative, on va faire un effort sur le revenu et puis deux ans après il n'en reste rien.
01:45Donc aujourd'hui il y a une loi d'urgence de simplification, c'est bien de l'entendre,
01:49mais les agriculteurs ne sont pas dupes de leur pas de temps et de combien de temps ça va prendre et qu'est-ce qu'il y aura dedans.
01:55Ça aurait été plus compliqué s'il était venu dans le Tarn ?
01:58Ça aurait été plus compliqué oui, parce que dans le Sud-Ouest on a le revenu agricole le plus faible de France
02:03et puis on a aussi des mouvements qui sont plus radicaux entre guillemets
02:08et donc je pense que le Sud-Ouest est une zone qui souffre beaucoup
02:12et dont les particularités ne sont pas toujours prises en compte.
02:15Un salon sans vaches, ça va être triste Céline Imard ?
02:18Ça va être triste, bien sûr ça va être triste, mais ça reste un grand rendez-vous avec le public qu'il ne faudra pas manquer.
02:23Alors il y a les deux sujets, il y a l'abattage systématique à cause de l'épidémie de dermatose, la DNC
02:29et puis commençons par l'accord avec le Mercosur, là-dessus il a fait le job, le président ou pas ?
02:34Non mais il a eu un double discours permanent en disant à ses homologues européens et au Brésil
02:39on va signer, laissez-moi habiller un peu la mariée avec des clauses miroirs, avec des clauses de sauvegarde
02:44et quand il voyait les agriculteurs à Bruxelles ou ailleurs, en France, partout, il leur disait on signera pas.
02:50Et ce double discours on le paye, avec une France affaiblie, une France qui n'a pas tenu le même discours partout
02:55et au final on le paye. La vérité c'est qu'aujourd'hui Emmanuel Macron est incapable d'avoir une vision claire pour l'agriculture.
03:01On le voit aussi, regardez cette nomination de l'OFB, c'est quand même hallucinant.
03:06Il ne maîtrise pas non plus le service public qui agit, qui est en première ligne aussi face aux agriculteurs.
03:11On va y venir avec cette nomination, mais sur le Mercosur, encore un mot, Ursula von der Leyen pourrait activer l'accord tout de suite
03:18il y a une suspension avec la Cour européenne de justice, la France ne peut plus s'opposer à l'arrivée de cet accord ?
03:25Qu'est-ce que vous dites vous-même ? Vous y étiez opposée ?
03:28Oui, bien sûr, nous avons fait le travail en saisissant la Cour de justice, ce qui normalement est suspensif de l'accord.
03:34Donc là maintenant ce qu'il faut voir, est-ce que la Commission va utiliser ce qu'elle peut utiliser
03:38pour mettre en vigueur, malgré ce vote, de manière provisoire, l'accord du Mercosur ?
03:43Et la vérité c'est que la France aujourd'hui est impuissante à imposer sur la scène européenne ses intérêts stratégiques.
03:49Donc c'est quoi ? C'est je m'oppose, mais pour la galerie ?
03:51C'est aujourd'hui je souhaite m'opposer, mais de manière incantatoire, et je n'ai plus les moyens de ma puissance.
03:56La France aujourd'hui n'a plus les moyens d'exiger des choses au niveau de Bruxelles,
04:00parce que je l'ai exprimé aussi beaucoup de fois, parce que nous ne tenons pas l'ordre dans nos rues,
04:04nous ne tenons pas l'ordre dans nos comptes, nous avons une trajectoire budgétaire qui met en danger toute la zone euro,
04:09et donc nous sommes affaiblis par nature, et nous ne pouvons plus aujourd'hui défendre nos intérêts stratégiques à Bruxelles,
04:15face à des états qui eux ont des intérêts vitaux à signer cet accord.
04:19Xélie Imaramo, sur l'abattage systématique dans cette histoire d'épidémie, c'était la bonne solution ?
04:26Moi je ne remets pas en cause le protocole sanitaire.
04:28J'ai demandé une réévaluation du protocole sanitaire au niveau européen, au commissaire compétent à la santé et au bien-être animal,
04:40parce qu'aujourd'hui je ne suis pas capable, en tant que responsable politique ou en tant qu'agricultrice,
04:44quand j'entends ce que disent les scientifiques et les vétérinaires, je ne suis pas capable de dire que ce protocole n'est pas bon.
04:50En revanche, j'ai demandé la possibilité de le réévaluer, notamment quand le troupeau est vacciné.
04:55Alors on attend une réponse, j'attendais une réponse après Noël et on attend une réponse pour le mois de mars.
05:02Il faut se repencher sur la question, absolument.
05:04Xélie Imaramo, Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture, elle est de votre partie, les Républicains, elle vous déçoit ?
05:11Elle a été suspendue des Républicains, après elle, elle a souhaité continuer à mener le combat.
05:16Aujourd'hui je pense qu'on a des enjeux qui sont tellement vitaux pour notre agriculture,
05:19c'est pas le moment de rentrer comme ça dans des critiques à dominem.
05:24Annie Gennevard fait certainement ce qu'elle peut et puis l'essentiel c'est qu'on soit tous unis,
05:29notamment dans la lutte contre le Mercosur qu'on a réussi à faire échouer de manière temporaire.
05:33Vous évoquiez l'OFB, l'Office français de la biodiversité.
05:36Il y a une nomination, celle d'Anne Lestrat, ancienne responsable écologiste, ancienne dirigeante d'Aude Paris.
05:42Elle est nommée comme directrice déléguée à la mobilisation de la société de cette OFB.
05:48Pourquoi est-ce que cela vous choque ?
05:50En plus vous n'avez pas tout dit.
05:53Cette dame est nommée dans une agence publique comme directrice à la mobilisation de la société civile.
06:01Elle a milité chez Europe Écologie Les Verts.
06:03Elle a été porte-parole de l'association Utopia qui veut lutter contre la déconstruction des aliénations de nos sociétés.
06:13Donc contre la valeur de la croissance et contre la valeur du travail.
06:16Enfin, on marche sur la tête, encore une fois.
06:18Elle est proche d'Extinction Rebellion qui défend ouvertement la décroissance et la désobéissance civile.
06:23Et là, on souhaite lui demander d'animer la société civile d'une agence publique.
06:27Où est la neutralité du service public dans ces cas-là ?
06:30Et qui est grassement subventionnée, l'OFB évidemment, par des fonds publics.
06:34Et qui elle-même subventionne des associations comme France Nature, Environnement, comme Génération Futur.
06:40C'est infernal. C'est une provocation.
06:43C'est une provocation pour le monde agricole.
06:45C'est quoi ? C'est l'ennemi dans la place ?
06:46Non mais aujourd'hui, on a un véritable problème.
06:50Je ne sais pas si vous avez vu cet article de Nicolas Baverez,
06:52qui a été largement relayé dans la presse écrite chez vos confrères,
06:55qui parle de la tiers-mondisation de la France.
06:57Aujourd'hui, on a plus de 10 millions de Français qui sont sous le seuil de pauvreté.
07:01Et 650 000 Français par an qui basculent dans la pauvreté.
07:04On a une richesse par habitant qui est inférieure à la moyenne européenne.
07:07Si on continue comme ça, dans 7 ans, on rejoint le niveau de vie des Polonais.
07:11On a des forces de l'ordre qui défilent.
07:13Dans la rue, parce qu'ils ne peuvent pas faire leur travail.
07:15Ils doivent s'acheter eux-mêmes leur gilet pare-balles.
07:17Et dans le contexte de pauvreté, de paupérisation de la France,
07:21on balance des fonds publics pour payer des gens qui sont des militants,
07:25qui sont recasés pour vraiment activer la société civile au sein d'organismes publics,
07:31et qui subventionnent des ONG.
07:33Elle dit, je vais être jugé sur le futur travail accompli.
07:37Non mais on ne peut plus subventionner des militants
07:40dans des agences publiques qui font du recasage.
07:43Et simplement en ayant des profils ultra-militants,
07:47anti-agriculture qui produit, anti-tout finalement.
07:51Deux questions à la députée européenne, les Républicains.
07:54Vous-même, Céline Limard.
07:55Que doit faire la France dans la crise iranienne ?
07:58Trump négocie avec les MOLA, ou du moins sur le nucléaire,
08:04et pendant ce temps, on oublie les 30 000 et plus Iraniens massacrés ?
08:08On regarde ailleurs ?
08:08Mais le problème, c'est qu'est-ce que fait la France et qu'est-ce qu'elle doit faire ?
08:11C'est qu'elle ne fait rien parce qu'elle a les capacités de ne rien faire.
08:15Il y a deux faits marquants, selon moi, au niveau de ce massacre des populations iraniennes
08:21et de ce qui se passe en Iran aujourd'hui de la crise géopolitique.
08:23La première chose que j'observe, c'est la tranquillité rue Saint-Guillaume à Sciences Po,
08:28où j'ai été encore il y a quelques semaines pour intervenir devant des étudiants en journaliste.
08:33Je ne vois pas la place de la République comme ça,
08:36avec des milliers de manifestants tous les samedis.
08:39Et en fait, c'est pas d'État juif, pas de manif.
08:41On a des massacres de populations civiles au Yémen, au Soudan, dans plusieurs pays en Iran.
08:47Et là, il y a quand même un silence de toute cette sphère militante, étudiante qui se mobilise.
08:54Là, on ne les voit pas.
08:55Ça, c'est extrêmement choquant.
08:57Et le deuxième point, c'est l'impuissance de la France.
09:00Alors moi, je veux bien qu'on parle de ces deux otages qui sont détenus à l'ambassade de Téhéran.
09:04Mais de manière globale, on voit cette impuissance de la France qui agit à coup de communiqués de presse,
09:09qui constate une situation qui ne fait pas partie des négociations.
09:12Parce qu'aujourd'hui, les puissances négociatrices du potentiel accord de paix, ça va se jouer en Turquie.
09:19Il y aura des intermédiaires comme la Russie qui ont aussi offert leur service.
09:21Mais la France n'a plus de puissance diplomatique aujourd'hui.
09:24Les Américains doivent frapper, vous dites ?
09:26Non, ça, je ne me permettrais pas de dire s'ils doivent frapper.
09:29Moi, je pense que ce régime doit tomber et qu'on est vraiment sur un enjeu civilisationnel aussi pour l'Europe.
09:34Céline Imar, il y a l'autre dossier.
09:36La guerre en Ukraine, 26e train de sanctions de l'Union Européenne contre la Russie.
09:42Certains membres, comme la Pologne, réclament une surtaxe des engrais russes.
09:46Nous découvrons que nous consommons des engrais russes.
09:49Vous êtes pour ? Parce qu'au bout de la chaîne, s'il y a une surtaxe, c'est nos agriculteurs qui vont devoir vous-mêmes.
09:55Donc, payez.
09:56Oui, moi, ce que je constate, c'est que les agriculteurs sont toujours les premiers sacrifiés sur l'autel de la géopolitique.
10:01Non, mais la question, elle se pose aussi pour les denrées venues d'Ukraine.
10:05Elle se pose pour les engrais russes, elle se pose pour les rétorsions chinoises,
10:08elle se pose pour les droits de tarifs supplémentaires annoncés et imposés par Trump.
10:13En fait, quels que soient les taux géopolitiques, que ce soit la guerre en Ukraine ou les sanctions contre la Russie,
10:17que ce soit les rétorsions chinoises, les US, en fait, n'importe quel conflit ou enjeu géopolitique,
10:22les premiers sacrifiés, ce sont toujours les producteurs, les laitiers, les producteurs de cognac, de vin et de spiritueux.
10:27Et en fait, rien n'est fait pour desserrer les taux qui pèsent sur eux.
10:30– Trump n'arrive pas à régler ces deux conflits, on parle de Proche-Orient, on parle de la Russie.
10:36Vous êtes vice-présidente des Républicains, vous avez de l'admiration pour Donald Trump ?
10:43– Moi, je ne me permettrais pas de juger un dirigeant de la politique étrangère.
10:48Aujourd'hui, il a été élu de manière démocratique, il tient sa ligne.
10:51Voilà, il a une manière de négocier et d'avancer très transactionnelle,
10:55qui n'est pas celle que les Européens connaissaient avec l'administration Biden.
11:00Voilà, je crois qu'il faut s'y faire.
11:01Il est surtout le miroir de nos propres faiblesses et de notre incapacité en Europe
11:05à répondre de manière stratégie et de manière puissance.
11:08– Vous estimez que Jordan Bardella est ambigu à ce sujet ?
11:11Jordan Bardella, que vous croisez au Parlement de Strasbourg, il est ambigu au sujet de M. Trump ?
11:16– Écoutez, il a été clair, il défend sa ligne.
11:18Moi, après, les réactions des uns et des autres face à Trump, n'importe peu.
11:21Ce que j'essaie de faire, et le combat des Républicains,
11:23c'est vraiment de donner des solutions aux personnes, au secteur, à l'agriculture,
11:28comme on le fait…
11:29– Parce que M. Bardella critique Trump sur l'histoire du Groenland,
11:34et vous avez vu que les Patriotes pour l'Europe, son groupe, présidé au Parlement européen,
11:39avec d'autres organisations, organisent un sommet transatlantique
11:43sur la liberté d'expression, avec des parmi tant de personnalités invitées,
11:47notamment deux représentants américains de la Heritage Foundation,
11:50qui a influencé les programmes de réélection de Donald Trump.
11:54Que dites-vous sur ce double langage ?
11:55– Moi, je dis que la première chose à faire quand on est élu au Parlement européen,
11:59c'est de défendre les intérêts de la France.
12:01Et donc, je pense que c'est ce qu'il faut faire, non seulement sur les sujets agricoles,
12:05c'est ce qu'on fait aussi avec des élus, comme Laurent Duplon sur les sujets agricoles,
12:09lui, le fait au Sénat, à l'Assemblée nationale.
12:11Et donc, l'important, c'est vraiment, aujourd'hui, de sortir de l'impuissance
12:16et d'essayer de développer une vision stratégique pour ces secteurs.
12:18– Céline Imard, en tant que vice-présidente, je le rappelle, des Républicains,
12:23vous avez vu que l'UDR-RN remporte cette élection partielle dans la Savoie.
12:31Il a battu un candidat LR.
12:33– Il a battu un candidat LR qui n'était pas sortant.
12:36– Une élection ne vaut pas au niveau national ?
12:37– Il y a eu 34% des participations.
12:39– Reconnaissez que ça ne va pas très bien chez les Républicains, là.
12:43C'est un moment de... Vous êtes pris en sandwich, là.
12:45– On en a gagné beaucoup des législatives partielles auparavant.
12:50– Les électeurs disent la barre plus à droite.
12:53– Écoutez, aujourd'hui, la ligne de LR, elle est claire.
12:57C'est de proposer une alternative à la Macronie pour 2027,
13:01avec un projet qui va répondre aux différentes préoccupations du français,
13:04qui sont le retour de l'ordre, le retour de la sécurité et du régalien,
13:07de l'autorité, qui soit le pouvoir d'achat.
13:09Donc, voilà, on peut commenter les résultats d'une législative partielle.
13:13Ça reste un contexte local.
13:14– Non, mais je vous parle d'un mouvement plus profond.
13:16Regardez votre collègue, eurodéputé LR, Christophe Gomart.
13:20C'est pas rien, Christophe Gomart, ancien combattant des opérations spéciales,
13:24ancien directeur du rançonnement militaire,
13:26vice-président de la commission sécurité et défense au Parlement européen,
13:29« Monsieur Costaud, il soutient Éric Ciotti à Nice, il est chez vous, chez LR ».
13:34Vous lui dites quoi, Christophe Gomart ?
13:36– Écoutez, il a pris une prise de position qui le concerne, qui est personnelle,
13:39et je crois que le président et le secrétaire général de LR
13:42s'exprimeront dans les prochaines heures à ce sujet.
13:45– Ah, une décision pourrait être prise concernant M. Gomart.
13:48– En tout cas, une expression, voilà, au niveau des dirigeants du parti sera donnée.
13:52Après, il a exprimé une position personnelle dans un contexte local.
13:55– Parce que vous voulez créer une forme de digue, c'est ça, pour ne pas que ça s'en aille chez Éric Ciotti,
14:00ou plus loin même ?
14:00– Non, mais aujourd'hui, il y a des sensibilités différentes qui existent au sein du mouvement LR.
14:06Comme je le dis parfois, un parti, ce n'est pas une caserne,
14:09et donc on a différentes sensibilités qui s'expriment, différentes lignes.
14:12Bon voilà, je crois que tout ça sera clarifié dans les prochaines heures par Bruno Retailleau.
14:16– On reconnaît que c'est très chaud, il y a les affaires agricoles, c'est très important.
14:19Vous avez raison, Céline Imar, mais là, l'avenir des Républicains, c'est un moment décisif.
14:25Vous êtes d'accord ?
14:26– Mais écoutez, moi je crois que la ligne est très claire.
14:28On a eu des élections internes qui en ont déterminé une.
14:30– Les électeurs, ils vous voient avoir participé, enfin pas vous, mais au gouvernement,
14:36donc c'est compliqué à gérer.
14:37– Et puis Laurent Wauquiez aussi, pour le vote du budget,
14:42franchement, vis-à-vis de Bruno Retailleau, il y a eu quand même des jeux doubles.
14:47– Disons que les sensibilités sont différentes.
14:49Au Sénat, clairement, nos sénateurs LR se sont opposés à ce budget.
14:52Au niveau des députés LR, eux, ils ont estimé que refaire tomber le gouvernement,
14:56qui risquerait de provoquer de nouvelles élections législatives,
14:59arriver à une assemblée de plus en plus.
15:01– Les gens retiennent qu'ils ont voté le budget.
15:01– Bien sûr, les gens retiennent qu'ils ont voté le budget,
15:04mais il faut aussi respecter les sensibilités et les choix.
15:06Ils ont choisi de ne pas censurer, pour ne pas avoir une assemblée encore plus fracturée,
15:11et qui fait qu'on ne pourrait toujours rien faire d'ici les véritables réformes
15:15qui ne pourront se faire qu'en 2027.
15:16Ils ont préféré utiliser leur niche parlementaire, par exemple,
15:20pour l'interdiction des frères musulmans,
15:22et son inscription sur la liste des organisations terroristes.
15:26Les sensibilités sont différentes, et je crois qu'il faut l'accepter et le comprendre aussi.
15:30– Merci à vous Céline Imard.
15:31– Merci Jean-François Aquili.
15:32– Merci Céline Imard, Jean-François Aquili.
15:34Et on va revenir sur ce que vous avez évoqué, notamment la rencontre d'Emmanuel Macron.
15:37Est-ce qu'il peut vraiment calmer la colère agricole ?
15:41J'avais un agriculteur qui va le rencontrer tout à l'heure en ligne à 7h10,
15:45qui m'a dit, bah non, je vais lui demander quand même un certain nombre d'explications,
15:48notamment sur la nomination de la personne à l'OFB, en fait, tout à l'heure.
15:52J'aimerais vous entendre, 0826 300 300.
15:55Vous pouvez réagir aussi sur l'affaire Epstein, tempête dans un verre d'eau,
15:59ou pas du tout, bien sûr, ou une affaire beaucoup plus importante,
16:03avec des personnalités françaises citées dans certains dossiers.
16:07Est-ce qu'elles doivent se justifier publiquement ?
16:09Et puis cette enquête très intéressante, qui fait sur 20 ans,
16:13le lien entre la disparition des cafés, bistrots et bars,
16:17et la progression du vote du Rassemblement National.
16:19Est-ce que vous avez constaté ça chez vous ?
16:220826 300 300, vous avez la parole, nous sommes ensemble, évidemment,
16:27et bien ensemble, tranquillement, sur Sud Radio jusqu'à 9h.
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