- il y a 10 heures
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00On a posé la question ce matin, on va se la reposer ce soir, jusqu'où peut aller un avocat ?
00:09Ça tombe bien que vous soyez là. Jusqu'où peut aller la défense d'un avocat ?
00:12Parce qu'à l'occasion de la deuxième journée du procès, on appelle de l'assassinat de Samuel Paty,
00:18c'est vrai qu'on est surpris par la défense de Francis Huillemin, qui est l'avocat d'Abdel-Kharim Seffreyioui,
00:24j'espère que je le dis bien, et il a déclaré que Samuel Paty procédait à la discrimination.
00:30Non, des élèves musulmans, et sans doute, Gilles-William-Golnadel, avez-vous écouté votre confrère ?
00:34Alors je vous propose d'abord de l'écouter, c'était hier, on va l'écouter deux fois, d'abord ce qu'il a dit hier, et ensuite ce qu'il a dit aujourd'hui.
00:42La décapitation de Samuel Paty, il est tellement horrible qu'elle écrase tout le dossier, qu'il y a un tabou.
00:49Nous n'avons pas le droit de le dire, qu'il procédait à la discrimination des élèves musulmans.
00:53Mais moi je vais le dire, haut et fort, tout au long du procès, et pas avant de plaider à la fin.
00:58Je démontrerai même qu'il faisait la même chose dans le précédent établissement où il était affecté, en 2016.
01:05C'est dans le dossier, personne ne l'a jamais dit.
01:08Alors lui disait que c'était pour protéger les élèves, par rapport à cette caricature.
01:13Mais on ne protège personne dans l'école de la République, en discriminant, en demandant à des élèves de se désigner en fonction de leur religion.
01:22Je ne dis pas que Samuel Paty était raciste, sûrement pas.
01:26Il avait plutôt l'air d'un brave type.
01:28Mais il a commis une erreur pédagogique, une faute pédagogique fondamentale.
01:34L'administration de l'éducation nationale a commis de nombreuses fautes aussi, en le surprotégeant, alors qu'il fallait le sanctionner.
01:42S'il avait été sanctionné, il serait vivant parmi nous aujourd'hui.
01:44Encore une fois, compassion pour les victimes et la famille, tristesse pour le drame qui est survenu à l'encontre de Samuel Paty,
01:53qui ne méritait évidemment pas cela.
01:55Il méritait une simple sanction administrative.
01:57Mais ce n'est pas parce qu'il y a les pleurs légitimes, respectables, respectées des victimes,
02:04que ces pleurs doivent occuper tout l'espace de la salle d'audience.
02:08Car nous ne sommes pas dans une église victimaire où les pleurs des victimes doivent étouffer la défense.
02:13Il y a quelque chose d'odieux évidemment dans ses paroles et vous allez entendre ce qu'il dit aujourd'hui.
02:18On rappelle que Samuel Paty est mort pour la France, qu'il est mort pour le courage et qu'il est mort pour notre honneur.
02:25Et que lorsqu'on entend M. Villemin, on a le sentiment, en tout cas c'est la petite musique qu'on peut entendre,
02:30c'est que ce qui lui est arrivé, il a une part de responsabilité dans ce drame.
02:34Donc écoutez ce qu'a dit ce soir M. Villemin où il a pris un exemple très précis de ce que faisait M. Paty, selon lui,
02:41dans sa classe avec les élèves au sujet des caricatures de Mahomet.
02:45Samuel Paty, après avoir montré trois caricatures, on va dire, acceptables de Mahomet à toute la classe,
02:54et avant de montrer une caricature particulièrement obscène, Mahomet à quatre pattes, les testicules à l'air,
03:00le sexe dégoulinant, pardon, avec une étoile jaune plantée dans les fesses,
03:03je ne sais même pas ce que signifie cette caricature d'ailleurs,
03:05mais avant de montrer cette quatrième caricature,
03:08Samuel Paty disait systématiquement aux élèves dans la classe,
03:10« Les musulmans levaient le doigt », c'était son expression,
03:15pour ensuite les inviter à sortir de la salle, s'ils étaient choqués.
03:22À partir du moment où il dit « les musulmans levaient le doigt » pour les inviter à sortir,
03:27il commet un acte discriminatoire au regard des textes qui régissent la discrimination en France.
03:35Il y a le fond et la forme.
03:36La forme, c'est, je savais que M. Paty était un brave type, c'est ce qu'il dit.
03:42Des phrases qui peuvent choquer sur la forme.
03:45Et puis sur le fond, bien sûr, d'imaginer un lien de responsabilité entre ce qui lui est arrivé et ce qu'il avait fait.
03:51D'où la question jusqu'où peut aller un avocat.
03:54Écoutez, moi, vous savez bien...
03:55La défense est libre.
03:56Oui, moi, je suis...
03:58Pour défendre son client, j'accepte que l'avocat, surtout dans le prétoire, surtout dans le prétoire...
04:06Mais d'ailleurs, pardonnez-moi de vous couper tout de suite, là, c'est susceptible, le bâtonnier peut dire quelque chose ?
04:10Je ne pense pas, je ne le souhaite pas.
04:13Pas du tout.
04:14Il a le droit de tout dire ?
04:15Oui, enfin, il doit tout dire, il n'y a pas le droit, en dehors du prétoire, d'insulter les gens pour m'en dire.
04:22Je ne vois pas pourquoi, très sincèrement, j'essaye d'être le plus juste possible, le plus honnête et intellectuel possible.
04:28Parce qu'il est faux, hein ?
04:29C'est-à-dire que ce n'est pas dans le dossier ?
04:30Non, non, mais...
04:31Il n'y a pas de discrimination ?
04:33J'allais y venir, j'allais y venir.
04:34Mais je veux dire, que dans l'intérêt de son client, la parole de l'avocat soit libre, surtout dans le prétoire,
04:42et qu'il ait le droit de défendre qui il veut, ça, je suis prêt à le défendre moi-même, ça.
04:47Maintenant, je trouve, effectivement, je ne sais pas où il a vu, je ne sais pas où il a vu, hein ?
04:52Les musulmans me levaient le doigt, je ne l'ai pas, je ne l'ai vu nulle part.
04:57Je pense que c'est mensonger.
04:59Alors, vous avez vu, il fait beaucoup de...
05:01Il a beaucoup de précautions, hein, avant, c'est terrible, etc.
05:06Je ris, évidemment, la mémoire de M. Paty, mais surtout, il y a quelque chose.
05:11Le pire, c'est que je pense qu'il ne rend pas du tout service à son client.
05:16Si pour rendre sa service à son client, il ne pouvait pas, mais je pense qu'il ne rend pas service.
05:20Je vous dis tout de suite, je pense que le client, son client, aura la peine qu'il mérite,
05:27indépendamment du fait de salir la mémoire de Samuel Paty.
05:34Et ça, ce n'est pas terrible.
05:35Francis Spiner, qui est avocat du fils et de la compagne, de l'ex-compagne de Samuel Paty, a pris la parole.
05:42Et je vous propose de l'écouter.
05:45Ces propos, évidemment, nous choquent.
05:47La défense est libre.
05:49Et elle est libre de raconter n'importe quoi.
05:52Parce qu'à l'arrivée, lorsque vous vous défendez de cette manière, je crains qu'il y en ait des conséquences.
05:58Ça veut dire que M. Seffrioui et son avocat n'ont toujours pas compris.
06:03Ils se posent en victime, ils se posent en accusateur.
06:06Et donc, on voit bien que la condamnation ne l'a pas fait assez réfléchir.
06:10Et qu'il faudra peut-être qu'elle soit un peu plus lourde le temps qu'il comprenne ce qu'il a fait.
06:15Et d'ailleurs, très curieusement, son avocat se plaignait en début d'audience devant la cour
06:19qu'à la suite de ses propos, il a été insulté et menacé.
06:23Et que même sa vie était menacée.
06:24Et je lui ai dit, c'est ce qui est arrivé, c'est ce qu'avait fait votre client à Samuel Paty.
06:29Donc, on a le droit de se défendre n'importe comment, d'une manière indécente, d'une manière stupide,
06:34d'une manière qui est contraire au dossier.
06:36Parce que je le répète encore une fois avec force, au-delà du peu d'importance qu'on peut attacher à cette parole.
06:43Mais je ne peux pas laisser lire que Samuel Paty discriminait ses élèves.
06:47Samuel Paty respectait ses élèves.
06:49Samuel Paty était un professeur qui a essayé d'apprendre ce qu'était la liberté d'expression.
06:54Et essayer de retourner ça contre lui, c'est imbécile, c'est dégueulasse.
06:58Mais ce qui me rassure, c'est que c'est la cour qui aura le dernier mot et en fonction du dossier.
07:03On dit la même chose.
07:05Autre avocat qui était avec nous cet après-midi, Gilbert Collard.
07:07On était avec Richard Millet sur l'antenne d'Europe 1 entre 16h et 18h.
07:11Écoutez ce que disait Gilbert Collard.
07:13Cet avocat est un minable.
07:15Moi, j'aurais aimé me trouver dans le prétoire pour pouvoir lui répondre.
07:21Mais il faut observer trois choses.
07:25La première, c'est que ses propos, il les tient en dehors de l'audience.
07:29C'est donc un propos public qui n'est pas judiciaire,
07:34qui ne s'inscrit pas dans le cadre de la défense.
07:38Parce que la défense, elle s'exerce dans le prétoire.
07:41Mais le serment de l'avocat vaut hors du prétoire également.
07:43Bien évidemment.
07:45Le serment, il vaut tout le temps, partout.
07:48Il est imprescriptible en plus.
07:50Exactement.
07:50Mais je fais remarquer ça parce que ça montre quand même
07:53qu'ils cherchent à nuire et non pas à défendre.
07:57La nuance est de taille.
07:59Tenir un tel propos devant des magistrats dans une salle d'audience,
08:03en les enveloppant de toute la rhétorique de l'argument, c'est une chose.
08:06Je dis bien en ayant la politesse des mots.
08:09Voilà ce que ce vulgaire personnage n'a pas, la politesse des mots.
08:14Mais il s'exprime en public, pas dans une audience.
08:17Donc il n'est pas dans la défense.
08:19Il est dans la rhétorique de la propagande.
08:22Une tribune politique.
08:23Il fait une tribune politique et qui plus est, il ment.
08:27Non mais évidemment qu'un avocat a le droit de défendre qu'il le veut.
08:31Il a le droit, ce monsieur, d'avoir défendu Maurice Papon
08:33et ensuite de défendre des personnes qui sont Carlos également
08:37et de défendre aujourd'hui des personnes qui ont amené à la décapitation de Samuel Paty.
08:42Du reste, j'ai toujours pensé que la justice, elle devait se rendre dans les prétoires.
08:47Et c'est vrai qu'on voit ces dernières années une sorte de justice spectacle
08:50qui se fait dans les salles avec des caméras.
08:55Ah, on l'a vu, c'est pas nouveau mais j'ai l'impression,
08:58et notamment avec le procès Pellicot, vous vous souvenez,
09:00il y avait eu cette avocate là aussi
09:02qui avait une stratégie qui était extrêmement polémique
09:05et bien qui avait défrayé la chronique.
09:07Moi je trouve que c'est minable.
09:09La justice, elle serait dans les prétoires.
09:11Ce monsieur, s'il veut faire sa plaidoirie, il l'a fait dans le prétoire.
09:14Il n'est pas obligé de cracher sur un hussard noir de la République
09:17parce que ça lui fait plaisir, parce qu'il veut nuire
09:20et parce qu'il a une stratégie minable.
09:22Oui, il y a une dimension qui n'a pas été évoquée.
09:24Moi il y a quelque chose qui me choque atrocement
09:26dans cette stratégie polémique,
09:28c'est que finalement c'est une intimidation en direct
09:31pour tout le corps enseignant.
09:34Vous êtes prof, vous n'avez plus le droit
09:36d'essayer d'élever l'esprit critique de vos élèves,
09:39ce qu'a tenté de faire Samuel Paty.
09:41Et j'aimerais quand même entendre, ça me paraît la moindre des choses,
09:43le ministre quand même de l'éducation nationale sur une telle question.
09:45Et l'ancien professeur peut-être de français ?
09:47Justement, je mesurais combien la France a changé en 30 ans.
09:51Je me souviens d'avoir, j'enseignais à l'époque en grande banlieue,
09:55c'était déjà un peu remplacé, il y avait beaucoup de musulmans,
10:00il y avait quelques juifs, il y avait le reste.
10:04Et on pouvait parler, on pouvait parler des religions,
10:07on pouvait parler ensemble.
10:08On pouvait même parler, je me souviens, des versets sataniques
10:10de Salman Rushdieb sur lesquels il y avait déjà eu une fatwa.
10:14On pouvait évoquer ces sujets-là.
10:15Aujourd'hui, ça donne Samuel Paty ou Dominique Bernard.
10:18Il y a une chose que je voudrais savoir.
10:22Combien de personnes en France sont d'accord avec les arguments de la défense ?
10:26Combien de personnes en France pensent que Samuel Paty était islamophobe
10:31et donc qu'il a bien cherché ce qui lui est arrivé ?
10:33Je crois qu'il y en a beaucoup.
10:35Et ça dit quelque chose aussi de la transformation de notre pays, me semble-t-il.
10:38C'est marrant parce qu'en même temps que vous commenciez votre phrase,
10:42je n'imaginais pas que vous diriez effectivement la conclusion,
10:45mais je crois que c'est vous qui avez raison.
10:46Il a malheureusement raison.
10:47Je crois que c'est vous qui avez raison.
10:47Il a malheureusement raison.
10:48Il me semble.
10:49Effectivement, c'est ça qui est à la fois difficile, horrible, triste dans notre société.
10:55Le seul correctif que je voudrais faire par rapport à ce qu'a dit Jules,
10:58c'est que quelquefois, malheureusement,
11:00lorsque les procès sont idéologiquement mal partis,
11:03si tu ne t'exprimes pas en dehors du prétoire pour dire les choses,
11:08je pense aux affaires de mœurs ou des choses comme ça
11:11qui ne vont pas dans le sens du temps, je peux te dire que...
11:14En l'occurrence, ce n'est pas le cas de cette affaire.
11:16Idéologiquement, elle est très claire, cette affaire.
11:17Les procès se rendent aussi en dehors du prétoire.
11:20Je vous propose d'écouter également Didier Lemaire, que vous connaissez,
11:24qui était donc l'ancien professeur de Trappes.
11:27Trappes, absolument.
11:28Inversé, selon lui, la victime et le bourreau.
11:31Ici, je crois, dans cette défense, il y a un aspect vraiment pervers
11:36qui consiste à inverser la victime et les bourreaux.
11:42C'est aussi, je pense, un message politique à l'égard des enseignants.
11:48C'est-à-dire que ce système de défense consiste, finalement,
11:53à reporter l'accusation sur les enseignants qui font leur travail,
11:58qui enseignent et qui transmettent la liberté de pensée, la liberté d'expression.
12:03Et c'est contre cela que s'attaque cet avocat.
12:07Voilà ce qu'on pouvait dire, évidemment, sur ce sujet.
12:10L'autre sujet, c'est vraiment le sujet du jour, c'est l'immigration.
12:14Parce que plus 384 000 titres de séjour en plus,
12:18c'est le chiffre le plus important de l'histoire de France.
12:22Record historique.
12:23Record historique.
12:24C'est-à-dire que, comment dire, l'immigration est hors de compte.
12:28Somme quoi, M. Macron peut quand même mettre des records ?
12:31Oui, alors, il faut être juste.
12:33L'immigration est un peu plus arrêtée.
12:35Non, mais c'est en fait, c'est assez sidérant, disons-le,
12:38parce qu'avec la campagne, a priori, de sensibilisation,
12:43d'stopper l'immigration telle qu'elle avait été mise en place par le gouvernement.
12:50Ce qui est intéressant, c'est que la France a délivré 384 000.
12:53Plus de 190 000 étrangers sont en situation irrégulière,
12:56ont été interpellés en France en 2025.
12:58Les exclusions d'étrangers, dits d'éloignement, ont augmenté de 15%.
13:02Ça, c'est une bonne chose.
13:03Et c'est le travail de Bruno Retailleau.
13:05Je vous propose de voir peut-être le sujet de Mathilde Ibanez et on en parle ensemble.
13:12En France, le nombre d'étrangers en situation régulière est estimé à près de 4,5 millions.
13:19Une augmentation de 3,2% par rapport à 2024,
13:23selon les dernières données du ministère de l'Intérieur.
13:26On y retrouve la délivrance des premiers titres de séjour
13:30qui ont connu une hausse de 11,2% en un an.
13:33Si pour les trois pays du Maghreb, les chiffres sont en baisse,
13:36le Maroc, l'Algérie, la Tunisie restent les pays concernés
13:39avec des motifs principalement familiaux mais aussi étudiants.
13:44D'autres nationalités, elles, explosent pour motifs humanitaires.
13:48C'est le cas des Afghans mais aussi des Ukrainiens.
13:51Sur les millions d'étrangers en France,
13:53il faut également prendre en compte le renouvellement de titres de séjour
13:57qui représente 955 000 personnes,
14:00soit une augmentation de 7,6% par rapport à l'année précédente.
14:05Ici, le motif est principalement familial.
14:09En 2025, les principales nationalités présentes
14:12en situation régulière sur le territoire français
14:15restent les trois pays de l'Afrique du Nord.
14:17En ce qui concerne les situations irrégulières,
14:20le rapport note une augmentation de 30%
14:22du nombre d'interpellations d'étrangers
14:24avec une hausse de 15,7% d'étrangers renvoyés.
14:29Alors, il y a beaucoup de réactions, évidemment.
14:31Jordan Bardella, 384 000 premiers titres de séjour
14:34ont été accordés en France, une hausse de 11%.
14:37Rien n'est fait pour enrayer la hausse vertigineuse de l'immigration.
14:40Cette politique insensée fait courir au peuple français
14:42le risque de sa disparition.
14:45M. Retailleau souligne que lorsqu'il était au ministre de l'Intérieur,
14:48il a baissé de plus d'un tiers les admissions exceptionnelles
14:52au séjour et de près de 15%.
14:54La naturalisation par décret a augmenté de plus de 30%.
14:58Les éloignements des étrangers, c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
15:01Eric Zemmour a dit que la période Retailleau
15:03a un record historique d'entrée légale,
15:05soit 50% de plus par rapport à l'ère Castaner.
15:09La politique meurt de ce décalage entre les paroles et les actes.
15:12L'heure est à l'action.
15:16Marine Le Pen a dit,
15:19avec 384 000 premiers titres de séjour,
15:21le gouvernement renonce à tout contrôle,
15:23les Français sont une fois de plus ignorés, méprisés dans leur attente, etc.
15:27Tout le monde peut faire d'ailleurs le même constat,
15:29parce qu'on est à 4,5 millions de titres de séjour.
15:33C'est ce qu'on appelle le stock.
15:34Le stock, je crois.
15:35Ces chiffres, d'abord, pour moi,
15:41montrent la réalité de ce qu'il est maintenant commun d'appeler le suicide français.
15:46Et ce qui me choque le plus,
15:49il y a beaucoup de choses qui me choquent dans ces chiffres,
15:50c'est le nombre d'Afghans.
15:52Nous avons accueilli l'année dernière 18 000 Afghans,
15:55qui, pour la plupart d'entre eux, ont pour boussole,
15:58et pour seule boussole, l'islamisme le plus radical.
16:01Nous accueillons maintenant des Gazaouis,
16:03qui, pour la plupart d'entre eux,
16:04sont biberonnés dès leur plus jeune âge à l'antisémitisme.
16:08Et nous avons le président de la République
16:09qui ose dire, les yeux dans les yeux aux Français,
16:13que nous sommes en guerre contre l'islamisme et contre l'antisémitisme.
16:16Alors écoutez, ces chiffres montrent
16:17qu'Emmanuel Macron est sans doute le président
16:20qui aura le bilan le plus lamentable
16:21quand il partira de l'Élysée.
16:23Il est aussi manifestement celui qui aura le plus menti aux Français.
16:26Ces chiffres en sont la preuve.
16:27On va marquer une pause.
16:29On pourra parler également des 28 000 titres de séjour
16:32qui sont donnés à l'Algérie.
16:33Voilà un pays avec qui nous sommes quasiment en guerre.
16:36En tout cas, en opposition.
16:3728 000 nouveaux.
16:38Voici un pays qui a dit
16:40pique-pendre de nous matin, midi et soir
16:42sur toutes ces antennes.
16:44Voici un pays qui vit sur ce qu'on appelle
16:47une rente victimaire.
16:48Et que fait la France ?
16:50Dans un geste de faiblesse inouïe,
16:5328 000 titres de séjour sont donnés à l'Algérie.
16:55Mais que vous les...
16:57Ça s'appelle le premier titre de séjour.
17:00Oui, ça c'est 28 000 premiers titres.
17:02Premier titre.
17:03Est-ce que ça ?
17:03Il y a sans doute des renouvelés.
17:04Il y a des milliers d'autres.
17:05Ça s'appelle le masochisme.
17:07C'est ce que j'ai pris votre explication tout à l'heure sur Europe.
17:10En disant effectivement le masochisme.
17:12Mais on m'a répondu que le masochisme
17:13ou le sadomasochisme,
17:15c'est pour les personnalités.
17:16Pour un État, on n'en parle pas.
17:19Je pense que...
17:19Mais vous pourrez répondre.
17:21Oui, je répondrai.
17:22Vous pourrez répondre dans une seconde.
17:24Ah oui, après la pause.
17:25Je ne veux pas me gêner.
17:26A tout de suite.
17:30L'immigration, les chiffres de l'immigration pour l'année 2025
17:33ont été dévoilés ce mardi.
17:34Je rappelle que la France a délivré 384 230.
17:37Et parmi ces titres, on parlait de l'Algérie
17:39parce que ça me paraît symbolique.
17:41Comment voulez-vous que ceux qui nous écoutent comprennent
17:45qu'un pays qui nous insulte, qui nous méprise,
17:49qui avec nous les pires relations,
17:51nous accueillons 28 000 nouveaux titres de séjour de l'Algérie ?
17:55C'est absolument incompréhensible.
17:57Je le comprends parfaitement à cause de ce masochisme culturel.
18:02Vous pouvez toujours faire ça.
18:03Mais non, mais ça ne s'attient pas.
18:04Mais non, écoutez-moi.
18:05Le masochisme culturel...
18:07Mais il existe, si vous ne voyez pas...
18:08On a Christophe Claes qui est...
18:11C'est un peu juste comme explication.
18:12Si vous ne voyez pas qu'il existe un parti et des intellectuels en France
18:18qui ont la préférence pour l'autre...
18:20Mais c'est l'OFPRA qui décide.
18:22Mais ça n'est pas vrai.
18:23Le fond des choses, ils ont la préférence pour l'autre.
18:26Ils ont la détestation pour le français indigène.
18:30Il y a un racisme anti-occidental, un racisme anti-blanc très puissant.
18:33Comme par hasard, le pays qui le favorise le plus,
18:37c'est le pays qui déteste le plus la France et les Français.
18:40Ça ne vous étonne pas, ça ?
18:41C'est logique ?
18:42C'est le pays où il y a le plus de titres de séjour qui arrivent ?
18:45L'Algérie ?
18:46Oui, 28 000.
18:48Pas cette année sur les premiers,
18:50mais quand vous regardez le stock dont vous parliez...
18:51Non, c'est le Maroc.
18:53Regardez, c'est le Maroc.
18:54Sur les nouveaux, c'est le Maroc.
18:56Sur le stock, c'est les Algériens qui sont en premier.
18:58C'est logique.
18:59Ils font le procès de la France maintenant, midi et soir.
19:02De la France raciste, de la France coloniale.
19:05Donc c'est normal que nous soyons faibles.
19:07La présence algérienne sur le territoire.
19:10658 000 titres de séjour.
19:14658 000.
19:15621 000 Marocains.
19:17312 000.
19:17Vous ne faites pas étonner, c'est vous qui l'avez remarqué.
19:20Bien sûr, mais quel est le souci ?
19:23Non, mais vous n'êtes pas étonné, vous êtes étonné.
19:25Richard, vous disiez tout à l'heure sur Europe 1, vous vous étonniez de l'incohérence
19:30de la politique étrangère française.
19:31Oui, mais sur CNews aussi.
19:33Sur CNews aussi, mais...
19:34J'essaye d'être cohérent.
19:37J'essaye.
19:40Je faisais référence à ce que vous disiez tout à l'heure, il y a deux heures.
19:43Voilà, c'est tout.
19:43Il y a eu un déjeuner hier ou aujourd'hui entre Peter Thiel et monsieur le ministre des Affaires étrangères.
19:52J'aurais beaucoup aimé savoir ce qu'ils se sont dit.
19:55Parce que Peter Thiel, ce n'est pas un partisan du grand remplacement que je sache.
19:59Bon, écoutez Nicolas Pouvreau-Monti, qui est le grand spécialiste de l'immigration
20:04et qui était tout à l'heure chez Laurence Ferraille.
20:07C'est un nouveau record quant au nombre de nouveaux titres de séjour accordés en France.
20:12En vérité, on va de record en record ces dernières années.
20:15C'est une hausse de 11% sur un an, les nouveaux titres de séjour accordés.
20:18Mais c'est surtout un triplement en 25 ans.
20:20C'est-à-dire qu'à la fin des années 90, on accordait environ 120 000 nouveaux titres de séjour par an.
20:25On en est maintenant à 380 000.
20:26Et l'an dernier, effectivement, au sein de cette hausse globale,
20:30il y a eu des différences très fortes selon les types d'immigration.
20:33Ce qui a porté nettement l'augmentation de l'an dernier, c'est le droit d'asile.
20:37Le nombre de titres accordés sur la base du droit d'asile a augmenté de 70% en un an.
20:41Et c'est ce qui explique notamment que les Afghans aient été la quatrième nationalité bénéficiaire
20:46des nouveaux titres de séjour l'an dernier.
20:47C'est à 96% dans le cadre du droit d'asile.
20:50Et à l'inverse, des reculs sur d'autres types d'immigration.
20:53Et notamment de manière assez surprenante sur l'immigration économique.
20:55Économique, c'est ce qu'on disait.
20:56On va écouter Eric Coquerel et après je donnerai la parole et j'interrogerai notre ami Johan Ozaï
21:01parce que son témoignage sur un pays de l'Union Européenne m'intéresse.
21:05Non, non, je ne les ai même pas vues.
21:09J'ai vu par contre les inepties de M. Darmanin qui imagine suspendre l'immigration légale pendant deux ans.
21:16Je crois qu'il n'a pas très bien compris quels étaient nos intérêts nationaux et la stupidité de cette mesure.
21:23À force de reprendre le programme du rassemblement national, puis finalement peut-être qu'on arrive quasiment à fusionner avec lui.
21:31Je rappelle que l'accroissement de la population n'est dû qu'à l'immigration aujourd'hui.
21:36Donc suspendre l'immigration n'aurait qu'un résultat.
21:41C'est augmenter l'immigration illégale parce que notre économie en plus en a besoin.
21:45Tout le monde le sait.
21:46Donc c'est stupide, c'est raciste, c'est discriminatoire.
21:52Et puis ça sent ce que ce gouvernement fait, c'est-à-dire reprendre des mesures du RN.
21:58Tout est raciste avec M. Coquerel et en général avec la gauche.
22:01Pourquoi il faut être prudent avec l'immigration ?
22:04On le sait bien parce que les sociétés multiculturelles sont souvent multi-conflictuelles.
22:08Et qu'effectivement des personnes qui arrivent de l'étranger, dans des situations parfois difficiles,
22:14où la France a du mal à effectivement les intégrer, je ne parle même pas de les assimiler,
22:18peut créer des tensions dans le pays.
22:20On le voit.
22:21Donc chacun est plutôt d'accord en France pour aujourd'hui limiter le nombre d'immigrés sur le sol de France.
22:28Et vous avez été confronté au réel ce week-end.
22:30Et c'est ça qui est intéressant.
22:32C'est un témoignage simple dont vous parliez quand nous sommes arrivés en plateau.
22:36Vous étiez en Pologne.
22:37Vous étiez à Varsovie.
22:39Et vous avez le sentiment d'être tout simplement dans une ville apaisée.
22:44Et aujourd'hui, se balader dans une ville en France, à Paris ou ailleurs,
22:48c'est parfois ou souvent prendre un risque.
22:51En tout cas, c'est ne pas être en sécurité.
22:54C'est imaginer qu'il puisse arriver quelque chose.
22:57Pas forcément d'ailleurs lié à l'immigration, bien sûr.
23:01Mais chacun sait qu'il peut exister.
23:04Et je prends une précaution dans mon oratoire.
23:05Il existe.
23:06Entre la délinquance et l'immigration.
23:09Et votre témoignage m'intéresse parce que vous êtes resté combien de temps ?
23:1148 heures à Varsovie, qui est une ville merveilleuse.
23:13Dans un pays merveilleux qu'est la Pologne.
23:15Qui est devenu merveilleux en tout cas.
23:17Il est vrai que quand on visite un certain nombre de pays et que l'on revient en France,
23:21on se dit, mais mon Dieu, qu'ont-ils fait de notre pays ?
23:25Et il est vrai que la Pologne est toujours la Pologne.
23:28Alors que la France n'est plus la France.
23:31La réalité est celle-ci.
23:32La Pologne d'il y a 40 ans est la même que la Pologne d'aujourd'hui.
23:36La France, aujourd'hui, n'a plus rien à voir avec la France d'il y a 40 ans.
23:40Et l'immigration, bien sûr, est en partie responsable de cela.
23:43Enfin, en Pologne, les jeunes filles sortent librement, sans avoir peur, manifestement.
23:49En Pologne, il y a des jeunes filles qui sont habillées de la manière dont elles souhaitent s'habiller.
23:54Elles ne s'auto-censurent pas.
23:55Ce qui n'est plus le cas en France.
23:56Je vous assure, sortez un samedi soir à Paris.
23:58Beaucoup de jeunes filles s'auto-censurent dans la manière qu'elles ont de s'habiller.
24:02Ça n'est pas le cas en Pologne, je l'ai constaté.
24:05Vous pouvez marcher librement à Varsovie à toute heure du jour ou de la nuit
24:08sans craindre pour votre sécurité.
24:11Ce qui n'est même pas le cas pour moi à Paris.
24:13Moi qui suis un homme, d'accord ?
24:15Et je crains pour ma sécurité, après une certaine heure, dans certains quartiers de Paris.
24:19Ça n'est pas le cas en Pologne.
24:21Voilà, je constate simplement cela.
24:23Et je dis, effectivement, qu'ont-ils fait notre pays ?
24:26Et tous ceux qui arrivent de pays comme la Pologne, je ne vais pas en citer d'autres pays,
24:30c'est pour ça que c'est un témoignage du réel.
24:33C'est un témoignage très basique, d'ailleurs, très banal, qu'on entend dans un dîner, parfois.
24:38Voilà, c'est-à-dire que les gens qui arrivent d'une autre...
24:43On pourrait dire surtout la même chose de l'Europe de l'Est.
24:45On pourrait dire la même chose de l'Hongrie, d'une capitale comme Budapest.
24:48Parce qu'on affirme des valeurs, parce qu'on veut rester fidèle à une histoire
24:52et parce qu'on refuse carrément la politique de Bruxelles en matière d'immigration.
24:56Souvenez-vous les sanctions qu'il y a eu quand on a eu des présidents, justement le président polonais
25:03ou Viktor Orban, dire « Nous ne voulons pas d'immigration, il y a eu des sanctions financières ».
25:08Je voudrais juste te dire quelque chose.
25:10Il faudrait quand même que la France commence à agir sur le symbole,
25:13puisqu'on voit très bien que nos frontières sont des passoires.
25:17Il faudrait par exemple faire ce qu'a fait la Suède, énormément de réfugiés depuis 2015.
25:24Ils se rendent compte que 79% des réfugiés rentrent chez eux pendant les vacances.
25:28Et du coup, vous ne revenez plus en Suède.
25:31Non mais il y a un moment, il faut prendre symboliquement des mesures qui sont fortes.
25:33Ce que je veux dire, c'est qu'on ne sera jamais assez, dans cette situation,
25:37assez apocalyptique par rapport à la grévitée des choses.
25:40Je suis désolé de vous dire que le discours de M. Coquerel,
25:44et du parti de M. Coquerel, il est dominant dans l'espace culturel et intellectuel.
25:51Ils ne le disent pas comme ça.
25:53On le sait, on le répète matin, midi et soir.
25:57Mélenchon en est à célébrer le grand remplacement.
26:00Il célèbre le racialisme.
26:03Il moque maintenant l'intelligence des Français.
26:06Pardon de vous le dire.
26:07C'est l'expression même du masochisme d'une partie des Français.
26:10Mais ces 384 000 personnes à qui on va expliquer que la France est raciste,
26:16que les populations émigrées sont maltraitées,
26:20que la justice, l'institution, etc., les traitent mal,
26:24pour qui voteront-ils, à votre avis ?
26:27C'est un cynisme total de la France insoumise, ça s'appelle de l'électoralisme.
26:31M. Coquerel, je ne sais pas s'il pense ce qu'il dit,
26:33mais je sais qu'il parle à ces gens-là.
26:34Ils ont réussi à persuader.
26:36Mais parce que c'est les gens qui votent ou qui peuvent voter.
26:39Bon, avançons.
26:40Les Français sont moins riches.
26:42Les Français moins riches que la moyenne européenne.
26:44Les Français sont désormais moins riches que la moyenne européenne
26:46pour la troisième année consécutive.
26:47Le PIB par habitant français est inférieur à la moyenne européenne.
26:51En fait, tu prends toutes les statistiques,
26:53et c'est un effondrement.
26:55C'est ça qui est terrible.
26:56C'est-à-dire que le niveau culturel,
26:58le niveau PISA,
26:59l'immigration,
27:01le niveau de vie, etc.
27:02C'est un effondrement.
27:04Alors, ça ne se fait pas en une journée,
27:05ça se fait en 40 ans.
27:07Donc voilà, c'est ça.
27:08Alors, est-ce que c'est possible d'inverser ?
27:10Il faut l'espérer.
27:11Il faut l'espérer.
27:11Rien n'est jamais foutu.
27:13Mais voyez le sujet
27:14de Adrien Fontenot
27:17sur les Français qui sont moins riches.
27:18Le constat de l'INSEE est implacable.
27:22En 2024, le PIB par habitant de la France
27:25a été inférieur à la moyenne des pays de l'UE.
27:28D'abord, les pays qui avaient le même niveau de vie que nous
27:31il y a quelques années sont désormais loin devant.
27:34C'est notamment le cas de l'Allemagne.
27:36En 1975, un Français et un habitant de l'Allemagne de l'Ouest
27:40avaient le même niveau de vie.
27:41Mais en 2000, la France comptait 6% de retard.
27:44Puis 11 en 2024.
27:46Constat encore plus alarmant avec le Danemark.
27:49Désormais, il faut même regarder derrière nous.
27:52Le Royaume-Uni avait un PIB par habitant
27:54inférieur de 12% à celui de la France en 1975.
27:58En 2024, cet écart n'existait plus.
28:01L'Espagne gagne du terrain année après année.
28:04La Pologne fait une véritable remontée.
28:06A ce rythme, un Français et un Polonais
28:09pourraient avoir le même niveau de vie
28:10à la fin du prochain quinquennat.
28:13Comment expliquer ce déclassement ?
28:14Le travail principalement.
28:16Les Français sont moins bien formés
28:18et moins compétents que les autres pays de l'OCDE.
28:21Treizième du classement PISA en 1999.
28:24Désormais 26ème en 2024.
28:27La France, dont la productivité baisse également.
28:30Du septième taux horaire en 2000
28:31à la quatorzième place aujourd'hui.
28:34Et les budgets 2026 ne devraient pas aller
28:36dans le sens d'un redressement.
28:39Jules Thores, quel bilan !
28:41Et je vous plains vous parce que vous avez 25 ans ?
28:4526, 26.
28:46Ah bah ça change tout.
28:48Non mais c'est vrai, pourquoi ?
28:50Moi, il y a beaucoup de jeunes gens
28:51qui font des études et qui disent
28:53je vais partir.
28:54Bien sûr.
28:55Voilà, moi je ne vais pas rester en France.
28:57Alors ça nous fend le cœur.
29:01Mais ils ont peur.
29:02Parce que c'est pire en pire.
29:03Il n'y a rien...
29:04C'est-à-dire que chaque année
29:06est pire que la précédente.
29:08Tous les classements sont pires
29:10une année après l'autre.
29:11C'est-à-dire que quand on regarde
29:12et quand on pose la question
29:14est-ce que vous viviez mieux en 2017
29:16avant l'arrivée d'Emmanuel Macron ?
29:17Personne en 2025 vous dit
29:19je vis mieux.
29:20Est-ce qu'il y a moins d'insécurité ?
29:23La réponse c'est non.
29:24Il y a plus d'insécurité.
29:25Donc vous pouvez prendre tous ces sujets-là.
29:27Évidemment qu'on vit moins bien en 2026
29:29qu'il y a 10 ans, qu'il y a 20 ans.
29:30Et ça marche sur tous les sujets.
29:32Le sujet c'est qu'on est
29:33dans une sorte de polycrise.
29:34Il y a une crise économique.
29:35Il y a une crise budgétaire.
29:36Il y a une crise sécuritaire.
29:38Il y a une crise migratoire.
29:39Il y a une crise alimentaire.
29:41Il y a des crises partout.
29:42Et c'est vrai qu'on a l'impression
29:43qu'il y en a qui sont niés.
29:45Mais il y a surtout une impuissance.
29:47Une impuissance du politique
29:48qui n'est plus capable de rien changer
29:49parce qu'il ne veut plus rien changer.
29:51Parce qu'il tolère le tout-venant.
29:53Il tolère le déclassement.
29:57Mais oui c'est terrible
29:58pour les générations qui vont venir.
30:00Et quand je vois ma génération
30:01puisque visiblement vous avez des craintes
30:03sur ma génération
30:05je ne suis pas rassuré.
30:06Quand je vois que c'est une génération
30:07qui ne veut plus faire d'enfants
30:08qui se consacre à une société individualiste
30:12qui sont de plus en plus égoïstes
30:13et surtout qui ne veulent plus travailler
30:14parce qu'une société qui ne veut plus travailler
30:16et qui ne veut plus faire d'enfants
30:17elle est destinée à mourir.
30:19Oui mais cette paupérisation
30:20ce n'est pas le fait d'une guerre.
30:22Ce n'est pas le fait de la conjoncture.
30:24C'est 45 ans de social étatisme.
30:27La Pologne bientôt s'en sort mieux que nous
30:29parce que justement
30:30ils ont tiré les leçons du communisme.
30:32Et nous on est toujours dedans.
30:33Des entreprises complètement étouffées
30:35une dépense publique qui explose.
30:37Enfin on n'a toujours tiré
30:39aucune leçon
30:39de où on en arrive aujourd'hui.
30:41C'est absolument sidérant.
30:42Mais bon on est le dernier pays
30:43C'est le célèbre mot de Gorbatchev.
30:47La France est le seul pays
30:48où le communisme a réussi.
30:49Tout à fait.
30:51Un mot sur Minneapolis peut-être
30:54parce que la France
30:55manifestement
30:56qui ne connaissait
30:57sans doute pas le Minnesota
30:59ou Minneapolis
30:59mais alors
31:00tous les éditoriaux
31:02et tous les journalistes
31:03et tous les reporters
31:04sont précisément
31:05à Minneapolis aujourd'hui.
31:06Il y a des milliers de morts
31:07en Iran.
31:08En Iran ça intéresse moins les gens.
31:09Il y a une non-ingénieur
31:10qui a été violée.
31:10Il n'y a pas un mot.
31:12On l'a dit hier.
31:13Mais Minneapolis
31:13évidemment puisque c'est Minneapolis
31:15c'est Trump
31:16et Trump c'est
31:17regardez ce que fera
31:18la droite française
31:19si elle est au pouvoir.
31:19Il y a beaucoup de spécialistes
31:20du Monde-Ouest depuis plusieurs jours.
31:22Comment ?
31:22Il y a beaucoup de spécialistes
31:23du Monde-Ouest.
31:23Le continuum est là.
31:25Bien sûr.
31:25Ce qui nous intéresse
31:26c'est Trump qui a tué cet homme.
31:29Hélas c'est un drame
31:30et l'enquête le dira.
31:32Manifestement quand on voit
31:33les images
31:33on se rend compte que
31:35la police n'a sans doute pas fait
31:37ce qu'il fallait faire.
31:38En tout cas
31:38elle n'a pas fait
31:40avec la mesure
31:40parce que cet homme
31:41ne paraît pas
31:42au moment où il est tué
31:43en situation de mettre en danger
31:45l'autorité.
31:46Exactement.
31:47Après
31:47on va directement sur Trump
31:50et regardez Trump
31:51c'est la France de demain.
31:52C'est ça le continuum.
31:53C'est ceux qui combattent
31:54l'immigration.
31:56Voilà les conséquences.
31:56Et en plus
31:57ce que je vous ai dit hier
31:58c'était un double strike
32:01si j'ose dire
32:01c'est immigration plus Trump.
32:03Ils sont contents comme tout.
32:05Voyez le sujet
32:06de Vincent Farrandez.
32:07Ils ont obtenu
32:11gain de cause
32:12mais poursuivent
32:13leur manifestation
32:14contre la police
32:15de l'immigration
32:15l'ICE.
32:17Après avoir eu
32:18un échange
32:18avec Donald Trump
32:19hier
32:19le maire de Minneapolis
32:21a annoncé le retrait
32:22des agents fédéraux.
32:23Certains agents
32:24partiront demain
32:25et je vais continuer
32:26à pousser
32:27pour que les autres
32:27impliqués dans cette opération
32:29évacuent également.
32:30Dans une rare interview
32:32accordée à la télévision
32:33américaine
32:33Mélania Trump
32:35appelle au calme.
32:36Nous devons nous unir.
32:39J'appelle à l'unité.
32:40Je suis contre les violences.
32:41Alors si vous manifestez
32:42s'il vous plaît
32:43faites-le dans le calme.
32:46De leur côté
32:47les manifestants
32:48s'érigent presque
32:49comme un modèle
32:50de résistance
32:51face au repli
32:52de la police
32:52de l'immigration.
32:55Évidemment
32:55ils vont essayer
32:56de faire la même chose
32:56ailleurs
32:57mais on a maintenant
32:58un modèle ici
32:58on montre déjà
32:59activement au monde
33:00comment faire face
33:01à l'ICE
33:01et j'espère que le reste
33:02du pays sera prêt
33:03lui aussi à tenir bon.
33:06Au centre des critiques
33:08le chef de l'ICE
33:09Grégory Bovino
33:10connu pour ses méthodes
33:12particulièrement agressives.
33:14Un temps annoncé
33:15sa mise à l'écart
33:16a été démentie hier
33:17par la porte-parole
33:18du ministère
33:18de la sécurité intérieure.
33:20Le chef Grégory Bovino
33:22n'a pas été démis
33:23de ses fonctions.
33:24Il est un membre clé
33:25de l'équipe du président
33:26et un grand américain.
33:28Il évacue néanmoins
33:29Minneapolis.
33:30Le président américain
33:32envoie sur place
33:32Tom Oman
33:33le responsable
33:34de la politique
33:35d'expulsion massive
33:36de migrants
33:36menée par l'administration
33:38Trump.
33:39Biden a pris également
33:40la parole.
33:41Ce qui s'est passé
33:41à Minneapolis
33:42le mois dernier
33:42a trahi nos valeurs
33:45les plus fondamentales
33:45en tant qu'américains.
33:46Nous ne sommes pas
33:47une nation
33:47qui abat les citoyens
33:49dans la rue.
33:50Nous ne sommes pas
33:50une nation
33:50qui tolère
33:51que ces citoyens
33:51soient brutalisés
33:52pour avoir exercé
33:54leurs droits
33:54constitutionnels.
33:58Richard Millet.
33:59Je suis frappé par une chose
34:00c'est
34:00Etats-Unis
34:02première puissance mondiale
34:03problème d'immigration
34:04France
34:06dernière puissance mondiale
34:07si j'ose dire
34:08problème d'immigration.
34:10Deux choses
34:11en regard
34:12transatlantique
34:12on ne réglera
34:13jamais ces questions
34:14me semble-t-il.
34:15Oui sauf que l'Amérique
34:16a une histoire
34:16différente
34:17avec l'immigration
34:18c'est une terre
34:19d'immigration
34:19nous n'étions pas
34:20une terre d'immigration
34:21Non mais nous sommes
34:22devenus un simulacre
34:23de l'Amérique
34:23Oui
34:24Malheureusement
34:25J'entends bien
34:26mais cette comparaison
34:28elle est forcément
34:29La comparaison n'est pas
34:30raison
34:31Il n'en demeure pas moins
34:32qu'on mesure encore
34:33la puissance
34:34de l'idéologie de gauche
34:35parce que indépendamment
34:37du drame de Minnesota
34:38des deux drames
34:39de Minnesota
34:40l'idéologie de gauche
34:42a quand même réussi
34:43vous l'avez dit
34:44à évincer
34:45l'ensemble
34:46des problèmes
34:47du monde
34:47pendant deux jours
34:49Oui
34:49et à mettre en question
34:51peut-être
34:52d'une certaine manière
34:53l'efficacité
34:55du fait
34:57de pouvoir lutter
34:58puissamment
34:59contre l'immigration
35:00invasive
35:01et nous
35:03on se lamentait
35:04il n'y a pas
35:05il n'y a pas
35:05dix minutes
35:06donc il faut
35:07il faut comprendre
35:07que c'est un combat
35:08essentiel
35:09et culturel
35:10qu'il ne faut pas céder
35:11Je vous l'ai dit
35:11dimanche soir
35:12les deux grands journaux
35:13de TF1
35:14et de France 2
35:16ont commencé
35:17leurs éditions
35:18à 20h
35:18un dimanche soir
35:19par la mort
35:20d'un manifestant
35:21à Minneapolis
35:22C'est parce que
35:24c'est une divine surprise
35:26C'est une divine surprise
35:27pour l'idéologie
35:28immigrationniste
35:29C'est un choix éditorial
35:30et dans le même temps
35:30dans ces deux journaux
35:32il n'y avait pas un mot
35:33sur la non-ingénieur
35:34qui a été violée
35:35par un OQTF
35:36Toujours pas un art
35:38dans le monde
35:38En France
35:39En France
35:39En France
35:40Absolument
35:41Et c'était le même jour
35:42Donc c'est des choix éditoriaux
35:44bien sûr
35:44C'est-à-dire que
35:45l'antitrumpisme
35:46fait rage
35:47dans toute
35:48la bulle médiatique
35:49Nous le savons
35:50On ne le découvre pas
35:51Mais je pense que
35:52je vous en supplie
35:54de ne pas mésestimer
35:55l'inconscient puissant
35:56que je dénonce
35:57Je ne pense pas
35:58qu'il y ait une conférence
35:59de presse
35:59à TF1
36:00pour dérouler
36:00Comme ça
36:01ça va nous permettre
36:02d'occuper la non-ingénieur
36:03Mais ça ne fonctionne pas
36:05du tout comme ça
36:06C'est comme ça
36:07Voilà
36:08Je l'ai dit hier
36:10ça sera très intéressant
36:11Alors on parle beaucoup
36:11des journalistes
36:12Mais les journalistes
36:13nous attaquent beaucoup
36:14en même temps
36:14Ah bon
36:15En même temps
36:15j'ai dit hier
36:16mais en même temps
36:16on fait leur bonheur
36:17parce qu'on alimente
36:19si on peut sauver la presse
36:20c'est news
36:21de vendre du papier
36:21Voilà
36:22Tant mieux
36:22Mais tant mieux
36:23Réjouissons-nous
36:26Bon
36:26Mais je parle souvent
36:28des journalistes
36:28Philippe Corbet
36:29est nommé directeur
36:30de France Télévisions
36:32Je le connais
36:33J'ai travaillé avec lui
36:33C'est d'ailleurs
36:35sûrement un très bon journaliste
36:36Il était RTL
36:37C'est un anti-trumpiste
36:39Mais quand je dis
36:40un anti-trumpiste
36:41je suis en dessous
36:42de la vérité
36:42C'est-à-dire
36:43que c'est des gens
36:44qui sont salérants
36:45Oui
36:46Ils pensent vraiment
36:47que Trump est un fasciste
36:49Voilà ce qu'ils pensent
36:50Comme j'ai vu
36:52que Jacques Weber
36:52avait dit la même chose
36:53Jacques Weber a dit
36:54entre le nazisme et Trump
36:55il y a une feuille
36:56de c'est-à-dire
36:56il le pense
36:57Oui
36:58Enfin il le pense
36:59C'est pas un phare
36:59non plus de l'intellect
37:01Monsieur
37:01Mais il faut quand même
37:02mettre en perspective
37:03Il a parlé de nous
37:03parce qu'il dit
37:04qu'on l'a beaucoup attaqué
37:05La politique anti-immigration
37:07des présidents démocrates
37:08et celle de Trump
37:09C'est-à-dire que là
37:10Joe Biden
37:10met de l'huile sur le feu
37:12Mais la dernière année
37:14du mandat de Joe Biden
37:15c'était 114 000
37:17arrestations dans l'année
37:19ce qui veut dire
37:19300 par jour
37:20Là avec Trump
37:21on en est à 800 par jour
37:22Alors évidemment
37:23Trump est passé
37:24à la vitesse supérieure
37:25Mais tous les présidents
37:26ont fait la même chose
37:27Évidemment
37:27Hier vous citiez
37:28le nombre de morts
37:29sous Barack Obama
37:31C'était 56
37:3256 morts
37:33La différence
37:35c'est que c'était pas
37:35des citoyens américains
37:37comme Gilles William
37:38y a fait référence
37:39la dame il y a 15 jours
37:40dans une voiture
37:41où c'est beaucoup plus
37:42disputable
37:44que la mort de ce monsieur
37:45qui en effet
37:46ne semblait pas
37:46remettre en cause
37:47l'intégrité physique
37:48des policiers
37:49mais il y a toujours eu
37:50et puis
37:50on fait ça aussi
37:52avec nos lunettes
37:53d'occidentaux
37:54et d'européens
37:55un infirmier
37:56qui porte une arme
37:57aux Etats-Unis
37:58c'est tout à fait normal
37:59en France
37:59nous on se dit
38:00mais qu'est-ce que c'est
38:00que ce pays
38:01donc il y a aussi
38:02une violence
38:02qui est intrinsèque
38:03au peuple américain
38:04qui existe
38:05et que vous retrouvez
38:06chez les citoyens
38:07mais aussi
38:07c'est la police
38:08je salue Gauthier Lebrecht
38:09qui va venir nous voir
38:10parce qu'il y aura
38:11un document tout à l'heure
38:12il va nous présenter
38:13le sens de ce document
38:14mais on va parler
38:15de la Shoah
38:15puisqu'aujourd'hui
38:17c'est l'anniversaire
38:20de la libération
38:21des camps
38:22de la Shoah
38:25des camps de concentration
38:26et on a posé
38:27tout simplement
38:27une question
38:28les équipes de CNews
38:29sont allées dans la rue
38:30ce matin
38:30donc c'est pour ça
38:31que vous allez voir
38:31d'abord c'est des jeunes gens
38:33donc on ne va pas voir
38:33leur visage
38:34et puis ça a été tourné
38:35avant que le jour se lève
38:36et on leur a posé
38:37tout simplement la question
38:37avant qu'ils rentrent en cours
38:38la Shoah
38:40pour vous
38:41qu'est-ce que c'est ?
38:42Écoutez les réponses
38:43elles sont variées
38:43Est-ce que vous savez
38:45ce que c'est la Shoah ?
38:47Euh...
38:48Non
38:49C'est le fait de
38:50tuer des juifs
38:52La Shoah c'était du coup
38:54pendant la seconde guerre mondiale
38:56c'était tout ce qui se passait
38:58par rapport aux juifs
38:59c'est-à-dire
39:00tous les camps de concentration
39:03etc
39:03toutes les déportations
39:05en Allemagne
39:06Non je ne sais pas du tout
39:07c'est quoi
39:07Non je ne connais pas du tout
39:09je ne connais pas
39:09C'est pendant la seconde guerre mondiale
39:13Euh...
39:14Attends je ne sais pas
39:15attend quand
39:15je trouve le mot
39:16La mémoire des juifs
39:18non ?
39:18Un truc comme ça ?
39:19Bah c'est le truc des juifs
39:20là non ?
39:21C'est-à-dire le truc des juifs
39:22L'extermination des juifs
39:24La Shoah
39:24Je ne sais pas
39:25La Shoah
39:26c'est quelque chose
39:27qui s'est passé
39:28pendant la seconde guerre mondiale
39:29c'est un peu un génocide
39:31d'une certaine manière
39:33qui a été fait
39:34sur un...
39:36sur l'extermination
39:37d'un camp en particulier
39:37je dire sur un peuple
39:38en particulier
39:39qui sont les juifs
39:41Non ça ne me dit rien
39:42Ah j'ai oublié son nom aussi
39:43C'est dans l'islam
39:44je crois c'est ça ?
39:45Dans l'islam ?
39:46Ah mais non mince
39:47non non non pardon
39:47excusez-moi non c'est...
39:49Ah oh là là
39:50En vrai non je ne me rappelle plus
39:52Non comme ça ça m'est déjà rare
39:53Pour la seconde guerre mondiale
39:54le truc
39:55il y a eu et tout
39:57avec les juifs
39:58qui ont été tués
39:59C'est le génocide
40:01le wow
40:02le génocide des juifs
40:03de 39 à 45
40:05L'épisode où les juifs
40:06se sont fait tuer la Shoah
40:07C'est un truc avec les feux
40:08C'est le génocide
40:10qui a eu lieu
40:12pendant la seconde guerre mondiale
40:13Bien sûr évidemment
40:14La période la plus
40:15sans doute la plus tragique
40:16de l'histoire française
40:17et européenne au final
40:19c'est pas tragique
40:20de l'histoire française
40:21C'est affligeant
40:23Au-delà du fond
40:24je trouve que la forme
40:26est assez intéressante
40:27parce qu'effectivement
40:29les phrases sont...
40:32C'est pas français ?
40:33Je ne sais pas si tout le monde parle
40:34je ne veux pas faire
40:36mon vieux boomer
40:37en parlant de ça
40:38parce que...
40:39On va pas vous dire
40:40sur le fond
40:40c'est tellement affligeant
40:41Mais tous les jeunes
40:43peut-être ne parlent pas
40:44comme ça non plus
40:44Beaucoup parlent comme ça
40:46En tout cas tous les jeunes
40:47que vous avez interviewés
40:48parlent comme ça
40:49Heureusement que les jeunes
40:50ne parlent pas comme ça
40:51Ce qui me frappe
40:53c'est qu'on a l'impression
40:54que la Shoah
40:55du moins pour ceux
40:55qui le savent un peu
40:56c'est un événement
40:57comme un autre
40:58de la seconde guerre mondiale
41:00C'est pas très important
41:02pour eux manifestement
41:03Ils n'ont pas de pensée
41:04de la Shoah
41:05Ce qui est drôle
41:07c'est qu'à un moment
41:08où l'information
41:10est la plus diffusée
41:12où on pouvait imaginer
41:14par exemple
41:14qu'Internet permettrait
41:16davantage d'avoir
41:17de culture
41:19d'information
41:20de distance
41:21de recul
41:21à l'arrivée
41:22cette génération
41:23paraît moins performante
41:25Et même l'obsession
41:26des juifs
41:27largement
41:28Donc c'est vraiment
41:30très étrange
41:30parce que je veux dire
41:31moi
41:31personnellement
41:33j'ai toujours été hanté
41:34par la Shoah
41:34depuis que je suis né
41:35mais je n'ai jamais été
41:37pour la commémoration
41:38J'ai toujours été
41:39pour un deuil
41:40discret
41:41et pudique
41:42Mais ce qui m'a
41:44terriblement horrifié
41:46ces dernières années
41:46c'est ceux qui défendaient
41:48les juifs morts
41:50et qui se foutaient
41:51pas mal des juifs vivants
41:53notamment en Israël
41:54Et maintenant
41:55c'est encore pire
41:56parce qu'ils accusent
41:58les juifs
41:58qui sont en Israël
42:00et dont certains sont morts
42:01d'avoir commis un génocide
42:03Donc cette commémoration
42:05par certains
42:06ne m'émeut pas
42:07Bon et puis
42:09si vous le souhaitez
42:09il y a toujours
42:11beaucoup de films
42:11à voir
42:12et beaucoup de fictions
42:13sur la Shoah
42:14et chacun peut voir
42:16la liste de Schindler
42:18par exemple
42:18il y avait également
42:19la zone
42:20La zone d'intérêt
42:21La zone d'intérêt
42:22Moi ça ne m'avait pas bouleversé
42:24Je préfère
42:25Schindler c'est exception
42:26Voilà
42:26La liste de Schindler
42:27Regardez le film
42:28qui s'appelle
42:29Le fils de Saül
42:30Oui
42:30De la Sondé
42:31C'est extraordinaire
42:32Sur les Sonders
42:33Pas vu
42:34J'ai vu quand même
42:35aujourd'hui
42:36que le président
42:37de la République
42:37avait commémoré
42:38le 41e anniversaire
42:40de la libération des camps
42:41C'est tout à fait normal
42:42bien sûr
42:42mais je crois quand même
42:44que le meilleur hommage
42:45qu'on puisse rendre
42:45aux victimes de la Shoah
42:46ça serait que les juifs
42:48français puissent vivre
42:50en sécurité en France
42:51ce qui n'est pas le cas
42:52aujourd'hui
42:52Je suis bien d'accord
42:53Commémorer la Shoah
42:53et ne pas marcher
42:54contre l'antisémitisme
42:55c'est exactement
42:56Et puis quand vous avez
42:57des élus socialistes
42:58qui rigolent
42:59quand on parle des camps
42:59de la mort
43:00en faisant des selfies
43:01il ne faut peut-être pas
43:01s'étonner que nos jeunes
43:02ne savent plus ce que c'est
43:03Et puis à l'opposé
43:04de la liste de Schindler
43:05il y a La vie est belle
43:06avec
43:07Benigny
43:08Benigny
43:09Roberto Benigny
43:11très critiqué par Claude Lanzmann
43:12Oui bien sûr
43:13Claude Lanzmann
43:16il critiquait tout le monde
43:17sauf Shoah
43:18Il avait des critiques fondées
43:21sur la liste de Schindler
43:22Bon Gauthier Lebret
43:24puisque vous avez la parole
43:25mais hommage évidemment
43:28au magnifique témoignage
43:29qu'il avait aussi fait
43:31Shoah
43:33Claude Lanzmann
43:34On va retrouver une édition spéciale
43:37100% politique
43:38que vous présenterez
43:39avec un grand reportage inédit
43:40Université sous influence
43:41suivi d'un débat
43:42autour de vous
43:44Absolument
43:45Mais je voulais vous montrer
43:46peut-être un extrait
43:47à Rennes
43:48Alors tout se passe à Rennes
43:50Oui
43:50Nous avons une journaliste
43:51qui s'appelle Haute
43:52qui a infiltré
43:53en caméra cachée
43:54l'université de Rennes 2
43:56pendant deux mois et demi
43:57Donc pendant deux mois et demi
43:58elle était au milieu
43:59de groupes d'extrême gauche
44:01et elle a filmé
44:02ce qui s'est passé à Rennes
44:03Donc vous allez voir
44:04antisémitisme
44:06racisme anti-blanc
44:07C'est Rennes 4 non ?
44:09Non c'est Rennes 2
44:10C'est Rennes 2
44:10Mais paraît-il
44:11c'est particulièrement intéressant
44:14particulièrement radicalisé
44:15Exactement
44:16et des tentations communautaires
44:18aussi très fortes
44:18etc
44:19Donc vous allez voir tout ça
44:20ça va durer 25-30 minutes
44:21et on aura un débat
44:22ensuite avec notamment
44:23la journaliste
44:24qui a infiltré cette fac
44:25Est-ce que vous voulez
44:26qu'on voit un petit extrait
44:27pour donner un avant-goût
44:28et ça se passe à Rennes ?
44:30Oui
44:30Aujourd'hui est un jour
44:33pas comme les autres
44:33à Rennes 2
44:34L'Union Pirate
44:35a invité une star
44:36de la France Insoumise
44:37pour une conférence
44:38à Sciences Po
44:38Après Louis Boyard
44:40Rima Hassan
44:41et Rachel Keke
44:43La retraite
44:44à 60 ans
44:46C'est au tour
44:47de Manon Aubry
44:48de venir au contact
44:49des étudiants
44:50Bonsoir à toutes
44:52et à tous
44:52d'abord
44:52merci beaucoup
44:53pour l'invitation
44:55Tout au long
44:56de son discours
44:57Manon Aubry
44:58n'a qu'un seul mot
44:58à la bouche
44:59Voici comment
45:00on va battre
45:01les fachos
45:01Moi aussi je veux dire
45:02des trucs de fachos
45:03Les fachos
45:0450 nuances de fachos
45:05Les fachos
45:06Les fachos
45:06aux fachos
45:07Les fachos
45:08Fachos
45:08Les fachos
45:09Fachos
45:11Un terme
45:11utilisé pour qualifier
45:13ses principaux adversaires
45:14politiques
45:15notamment le Rassemblement
45:16National
45:17Une stratégie
45:18qui semble fonctionner
45:19auprès des étudiants
45:20Si à Rennes
45:21les figures de la gauche
45:22sont accueillies
45:23comme des rock stars
45:24Pas question
45:28de faire venir
45:29un politique de droite
45:30comme nous l'explique
45:31cette militante
45:32de 21 ans
45:33Les gens de droite
45:33ne sont pas
45:34les gars
45:34qui sont en 22
45:35Les Rennes
45:37ne sont pas
45:38pour me
45:38pour qu'il ne fait rien
45:39C'est une ville
45:40une ville de gauche
45:42une ville
45:42avec
45:43des valeurs
45:45que les gens de droite
45:46ne parlent
45:47qu'ils essaient
45:47les gens de droite
45:48ne sont pas
45:49ils n'auront même pas
45:50le courage
45:50de venir
45:51Cette membre
45:51de l'union pirate
45:52se dit même prête
45:53à avoir recours
45:54à l'intimidation
45:55pour faire fuir
45:56une personnalité
45:57comme Jordan Bardella
45:58s'il se rendait
45:59sur son campus
46:00C'est maintenant ?
46:07C'est Guillaume Genton
46:09Avant cela
46:10je vous montre
46:11le JD News
46:12de Laurence Ferraille
46:13et de toutes les équipes
46:14du journal du dimanche
46:16Geoffroy Lejeune
46:18Louis de Ragnell
46:19Marion Maréchal
46:19se sentir Le Pen
46:20c'est une attitude
46:22c'est demain mercredi
46:23c'est en kiosque
46:242h20
46:25et c'est Marion Maréchal
46:27qui d'ailleurs
46:28sera sur notre antenne
46:29demain matin
46:30je suis Sonia Mabrouk
46:30avec Sonia Mabrouk
46:32qui sera sur l'antenne
46:34à 8h10
46:378h10
46:38je commence les phrases
46:39vous les finissez
46:40parce que vous aviez l'air
46:41de chercher l'heure
46:42mais non mais je pense
46:43que voilà
46:44je voulais vous aider
46:45c'était charitable
46:47c'est le début
46:48un jour vous les commencerez
46:49les finirez peut-être
46:50Jean-Marc Lelouch
46:55était la réalisation
46:56Nicolas était à la vision
46:59Raphaël Lissac
47:00et Margot
47:00étaient au son
47:01ont participé
47:02à l'émission
47:02Benjamin No
47:03Lucas Busutti
47:04les Tess
47:05l'a fait taire
47:06voici donc à l'instant
47:08Université
47:09sous influence
47:10le documentaire
47:12suivi d'une discussion
47:14Guillaume Janton
Commentaires