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  • il y a 7 mois
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct. On est ensemble jusqu'à midi avec un programme particulièrement dense, actualité nationale et internationale.
00:00:10Avec d'abord Cran-Montana, vous allez découvrir de nouveaux documents exceptionnels révélés par BFM TV.
00:00:15Vous allez voir comment les fameuses mousses tenaient au plafond. 15 jours avant le drame, elles étaient poussées par des queues de billards.
00:00:23Trois départements bretons toujours en alerte aux crues en attendant un éventuel retour des inondations.
00:00:29Nous irons voir comment ça se passe dans le Morbihan parce que les habitants retiennent leur souffle face à la montée du niveau de l'ouste.
00:00:35Et puis des agents de l'immigration vont commencer aux Etats-Unis à quitter Minneapolis.
00:00:42Et oui, c'est un recul amorcé par Donald Trump devant la montée de la contestation après la mort d'un infirmier.
00:00:47Vous verrez d'ailleurs comment la population sur place rejette les agents de la tristement célèbre ICE.
00:00:54C'est parti pour 2h de direct.
00:01:07Et on commence donc par de nouveaux éléments dans l'enquête sur la tragédie de Cran-Montana.
00:01:12Parce que BFM TV s'est procuré des documents audio, en partie aussi vidéo d'ailleurs, qui ont été enregistrés 15 jours avant le drame.
00:01:20Que disent précisément ces documents ? Eh bien, c'est ce qu'on va voir avec nos éclaireurs.
00:01:29Et c'est vrai, Fanny Weckscheider, bonjour, que ces documents, ils pourraient jouer un rôle décisif dans l'enquête.
00:01:33Oui, alors dans ces documents, vous allez le voir, qui ont été tournés 15 jours avant l'incendie du Nouvel An.
00:01:39Vous allez voir, on découvre que des nouvelles mousses avaient été posées, qu'elles avaient été testées.
00:01:45C'est donc tout l'objet de ces nouveaux documents.
00:01:47Regardez plus précisément ces images, ces vidéos qui ont été tournées par Gaëtan, l'un des serveurs du bar du Constellation.
00:01:56On y voit donc ces nouvelles mousses, les dalles noires qui sont au toit, au plafond, et qui sont fixées de manière très artisanale, vous le voyez,
00:02:02par des queues de billards qui les soutiennent, des étés de fortune un petit peu, calées en haut par des paquets de serviettes de table.
00:02:09Et plus bas, eh bien sûr, des tabourets hauts. Voilà ce qui est donc l'objet de ces nouvelles vidéos.
00:02:14Ce sont des images qui sont déjà en soi très très assez sidérantes.
00:02:19Et puis il y a un autre document qui laisse pantois, c'est cette discussion que vous allez entendre entre le patron du Constellation et l'un de ses employés,
00:02:27justement le fameux Gaëtan dont vous nous parlez, et dont le père d'ailleurs sera avec nous dans quelques instants.
00:02:30Il vous écoute, Fanny, le père de Gaëtan. Montrez-nous cette discussion, la tenue.
00:02:34Oui, une discussion entre Jacques Moretti, donc le patron du Constellation, et son employé, Gaëtan, on le disait, un serveur qui était en charge du bar ce jour-là.
00:02:43Et qui, vous allez le voir, eh bien Jacques Moretti discute avec lui, il laisse un message vocal en lui disant qu'il va installer de nouvelles mousses.
00:02:51Et il espérerait que Gaëtan les teste et lui donne son avis. Des mousses, dit-il, qu'il ne connaît pas. Écoutez.
00:02:58Oui, Gaëtan, essaye d'en enlever une, tu vois si ça tombe, parce que j'ai mis une mousse, mais une mousse que je ne connais pas.
00:03:04Donc dis-moi si c'est bon. Dis-moi si elle tombe ou pas. Si elle tombe, il va falloir le laisser malheureusement.
00:03:10Ouais, ça a l'air pas mal. Enlève les os, s'il te plaît.
00:03:14Donc voilà, des nouvelles mousses qu'il ne connaît pas, qu'il teste et dont il demande à son barman de s'assurer que tout fonctionne.
00:03:21Gaëtan les teste et visiblement, il n'est pas vraiment convaincu. Il recontacte son patron. Écoutez.
00:03:26Il n'y a que là où j'ai l'impression que ça n'a pas trop pris. Vous voyez, on voit le plafond, regardez, par rapport à quand il y avait la canne.
00:03:35On faudrait peut-être remettre de la mousse là.
00:03:37Ok, on en remettra là alors. Merci.
00:03:39Voilà donc pour cette conversation assez glaçante entre le patron du Constellation et son employé sur ces dalles de mousse, vous voyez, qui ne tenaient pas correctement au plafond.
00:03:48Et on précise que Gaëtan a été blessé lors de cette soirée et que son père va donc nous répondre dans quelques instants.
00:03:54Merci beaucoup Fanny pour ces documents.
00:03:55Boris Karlamov, vous qui y revenez tout juste de Cromontana, ces documents qu'on a vus ensemble,
00:04:00en quoi, vous qui avez suivi l'enquête de très très près depuis le début, en quoi pour vous ils peuvent battre en brèche la version des propriétaires ?
00:04:07La manière artisanale, visiblement, sur l'installation de ces mousses.
00:04:12On va rappeler que ces mousses, elles ont été installées par Jacques Moretti lui-même lorsqu'il a fait l'acquisition du Constellation en 2015.
00:04:20Vous le savez, Jacques Moretti, il a été auditionné pour la toute première fois sur le fond de l'affaire mardi dernier.
00:04:2611 heures d'audition, il a dû répondre à 200 questions, notamment sur les failles de sécurité dans son établissement.
00:04:31Et il explique face aux trois procureurs dans ce dossier qu'il n'a reçu aucune contre-indication lorsqu'il a acheté ces mousses dans un magasin de bricolage du canton du Valais.
00:04:43Et on voit que c'est assez explicite sur ces images, avec donc des queues de billard qui maintiennent ces mousses.
00:04:48Et puis Jacques Moretti qui, visiblement, ne prend pas conscience du danger que peuvent engendrer ces mousses, puisqu'on va le rappeler que le feu s'est propagé via ces mousses acoustiques.
00:04:58Donc c'est un document important aujourd'hui qui a été porté à notre connaissance, donc avec ces audios et ces vidéos que l'on vous dévoile sur BFM TV ce matin.
00:05:08Oui, avec ces images sidérantes, donc des mousses qui tiennent grâce aux queues de billard et à un paquet de serviettes.
00:05:14Le père de Gaétan est donc avec nous. C'est Jean-Michel Gilbert. Merci de nous répondre, M. Gilbert, en direct ce matin.
00:05:21Après donc la découverte de ces images, d'abord peut-être prenons des nouvelles de votre fils qui a été grèvement blessé, on le rappelle ce soir-là.
00:05:28Dans quel état se trouve-t-il ?
00:05:29Écoutez, bonjour à tous. D'abord, Gaétan se soigne doucement. Il est à la maison. On a cette chance.
00:05:36Il se soigne ses blessures, il les supporte plutôt bien. Maintenant, tout l'aspect moral est un autre combat et c'est plus difficile sur cet aspect-là.
00:05:45Oui, sur l'aspect psychologique, vous voulez dire des conséquences pour lui, évidemment, de ce qu'il a vécu.
00:05:49Ce sera un travail, évidemment, extrêmement long, on l'imagine. Sur les faits et sur ces images qu'on vient de voir, que vous découvrez avec nous,
00:05:57comment vous réagissez en voyant ça et en entendant les commentaires de votre fils sur ces vidéos ?
00:06:02On a découvert, pour remonter un petit peu en arrière, on a récupéré le téléphone à Cran-Montana, il y a une dizaine de jours,
00:06:10quand on est allé récupérer ses affaires et son véhicule. Et effectivement, en rentrant en France, on a ouvert le téléphone,
00:06:16on commence à regarder un petit peu les messages. Il avait reçu des messages sur WhatsApp et je suis tombé sur ces vidéos.
00:06:21Quoi dire ? C'est sidérant dans un premier temps, c'est accablant dans un second.
00:06:27On l'a vite porté à la connaissance de notre avocat et évidemment de la police, puisque Gaëtan a été entendu quelques jours auparavant.
00:06:36Il n'y a pas de réponse quand on voit ce genre de choses.
00:06:39Quand on voit qu'à côté de ça, ces patrons essayent d'accabler les employés pour fuir leur responsabilité,
00:06:45c'était plus possible pour nous de garder ça. Il fallait le sortir.
00:06:48– Est-ce que vous avez parlé de ces images directement avec Gaëtan ?
00:06:51Est-ce qu'il vous en a dit davantage sur la réaction, notamment de Jacques Moretti ?
00:06:57– Sur le moment, Gaëtan est barman, professionnel, depuis plus d'une douzaine d'années.
00:07:03Pour lui, il a dit « je vais lui donner un coup de main ».
00:07:05Donc le 13 décembre, il est allé lui donner un coup de main pour les gars recoller ses mousses qui tombaient.
00:07:09Donc il y en avait six ou huit, il n'y a plus exactement la quantité exacte.
00:07:14C'est après coup, quand il s'est aperçu, il y a eu le feu, il y a eu le feu à cause de ce genre de choses.
00:07:17C'est catastrophique, c'est catastrophique.
00:07:20– Et il se souvenait de ces vidéos, il se souvenait de cette installation ?
00:07:25Est-ce qu'il vous a raconté davantage la scène ?
00:07:27– Non, il a dit simplement « on a posé les dalles le 13 ».
00:07:31Monsieur Moretti m'a demandé le 14 d'aller vérifier si ça tenait.
00:07:36Voilà, ça s'est passé aussi simplement que ça.
00:07:38– Et ensuite, ces fameuses dalles de mousse, même si on voit bien qu'elles ne tiennent pas très bien,
00:07:42elles sont manifestement restées au plafond.
00:07:44– Ah oui, elles sont restées au plafond.
00:07:46– Ce que disent aussi ces images, c'est une forme quand même d'amateurisme
00:07:51sur la façon dont était géré cet établissement sur le plan de la sécurité.
00:07:55Est-ce que c'est représentatif d'un état d'esprit général, pour ce que vous en a dit Gaëtan ?
00:08:00– Ah oui, oui, oui, excusez-moi, mais tout est fait pour faire de l'argent, tout est fait pour en gagner au maximum.
00:08:06Effectivement, c'est facile d'aller voir des jeunes employés pour recoller au lieu de passer par une entreprise spécialisée
00:08:11qui aurait fait les choses dans les normes et on n'aurait pas eu cette tragédie certainement.
00:08:14– Oui, vous nous avez dit que Gaëtan est un barman expérimenté, ça fait 12 ans qu'il est dans le métier,
00:08:21il a connu plein d'établissements.
00:08:22Est-ce qu'il vous avait déjà dit, franchement, papa aux Constellations,
00:08:26par rapport à ce que j'ai connu avant, c'est un peu n'importe quoi ?
00:08:28– Ah oui, oui, complètement, j'ai mis aux antennes un peu après cette tragédie.
00:08:34Il voulait repartir, il nous avait demandé, il nous a dit je rentre à la maison avant Noël,
00:08:38ce n'est pas possible, ce n'est pas du tout ce qu'on m'a vendu,
00:08:40ce n'est pas du tout l'établissement haut de gamme où je pensais aller, travailler.
00:08:44La Suisse était pour lui une super expérience, travailler ses langues étrangères, etc.
00:08:49Il nous a appelé une semaine avant Noël, donc certainement au moment de ce poste de dalle,
00:08:54même qu'il n'y a pas forcément de lien, pour être très honnête,
00:08:56en disant je rentre, la clientèle ne me convient pas, rien ne va, je rentre, je rentre.
00:09:01Et effectivement, il avait peur de ne pas être payé complètement
00:09:05des quelques semaines qu'il avait travaillé, il s'est arrivé le 1er décembre.
00:09:09Les Moretti lui ont demandé de rester au moins pour tenir la saison,
00:09:13les vacances scolaires de Noël, chose qu'il a dit, oui, voilà.
00:09:17Mais vous voyez, il a fait ça.
00:09:19Je pense que d'abord, par professionnalisme, je ne laisse pas, excusez-moi du terme,
00:09:23je n'aime pas être vulgaire, dans la merde pour les 15 jours des vacances,
00:09:27et aussi parce qu'il avait peur de ne pas être payé.
00:09:29D'ailleurs, aujourd'hui, il n'a jamais eu son salaire.
00:09:31C'est matérialiste, ce que je vous dis, mais il n'a même pas eu son salaire du mois de décembre.
00:09:36Boris, le père de Gaëtan, Jean-Michel Gilbert, il y a quelques instants,
00:09:39nous a parlé de ces fameuses auditions,
00:09:41et il nous a dit, les Moretti chargent les propriétaires.
00:09:46On va s'attarder un tout petit peu là-dessus.
00:09:48C'est quoi exactement le détail de ces auditions ?
00:09:51Alors, vous le savez, il y a une porte de service qui se situait au rez-de-chaussée du Constellation,
00:09:57porte de service derrière laquelle on a hélas retrouvé le corps de Sian,
00:10:02cette franco-suisse, cette serveuse qui a péri dans cet incendie.
00:10:05C'est un premier renseignement important dans ces auditions,
00:10:07puisque Jacques Moretti et Jessica également racontent que c'est l'un de leurs salariés
00:10:11qui a verrouillé cette porte de service avec le fameux loquet qu'on avait longuement évoqué sur BFM TV.
00:10:18Jacques Moretti explique que l'un de ses salariés a avoué que c'est lui qui l'avait fermé.
00:10:24Ce soir-là, ce jeune homme que l'on appellera Jérémy travaillait dans un autre établissement des Morettis.
00:10:30Il a pris la direction du Constellation afin d'apporter des glaçons.
00:10:33Et sans comprendre, sans savoir pourquoi, il aurait donc, selon les déclarations de Jacques Moretti,
00:10:38fermé ce loquet alors que cette porte de service n'avait pas pour habitude d'être fermée à clé dans cet établissement.
00:10:45Il y a un autre renseignement à retenir, mais on le savait déjà, c'est sur les consignes de sécurité.
00:10:50Les salariés du Constellation n'ont jamais été formés à cela.
00:10:54Jacques Moretti le reconnaît.
00:10:55Peut-être que j'ai omis de donner des informations.
00:10:59Il reconnaît qu'il n'y a seulement que l'agent de sécurité qui est hélas décédé, qui avait été formé et qui connaissait ses consignes de sécurité.
00:11:06Sur les mousses antiphoniques, Jacques Moretti ne voyait pas de contre-indication.
00:11:10On ne lui a pas signalé de contre-indication, du moins lorsqu'il a acheté ses mousses dans un magasin de bricolage.
00:11:14Et puis, dernier point, le couple a une nouvelle fois présenté ses excuses aux victimes ainsi qu'à leurs familles.
00:11:20Des excuses qui sont reçues, évidemment, de façon un petit peu dérangeante par les familles de victimes et par les victimes.
00:11:30Parce que, Jean-Michel Gilbert, on imagine que quand vous avez lu ces récits d'audition où le couple semble charger certains de ses salariés, ça a dû ne pas vous plaire beaucoup.
00:11:40Très clairement, ça n'a pas plu non plus à mon fils qui est capable aujourd'hui d'entendre et qui voit ce qui se passe au niveau des informations.
00:11:48Il y a une chose qui le surprend. Je parle à sa place, mais vraiment, c'est quelque chose qui l'énerve.
00:11:56Il dit cette histoire de fermeture, de loquets, de fermeture, de port de sécurité.
00:12:02Il me dit, je ne me souviens pas très bien parce qu'il y a quand même encore beaucoup de trous de mémoire par rapport à cet accident.
00:12:08Il me dit juste la chose suivante. Pour moi, personne n'est jamais venu amener des glaçons aux Constellations.
00:12:14Pourquoi il dit ça ? Il dit parce que moi, je tenais le bar du haut.
00:12:16Le bar du haut, on avait une très grosse machine à glaçons et lors de très très grosses soirées, c'est moi qui fournissais les glaçons, notamment à la salle du bas.
00:12:24Donc lui, il n'a pas se souvenir de cette personne qui est venue amener des glaçons.
00:12:27Il me dit, je ne vois pas l'intérêt puisque moi, j'avais moins de monde à l'étage et j'étais tout à fait capable de fournir les quantités que la salle du bas avait besoin.
00:12:36Donc lui conteste clairement sur le fond et sur l'effet la version des Moretti.
00:12:40Oui, oui, oui. Même si, attention, encore une fois, il dit j'ai des trous, il ne se souvient pas de tout, le cerveau humain est bien fait.
00:12:47Il y a des choses, je ne vois pas. Alors c'est petit à petit que les choses reviennent à lui.
00:12:50Mais ça, c'est quelque chose qui le surprend très très fort.
00:12:54Précision Boris, ce salarié que vous avez appelé Jérémy, il dément ce que dit Jacques Moretti.
00:12:59Alors ce salarié, il a été auditionné quelques heures après la nuit tragique du 31 décembre en tant que personne appelée à déposer des renseignements, à apporter des renseignements.
00:13:11C'est un statut un peu particulier en Suisse.
00:13:13Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est qu'il y a plusieurs avocats de partie civile qui demandent à ce que cette personne soit à nouveau auditionnée pour étayer davantage sa version.
00:13:24pour savoir s'il est en contradiction avec les propos rapportés par Jacques Moretti lors de son audition de mardi dernier en tant que prévenu.
00:13:32Est-ce qu'il y a de nouvelles auditions prévues pour Gaëtan, M. Gilbert, pour votre fils ?
00:13:35Non, non, non, pas du tout.
00:13:38Merci beaucoup pour votre témoignage et puis évidemment nos pensées pour vous et puis pour votre fils qui tente de se remettre autant que possible de ce drame épouvantable qu'on continue à suivre sur BFM TV.
00:13:50Merci beaucoup. L'actualité sur le front des intempéries également ce matin.
00:13:55On va du côté de la Bretagne parce qu'il y a quelques instants, un quatrième département est entré en vigilance.
00:14:01Il s'agit des Côtes d'Armor.
00:14:02Donc si on fait les comptes, il est vilaine, Finistère, Morbihan et Côtes d'Armor.
00:14:08Vigilance aux crues parce que sur le plan des inondations, pour l'instant, les vigilances ont été levées.
00:14:14Mais hélas, on pense que ça n'est que provisoire.
00:14:16On va aller dans l'un de ces quatre départements, c'est le Morbihan parce que Nicolas Dumas est là-bas avec Léane Delabrière.
00:14:21Vous êtes précisément à Malétroit, Nicolas, où on surveille l'évolution des choses depuis hier.
00:14:26Et on comprend à vous voir ainsi au bord de l'Ouste que la population retient vraiment son souffle pour les heures qui viennent.
00:14:35Elle retient son souffle parce qu'il appuie toute la nuit, environ 3 cm ici.
00:14:40Et que dans les heures à venir, le niveau de l'eau va remonter.
00:14:43Là, on est aux alentours de 2,80 mètres et il est attendu par vigie crue jusqu'à 3,45 mètres.
00:14:50En tout cas, si c'est le maximum qui pourrait être atteint ici, soit on dépasserait des épisodes records qui ont eu lieu les précédentes années.
00:15:01Donc c'est vrai qu'ils font très attention au niveau de l'eau.
00:15:04Et il y a une petite sorte d'inquiétude quand même chez les habitants puisqu'il y a de nombreux quartiers qui sont encore immergés ce matin ici à Malétroit.
00:15:15Donc c'est vrai qu'avec cette pluie qui vient de s'arrêter, il y a quand même un léger soulagement.
00:15:20Ce qu'il faut faire attention aussi, c'est qu'il y a un peu de vent, du vent du sud qui pourrait empêcher l'évacuation de l'eau dans l'océan.
00:15:27Merci beaucoup Nicolas. C'est vrai que cette image que vous nous montrez avec l'âne de la Brière, elle est assez saisissante.
00:15:35Et on comprend cette angoisse des habitants du côté du Morbihan, mais pas seulement.
00:15:40Puisque donc, alors que Virginie Hilson-Lévy nous a rejoints, à l'instant, les côtes d'Armor, elles aussi, sont concernées par cette vigilance.
00:15:47Voilà exactement, parce qu'on surveille le niveau de deux cours d'eau en particulier.
00:15:51Donc c'est vrai que l'onde de cru se propage en aval.
00:15:54Alors deux cours d'eau qui concernent donc les côtes d'Armor, le Blavet ou encore l'Ouste, qui est à un niveau assez élevé.
00:16:01C'est vrai ce matin, qui a bien augmenté par rapport à hier soir, puisqu'on a eu un épisode plus vieux assez notable sur la région à nouveau.
00:16:09Il est tombé pratiquement par endroit 40 mm de précipitation, ce qui correspond à 8 à 10 jours de pluie supplémentaire par rapport à ce qu'il est déjà tombé depuis le début du mois.
00:16:19Donc vraiment, vous voyez tous ces cours d'eau encore sous surveillance, puisqu'ils vont continuer de réagir tout au long de la journée.
00:16:26Alors que ce soit pour le Blavet, l'Ouste ou encore la Laïta et l'Odé, on attend des pics de cru dans le courant de la soirée, voire même demain matin.
00:16:34Certains cours d'eau qui vont continuer de progresser, même dépasser quasiment les 3 mètres, avec des débits aussi élevés.
00:16:40Donc les conditions aux alentours sont quand même assez dangereuses.
00:16:44Alors je vous disais, c'est quasiment un mois qui est historique pour la Bretagne.
00:16:48On a battu un record absolu de pluie du côté de 6 ans, c'est vraiment dans le cœur du Finistère, plus de 330 mm de précipitation.
00:16:55Et puis ailleurs aussi des records mensuels, donc depuis 1er janvier par exemple à Quimper, 297 mm de pluie, ce qui est assez quand même important.
00:17:04Donc vraiment la situation reste sous surveillance encore ces prochaines heures.
00:17:08Expliquez-nous pourquoi on maintient une vigilance crue alors qu'on lève la vigilance aux inondations ?
00:17:12Oui, parce que les cours d'eau ne réagissent pas tout de suite.
00:17:15Voilà, c'est vraiment une propagation de l'onde de cru.
00:17:17Donc ça veut dire qu'à certains endroits, s'il pleut, plus en aval, le cours d'eau peut augmenter les heures qui suivent.
00:17:24Donc c'est exactement ce qui se passe pour les côtes d'Armoire.
00:17:26Alors ça a augmenté assez progressivement, mais ça va continuer de progresser.
00:17:30Et finalement, ça reste assez dangereux.
00:17:32Donc c'est une question un peu de timing.
00:17:33C'est pour ça que généralement, même quand il y a une vigilance pluie-inondation, la vigilance crue arrive quelques jours après, parfois.
00:17:42Donc là, c'est vraiment ce qui se passe.
00:17:44Et c'est pour ça que cette vigilance crue pourrait se maintenir, voire même quasiment toute la semaine.
00:17:47Et pour ceux qui ont l'habitude de vous suivre et de vous entendre sur BFM TV,
00:17:50on sait que cette situation des crues et des inondations, elle est liée bien sûr d'abord au pluie,
00:17:54mais aussi aux marées, au vent, tout ça entre en ligne de compte.
00:17:58Expliquez-nous comment la situation va évoluer, d'abord à court terme, sur les heures qui viennent.
00:18:02Oui, alors c'est vrai qu'il y a des facteurs aggravants, on l'a entendu.
00:18:04Donc il y a un vent de secteur sud qui est assez fort aujourd'hui et qui maintient d'ailleurs cette douceur.
00:18:09On a des températures vraiment très douces pour la saison.
00:18:11Et ce qui fait que ça freine aussi l'écoulement des cours d'eau.
00:18:13On a des rafales jusqu'à 60-90 km heure sur le littoral de la Bretagne.
00:18:17Alors les coefficients de marée sont en baisse.
00:18:19Ça, c'est plutôt une bonne nouvelle, même si on sait que les cours d'eau varient en fonction des marées.
00:18:26Donc voilà, là on a des pluies qui se sont vraiment évacuées vers l'Est.
00:18:30On va retrouver des conditions un petit peu plus calmes aujourd'hui.
00:18:33On pourra voir encore quelques averses localement.
00:18:35Mais rien à voir en tout cas, si on peut vraiment vous rassurer par rapport à ce qu'on a connu ces dernières heures.
00:18:41Et demain, ce sera plus calme.
00:18:42On va retrouver un peu de soleil en Bretagne.
00:18:44Ça fait du bien.
00:18:45Donc pas de pluie en prévision.
00:18:48Donc les cours d'eau devraient continuer de baisser.
00:18:51Bon, en revanche, on a de nouvelles pluies qui arrivent jeudi et vendredi avec des cumuls encore assez importants.
00:18:57Donc ça veut dire soleil demain, mais il faut se préparer un week-end qui risque d'être compliqué.
00:19:00Qui risque vraiment d'être, oui, je pense compliqué.
00:19:03Et les conditions sont vraiment très pessimistes, au moins jusqu'à début février.
00:19:07Donc vraiment jusqu'à la semaine prochaine.
00:19:09On ne voit pas vraiment la fin de cet épisode perturbé pour l'instant sur les modèles météorologiques.
00:19:16Donc voilà, c'est encore compliqué pour la Bretagne.
00:19:18Et surtout, j'en profite, on va surveiller le sud-est aussi.
00:19:21Parce qu'il va beaucoup pleuvoir ces prochaines heures, notamment entre le Var et les Alpes-Maritimes.
00:19:25Où là aussi, ça pourrait créer des inondations.
00:19:28Donc on connaît vraiment des épisodes pluvieux, notables depuis maintenant plusieurs jours en France.
00:19:33Oui, la France est vraiment dans un couloir.
00:19:35Le couloir, c'est ça.
00:19:35Le rail dépressionné.
00:19:36Voilà, on apprend à vous écouter tous les jours.
00:19:39Bien sûr, vous et l'ensemble du service météo-climat de BFMTV, vous surveillez la situation et vous revenez tout à l'heure.
00:19:47Nous aussi, on revient dans quelques instants.
00:19:48On va aller à Minneapolis parce que les choses sont en train d'évoluer aux Etats-Unis.
00:19:53On apprend que des agents fédéraux de la police de l'immigration commencent à se retirer de la ville.
00:19:57Doivent le faire en tout cas dans les heures qui viennent.
00:19:59Et puis, autre annonce qui concerne l'Europe.
00:20:02On apprend que certains de ces fameux agents de la police de l'immigration américaine vont aller en Italie.
00:20:07Et oui, en mission pour les Jeux olympiques d'hiver, figurez-vous.
00:20:09On vous explique pourquoi dans quelques instants.
00:20:11A tout de suite.
00:20:11Des agents de l'immigration américains seront en Italie dans quelques semaines pour participer à la surveillance des Jeux olympiques.
00:20:19Décision qui vient d'être annoncée et qu'on va vous expliquer.
00:20:22Ce sera juste après le rappel de l'ensemble des titres de l'actualité de ce mardi présenté ce matin par Marie-Jean Tric.
00:20:28Bonjour Marie.
00:20:29Bonjour Julien.
00:20:29Direction le Sud-Ouest pour commencer avec une nouvelle mobilisation d'agriculteurs.
00:20:33Oui, et ça se passe à Toulouse.
00:20:35Ça vient de commencer.
00:20:36Ça a commencé à 10h précisément.
00:20:37C'est la coordination rurale qui est à l'origine de cette manifestation.
00:20:40Mais d'autres syndicats y participent.
00:20:43On retrouve Jean-Wilfrid Forquès sur place.
00:20:45Bonjour Jean-Wilfrid.
00:20:46Alors cette action est autorisée par la préfecture.
00:20:48C'est important de le dire.
00:20:49En revanche, les tracteurs sont interdits.
00:20:51Est-ce que cette interdiction est respectée ?
00:20:53Oui, pour l'instant, l'interdiction est respectée Marie,
00:20:58puisque les tracteurs ont été bloqués avant l'entrée sur le périphérique ici à Toulouse.
00:21:03Il y avait plusieurs groupes qui s'étaient organisés dans la nuit pour essayer de rentrer avec les tracteurs.
00:21:08Ils ont été bloqués par les forces de l'ordre.
00:21:10Un dispositif très très impressionnant depuis ce matin.
00:21:14Ici, les agriculteurs sont rassemblés avec la FNSE, la coordination rurale notamment, très très présents.
00:21:20Ce matin, plusieurs agriculteurs ont été interpellés, 5 agriculteurs interpellés,
00:21:25placés en garde à vue parce qu'ils étaient à bord de tracteurs et voulaient se rendre ici dans le centre de Toulouse.
00:21:30On ne sait pas si cette manifestation va utiliser l'itinéraire qui a été autorisé par le préfet
00:21:35ou prendre des chemins détournés pour se rendre à la préfecture.
00:21:39En tout cas, une délégation, elle sera reçue en principe à la préfecture à 15h30.
00:21:44Merci beaucoup Jean-Wilfrid avec Laura Dubois à vos côtés pour les images.
00:21:47Marie, dans l'actualité, un nouvel enlèvement lié aux crypto-monnaies.
00:21:51Oui, ça s'est passé dimanche matin à Voiron, en Isère.
00:21:54Un homme de 74 ans a été enlevé par 4 ravisseurs qui étaient armés de couteaux et de fusils à pompe.
00:21:59Il voulait obtenir une rançon et des crypto-actifs auprès de son fils.
00:22:02Alors, le septuagénaire a été libéré.
00:22:04On ne sait pas encore vraiment dans quelles circonstances.
00:22:06On sait en revanche qu'il est blessé à la main et au visage.
00:22:094 personnes ont été interpellées et une enquête a été ouverte.
00:22:11À l'étranger, la tension qui monte toujours dans le golfe Persique
00:22:14avec l'arrivée maintenant sur place d'un porte-avions américain.
00:22:16Oui, les Etats-Unis qui renforcent leur présence dans la région.
00:22:19On va retrouver Antoine Hollard, notre correspondant à Washington.
00:22:22Alors, Antoine, officiellement, ce porte-avions vise à promouvoir la stabilité dans la région.
00:22:26Mais, bien entendu, on se pose la question, une intervention américaine va-t-elle avoir lieu ?
00:22:31Oui, en fait, Donald Trump montre les muscles.
00:22:34Il évoque une grande armada qui arrive au Moyen-Orient.
00:22:37Il s'agit du porte-avions Lincoln.
00:22:395 000 marins à bord, 90 aéronefs.
00:22:42Il est accompagné par 3 navires de guerre équipés notamment de missiles Tomahawk.
00:22:46Le Pentagone a par ailleurs déployé des avions de combat supplémentaires dans la région.
00:22:50Alors, il y a une dizaine de jours, on pensait que les frappes américaines étaient imminentes.
00:22:55Trump, finalement, n'a pas appuyé sur le bouton,
00:22:57notamment parce que les Américains n'avaient pas suffisamment de moyens sur place pour mener ces frappes
00:23:01et surtout pour défendre les bases américaines qui seront prises pour cible en représailles.
00:23:06Trump, désormais, a toutes les cartes en main et il a plusieurs choix possibles.
00:23:11Il peut lancer une attaque, de nouveaux plans d'action lui ont d'ailleurs été présentés.
00:23:16Il peut aussi essayer de conclure un deal avec les MOLA, un accord pour mettre fin au programme nucléaire iranien.
00:23:22Trump assure que Téhéran veut discuter.
00:23:24Il se dit lui-même ouvert à des négociations.
00:23:28Ce déploiement de force permettrait alors de mettre une pression maximale sur le régime.
00:23:32Dernière hypothèse, dernière option, c'est que ce groupe naval soit utilisé pour bloquer les exportations de pétrole,
00:23:38ce qui aurait pour effet d'asphyxier totalement le régime,
00:23:40puisque le pétrole vendu sur le marché noir, c'est la principale ressource de Téhéran.
00:23:45– Oui, Donald Trump donc au front sur l'Iran.
00:23:47Merci beaucoup Marie-Jean Tricq, mais également sur le front intérieur
00:23:51avec les suites de la mort d'un manifestant ce week-end à Minneapolis,
00:23:56victime de tirs de la part d'agentes de l'immigration américains.
00:24:00Des agents dont certains vont aller en Italie dans quelques semaines pour les Jeux olympiques.
00:24:04Patrick Saut, c'est une nouvelle qu'on a apprise il y a quelques minutes
00:24:07et vu le contexte qui nous scotche un petit peu, voilà ce qu'a dit un porte-parole.
00:24:11Le service de sécurité de l'ICE soutiendra le service de sécurité diplomatique du département d'État américain.
00:24:17– Oui, alors si on enlève tout contexte des forces de l'ordre type gendarmes pour les Français
00:24:21ou polices qui accompagnent des délégations sur des Jeux olympiques,
00:24:25ça arrive tout le temps, ou sur la Coupe du Monde.
00:24:27J'ai souvenir de gendarmes français qui avaient accompagné l'équipe de France, notamment au Qatar.
00:24:32Là justement précisément, le Qatar a annoncé qu'il envoyait des policiers du côté de l'Italie,
00:24:39mais c'est simplement pour aider à la sécurité des athlètes et aussi bien souvent pour la coopération avec les forces de l'ordre locales.
00:24:50Jamais pour, comme c'est dit dans le communiqué, pour vérifier, pour évaluer et atténuer les risques liés aux organisations criminelles transnationales.
00:24:59Je pense que c'est une première et les Italiens ne sont pas contents.
00:25:03À l'instant, le maire de Milan a dit « les agents de l'Aist ne sont pas les bienvenus ».
00:25:07Et cette annonce est officielle depuis quelques minutes.
00:25:09Oui, mais c'est une atmosphère qui traînait déjà en Italie depuis quelques jours.
00:25:14Et je suis remonté un petit peu dans les réseaux sociaux.
00:25:16Et vous avez le ministre italien de l'Intérieur qui a dit « écoutez, des agents de l'Aist qui viennent auprès des athlètes américains, très bien ».
00:25:26Je cite le ministre de l'Intérieur italien « Toutes autres activités policières sur le territoire italien relèvent de la compétence exclusive des autorités italiennes,
00:25:36principalement des préfectures et des directions de la police.
00:25:38Il est formellement interdit aux agents, aux services de délégations étrangères américaines ou autres,
00:25:43d'exercer des activités de police ou similaires sur le territoire italien.
00:25:46Grosso modo, faire du Minneapolis à Milan, c'est pas question ».
00:25:50On va voir comment ça va évoluer parce que vraiment, ça vient de tomber.
00:25:52Et ça réagit très fortement aux côtés italiennes déjà.
00:25:56On était rapides.
00:25:57Alors justement, sur Minneapolis, c'est l'information de la nuit.
00:26:00Les agents de la police anti-immigration, cette fameuse ICE, vont commencer à quitter la ville de Minneapolis.
00:26:06C'est le maire de la ville qui l'a annoncé après avoir eu au téléphone Donald Trump.
00:26:11Voilà, Jacob Frey qui s'exprime pour dire qu'ils vont quitter la zone demain.
00:26:14Et il espère que d'autres personnes impliquées vont continuer à partir.
00:26:17Écoutez quelques premières réactions chez les habitants.
00:26:19« Il y a beaucoup de peur autour des violences et des représailles possibles lorsqu'ils partent.
00:26:24Je sais qu'ils ne partent pas tous, mais le fait qu'ils perdent une part importante de leurs effectifs
00:26:28fait déjà un soulagement.
00:26:30Nos quartiers et nos communautés ont été brutalement maltraités par eux.
00:26:34Évidemment, ils vont essayer de faire la même chose ailleurs.
00:26:36Mais nous avons un modèle ici maintenant.
00:26:38Nous montrons déjà activement au monde comment faire face à l'ICE.
00:26:41Et j'espère que le reste du pays sera lui aussi prêt à tenir bon ».
00:26:45Alors Donald Trump recule, Patrick, c'est pas vraiment dans ses habitudes.
00:26:48Pourquoi ?
00:26:49C'est très compliqué.
00:26:50Encore une fois, tout est question de deal, d'accord.
00:26:52On n'est pas sur un accord commercial.
00:26:54Mais effectivement, alors que ça montait très haut.
00:26:56Souvenez-vous, hier soir, avec ce message sur Touche Social du président américain disant
00:27:00« J'envoie le tsar des frontières, Tom Oman, qui est vraiment l'homme, l'un des plus durs sur la question migratoire,
00:27:07qui dit, et c'est dans sa philosophie, Tom Oman, que les migrants, pour leur santé, pour leur vie, seront mieux dans leur propre pays,
00:27:14mais surtout pas sur le territoire américain.
00:27:17Et juste derrière, nouveau message, j'ai eu le gouverneur Tim Walz, ça s'est très bien passé.
00:27:22J'ai eu le maire de Minneapolis, qu'on vient d'entendre, Jacob Frey, ça s'est très bien passé.
00:27:27On va faire redescendre la pression.
00:27:29Ils sentent aussi qu'il y avait un tiraillement qui commençait à venir dans la population, je dirais, républicaine,
00:27:35et pas forcément maga, qui commençait à voir ces images, avec l'idée que la fin ne justifie pas toujours les moyens.
00:27:42Et encore une fois, on a tous vu ces images, vous pouvez les interpréter comme vous voulez,
00:27:47mais pas le fait que, comme le disait Christine Homme, qui s'occupe des affaires intérieures,
00:27:53que cet homme qui a été assassiné à l'exprétit venait faire une tuerie de masse.
00:27:57Ça, tout le monde voit bien que ce n'était pas le cas.
00:27:59Oui, on a même vu des vidéos d'Alex Preti, qui est un infirmier qui servait auprès de vétérans en fin de vie,
00:28:05très très impliqué dans sa communiquée, donc évidemment, ça a choqué et sidéré absolument tout le monde.
00:28:10Ces décisions, elles ont été poussées justement par l'ampleur de cette contestation qui a monté dans tout le pays,
00:28:16mais aussi et d'abord principalement dans le Minnesota, sur les réseaux sociaux.
00:28:19Et vous allez voir avec nos éclairs des vidéos qui montrent l'ampleur du rejet sur place des agents.
00:28:24C'est Fanny Wegscheider qui a fouillé l'ensemble de ces vidéos très fortes et vous en avez sélectionné plusieurs.
00:28:30Oui, il n'y a pas besoin de fouiller beaucoup.
00:28:31Il y en a énormément de ces vidéos sur les réseaux sociaux d'habitants, de travailleurs de Minneapolis,
00:28:36notamment qui s'en prennent directement aux agents de ICE ou de la police aux frontières.
00:28:40Regardez cette boulangère, par exemple, dans son établissement,
00:28:43qui demande à ses policiers d'ICE de quitter sa boutique.
00:28:47Elle leur crie dessus, elle leur dit qu'ils font peur à ses clients.
00:28:50Elle leur demande de partir et les insultes fusent, évidemment.
00:28:55Vous voyez, en tout cas, elle ne se démonte pas.
00:28:56Elle est très poussive dans ses arguments et ils finissent par partir.
00:29:00Une autre image également qui montre un autre travailleur.
00:29:04C'est un Somalien qui est chauffeur de Uber, qui travaille dans la légalité.
00:29:08C'est ce qu'il dit à cette nasse d'agent, cette fois-ci, de la Border Patrol,
00:29:13donc des policiers aux frontières qui sont du côté de l'aéroport de Minneapolis,
00:29:16qui l'encercle. Il rencontre même, vous le voyez, Gregory Bovino,
00:29:20le chef des Border Patrol, à qui il tient tête aussi,
00:29:25parce que les agents se moquent de son nom.
00:29:27Ils lui disent qu'il n'est pas américain, qu'il n'a rien à faire sur le territoire.
00:29:31Il leur tient tête pendant plusieurs très très longues minutes,
00:29:34soutenus également par les autres travailleurs Uber qui sont près de lui.
00:29:38Et il arrive donc, finalement, après avoir rencontré le chef
00:29:41et avoir expliqué tous ses arguments et dire qu'il était en légalité,
00:29:44à les repousser. C'est assez impressionnant.
00:29:45Je vous invite à regarder la séquence en entier, elle est très longue.
00:29:48Et puis, un dernier exemple qui montre également cette résistance
00:29:52des habitants de Minneapolis.
00:29:54Ici, c'est une livreuse de nourriture à domicile
00:29:57qui vient pour livrer une famille.
00:29:58Et elle est poursuivie par des agents de l'ICE
00:30:01qui lui demandent de venir, de la suivre.
00:30:05Ils ne lui demandent pas ses papiers.
00:30:07Ils n'ont pas non plus de mandat d'arrêt.
00:30:12Il débarque dans cette famille qui abrite cette femme que vous voyez,
00:30:16qui est la livreuse, en disant qu'elle travaille légalement dans le pays.
00:30:20Il montre sa carte d'identité et il l'abrite même à l'intérieur
00:30:23pendant que, vous le voyez, les policiers de ICE rentrent illégalement
00:30:26sur la propriété de cette famille.
00:30:28Ce sont des scènes qui font vraiment froid dans le dos
00:30:30quand on les regarde en longueur.
00:30:32Merci, Fanny.
00:30:32Raphaël, vous les avez vus aussi, vous, toutes ces scènes.
00:30:35Et on est vraiment en ce moment dans une bataille de communication
00:30:37sur les réseaux entre, d'un côté, ces habitants
00:30:40qui se mobilisent contre ICE
00:30:42et puis les autorités américaines
00:30:44qui, de leur côté aussi, tentent de contrôler tout ça.
00:30:46Oui, effectivement.
00:30:47Et qui publient de nombreux messages sur les réseaux sociaux
00:30:51qui sont appuyés par des réseaux sociaux
00:30:52qui sont maintenant plutôt amis.
00:30:53Il y a évidemment X, anciennement Twitter,
00:30:56avec Elon Musk qui appuie ce type de messages.
00:30:58mais aussi Meta, Mark Zuckerberg s'est rapproché de Donald Trump
00:31:03et puis TikTok aussi qui était maintenant
00:31:05qui est sous le contrôle d'un proche de Donald Trump.
00:31:07Mais ce qui est intéressant, c'est le recrutement.
00:31:09Et c'est ce qu'on voit d'ailleurs s'afficher à l'écran.
00:31:11Ça, c'est des messages de recrutement de l'ICE
00:31:14avec des références très particulières.
00:31:17Ce qu'on voit s'afficher, c'est « destroy the flood ».
00:31:19Alors, ça ne vous parlera peut-être pas
00:31:20« détruire le flood ».
00:31:23En fait, ça fait référence.
00:31:24L'image provient d'un jeu vidéo,
00:31:25d'un célèbre jeu vidéo qui s'appelle « Allo »
00:31:27et « destroy the flood »,
00:31:28ça fait référence au fait de détruire
00:31:30une race extraterrestre parasite.
00:31:33Donc, on comprend bien le sens que ça peut prendre
00:31:35quand on recrute de potentiels policiers
00:31:38qui vont devoir aller traquer des migrants.
00:31:41Et puis, il y a d'autres messages de ce type
00:31:44qui sont publiés.
00:31:45D'ailleurs, celui-là est plus récent.
00:31:46C'était le 9 janvier dernier.
00:31:48Pareil, toujours pour recruter des policiers de l'ICE
00:31:52avec un slogan « We love our home again ».
00:31:54Nous retrouvons notre maison, notre foyer.
00:31:57Et ça, en fait, ça fait référence au titre d'une chanson
00:32:00qui est l'hymne des Proud Boys,
00:32:02donc un groupe de suprémacistes blancs
00:32:03et qu'on retrouve aussi dans des regroupements néo-nazis.
00:32:06Ces processus de recrutement…
00:32:07Qui avaient été présents au moment de la tentative
00:32:09d'invasion du Capitole.
00:32:10Exactement.
00:32:10Et ça, ce que je vous montre,
00:32:12alors rien que ces publications,
00:32:13c'est 30, 40, 50 millions de vues,
00:32:16rien que sur les réseaux sociaux.
00:32:17Et quand on voit l'importance du recrutement,
00:32:20le nombre d'agents, il y a 10 000 agents
00:32:21qui doivent être recrutés prochainement,
00:32:24on imagine que la cible est assez identifiée, on va dire.
00:32:28Et on va plus loin sur ce contrôle ou pas des réseaux sociaux
00:32:32parce qu'effectivement, en Californie,
00:32:34une enquête a été lancée face à des soupçons sur TikTok,
00:32:39notamment, qui tenteraient de contrôler un petit peu les choses.
00:32:41On va retrouver notre correspondant à Los Angeles en Rihardo.
00:32:45Le président Trump a-t-il trouvé la solution
00:32:47pour faire censurer les critiques à son égard
00:32:50sur l'application TikTok ?
00:32:52C'est la question qui se pose depuis seulement quelques heures
00:32:54car de nombreux utilisateurs disent que tout leur contenu
00:32:58contre la police de l'immigration aille
00:33:00à la situation amenée à police,
00:33:02mais aussi leur poste sur TikTok sur l'affaire Einstein.
00:33:06Tout cela aurait été censuré ou supprimé.
00:33:09Cela fait des mois que Donald Trump
00:33:11voulait absolument que le TikTok aux USA
00:33:12soit contrôlé par des investisseurs américains.
00:33:15C'est le cas depuis seulement trois jours.
00:33:17Et parmi ces investisseurs se trouve Larry Allison,
00:33:21le grand patron de Oracle,
00:33:22qui est un proche et un ami intime de Trump,
00:33:26d'où ses suspicions.
00:33:27Le gouverneur de Californie, Gavin Luceon,
00:33:29vient de dirigeanter une enquête
00:33:32pour savoir si TikTok enfreint les lois de l'État californien,
00:33:36notamment au niveau de la liberté d'expression.
00:33:39On saura probablement d'ici vendredi exactement ce qu'il en est
00:33:42et si cette censure est bien réelle ou pas.
00:33:45Puisque Patrick, il nous parle d'enquête ici, Henri Arnaud,
00:33:48est-ce qu'on sait où en est l'enquête ?
00:33:49Sur le tireur, celui qui a abattu à l'exprétit.
00:33:52Il y a des auditions qui sont toujours en cours
00:33:54avec cette promesse quasiment faite par à la fois le gouverneur,
00:34:00le maire, mais aussi l'administration Trump,
00:34:02vraiment d'une enquête impartiale.
00:34:06En tout cas, Donald Trump, dès le départ,
00:34:07au milieu des flammes, je dirais, presque de ses déclarations,
00:34:10avait dit « Nous allons nous pencher sur absolument tout,
00:34:13tout regarder. »
00:34:14Le problème, c'est qui regarde tout et qui en ressent.
00:34:16Il y a eu beaucoup de biais sur les dernières enquêtes.
00:34:18Mais on sent que cette fois-ci, les autorités locales ne vont rien lâcher.
00:34:23Et puis, attention aux fakes aussi
00:34:25et aux images détournées par l'intelligence artificielle.
00:34:28Là aussi, Raphaël, il suffit de regarder un petit peu
00:34:31pour voir qu'il y en a plein.
00:34:32Ah oui, effectivement, ça se multiplie.
00:34:34Et en fait, le principal danger des fakes,
00:34:36c'est d'une part d'identifier les fausses images,
00:34:40mais par ailleurs, du coup, de douter des vraies images.
00:34:43Et c'est vrai que cet rapport, finalement, à la réalité,
00:34:45elle est extrêmement importante.
00:34:47Ce rapport, pardon, à la réalité, il est extrêmement important
00:34:49parce qu'on voit qu'aujourd'hui,
00:34:51et on comprend bien, en fait,
00:34:52toute la bataille de l'image sur les réseaux sociaux,
00:34:54que ce soit pour Alex Préty ou pour René Goud,
00:34:57chaque bavure potentielle policière
00:34:59est documentée en temps réel
00:35:01par cinq, six caméras différentes.
00:35:04Et donc, forcément,
00:35:05quand on confronte ça avec le discours ensuite officiel,
00:35:08c'est extrêmement compliqué.
00:35:09Et donc, c'est vrai que ce rapport à la réalité,
00:35:12notamment sur les réseaux sociaux,
00:35:13ça devient un enjeu absolument fondamental.
00:35:15Ce sont des images qui, en général, apparaissent a posteriori,
00:35:17qui viennent contredire la version.
00:35:19Et on voit qu'il y a la bataille des communes
00:35:20contre les nouvelles images.
00:35:21J'avais oublié de le dire,
00:35:22mais la GoPro des agents qui...
00:35:24Ah, qu'on n'a pas encore vu.
00:35:25Oui, ces images sont en train d'être étudiées.
00:35:26Autre info qui tombe à l'instant,
00:35:28Patrick, à l'étranger, à Oman,
00:35:31on apprend que trois touristes français
00:35:33sont morts dans le naufrage d'un petit bateau
00:35:35au large d'Oman.
00:35:36Est-ce que vous avez des précisions sur...
00:35:37Alors, les informations que vous lisez,
00:35:39le bilan, il est donné par la police.
00:35:41Moi, je vous ajoute les informations
00:35:43qui ont été données par des médias Omanais.
00:35:45Nous attendons évidemment la confirmation
00:35:47de la part du ministère français des Affaires étrangères,
00:35:49parce que l'affaire est suffisamment grave.
00:35:51On était sur une excursion en bateau,
00:35:54c'est ce que nous disent les médias Omanais.
00:35:56C'est une destination qui est assez prisée
00:35:58de plus en plus par les touristes européens,
00:36:00et notamment français.
00:36:01Et donc, 25 touristes se seraient trouvés,
00:36:04en plus du capitaine et d'un matelot,
00:36:07sur une espèce de barque,
00:36:10vous savez, qui a l'habitude
00:36:11de faire un petit peu le tour,
00:36:13précisément là, dans les îles,
00:36:14devant Mascate, la capitale du sultanat d'Oman.
00:36:18Et pour une raison encore que l'on ignore,
00:36:20ce bateau s'est retourné.
00:36:21Il y avait un peu de mer,
00:36:22il y a les vagues de 2 mètres au large de Mascate.
00:36:25Il y a donc eu trois morts côté français.
00:36:28Ce n'était d'ailleurs que les français,
00:36:30c'est trois morts, mais aussi deux blessés,
00:36:32selon les médias.
00:36:34Encore une fois, qu'est-ce qui a fait
00:36:34que le bateau s'est retourné ?
00:36:36On ne le sait pas encore.
00:36:37Mais trois morts, le bilan est déjà très lourd.
00:36:39On rappelle, il n'y a que des français à bord.
00:36:41Et on va avoir d'autres informations,
00:36:42évidemment, très très vite.
00:36:43Vous nous les donnerez, Patrick,
00:36:44mais on voulait vous dire d'ores et déjà
00:36:46cette information qui est donc tombée.
00:36:47Trois français morts dans le naufrage
00:36:49de ce petit bateau au large d'Oman.
00:36:52L'actualité judiciaire, ce matin,
00:36:53avec le procès en appel
00:36:56dans l'affaire Samuel Paty,
00:36:57procès qui a repris
00:36:57il y a un peu plus d'une heure maintenant,
00:37:00dans une ambiance évidemment un peu particulière,
00:37:02après une première journée hier
00:37:03qui a été marquée par une entrée en matière choc
00:37:06de la part de l'avocat des accusés
00:37:08qui a accusé Samuel Paty
00:37:11d'islamophobie même
00:37:13et de discrimination envers les musulmans,
00:37:15ce qui a beaucoup choqué.
00:37:16On va vous dire exactement ce qui a été dit.
00:37:19D'abord, on va retrouver Mathias Tesson
00:37:20sur place avec Baptiste Quetta.
00:37:23Racontez-nous ce matin,
00:37:25lorsqu'a commencé cette deuxième audience,
00:37:27quelle était l'atmosphère ?
00:37:31Eh bien, il y a une scène
00:37:32qui nous a été racontée,
00:37:33c'est que cet avocat,
00:37:35à l'intérieur de la salle d'audience,
00:37:37ce matin, a expliqué
00:37:38que depuis son intervention,
00:37:40il était sur les réseaux sociaux
00:37:42victime de menaces.
00:37:44Pour bien comprendre ce qui s'est passé,
00:37:45il faut revenir à hier matin,
00:37:47lorsque ce nouvel avocat,
00:37:49Maître Francis Vuillemin,
00:37:51qui intervient en défense
00:37:53d'Abdel Hakim Seffrioui,
00:37:55a fait une déclaration
00:37:57qui a évidemment suscité
00:37:59beaucoup d'émois,
00:38:00notamment chez les partis civils,
00:38:03parce qu'il a amené
00:38:05dans le débat
00:38:06le fait que, selon lui,
00:38:08et selon ses accusations,
00:38:10les cours dispensés
00:38:11par le professeur Samuel Paty
00:38:13avaient quelque chose,
00:38:15à l'époque,
00:38:15de discriminant,
00:38:16voire même d'islamophobe.
00:38:18Il faut comprendre
00:38:19que derrière ces mots,
00:38:22il y a une stratégie
00:38:23de défense,
00:38:24évidemment discutable,
00:38:26qui consiste à légitimer
00:38:28ou à expliquer,
00:38:29d'une certaine manière,
00:38:30le comportement
00:38:30d'Abdel Hakim Seffrioui,
00:38:32ce prédicateur islamiste
00:38:35qui, à l'époque,
00:38:36avait désigné Samuel Paty
00:38:38comme une cible
00:38:40en expliquant
00:38:41qu'il s'était senti,
00:38:44lui et les musulmans,
00:38:45discriminés par le cours
00:38:46dispensé par Samuel Paty.
00:38:48et il avait comme cela
00:38:50instigué sur les réseaux sociaux
00:38:52ou à proximité
00:38:53de l'établissement scolaire,
00:38:54il avait d'une certaine manière
00:38:55appelé à une forme de révolte
00:38:57contre le professeur Samuel Paty
00:38:59en réclamant
00:39:00des sanctions administratives.
00:39:03C'est une stratégie
00:39:04de défense, bien sûr,
00:39:06sauf qu'il a été admis
00:39:08en première instance
00:39:09que Samuel Paty
00:39:11n'avait pas désigné
00:39:12comme cela
00:39:12les élèves musulmans
00:39:13dans sa classe
00:39:15et ne lui avait pas appelé
00:39:16à ce qu'ils sortent
00:39:17de son cours.
00:39:17Non, il leur avait proposé
00:39:19aux élèves musulmans
00:39:21ou pas d'ailleurs
00:39:21de quitter sa classe
00:39:23ou alors de se cacher les yeux
00:39:25ou de ne pas regarder
00:39:26les caricatures
00:39:27d'une manière bienveillante
00:39:29pour qu'ils ne soient
00:39:30éventuellement pas choqués.
00:39:32Voilà pour ces déclarations
00:39:34qui ne manqueront pas
00:39:35de faire réagir
00:39:36à l'occasion
00:39:36de ce nouveau procès
00:39:37en appel
00:39:38qui va durer 5 semaines.
00:39:39On a voulu avoir
00:39:40merci beaucoup Mathias
00:39:41un éclairage
00:39:41de la part d'un confrère
00:39:42de Maître Ville-Main
00:39:43même si Maître
00:39:44de la Morandière
00:39:45vous n'êtes pas
00:39:46partie prenante
00:39:47à ce dossier.
00:39:48Bonjour à vous.
00:39:49Bonjour.
00:39:50C'est quand même intéressant
00:39:50d'entendre votre éclairage
00:39:51professionnel
00:39:52en tant qu'avocat
00:39:53pour essayer de prendre
00:39:53un petit peu de distance.
00:39:54Alors évidemment
00:39:55c'est difficile
00:39:55de commenter
00:39:57la stratégie choisie
00:39:58par un confrère
00:39:58mais est-ce que malgré tout
00:39:59vous avez ressenti vous
00:40:00un malaise
00:40:01en entendant ça hier ?
00:40:02Alors effectivement
00:40:03il faut s'interdire
00:40:04de commenter
00:40:05la stratégie
00:40:05de défense
00:40:06d'une autre personne
00:40:07d'un confrère
00:40:08c'est vraiment impossible
00:40:09il faut voir
00:40:10ce qu'il choisit.
00:40:12Par contre
00:40:12on peut avoir
00:40:13des réflexions
00:40:14des observations
00:40:15un peu spontanées.
00:40:16C'est-à-dire que
00:40:17déjà invoquer
00:40:19l'étendard
00:40:20de la discrimination
00:40:20c'est justement
00:40:22quelque chose
00:40:22qui est dangereux.
00:40:24On s'aperçoit
00:40:25que taper sur les victimes
00:40:27d'une manière générale
00:40:28dans un procès pénal
00:40:29ça ne fonctionne pas bien
00:40:31et surtout
00:40:31dans ce dossier-là
00:40:32il y a des enjeux
00:40:34de sécurité juridique
00:40:35qui sont très intéressants
00:40:36qui sont très techniques
00:40:37parce qu'en fait
00:40:38en première instance
00:40:39les juges
00:40:40et la cour d'assises spéciale
00:40:42ont en fait
00:40:43considérablement étendu
00:40:44le champ d'incrimination
00:40:45de l'association
00:40:46de malfaiteurs
00:40:46en étant assez léger
00:40:49sur l'élément matériel
00:40:51de l'infraction
00:40:52puisque par exemple
00:40:53faire une vidéo
00:40:54faire une prédication
00:40:55ça peut
00:40:56difficilement
00:40:58rentrer spontanément
00:41:00dans le champ
00:41:00d'incrimination
00:41:01des actes préparatoires
00:41:02constitutifs
00:41:03de l'association
00:41:04de malfaiteurs
00:41:04premier point
00:41:05mais surtout
00:41:06sur le point de vue intentionnel
00:41:07où il y a une véritable révolution
00:41:09qui est en train de se faire
00:41:10sur ce point-là
00:41:11puisqu'en fait
00:41:12on substitue
00:41:13la connaissance
00:41:14des co-auteurs
00:41:15la connaissance
00:41:16des malfaiteurs
00:41:17la connaissance
00:41:18en fait
00:41:18du projet criminel
00:41:19lui-même
00:41:20par une connaissance
00:41:21du risque
00:41:21un risque social
00:41:22et ça
00:41:23je pense qu'il y a
00:41:24une question
00:41:24très technique
00:41:25très juridique
00:41:26qu'il va falloir
00:41:26poser pendant ce procès-là
00:41:29et j'aurais été plus à l'aise
00:41:31effectivement
00:41:32pour répondre
00:41:32à votre question
00:41:33de situer d'emblée
00:41:34le débat
00:41:35sur ce terrain-là
00:41:36et on comprend que pour vous
00:41:37ce n'est pas forcément
00:41:37la meilleure stratégie
00:41:39à suivre
00:41:39en l'espèce
00:41:41même si vous le dites
00:41:41évidemment
00:41:42entre les lignes
00:41:42maître
00:41:43on a bien compris
00:41:44merci beaucoup
00:41:44pour cet éclairage
00:41:46dans un instant
00:41:47Cran-Montana
00:41:48et le drame
00:41:49avec de nouveaux
00:41:50documents vidéo
00:41:51et sonores
00:41:51que vous allez entendre
00:41:52sur BFM TV
00:41:53tourner 15 jours
00:41:54avant le drame
00:41:55et qui concerne
00:41:55directement les mousses
00:41:57qui étaient au plafond
00:41:58vous allez voir
00:41:59comment le propriétaire
00:42:01les faisait coller
00:42:01avec une technique
00:42:02pour le moins
00:42:02particulière
00:42:04à tout de suite
00:42:04il est pratiquement 11h
00:42:06vous êtes dans
00:42:07Arnaud Direct
00:42:08regardez ce qui nous attend
00:42:09pour l'heure qui vient
00:42:11nous allons d'abord
00:42:12vous montrer
00:42:12de nouveaux éléments sonores
00:42:14sur la tragédie
00:42:14de Cran-Montana
00:42:15des enregistrements
00:42:16réalisés avant
00:42:17la catastrophe
00:42:17sur les fameuses mousses
00:42:19qui ont pris feu
00:42:19et vous verrez
00:42:20qu'elles n'étaient pas
00:42:21vraiment bien fixées
00:42:22au plafond
00:42:22l'ombre de l'armada
00:42:24américaine plane
00:42:25plus que jamais
00:42:26sur l'Iran
00:42:26un porte-avions
00:42:27est arrivé au large
00:42:28Donald Trump
00:42:29entretient le suspense
00:42:30sur ses intentions
00:42:31frappe ou pas
00:42:31vous verrez en tout cas
00:42:32comment l'Iran
00:42:33se prépare
00:42:33avec notre correspondant
00:42:35à Téhéran
00:42:35et puis
00:42:36les avions Ryanair
00:42:37ne décollent plus
00:42:38de Clermont-Ferrand
00:42:38la compagnie part
00:42:40à cause de l'excès de taxes
00:42:41et la région
00:42:42se retrouve encravée
00:42:43comme avant
00:42:44c'est parti
00:42:45jusqu'à midi
00:42:45et commençons donc
00:42:54par ces nouveaux
00:42:55éléments
00:42:55dans l'enquête
00:42:56sur la tragédie
00:42:57de Crans-Montana
00:42:57BFM TV
00:42:58s'est procuré
00:42:59des documents
00:43:00audio et vidéo
00:43:01qui ont été enregistrés
00:43:0315 jours
00:43:03avant ce drame
00:43:05terrible
00:43:05alors que disent
00:43:06précisément
00:43:06ces documents
00:43:07qui pourraient jouer
00:43:08un rôle décisif
00:43:08et bien c'est ce qu'on voit
00:43:09avec nos éclaireurs
00:43:10maintenant
00:43:10Fanny Weckscheider
00:43:11Fanny
00:43:14c'est donc
00:43:14la fameuse mousse
00:43:15du plafond
00:43:16qui est au coeur
00:43:16de ces documents
00:43:17oui des documents
00:43:18qui remontent
00:43:18à 15 jours
00:43:19avant la soirée
00:43:20dramatique
00:43:21du nouvel an
00:43:21avec
00:43:22vous allez voir
00:43:23dans un instant
00:43:24des images
00:43:24qui montrent
00:43:25un système
00:43:26de fixation
00:43:26de nouvelles mousses
00:43:27c'est ça l'information
00:43:28de nouvelles mousses
00:43:29c'était testé
00:43:29par le patron
00:43:30du Constellation
00:43:30elles ont été posées
00:43:32vous voyez
00:43:32ces dalles noires
00:43:33au plafond
00:43:33de manière assez précaire
00:43:34c'est le moins
00:43:35qu'on puisse dire
00:43:35fixées soutenues
00:43:37pour les coller
00:43:37soutenues par des
00:43:39queues de billards
00:43:40qui sont coincées
00:43:41entre des tabourets
00:43:42en bas et en haut
00:43:43par des piles
00:43:44de serviettes de table
00:43:45on voit ces dalles
00:43:46de mousse phonique
00:43:47pour adoucir le son
00:43:49dans l'établissement
00:43:50c'est ça qui est au coeur
00:43:51de ces nouvelles découvertes
00:43:52avec
00:43:53Fanny
00:43:54également
00:43:55ce que BFM TV
00:43:56est en mesure
00:43:56de révéler
00:43:57c'est une discussion
00:43:58entre le patron
00:43:59du Constellation
00:44:01le propriétaire
00:44:01le fameux Jacques Moretti
00:44:02et l'un de ses employés
00:44:04à propos de ces mousses
00:44:04ils discutent
00:44:05avec Gaétan
00:44:06c'est l'un de ses serveurs
00:44:07qui est alors
00:44:07responsable du bar
00:44:09Gaétan
00:44:09qui a été grièvement blessé
00:44:10le 31 décembre
00:44:12il discute avec lui
00:44:14de ces nouvelles mousses
00:44:15qu'il a posées
00:44:16et dont il aimerait
00:44:17que Gaétan les teste
00:44:18écoutez
00:44:18oui Gaétan
00:44:20essaie d'enlever une
00:44:21tu vois si ça tombe
00:44:23parce que j'ai mis une mousse
00:44:24mais une mousse
00:44:24que je ne connais pas
00:44:25donc dis-moi
00:44:26si c'est bon
00:44:27dis-moi si elle tombe
00:44:28ou pas
00:44:28si elle tombe
00:44:29il va falloir
00:44:31le laisser malheureusement
00:44:32ouais
00:44:32ça a l'air pas mal
00:44:33enlève les os
00:44:34s'il te plaît
00:44:35Gaétan donc
00:44:36continue de tester
00:44:37ses mousses
00:44:37il reste en contact
00:44:38avec le propriétaire
00:44:39du Constellation
00:44:40il n'est pas vraiment convaincu
00:44:41par la fixation
00:44:43assez précaire
00:44:44qui a été mise en place
00:44:44et il en reparle de nouveau
00:44:46on va l'écouter
00:44:47à son patron
00:44:48là où j'ai l'impression
00:44:51que ça n'a pas trop pris
00:44:52vous voyez on voit
00:44:52le plafond
00:44:54regardez
00:44:54par rapport à
00:44:55quand il y avait la canne
00:44:57on faudrait peut-être
00:44:58remettre de la mousse là
00:44:59ok on en remettra là
00:45:01alors
00:45:01merci
00:45:02voilà ce qui explique
00:45:03donc les décisions
00:45:04les choix qui ont pu être faits
00:45:0615 jours
00:45:07donc avant
00:45:07l'incendie dramatique
00:45:08qui a fait 40 morts
00:45:09et sans cesse blessés
00:45:10à Crans-Montane
00:45:11et Gaétan
00:45:11c'est le barman
00:45:12qui officie au rez-de-chaussée
00:45:13merci beaucoup
00:45:14Fanny
00:45:15il a été blessé
00:45:16dans ce drame
00:45:17mais il est en vie
00:45:18et son père
00:45:20nous a répondu
00:45:20on l'entendra dans quelques instants
00:45:22d'abord Boris
00:45:23on va un petit peu plus loin
00:45:24sur ces documents
00:45:25parce qu'ils sont évidemment
00:45:26très très importants
00:45:27pour l'enquête
00:45:27et ils contredisent
00:45:30en partie au moins
00:45:31la version défendue
00:45:32par le couple propriétaire
00:45:33les Moretti
00:45:33absolument
00:45:34avec donc des images
00:45:36qui pourraient s'avérer
00:45:37accablantes
00:45:38pour le couple Moretti
00:45:39puisqu'on voit
00:45:40que ce sont des installations
00:45:42pour les moins
00:45:42assez artisanales
00:45:43qui ont été mises en place
00:45:45par Jacques Moretti
00:45:45puisque c'est lui-même
00:45:46qui a installé
00:45:47ces plaques acoustiques
00:45:49lors de l'acquisition
00:45:50du Constellation en 2015
00:45:51et qui explique
00:45:52lors de sa dernière audition
00:45:53mardi dernier
00:45:53qu'il s'est rendu
00:45:54dans un magasin de bricolage
00:45:56qu'il a demandé conseil
00:45:57à un vendeur
00:45:58et que ce vendeur
00:45:59ne lui a pas indiqué
00:46:00fait de contre-indication
00:46:01sur l'utilisation
00:46:02de ces mousses acoustiques
00:46:04donc avec ces queues de billards
00:46:05qui tiennent en fait
00:46:07des paquets de serviettes
00:46:07pour maintenir
00:46:08cette mousse acoustique
00:46:10au plafond
00:46:11cette mousse acoustique
00:46:12elle est depuis le début
00:46:13de cette instruction pénale
00:46:14au cœur des investigations
00:46:15et avait-il le droit
00:46:17de la désinstaller lui-même
00:46:18a été-t-elle en vigueur
00:46:20quand on sait
00:46:20qu'il n'y a pas eu
00:46:22de contrôle
00:46:22entre 2020 et 2025
00:46:24mené par les services
00:46:25d'incendie et de sécurité
00:46:26de la commune
00:46:27de Grand-Montana
00:46:28documents qui ont donc
00:46:29été retrouvés
00:46:29dans le téléphone
00:46:30de Gaëtan
00:46:31par son père
00:46:32écoutez-le
00:46:32le père de Gaëtan
00:46:33Gaëtan se soigne
00:46:38doucement
00:46:39il est à la maison
00:46:40on a cette chance
00:46:41il se soigne ses blessures
00:46:44il les supporte plutôt bien
00:46:45maintenant tout l'aspect moral
00:46:47est un autre combat
00:46:47et c'est plus difficile
00:46:49sur cet aspect-là
00:46:50je suis tombé
00:46:50sur ces vidéos
00:46:51quoi dire
00:46:53c'est sidérant
00:46:53dans un premier temps
00:46:54c'est accablant
00:46:55dans un second
00:46:56on l'a vite porté
00:46:59à la connaissance
00:46:59de notre avocat
00:47:00et évidemment de la police
00:47:01puisque Gaëtan a été entendu
00:47:03quelques jours auparavant
00:47:04il n'y a pas de réponse
00:47:07quand on voit ce genre de choses
00:47:09quand on voit
00:47:09qu'à côté de ça
00:47:10ses patrons
00:47:11essayent d'accabler
00:47:12les employés
00:47:13pour fuir leurs responsabilités
00:47:15c'était plus possible
00:47:16pour nous de garder ça
00:47:17il fallait le sortir
00:47:1813 décembre
00:47:18il est allé donner un coup de main
00:47:19pour les gars
00:47:20recoller ses mousses
00:47:21qui tombaient
00:47:22donc il y avait 6 ou 8
00:47:23il n'y a plus exactement
00:47:23la quantité exacte
00:47:26c'est après coup
00:47:27quand il s'est aperçu
00:47:28il y a eu le feu
00:47:28il y a eu le feu
00:47:29à cause de ce genre de choses
00:47:30c'est catastrophique
00:47:31effectivement c'est facile
00:47:33d'aller voir des jeunes employés
00:47:34pour recoller
00:47:35au lieu de passer par une entreprise
00:47:36spécialisée
00:47:37qui aurait fait les choses
00:47:37dans les normes
00:47:38et on n'aurait pas eu
00:47:39cette tragédie certainement
00:47:40il voulait repartir
00:47:41il nous avait demandé
00:47:42il nous a dit
00:47:43je rentre à la maison
00:47:43avant Noël
00:47:44c'est pas possible
00:47:44c'est pas du tout
00:47:45ce qu'on m'a vendu
00:47:46c'est pas du tout
00:47:47l'établissement haut de gamme
00:47:48où je pensais aller travailler
00:47:49la Suisse
00:47:50c'était pour lui
00:47:51une super expérience
00:47:53il dit cette histoire
00:47:54de fermeture
00:47:55de loquets
00:47:56de fermeture
00:47:56de port de sécurité
00:47:57il me dit
00:47:58je ne me souviens pas très bien
00:47:59parce qu'il a quand même
00:48:00encore beaucoup de trous
00:48:02de mémoire
00:48:02par rapport à cet accident
00:48:03il me dit juste
00:48:04la chose suivante
00:48:05pour moi personne
00:48:06n'est jamais venu
00:48:07amener des glaçons
00:48:08aux constellations
00:48:10pourquoi il dit ça ?
00:48:11il dit parce que moi
00:48:11je tenais le bar du haut
00:48:12le bar du haut
00:48:13on avait une très grosse
00:48:14machine à glaçons
00:48:15et lors de très très grosses soirées
00:48:16c'est moi qui fournissais
00:48:18les glaçons
00:48:18notamment à la salle du bas
00:48:20donc lui il n'a pas
00:48:21ce souvenir de cette personne
00:48:22qui est venue
00:48:22amener des glaçons
00:48:23il me dit
00:48:24je ne vois pas l'intérêt
00:48:24puisque moi j'avais
00:48:26moins de monde à l'étage
00:48:28j'étais tout à fait capable
00:48:29de fournir les quantités
00:48:30que la salle du bas
00:48:32avait besoin
00:48:32alors cette histoire
00:48:33de glaçons
00:48:34c'est une réponse
00:48:34à la version
00:48:35du couple propriétaire
00:48:36on vous dira dans
00:48:37quelques instants
00:48:37ce qu'ils disent
00:48:39de leur côté
00:48:39les morettis avec Boris
00:48:40d'abord
00:48:41l'avocat de Gaëtan
00:48:42et de sa famille
00:48:43c'est Jean-Claude Gudicelli
00:48:44qui est avec nous
00:48:45ce matin
00:48:46alors c'est vous
00:48:46qui avez récupéré
00:48:47en premier
00:48:48ces fameux documents vidéo
00:48:49que nous vous avons présentés
00:48:51il y a quelques instants
00:48:52en les voyant
00:48:53vous vous êtes dit quoi ?
00:48:55écoutez
00:48:55je suis effaré
00:48:57à la vision
00:49:01de cette vidéo
00:49:02puisque
00:49:04elle se situe
00:49:05dans le temps
00:49:06quelques jours
00:49:07avant cette tragédie
00:49:09et j'allais dire
00:49:10en matière de sécurité
00:49:11le couple Moretti
00:49:13ne pouvait pas faire pire
00:49:14on est dans une forme
00:49:17d'inconscience
00:49:18totalement coupable
00:49:19une irresponsabilité
00:49:22concernante
00:49:23et
00:49:25alors il y a des problèmes
00:49:30de liaison
00:49:30avec vous
00:49:31maître Boris
00:49:32expliquez-nous
00:49:33lors des auditions
00:49:34la version donc
00:49:35du couple propriétaire
00:49:37qui dit
00:49:38oui on se sent
00:49:39moralement responsable
00:49:40mais sur le fond
00:49:41et sur ce qui s'est passé
00:49:42il charge
00:49:43certains de leurs salariés
00:49:44il charge l'un de ses salariés
00:49:46Jacques Moretti
00:49:47que l'on prénommera Jérémy
00:49:49en fait Jérémy
00:49:50il travaillait dans
00:49:50l'autre établissement
00:49:51des Moretti ce soir
00:49:52le Senso
00:49:53et Jacques Moretti
00:49:54lors de son édition
00:49:54mardi dernier
00:49:55au ministère publication
00:49:56il raconte que Jérémy
00:49:57a apporté des glaçons
00:49:59aux constellations
00:50:01et que c'est lui
00:50:03qui aurait reconnu
00:50:04avoir fermé à clé
00:50:05cette porte de service
00:50:06cette porte de service
00:50:07qui est aujourd'hui
00:50:08au coeur de l'enquête
00:50:09puisque
00:50:09hélas c'est derrière cette porte
00:50:11que le corps de Sian
00:50:11souvenez-vous Julien
00:50:12que cette franco-suisse
00:50:13a été retrouvée
00:50:14donc derrière ces portes
00:50:16comme d'autres victimes
00:50:17Jacques Moretti explique
00:50:18eh bien que ce salarié
00:50:20a avoué
00:50:21que c'est lui
00:50:21qui l'avait fermé
00:50:23Jérémy aurait amené
00:50:24des glaçons aux constellations
00:50:26et sans comprendre
00:50:26pourquoi il a fermé
00:50:27le loquet
00:50:27qu'il y avait
00:50:29en haut de la porte
00:50:30je l'ai su
00:50:31quelques jours
00:50:31après le drame
00:50:32que c'était lui
00:50:33Jacques Moretti
00:50:34explique eh bien
00:50:34que ce salarié
00:50:35se sent toujours
00:50:35selon lui
00:50:36extrêmement coupable
00:50:37au point d'avoir
00:50:37envisagé de fuir
00:50:39voilà ce que raconte
00:50:40donc le co-gérant
00:50:41de ce bar
00:50:42le Constellation
00:50:43Jacques Moretti
00:50:44qui a une nouvelle fois
00:50:44renouvelé ses excuses
00:50:45tout comme son épouse
00:50:46qui a été auditionnée
00:50:47le lendemain
00:50:48ils sont revenus
00:50:49tous les deux
00:50:49sur le fait
00:50:50que les salariés
00:50:50n'avaient pas été formés
00:50:52aux consignes de sécurité
00:50:53Jacques Moretti
00:50:53le reconnaît
00:50:54peut-être que
00:50:55j'ai omis
00:50:55de donner
00:50:55des informations
00:50:57une audition
00:50:58qui a duré
00:50:59près de 11 heures
00:51:00et c'était la toute première fois
00:51:01que le couple Moretti
00:51:02est interrogé
00:51:02sur le fond du dossier
00:51:03et on voit qu'il y a
00:51:04des remondissements
00:51:04parce que tous les jours
00:51:05encore aujourd'hui
00:51:06dans cette affaire
00:51:07ça va continuer évidemment
00:51:08dans les heures
00:51:08et les jours qui viennent
00:51:10et vous suivez
00:51:11l'avancement du dossier
00:51:12Boris
00:51:13avec l'ensemble
00:51:13du service police-justice
00:51:14de BFM TV
00:51:16la mobilisation
00:51:17des agriculteurs
00:51:18maintenant
00:51:19elle se poursuit
00:51:20notamment du côté
00:51:21du sud-ouest
00:51:22direction Toulouse
00:51:23parce que c'est l'un des bastions
00:51:24de cette contestation
00:51:26et il y a une manifestation
00:51:27depuis ce matin
00:51:29et il semble
00:51:31Jean-Wilfred Forkes
00:51:32vous qui suivez
00:51:33cette manifestation
00:51:34depuis ce matin
00:51:34que des tensions
00:51:36soient appérues
00:51:37il y a quelques minutes
00:51:38maintenant
00:51:38racontez-nous
00:51:39ce qui s'est passé
00:51:39on n'en est même plus
00:51:42au fait qu'il semble
00:51:43il y a eu
00:51:44des altercations
00:51:45des échauffourées
00:51:46entre manifestants
00:51:47les agriculteurs
00:51:48notamment de la coordination
00:51:49rurale
00:51:50et les forces de l'ordre
00:51:51parce que le préfet
00:51:52avait autorisé
00:51:53cette manifestation
00:51:54d'agriculteurs
00:51:55mais à pied
00:51:56sans tracteur
00:51:57alors il n'y a pas de tracteur
00:51:59dans le centre-ville
00:51:59de Toulouse
00:52:00mais ces agriculteurs
00:52:01qui devaient manifester
00:52:02plus vers le nord
00:52:04de Toulouse
00:52:04sont rentrés
00:52:06dans le centre-ville
00:52:07autrement dit
00:52:07ils ont quitté
00:52:08l'itinéraire
00:52:09qui avait autorisé
00:52:10et validé
00:52:14voilà
00:52:14validé
00:52:14je cherchais le mot
00:52:15validé par le préfet
00:52:16et il y a eu
00:52:17à ce moment-là
00:52:18lorsqu'ils ont quitté
00:52:19l'itinéraire
00:52:20une altercation
00:52:20entre les forces de l'ordre
00:52:21et les agriculteurs
00:52:23un agriculteur
00:52:24d'ailleurs
00:52:25de la coordination rurale
00:52:26a été interpellé
00:52:275 agriculteurs
00:52:29avaient été interpellés
00:52:30dans un premier temps
00:52:31ce matin
00:52:32à Toulouse
00:52:32parce qu'ils comptaient
00:52:33entrer dans la ville
00:52:35avec leur tracteur
00:52:36en année pour l'instant
00:52:36à 6 interpellations
00:52:37et vous le voyez
00:52:38Julien
00:52:39sur les images
00:52:40de Laura Dubois
00:52:41et bien
00:52:41on s'observe
00:52:42entre forces de l'ordre
00:52:43ici et agriculteurs
00:52:45notamment avec
00:52:45les bonnets jaunes
00:52:46de la coordination rurale
00:52:47et en tête
00:52:48il y a notamment
00:52:49Sébastien Durand
00:52:50de la coordination rurale
00:52:51de la Riège
00:52:52et le président
00:52:53de la chambre
00:52:53d'agriculture
00:52:55du Gers
00:52:55Lionel Candelon
00:52:57qui avait été interpellé
00:52:58il y a 15 jours
00:52:59est placé
00:53:00en garde à vue
00:53:01il est en tête de gondole
00:53:03si j'ose dire
00:53:03il est en train
00:53:04de parlementer
00:53:05avec les forces de l'ordre
00:53:06j'ai discuté
00:53:07avec des responsables
00:53:08de la police
00:53:08qui m'ont dit
00:53:09ils ne bougeront pas
00:53:10ils ne passeront pas
00:53:11ils n'iront pas
00:53:12à la préfecture
00:53:13parce que
00:53:13évidemment
00:53:14vous l'avez compris
00:53:15avec ou sans tracteur
00:53:16leur objectif
00:53:16c'était d'aller
00:53:17rapidement à la préfecture
00:53:19alors que
00:53:19on le rappelle
00:53:20une délégation
00:53:21normalement
00:53:22une délégation
00:53:23de la coordination rurale
00:53:24doit être rechue
00:53:25par le préfet
00:53:26cet après-midi
00:53:26à 15h30
00:53:27et on voit
00:53:28sur ces images
00:53:29tournées par
00:53:30Leroy Dubois
00:53:30avec vous
00:53:31Jean Wilfried
00:53:32qu'il y a à la fois
00:53:33un déploiement
00:53:34policier important
00:53:35et des manifestations
00:53:37qui semblent
00:53:38accepter pour l'instant
00:53:39de rester un petit peu
00:53:40cantonnés
00:53:41dans ce secteur là
00:53:42on a même aperçu
00:53:42quelques sourires
00:53:43est-ce que
00:53:43vous pensez
00:53:44que le pire des tensions
00:53:45est maintenant passé
00:53:46ou pas ?
00:53:47écoutez
00:53:49on a le sentiment
00:53:50qu'on s'observe
00:53:51pour l'instant
00:53:52c'est toujours tendu
00:53:53je discutais
00:53:53tout à l'heure
00:53:54avec des policiers
00:53:55notamment de la brigade
00:53:56en criminalité
00:53:57qui sont présents
00:53:58de l'autre côté
00:53:58et Laura Dubois
00:53:59va bouger
00:54:00elle va vous montrer
00:54:02il y a des engins
00:54:03qui sont également
00:54:04prépositionnés
00:54:05des engins
00:54:05de la police
00:54:07notamment le fameux
00:54:09Centaure
00:54:10qu'on avait vu
00:54:10à plusieurs reprises
00:54:11il y a 15 jours
00:54:12notamment
00:54:13à proximité
00:54:15du périphérique
00:54:16toulousain
00:54:17voilà
00:54:18en tout cas
00:54:18on s'est positionnés
00:54:19côté force de l'ordre
00:54:20on est prêt
00:54:22si jamais
00:54:22il y avait
00:54:23de nouvelles échauffourées
00:54:25ici
00:54:25nous sommes dans le quartier
00:54:26de la place Wilson
00:54:28pas très très loin
00:54:29de la préfecture
00:54:29environ 400 mètres
00:54:31de la préfecture
00:54:31c'est l'objectif
00:54:33évidemment
00:54:33des agriculteurs
00:54:34mais les forces de l'ordre
00:54:35n'ont pas l'intention
00:54:37de laisser passer
00:54:38ces manifestants
00:54:40notamment
00:54:40des manifestants
00:54:41de la coordination rurale
00:54:42on rappelle que
00:54:43la manifestation
00:54:44julien
00:54:45qui avait été autorisée
00:54:46aujourd'hui à Toulouse
00:54:46était une manifestation
00:54:48de l'intersyndical
00:54:49avec la FNSEA
00:54:50avec la Confédération Paysanne
00:54:52avec les jeunes agriculteurs
00:54:54et la coordination rurale
00:54:55mais pour l'instant
00:54:56eh bien
00:54:57on discute
00:54:58on discute toujours
00:54:59est-ce que les tensions
00:55:00vont
00:55:00vont
00:55:01diminuer
00:55:02ici
00:55:02on en saura plus
00:55:04certainement
00:55:04dans les prochaines minutes
00:55:05on voulait faire un détour
00:55:07évidemment par vous
00:55:07et par le sud-ouest
00:55:08pour voir comment les choses
00:55:09évoluent
00:55:09du côté de cette manifestation
00:55:11de Toulouse
00:55:12on surveille la situation
00:55:14on surveille aussi
00:55:15la situation
00:55:15dans l'ouest
00:55:18du côté de la Bretagne
00:55:19maintenant
00:55:19sur un autre front
00:55:20celui des intempéries
00:55:22parce que
00:55:22la Bretagne
00:55:23elle est pied dans l'eau
00:55:24depuis plusieurs jours
00:55:24maintenant
00:55:25et ça continue
00:55:26encore ce matin
00:55:26même si
00:55:27les vigilances inondations
00:55:28ont été levées
00:55:29les vigilances crues
00:55:30en revanche
00:55:31sont bien en vigueur
00:55:31et quatre départements
00:55:33sont maintenant concernés
00:55:34puisque les côtes d'Armor
00:55:35ont été rajoutées
00:55:35à la liste des trois
00:55:36donc si on fait
00:55:38le point
00:55:38Finistère
00:55:39Île-et-Vilaine
00:55:40Morbihan
00:55:41et Côte d'Armor
00:55:42en alerte
00:55:43aux crues
00:55:44aujourd'hui
00:55:44même s'il ne pleut pas
00:55:45en ce moment
00:55:46en Bretagne
00:55:47comme on va le voir
00:55:47dans le Morbihan
00:55:48on nous attend
00:55:49Nicolas Dumas
00:55:50avec Léane de la Brière
00:55:52pour les images
00:55:52même s'il ne pleut pas
00:55:53on surveille
00:55:54le niveau de l'ouste
00:55:56parce qu'il est particulièrement élevé
00:55:57et il suffirait
00:55:58que de quelques centimètres
00:55:59en plus
00:55:59pour que les conséquences
00:56:00soient très importantes
00:56:01Nicolas
00:56:02Effectivement
00:56:05et ce que je peux vous dire
00:56:06c'est que depuis
00:56:06qu'on est arrivé ce matin
00:56:07l'ouste a monté
00:56:09de quatre centimètres
00:56:10et il pourrait même
00:56:11monter encore plus
00:56:12selon les prévisions
00:56:13de Vigicru
00:56:15jusque vers
00:56:15les trois mètres quarante-cinq
00:56:18là on est aux alentours
00:56:19de deux mètres quatre-vingt-deux
00:56:20trois mètres quarante-cinq
00:56:21c'est ce qui est prévu
00:56:22au maximum demain
00:56:23aux alentours
00:56:24de neuf heures du matin
00:56:26donc c'est vrai que
00:56:27cette nuit
00:56:28il y a eu de la pluie
00:56:29environ trois centimètres
00:56:31nous expliquait
00:56:31notamment un habitant
00:56:33que l'on a croisé
00:56:34et qui mesure chaque jour
00:56:35la pluviométrie
00:56:36dans la ville
00:56:38il nous disait
00:56:39qu'effectivement
00:56:40le fait qu'il n'a plus
00:56:42à nouveau cette nuit
00:56:42il a vu des champs
00:56:44qui étaient à nouveau
00:56:45détrempés
00:56:46aux alentours
00:56:46de chez lui
00:56:47et là vous le voyez
00:56:48sur les images
00:56:49de Léane de la Brière
00:56:50le débit important
00:56:51ici de l'ouste
00:56:53à mal étroit
00:56:57où justement
00:56:58le débit continue
00:56:59il y a quelques habitations
00:57:00qui ont les pieds
00:57:02dans l'eau
00:57:03avec plutôt
00:57:04des bâtardos
00:57:06qui ont été installés
00:57:07pour éviter
00:57:07que cette eau
00:57:08rentre dans les habitations
00:57:10mais dans
00:57:11les rues de la ville
00:57:13au final
00:57:13l'eau a quand même
00:57:14descendu
00:57:15c'est pour ça
00:57:15qu'il reste très vigilant
00:57:17par rapport
00:57:17à ce qui pourrait arriver
00:57:18dans les prochaines heures
00:57:20et ce retour
00:57:21de cru
00:57:22qui remonte
00:57:22puisqu'on a gagné
00:57:23déjà 4 centimètres
00:57:24depuis ce matin
00:57:257 heures
00:57:26Justement
00:57:27comment les choses
00:57:28vont évoluer
00:57:28dans les prochaines heures
00:57:29Nicolas
00:57:29on va vous le dire
00:57:29maintenant avec Marc
00:57:30qui nous a rejoint
00:57:31d'abord dites-nous
00:57:32Marc
00:57:33pourquoi les côtes d'Armor
00:57:33ont été ajoutées
00:57:34à la liste
00:57:35des départements
00:57:36et bien tout simplement
00:57:37parce que là aussi
00:57:37les cours d'eau réagissent
00:57:39c'est le cas notamment
00:57:40de l'Ouste
00:57:41et du Blavet
00:57:41avec une situation
00:57:42que l'on surveille
00:57:43notamment dans le secteur
00:57:44des monstoires
00:57:45puisque le niveau
00:57:47dépasse actuellement
00:57:48les crues précédentes
00:57:50de référence
00:57:51de janvier 2014
00:57:52et de février 2010
00:57:53il s'agissait alors
00:57:54de la tempête Xintia
00:57:55donc parce que
00:57:56ces deux cours d'eau
00:57:57l'Ouste
00:57:58et le Blavet
00:57:59réagissent
00:57:59dans le département
00:58:00des côtes d'Armor
00:58:01ce département
00:58:02a été ajouté
00:58:03à la liste
00:58:04des trois autres départements
00:58:05qui étaient jusque-là
00:58:06placés en vigilance orange
00:58:07à savoir le Finistère
00:58:08le Morbihan
00:58:09et le département
00:58:10de l'Île-et-Vilaine
00:58:11Pendant que vous parlez
00:58:12on voyait des niveaux
00:58:13de pluie
00:58:13essentiellement dans le Finistère
00:58:15et évidemment en Bretagne
00:58:17la pluie on connaît
00:58:18mais malgré tout
00:58:19en janvier
00:58:20on n'avait jamais vu ça
00:58:21Oui et d'ailleurs
00:58:22ces cumuls de pluie
00:58:23sont depuis encore améliorés
00:58:25on parle de record absolu
00:58:27tout mois confondu
00:58:28on peut dire que
00:58:28depuis le début des relevés
00:58:30notamment du côté de Cisins
00:58:32c'est au sud de l'Andivisio
00:58:33il est tombé
00:58:34depuis le 1er janvier
00:58:34361 litres d'eau
00:58:36par mètre carré
00:58:37jamais il n'avait autant plus
00:58:39la station est ouverte
00:58:40depuis 44 ans
00:58:41et puis à Camaray-sur-Mer
00:58:42là aussi dans le Finistère
00:58:43station ouverte
00:58:44il y a 74 ans
00:58:45on est actuellement
00:58:46à 212 litres d'eau
00:58:48par mètre carré
00:58:49depuis le 1er janvier
00:58:50donc jamais il n'avait
00:58:52là aussi autant plus
00:58:53en 74 années de mesure
00:58:55donc des sols
00:58:56qui sont saturés
00:58:56des pluies
00:58:57qui circulent
00:58:58à répétition
00:58:59depuis maintenant
00:59:00une dizaine de jours
00:59:00on voit que la perturbation
00:59:02de la nuit dernière
00:59:02a apporté l'équivalent
00:59:03d'une à deux semaines de pluie
00:59:04sur des sols saturés
00:59:05donc malheureusement
00:59:06les cours d'eau réagissent
00:59:07et si on se projette un peu
00:59:08sur les heures et les jours
00:59:09qui viennent ?
00:59:09et bien on va avoir
00:59:11une accalmie
00:59:12là pendant 36-48 heures
00:59:13et puis à nouveau
00:59:14malheureusement
00:59:15entre jeudi
00:59:16vendredi et samedi
00:59:17deux
00:59:18trois perturbations
00:59:19trois perturbations
00:59:20qui vont circuler
00:59:21donc sur la région
00:59:23mais pas que
00:59:23sur l'ensemble du territoire
00:59:24donc des pluies
00:59:25à nouveau
00:59:26ils pourraient tomber
00:59:27d'ici la fin du mois de janvier
00:59:2920 à 40
00:59:30voire 50 litres d'eau
00:59:31supplémentaires
00:59:32par mètre carré
00:59:33et donc malheureusement
00:59:34les inondations
00:59:35qui sont en cours
00:59:36actuellement
00:59:37devraient à nouveau
00:59:39s'aggraver
00:59:39en deuxième partie de semaine
00:59:40voilà
00:59:41on surveille la situation
00:59:42et l'évolution
00:59:44sur ces dépressions
00:59:45qui se répètent
00:59:46semaine après semaine
00:59:47ça fait combien de temps
00:59:47que ça dure maintenant ?
00:59:48ça fait en tout cas
00:59:49depuis le début du mois
00:59:50que nous sommes
00:59:51dans un flux d'ouest océanique
00:59:52un véritable rail perturbé
00:59:55donc sur l'Atlantique
00:59:56et lorsqu'on se projette
00:59:57lorsqu'on regarde
00:59:58les prévisions
00:59:58à plus long terme
00:59:59à 7, 10, 15 jours
01:00:01jusqu'au début
01:00:02du mois de février
01:00:03il n'y a aucun anticycle
01:00:04non vu
01:00:04aucune vague de froid
01:00:06non plus en vue
01:00:07en fait un pas de flux d'est
01:00:08le flux est orienté
01:00:09au secteur ouest
01:00:10un flux d'ouest
01:00:10très rapide
01:00:11défilé de perturbations
01:00:12et donc malheureusement
01:00:13c'est vrai que ça va devenir
01:00:14problématique en Bretagne
01:00:16mais pas que
01:00:16peut-être dans le sud-ouest
01:00:17dans le centre-est
01:00:18les pluies vont s'accumuler
01:00:19sur des sols
01:00:20qui sont saturés
01:00:21et donc malheureusement
01:00:22il faut s'attendre
01:00:22à une multiplication
01:00:23des inondations
01:00:25au cours de ces 10 prochains jours
01:00:26le sud-est aussi
01:00:27le Var
01:00:27sous surveillance
01:00:28le Var
01:00:29les Alpes-Maritimes
01:00:30il pourrait tomber
01:00:31cet après-midi
01:00:32la nuit prochaine
01:00:33localement
01:00:3380 à 90 litres d'eau
01:00:35par mètre carré
01:00:35donc là aussi
01:00:36vigilance jaune
01:00:37et puis il va également
01:00:38beaucoup neiger
01:00:39la nuit prochaine
01:00:39à très basse altitude
01:00:40souvent des 600
01:00:42700 mètres
01:00:43en direction des pré-Alpes
01:00:44donc voilà
01:00:45les conditions météo
01:00:46s'annoncent encore une fois
01:00:47délicates pour ces prochaines heures
01:00:48ça veut dire qu'on va vous retrouver
01:00:49souvent dans
01:00:50Arnaud Direct
01:00:51Marc
01:00:51dans les jours qui viennent
01:00:53dans quelques instants
01:00:55trois touristes français
01:00:56sont morts
01:00:56à Oman
01:00:57parce qu'ils étaient à bord
01:00:59d'un bateau
01:01:00qui s'est renversé
01:01:01une nouvelle qu'on a apprise
01:01:02il y a seulement quelques minutes
01:01:04on vous en dira un petit peu plus
01:01:06sur les circonstances
01:01:07de cet accident
01:01:08qui a donc coûté la vie
01:01:09à trois touristes français
01:01:10à tout de suite
01:01:11dans quelques secondes
01:01:13on vous dira
01:01:13ce qui s'est passé
01:01:14à Oman
01:01:15au large d'Oman
01:01:16où trois touristes français
01:01:18sont morts
01:01:19après que leur bateau
01:01:21s'est renversé
01:01:23une information
01:01:24qui est tombée
01:01:24il y a quelques minutes
01:01:25seulement
01:01:26on y revient
01:01:27juste après le rappel
01:01:28des titres
01:01:28de l'actualité
01:01:29de ce matin
01:01:30présenté par
01:01:31Marie Gentric
01:01:33Marie
01:01:33commençons par cette
01:01:34information de la matinée
01:01:36qui est assez sidérante
01:01:36vu le contexte
01:01:37on apprend que
01:01:38des agents de l'ICE
01:01:39vous savez ce que c'est l'ICE
01:01:40cette très controversée
01:01:41police américaine
01:01:42de l'immigration
01:01:43et bien des agents
01:01:43vont être déployés
01:01:44dans les semaines qui viennent
01:01:45en Italie
01:01:45oui pour assurer
01:01:47la sécurité
01:01:47du moins pour participer
01:01:48à la sécurisation
01:01:49des Jeux Olympiques d'hiver
01:01:50de Milan Cortina
01:01:51qui se tiennent le mois prochain
01:01:52du 6 au 22 février
01:01:53sauf qu'en Italie
01:01:54et bien cette annonce
01:01:55ne passe pas du tout
01:01:56on va retrouver
01:01:57notre correspondant
01:01:58Antonino Gallofaro
01:01:59Antonino le maire de Milan
01:02:01le dit haut et fort
01:02:02il ne veut pas de l'ICE
01:02:03dans sa ville
01:02:03non
01:02:04dans le côté 6
01:02:05c'est un grand embarras
01:02:06du côté du gouvernement
01:02:08qui s'est créé
01:02:09et puis une forte opposition
01:02:10à commencer
01:02:10vous l'avez dit
01:02:11par le maire de Milan
01:02:11Milan qui accueille
01:02:13les Jeux Olympiques
01:02:14les Jeux Olympiques
01:02:15dans un peu moins
01:02:16de deux semaines
01:02:17ils ne sont pas les bienvenus
01:02:19comme il l'a dit ce matin
01:02:20à la radio italienne RTL
01:02:22avant de demander
01:02:22s'il est possible
01:02:23pour une fois au moins
01:02:24de dire non
01:02:25à Donald Trump
01:02:26alors ici il fait référence
01:02:28à la proximité politique
01:02:29mais aussi et surtout
01:02:30idéologique
01:02:31contre la première ministre italienne
01:02:32et le président américain
01:02:35c'est pour cette raison
01:02:36que vu ce qui se passe
01:02:37aux Etats-Unis
01:02:37le gouvernement d'extrême droite
01:02:38de Georgia Meloni
01:02:39se trouve dans un grand embarras
01:02:40dans un premier temps
01:02:41la présence de l'ICE
01:02:43a été démentie
01:02:44par le ministre de l'Intérieur
01:02:47le ministre italien
01:02:48mais le gouverneur de la Lombardie
01:02:50la région qui a accueilli les Jeux
01:02:51a admis que des agents américains
01:02:53viendraient dans le pays
01:02:54pour assurer la sécurité
01:02:55du vice-président
01:02:56J.D. Vance
01:02:57et du secrétaire d'État
01:02:58Marco Rubio
01:02:59alors jusqu'à ce matin
01:03:00les Italiens ne savaient pas
01:03:01si effectivement
01:03:02l'ICE serait présent en Italie
01:03:03il n'y avait aucune confirmation
01:03:05mais c'est l'ICE lui-même
01:03:06son porte-parole
01:03:07qui l'a confirmé
01:03:08à l'AFP
01:03:09l'agence américaine
01:03:10sera en Italie
01:03:11en soutien d'un pays hôte
01:03:12dit-il
01:03:13afin d'évaluer
01:03:14et d'atteigner les risques
01:03:15liés aux organisations criminelles
01:03:16transnationales
01:03:18Merci beaucoup
01:03:19pour ces précisions
01:03:21Antonino Gallofaro
01:03:22en direct de l'Italie
01:03:23à Paris
01:03:24maintenant en actualité
01:03:25un accident
01:03:28en plein cœur
01:03:29de Paris-Marie
01:03:30Oui, tragique accident
01:03:30puisque tôt ce matin
01:03:32une cycliste
01:03:32a été mortellement percutée
01:03:34par un poids lourd
01:03:35ça s'est passé
01:03:36dans le 12e arrondissement
01:03:37la mère de cet arrondissement
01:03:38a réagi
01:03:39sur le réseau social X
01:03:40elle adresse ses pensées
01:03:41à la famille
01:03:42et aux proches de la victime
01:03:43et elle poursuit
01:03:43nous devons poursuivre
01:03:45la sécurisation
01:03:46de l'espace public
01:03:46pour que ces violences
01:03:47routières inacceptables
01:03:48cessent enfin
01:03:49Deux streamers
01:03:51vous savez le fait
01:03:52de diffuser des vidéos
01:03:53en continu sur internet
01:03:54placés en garde à vue
01:03:55ils sont surnommés
01:03:57Naruto et Safine
01:03:58Oui et c'est une information
01:03:59BFM TV
01:04:00Safine et Naruto
01:04:01comme ils sont surnommés
01:04:02sont des proches
01:04:03de Jean Pormanov
01:04:04streamer lui aussi
01:04:05qui était décédé
01:04:06en direct
01:04:07sur la plateforme Kik
01:04:08le 18 août dernier
01:04:09les deux garde à vue
01:04:10ont débuté ce matin
01:04:12garde à vue
01:04:12entre autres
01:04:13pour violences en réunion
01:04:14violences en réunion
01:04:15sur mineurs
01:04:15et abus de faiblesse
01:04:16elles peuvent durer 48 heures
01:04:18et n'ont pas de lien direct
01:04:19avec l'enquête ouverte
01:04:20après le décès de Jean Pormanov
01:04:21Des chiffres sur l'inflation Marie ?
01:04:23Oui l'inflation
01:04:24qui repart en flèche
01:04:25pour le mois de janvier
01:04:26le prix des produits
01:04:27de grande consommation
01:04:28a augmenté
01:04:29de 1,7%
01:04:30par rapport à janvier dernier
01:04:31alors certains produits
01:04:32sont tout particulièrement touchés
01:04:34notamment le café
01:04:34le chocolat
01:04:35la viande
01:04:35ou encore les boissons sucrées
01:04:36et sans surprise
01:04:38vous le ressentez
01:04:39au moment de passer à la caisse
01:04:40même si c'est quelques centimes
01:04:42en gros ça fait beaucoup
01:04:44quand même
01:04:44on le voit à la fin
01:04:46sur le ticket de caisse
01:04:47et bien moi ce que j'ai remarqué
01:04:49c'est que maintenant
01:04:50un quart de caddie
01:04:51c'est le même prix
01:04:51qu'il y a quelques années
01:04:52d'un caddie plein
01:04:53et conséquence notamment
01:04:55de cette inflation
01:04:56Auchan annonce ce mardi matin
01:04:57qu'il envisage de vendre
01:04:5891 supermarchés
01:05:00au groupement mousquetaires
01:05:01c'est intermarché
01:05:01et ça fait plusieurs mois
01:05:03qu'Auchan est en grande difficulté
01:05:04notamment à cause de l'inflation
01:05:05Merci Marie
01:05:06dans l'actualité
01:05:07également ce drame
01:05:08au large d'Omane
01:05:09avec trois touristes français
01:05:10qui sont donc morts
01:05:11ils faisaient partie d'un groupe
01:05:12Patrick Sos
01:05:13vous nous avez rejoint
01:05:14pour nous en dire un petit peu plus
01:05:15ce sont des touristes
01:05:16qui étaient sur place
01:05:17et dont le bateau
01:05:18s'est donc renversé
01:05:20est-ce qu'on a un peu plus de précision
01:05:21sur les circonstances
01:05:21de ce moment ?
01:05:22Oui les autorités de police
01:05:24commencent à donner
01:05:25quelques détails
01:05:26on est vraiment
01:05:26vous voyez Matra
01:05:28en fait c'est le port
01:05:29et la marina de Mascate
01:05:31qui est la capitale
01:05:31du sultanat d'Omane
01:05:33où vous avez à la fois
01:05:33des ferries
01:05:34des navires de guerre
01:05:35qui peuvent également accoster
01:05:38et puis un certain nombre
01:05:39d'embarcations touristiques
01:05:40vous prenez l'une d'entre elles
01:05:41comme on en voit régulièrement
01:05:43pour des excursions
01:05:43dans des eaux
01:05:45qui normalement
01:05:46sont assez paisibles
01:05:47mais on comprend déjà
01:05:48qu'il y avait de la houle
01:05:49deux mètres de houle
01:05:50je vois aussi un message
01:05:51de prudence
01:05:52de la part des autorités
01:05:53sanitaires, civiles
01:05:55du sultanat d'Omane
01:05:56sur des possibilités
01:05:58de crues
01:05:59et de pluies
01:06:00extrêmement fortes
01:06:01ce bateau
01:06:02avec à bord
01:06:0325 touristes français
01:06:05là aussi
01:06:05ce que je comprends
01:06:07c'est que
01:06:07le capitaine
01:06:08et le guide touristique
01:06:10étaient français
01:06:11ces 25 personnes
01:06:12se trouvaient à bord
01:06:13de ce bateau
01:06:13qui a chaviré
01:06:14on voit vraiment
01:06:15des images
01:06:16de la coque
01:06:17qui est
01:06:18totalement renversée
01:06:20il y a donc
01:06:21premier bilan
01:06:22trois morts
01:06:22deux blessés
01:06:23plus légers
01:06:24on ne sait pas du tout
01:06:24ce qui s'est passé
01:06:25mais je le rappelle
01:06:26il y avait de la houle
01:06:27et des risques également
01:06:28de fortes pluies
01:06:29ou en tout cas
01:06:29de dégradations très fortes
01:06:31on est dans une zone
01:06:32ces zones désertiques
01:06:33où vous pouvez passer
01:06:34vraiment d'un temps
01:06:35qui paraît totalement clair
01:06:37à des crues
01:06:38très très fortes
01:06:39même en mer
01:06:40on est vraiment
01:06:40juste devant le port
01:06:41on est à 2000 nautiques
01:06:42donc à 4 km
01:06:43du port de Mascate
01:06:45quand ce bateau
01:06:46s'est retourné
01:06:46il était 9h en local
01:06:48donc vraiment à l'aube
01:06:49ici
01:06:49le tourisme qui se développe
01:06:51énormément
01:06:51du côté d'Omane
01:06:53il y avait 4 millions
01:06:53de touristes en 2024
01:06:54et le gouvernement
01:06:55vise à tripler ce chiffre
01:06:56d'ici à 2040
01:06:58il y a beaucoup de français
01:06:58c'est vrai
01:06:59qui y vont de plus en plus
01:07:00merci beaucoup
01:07:01pour ces précisions
01:07:02restons dans cette région
01:07:03du Moyen-Orient
01:07:03maintenant
01:07:04pour aller du côté de l'Iran
01:07:05parce que l'armée américaine
01:07:06montre les muscles
01:07:06regardez ce message
01:07:08publié par le commandement américain
01:07:10message un peu en forme
01:07:11de quasi carte postale
01:07:13c'est le commandement militaire
01:07:14donc pour le Moyen-Orient
01:07:15qui publie deux photos
01:07:16prises à bord du porte-avions
01:07:18USS Abraham Lincoln
01:07:19avec un texte
01:07:21qui explique
01:07:23voilà
01:07:23des marins
01:07:23à bord du porte-avions
01:07:25qui effectue une maintenance
01:07:26de routine
01:07:26pendant que le porte-avions
01:07:27navigue dans l'océan Indien
01:07:28le groupe aéronaval
01:07:30déployé
01:07:31pour promouvoir
01:07:31la sécurité
01:07:32et la stabilité régionale
01:07:34et qui pointe évidemment
01:07:36ses canons
01:07:36vers l'Iran
01:07:38où on va retrouver
01:07:39Syavash Ghazi
01:07:40correspondant à RFI
01:07:41et France 24
01:07:42à Téhéran
01:07:43expliquez-nous
01:07:44du côté de l'Iran
01:07:45est-ce qu'on s'attend
01:07:46à la fois du côté du régime
01:07:48mais aussi de la population
01:07:48à des frappes américaines
01:07:49imminentes ?
01:07:51Alors d'abord
01:07:52côté population
01:07:53tout le monde pense
01:07:56ou presque
01:07:56pense qu'il y aura
01:07:59une intervention américaine
01:08:01lorsqu'on parle aux gens
01:08:02dans différents milieux
01:08:04tout le monde est pratiquement
01:08:06persuadé qu'il y aura
01:08:07une intervention américaine
01:08:08dans les prochains jours
01:08:10ou les prochaines semaines
01:08:11alors parmi les manifestants
01:08:13les gens qui ont manifesté
01:08:15ces dernières semaines
01:08:16certains espèrent
01:08:17une intervention américaine
01:08:18comme le président Trump
01:08:22l'avait promis
01:08:23les premiers jours
01:08:24où il y a eu
01:08:25le début du mouvement
01:08:27de concertation
01:08:27mais d'autres gens
01:08:29craignent
01:08:30qu'une intervention américaine
01:08:33déstabilise encore
01:08:34un peu plus le pays
01:08:35parce qu'on ne sait pas
01:08:38vers où on va ensuite
01:08:40si par exemple
01:08:41le pouvoir est décapité
01:08:43s'il y a des bases militaires
01:08:46qui sont frappées
01:08:47est-ce qu'il n'y aura pas
01:08:48un chaos
01:08:48est-ce que cela ne va pas
01:08:51déstabiliser encore plus
01:08:52le pays
01:08:53avec le risque
01:08:54de scission
01:08:55de certaines régions
01:08:57qui pourraient décider
01:08:58de se séparer de l'Iran
01:09:01et donc c'est un risque
01:09:04que les gens envisagent
01:09:06et puis autre chose
01:09:08c'est que la situation économique
01:09:09est déjà très très difficile
01:09:10l'inflation officiellement
01:09:13dépasse les 60%
01:09:14l'inflation des produits
01:09:16de consommation courante
01:09:18dépasse selon les chiffres
01:09:20officiels
01:09:20les 90%
01:09:21en cas de chaos
01:09:23et de déstabilisation
01:09:24cela pourrait affecter
01:09:26et aggraver encore
01:09:27la situation économique
01:09:29avec une hausse encore
01:09:30plus importante des prix
01:09:31alors que la situation
01:09:33est déjà dramatique
01:09:34pour les classes pauvres
01:09:35et les classes moyennes
01:09:36et donc beaucoup de gens
01:09:38que j'ai pu interroger
01:09:39craignent aussi
01:09:40l'aggravation de la situation
01:09:41et on se souvient bien sûr
01:09:42que c'est à cause
01:09:43de ces conditions économiques
01:09:44dont vous nous parlez
01:09:45que les manifestations
01:09:46avaient commencé au début
01:09:47depuis Téan
01:09:48merci beaucoup
01:09:49Siavoche en direct
01:09:50est-ce que ça veut dire
01:09:51ce que vient de nous dire
01:09:51Siavoche Ghazi
01:09:53plus les images
01:09:54qu'on a montrées
01:09:54Patrick
01:09:55que Donald Trump
01:09:56qui était très hésitant
01:09:58ces dernières semaines
01:09:59a pris sa décision
01:10:00et qu'il a décidé
01:10:00d'appuyer sur le bouton
01:10:01alors je ne pense pas
01:10:02qu'il ait pris sa décision
01:10:03en revanche
01:10:03il a toutes les options
01:10:04devant lui
01:10:05on peut quand même
01:10:06s'arrêter deux secondes
01:10:06sur la communication
01:10:07du CENCOM
01:10:08c'est-à-dire
01:10:09le commandement militaire
01:10:11on voit bien
01:10:12que ce n'est pas
01:10:13un Trumpiste
01:10:14qui est aux commandes
01:10:15parce que vous avez
01:10:15de gentils mécaniciens
01:10:17avec cette nouvelle mode
01:10:18qu'on voit
01:10:19dans la marine française
01:10:20également
01:10:20de la moustache
01:10:21un peu à la gouze
01:10:22comme dans Top Gun
01:10:23mais on montre
01:10:23des images de maintenance
01:10:25avec un message
01:10:26sur la stabilité régionale
01:10:28c'est pas du tout
01:10:29un F-18
01:10:29qui est en train de décoller
01:10:30je disais une thésie carte postale
01:10:31salut on est là
01:10:32on est là
01:10:33mais en même temps
01:10:33ça veut tout dire
01:10:34parce que
01:10:34c'est un état-major américain
01:10:36qui est sûr
01:10:37de sa force
01:10:38et le fait est que
01:10:38toutes les possibilités
01:10:40sont sur la table
01:10:41de l'intervention
01:10:42par des frappes
01:10:43à un blocus
01:10:44et il faudra beaucoup
01:10:45en parler
01:10:45de ce qu'on appelle
01:10:46le déni d'accès
01:10:47c'est-à-dire avec une marine
01:10:48extrêmement forte
01:10:49et une facilité
01:10:50à boucler totalement
01:10:52la possibilité
01:10:53pour les Iraniens
01:10:54de sortir
01:10:54vous avez entendu
01:10:55Siavosh Ghazi
01:10:56si le pétrole
01:10:57iranien
01:10:58ne sort plus
01:10:59en fait
01:11:00le robinet
01:11:00financier
01:11:02s'arrête totalement
01:11:03pour le régime
01:11:03et donc
01:11:04c'est aussi une façon
01:11:05sans bombarder
01:11:06des infrastructures
01:11:07de façon
01:11:09un peu
01:11:09indélicate
01:11:10et bien ça peut être
01:11:11une façon aussi
01:11:12d'assécher
01:11:12toutes les options
01:11:13sont là
01:11:13Donald Trump
01:11:14a le choix
01:11:15Est-ce que l'option
01:11:16militaire
01:11:16Jean-Claude Allard
01:11:17vous qui êtes spécialiste
01:11:18des questions de défense
01:11:19Saliris
01:11:19votre sentiment
01:11:21c'est qu'elle est en train
01:11:22de monter
01:11:22cette option
01:11:23avec l'U.S.
01:11:24Abraham Lincoln
01:11:24qui maintenant
01:11:25montre les muscles
01:11:26plus que jamais
01:11:27au large de l'Iron
01:11:27Il faut analyser
01:11:28les capacités américaines
01:11:30qui sont très fortes
01:11:30dans la région
01:11:31mais qui reposent
01:11:32sur deux pieds
01:11:34si je puis dire
01:11:34l'un c'est le groupe
01:11:36aéronaval
01:11:36qui est très puissant
01:11:37et qui vient d'arriver
01:11:38et l'autre
01:11:39c'est l'ensemble
01:11:39des bases
01:11:40qu'ils ont dans la région
01:11:41et justement
01:11:42il y a un problème
01:11:43entre les deux
01:11:44que vous soulignez
01:11:45c'est que
01:11:46le groupe aéronaval
01:11:47c'est l'indépendance
01:11:48d'action
01:11:49en revanche
01:11:50les bases
01:11:51c'est la contrainte
01:11:52de la sécurité régionale
01:11:53et on sait déjà
01:11:54que les Émirats Arabes Unis
01:11:56et d'autres bases
01:11:57ont refusé
01:11:59que leur territoire
01:12:00leur espace aérien
01:12:01soit utilisé
01:12:02pour cette frappe
01:12:03donc déjà
01:12:03il y a une contrainte
01:12:04et c'est pour ça
01:12:05que peut-être
01:12:06que l'image
01:12:07que l'on a vue
01:12:07des mécaniciens
01:12:08ça veut dire une chose
01:12:10c'est un message
01:12:10pour les états du Golfe
01:12:11pour leur disant
01:12:12regardez
01:12:12on arrive avec la puissance
01:12:14on va vous aider
01:12:15on va taper l'Iran
01:12:17mais en même temps
01:12:18on le fait
01:12:19dans le calme
01:12:19et peut-être
01:12:20dans la discussion
01:12:22c'est pas possible
01:12:24c'est Donald Trump
01:12:26qui vous appelle
01:12:27c'est Donald Trump
01:12:27qui vous appelle
01:12:28pour vous donner
01:12:29des infos peut-être
01:12:29Didier Idjadi
01:12:31vous qui êtes réfugié
01:12:31politique iranien
01:12:32on entendait
01:12:33Siavaj Ghazi
01:12:34dire
01:12:34la population
01:12:35d'un côté
01:12:36elle aimerait bien
01:12:36se débarrasser du régime
01:12:37une grande partie
01:12:37d'entre elles
01:12:38en tout cas
01:12:38mais d'un autre côté
01:12:39elle redoute
01:12:40le chaos
01:12:41est-ce que
01:12:41la population iranienne
01:12:42pour les retours
01:12:43que vous en avez
01:12:44il souhaite
01:12:45majoritairement
01:12:47cette intervention
01:12:47militaire
01:12:48ou pas
01:12:48ou est-ce que
01:12:49le côté nationaliste
01:12:51reprend le dessus
01:12:52et c'est peut-être
01:12:52là-dessus
01:12:52que mise le régime
01:12:53en tant que sociologue
01:12:55je suis très attentif
01:12:57par rapport à l'évolution
01:12:58de la société iranienne
01:12:59et par rapport
01:13:00à ce qui se passe
01:13:01actuellement
01:13:01et j'ai eu
01:13:03à la fois
01:13:03régulièrement
01:13:04des infos
01:13:05mais avec
01:13:06disons
01:13:06l'internet
01:13:07qui a été coupé
01:13:08depuis avant-hier
01:13:09il y avait
01:13:10quelques petites possibilités
01:13:11d'avoir
01:13:12des éléments
01:13:12d'information
01:13:13et sincèrement
01:13:14on n'a pas
01:13:16de chiffres
01:13:17on n'a pas
01:13:17de statistiques
01:13:18mais il y a
01:13:19une grosse
01:13:19si vous voulez
01:13:20attente
01:13:21de la part
01:13:21de la population
01:13:22iranienne
01:13:23pour que
01:13:24effectivement
01:13:25les frappes
01:13:25soient réalisées
01:13:26
01:13:27ce n'est pas
01:13:28l'unanimité
01:13:28les jeunes
01:13:30ne voient plus
01:13:30les américains
01:13:31comme le grand méchant
01:13:31le grand satan
01:13:32ça n'est plus possible
01:13:33pour le régime
01:13:33d'unifier tout le monde
01:13:34contre les Etats-Unis
01:13:35écoutez non
01:13:36c'est pas possible
01:13:37c'est le régime
01:13:38qui dit
01:13:38qu'effectivement
01:13:40le nationalisme
01:13:41des iraniens
01:13:42va fonctionner
01:13:42
01:13:43certainement
01:13:44il y a une partie
01:13:44donc de la population
01:13:45qui peut être
01:13:47hésitante
01:13:47si vous voulez
01:13:48mais la grande majorité
01:13:49effectivement
01:13:50sont là
01:13:51pour disons
01:13:52mettre fin
01:13:53enfin
01:13:54finir
01:13:55avec la république
01:13:56islamique
01:13:57en Iran
01:13:57
01:13:58car c'est la source
01:13:59du malheur
01:14:00des Iraniens
01:14:01en fait là
01:14:02et le régime
01:14:03a massacré
01:14:04beaucoup
01:14:04beaucoup de gens
01:14:05alors justement
01:14:06il y a des nouveaux chiffres
01:14:07qui sont donnés
01:14:08notamment par le New York Times
01:14:09depuis quelques heures
01:14:10on entend
01:14:11des chiffres qui sont
01:14:12alors depuis le début
01:14:12c'est terrifiant
01:14:13mais là on serait pas loin
01:14:14de 30 000 morts
01:14:15est-ce que
01:14:16ce nombre
01:14:18vous surprend
01:14:18ou bien est-ce que
01:14:19des retours que vous avez
01:14:20là aussi
01:14:20ça ne vous étonne pas
01:14:21non
01:14:22ça ne m'étonne pas
01:14:23de la part
01:14:24de ce régime totalitaire
01:14:25et bien on peut tout imaginer
01:14:27si vous voulez là
01:14:28et donc
01:14:29le côté criminel
01:14:30de ce régime là
01:14:31existait depuis le départ
01:14:32et aujourd'hui
01:14:33n'oublions pas
01:14:34encore
01:14:35tous les cadavres
01:14:36ne sont pas recensés
01:14:38si vous voulez
01:14:38et le régime
01:14:39il a mis également
01:14:41dans certaines chambres froides
01:14:42et l'hypothèse
01:14:44qui est évoquée
01:14:44parmi les milieux iraniens
01:14:46pour pouvoir les utiliser
01:14:47au cas où il y a
01:14:48une attaque américaine
01:14:49pour dire qu'effectivement
01:14:51c'est pas moi
01:14:51c'est les américains
01:14:53qui ont tué
01:14:53ces gens là
01:14:54Pour conclure là-dessus
01:14:55Jean-Claude Allard
01:14:56est-ce que les américains
01:14:57attendent de voir
01:14:58justement
01:14:58quelle est
01:14:59l'opinion publique
01:15:00en Iran
01:15:01pour savoir
01:15:01s'ils agissent ou pas
01:15:03est-ce que c'est un critère
01:15:03important pour décider
01:15:05d'une éventuelle intervention
01:15:06Mais bien sûr
01:15:06les critères sont
01:15:07ceux que j'ai soulevé
01:15:09sur les états du Gov
01:15:10deuxièmement
01:15:10certainement
01:15:11sur ce qui se passe
01:15:13en Iran
01:15:13puis troisièmement
01:15:14il ne faut quand même
01:15:14pas oublier
01:15:15que les frappes
01:15:16c'est quelque chose
01:15:17qui se prépare
01:15:18et donc là
01:15:19il faut vraiment
01:15:20faire un point de situation
01:15:21aujourd'hui
01:15:22donc le régime
01:15:23ce sont les Molins
01:15:24avec deux piliers
01:15:26les deux milices
01:15:27la milice militaire
01:15:28très forte
01:15:28que sont les Pazarans
01:15:30et la milice civile
01:15:31que sont les Bassigis
01:15:32qui infiltrent
01:15:33la population
01:15:33et la tiennent en main
01:15:34donc
01:15:35si les américains
01:15:38veulent frapper
01:15:38il faut qu'ils frappent
01:15:39essentiellement
01:15:40les installations
01:15:42des Pazarans
01:15:43parce que c'est eux
01:15:44qui tiennent
01:15:44toute l'économie
01:15:45donc on peut
01:15:45frapper sur des économies
01:15:47on peut frapper
01:15:48sur des usines
01:15:50des ports
01:15:51et puis leur casernement
01:15:52mais tout ça
01:15:53c'est ce qu'on appelle
01:15:54le ciblage
01:15:55ça se prépare à l'avance
01:15:56alors les américains
01:15:57connaissent
01:15:57parce qu'ils travaillent
01:15:58avec les iraniens
01:15:59et les iraniens
01:16:00connaissent la carte
01:16:01de l'Iran aussi
01:16:02par cœur
01:16:02dans tous les détails
01:16:03les israéliens
01:16:04vous avez dit
01:16:05les iraniens
01:16:06excusez-moi
01:16:07je suis clair quand même
01:16:11bien sûr
01:16:12vous êtes parfaitement clair
01:16:13les israéliens
01:16:14et donc il y a
01:16:16un travail
01:16:17certainement fait
01:16:18par Centcom
01:16:19le Central Command
01:16:20qui se trouve en Floride
01:16:20à Tampa
01:16:21qui se trouve au Qatar
01:16:22et qui se trouve
01:16:23sur le porte-avions
01:16:24pour mettre en place
01:16:26cette frappe
01:16:28qui sera
01:16:28multidimensionnelle
01:16:30allez on va quitter
01:16:31le porte-avions
01:16:33américain
01:16:34pour aller sur
01:16:34un aéroport
01:16:35un aéroport
01:16:36français
01:16:37et il n'a rien à voir
01:16:38avec des questions militaires
01:16:39c'est l'aéroport
01:16:39de Clermont-Ferrand
01:16:40et pourquoi
01:16:41on vous y emmène
01:16:42parce qu'on a appris
01:16:43que la compagnie Ryanair
01:16:44avait décidé de quitter
01:16:45cet aéroport
01:16:46de Clermont-Ferrand
01:16:47c'est évidemment un coup
01:16:48très dur
01:16:48dans la région
01:16:50la compagnie avait prévenu
01:16:51elle a fini par passer
01:16:52à l'action
01:16:53c'est une réaction
01:16:54présentée comme telle
01:16:55en tout cas
01:16:55par les autorités
01:16:56d'Orionair
01:16:57contre les taxes
01:16:58sur l'aérien
01:17:00les taxes qui ont augmenté
01:17:02beaucoup ces derniers temps
01:17:03Arnaud Bouchet
01:17:04est avec nous
01:17:06secrétaire général CGT
01:17:07de l'aéroport
01:17:07de Clermont-Ferrand
01:17:09merci de nous répondre
01:17:11après cette nouvelle
01:17:13qui est évidemment
01:17:14un coup très très dur
01:17:15pour vous
01:17:15est-ce que vous redoutez
01:17:17il y a la question sociale
01:17:19bien sûr
01:17:19mais il y a aussi
01:17:19une question d'enclavement
01:17:20régional
01:17:21est-ce que ça va renforcer
01:17:22encore l'enclavement
01:17:23de cette région
01:17:24Auvergne ou pas
01:17:24alors non
01:17:28malheureusement
01:17:28cette décision
01:17:31de Ryanair
01:17:32va être un coup dur
01:17:33pour l'aéroport
01:17:34et notamment aussi
01:17:35pour le désenclavement
01:17:36du territoire
01:17:37mais la raison
01:17:38évoquée par Ryanair
01:17:40sur ce nombre
01:17:42de taxes
01:17:42qui pèsent
01:17:45sur leur trésorerie
01:17:46c'est un faux prétexte
01:17:47c'est une fausse raison
01:17:48puisque non seulement
01:17:49cette taxe va être répercutée
01:17:50sur le prix des billets
01:17:52donc les compagnies aériennes
01:17:53ne mettront pas
01:17:55le moindre centime
01:17:56là-dedans
01:17:56ce sont les usagers
01:17:57qui vont la payer
01:17:58cette TSBA
01:17:59et en plus
01:18:00de dire qu'on quitte
01:18:02un aéroport
01:18:03en France
01:18:03on met nos menaces
01:18:04à exécution
01:18:05mais si c'est pour s'installer
01:18:06sur un autre aéroport
01:18:08comme les lignes
01:18:09sur Porto
01:18:10et sur Londres
01:18:11qui vont être évecues
01:18:12à Tours
01:18:13donc du coup
01:18:14cette excuse
01:18:16de la TSBA
01:18:16ne tient pas du tout
01:18:18la route
01:18:18Donc vous pensez
01:18:19que Ryanair
01:18:19a de mauvaises fois ?
01:18:22Ce n'est pas la première fois
01:18:23déjà nous à Clermont
01:18:24on est habitués
01:18:24c'est la troisième fois
01:18:25que Ryanair plante
01:18:26l'aéroport de Clermont
01:18:28ne va pas
01:18:28jusqu'au terme
01:18:30de leur contrat
01:18:31le problème
01:18:33c'est que
01:18:34Ryanair
01:18:34va aller s'installer
01:18:36plus tôt
01:18:36sur des infrastructures
01:18:38de transports publics
01:18:39sur des aéroports
01:18:40qui vont mettre
01:18:42le plus de subventions
01:18:43sur la table
01:18:43donc en fait
01:18:44c'est une compétition
01:18:45entre régions
01:18:46c'est à celui
01:18:46qui va mettre
01:18:47le plus d'argent
01:18:49sur la table
01:18:49pour rentabiliser
01:18:50leur vol
01:18:51et sans se soucier
01:18:54une seule fois
01:18:54des usagers
01:18:56et des conditions
01:18:57de travail aussi
01:18:58des salariés
01:18:59parce qu'il faut bien
01:19:00dire une chose
01:19:01c'est que ce sont
01:19:01ces compagnies low cost
01:19:02qui dégradent
01:19:03sérieusement
01:19:04les conditions de travail
01:19:05puisqu'elles demandent
01:19:06des escales
01:19:07qui sont à seulement
01:19:0825 minutes
01:19:09par rapport
01:19:09à d'autres compagnies aériennes
01:19:11qui ont un traitement
01:19:12en escale au sol
01:19:13de 45 minutes
01:19:14donc ça demande
01:19:15tout un dispositif
01:19:17extrêmement optimisé
01:19:20beaucoup de salariés
01:19:21avec un rendement
01:19:22très très vite
01:19:23en plus
01:19:24Ryanair
01:19:25n'a aucun stupule
01:19:28à abandonner
01:19:29des pistolets
01:19:30ils payent très mal
01:19:32leurs salariés
01:19:33les hôtesses
01:19:35sont obligées
01:19:35de faire
01:19:35elles-mêmes
01:19:36le ménage
01:19:36dans leurs avions
01:19:38ce sont des compagnies
01:19:41aériennes
01:19:41qui contribuent
01:19:43à la détérioration
01:19:44du service public
01:19:45Merci beaucoup
01:19:46Arnaud Boucher
01:19:47en direct
01:19:48Gaëtan
01:19:48vous entendez
01:19:49les arguments
01:19:49du secrétaire général
01:19:51CGT
01:19:52est-ce que cette affaire
01:19:53c'est une illustration
01:19:54du trop d'impôt
01:19:55tue l'impôt
01:19:55trop de taxes
01:19:56tue le tax
01:19:56et l'activité économique
01:19:57ou pas de votre point de vue ?
01:19:58Non c'est le modèle économique
01:19:59tout simplement
01:20:00des compagnies low cost
01:20:01qui est remise en question
01:20:02la vue
01:20:03la chute
01:20:03du trafic domestique
01:20:05depuis 2019
01:20:05depuis la crise du Covid
01:20:07si l'international
01:20:08est reparti à la hausse
01:20:09il n'en est pas domaine
01:20:11pour le domicile
01:20:11encore une fois
01:20:12le domestique
01:20:13n'est pas rentable
01:20:14et aujourd'hui
01:20:15cette compagnie aérienne
01:20:17qui effectivement
01:20:18mise cette rentabilité
01:20:20sur les subventions
01:20:21et bien effectivement
01:20:22la France
01:20:23n'est pas au rendez-vous
01:20:24et finalement
01:20:24cette entreprise Ryanair
01:20:26c'est une entreprise privée
01:20:28elle ne fait pas
01:20:29du mécénat non plus
01:20:30elle ne peut pas
01:20:30faire voler ses avions
01:20:32à perdre
01:20:32mais cet argument
01:20:33sur les taxes
01:20:33il n'y a pas que Ryanair
01:20:35qui le porte
01:20:35il y a toutes les compagnies
01:20:37qui travaillent en France
01:20:37au premier rang desquels
01:20:38l'air France
01:20:38mais effectivement
01:20:39ça joue dans la décision
01:20:41de Ryanair
01:20:41cette taxe supplémentaire
01:20:43avec des subventions
01:20:44qui ne sont pas à la hauteur
01:20:45et qui font qu'aujourd'hui
01:20:46ces lignes
01:20:47encore une fois
01:20:48ne sont pas rentables
01:20:50et quand vous êtes
01:20:51une compagnie aérienne
01:20:52encore une fois
01:20:52c'est vraiment triste
01:20:53pour ces habitants
01:20:55qui prennent régulièrement
01:20:57ces lignes
01:20:58mais encore une fois
01:20:59c'est une compagnie aérienne
01:21:01qui ne fait pas du mécénat
01:21:03et à partir du moment
01:21:04où ces lignes
01:21:05ne sont plus rentables
01:21:06il faut comprendre aussi
01:21:07qu'elles fassent le choix
01:21:10d'aller ailleurs
01:21:11encore une fois
01:21:11si la région
01:21:12si le département
01:21:13ou bien encore
01:21:14si l'État français
01:21:15ne leur accorde pas
01:21:16davantage de subventions
01:21:17On voit qu'on est
01:21:18dans la thématique
01:21:20des taxes
01:21:21des impôts
01:21:21bref
01:21:22du budget
01:21:23question très politique
01:21:25également
01:21:25avec cet après-midi
01:21:26C'est peut-être
01:21:27bientôt fini
01:21:29ça va vous manquer
01:21:30Julien
01:21:30après 4 ou 5 mois
01:21:31de débat
01:21:32Pour quelques mois
01:21:33Guillaume
01:21:33parce qu'on va tout de suite
01:21:34Déjà dans les ministères
01:21:36effectivement
01:21:36au Valais-Bourbon
01:21:38au Céden-Bruns
01:21:39le casse-tête
01:21:39pour l'an prochain
01:21:40On n'y est pas encore
01:21:42D'abord dites-nous
01:21:42ce qui va se passer
01:21:43On y est
01:21:44On commence déjà
01:21:45et l'appuyer le budget
01:21:46de 2027
01:21:47Il y a quand même
01:21:48cet après-midi
01:21:49des motions de censure
01:21:50qui vont être à l'étude
01:21:51D'ailleurs vous allez
01:21:52aller à l'Assemblée
01:21:52tout à l'heure Guillaume
01:21:53pour nous faire vivre
01:21:54ces séances
01:21:55Expliquez-nous
01:21:57ce qui va se passer
01:21:57quel est le calendrier
01:21:58pour le budget
01:21:59Alors très concrètement
01:22:00cet après-midi
01:22:01il y aura donc l'examen
01:22:01de deux nouvelles motions
01:22:02de censure
01:22:03qui sauf énorme surprise
01:22:04devraient probablement
01:22:06être rejetées
01:22:06Ça veut dire quoi ?
01:22:08Ça veut dire que
01:22:09sur ces deux volets
01:22:11qui auront été adoptés
01:22:12de fait
01:22:12à l'Assemblée Nationale
01:22:14le budget aura été adopté
01:22:16il sera donc renvoyé
01:22:16au Sénat
01:22:17Jeudi matin
01:22:18au Sénat
01:22:19on ouvrira
01:22:20cette question du budget
01:22:21selon toute probabilité
01:22:22même s'il faut rester prudent
01:22:23les sénateurs
01:22:25vont adopter
01:22:26ce qui correspond
01:22:27à une motion de rejet
01:22:28ça veut dire
01:22:29qu'ils vont renvoyer immédiatement
01:22:30le budget
01:22:31à l'Assemblée Nationale
01:22:32et vendredi matin
01:22:33pour la dernière lecture
01:22:34à nouveau
01:22:35Sébastien Lecornu
01:22:36devrait enclencher
01:22:37un nouveau
01:22:38et un dernier 49.3
01:22:39motion de censure
01:22:41à nouveau probable
01:22:42en début de semaine prochaine
01:22:43et donc l'objectif
01:22:44de Matignon
01:22:44c'est que le 2 ou 3 février
01:22:46enfin
01:22:47la France
01:22:48ait un budget
01:22:48pour 2026
01:22:49Allez on vous laisse
01:22:50prendre votre passe Navigo
01:22:52direction l'Assemblée Nationale
01:22:53vous allez rejoindre
01:22:53Amandine Atalaïa
01:22:54et mon parapluie
01:22:55et votre parapluie
01:22:55c'est vrai
01:22:56parce qu'il pleut beaucoup
01:22:57en ce moment à Paris
01:22:58avec Amandine Atalaïa
01:22:59cet après-midi
01:23:00donc à l'Assemblée
01:23:01pour vous faire vivre
01:23:01ce moment important
01:23:03sur le budget
01:23:05avec notamment
01:23:06l'intervention
01:23:07de Sébastien Lecornu
01:23:08tout de suite
01:23:08Christophe Delay
01:23:09Roselyne Dubois
01:23:09à demain
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