- il y a 6 heures
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Arnaud Direct, ravi de vous retrouver pour une nouvelle semaine,
00:00:06une nouvelle semaine sous la pluie encore et dans les crues, les inondations,
00:00:10parce que, vous allez le voir encore aujourd'hui, la France est encore sous les eaux,
00:00:16la baisse des niveaux n'était qu'un répit. Les pluies sont déjà de retour et on redoute de nouvelles
00:00:19heures difficiles,
00:00:21surtout en Gironde et dans le Lot-et-Garodde, les deux départements classés rouges où nous irons dans quelques instants.
00:00:25Et puis, autre pilier d'actualité ce matin, les suites de la mort de Quentin à Lyon, jeudi soir.
00:00:30Alors on attend, dans les heures qui viennent maintenant, ce sera cet après-midi, les précisions du parquet à Lyon,
00:00:35notamment sur un point très important qui est l'identification des suspects.
00:00:38Le gouvernement parle d'un lynchage et met en cause directement la France insoumise.
00:00:43Vous l'entendrez, il y a de nombreuses réactions politiques encore ce matin.
00:00:45Voilà pour le programme, c'est parti pour deux heures de direct.
00:01:00Et commençons donc par la situation sur le front des intempéries avec deux départements qui sont toujours en vigilance orange.
00:01:06Ça n'en finit plus pour la Gironde et le Lot-et-Garodde.
00:01:09Et une bonne partie du pays qui est en vigilance orange, c'est rouge pour la Gironde et le Lot
00:01:14-et-Garodde plus précisément.
00:01:16Et puis jaune pour pratiquement l'ensemble du territoire.
00:01:18C'est une carte qui est assez impressionnante.
00:01:20Nos équipes sont déployées dans les zones les plus sensibles, la Gironde avec Thomas Girard et le Lot-et-Garodde
00:01:28avec Pierre-Olivier d'Antan.
00:01:30On va les retrouver l'un et l'autre, les pieds dans l'eau et même parfois un petit peu
00:01:35plus,
00:01:36comme on va le voir dans quelques instants du côté du Lot-et-Garodde.
00:01:39D'abord, un chiffre qu'on voulait vous montrer ce matin, parce que c'est un chiffre qu'on nous
00:01:43a donné ce matin
00:01:44et qui en dit long sur la pluie qui tombe sur la France sans discontinue depuis des semaines maintenant.
00:01:51C'est les ventes de parapluies, figurez-vous.
00:01:53Elles explosent depuis le début de l'année.
00:01:55Regardez ça, plus 35%.
00:01:57Et ça ne surprend pas Kevin Fleury qui regarde ça avec un petit sourire en disant
00:02:00« Bah oui, ce n'est pas très étonnant ».
00:02:01Les ventes de bottes aussi, on imagine qu'elles ont explosé.
00:02:05Voilà, on attend les chiffres.
00:02:06Les ventes de barques aussi, vraisemblablement, qui sont en hausse du côté du Sud-Ouest.
00:02:11Allez, direction le Lot-et-Garodde pour commencer, parce que les niveaux sont tellement hauts là-bas,
00:02:15dans le Lot-et-Garodde, qu'on se déplace beaucoup en barque.
00:02:17Justement, les bottes ne sont plus suffisantes.
00:02:19Et il faut en plus s'attendre à une nouvelle remontée.
00:02:21On va le voir en détail dans quelques instants.
00:02:22D'abord, direction donc Contonnance avec vous, Pierre-Olivier Dantan,
00:02:26qui accompagne donc les pompiers qui n'ont d'autre choix que de prendre le bateau.
00:02:32Absolument, Julien, vous avez totalement raison.
00:02:33Les bottes ne sont absolument plus suffisantes.
00:02:36Regardez, la preuve en est, cette maison totalement isolée.
00:02:39On a pu discuter avec Michel et Marie-Claude il y a quelques minutes.
00:02:42Ça fait six jours qu'ils ne sont pas sortis de chez eux.
00:02:45Sur votre droite, vous avez la départementale 813 entre ces platanes.
00:02:49Vous imaginez le paysage qui s'est totalement transformé depuis quelques jours ici.
00:02:54Adjudant Petit, bonjour.
00:02:56Ça fait depuis ce matin qu'on est à bord avec vous.
00:02:59Quelle est la mission ? Il y a une mission de reconnaissance ce matin.
00:03:01Oui, ce matin, sur le début de la matinée, c'est de reconnaître toutes les mises à l'eau
00:03:05qu'on peut retrouver sur le secteur,
00:03:06afin de voir la fluctuation du cours d'eau.
00:03:09Afin de pouvoir parer aux différentes interventions à laquelle on va mener dans la journée.
00:03:15Les équipes nautiques se relèvent toutes les 12h, à 7h et à 19h.
00:03:20Donc le but aujourd'hui, cette matinée, c'est de faire reconnaissance de ces mises à l'eau.
00:03:24Et ils font la même chose ce soir à 19h pour voir l'évolution du cours d'eau.
00:03:27On a vu ce couple de retraités.
00:03:29Ça les rassure aussi de voir les sapeurs-pompiers à leur côté ?
00:03:33Alors oui, ça les rassure, mais comme vous avez pu le constater, vous avez discuté avec eux.
00:03:37C'est des gens qui connaissent les risques.
00:03:39D'ailleurs, ils ont parlé un peu de la construction de leur maison.
00:03:42Ils avaient anticipé ce genre de problème.
00:03:44Donc ils mesurent les accidents qu'ils peuvent avoir.
00:03:47Et voilà, ils ont fait le plein pour les vivre pour la semaine, voire même un peu plus.
00:03:54Et s'il y a un problème particulier, ils sauront nous appeler et nous joindre.
00:03:58Et on redouble de vigilance aussi parce que les précipitations pourraient augmenter le niveau de la Garande dans les prochains
00:04:03jours ?
00:04:04Oui, tout à fait. Alors là, on observe ce matin une petite descente de l'eau.
00:04:11Néanmoins, il est prévu dans la semaine des événements climatiques qui vont garder ce niveau d'eau, voire même peut
00:04:18-être l'augmenter.
00:04:19Donc là, on va dire, il faut rester vigilant sur où est-ce qu'on s'engage.
00:04:25Voilà.
00:04:26Merci beaucoup, Adjudan.
00:04:27Vigilance, c'est le mot ici dans ce département du Lot-et-Garonne, toujours placé en vigilance rouge au cru.
00:04:33Et en effet, ces précipitations qui pourraient venir perturber cette lente accalmie et provoquer une hausse du niveau de la
00:04:39Garande dans les prochains jours ici.
00:04:41Alors c'est vrai que pour l'instant, on voit, Pierre-Olévy, avec Philippine David, que vous êtes au sec.
00:04:46La pluie ne tombe pas, mais elle va revenir, la pluie.
00:04:49Et on entendait ce pompier qui disait, il y a une descente de l'eau.
00:04:52Mais attention, attention, il faut pacifier.
00:04:54Et ce sont une descente qui est trompeuse pour l'instant, comme on le verra en détail avec Kevin Fleury.
00:05:00D'abord, commandant Jérémy Lavergne, vous qui êtes porte-parole de la sécurité civile,
00:05:04c'est intéressant de voir comment les pompiers s'adaptent parce qu'ils n'ont pas vraiment l'habitude de
00:05:09se déplacer comme ça en barque dans ces zones.
00:05:12Alors, bonjour, merci de votre invitation.
00:05:14Pas vraiment l'habitude, je t'empérerai un petit peu.
00:05:16De plus en plus.
00:05:18Ça fait partie, certes, ce phénomène de cru est assez exceptionnel, on peut le constater.
00:05:22Il n'est pas terminé, vous l'avez bien dit.
00:05:23Donc, le pic de cru n'est pas passé.
00:05:26Pour autant, on a un certain nombre de moyens qui sont déployés.
00:05:29Les moyens locaux, des services locaux, avec des embarcations, comme on a pu le voir avec cet adjudant.
00:05:34Mais aussi des moyens de renforts nationaux et de la zone de défense qui permettent de quadriller un petit peu
00:05:38la zone
00:05:39pour pouvoir assurer une présence des sapeurs-pompiers et des moyens de la sécurité civile un peu partout.
00:05:43Donc, oui, c'est une crée exceptionnelle.
00:05:45Pour autant, la sécurité civile a, en anticipation, placé un certain nombre de ces moyens pour pouvoir aller au plus
00:05:50proche de la population.
00:05:51C'est quoi la plus grande partie des interventions que vous faites ?
00:05:54Essentiellement des mises en sécurité.
00:05:56C'est-à-dire ?
00:05:56Essentiellement des mises en sécurité.
00:05:57Des personnes qui, par exemple, n'ont pas souhaité quitter leur domicile.
00:06:03Ce qu'on peut comprendre, pour autant, ce n'est pas forcément prudent.
00:06:05Et donc, nos sapeurs-pompiers équipés d'embarcations, etc., on a un certain nombre d'équipes spécialisées sur place,
00:06:10vont aller au plus proche des habitants pour leur permettre de regagner des zones plus sûres.
00:06:15Donc, la majorité des interventions consistent dans les mises en sécurité.
00:06:19Alors, on l'a dit, il y a deux départements qui sont en rouge, la Gironde et l'Aute-et
00:06:22-Garonne.
00:06:23C'est différent la situation entre les deux départements qui viennent ou pas ?
00:06:25Non, parce qu'en fait, ce qui amène ces deux départements à être placés en vigilance rouge,
00:06:29c'est le passage de la Garonne à travers ces deux territoires.
00:06:32Donc, en fait, ces deux départements sont connectés, l'Imitrof l'un de l'autre,
00:06:35mais ils sont connectés aussi de par le passage de ce fleuve qui vraiment nous préoccupe.
00:06:40Les pluies ont été abondantes ces derniers jours, elles l'ont été depuis ce matin.
00:06:44Et puis, il y a un autre facteur aggravant qui arrive très vite en cours de semaine,
00:06:47c'est le retour des grandes marées.
00:06:48C'est-à-dire qu'à l'heure de la pleine mer, coefficient 96-97 jeudi et vendredi,
00:06:52vous allez avoir la hausse de l'océan Atlantique, du retour de ces grandes marées,
00:06:57et vous allez donc avoir un effet de bouchon au niveau de la zone géographique
00:07:01où se jette la Garonne en direction de l'océan Atlantique.
00:07:05Donc ça, c'est un vrai facteur aggravant et les pluies ne vont cesser d'ici là.
00:07:10C'est toujours une conjonction de phénomènes qui expliquent ces situations exceptionnelles
00:07:14et situations même records, comme on le verra.
00:07:16Chiffre à l'appui dans quelques instants.
00:07:19D'abord, puisque vous parlez de la Gironde, on va y aller.
00:07:21Thomas Girard est avec nous depuis la Gironde.
00:07:24Expliquez-nous où on en est, du côté de la Gironde, où en sont les niveaux
00:07:27et comment les habitants font pour s'adapter.
00:07:32Eh bien écoutez, on a les pieds dans l'eau du côté de la petite commune du Tourne en Gironde.
00:07:37Alors face à la montée des eaux, 5 personnes ont été mises à l'abri cette nuit
00:07:41par les sapeurs-pompiers, notamment dans le secteur de Langoiran.
00:07:45Et certains habitants sont surpris par cette montée des eaux et craignent certains dégâts.
00:07:49Alors la solidarité est de mise, notamment dans cette petite commune.
00:07:52Et je vais me tourner vers Benjamin.
00:07:54Benjamin, vous êtes habitant.
00:07:56Qu'est-ce que vous faites ce matin ?
00:07:57Je vois que vous avez des outils en main.
00:07:59Exactement.
00:08:00Aujourd'hui, on est solidaires les uns des autres face à la montée des eaux.
00:08:03On voit que ce matin, la Garonne a débordé et a inondé pas mal la rue et notamment nos voisins.
00:08:09Voilà.
00:08:09Donc aujourd'hui, on est là, enfin ce matin en tout cas, parce que ça risque de recommencer ce soir.
00:08:12On est là pour écoper et essayer de limiter au maximum les dégâts,
00:08:16notamment les infiltrations sur les cloisons, etc.
00:08:20Voilà.
00:08:21Vous êtes, j'ai envie de dire, vous êtes réveillé à quelle heure ?
00:08:24Et depuis combien de temps vous êtes en train d'aider les habitants ?
00:08:28Alors ça a commencé déjà hier soir en fait, où il y a eu un pic.
00:08:32Et ça a recommencé ce matin vers 5h30.
00:08:34Donc à 6h15, 6h30, ça va être son maximum.
00:08:38Et donc on est là depuis que c'est redescendu.
00:08:40Donc là, ça fait à peu près 1h, 1h30.
00:08:41Merci beaucoup d'être avec nous.
00:08:43On vous souhaite évidemment beaucoup de courage et des habitants qui s'organisent face à cette montée des eaux.
00:08:48Oui, avec Benjamin Danan, Thomas Girard en direct du Gironde.
00:08:52Vous nous disiez, commandant, que les pompiers s'adaptent.
00:08:55On voit que les habitants eux aussi.
00:08:57Il y a quand même une habitude, hélas, qui est en train de naître sur ce genre de phénomène.
00:09:02C'est tout l'intérêt de se préparer en fait, au fur et à mesure.
00:09:08On le dit, on le répète à chaque fois qu'on peut passer sur les plateaux.
00:09:12La préparation aux risques naturels, et les crues en font partie, c'est essentiel.
00:09:16Le citoyen est le premier acteur de sa sécurité.
00:09:18Il est bien évident que quand on habite dans une zone potentiellement inondable, etc.
00:09:22C'est ce qu'on voit parfaitement sur votre reportage.
00:09:25On a quelques gestes simples à faire pour pouvoir préparer l'arrivée de la crue.
00:09:30Bien évidemment, on souhaite que ça n'arrive pas.
00:09:32On ne souhaite pas avoir l'eau chez soi.
00:09:33Pour autant, quand on est en proximité de Garonne, on a une potentielle crue qui peut arriver chez soi.
00:09:39Donc, quelques gestes simples.
00:09:40Composer son kit de sécurité qui permet, si on est immobilisé chez soi, de rester 48-72 heures en autonomie,
00:09:46en attendant qu'éventuellement les services de la sécurité civile puissent venir vous évacuer.
00:09:51Mais c'est aussi, de manière assez simple, écouter et suivre les directives données par les autorités locales,
00:09:58et notamment les préfectures en ce qui concerne les ordres d'évacuation ou bien de confinement chez soi.
00:10:03Donc, oui, les populations sont préparées.
00:10:05Elles le sont d'autant plus si elles se tiennent informées de ce que les pouvoirs publics peuvent donner comme
00:10:11informations.
00:10:11Alors, il faut écouter les pouvoirs publics.
00:10:12Il faut écouter aussi Kevin Fleury parce que les prévisions météo sur les heures qui viennent ne sont pas très
00:10:19bonnes.
00:10:19Et c'est important de montrer ces images parce que ça fait plusieurs heures qu'il ne pleut pas et
00:10:24qu'on voit les niveaux qui sont en train de descendre.
00:10:27Et vous, vous nous dites, attention, parce que ces niveaux, ils vont remonter, la pluie, elle est de retour.
00:10:31C'est vrai que dans la région de Marmande, quand on regarde le niveau, par exemple, de la Garonne, on
00:10:34voit une petite décrue se mettre en place.
00:10:37Mais on est tellement allé haut que, si vous voulez, la décrue, elle est presque inexistante.
00:10:40Et inexistante surtout en raison, je l'ai dit il y a quelques instants, d'un coefficient de marée, mais
00:10:44vous l'avez rappelé à l'instant, des nouvelles pluies.
00:10:46Quand on regarde certains modèles météo, par exemple le modèle GFS, qui est un modèle de prévision américain,
00:10:51il nous envoie quand même des cumuls d'ici dimanche prochain jusqu'à deux semaines, deux semaines de pluie supplémentaires
00:10:57pour la Bretagne,
00:10:58jusqu'à un mois de précipitation supplémentaire pour les contreforts du massif central, donc tout ce qui est limousin,
00:11:04et jusqu'à un mois de pluie également dans l'extrême sud-ouest, le Pays basque.
00:11:08100 litres d'eau par mètre carré d'ici dimanche, ça représente justement un mois de précipitation pour février.
00:11:14Donc malheureusement, si la situation est plutôt calme dans certaines régions, par exemple le sud de la Bretagne, très touché,
00:11:20quimper, quimperlé,
00:11:21on va être très très attentif à la fin de semaine avec le retour de ces grandes marées et de
00:11:25ces nouvelles pluies.
00:11:26Et pendant que vous parlez, on voit ces images très impressionnantes, filmées en direct par Philippine David à Tonins.
00:11:31On rappelle que ce qui est filmé là, ce n'est pas du tout le lit d'une rivière, ce
00:11:34sont des routes.
00:11:35On voit les panneaux de signalisation qui sont inondés, ça ne bouge pas, on ne peut rien faire.
00:11:42Et vous voyez ici comment les autorités et la sécurité civile gèrent les bateaux qui sont bien présents pour aider
00:11:49les gens.
00:11:49C'est une situation inédite, exceptionnelle.
00:11:52Des records ont même été battus, a dit Vigicru ce week-end.
00:11:57Qu'est-ce que ça veut dire exactement, des records battus ? On va le voir en détail avec nos
00:12:01éclaireurs.
00:12:03Et c'est Rebecca Blanc-Lelouch qui est avec nous.
00:12:07Alors expliquez-nous exactement, quels sont les chiffres dont on parle, Rebecca ?
00:12:10Alors d'abord, c'est le passage de la tempête Nils qui n'a fait qu'aggraver la situation en
00:12:14France.
00:12:15Regardez, 81 départements en vigilance simultanément, en discontinu, dont 2 en rouge et 14 en orange pour 154 rivières.
00:12:23L'indice de l'humidité des sols est le plus élevé depuis le début des données en 1959.
00:12:28Par ailleurs, l'Hexagone est depuis 30 jours d'affilée sans discontinuer en vigilance orange ou rouge.
00:12:35Ce qui fait que l'on a dépassé tous nos records enregistrés depuis la création de Vigicru.
00:12:39En 2006, ces précipitations ont entraîné des réactions hydrologiques sur de nombreux cours d'eau du pays.
00:12:45C'est-à-dire ces intempéries qui se produisent en ce moment, ayant déjà engendré des débordements très importants.
00:12:51Et ce sont ces cumuls de pulis observés depuis deux mois qui expliquent cette saturation des sols en eau.
00:12:57Voilà, on voit le nombre de records battus sur l'humidité, sur la durée de vigilance, tout ça est très
00:13:04impressionnant.
00:13:05Alors peut-être, si on essaie de se projeter un petit peu, Rebecca, on peut se dire au moins, voilà,
00:13:08c'est une bonne nouvelle.
00:13:09Ça veut dire qu'il n'y aura pas de sécheresse cet été. Est-ce que c'est le cas
00:13:11ou pas ?
00:13:11Eh bien non, tout simplement non, pas du tout.
00:13:13Et c'est d'ailleurs ce qu'expliquait cette spécialiste en hydrologie, Charlène Descolon, sur notre antenne.
00:13:18Elle dit quand on a des sols très secs, qu'il faut avoir en tête qu'on a besoin d
00:13:22'une pluie régulière pour réhydrater ces sols progressivement.
00:13:26Et ces spécialistes prennent très régulièrement l'exemple d'une éponge sèche sur le rebord de l'évier.
00:13:32Si on l'arrose trop vite, eh bien elle n'aura pas le temps d'absorber l'eau.
00:13:36Il faut l'arroser doucement et régulièrement pour qu'elle puisse absorber cette eau.
00:13:40Et ce n'est qu'ensuite que cette eau pourra s'infiltrer dans le sous-sol et atteindre des nappes
00:13:45phréatiques dans les prochains jours, dans les prochains mois.
00:13:46Merci beaucoup, Rebecca. François Pitrel, vous êtes avec nous également ce matin.
00:13:50Ce qui est terrible, c'est qu'on essaie de voir peut-être des bonnes nouvelles possibles avec ces arrivées
00:13:55d'eau.
00:13:56Mais Rebecca vient de le montrer. Pas du tout. Ce sont en réalité des problèmes d'aujourd'hui qui ne
00:14:01règlent pas les problèmes de demain.
00:14:03Non, en fait, les conditions climatiques que nous vivons là en ce moment, les records que nous battons, eh bien
00:14:10il va falloir s'y habituer.
00:14:11Nous sommes avec un réchauffement climatique qui continue d'augmenter chaque année. On continue de mettre trop de gaz à
00:14:17effet de serre.
00:14:18Et donc, on va battre des records tous les ans. Et donc, les prévisions d'ici une cinquantaine d'années,
00:14:25ce sont justement des hivers beaucoup plus humides, plus pluvieux.
00:14:30Pourquoi ? Parce que les océans sont plus chauds. Un degré de température supplémentaire, c'est 7% d'humidité
00:14:36dans l'atmosphère en plus.
00:14:38Donc, plus il fait chaud, plus la terre se réchauffe, plus les océans s'évaporent et plus ça fait de
00:14:42l'eau qui va ensuite se déverser sur les côtes.
00:14:46Et puis, il y a aussi la limite pluie-neige qui remonte. Il y a toute une partie de l
00:14:50'eau qui va s'écouler en ce moment sur la France
00:14:52qui, parfois, était plutôt sous forme de neige, qui restait en montagne et qui désormais descend.
00:14:57Et ça va se multiplier, ce genre d'événements, dans les années à venir.
00:14:59Et comment se fait-il que toute cette eau qu'on voit là, elle ne ruisselle pas vers les nappes
00:15:04phréatiques pour les remplir ?
00:15:05Et au moins, ça, ça ferait des réserves pour l'été. Ça, comment on l'explique ?
00:15:07Parce que depuis maintenant le mois d'octobre, les pluies sont très importantes.
00:15:12On a près d'une année de précipitation dans l'ouest de la France en trois mois, c'est à
00:15:18peu près dans le sud de la Bretagne.
00:15:19Donc, les nappes phréatiques, elles sont totalement pleines et elles n'ont plus de capacité d'absorption.
00:15:25Et donc, l'éponge est pleine et toute goutte d'eau supplémentaire va finir, soit dans les champs, sur les
00:15:32routes comme ici,
00:15:33soit se déverser quand il y a des routes, des zones bitumées par exemple.
00:15:36Parce que c'est vrai qu'on voit beaucoup les zones d'habitation, mais on en parle moins.
00:15:40Il y a aussi les champs qui sont inondés. Ça, c'est terrible pour les agriculteurs.
00:15:43Alors, il va falloir évaluer les coûts pour notre agriculture.
00:15:46Là, en ce moment, sur tout l'ouest de la France, la récolte des navets, la récolte des panais, tous
00:15:51ces légumes d'hiver,
00:15:52elle est presque impossible parce que les sols sont trop humides.
00:15:55On ne peut rien faire. Et puis, il y a tout ce qu'on est en train de semer en
00:15:58ce moment,
00:15:59qui est en train de pourrir sur pied si la situation ne s'assèche pas dans les jours à venir.
00:16:03– Kevin Fleury, sur le plan météo, on a l'habitude de dire que, en gros,
00:16:06les quantités de pluie qui tombent sur le pays sont les mêmes d'une année sur l'autre, bon an,
00:16:09mal an.
00:16:10Le problème, c'est la répartition.
00:16:12Si tout tombe en trois mois, comme vient de nous l'expliquer François, ça ne sert à rien.
00:16:15Il faut que ça se répartisse beaucoup mieux.
00:16:16– Ce qu'a dit François est 100% vérifié.
00:16:19Par exemple, dans le département de l'Aude, on est sortis de trois années de sécheresse consécutives,
00:16:24donc trois années où il n'y a presque pas eu une goutte de pluie.
00:16:26On est passé sur une journée sur deux avec des pluies incessantes
00:16:29depuis le début de l'année pour ce département de l'Aude,
00:16:32mais rien ne dit que dans trois semaines, on soit reparti pour trois années de sécheresse.
00:16:37C'est ça la problématique.
00:16:39Et ça a été très bien rappelé, on va avoir des hivers de plus en plus humides,
00:16:42mais on aura des étés de plus en plus chauds et de plus en plus secs.
00:16:46Et ça, ça ne va pas venir contrarier malheureusement cette vision scientifique
00:16:51qui est bien établie par le GIEC depuis des années.
00:16:53Donc ce n'est pas parce qu'il pleut là en ce moment de façon abondante
00:16:57que l'été prochain, on ne connaîtra pas de sécheresse, de restrictions
00:17:01pour arroser son jardin ou pour aller nettoyer sa voiture.
00:17:04C'est un peu tout le paradoxe et qu'on a parfois, et ça s'entend, beaucoup de mal à
00:17:08comprendre.
00:17:09– Comment dans la Verne, vous nous avez expliqué comment la sécurité civile
00:17:11s'adaptaient aujourd'hui pour l'urgence ? Parce qu'évidemment, c'est nécessaire.
00:17:16Est-ce que vous vous adaptez également sur le plus long terme
00:17:18pour être le plus réactif possible avec ce qui nous attend ?
00:17:21– Le changement, on dit souvent le réchauffement climatique,
00:17:23mais le changement climatique, pour le coup, a une incidence très importante
00:17:26sur l'émission de l'ensemble des forces de la sécurité civile.
00:17:28Donc vous parliez de l'Aude il y a quelques secondes.
00:17:30L'Aude a été frappée l'été dernier par un incendie à Ribot, énorme,
00:17:35ce qu'on appelle un incendie hors normes, qui a mobilisé des moyens assez incroyables.
00:17:40Plusieurs dizaines de milliers d'hectares.
00:17:42Donc oui, c'est un enjeu pour la sécurité civile que de s'adapter au niveau local,
00:17:45au travers des services départementaux d'incendie de secours,
00:17:47à la réponse au changement climatique.
00:17:49C'est potentiellement plus d'incendie de végétation,
00:17:52c'est potentiellement plus d'inondations, mais aussi au niveau national,
00:17:54ce qui explique que, là par exemple, dans le cas d'espèces,
00:17:57on a ce matin au dernier des comptes, 585 personnels de la sécurité civile
00:18:02qui vont transiter au travers notamment de la zone de défense sud-ouest
00:18:05pour aller prêter main-forte, apporter des moyens supplémentaires
00:18:09pour pouvoir faire des reconnaissances, etc.
00:18:11C'est le cas aussi en Bretagne par exemple.
00:18:12L'agilité des moyens de sécurité civile, plus que jamais nécessaire.
00:18:16On voit des barques ici dans l'Hôté-Garonne.
00:18:18Il y a aussi des barques du côté de la Gironde, où on retrouve Célia Vallée.
00:18:22– Oui absolument, on vient d'embarquer avec M. le maire de Fontey
00:18:29qui va distribuer et rendre visite aux habitants, distribuer des denrées alimentaires.
00:18:33Ce qu'on voudrait vous montrer avec Jules Bedeau, c'est qu'ici,
00:18:35on passe en bateau, mais normalement on passe en voiture.
00:18:38Il y a environ 2 mètres d'eau, c'est ça M. le maire, c'est ce que vous me
00:18:41disiez.
00:18:42– 1,50 m, 2,80 m, 1,80 m.
00:18:44– Comment ça se passe pour vous, là ?
00:18:47On vient d'embarquer avec vous, on va se rendre chez les habitants ?
00:18:51– Là on va chercher un chien, après on va évacuer des personnes,
00:18:54il y a 6-7 personnes à évacuer, et il y a de la nourriture à amener à une dame
00:19:01qui est là-bas au fond de la maison qu'on voit là-bas.
00:19:03– C'est vos nouvelles missions de maire, c'est votre nouveau quotidien depuis hier ?
00:19:09– Voilà, depuis hier, on sert les gens, on…
00:19:15Il n'y a plus d'eau là ?
00:19:16– Oui parce qu'il faut faire attention à ce qui se passe dessous nous
00:19:19pour vous expliquer un petit peu le contexte.
00:19:21Il y a M. le maire ici, et il y a un agent communal juste derrière
00:19:25qui tente de toucher un petit peu ce qui se passe dessous nous avec,
00:19:29vous le voyez donc ces images, un niveau d'eau très élevé
00:19:32qui est descendu un petit peu, la crue est descendue un petit peu cette nuit,
00:19:36mais elle est prévue pour remonter dans les prochains jours.
00:19:42– Merci beaucoup, c'est vrai que chacun fait un petit peu comme il peut
00:19:46et on voit l'implication aux côtés des forces de sécurité civile,
00:19:49des élus locaux qui mettent aussi la main à la patte avec ces barques à fond plat
00:19:52pour pouvoir passer au maximum et aller aider les gens.
00:19:56C'est très très concret ce qu'on vient d'entendre, on va chercher le chien,
00:19:59on va sécuriser, on va prendre des nouvelles aussi, montrer qu'on est là,
00:20:02qu'on est présent. François ?
00:20:04– C'est un phénomène qu'on observe dans la plupart des catastrophes naturelles,
00:20:07je parle sous votre contrôle, mais qu'il y a un élan de solidarité,
00:20:10c'est-à-dire que quand il y a un événement climatique sévère
00:20:13ou une catastrophe, quelle qu'elle soit, le premier réflexe,
00:20:16c'est d'aller à l'aide, d'entrer en contact avec ses voisins
00:20:20et cette entraide, c'est vraiment un phénomène très classique
00:20:23et qui est sûrement très agréable pour les personnes qui sont à secourir.
00:20:26– Alors on est beaucoup dans le sud-ouest évidemment,
00:20:28parce que c'est là que la situation est la plus inquiétante au niveau rouge,
00:20:31mais d'autres départements sont touchés, d'autres villes
00:20:34et notamment Paris, les quais de Seine sont fermés à la circulation,
00:20:37sur le pont des Arts, on retrouve Clémence Renard,
00:20:40c'est vrai Clémence, ce que vous voyez autour de vous,
00:20:43elle est aussi assez impressionnant et un peu inquiétant.
00:20:46– Oui, on est au niveau des quais bas du Louvre,
00:20:51et regardez, ces quais complètement inondés,
00:20:54fermés à la circulation depuis hier soir,
00:20:56on voit également au sol qu'il y a des traces d'eau,
00:20:59il y a très très peu de passages de bateaux sur la Seine,
00:21:01puisque forcément la circulation fluviale a été réglementée
00:21:05et adaptée en fonction du niveau de l'eau,
00:21:08mais voilà, là il y a quelques minutes,
00:21:10il y a par exemple la brigade fluviale qui est passée à côté de nous,
00:21:12et donc forcément ça fait des vagues,
00:21:14donc voilà ce niveau de l'eau qui augmente très progressivement,
00:21:18mais systématiquement ici à Paris,
00:21:20ça monte en fait assez lentement,
00:21:21là le niveau de l'eau monte depuis mercredi,
00:21:24donc ça fait cinq jours que le niveau de l'eau monte progressivement,
00:21:27on prend à peu près un centimètre toutes les heures,
00:21:29donc c'est progressif, mais ça reste une montée de l'eau qui est significative,
00:21:33le niveau de l'eau de la Seine a triplé depuis la semaine dernière,
00:21:37et donc le niveau est très très surveillé,
00:21:40on attend d'ailleurs un pic demain à 4 mètres,
00:21:43donc voilà les conséquences ici avec plusieurs aquets qui seront fermés,
00:21:47et donc les fermetures devraient se multiplier demain
00:21:49avec ce niveau de l'eau qui va continuer de monter.
00:21:51Vous achetez des bottes Clémence avec Chloé Berthaud,
00:21:54parce que les niveaux vont continuer à monter,
00:21:56et on vous retrouvera bien sûr tout à l'heure pour continuer à constater cette évolution.
00:22:00Vous restez sur BFM TV dans quelques instants,
00:22:02la mort de Quentin et ses suites avec cet après-midi,
00:22:05le parquet qui va faire un point complet,
00:22:07on va vous dire ce qu'on sait sur le scénario,
00:22:10le fil des événements,
00:22:11images à l'appui,
00:22:12parce qu'il y a un certain nombre de vidéos qui ont été prises,
00:22:14comme vous le verrez dans quelques instants,
00:22:16à tout de suite.
00:22:17Que s'est-il passé précisément,
00:22:19jeudi soir à Lyon,
00:22:21quels sont les événements qui ont conduit à la mort de Quentin ?
00:22:25Nous avons tenté de reconstituer le fil de ces événements,
00:22:29images à l'appui,
00:22:30vous le verrez dans quelques instants,
00:22:31en attendant la conférence de presse du parquet cet après-midi.
00:22:35D'abord, l'actualité de ce lundi,
00:22:37un point complet avec Marie Gentry.
00:22:38Bonjour Marie.
00:22:39Bonjour Julien.
00:22:40Commençons par cet accident très spectaculaire,
00:22:43même si on n'a pas encore d'image,
00:22:44en tout cas on l'imagine,
00:22:45ça s'est passé en Suisse,
00:22:46un accident de train lié aux conditions météo.
00:22:48Oui, c'est un train qui a déraillé vers 7h du matin
00:22:51dans les Alpes du Sud,
00:22:52à Goppenstein.
00:22:53L'accident a probablement fait des blessés,
00:22:56c'est ce qu'indique la police locale,
00:22:57sans fournir plus d'informations pour le moment.
00:22:59Mais les chemins de fer fédéraux,
00:23:01effectivement,
00:23:02indiquent que le trafic ferroviaire est interrompu dans la région,
00:23:04en raison d'une avalanche.
00:23:06Voilà, on vous en dira plus évidemment sur cet événement,
00:23:08dès que les premières images nous parviendront,
00:23:10et quand on aura des précisions sur les éventuelles victimes,
00:23:14les intempéries justement de la pluie,
00:23:16toujours de la pluie,
00:23:16ça n'en finit plus, ça va revenir.
00:23:17Effectivement,
00:23:18deux départements qui sont toujours en vigilance rouge,
00:23:21on parle de la Gironde et du Lot-et-Garonne,
00:23:23et certaines communes se retrouvent complètement coupées du monde.
00:23:26Vous allez voir les images de Cadillac,
00:23:28des images impressionnantes,
00:23:29puisque le niveau de l'eau a atteint 8,75 m de haut,
00:23:33certains commerces sont même complètement noyés.
00:23:37Pendant ce temps du côté de l'Assemblée nationale,
00:23:39maintenant le débat sur la fin de vie qui est de retour.
00:23:41Oui, en deuxième lecture,
00:23:43alors en fait les députés avaient largement adopté le projet en mai,
00:23:46mais le Sénat l'avait rejeté fin janvier.
00:23:48La discussion porte sur deux textes,
00:23:50un sur les soins palliatifs,
00:23:51l'autre sur l'aide à mourir,
00:23:52et c'est ce deuxième texte qui est particulièrement sensible.
00:23:54Les partisans de l'aide à mourir espèrent une adoption rapide
00:23:57pour une mise en œuvre dès 2027.
00:24:00L'affaire Epstein avec le frère de Jeffrey Epstein,
00:24:04que BFM TV a pu joindre,
00:24:05et lui est persuadé que son frère a été assassiné.
00:24:07Oui, c'est ce qu'il a expliqué par téléphone à BFM TV.
00:24:10Le frère de Jeffrey Epstein s'appelle Marc Epstein
00:24:12et il ne croit pas du tout à la thèse officielle du suicide.
00:24:15Il pense que son frère a été tué parce qu'il en savait trop
00:24:18et que la publication des fichiers Epstein
00:24:20est tout simplement une diversion.
00:24:21Écoutez.
00:24:24À ce stade, je sais qu'il a été assassiné.
00:24:28Ils sont sortis de l'autopsie
00:24:30et ils ont dit qu'ils ne pouvaient pas conclure à un suicide
00:24:32parce que ça ressemblait trop à un homicide.
00:24:35Sur le certificat de décès initial,
00:24:37à la rubrique « Cause du décès »,
00:24:39il était indiqué en attente d'études complémentaires.
00:24:44J'accuse le ministère de la Justice
00:24:46d'avoir dissimulé le meurtre de Jeffrey.
00:24:52Direction l'Australie maintenant
00:24:53avec le suspect pour l'attentat antisémite de Sydney
00:24:57qui est présenté à la justice.
00:24:59Oui, l'attentat de Bondi qui avait fait 15 morts
00:25:00et plus de 40 blessés, c'était au mois de décembre.
00:25:03L'assaillant présumé, un homme de 24 ans,
00:25:05a comparu devant un tribunal australien
00:25:07depuis sa prison par liaison vidéo.
00:25:09L'audience a été très courte, 5 minutes,
00:25:11et elle portait principalement sur des questions techniques,
00:25:14notamment l'anonymisation de certaines victimes.
00:25:19Les Jeux Olympiques d'hiver, maintenant,
00:25:21ils se poursuivent du côté de l'Italie,
00:25:22faisant un point sur le tableau des médailles,
00:25:24parce que ça ne se passe pas trop mal pour les Français.
00:25:25Non, ça se passe même plutôt très bien,
00:25:26puisque l'on a remporté 3 médailles supplémentaires hier,
00:25:29notamment l'argent au ski de fond.
00:25:31Si on fait les comptes, ça veut dire que désormais,
00:25:33on a 15 médailles au total.
00:25:34Alors, j'ai une mauvaise nouvelle et une bonne.
00:25:37Je commence par la mauvaise.
00:25:38On n'est plus dans le top 5.
00:25:39On a été éjecté.
00:25:40Maintenant, on est en 6e place.
00:25:41La bonne nouvelle, en revanche,
00:25:42c'est que 15 médailles au total,
00:25:43ça veut dire qu'on a déjà égalé notre record de 2014
00:25:46en une semaine seulement.
00:25:47Donc, on peut dire que ces Jeux
00:25:48sont d'ores et déjà une réussite pour la France.
00:25:50Oui, effectivement.
00:25:51Il y a encore une semaine, il y a de la marge.
00:25:52Il va sans doute y avoir encore de nombreuses médailles
00:25:54autour du coup de nos champions.
00:25:57Merci beaucoup, Marie.
00:25:58A tout à l'heure.
00:25:59Les suites, maintenant, de l'enquête
00:26:00sur la mort de Quentin.
00:26:02Où en est-on ?
00:26:03Le parquet de Lyon va faire un point aujourd'hui
00:26:07à 16h au milieu de l'après-midi.
00:26:08Et on en sera sans doute beaucoup plus à ce moment-là
00:26:12parce que pour l'instant,
00:26:12le parquet est resté prudent et mutique.
00:26:14Nous, on va aller sur place à Lyon
00:26:16retrouver Victor Pérez-Boucheron.
00:26:19Victor, on est 4 jours après maintenant,
00:26:20mais ce que vous constatez,
00:26:22c'est que l'émotion, elle est toujours aussi forte.
00:26:26Exactement, Julien.
00:26:27Et ce qui domine ici,
00:26:28c'est un sentiment d'incompréhension.
00:26:30En fait, pour tout vous dire,
00:26:30avec Jérémy Paoloni,
00:26:32hier, nous avons passé la journée ici,
00:26:33rue Victor-Lagrange,
00:26:34pour essayer de comprendre chronologiquement
00:26:36ce qui s'est passé.
00:26:36Et spontanément,
00:26:37plusieurs habitants sont descendus
00:26:39de leur appartement
00:26:40pour venir à notre rencontre
00:26:41pour nous demander
00:26:42si nous avions des éléments.
00:26:43Eux-mêmes se posent les questions
00:26:44pourquoi ici ?
00:26:45Pourquoi rue Victor-Lagrange ?
00:26:47Pourquoi en plein jour ?
00:26:48À ce sujet,
00:26:48je vous propose d'écouter Maxime.
00:26:49C'est un témoin direct
00:26:51de la Rix de jeudi.
00:26:53Il a tout vu depuis son balcon.
00:26:54Écoutez-le au micro de Jérémy Paoloni.
00:26:56J'ai vu Quentin,
00:26:59je pense que c'est Quentin
00:27:00qui s'est fait tabasser juste là,
00:27:02à 15 contre 1.
00:27:04C'était violent.
00:27:05Je ne sais pas,
00:27:06en vrai, c'est super chaud.
00:27:07Le mec s'est fait buter,
00:27:10entre guillemets,
00:27:11parce qu'après,
00:27:11il a marché,
00:27:11je ne sais pas comment,
00:27:12mais devant chez moi.
00:27:13Vous l'avez vu,
00:27:14ce projet ?
00:27:14Il me semble,
00:27:15mais je ne pourrais pas dire de conneries.
00:27:17Il me semble qu'ils ont assis
00:27:18sur le petit muret ici,
00:27:19mais je n'ai vraiment pas la certitude.
00:27:21Je sais qu'il était là,
00:27:22on l'a mis en PLS.
00:27:24Tous les vins sont descendus
00:27:25et tout,
00:27:25ils l'ont mis en PLS.
00:27:28Et après,
00:27:29il bougeait.
00:27:29L'enquête progresse.
00:27:30Les enquêteurs parlent désormais
00:27:32de témoignages significatifs.
00:27:33Le procureur de la République de Lyon
00:27:35a donc convoqué
00:27:35une conférence de presse
00:27:36cet après-midi
00:27:37pour sûrement éclaircir
00:27:38d'autres points d'ombre
00:27:39sur l'enquête.
00:27:40On la suivra,
00:27:40évidemment.
00:27:41Merci beaucoup,
00:27:42Victor,
00:27:42en direct,
00:27:43sur l'antenne de BFM TV,
00:27:45cette conférence de presse
00:27:46du procureur.
00:27:47En attendant,
00:27:48on va prendre un petit peu
00:27:49de recul
00:27:50et après cette émotion
00:27:52à Lyon,
00:27:52tenter de faire le point
00:27:53sur les faits
00:27:53ou sur ce que l'on en sait,
00:27:54en tout cas,
00:27:55avec nos éclaireurs.
00:27:58Et c'est vous,
00:27:59Rebecca Blanc-Lelouch,
00:28:00qui avez regardé les cartes,
00:28:01qui avez regardé
00:28:02les différentes images,
00:28:03les différentes vidéos
00:28:04qui nous sont parvenues.
00:28:06Montrez-nous
00:28:07ce que vous avez récupéré
00:28:08et comment ça permet
00:28:09de reconstituer
00:28:09quand même en grande partie
00:28:10le fil des événements.
00:28:11Alors,
00:28:12tout commence à 18h30
00:28:13devant l'établissement
00:28:14de Sciences Po à Lyon.
00:28:16C'est là où l'eurodéputé
00:28:17La France Insoumise,
00:28:18Rima Hassan,
00:28:19tient une conférence.
00:28:20Des militantes
00:28:21du collectif Némésis
00:28:23décident de perturber
00:28:24sa venue.
00:28:25Six, précisément,
00:28:26sont présentes,
00:28:26accompagnées
00:28:27d'une dizaine
00:28:28de militants nationalistes locaux
00:28:30pour assurer
00:28:30leur service d'ordre.
00:28:32Et parmi eux,
00:28:32Quentin,
00:28:3323 ans,
00:28:34qui fréquenterait
00:28:35le groupuscule
00:28:36d'extrême droite
00:28:36Action Française.
00:28:37Sur place,
00:28:38des militants
00:28:39d'extrême gauche
00:28:39s'opposent d'abord
00:28:40au collectif Némésis
00:28:42et la police intervient
00:28:43dans un premier temps
00:28:44pour disperser
00:28:45ces affrontements.
00:28:46Finalement,
00:28:47ils se rejoindront
00:28:48quand même
00:28:49quelques rues plus loin
00:28:50et c'est ici
00:28:51qu'a été captée
00:28:52la vidéo que vous allez voir
00:28:53dans le 7e arrondissement
00:28:54de Lyon.
00:28:55Deux groupes
00:28:56d'extrême droite
00:28:56et d'extrême gauche
00:28:57s'affrontent
00:28:58une nouvelle fois.
00:28:59Mais à ce moment-là,
00:29:01les militants
00:29:01d'extrême droite
00:29:02sont en minorité,
00:29:03deux ou trois seulement,
00:29:04et subissent des coups,
00:29:06un violent coup de pied
00:29:07dans la tête
00:29:08et puis des coups de poing
00:29:09à répétition.
00:29:11Et plusieurs militants
00:29:12nous assurent
00:29:13qu'il s'agit bien
00:29:14de Quentin
00:29:15que vous allez voir,
00:29:16que vous voyez ici
00:29:17couché au sol.
00:29:19Selon certains témoins,
00:29:21après l'agression,
00:29:21la victime a été abandonnée
00:29:23par terre,
00:29:23du sang sur les mains
00:29:24sur le visage
00:29:25puis a été secourue
00:29:26par des riverains.
00:29:28Et c'est à 19h40,
00:29:29à 2 km de là,
00:29:31dans le 5e arrondissement
00:29:32de Lyon,
00:29:32que Quentin
00:29:33a été pris en charge
00:29:34par les pompiers.
00:29:35Il est retrouvé effondré,
00:29:37atteint d'une commotion
00:29:38cérébrale.
00:29:38Il a ensuite été placé
00:29:40dans le coma
00:29:41avec un pronostic vital
00:29:42engagé,
00:29:43avant de succomber
00:29:44à ses blessures
00:29:45ce samedi.
00:29:46Merci, Rebecca.
00:29:47Cette carte,
00:29:48c'est vrai,
00:29:48permet de bien retracer
00:29:50les événements.
00:29:51Alexandre Gonzales,
00:29:52avec une précision,
00:29:53cette heure et demie
00:29:55de battement,
00:29:56entre guillemets,
00:29:56c'est une heure et demie
00:29:57pendant laquelle
00:29:57il se relève
00:29:58et il est aidé
00:29:59par un ami
00:29:59qui va l'emmener
00:30:01comme ça
00:30:01de l'autre côté
00:30:02et jusqu'à ce moment-là,
00:30:04personne n'a pour l'instant
00:30:05appelé les secours directement.
00:30:06Non,
00:30:06et c'est à 19h40
00:30:08que les pompiers
00:30:08vont intervenir,
00:30:10mais effectivement,
00:30:10il va finalement
00:30:12succomber
00:30:12à ses blessures.
00:30:13À ce stade,
00:30:14il n'y a aucune interpellation.
00:30:16Est-ce qu'il y a déjà
00:30:17des personnes
00:30:18qui ont été identifiées
00:30:19par les enquêteurs ?
00:30:20C'est possible.
00:30:21En tous les cas,
00:30:22c'est un travail de longue haleine
00:30:24qui va commencer
00:30:24pour scruter image par image
00:30:28tout ce qui a pu être filmé
00:30:29sur les différents moments
00:30:31entre 18h30,
00:30:33le premier affrontement
00:30:34et puis la fin dramatique
00:30:36de ce qui s'est passé
00:30:37pour essayer de comprendre
00:30:39qui était,
00:30:40à quel endroit,
00:30:41à quel moment,
00:30:41qui a porté
00:30:42les coups mortels
00:30:44contre ce jeune homme.
00:30:46Quentin de Ranck.
00:30:49L'enquête,
00:30:49pour l'instant,
00:30:50est ouverte d'ailleurs
00:30:51pour coups mortels
00:30:51d'aggravés.
00:30:52Ce sont ces images-là
00:30:53qu'évidemment,
00:30:53les enquêteurs
00:30:54n'ont cessé de scruter
00:30:55depuis jeudi
00:30:56pour tenter
00:30:56de les faire parler.
00:30:57Exactement.
00:30:58Et il y a à la fois
00:30:59le travail sur les images,
00:31:01mais il y a aussi
00:31:01un gros travail d'audition
00:31:03qui se mène en parallèle
00:31:05avec, par exemple,
00:31:06des témoins,
00:31:07des voisins, pardon,
00:31:08qui peuvent être entendus,
00:31:09des riverains.
00:31:09On a vu que,
00:31:10vous voyez,
00:31:10il y a plusieurs images
00:31:11qui ont été tournées
00:31:12depuis les hauteurs,
00:31:13depuis les appartements.
00:31:15Donc, des gens ont assisté
00:31:17à ce qui s'est passé.
00:31:18Toutes ces personnes-là
00:31:19sont en train
00:31:20d'être auditionnées
00:31:21et les enquêteurs
00:31:21recoupent ensuite
00:31:23les différents témoignages
00:31:24avec ce qu'eux
00:31:25ont pu extraire
00:31:26des images
00:31:26afin d'essayer
00:31:28de parvenir
00:31:29à d'éventuelles
00:31:30identifications
00:31:31de suspects
00:31:31et d'éventuelles interpellations.
00:31:33On verra
00:31:33si cet après-midi,
00:31:34le procureur
00:31:35annonce peut-être
00:31:36justement
00:31:37des personnes arrêtées.
00:31:39Parce qu'il faut
00:31:40identifier les suspects
00:31:41et il faut ensuite
00:31:43déterminer
00:31:44les responsabilités.
00:31:45Qui a porté
00:31:46les coups
00:31:46les plus durs ?
00:31:47Les coups qui ont
00:31:49abouti à la mort
00:31:49de Quentin ?
00:31:51Qui, peut-être
00:31:52ce qu'il y avait
00:31:52des donneurs d'ordre ?
00:31:53Est-ce que c'était
00:31:54prémédité, organisé ou pas ?
00:31:55C'est à ces réponses-là
00:31:56que le parquet va...
00:31:57À ces questions-là
00:31:58que le parquet va devoir
00:31:58donner des réponses.
00:31:59Exactement.
00:32:00Pour l'instant,
00:32:00la préméditation
00:32:01ne semble pas retenue
00:32:02dans l'enquête
00:32:03puisque l'enquête
00:32:05est ouverte
00:32:05pour coups mortels
00:32:06aggravés.
00:32:07Il n'y a pas la notion
00:32:08de préméditation,
00:32:09de guet-apendante
00:32:10à parler l'avocat
00:32:11du jeune homme,
00:32:13maître Fabien Rajon.
00:32:15Mais l'enquête
00:32:16peut évoluer
00:32:16au fur et à mesure
00:32:17des auditions
00:32:18et peut-être
00:32:20mener à un moment
00:32:21à cette conviction.
00:32:22En tous les cas,
00:32:22pour l'instant,
00:32:23la préméditation
00:32:24semble écartée.
00:32:24C'est aussi ce qu'a dit
00:32:25ce matin le ministre
00:32:26de l'Intérieur
00:32:27chez nos confrères
00:32:28de France Inter.
00:32:29En revanche,
00:32:30le lynchage
00:32:31ne fait pas de doute.
00:32:32On le voit sur les images.
00:32:33Il est au sol.
00:32:34Il est frappé.
00:32:36Pour l'instant,
00:32:37l'infraction qui est retenue
00:32:38qu'aux mortels aggravés
00:32:39fait encourir
00:32:40aux éventuelles personnes
00:32:41jugées un jour
00:32:42une peine pouvant aller
00:32:43de 15 à 20 ans
00:32:44de réclusion criminelle.
00:32:45Alors, il y a,
00:32:46c'est vrai,
00:32:47une dimension également politique
00:32:48dans cette affaire.
00:32:49Au-delà de la dimension
00:32:51strictement judiciaire,
00:32:52vous avez parlé
00:32:53de Laurent Nunez
00:32:54ce matin.
00:32:55Il y a aussi Maude Bréjon,
00:32:56la porte-parole du gouvernement
00:32:57qui était sur BFM TV
00:32:58et voici ce qu'elle a dit.
00:33:00Il s'agit de toute évidence
00:33:02d'un lynchage
00:33:03et les images
00:33:04que nous avons
00:33:05toutes et tous vues
00:33:06sont absolument insupportables.
00:33:08Il faut appeler un chat,
00:33:09un chat.
00:33:09La France insoumise
00:33:09encourage depuis des années
00:33:12maintenant
00:33:12un climat de violence.
00:33:14La France insoumise
00:33:15a des liens
00:33:16avérés et assumés
00:33:18avec des groupes
00:33:19d'ultra-gauche
00:33:20extrêmement violents.
00:33:22Je pense par exemple
00:33:23à la Jeune Garde.
00:33:24Il y a donc
00:33:25vis-à-vis du climat politique,
00:33:27du climat de violence,
00:33:29une responsabilité morale
00:33:31de la France insoumise.
00:33:32Une responsabilité morale
00:33:33de la France insoumise
00:33:34dans la mort de Campin ?
00:33:36Une responsabilité morale
00:33:38de la France insoumise
00:33:39dans ce climat
00:33:40de violence
00:33:41exacerbé.
00:33:42Voilà, on voit Guillaume Daré
00:33:44que le gouvernement
00:33:44pointe du doigt
00:33:45directement la France insoumise.
00:33:47Les mots de Bréjean
00:33:48qu'on vient d'entendre
00:33:48sont assez forts.
00:33:51Que répond LFI ?
00:33:53Depuis ce matin,
00:33:53pas grand-chose.
00:33:54Non, mais dès hier,
00:33:55en revanche,
00:33:55Jean-Luc Mélenchon
00:33:56lui-même avait répondu
00:33:58à ses premières accusations
00:33:59puisque dès le matin même,
00:34:01rappelez-vous,
00:34:01c'est Gérald Darmanin
00:34:02qui avait jugé à ses yeux
00:34:03que je cite,
00:34:04c'est l'ultra-gauche
00:34:05qui manifestement a tué
00:34:07Jean-Luc Mélenchon
00:34:08qui a jugé
00:34:08que son parti
00:34:09n'avait rien à voir
00:34:10avec cette histoire
00:34:11et que ceux qui nous accusent,
00:34:14les accusent donc,
00:34:15sont, dit-il,
00:34:15des calomniateurs.
00:34:16Ce sont les termes employés
00:34:17mais on voit qu'effectivement
00:34:18s'engage un débat
00:34:20qui est clairement
00:34:20un débat politique
00:34:21entre d'un côté
00:34:22la France insoumise
00:34:23et de l'autre
00:34:24le gouvernement
00:34:25et la droite.
00:34:26On a vu que ça a été le cas
00:34:26notamment de Bruno Retailleau,
00:34:28président des Républicains,
00:34:29désormais candidat
00:34:30à l'élection présidentielle
00:34:31qui a ciblé très fortement
00:34:32aussi la France insoumise.
00:34:34La France insoumise
00:34:35qui a dit très clairement
00:34:36s'il y avait,
00:34:37c'est par la voix
00:34:37de Manuel Bompard hier,
00:34:39des gens impliqués
00:34:41proches des mouvements
00:34:42que l'on peut fréquenter.
00:34:43Évidemment,
00:34:45on prendra nos distances
00:34:46et on condamnera cela.
00:34:47Alors, c'est vrai
00:34:47que tout le week-end
00:34:48on a entendu Manuel Bompard,
00:34:50on a entendu Jean-Luc Mélenchon.
00:34:51Depuis ce matin,
00:34:52on a l'impression
00:34:52que tout le monde
00:34:52est un peu suspendu
00:34:53à ce que va dire
00:34:54le parquet cet après-midi.
00:34:55Absolument,
00:34:56qui va s'exprimer
00:34:56à la mi-journée
00:34:57pour faire le point
00:34:59sur l'enquête.
00:35:00Déjà dans les faits
00:35:01très pratiques,
00:35:02je parle sous votre contrôle,
00:35:04c'est que ça va être
00:35:05d'abord comment ça s'est passé,
00:35:06déroulé,
00:35:06parce que même
00:35:07sur les images,
00:35:07certains disent
00:35:08est-ce que ce sont
00:35:08exactement les mêmes personnes
00:35:10qui ont participé
00:35:10à ce lynchage ou non ?
00:35:12Et après,
00:35:12l'appartenance ou non
00:35:13effectivement
00:35:14de certains
00:35:15à ce mouvement,
00:35:16on le disait,
00:35:16de la jeune garde
00:35:18dont l'ancien ministre
00:35:19de l'Intérieur,
00:35:19Bruno Rotaillot,
00:35:20avait lancé la dissolution.
00:35:21Mais il y a un examen
00:35:22toujours,
00:35:22il y a un recours
00:35:24qui a été fait
00:35:24devant le Conseil d'État
00:35:25qui va être bientôt examiné
00:35:27et on le disait
00:35:28au-delà de la France insoumise
00:35:29et de Jean-Luc Mélenchon,
00:35:30il y a un homme,
00:35:31vous le savez,
00:35:31qui est ciblé
00:35:31qui s'appelle Raphaël Arnaud,
00:35:33qui en est l'un des fondateurs
00:35:34et qui est député
00:35:36aujourd'hui
00:35:36de la France insoumise.
00:35:37Et l'une des grandes questions,
00:35:38c'est de savoir
00:35:38si peut-être des membres
00:35:39de son entourage
00:35:40auraient pu participer
00:35:42à ce lynchage.
00:35:42Il y a beaucoup de choses
00:35:43qui ont circulé,
00:35:44des accusations
00:35:45qui ont été portées
00:35:45d'ailleurs, Alexandra.
00:35:46Oui,
00:35:47contre l'un des assistants
00:35:49parlementaires
00:35:49de Raphaël Arnaud
00:35:50qui,
00:35:51d'après plusieurs témoignages
00:35:52sur le terrain,
00:35:53se trouvait là
00:35:54à ce moment-là
00:35:55et aurait participé
00:35:56à la RICS,
00:35:56mais pour l'instant,
00:35:57aucune,
00:35:58enfin,
00:35:58aux coups mortels
00:35:59qui ont été portés.
00:36:00Pour l'instant,
00:36:01aucune source judiciaire
00:36:03n'a confirmé
00:36:04sa présence.
00:36:05Il n'y a pas eu
00:36:06d'interpellation.
00:36:07Lui,
00:36:08il l'a démenti
00:36:09par la voix
00:36:09de son avocat.
00:36:10Donc,
00:36:10on verra
00:36:11comment l'enquête
00:36:12se poursuit.
00:36:13Est-ce qu'effectivement,
00:36:14lui ou d'autres personnes
00:36:15dans l'entourage actuel
00:36:17ou ancien
00:36:18de Raphaël Arnaud
00:36:19sont visées ?
00:36:20Parce qu'on rappelle
00:36:21que,
00:36:21comme vous le disiez,
00:36:21il avait fondé
00:36:22ce mouvement antifasciste
00:36:24très connu à Lyon
00:36:25qui s'appelle
00:36:26La Jeune Garde,
00:36:27qui est connu
00:36:28pour justement
00:36:30vouloir être
00:36:31sur le terrain
00:36:31et en découdre
00:36:32physiquement
00:36:33avec ce qu'il nomme
00:36:35les fachis.
00:36:35Donc,
00:36:35c'est vraiment
00:36:36entre l'ultra-gauche
00:36:37et l'ultra-droite.
00:36:38Ce mouvement
00:36:39a été dissous
00:36:40en juin dernier
00:36:41mais ils ont fait
00:36:41des recours
00:36:42qui ne sont pas
00:36:42suspensifs
00:36:43pour l'instant
00:36:44pour contester
00:36:45cette dissolution.
00:36:45C'est évidemment
00:36:46l'un des points
00:36:47qui sera le plus
00:36:48attendu
00:36:48lors de ce point
00:36:50presse
00:36:50du parquet
00:36:51de Lyon
00:36:52cet après-midi.
00:36:53La question sera posée
00:36:54et on verra
00:36:54si le procureur
00:36:56y répond.
00:36:57On continue
00:36:58à suivre cette affaire
00:36:59évidemment
00:36:59sur BFM TV
00:37:00parce qu'on voit
00:37:01les conséquences
00:37:02à la fois judiciaires
00:37:02et politiques
00:37:03qui sont majeures.
00:37:04Vous restez
00:37:05sur BFM TV
00:37:05parce que dans
00:37:06quelques instants
00:37:07nous verrons
00:37:08que le Sud-Ouest
00:37:09n'en a pas fini
00:37:10avec les intempéries
00:37:11loin sans faux.
00:37:12Vous savez
00:37:12que nos équipes
00:37:13sont déployées
00:37:14dans le Sud-Ouest
00:37:15entre la Gironde
00:37:16et le Lot-et-Garonne
00:37:18parce que
00:37:18la situation
00:37:19est impressionnante.
00:37:21Vous voyez ici
00:37:21ce n'est pas un lac
00:37:22ce sont des routes
00:37:23qui sont submergées.
00:37:24C'est une image
00:37:25en direct
00:37:25que vous recevez
00:37:26du Fontey
00:37:27sur les barques
00:37:27qui sont utilisées
00:37:29le long de la Garonne
00:37:31et ça va continuer.
00:37:32C'est ça
00:37:32la grande information
00:37:33de cette matinée.
00:37:35On n'est hélas
00:37:36pas encore au bout
00:37:37de nos peines.
00:37:38Ces niveaux
00:37:39devraient encore monter
00:37:40même si on voit
00:37:41que la pluie
00:37:41s'est arrêtée.
00:37:42Pour l'instant
00:37:43ça n'est qu'un répit.
00:37:44Allez, direction
00:37:44la Gironde
00:37:45et le Lot-et-Garonne
00:37:46dans quelques instants.
00:37:47A tout de suite.
00:37:49Il sera bientôt 11h.
00:37:50Vous êtes dans Arnaud Direct.
00:37:51Regardez ce qui nous attend
00:37:52pour l'heure qui vient.
00:37:53D'abord les pluies
00:37:54qui vont revenir
00:37:54dans le Sud-Ouest.
00:37:56Autrement dit
00:37:56on est hélas bien loin
00:37:57d'en avoir fini
00:37:58avec les crues.
00:37:59Certaines zones
00:38:00sont coupées du monde.
00:38:02Nous serons
00:38:02avec le préfet
00:38:03de la Gironde
00:38:05pour en savoir plus
00:38:05sur les voyeurs mobilisés.
00:38:07Également avec la présidente
00:38:08de Vigicru
00:38:09qui nous dira
00:38:10combien de temps
00:38:11ça va durer
00:38:11si de nouveaux records
00:38:12s'apprêtent à être battus
00:38:14sur ce plan.
00:38:15Et puis
00:38:15le volet français
00:38:16de l'affaire Epstein
00:38:18il est relancé
00:38:18avec la réouverture
00:38:20du dossier Jean-Luc Brunel.
00:38:21Il avait été accusé
00:38:22de viol
00:38:22et l'une des plaignantes
00:38:23nous dira
00:38:24ce qu'elle attend
00:38:24de cette décision
00:38:26judiciaire française.
00:38:27C'est parti
00:38:27jusqu'à midi.
00:38:36Et commençons donc
00:38:37par les intempéries
00:38:38avec toutes nos équipes
00:38:40qui sont déployées
00:38:41entre la Gironde
00:38:42le Lot-et-Garonne
00:38:44et Paris
00:38:44où le niveau
00:38:45de la Seine
00:38:45est assez inquiétant.
00:38:48Pourquoi la Gironde
00:38:48et le Lot-et-Garonne ?
00:38:49Parce qu'on le voit
00:38:50sur la carte
00:38:51ces deux départements
00:38:51sont toujours classés
00:38:52en vigilance rouge
00:38:54et vous voyez ici
00:38:55les gilets de sauvetage
00:38:57pour nos envoyés spéciaux
00:38:59qui sont pour certains
00:39:01à bord de barque
00:39:02parce que
00:39:02les rues de certains villages
00:39:04ressemblent à des rivières
00:39:06ils sont sous les eaux
00:39:07et c'est ce qu'on va voir
00:39:08donc avec nos équipes
00:39:10en commençant par vous
00:39:12Célia Vallée
00:39:12qui est aux côtés
00:39:14d'un élu
00:39:15un maire
00:39:16aux premières loges
00:39:17pour voir
00:39:17comment on prend maintenant
00:39:18le bateau
00:39:19pour aller voir les administrés.
00:39:22Oui, aller les voir
00:39:23et même leur distribuer
00:39:24à manger
00:39:25on vient de récupérer
00:39:26des denrées alimentaires
00:39:27que vous allez voir ici
00:39:28Jules Bedot va vous les montrer
00:39:29et voilà
00:39:30à qui on va les donner
00:39:32ces denrées alimentaires
00:39:33ce sont les personnes
00:39:33qui sont juste ici
00:39:34sur le balcon
00:39:35qui sont encore chez elles
00:39:36malgré les inondations
00:39:38très importantes
00:39:39qui bordent leur maison
00:39:40M. le maire
00:39:41c'est devenu un petit peu
00:39:42votre quotidien
00:39:42cette distribution
00:39:43Comment ?
00:39:44C'est devenu votre quotidien
00:39:45la distribution
00:39:46Oui, oui
00:39:48Voilà
00:39:48on est en train
00:39:49de faire cette distribution
00:39:51un mot pour vous dire
00:39:52que l'agent municipal
00:39:55Frédéric
00:39:56que vous voyez
00:39:56au premier plan
00:39:57mesure le fond
00:39:58depuis tout à l'heure
00:39:59parce que
00:40:00ici on ne peut
00:40:01naviguer
00:40:02uniquement en barque
00:40:03on ne peut pas
00:40:04prendre la voiture
00:40:05évidemment
00:40:05une image
00:40:06qu'on voudrait
00:40:06vous montrer
00:40:07juste à notre gauche
00:40:08Jules va vous montrer
00:40:09il y a une voiture
00:40:10vous pouvez voir
00:40:11à quel niveau
00:40:12l'eau est montée
00:40:14avec ce niveau d'eau
00:40:16sur la voiture
00:40:17voilà la situation
00:40:18ici
00:40:19les paysages
00:40:19sont assez impressionnants
00:40:20il y a également
00:40:21des personnes
00:40:22qu'on ne peut pas atteindre
00:40:23parce qu'il y a énormément
00:40:24de détritus
00:40:25des détritus
00:40:26qui viennent parfois
00:40:27des champs de maïs
00:40:27donc beaucoup de choses
00:40:29qui rentrent dans le moteur
00:40:30du bateau
00:40:31et qui rendent inaccessibles
00:40:32les maisons
00:40:33de certaines personnes
00:40:34parce que oui
00:40:34il y a encore
00:40:35beaucoup de monde
00:40:35chez soi
00:40:36des personnes
00:40:37qui vivent au premier étage
00:40:38et donc qui sont restées
00:40:39chez elles
00:40:39malgré ces inondations
00:40:40C'est incroyable
00:40:42les images que vous
00:40:43nous montrez
00:40:44Célia
00:40:45actuellement
00:40:46avec Jules Bedos
00:40:48on aperçoit
00:40:48le toit
00:40:49de cette voiture
00:40:50derrière vous
00:40:51submergée par les eaux
00:40:52on est à un bon mètre cinquante
00:40:54de hauteur
00:40:55si on essaie
00:40:56de juger
00:40:58comme ça
00:40:58d'estimer
00:40:59Marc
00:41:00vous êtes avec nous
00:41:01on découvre
00:41:03ces images
00:41:03ça monte
00:41:05alors pourtant
00:41:05les niveaux
00:41:07visiblement
00:41:07ils ont un petit peu baissé
00:41:08ces dernières heures
00:41:09ça a été pire
00:41:09mais le problème
00:41:10c'est que ça va encore remonter
00:41:11cette voiture
00:41:11elle pourrait bien être
00:41:12complètement submergée
00:41:13dans les heures qui viennent
00:41:13Oui
00:41:14parce que
00:41:14je regardais d'ailleurs
00:41:15les niveaux
00:41:16dans les secteurs
00:41:17de Langon
00:41:17de Laréole
00:41:18de Marmande
00:41:19dans ces deux départements
00:41:20placés en vigilance
00:41:21rouge-crue
00:41:22pour voir la baisse
00:41:23il faut vraiment
00:41:24approcher les yeux
00:41:25de la courbe
00:41:25si le niveau a baissé
00:41:27d'un ou deux centimètres
00:41:28localement
00:41:28c'est vraiment
00:41:30la baisse
00:41:31que l'on voit
00:41:32mais globalement
00:41:33la situation reste
00:41:34très fragile
00:41:34elle reste surtout
00:41:35très critique
00:41:36parce qu'on regarde
00:41:37les cumuls de pluie
00:41:38également depuis maintenant
00:41:3924 heures
00:41:40on relève localement
00:41:41dans le sud-ouest
00:41:42de la France
00:41:43encore 40-50 litres
00:41:44d'eau par mètre carré
00:41:45donc toutes ces pluies
00:41:46vont à nouveau
00:41:47faire réagir
00:41:49les cours d'eau
00:41:50notamment
00:41:50la Garonne
00:41:51Girondine
00:41:52donc c'est encore
00:41:54très difficile
00:41:54de voir une amélioration
00:41:56pour l'instant
00:41:57parce que
00:41:57le niveau
00:41:58semble s'être stabilisé
00:42:00mais c'est vrai
00:42:00qu'avec les pluies
00:42:01prévues
00:42:02aujourd'hui
00:42:03dans le sud-ouest
00:42:04celle à venir
00:42:05également
00:42:05entre mercredi
00:42:07et jeudi
00:42:08on est encore
00:42:09sur des conditions météo
00:42:10qui vont rester
00:42:10très perturbées
00:42:11une bonne partie
00:42:12de la semaine
00:42:12peut-être l'espoir
00:42:14de retrouver des conditions
00:42:14météo plus sèches
00:42:15en fin de semaine
00:42:16et pour le week-end
00:42:17mais on est encore là
00:42:18devant des conditions météo
00:42:19qui s'annoncent délicates
00:42:20pour quelques jours
00:42:21et on voit
00:42:22Célia Vallée
00:42:23comment le système D
00:42:24est en train de s'organiser
00:42:26avec les habitants
00:42:27il n'y a pas de panique
00:42:28manifestement
00:42:28il y a de la résignation
00:42:30et de l'organisation
00:42:34Oui voilà
00:42:35vous voyez à quel point
00:42:36c'est laborieux
00:42:37cette distribution
00:42:38de denrées alimentaires
00:42:40vous la voyez en direct
00:42:41alors monsieur le maire
00:42:42vient à l'instant
00:42:43de dire
00:42:43c'est un bateau
00:42:45ce n'est pas une voiture
00:42:46et oui
00:42:47parce que c'est difficile
00:42:47de manœuvrer
00:42:49et vous voyez à quel point
00:42:50c'est compliqué
00:42:50de livrer des courses
00:42:51aux personnes
00:42:52qui sont encore chez elles
00:42:53elles sont nombreuses
00:42:53les personnes
00:42:54qui sont encore
00:42:55dans leur maison
00:42:56elles vivent souvent
00:42:57au premier étage
00:42:58elles n'ont pas d'eau
00:42:59jusqu'ici
00:43:00il y a une liste
00:43:01une liste que j'ai dans les mains
00:43:03de personnes
00:43:04qui appellent
00:43:05à chaque fois
00:43:05la nuit
00:43:06le matin
00:43:07le maire
00:43:08et la mairie
00:43:08pour demander
00:43:10parfois des denrées alimentaires
00:43:11ou bien des médicaments
00:43:13ou bien de demander
00:43:14de venir les chercher
00:43:15voilà ce qui se passe
00:43:16aujourd'hui
00:43:17et voilà le quotidien
00:43:18en fait
00:43:18de ces communes
00:43:20qui sont inondées
00:43:21ici en Gironde
00:43:22Oui c'est terrible
00:43:23parce qu'on voit
00:43:23il n'y a pas grand chose
00:43:24à faire hélas
00:43:24si ce n'est qu'à attendre
00:43:26la décrue
00:43:26qui peut prendre
00:43:28plusieurs jours
00:43:29Oui voilà
00:43:29ça peut être très long Marc
00:43:30Très clairement
00:43:31dans ces territoires
00:43:33qui sont actuellement
00:43:33inondés
00:43:34dans les régions
00:43:35de l'ouest
00:43:35et du sud-ouest
00:43:36il n'y aura pas
00:43:37de décrue franche
00:43:38et généralisée
00:43:39avant la fin de semaine
00:43:40parce que pour avoir
00:43:41une décrue
00:43:42il faut que les pluies
00:43:43cessent de tomber
00:43:44et pour l'instant
00:43:45ça n'est pas du tout
00:43:45prévu par les dernières
00:43:47prévisions météo
00:43:48donc si le niveau
00:43:49baisse un petit peu
00:43:50de quelques centimètres
00:43:51localement
00:43:51il va rapidement
00:43:53repartir à la hausse
00:43:54parce que d'autres
00:43:54pluies sont venues
00:43:55et dans un contexte
00:43:56de sol qui sont
00:43:57complètement saturés
00:43:58dès qu'une perturbation
00:43:59passe et apporte
00:44:0010, 20 ou 30 litres
00:44:01d'eau par mètre carré
00:44:02automatiquement
00:44:03il y a une réaction
00:44:03des cours d'eau
00:44:04Et on voit
00:44:04comment les services
00:44:05municipaux sont mobilisés
00:44:06main dans la main
00:44:07avec les services
00:44:08de la sécurité civile
00:44:09coordonnés par le préfet
00:44:10Étienne Guyot
00:44:10préfet de Gironde
00:44:11est avec nous
00:44:12justement
00:44:13vous découvrez avec nous
00:44:14ces images
00:44:15que nous montre
00:44:16Célia Vallet
00:44:17depuis tout à l'heure
00:44:19avec Jules Bedot
00:44:21Monsieur le préfet
00:44:21est-ce qu'il y en a
00:44:22beaucoup
00:44:23des zones comme ça
00:44:23qui sont coupées
00:44:25du monde ?
00:44:26Alors on a toujours
00:44:28un certain nombre
00:44:28de zones qui sont
00:44:29effectivement
00:44:30pas totalement
00:44:31coupées du monde
00:44:32parce qu'on circule
00:44:33en bateau
00:44:34et puis il y a
00:44:35une très très grande
00:44:36mobilisation
00:44:36engagement
00:44:37de tous les acteurs
00:44:38en direction
00:44:39des habitants
00:44:39elle est mise à l'abri
00:44:40en lieu
00:44:41tout ça se fait
00:44:42de façon calme
00:44:44on est toujours
00:44:45dans un contexte
00:44:46compliqué
00:44:47alors le département
00:44:48est toujours en rouge
00:44:49on a des pluies
00:44:51qui sont assez faibles
00:44:52en ce moment
00:44:52qui sont plutôt éparses
00:44:54on a des pics
00:44:56qui ont été atteints
00:44:57et globalement
00:44:58on est sur une
00:44:58légère décrue
00:45:00qui peut toujours
00:45:01sur l'ensemble des bassins
00:45:02qui peut toujours
00:45:03connaître des rebonds
00:45:04on a eu par exemple
00:45:05ce matin
00:45:07sur la partie
00:45:08garonnaise
00:45:08et sur la partie
00:45:09de la Dordogne
00:45:10avant la confluence
00:45:12on a eu
00:45:13effectivement
00:45:13un retour
00:45:14en classification
00:45:16orange crue
00:45:17avec un certain nombre
00:45:19de personnes
00:45:19qui ont été mises
00:45:20à l'abri
00:45:20dans la nuit
00:45:22et ce matin
00:45:23une quinzaine de personnes
00:45:24sur la Garonne
00:45:25du côté de Portet
00:45:27et de Langouiran
00:45:27donc on est toujours
00:45:28extrêmement prudent
00:45:29du fait des risques
00:45:31de rebonds
00:45:32et du fait aussi
00:45:32de l'influence
00:45:33des marées
00:45:34qui va jouer son rôle
00:45:35et au fur et à mesure
00:45:36où naturellement
00:45:37le fleuve continue
00:45:38de s'écouler
00:45:38vers la mer
00:45:39et bien on a
00:45:41des risques
00:45:42de cru
00:45:43auxquels
00:45:44on fait très très attention
00:45:46alors le bilan
00:45:46à date
00:45:47au moment où je vous parle
00:45:48d'abord
00:45:49on a
00:45:50hier
00:45:51on avait donc
00:45:5111 000 foyers
00:45:53sans électricité
00:45:54on en a
00:45:5510 800
00:45:56au moment où je vous parle
00:45:57mais les travaux
00:45:58continuent
00:45:58d'arrache-pied
00:45:59la téléphonie
00:46:01mobile revient
00:46:02on n'a plus que
00:46:0439 000
00:46:05personnes sans téléphonie
00:46:06on était à 49 000 hier
00:46:08les mises à l'abri
00:46:09je vous en ai parlé
00:46:10sur la circulation
00:46:11on a toujours
00:46:12une centaine
00:46:12de routes départementales
00:46:13qui sont
00:46:15fermées
00:46:16où certaines
00:46:17sont souvises
00:46:18à des restrictions
00:46:18de circulation
00:46:19on n'a plus que
00:46:20deux ponts
00:46:20comme hier
00:46:21qui circulent
00:46:22à l'aréole
00:46:23et puis à Cadillac
00:46:24qui sont ouverts
00:46:25aux véhicules légers
00:46:26la SNCF
00:46:27en revanche
00:46:28tout circule
00:46:29il y a juste
00:46:29des ralentissements
00:46:30on a toujours
00:46:30un gros dispositif
00:46:32de gendarmes
00:46:34de sapeurs-pompiers
00:46:34de militaires
00:46:35militaires que j'ai
00:46:36à nouveau
00:46:37réquisitionnés
00:46:38qui sont à la fois
00:46:38dans le secteur
00:46:39de l'aréole
00:46:39dans le secteur
00:46:40de Cadillac
00:46:41et de Saint-Vaquer
00:46:41donc sur la Garonne
00:46:42donc ils suivent aussi
00:46:43l'évolution
00:46:45des montées d'eau
00:46:47et puis
00:46:48un développement
00:46:49extrêmement remarquable
00:46:51des maires
00:46:51des services municipaux
00:46:52et de l'ensemble
00:46:53des services publics
00:46:54nous n'avons plus
00:46:55du point de vue
00:46:56de l'électricité
00:46:56nous n'avons plus
00:46:57aucune commune
00:46:58qui n'a plus
00:46:59d'électricité
00:46:59toutes les communes
00:47:00ont au moins
00:47:01un point d'électricité
00:47:03et Enedis
00:47:04continue
00:47:05de faire
00:47:05ces opérations
00:47:06d'appels téléphoniques
00:47:07en direction
00:47:08des communes
00:47:08qui ont encore
00:47:09beaucoup d'habitants
00:47:10sans réseau
00:47:12de façon à améliorer
00:47:13la situation
00:47:14voilà le point à date
00:47:16Merci beaucoup
00:47:17pour ce point complet
00:47:18monsieur le préfet
00:47:20alors qu'on continue
00:47:21de voir
00:47:21pendant que vous parliez
00:47:22ces images
00:47:23toujours très très impressionnantes
00:47:24au Fontey
00:47:25juste un point
00:47:26Marc
00:47:27sur ce que nous disait
00:47:27le préfet
00:47:28il y a quelques instants
00:47:28pourquoi c'est si important
00:47:29de surveiller les marées
00:47:30parce que les coefficients
00:47:31de marées
00:47:32seront nettement plus élevées
00:47:34en deuxième partie de semaine
00:47:35ils vont dépasser
00:47:36les 90
00:47:37et puis que
00:47:37les conditions météo
00:47:38vont rester très agitées
00:47:40notamment entre mercredi
00:47:41et jeudi
00:47:41on a une dépression
00:47:42qui va circuler
00:47:43dans les parages
00:47:44de la France
00:47:45avec de fortes rafales
00:47:46de vent
00:47:47sur les côtes atlantiques
00:47:48une houle
00:47:49et lorsque les coefficients
00:47:50de marées sont élevées
00:47:51que le vent d'ouest
00:47:52souffle de manière
00:47:53assez sensible
00:47:54sur l'arc atlantique
00:47:55et bien cette eau
00:47:56cette surcote
00:47:57empêche
00:47:58en fait il faut bien
00:47:59comprendre
00:47:59que la Garonne
00:48:00elle prend sa source
00:48:02dans les Pyrénées
00:48:02espagnoles
00:48:03ensuite elle remonte
00:48:04côté français
00:48:05puis Toulouse
00:48:06et elle remonte
00:48:07ensuite vers Agen
00:48:08elle remonte
00:48:10toutes ces communes
00:48:11qui sont inondées
00:48:13Marmande
00:48:14Laréole
00:48:15Langon
00:48:15puis ensuite
00:48:16vers l'histoire
00:48:17de la Gironde
00:48:18et donc
00:48:18lorsque ce fleuve
00:48:21veut se jeter
00:48:21dans l'océan Atlantique
00:48:22et bien le fait
00:48:23qu'il y ait du vent
00:48:24et qu'on ait une surcote
00:48:25avec des coefficients
00:48:25de marée très élevés
00:48:26ça empêche
00:48:27l'écoulement
00:48:28de cette Garonne
00:48:28de toute cette eau
00:48:29vers l'océan
00:48:30ça fait une forme
00:48:31de bouchon
00:48:32et donc c'est vrai
00:48:33qu'entre les pluies
00:48:33à venir
00:48:34plus les coefficients
00:48:35de marée
00:48:35assez élevés
00:48:36et la houle
00:48:37et bien ça pourrait
00:48:38lorsqu'une décrue
00:48:39va vouloir se mettre
00:48:39en place
00:48:40ça pourrait un peu
00:48:41la freiner
00:48:41donc c'est vrai
00:48:42que là
00:48:42sur les prochains jours
00:48:43on va rester
00:48:44dans une situation
00:48:47vraiment délicate
00:48:48du côté de la Gironde
00:48:49mais aussi du côté
00:48:50du Lot-et-Garonne
00:48:51et on va retrouver
00:48:52Pierre-Olivier Dantan
00:48:52qui est au PC
00:48:53du SDIS
00:48:55là aussi évidemment
00:48:56on surveille en direct
00:48:57l'évolution
00:48:58de la situation
00:48:59Pierre-Olivier
00:49:02Absolument Julien
00:49:03on a quitté
00:49:04notre embarcation
00:49:04avec Philippine David
00:49:05pour nous rendre
00:49:06au centre de secours
00:49:08des sapeurs-pompiers
00:49:09du Lot-et-Garonne
00:49:10du SDIS
00:49:10Marc vient de le dire
00:49:11il y a en effet
00:49:12une décrue extrêmement lente
00:49:14mais regardez tout de même
00:49:15la zone en violet
00:49:16ici c'est la zone de Tonins
00:49:17qui est encore touchée
00:49:18par les eaux
00:49:19à l'heure
00:49:20où l'on se parle
00:49:21lieutenant Philippe Metz
00:49:22on voit vos effectifs
00:49:23du SDIS ici
00:49:24être à pied d'oeuvre
00:49:25beaucoup d'appels
00:49:26des communes notamment
00:49:27Tout à fait
00:49:28actuellement
00:49:28nous gérons
00:49:29toutes les communes
00:49:30les demandes des maires
00:49:31pour essayer d'anticiper
00:49:33la remontée de cette Garonne
00:49:35et d'évacuer au maximum
00:49:37des gens
00:49:37que l'on aurait à évacuer
00:49:39parce qu'actuellement
00:49:40ils n'ont plus d'électricité
00:49:41et ça devient très compliqué
00:49:42pour les gens
00:49:43Oui justement
00:49:43quels sont les besoins
00:49:45en priorité
00:49:47sur quel point
00:49:48il faut en particulier
00:49:48intervenir au plus vite
00:49:49Au plus vite
00:49:50c'est tous les soins infirmiers
00:49:52pour amener les infirmières
00:49:53ou les infirmiers
00:49:54faire des soins particuliers
00:49:55et surtout extraire
00:49:56ces gens-là
00:49:57parce que si l'électricité
00:49:58ne revient pas
00:49:59pas de chauffage
00:49:59pas d'électricité
00:50:00plus de téléphone
00:50:01et là ça devient
00:50:02compliqué pour eux
00:50:03Vous avez aussi
00:50:04des plongeurs
00:50:05qui naviguent
00:50:05en ce moment même
00:50:06entre les maisons
00:50:07pour vérifier le niveau
00:50:08de l'eau
00:50:08Tout à fait
00:50:09en collaboration
00:50:10avec les réserves communales
00:50:11on essaie de passer
00:50:12chez les gens
00:50:12et avoir leurs besoins
00:50:14vraiment vitaux
00:50:15un peu de nourriture
00:50:16un peu de faire
00:50:18au mieux
00:50:19au mieux
00:50:19Merci beaucoup
00:50:20lieutenant
00:50:21bon courage pour la journée
00:50:22en tout cas
00:50:22et oui
00:50:22l'anticipation
00:50:23c'est le mot ici
00:50:24parce que Marc le disait
00:50:26en plateau
00:50:26il y a certes
00:50:27une décrue
00:50:28mais les précipitations
00:50:28à partir d'aujourd'hui
00:50:29et dans les prochains jours
00:50:30ne vont sûrement pas
00:50:31arranger la situation
00:50:32et le niveau de cette Garonne
00:50:33il pourrait augmenter
00:50:34et même atteindre
00:50:34des pics déjà atteints
00:50:36ce week-end
00:50:37ici dans le Lot-et-Garonne
00:50:39Olivier de voir
00:50:39sur ces images
00:50:41filmées avec Philippine David
00:50:42comment la sécurité civile
00:50:45François Pitrel
00:50:46quadrille la zone
00:50:47pour être bien répartie
00:50:49et puis surtout
00:50:50pour anticiper
00:50:50Oui alors on se base
00:50:52souvent sur ce qu'on appelle
00:50:52le PPRI
00:50:53le plan de prévention
00:50:54des risques et inondations
00:50:55c'est une carte de la zone
00:50:56et on va savoir
00:50:57jusqu'où est historiquement
00:50:59montée la rivière
00:51:01et c'est cette carte
00:51:02qui permet d'évaluer
00:51:03exactement les zones
00:51:04où les interventions
00:51:05vont avoir de l'intérêt
00:51:06ou pas
00:51:06On se sert du passé
00:51:08pour essayer de prévoir
00:51:10ce qui va se passer
00:51:12et pour voir également
00:51:13si de nouveaux records
00:51:14vont être battus
00:51:15parce que c'est l'un des mots
00:51:16forts prononcés
00:51:17ce week-end
00:51:18par la présidente de Vigicru
00:51:19qui sera avec nous
00:51:20dans quelques instants
00:51:21elle a dit que tous les records
00:51:22avaient été battus
00:51:23sur cet épisode de Cruy
00:51:24et on va voir ce que ça veut dire
00:51:25chiffre à l'appui
00:51:26avec nos éclaireurs
00:51:29Alors quels sont ces records
00:51:30qui ont été battus
00:51:31Rebecca Blanc-Lelouch ?
00:51:32Alors déjà il faut savoir
00:51:32que c'est le passage
00:51:33de la tempête Nils
00:51:34qui n'a fait qu'aggraver
00:51:35la situation en France
00:51:37Regardez
00:51:3781 départements
00:51:38en vigilance
00:51:40simultanément
00:51:40dont 2 en rouge
00:51:41et 14 en orange
00:51:42pour 154 rivières
00:51:44indice de l'humidité
00:51:45des sols
00:51:45le plus élevé
00:51:46depuis le début
00:51:46des données
00:51:47en 1959
00:51:48par ailleurs
00:51:49la France
00:51:50est depuis 30 jours
00:51:51d'affilée
00:51:52sans discontinuer
00:51:53en vigilance orange
00:51:54ou rouge
00:51:54ce qui fait que l'on a dépassé
00:51:56tous nos records
00:51:57enregistrés
00:51:57depuis la création
00:51:58de Vigicru
00:51:59en 2006
00:52:00ces précipitations
00:52:01ont entraîné
00:52:01des réactions
00:52:02hydrologiques
00:52:03sur de nombreux
00:52:03cours d'eau du pays
00:52:04c'est-à-dire
00:52:05toutes ces intempéries
00:52:06qui se produisent
00:52:07en ce moment
00:52:08ayant déjà engendré
00:52:09des débordements
00:52:09très très importants
00:52:11et ce sont ces cumuls
00:52:12de pluies
00:52:12observées depuis 2 mois
00:52:14qui expliquent
00:52:14la saturation
00:52:15des sols en eau
00:52:16Alors on essaie
00:52:16de chercher
00:52:17quand même une bonne nouvelle
00:52:18dans tout ça
00:52:18Rebecca
00:52:18en se disant
00:52:19que peut-être
00:52:20peut-être
00:52:20cela empêchera
00:52:22des épisodes
00:52:22de sécheresse
00:52:23cet été
00:52:23c'est le cas ou pas ?
00:52:24Hélas non
00:52:25pas du tout
00:52:25c'est pas ce que nous disent
00:52:26les spécialistes
00:52:27en hydrologie
00:52:28qui nous disent
00:52:29que quand on a
00:52:29des sols très secs
00:52:30on a besoin
00:52:31d'une pluie régulière
00:52:32pour réhydrater
00:52:33ces sols progressivement
00:52:34on peut aussi prendre
00:52:35l'exemple de l'éponge
00:52:37c'est eux qui prennent
00:52:38cet exemple là
00:52:39une éponge sèche
00:52:40sur le lavabo
00:52:42qu'on va prendre
00:52:42et qu'on va arroser d'eau
00:52:43trop vite d'un coup
00:52:44et bien elle n'aura pas
00:52:45le temps d'absorber l'eau
00:52:47là où si l'arrosage
00:52:48est régulier
00:52:49et plus doux
00:52:50elle pourra absorber
00:52:51l'eau qu'elle reçoit
00:52:52et ce n'est qu'ensuite
00:52:53que cette eau
00:52:53peut s'infiltrer
00:52:55dans le sous-sol
00:52:55et puis mettre des jours
00:52:57ou des mois
00:52:57pour atteindre
00:52:58les nappes phréatiques
00:52:58c'est une métaphore
00:53:00que tout le monde comprend
00:53:01merci beaucoup
00:53:02Rebecca
00:53:03la présidente de Vigicru
00:53:04est donc avec nous
00:53:06pour aller plus loin
00:53:06par rapport à ces chiffres
00:53:07c'est Lucie Chadon de Facon
00:53:08bonjour madame
00:53:09merci de nous répondre
00:53:11vous avez donc dit
00:53:11que des records
00:53:12ce week-end
00:53:12avaient été battus
00:53:13est-ce que
00:53:14vu ce que nous dit Marc
00:53:15et vu l'évolution météo
00:53:16vous nous dites que
00:53:17ces records
00:53:17ils vont encore
00:53:18être battus
00:53:19dans les jours
00:53:19qui viennent ou pas
00:53:22alors record
00:53:23j'aime pas trop
00:53:24ce terme là
00:53:24mais en tout cas
00:53:25on a effectivement
00:53:27malheureusement
00:53:28dépassé
00:53:28toutes les statistiques
00:53:29que nous avions
00:53:30en termes
00:53:30d'étendue territoriale
00:53:31et de durée
00:53:33des vigilances
00:53:34orange ou rouge
00:53:36la situation actuelle
00:53:37vous l'avez décrite
00:53:38dans le sud-ouest
00:53:40c'est qu'on risque
00:53:41d'avoir des oscillations
00:53:42sur la Garonne
00:53:42puisque les affluents
00:53:44sont en train de réagir
00:53:45aux pluies
00:53:45qui sont tombées
00:53:47à la fois sur les Pyrénées
00:53:48et sur les contreforts
00:53:49du massif central
00:53:51on a tous les estuaires
00:53:52également
00:53:53qui sont actuellement
00:53:54en cru
00:53:54que ce soit sur la Charente
00:53:55la Dordogne
00:53:56on regarde aussi
00:53:57le bassin de la Dour
00:53:58et on a des coefficients
00:53:58de marée
00:53:59qui sont importants
00:54:01donc voilà
00:54:01sur le sud-ouest
00:54:02on va surveiller
00:54:03la situation
00:54:04toute la semaine
00:54:04avec des précipitations
00:54:05qui vont encore
00:54:06se succéder
00:54:06et l'autre secteur
00:54:08qu'on surveille particulièrement
00:54:09aujourd'hui
00:54:10ce sont les pays
00:54:10de la Loire
00:54:11notamment
00:54:12le Maine-et-Loire
00:54:13avec plusieurs crues
00:54:14en cours
00:54:16dans le secteur
00:54:17qui elles aussi
00:54:18se propagent
00:54:20et vont
00:54:20au niveau des confluences
00:54:22pardon
00:54:22on va avoir
00:54:23une crue
00:54:24qui risque
00:54:25d'être encore
00:54:26à la hausse
00:54:27pendant plusieurs jours
00:54:28dans la semaine
00:54:30qui vient
00:54:30j'en profite
00:54:32vous parliez
00:54:32des zones d'inondation
00:54:33potentielles
00:54:34pour se repérer
00:54:35vous citiez
00:54:35les PPRI
00:54:36j'indique simplement
00:54:37que sur le site
00:54:38Vigicru
00:54:38vous avez également
00:54:39accès aux zones
00:54:40d'inondation potentielle
00:54:41en dynamique
00:54:42par rapport
00:54:43aux hauteurs d'eau
00:54:43aux stations
00:54:44c'est un peu technique
00:54:45mais ça permet
00:54:46vraiment de voir
00:54:47en fonction
00:54:48de la hauteur d'eau
00:54:48qui vous est annoncée
00:54:49à une station
00:54:50quelle zone
00:54:51peut être inondée
00:54:51potentiellement
00:54:52c'est-à-dire que
00:54:53sur le site
00:54:54on peut voir
00:54:54les projections
00:54:55pour se préparer
00:54:56anticiper
00:54:57ces déplacements
00:54:58ou bien
00:54:59stocker éventuellement
00:55:00des provisions
00:55:01si on se retrouve
00:55:02hélas
00:55:03aux premières loges
00:55:04de ces inondations
00:55:05vous nous avez parlé
00:55:05des pays de la Loire
00:55:06est-ce que ça veut dire
00:55:07qu'il y a d'autres départements
00:55:08peut-être dans d'autres zones
00:55:09que le sud-ouest
00:55:09qui pourraient basculer
00:55:10en vigilance rouge
00:55:11dans les heures
00:55:12et les jours qui viennent
00:55:14écoutez
00:55:14on surveille la situation
00:55:16de notre côté
00:55:17on est
00:55:18on est en H24
00:55:20effectivement
00:55:20on est dans une situation
00:55:21pour la semaine
00:55:22qui vient
00:55:23qui reste une situation
00:55:24encore assez préoccupante
00:55:25et il pourrait y avoir
00:55:27potentiellement
00:55:27des aggravations
00:55:28effectivement
00:55:29dans les jours qui viennent
00:55:30et la zone
00:55:31qui vous inquiète le plus
00:55:32c'est plutôt
00:55:33un peu plus au nord
00:55:34maintenant
00:55:34pour ce qui doit
00:55:36advenir demain
00:55:36ou bien ça reste
00:55:38quand même
00:55:38ces départements
00:55:39du sud-ouest
00:55:40alors pour nous
00:55:42c'est l'ensemble
00:55:43du territoire
00:55:44c'est l'ensemble
00:55:45de la partie ouest
00:55:46de la France
00:55:46qui est surveillée
00:55:47particulièrement
00:55:48vous avez compris
00:55:48les sols sont saturés
00:55:49les rivières sont autres
00:55:50donc les moindres
00:55:51précipitations
00:55:52qui arrivent
00:55:53provoquent des réactions
00:55:55assez importantes
00:55:57des rivières
00:55:57donc ça dépend
00:55:59où les pluies tombent
00:56:00et quels sont les cumuls
00:56:01là on arrive
00:56:02là on arrive un peu
00:56:02aux limites aussi
00:56:03entre guillemets
00:56:04de ce qu'on est capable
00:56:06d'anticiper
00:56:07très longtemps
00:56:08à l'avance
00:56:09c'est vraiment
00:56:09la localisation exacte
00:56:11des pluies
00:56:11qui nous permet
00:56:12de déterminer
00:56:13quelles sont les rivières
00:56:14qui vont réagir
00:56:15donc de notre côté
00:56:16c'est l'ensemble
00:56:16de la façade ouest
00:56:17qui est surveillée
00:56:18au regard des précipitations
00:56:20des coefficients
00:56:21de marée
00:56:21qui arrivent
00:56:22également de la houle
00:56:23vous l'avez cité
00:56:24donc tous les estuaires
00:56:25également
00:56:26oui parce que ce qui est
00:56:27souvent difficile
00:56:28à comprendre
00:56:29c'est que même
00:56:30s'il ne pleut pas
00:56:31ça ne veut pas dire
00:56:32que la situation
00:56:33va s'améliorer
00:56:33dans les images
00:56:34qu'on voit en ce moment
00:56:35en Gironde
00:56:35il ne pleut pas
00:56:36mais vous vous nous dites
00:56:36ce sont les précipitations
00:56:37qui sont tombées ailleurs
00:56:39qui ont ensuite
00:56:39un impact en aval
00:56:42tout à fait
00:56:43on est dans un fonctionnement
00:56:44si vous voulez
00:56:45un peu comme une toile d'araignée
00:56:48il y a eu des précipitations
00:56:49sur les contreforts
00:56:50du massif central
00:56:51et dans les Pyrénées
00:56:52qui font gonfler
00:56:53donc ces petites rivières
00:56:54qui sont des affluents
00:56:56du grand bassin
00:56:57de la Garonne
00:56:58et toute cette eau
00:56:59qui est dans les petites rivières
00:57:01se propage ensuite
00:57:02pour aller rejoindre
00:57:03le fleuve Garonne
00:57:05chacun avec une vitesse différente
00:57:07et donc on raisonne bien
00:57:08en grand bassin hydrographique
00:57:10en ce qui concerne les crues
00:57:11c'est pour ça que même
00:57:12si la pluie s'arrête de tomber
00:57:13les crues peuvent grossir
00:57:15et quand vous parlez
00:57:17par exemple
00:57:17de la partie avale
00:57:18de la Garonne
00:57:18le facteur principal
00:57:20qui explique la crue de la Garonne
00:57:21ce n'est pas les pluies
00:57:22qui tombent localement
00:57:24c'est la totalité des pluies
00:57:25qui sont tombées
00:57:26sur l'ensemble des rivières
00:57:27qui irriguent la Garonne à Laval
00:57:29Merci beaucoup
00:57:30pour cet éclairage
00:57:31très précis
00:57:32on vous laisse retourner
00:57:33évidemment
00:57:34à vos services
00:57:35qui sont en crise
00:57:36vous nous l'avez dit
00:57:3624h sur 24
00:57:37pour surveiller l'évolution
00:57:38de la situation
00:57:39on la surveille
00:57:40sur l'ensemble
00:57:41de la partie ouest
00:57:42c'est ce que vous nous avez dit
00:57:43mais aussi
00:57:44dans d'autres secteurs
00:57:45notamment à Paris
00:57:46parce que sur les quais de Seine
00:57:47on voit les niveaux monter
00:57:48de façon assez inquiétante
00:57:50là aussi
00:57:50et Clémence Renard
00:57:51vous le constatez en ce moment
00:57:55regardez sur les quais bas
00:57:57seuls les cygnes
00:57:58et les canards
00:57:59et les mouettes
00:57:59sont autorisés
00:58:00à circuler actuellement
00:58:02sur ce quai
00:58:02vous le voyez
00:58:03complètement inondé
00:58:03on le voit
00:58:04au niveau de l'eau
00:58:05avec ces grilles
00:58:07il y a quand même
00:58:08vous voyez en face
00:58:08des gens
00:58:09qui descendent quand même
00:58:10pour faire des photos
00:58:12parce que c'est vrai
00:58:12que c'est une situation
00:58:13qui est déjà arrivée à Paris
00:58:14mais qui est assez exceptionnelle
00:58:15on est à 3m32 exactement
00:58:17pour le niveau de la Seine
00:58:19qui augmente finalement
00:58:20assez lentement
00:58:21et progressivement
00:58:22depuis la semaine dernière
00:58:23depuis environ 5 jours
00:58:25c'est assez systématique
00:58:26ici à Paris
00:58:27un niveau de l'eau
00:58:28qui est très très surveillé
00:58:30je vais vous laisser écouter
00:58:31Perrine
00:58:31c'est une habitante
00:58:32qu'on a rencontrée
00:58:33un peu plus tôt
00:58:33qui est sortie exprès
00:58:34de chez elle
00:58:35pour admirer ce spectacle
00:58:37qu'elle n'a pas l'habitude
00:58:38de voir
00:58:38je vous laisse de l'écouter
00:58:40là j'ai fait une photo
00:58:42parce que c'est rare
00:58:43de voir la Seine en cru
00:58:46après c'est sympa
00:58:47avec le soleil
00:58:49la Seine a une couleur
00:58:50un peu argentée
00:58:51ça rappelle un peu la mer
00:58:52c'était sympa
00:58:53j'aime bien faire des photos
00:58:54je viens de Lyon
00:58:55et c'est vrai que
00:58:56la Seine et le Rhône
00:58:59sont souvent en cru
00:59:01et du coup
00:59:01ça m'a rappelé
00:59:02un peu Lyon
00:59:03à ce moment-là
00:59:05il y a d'autres conséquences
00:59:06sur la Seine
00:59:07je ne sais pas
00:59:07si vous allez le voir
00:59:08au fond de l'image
00:59:10de Rémi Ferrault
00:59:11ces bateaux mous
00:59:13ces bateaux de tourisme
00:59:14il y a des réglementations
00:59:16avec ce niveau de l'eau
00:59:17ce bateau
00:59:17il y a juste quelques secondes
00:59:19a fait demi-tour
00:59:20devant le pont des Arts
00:59:21à cause du niveau
00:59:23de ce bateau
00:59:24et le niveau de l'eau
00:59:24qui continue de monter
00:59:26plusieurs bateaux
00:59:28comme ça
00:59:28de tourisme
00:59:29vont devoir
00:59:30s'adapter
00:59:31toute la journée
00:59:32les trajets sont modifiés
00:59:33toute la journée
00:59:34avec Notre-Dame
00:59:35qui sera donc
00:59:35la grande absente
00:59:37pour les touristes
00:59:38de ces trajets
00:59:38aujourd'hui
00:59:39c'est vrai qu'elles sont
00:59:40fortes
00:59:41ces images
00:59:41filmées par Bruno Ferrault
00:59:43que vous nous montrez
00:59:45Clémence
00:59:45tout comme sont impressionnantes
00:59:46les images
00:59:48de Célia Vallée
00:59:49toujours sur sa barque
00:59:50avec un maire
00:59:52qui est en tournée
00:59:53pour approvisionner
00:59:54les administrés
00:59:55vous en êtes tous
00:59:56Célia
01:00:03alors Célia
01:00:05on vous a vu
01:00:07tout à l'heure
01:00:07sur la barque
01:00:08avec juste le maire
01:00:09et un employé municipal
01:00:10visiblement
01:00:10il y a d'autres personnes
01:00:12qui sont montées à bord
01:00:15oui absolument
01:00:16on vient d'aller chercher
01:00:17deux personnes
01:00:17qui décident
01:00:18de quitter
01:00:19leur maison
01:00:20et il y a
01:00:21leurs chiens aussi
01:00:22voilà
01:00:23on vient tout juste
01:00:23d'aller les chercher
01:00:24on est toujours
01:00:25aux côtés
01:00:25de monsieur le maire
01:00:26le maire racontez-nous
01:00:27vous avez décidé
01:00:27de quitter votre maison
01:00:28car
01:00:29parce que tout a monté
01:00:31d'un coup
01:00:31on a dû éteindre
01:00:32le courant
01:00:34et donc
01:00:35passer deux jours
01:00:36c'est pas la peine
01:00:37on avait plus
01:00:38de courant
01:00:39plus possibilité
01:00:41de mettre
01:00:42les téléphones en charge
01:00:44etc
01:00:44donc on a préféré partir
01:00:46donc ma soeur est malade
01:00:47je suis malade
01:00:48c'est un problème aussi
01:00:49vous pouvez compter
01:00:50sur l'aide de la mairie
01:00:51qui a pris la barque
01:00:53aujourd'hui monsieur le maire
01:00:54bien sûr
01:00:54heureusement qu'ils sont là
01:00:56heureusement
01:00:56monsieur le maire
01:00:57il est très gentil
01:00:58il va partout
01:00:59où il faut
01:01:00avec ses administrés
01:01:01où est-ce que vous allez
01:01:02aller maintenant ?
01:01:04on s'en bat
01:01:05sur Noyac
01:01:06donc sur Noyac
01:01:07on a la famille
01:01:08il n'y a pas de problème
01:01:09il y a encore
01:01:10beaucoup de monde
01:01:11chez eux
01:01:12et aujourd'hui
01:01:12monsieur le maire
01:01:13a fait la liste
01:01:14la liste que je tiens
01:01:15une liste de personnes
01:01:16à qui il faut apporter
01:01:17des denrées alimentaires
01:01:19apporter parfois
01:01:20des médicaments
01:01:21rendre visite
01:01:22parfois aller chercher le chien
01:01:23voilà
01:01:23c'est toutes des missions
01:01:24qui sont listées
01:01:26aujourd'hui
01:01:26et c'est devenu
01:01:27le nouveau quotidien
01:01:28de ces communes
01:01:29qui sont inondées
01:01:30on voit que
01:01:31c'est évidemment
01:01:32toujours un déchirement
01:01:33pour ces habitants
01:01:34de quitter leur logement
01:01:35mais la plupart du temps
01:01:36ils peuvent trouver refus
01:01:37chez les amis
01:01:38ou chez la famille
01:01:39comme c'est le cas
01:01:40manifestement ici
01:01:42avec ces évacués
01:01:43que vous avez interrogés
01:01:44Célia
01:01:45avec Jules Bedot
01:01:46vous restez à bord
01:01:47pour continuer
01:01:49de poursuivre
01:01:50cette tournée
01:01:51avec le maire
01:01:52et on vous retrouvera
01:01:52évidemment tout au long
01:01:53de cette journée
01:01:54sur BFM TV
01:01:55dans un instant
01:01:56l'affaire Epstein
01:01:58avec un témoignage
01:01:59sur BFM TV
01:01:59vous allez entendre
01:02:00une femme qui accuse
01:02:02l'une des personnalités françaises
01:02:05du dossier Epstein
01:02:07Jean-Luc Brunel
01:02:08elle parle sur BFM TV
01:02:10après que la justice
01:02:12a décidé de rouvrir le dossier
01:02:14comment réagit-elle ?
01:02:15on lui pose la question
01:02:16dans quelques instants
01:02:17à tout de suite
01:02:19un témoignage
01:02:20dans quelques instants
01:02:21sur le volet français
01:02:23de l'affaire Epstein
01:02:25une accusatrice
01:02:26de Jean-Luc Brunel
01:02:28on l'entendra
01:02:28en direct
01:02:29après que la justice
01:02:30a décidé de rouvrir
01:02:31le dossier
01:02:32d'abord vous savez
01:02:33qu'on suit l'évolution
01:02:34sur le front
01:02:35des intempéries
01:02:36on va retrouver
01:02:36Thomas Girard
01:02:37qui se trouve à Cadillac
01:02:38c'est l'une des communes
01:02:39les plus touchées
01:02:40dans ce département
01:02:42vous êtes devant
01:02:43un magasin
01:02:44et on se rend bien compte
01:02:45du niveau d'eau
01:02:46quand on voit la scène
01:02:47qui se trouve derrière vous
01:02:50tout à fait
01:02:51on a les pieds dans l'eau
01:02:52dans le secteur de Cadillac
01:02:53sur Garonne
01:02:54les images parlent d'elles-mêmes
01:02:56on y voit un supermarché
01:02:58juste derrière moi
01:02:59entièrement inondé
01:03:00par la Garonne
01:03:01on ne distingue plus
01:03:02le bitume
01:03:03c'est un paysage impressionnant
01:03:05qui surprend les habitants
01:03:06certains riverains
01:03:07sont surpris
01:03:08par la montée des eaux
01:03:09et craignent
01:03:10de nombreux dégâts
01:03:11dans leur domicile
01:03:12la solidarité
01:03:13est de mise
01:03:14depuis ce matin
01:03:14dans différents villages
01:03:16de la région
01:03:17et je vais me tourner
01:03:17vers Julien
01:03:18Julien
01:03:18il est habitant
01:03:20de cette zone
01:03:22bonjour Julien
01:03:23merci d'être avec nous
01:03:24quel est l'objectif
01:03:26ce matin
01:03:26vous allez venir en aide
01:03:27à quelques proches
01:03:28c'est ça ?
01:03:28là en fait
01:03:29je vais aller
01:03:30chez une copine
01:03:32chez qui l'eau est montée
01:03:33et du coup
01:03:34elle avait anticipé
01:03:36mais vu qu'il y a quand même
01:03:37plus d'eau que prévu
01:03:38on va aller continuer
01:03:39à surélever le matériel
01:03:41et elle va également
01:03:41récupérer des affaires
01:03:42pour pouvoir tenir
01:03:43la semaine
01:03:44à l'extérieur
01:03:45d'ici
01:03:46et là l'objectif
01:03:47je vois qu'on attend
01:03:48juste devant
01:03:49l'entrée de la ville
01:03:50vous attendez quelque chose
01:03:51vous attendez un bateau peut-être ?
01:03:53non finalement
01:03:53je vais y aller à pied là
01:03:54parce qu'avec les waders
01:03:55ça va le faire
01:03:55et puis je vais les rejoindre
01:03:57pour pouvoir
01:03:58les filer un coup de main
01:04:00et pour protéger
01:04:01juste les biens
01:04:02chez elles
01:04:02merci beaucoup Julien
01:04:03d'être avec nous
01:04:04vous souhaitez évidemment
01:04:04beaucoup de courage
01:04:05et je le rappelle
01:04:06dans le département
01:04:07c'est 101 routes départementales
01:04:09qui sont actuellement
01:04:09fermées à la circulation
01:04:11il faut prendre son mal
01:04:12impatience
01:04:12et rester très prudent
01:04:13dans le département
01:04:15merci beaucoup Thomas Girard
01:04:17en direct des bords de la Garonne
01:04:18avec Benjamin
01:04:20donnant un témoignage
01:04:22maintenant
01:04:22un témoignage
01:04:23sur le volet français
01:04:24de l'affaire Epstein
01:04:25parce que la justice française
01:04:27et c'est ça la nouveauté
01:04:28a décidé de rouvrir
01:04:31ces dossiers
01:04:32du volet français
01:04:33de l'affaire Epstein
01:04:34notamment ce qui implique
01:04:35Jean-Luc Brunel
01:04:35vous en avez entendu parler
01:04:36sur cette antenne
01:04:37c'est un ex-agent de mannequin
01:04:38qui s'est suicidé en prison
01:04:39et il est accusé de viol
01:04:40par plusieurs femmes
01:04:42dont Tissia Oussmann
01:04:44qui est avec nous
01:04:45bonjour
01:04:46merci de nous répondre
01:04:47vous êtes néerlandaise
01:04:49je le rappelle
01:04:50alors d'abord rappelez-nous
01:04:51peut-être
01:04:51les faits
01:04:53votre accusation
01:04:54vous aviez 18 ans
01:04:55au moment des faits
01:04:56racontez-nous
01:04:56ce qui s'était passé à l'époque
01:05:00oui en 1991
01:05:03j'ai été présentée
01:05:05à Jean-Luc Brunel
01:05:06j'avais seulement 18 ans
01:05:08et j'ai logé
01:05:10dans son appartement
01:05:11j'ai été témoin
01:05:12de très nombreux amis
01:05:16qui sont venus chez lui
01:05:18qui étaient des hommes
01:05:19beaucoup plus âgés
01:05:20riches
01:05:20comme Jeffrey Epstein
01:05:22j'ai logé sur place
01:05:25pendant une semaine
01:05:26et un soir
01:05:27Brunel m'a droguée
01:05:29et violée
01:05:30et le lendemain
01:05:31quand je me suis réveillée
01:05:33dans son lit
01:05:34et bien j'ai fui
01:05:36son appartement
01:05:37j'ai fui Paris
01:05:39et j'ai eu très peur
01:05:40et j'ai senti
01:05:41beaucoup de honte
01:05:44cela m'a pris
01:05:45plus de 25 ans
01:05:47que de me manifester
01:05:48en 2019
01:05:49j'ai été la première
01:05:50victime
01:05:51à accuser Brunel
01:05:53et à m'exprimer
01:05:54je savais que je n'étais pas la seule
01:05:56que nous étions très nombreuses
01:05:57et c'est en 2020
01:05:59qu'il a été arrêté
01:06:00et à l'époque
01:06:01ce sont plus de 30 femmes
01:06:02qui se sont manifestées
01:06:04contre lui
01:06:04voilà
01:06:05votre plainte à vous
01:06:06elle a permis
01:06:07de faire en sorte
01:06:08que d'autres femmes
01:06:09portent plainte
01:06:09et racontent grosso modo
01:06:10la même chose
01:06:15exactement
01:06:16tout à fait
01:06:18et il y a eu
01:06:20l'actualité
01:06:21du week-end
01:06:22dernier
01:06:22à savoir que
01:06:23les autorités françaises
01:06:24vont rouvrir
01:06:25le dossier
01:06:26Brunel
01:06:27et Epstein
01:06:28et cela
01:06:29a permis
01:06:30à d'autres victimes
01:06:31encore
01:06:32de s'adresser
01:06:34à moi
01:06:34via des réseaux sociaux
01:06:35notamment
01:06:36et ces femmes
01:06:37m'ont dit également
01:06:38qu'elles ont été
01:06:39victimes de viol
01:06:40par Brunel
01:06:41et ses amis
01:06:41donc c'est vraiment
01:06:42très important
01:06:43de se manifester
01:06:46même si Epstein
01:06:47et Brunel
01:06:48sont morts
01:06:48nous devons absolument
01:06:49comprendre
01:06:50le fond de cette histoire
01:06:52et toutes les victimes
01:06:53comme moi-même
01:06:54et bien d'emblée
01:06:55depuis le début
01:06:56nous l'avons dit
01:06:57dans nos rapports
01:06:58de police
01:06:58que ce n'est pas
01:07:00uniquement
01:07:00Epstein et Brunel
01:07:02ce ne sont pas
01:07:02uniquement des individus
01:07:04mais c'était un réseau
01:07:05d'hommes puissants
01:07:06qui sont protégés
01:07:07Vous avez ressenti quoi
01:07:08en apprenant ce week-end
01:07:09cette nouvelle
01:07:10que la justice française
01:07:11avait décidé
01:07:11de rouvrir l'affaire ?
01:07:17Je dois dire
01:07:19que j'ai senti
01:07:20beaucoup de soulagement
01:07:21je me suis réjouie
01:07:22et surtout
01:07:23je me suis dit
01:07:24enfin
01:07:24parce que ça a été
01:07:26une telle frustration
01:07:27de constater
01:07:29que l'enquête
01:07:30l'instruction
01:07:31a été clôturée
01:07:32après le décès
01:07:33de Brunel
01:07:34en 2022
01:07:35vous savez
01:07:36je crois véritablement
01:07:37que nous devons
01:07:38nous pencher
01:07:38sur les autres noms
01:07:39il y a bien
01:07:40d'autres noms
01:07:41des individus
01:07:42qui sont mentionnés
01:07:43dans les dossiers
01:07:44Epstein
01:07:44donc c'était important
01:07:45pour moi
01:07:46de se pencher
01:07:47sur ce sujet
01:07:48jamais il ne s'est agi
01:07:49que d'une seule personne
01:07:50mais je crois
01:07:51que nous devons voir
01:07:52l'échelle entière
01:07:53du dossier
01:07:53Et on voit
01:07:54pendant que vous parliez
01:07:55Jean-Luc Brunel
01:07:55avec Guylaine Maxwell
01:07:56qui est à ses côtés
01:07:58vous attendez quoi
01:07:58exactement
01:07:59de cette procédure
01:07:59puisqu'on rappelle
01:08:00que Jean-Luc Brunel
01:08:00est mort
01:08:01il s'est donné la mort
01:08:02en 2022
01:08:07Eh bien
01:08:09j'espère
01:08:10véritablement
01:08:11que cette réouverture
01:08:13du dossier
01:08:14permettra
01:08:15d'apporter
01:08:16suffisamment
01:08:17de preuves
01:08:18pour que
01:08:19l'on puisse
01:08:20rouvrir
01:08:20une véritable enquête
01:08:21sur l'ensemble
01:08:22des noms
01:08:23et des individus
01:08:24qui sont impliqués
01:08:25parce que vous savez
01:08:27celles et ceux
01:08:27qui ont été impliqués
01:08:30eh bien
01:08:30doivent être tenues
01:08:31pour responsables
01:08:32doivent rendre des comptes
01:08:33Ces autres femmes
01:08:34qui vous ont contacté
01:08:36et dont vous nous parlez
01:08:36depuis ce week-end
01:08:37ce sont des femmes
01:08:38qui n'avaient pas encore
01:08:39porté plainte
01:08:39et qui vont se rajouter
01:08:40au dossier
01:08:40c'est ce qu'elles vous ont dit
01:08:41en tout cas
01:08:47Oui tout à fait
01:08:48elles se sont avancées
01:08:50en tout cas
01:08:51elles m'ont contacté
01:08:52moi
01:08:52et donc
01:08:53je les ai mises
01:08:54en contact
01:08:55avec mon conseil juridique
01:08:57avec mes avocats
01:08:59et j'espère
01:08:59véritablement
01:09:00qu'elles déposeront
01:09:01un témoignage
01:09:03auprès de la police
01:09:03ce n'est jamais trop tard
01:09:04pour se manifester
01:09:05Et vous
01:09:06vous allez
01:09:06il est prévu
01:09:07que vous reveniez en France
01:09:08pour éventuellement
01:09:08être à nouveau auditionné ?
01:09:13Est-ce qu'il est prévu
01:09:15que vous reveniez en France
01:09:16pour être à nouveau auditionné ?
01:09:22Alors
01:09:23pas pour l'instant
01:09:24mais
01:09:25bien entendu
01:09:26je me mets à la disposition
01:09:27des autorités de police
01:09:28Merci infiniment
01:09:30Tissia Oussmann
01:09:31pour ce témoignage
01:09:32ce matin en direct
01:09:33sur BFM TV
01:09:33après donc cette annonce
01:09:34de la part de la justice française
01:09:35de rouvrir
01:09:36le volet français
01:09:37de cette enquête
01:09:40Maître Isabelle Steyer
01:09:41est avec nous
01:09:42avocate
01:09:43spécialiste
01:09:44de cette question
01:09:44du droit des femmes
01:09:45que peut-on attendre
01:09:46de cette réouverture
01:09:48concrètement
01:09:48au-delà
01:09:49de la symbolique
01:09:50puisque donc
01:09:50on rappelle encore une fois
01:09:51que la personne
01:09:52qui est accusée
01:09:52est morte
01:09:53Oui
01:09:53alors je pense
01:09:53que c'est très important
01:09:54parce que d'abord
01:09:55toutes les autres femmes
01:09:56qui ont joint
01:09:57Mme Hussmann
01:09:58vont être entendues
01:09:59et elles vont exprimer
01:10:01ce qu'elles ont subi
01:10:02et donc peut-être
01:10:03donner d'autres noms
01:10:05et puis donner
01:10:06un mode opératoire
01:10:07parce que ce qui me semble
01:10:08extrêmement important
01:10:09c'est qu'on a une forme
01:10:10de traite des femmes
01:10:11à un haut niveau de l'État
01:10:13avec évidemment
01:10:14toutes les complicités
01:10:16qu'il y a dans ces dossiers
01:10:17de traite
01:10:17c'est-à-dire qu'on va
01:10:18du rabatteur
01:10:20au photographe
01:10:21à l'apparence
01:10:22d'un casting
01:10:23ou l'apparence
01:10:24d'une soirée
01:10:24et jusqu'à
01:10:26on les drogue
01:10:27et qu'il y a
01:10:27pendant huit jours
01:10:28dans cet appartement
01:10:29donc c'est vraiment
01:10:29un mode opératoire
01:10:31qui doit être
01:10:33détricoté
01:10:34et donc
01:10:36des complices
01:10:37qui doivent être
01:10:38interpellés
01:10:39entendus
01:10:40et mis en examen
01:10:42Expliquez-nous
01:10:42comment ça se passe
01:10:43sur le plan
01:10:43strictement judiciaire
01:10:44la coopération
01:10:45entre les deux pays
01:10:46parce qu'évidemment
01:10:46tout ça est basé
01:10:47sur les documents
01:10:48qui ont été rendus publics
01:10:49par le département
01:10:51de la justice américaine
01:10:53Oui alors
01:10:53d'après ce que j'ai compris
01:10:54le parquet de Paris
01:10:57dispose de ces documents-là
01:10:58depuis plusieurs années
01:11:03et peut-être à la faveur
01:11:05de l'affaire Brunel
01:11:06donc le parquet
01:11:08avait ces documents-là
01:11:09et il n'était pas question
01:11:13de lien
01:11:14de quoi que ce soit
01:11:15d'extradition
01:11:17puisqu'il y a une enquête
01:11:19sur les faits
01:11:19qui se sont déroulés
01:11:20en France
01:11:21uniquement en France
01:11:22sur des documents
01:11:24qui sont déjà transmis
01:11:25depuis pas mal de temps
01:11:26et ce que va dans un premier temps
01:11:28rechercher la France
01:11:29ce sont les personnes
01:11:32qui se trouvent
01:11:32sur le territoire français
01:11:33mais il faut d'abord
01:11:34les identifier
01:11:35et après
01:11:36si on voit que les personnes
01:11:37identifiées
01:11:38se trouvent
01:11:39dans d'autres pays
01:11:40il va y avoir
01:11:41donc des demandes
01:11:42d'extradition
01:11:43qui vont être demandées
01:11:44par la France
01:11:45et va donc se poser
01:11:46la question
01:11:46de savoir
01:11:47si les personnes
01:11:51qui sont à l'étranger
01:11:52peuvent être extradées
01:11:53d'abord
01:11:54de quelle nationalité
01:11:55sont-elles
01:11:55est-ce qu'elles ont
01:11:56la nationalité
01:11:57du pays
01:11:57dans lequel elles vivent
01:11:58donc dans ce cas-là
01:11:58il y a un grand principe
01:11:59sur lequel
01:12:01un pays n'extra
01:12:02pas c'est national
01:12:03c'est ça
01:12:04est-ce qu'ils vont
01:12:05maintenant
01:12:05ils sont peut-être
01:12:06en train de trembler
01:12:08puisqu'on sait
01:12:09que c'est réouvert
01:12:09donc ils vont peut-être
01:12:10partir dans des pays
01:12:11dans lesquels
01:12:12l'extradition
01:12:13n'est pas possible
01:12:15et à partir de là
01:12:16on va voir
01:12:16ce qui va nous rester
01:12:18Patrick Sos
01:12:19je me tourne vers vous
01:12:20parce que
01:12:20la justice américaine
01:12:22elle travaille bien
01:12:23elle collabore
01:12:25de façon historique
01:12:26habituelle
01:12:27et notamment
01:12:27avec les autorités françaises
01:12:28ou pas ?
01:12:28Oui après
01:12:30il y a
01:12:31les juges
01:12:32l'autorité judiciaire
01:12:33et il y a
01:12:34je dirais
01:12:35le chapeau politique
01:12:36qui se retrouve
01:12:37bien emberléficoté
01:12:38dans ses affaires
01:12:39en ce moment
01:12:40on vous l'explique
01:12:40depuis plusieurs semaines
01:12:41avec l'idée
01:12:42encore une fois
01:12:43d'avoir voulu
01:12:44faire preuve
01:12:44de transparence
01:12:45mais
01:12:45comment
01:12:46à des degrés divers
01:12:47et en appuyant sur le curseur
01:12:49vers l'avant
01:12:50ou vers l'arrière
01:12:51ils vous diront
01:12:52évidemment du côté
01:12:53du département
01:12:54de la justice
01:12:54que tout est possible
01:12:56pour des enquêteurs
01:12:57professionnels
01:12:58vraiment
01:12:59des autorités judiciaires
01:13:00comme pour des enquêteurs
01:13:02comme vous et moi
01:13:03et c'est aussi
01:13:03l'un des problèmes
01:13:04alors autre témoignage
01:13:06que vous avez entendu
01:13:06ce matin sur
01:13:08BFM TV
01:13:08témoignage important
01:13:10c'est celui du frère
01:13:11de Jeffrey Epstein
01:13:12notre service police justice
01:13:13a pu le joindre
01:13:14il s'appelle
01:13:15Marc Epstein
01:13:16et ce qui est intéressant
01:13:17dans ce qu'il nous a dit
01:13:18c'est que lui ne croit pas
01:13:18du tout au suicide
01:13:22à ce stade
01:13:23je sais qu'il a été assassiné
01:13:26ils sont sortis
01:13:27de l'autopsie
01:13:28et ils ont dit
01:13:28qu'ils ne pouvaient pas
01:13:29conclure à un suicide
01:13:30parce que ça ressemblait
01:13:31trop à un homicide
01:13:32sur le certificat
01:13:34de décès initial
01:13:34à la rubrique
01:13:35cause du décès
01:13:36il était indiqué
01:13:38en attente
01:13:38d'études complémentaires
01:13:42j'accuse le ministère
01:13:43de la justice
01:13:44d'avoir dissimulé
01:13:45le meurtre de Jeffrey
01:13:49alors ce sont des accusations
01:13:50qui sont évidemment
01:13:51très très lourdes
01:13:52on va voir si elles sont
01:13:53sujettes à caution
01:13:54ou pas
01:13:55en remontant un petit peu
01:13:56dans le temps
01:13:57avec vous Marie-Jean Tric
01:13:58parce que vous allez
01:13:58nous replonger à l'époque
01:14:00commençons par rappeler
01:14:01les circonstances de cette mort
01:14:02oui on est le 10 août 2019
01:14:03et vers 6h30 du matin
01:14:05Jeffrey Epstein
01:14:06est retrouvé pendu
01:14:07dans sa cellule de prison
01:14:08à Manhattan
01:14:09le très sérieux New York Times
01:14:10affirme qu'il a utilisé
01:14:12ses draps
01:14:12pour se donner la mort
01:14:13le personnel de la prison
01:14:15tente de le ranimer
01:14:16avant de le faire
01:14:17transporter à l'hôpital
01:14:18où sa mort est prononcée
01:14:19une autopsie est pratiquée
01:14:21le 11 août
01:14:22et conclut officiellement
01:14:23un suicide
01:14:24pourtant ce qui va alimenter
01:14:25les doutes
01:14:25c'est qu'il y a
01:14:25c'est vrai
01:14:26quelques zones d'ombre
01:14:27autour de cette mort
01:14:28il y a énormément
01:14:29d'anomalies
01:14:30il y a même parfois
01:14:30des théories du complot
01:14:31sur le sujet
01:14:32alors il faut comprendre
01:14:33que la prison
01:14:33dans laquelle était
01:14:34Jeffrey Epstein
01:14:34est l'une des prisons
01:14:35les plus sécurisées
01:14:36des Etats-Unis
01:14:39interrogés
01:14:40je vais vous en présenter
01:14:40trois
01:14:41le premier c'est que
01:14:42il n'y a pas eu
01:14:43le nombre de rondes
01:14:43qu'il y aurait dû y avoir
01:14:44normalement les gardes
01:14:45faisaient énormément de rondes
01:14:46et là quand on voit
01:14:47les vidéos de surveillance
01:14:48et bien certains
01:14:49étaient sur internet
01:14:49d'autres se sont endormis
01:14:51le deuxième sujet
01:14:52c'est que plusieurs caméras
01:14:54de vidéosurveillance
01:14:54ne fonctionnaient pas
01:14:55donc on a très peu d'images
01:14:56de cette soirée là
01:14:57et je vais vous montrer
01:14:58une vidéosurveillance
01:14:59qui a été publiée
01:15:00et qui interroge énormément
01:15:01l'enregistrement en question
01:15:03dure 11 heures
01:15:04sauf que vous allez le voir
01:15:05il y a quelque chose
01:15:06de bizarre dans cet enregistrement
01:15:07je l'ai entouré en rouge
01:15:09c'est ce qui concerne l'heure
01:15:11en fait on passe de 23h58
01:15:13à minuit une
01:15:14sans aucune explication
01:15:15ça saute d'un peu plus
01:15:16d'une minute
01:15:17alors l'administration Trump
01:15:18a été interrogée sur le sujet
01:15:19elle s'est un peu emmêlée
01:15:20les pinceaux
01:15:20et finalement il y a quelques mois
01:15:21on a la minute manquante
01:15:23qui a été publiée
01:15:23visiblement il n'y a rien
01:15:24d'exceptionnel qui s'est passé
01:15:25mais ça interroge quand même
01:15:26et enfin il y a un dernier élément
01:15:28qui sème le trouble
01:15:29c'est que l'un des médecins légistes
01:15:30qui a examiné le corps
01:15:31de Jeffrey Epstein
01:15:32il s'appelle Michael Baden
01:15:33il a maintenant 91 ans
01:15:34et bien lui affirme
01:15:35que finalement il ne croit pas
01:15:36à la thèse du suicide
01:15:38certaines fractures
01:15:39observées au niveau du cou
01:15:40de Jeffrey Epstein
01:15:41dit-il
01:15:41sont liées à une strangulation
01:15:42effectivement
01:15:43merci beaucoup Marie
01:15:44c'est très très intéressant
01:15:46ce que vous venez de nous dire
01:15:47et on comprend Raphaël Grablix
01:15:49ça alimente
01:15:50depuis sur les réseaux sociaux
01:15:52toutes les théories
01:15:53possibles et imaginables
01:15:53en fait il y a deux éléments
01:15:55là-dedans
01:15:55et Marie le disait très bien
01:15:56il y a à la fois
01:15:56des vrais doutes
01:15:57notamment sur ces fameuses
01:15:59fractures dans le cou
01:16:00où effectivement
01:16:01il y a vraiment
01:16:02des divergences d'opinion
01:16:03entre les médecins légistes
01:16:04vous avez ce médecin légiste
01:16:05qui estime que ça ne peut être
01:16:06que par une strangulation
01:16:08donc quelqu'un qui serait
01:16:09entré pour étrangler
01:16:10Jeffrey Epstein
01:16:11et d'autres qui estiment
01:16:12que si à cet âge-là
01:16:13parce que Jeffrey Epstein
01:16:14j'ai plus son âge exact
01:16:15mais à peu près 70 ans
01:16:1766 ans il a
01:16:1866 ans
01:16:18un peu moins de 70 ans
01:16:20voilà la fragilité des os
01:16:21fait que c'est possible
01:16:22donc il y a un vrai débat
01:16:23médical là-dessus
01:16:24en revanche
01:16:25ce qui est vrai
01:16:25c'est qu'il y a
01:16:26des théories du complot
01:16:28mais des deux bords
01:16:28c'est-à-dire que
01:16:29comme depuis le début
01:16:30de cette affaire
01:16:30en fait chacun
01:16:31utilise ce qu'il veut
01:16:33donc ceux qui estiment
01:16:34que Donald Trump
01:16:36aurait voulu faire taire
01:16:37Jeffrey Epstein
01:16:37estiment que c'est
01:16:39Donald Trump
01:16:39qui aurait fait assassiner
01:16:42le pédocriminel
01:16:43ou à l'inverse
01:16:43d'autres estiment
01:16:45et ça c'est intéressant
01:16:46ce qu'on voit
01:16:46apparaître à l'écran
01:16:47ça c'est un tweet
01:16:48d'un internaute
01:16:50assez connu d'ailleurs
01:16:52qui explique que
01:16:53ça ne peut pas être un suicide
01:16:54ça ça a été publié
01:16:55le 10 août 2019
01:16:57donc le jour même
01:16:58de la mort de Jeffrey Epstein
01:16:59ce tweet explique
01:17:01et là c'est une vraie théorie
01:17:02du complot
01:17:02que c'est la famille Clinton
01:17:04Bill Clinton
01:17:05qui aurait fait assassiner
01:17:06Jeffrey Epstein
01:17:07et alors c'est assez subtil
01:17:09au-dessus
01:17:10on voit un retweet
01:17:11un retweet
01:17:12un partage
01:17:12qui n'est pas celui
01:17:13de n'importe qui
01:17:13puisque c'est celui
01:17:14de Donald Trump
01:17:15lui-même
01:17:16le président des Etats-Unis
01:17:17avait retweeté
01:17:18à l'époque lui-même
01:17:19cette théorie complotiste
01:17:20selon laquelle
01:17:21Bill Clinton
01:17:22aurait fait tuer
01:17:23Jeffrey Epstein
01:17:24donc en soi
01:17:24ce n'est pas complotiste
01:17:25de dire qu'il y a des doutes
01:17:27sur cette mort
01:17:27par contre vouloir incriminer
01:17:29que ce soit Bill Clinton
01:17:31ou Donald Trump
01:17:31il n'y a évidemment
01:17:32pas le moindre élément
01:17:34qui permet de l'affirmer
01:17:35évidemment Patrick Saut
01:17:36ce qui alimente
01:17:37aussi ces théories
01:17:38c'est qu'on est obligé
01:17:39de se dire
01:17:39que la mort de Jeffrey Epstein
01:17:40elle doit arranger
01:17:41pas mal de monde
01:17:42on se l'est dit
01:17:43tout de suite
01:17:44et ça ce n'est pas complotiste
01:17:45de le dire
01:17:46et derrière
01:17:47le suicide également
01:17:49de Jean-Luc Brunel
01:17:51à son niveau
01:17:52au niveau français
01:17:53ça a arrangé
01:17:53un certain nombre
01:17:54de personnes
01:17:55sa mort de toute façon
01:17:57passée ou pas
01:17:58Jeffrey Epstein
01:18:00savait qu'il finirait
01:18:01par être attrapé
01:18:02ou que
01:18:02je dirais
01:18:03toutes les tentacules
01:18:05de cette affaire
01:18:06seraient publiées
01:18:08au bout d'un moment
01:18:08il savait qu'il avait
01:18:09des documents
01:18:10à foison
01:18:12on le voit aussi
01:18:13quand on lit
01:18:14tous ces documents
01:18:15proposés
01:18:15ou mis en libre circulation
01:18:17par le département
01:18:18de la justice
01:18:18qu'il y a parfois
01:18:20la volonté
01:18:21chez Jeffrey Epstein
01:18:22d'avoir une trace écrite
01:18:23d'à peu près tout
01:18:24et donc il sait
01:18:25que lui
01:18:26sera évidemment
01:18:27mis en cause
01:18:27mais qu'un certain nombre
01:18:28de personnes
01:18:29des dizaines
01:18:29des centaines
01:18:30maintenant on le voit
01:18:31si je tombe
01:18:32tout le monde tombe
01:18:32il y a un côté comme ça
01:18:33et mort ou pas
01:18:34c'est ce qui est en train
01:18:35de se passer
01:18:36et la difficulté
01:18:37c'est qu'il documentait
01:18:38parfois des choses
01:18:39qui n'existent pas forcément
01:18:40c'est-à-dire
01:18:40quand on parle de Bill Gates
01:18:42il documente le fait
01:18:43que Bill Gates
01:18:44aurait eu des relations sexuelles
01:18:46avec des jeunes filles russes
01:18:47et aurait dû par exemple
01:18:48prendre des médicaments
01:18:49contre les MST
01:18:49sauf que ça en fait
01:18:50parfois c'est réutilisé
01:18:51comme une vérité
01:18:52sauf qu'en fait
01:18:52c'est un brouillon
01:18:54c'est une note
01:18:54qu'Epchin s'écrit à lui-même
01:18:55et c'est vrai
01:18:56pourquoi s'écrire
01:18:56de ce genre de choses
01:18:57puis il y a toute une autre question
01:18:59c'est celle des caméras
01:19:00de surveillance
01:19:01on sait que Epchin
01:19:02que ce soit à Paris
01:19:03ou à New York
01:19:04dans sa maison
01:19:04dans son appartement à New York
01:19:05mettait des caméras
01:19:06absolument partout
01:19:07donc c'est vrai que
01:19:08sur les enquêtes
01:19:08la question c'est aussi
01:19:09celle de ces images
01:19:10et pour revenir à la quête française
01:19:11très rapidement
01:19:12effectivement
01:19:12il y a eu des documents
01:19:14saisis par la justice française
01:19:15mais c'est des milliers de mails
01:19:17des documents
01:19:18mais c'est pas
01:19:18c'est pas l'intégralité
01:19:20de ce qui a été publié
01:19:21aujourd'hui par le FBI
01:19:21et c'est pour ça d'ailleurs
01:19:22que c'est ce que dit
01:19:23le parquet de Paris
01:19:24aujourd'hui on a
01:19:25beaucoup plus de documents
01:19:26alors maintenant
01:19:27la question c'est
01:19:28est-ce qu'ils pourront avoir aussi
01:19:29accès aux versions
01:19:30non caviardées
01:19:31brutes
01:19:31mais en tout cas
01:19:32cette masse de documents
01:19:33effectivement permettra
01:19:34que ce soit en France
01:19:36ou d'ailleurs dans d'autres pays
01:19:37peut-être de faire émerger
01:19:39des nouvelles complicités
01:19:40qui n'étaient pas là
01:19:41qui n'étaient pas encore dénoncées
01:19:43dans les différentes enquêtes
01:19:44c'est vrai qu'il avait
01:19:45cet appartement
01:19:46Avenue Foch à Paris
01:19:47Jeffrey Epstein
01:19:48il avait aussi un très grand appartement
01:19:50à Manhattan
01:19:51et une île
01:19:52dans les Antilles
01:19:54dans les Caraïbes
01:19:55précisément
01:19:56dans les îles Vierges
01:19:58l'archipel des îles Vierges
01:19:59et notre correspondant
01:20:01Antoine Ellard
01:20:01a pu se rendre sur place
01:20:03cette île de Little St. James
01:20:05qu'a-t-il trouvé là-bas ?
01:20:06regardez
01:20:09la traversée
01:20:10dure moins de 10 minutes
01:20:11et la voilà
01:20:12qui apparaît sous nos yeux
01:20:14Little St. James
01:20:15l'ancienne île privée
01:20:16de Jeffrey Epstein
01:20:19il y a 5 maisons
01:20:20au total sur l'île
01:20:21elles sont toutes
01:20:22de ce côté
01:20:24le capitaine Ryan
01:20:25a accepté
01:20:26de nous y conduire
01:20:27au plus près
01:20:28de l'antre du prédateur
01:20:29on est ici
01:20:30à 50 mètres environ
01:20:31du rivage
01:20:32interdiction
01:20:33évidemment d'accoster
01:20:34l'île est privée
01:20:35on ne peut pas y aller
01:20:36mais on aperçoit plusieurs choses
01:20:37d'abord ces maisons
01:20:38derrière moi
01:20:39qui étaient les villas
01:20:40pour les invités
01:20:41de Jeffrey Epstein
01:20:42et puis de l'autre côté
01:20:43le ponton
01:20:44où accostaient ses bateaux
01:20:46ce territoire
01:20:47a longtemps été
01:20:48un lieu ultra secret
01:20:49Epstein avait tout prévu
01:20:51pour tenir les curieux
01:20:52à distance
01:20:53il a fait installer
01:20:54des gros rochers
01:20:55tout le long de la plage
01:20:56elle est totalement
01:20:57inaccessible au public
01:20:58quand Epstein
01:20:59possédait cette île
01:21:00il y avait une grosse sécurité
01:21:01avec des gardiens armés
01:21:02qui vous disaient
01:21:03dégagez d'ici
01:21:067 ans après sa mort
01:21:08rien n'a vraiment changé
01:21:09cet étrange temple
01:21:11est toujours en place
01:21:12en haut de la falaise
01:21:13tout comme ses grands mâts
01:21:14aux extrémités de l'île
01:21:17quand il débarquait sur l'île
01:21:19Jeffrey faisait hisser
01:21:20des drapeaux
01:21:20mais par la suite
01:21:21quand il a eu des ennuis
01:21:22avec la justice
01:21:23il est devenu plus discret
01:21:24il ne mettait plus les drapeaux
01:21:27malgré les rumeurs
01:21:28de nombreux habitants
01:21:29ont travaillé pour Epstein
01:21:30jusqu'à 60 employés
01:21:32à plein temps sur l'île
01:21:33c'était très lucratif
01:21:35il payait très bien
01:21:36donc beaucoup de mes amis
01:21:37ont été capitaines pour lui
01:21:39mais il n'avait aucune idée
01:21:40de ce qui se tramait là-bas
01:21:41l'île appartient aujourd'hui
01:21:42à un milliardaire de Wall Street
01:21:43qui veut la transformer
01:21:45en complexe hôtelier de luxe
01:21:46un projet dont beaucoup pensent
01:21:48qu'il ne verra jamais le jour
01:21:49tant l'ombre d'Epstein
01:21:50et de ses crimes sexuels
01:21:52n'en finissent plus de planer
01:21:53sur les lieux
01:21:54voilà un lieu qui recèle
01:21:55évidemment de très très nombreux secrets
01:21:57ils n'ont sans doute pas encore
01:21:59tous été révélés
01:22:00sur le volet français
01:22:02de l'affaire maintenant
01:22:03on apprend Raphaël à l'instant
01:22:04qu'une perquisition est en cours
01:22:05à l'Institut du Monde Arabe
01:22:06exactement
01:22:07et c'est un communiqué
01:22:08du procureur de la République
01:22:09du pôle national financier
01:22:11ce qui est évidemment très important
01:22:13c'est-à-dire qu'on est sur le volet financier
01:22:14pas sur le volet pédocriminalité
01:22:16absolument
01:22:16ce dont on a beaucoup parlé
01:22:18la semaine dernière
01:22:19c'est-à-dire de potentiels liens
01:22:20entre Jack Lang et Jeffrey Epstein
01:22:22notamment sur cette fameuse société
01:22:25où Jeffrey Epstein aurait investi
01:22:271,4 million de dollars
01:22:28justement basé dans ces îles vierges américaines
01:22:31donc effectivement
01:22:32une perquisition
01:22:34qui vient d'être annoncée
01:22:35des opérations de perquisition
01:22:36visant divers lieux
01:22:37dont notamment l'Institut du Monde Arabe
01:22:39sont actuellement en cours
01:22:42et dans le cadre de l'enquête préliminaire
01:22:43oui on a le même
01:22:47l'enquête préliminaire
01:22:48qui était ouverte le 6 février
01:22:49du chef de blanchiment
01:22:50de fraude fiscale
01:22:51et c'est bien l'Office national
01:22:53anti-fraude
01:22:54qui est chargé de ces investigations
01:22:55voilà donc
01:22:56les derniers développements
01:22:58en direct
01:22:59de cette affaire
01:23:00avec cette perquisition
01:23:01qui est en cours
01:23:02de la part du parquet financier
01:23:03qui n'a pas perdu de temps
01:23:04parce qu'il a été saisi
01:23:05il y a une dizaine de jours
01:23:06de mémoire
01:23:07le 6 février
01:23:08voilà merci
01:23:08et c'est cette affaire
01:23:10qui a conduit évidemment
01:23:10la démission de Jack Lang
01:23:11de la présidence de l'Institut
01:23:13du Monde Arabe
01:23:13un feu que vous avez suivi
01:23:14et donc on voit
01:23:16qu'il y a encore
01:23:16de très très nombreux épisodes
01:23:17à écrire
01:23:19les derniers développements
01:23:20sur cette affaire
01:23:21ce sera dans quelques instants
01:23:22avec bien sûr
01:23:22Roselyne Dubois
01:23:23et Christophe Delay
01:23:24qui reviendront largement
01:23:25sur cette information
01:23:27on se retrouve demain
01:23:27on se retrouve demain
01:23:27salut
01:23:27Sous-titrage Société Radio-Canada
01:23:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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