- il y a 8 mois
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
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00:00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Arnaud Direct, très heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine d'infos avec d'abord au programme cette catastrophe ferroviaire terrible qui s'est produite dans le sud de l'Espagne.
00:00:11Elle a fait au moins, au moins 39 morts, deux trains à grande vitesse se sont percutés après que l'un d'eux a déraillé, vous verrez les toutes dernières images.
00:00:20Les inondations également dans le sud-est du pays, c'est surtout l'Aude qui est touchée ce matin.
00:00:24A Narbonne, deux quartiers ont dû être évacués sur ordre du préfet, cinq départements au total sont en vigilance, nous retrouverons nos équipes les pieds dans l'eau.
00:00:33Et puis la lettre glaçante de Donald Trump sur le Groenland, je ne me sens plus obligé de réfléchir uniquement à la paix, voilà ce qu'écrit le président américain dans un courrier au Premier ministre norvégien.
00:00:45C'est parti pour deux heures de direct.
00:00:54Le bilan est donc effroyable en Espagne, au moins 39 morts après la collision entre deux trains, un chiffre qui n'est hélas que provisoire.
00:01:10Les autorités locales insistent bien là-dessus.
00:01:12La tragédie s'est produite hier en fin de journée dans le sud du pays.
00:01:17Et vous voyez ici sur cette image particulièrement impressionnante que les opérations de sauvetage, elles, se poursuivent.
00:01:25Mathieu Dutayac est avec nous depuis l'Espagne.
00:01:27Dites-nous, Mathieu, est-ce qu'il y a encore malgré tout des espoirs de retrouver des survivants ?
00:01:32Non, il n'y a pas d'espoir de retrouver des survivants, à en croire le ministre des Transports.
00:01:38Tous les survivants ont été pris en charge.
00:01:40Donc maintenant, les services de secours ne recherchent plus que des victimes décédées.
00:01:45On rappelle l'effet, un train de la compagnie italo-espagnole Irio a déraillé hier vers 19h50.
00:01:53Il a envahi la voie opposée, percutant un train de la compagnie publique espagnole Renfe, qui voyageait en sens inverse.
00:02:01Et donc, il a projeté deux wagons dans un talus de 4 mètres.
00:02:06L'impact a été très violent.
00:02:08C'est ce qui explique les images de ces wagons détruits, transformés en amas de ferraille, dont les équipes de secours essaient d'extraire les victimes.
00:02:17Yuri, une passagère du train Irio, a témoigné sur la radio Cadena Serre.
00:02:21Toutes les valises ont commencé à nous tomber dessus.
00:02:24Les vitres, tout.
00:02:25J'ai vu des gens blessés.
00:02:26Une fille s'est ouverte la tête.
00:02:28Et puis, des morts.
00:02:29Une autre passagère, voyageant dans la cabine arrière du train, raconte avoir été projetée dans son wagon, perdant connaissance après avoir ouvert une porte avec sa tête.
00:02:40Le ministre des Transports, Oscar Puente, a avoué son incompréhension totale quant aux causes de la tragédie.
00:02:46L'accident est, je cite, extrêmement étrange, a-t-il jugé, survenu sur une ligne droite et sur une infrastructure récemment rénovée.
00:02:55Pendant que vous nous parlez, Mathieu, on voit ces images, on voit cette ligne droite et il y a énormément de questions qui se posent.
00:03:01On va vous dire quelles sont toutes les pistes possibles.
00:03:04Merci beaucoup, Mathieu.
00:03:05D'abord, en vous écoutant, on ne peut qu'imaginer l'ampleur de l'impact, cette scène terrible qui s'est déroulée en une fraction de seconde.
00:03:12On va aller plus loin et prendre les images dont on dispose pour tenter de retracer plus précisément le fil des événements grâce à nos éclaireurs.
00:03:20Et c'est vous, Fanny Weckcheider, qui avez ce matin rassemblé les images les plus fortes.
00:03:28Oui, voici un diaporama, des images vraiment arrêtées pour vous figurer la violence de ce qui s'est passé.
00:03:35On voit des voitures éventrées, des wagons retournés, renversés, qui ont donc déraillé des vitres, vous le voyez, complètement brisées, soit par les passagers, soit par les secouristes.
00:03:48Des amas de tôles, de vitres brisées avec ces évacuations un peu catastrophes.
00:03:52Ça vous illustre vraiment ce choc qu'il y a eu à cet endroit.
00:03:55On va le voir sur cette carte, dans le sud de l'Espagne, hier soir, on est entre Malaga, au sud, ici en Andalousie, en direction de Madrid, au niveau de la gare de Adamus.
00:04:07C'est là que la collision a eu lieu entre ces deux trains.
00:04:10Regardez dans le détail ce qu'il s'est passé.
00:04:12Un premier train part, on va le voir dans le déroulé, à 18h40 de Malaga.
00:04:18Il doit se rendre à Madrid, ce premier train de la compagnie Irio.
00:04:21Il avance et quand il arrive vers Adamus, ses derniers wagons sortent du rail, sans raison connue encore pour l'instant,
00:04:28et rencontrent le train qui arrive en face, cette fois-ci un train de la compagnie Renfée, avec une centaine de personnes à son bord,
00:04:34qui lui rentre dedans et qui, dont les deux premiers wagons, déraillent également.
00:04:39Voilà le choc qui a eu lieu sur ce site d'Adamus, hier soir, aux alentours de 19h45.
00:04:47Comme on le disait, cela pose beaucoup de questions, évidemment, puisque le ministre des Transports le disait,
00:04:52et comme Mathieu de Taïec l'a rappelé, la situation est assez inédite.
00:04:56Les experts se posent des questions, puisque, en l'état actuel, le premier train accidenté, Irio, était un train assez neuf.
00:05:03Il a été fabriqué en 2022. Il a été rénové à peine jeudi dernier.
00:05:07Et puis, surtout, cette portion de ligne grande vitesse où l'accident a eu lieu,
00:05:11c'était une portion rectiligne, donc sans difficultés majeures, et qui avait été aussi récemment rénovée.
00:05:16Eh oui, merci beaucoup, Fanny. C'est vrai que cet accident, il est étrange.
00:05:21Voilà, c'est l'expression employée ce matin par les autorités espagnoles, en attendant d'en savoir plus.
00:05:25D'abord, Patrick, donc cette dernière info que nous donnait il y a quelques instants,
00:05:30Fanny, le train avait été révisé jeudi dernier seulement.
00:05:34Oui, et pour tout vous dire, je connais un petit peu cette région de l'Andalousie,
00:05:38et ça fait plusieurs années qu'il y a des rénovations à la fois des trains, mais surtout des infrastructures.
00:05:42C'est très visible depuis les autoroutes. On est dans une région qui est montagneuse,
00:05:46avec notamment la Sierra Nevada, et vous avez de longs, très longs viaducs qui sont posés et construits dans cette région.
00:05:54Et encore une fois, oui, il n'y a pas besoin d'être très fort dans les infrastructures
00:05:59pour comprendre qu'il y a des lignes droites et que ça nous paraît totalement incompréhensible pour l'instant.
00:06:03Mais ce secteur-là, vraiment dans toute l'Andalousie, et notamment sur un trafic extrêmement dense
00:06:10entre des grandes villes de l'Andalousie, Séville, Malaga, Cordoue et Madrid,
00:06:15il y avait assez peu de chances pour que cet accident arrive.
00:06:18Et pourtant, les derniers wagons d'un des deux trains ont déraillé à des vitesses de plus de 200 km heure.
00:06:25Et on va mettre les différentes hypothèses sur la table, évidemment.
00:06:27D'abord, Ludovic Pingano, évidemment une catastrophe de ce niveau-là.
00:06:31On n'a pas l'habitude, c'est rarissime, heureusement.
00:06:35Il y a des précédents d'ailleurs qui sont de même ampleur.
00:06:39Vous avez déjà vu ce genre de choses arriver ou pas ?
00:06:41En France, il faut se souvenir déjà de l'accident de Bretigny-sur-Orge.
00:06:44C'était en 2013, le 12 juillet 2013, qui avait fait 7 victimes et de très nombreux blessés,
00:06:51presque 70 blessés, où là on avait clairement identifié la cause de l'accident
00:06:58puisque c'était une éclisse, donc une barre de fer en fait, qui avait cédé
00:07:02et qui avait provoqué à la fois le déraillement et le fait que des voitures,
00:07:06quatre voitures s'étaient couchées sur les voies.
00:07:08Je rappelle également, on n'en a pas beaucoup parlé à l'époque,
00:07:10on avait échappé à une catastrophe puisqu'un RER arrivait à contresens
00:07:14et a pu s'arrêter à temps, sans quoi il venait lui aussi percuter les voitures
00:07:17qui étaient couchées sur les voies.
00:07:18Donc oui, il y a des précédents, mais il faut rappeler que le transport ferroviaire
00:07:21reste particulièrement fiable.
00:07:23Les accidents sont extrêmement rares et là j'écoutais avec attention Patrick
00:07:28qui nous expliquait qu'effectivement les causes sont assez difficiles à identifier.
00:07:32On peut très souvent imaginer que ça puisse être un problème technique,
00:07:35soit une éclisse, un problème d'aiguillage, etc.
00:07:38Et là il semblerait que sur une droite ce soit effectivement beaucoup plus surprenant.
00:07:43J'imagine que l'enquête pourra nous en dire plus.
00:07:45Il y avait eu en 2013 80 morts déjà en Espagne dans une précédente catastrophe ferroviaire.
00:07:49C'est vrai Arnaud Aimé que quand on voit ce qui s'est passé
00:07:52et quand on entend que le train a été révisé il y a trois jours,
00:07:54on se dit que ça n'est vraisemblablement sans doute pas un problème lié au train,
00:07:58mais plus lié au rail, au ballast.
00:08:01À l'infrastructure, effectivement.
00:08:03Alors cela dit, le ministre espérenne des Transports a dit que c'était étonnant
00:08:07que ça se produise dans cette zone-là parce que justement cette infrastructure,
00:08:10elle est toute rectiligne à cet endroit-là.
00:08:13Contrairement au terrible accident ferroviaire qu'avait connu l'Espagne en 2013,
00:08:18c'est-à-dire qu'à l'époque le train à grande vitesse avait eu l'accident sur une courbe
00:08:24et le train abordait beaucoup trop vite cette courbe.
00:08:27Ça c'est quelque chose qu'on connaît, les trains qui arrivent trop vite dans les courbes,
00:08:30c'est vrai qu'on l'a déjà vécu, il y avait eu un essai aussi en France qui avait mal tourné,
00:08:33on s'en souvient de façon dramatique.
00:08:34Et pareil, c'était dans un virage parce que le train arrivait trop vite.
00:08:36Mais là on est de droite.
00:08:37Oui, en ligne droite, mais il y a des choses qui peuvent se produire quand même sur l'infrastructure,
00:08:42c'est-à-dire que le rail, il peut se casser si le métal est très fatigué
00:08:47parce qu'il subit beaucoup d'efforts et si les tournées de surveillance,
00:08:51les contrôles n'ont pas été suffisants.
00:08:54On peut imaginer que ce qu'on appelle la plateforme, c'est-à-dire le talus
00:08:58sur lequel les rails sont posés, soit déformé.
00:09:01Je ne parlerai pas de glissement de terrain, mais il peut y avoir quand même une déformation de la voie.
00:09:06Et puis sur le matériel roulant, même si ça a été révisé il y a quelques jours,
00:09:11ce n'est pas forcément à chaque révision, à chaque inspection que l'ensemble des éléments est inspecté.
00:09:16Donc ça n'empêche pas que certains éléments n'aient pas été vus
00:09:19ou que la procédure de maintenance ne soit pas la bonne.
00:09:22On peut imaginer un essieu qui se fissure.
00:09:26On peut imaginer un problème de symétrie, de géométrie, disons, sur la roue.
00:09:30C'est ce qui s'était passé vu un problème sur la roue il y a une trentaine d'années en Allemagne.
00:09:34C'est le plus gros accident de l'histoire de la grande vitesse.
00:09:37On peut imaginer qu'un essieu fissuré, ça échappe à l'œil des techniciens qui révisent l'ensemble d'un train
00:09:43parce que c'est quand même assez majeur.
00:09:45On imagine que c'est ce qu'on regarde en premier même.
00:09:47Je ne sais pas si on regarde en premier l'essieu ou le bogie ou l'état des roues ou les freins.
00:09:53Enfin, il y a tout un ensemble d'éléments à surveiller.
00:09:55Tous les éléments ne sont pas surveillés à la même fréquence.
00:09:58Sinon, les trains, les rames ne seraient jamais disponibles pour rouler.
00:10:03Donc, il y a peut-être un problème dans la procédure de maintenance ou dans l'exécution de cette procédure.
00:10:07Certes, le train, le matériel roulant a été révisé il y a quelques jours.
00:10:10Mais est-ce que la procédure a bien été respectée ?
00:10:12C'est ce genre de choses qu'il faudra voir.
00:10:14Autrement dit, on a des problèmes sur soit le matériel, le matériel roulant ou l'infrastructure,
00:10:18soit une erreur humaine du conducteur, des agents de maintenance, par exemple.
00:10:25Et puis, peut-être un problème aussi sur les dispositifs de sécurité.
00:10:29Parce qu'il y a des dispositifs qui contrôlent la vitesse limite, qui détectent des anomalies mécaniques.
00:10:35Donc, est-ce que ces dispositifs de sécurité, ils ont fonctionné ?
00:10:38C'est ce que l'enquête dira.
00:10:39Il y a une piste dont vous ne nous parlez pas.
00:10:41C'est un éventuel acte de malveillance, voire un acte terroriste.
00:10:45Est-ce que cette piste-là, elle a été écartée par les autorités espagnoles, Patrick ?
00:10:49Pour l'instant, absolument pas.
00:10:50Pourquoi ? Parce que la priorité, pour l'instant, c'est bien l'identification des victimes.
00:10:54Vous avez par exemple la Guardia Civil qui vient d'ouvrir un bureau à Cordoue,
00:10:58vraiment l'une des grandes villes aussi d'Andalousie,
00:11:00pour que, et c'est terrible, mais on comprend, ça doit aller vite,
00:11:03les familles puissent venir donner ou effectuer des prélèvements d'ADN
00:11:07afin qu'on identifie les victimes.
00:11:09On rappelle, la vitesse commerciale d'un TGV de la Renfé, c'est 300 km heure.
00:11:14C'est la même chose en face.
00:11:16Et donc, quand vous passez de 300 à 0...
00:11:18De 600 à 0, même.
00:11:20De 600 à 0, voilà, de vitesse antagoniste, ça devient extrêmement difficile.
00:11:24Il y a également une cellule d'aide psychologique
00:11:28qui a été ouverte à la grande gare d'Atocha.
00:11:30Là, Atocha, ça nous fait penser, et je repense à votre question,
00:11:33pour le coup, à l'un des plus grands attentats de l'histoire espagnole.
00:11:37C'est en 2004, si ma mémoire est bonne, avec plus de 200 morts.
00:11:40Mais pour l'instant, on est vraiment sur l'identification.
00:11:42Évidemment, il y a des équipes, des enquêtes,
00:11:45notamment sur l'arrière du train de la compagnie privée.
00:11:47Mais pour l'instant, c'est vraiment l'identification.
00:11:50Vous avez entendu, Mathieu de Taillac,
00:11:51tous les vivants, en tout cas indemnes, j'ai envie de dire,
00:11:54et miraculés, ont été sortis.
00:11:55Maintenant, il y a dans cette carcasse qu'on voit sur les écrans
00:11:58autour de vous et les fresques,
00:12:00avec à l'intérieur des victimes,
00:12:01et donc l'identification prioritaire surtout.
00:12:03– Sur la première intervention, le Devic-Pingano,
00:12:06c'est à peu près la même problématique sur des accidents de voiture,
00:12:08c'est de l'incarcération et de la désincarcération ?
00:12:12– C'est beaucoup plus compliqué,
00:12:13parce qu'un wagon est beaucoup plus solide qu'une voiture,
00:12:16et donc les moyens de désincarcération,
00:12:18utilisés habituellement par les secours,
00:12:20sont des moyens qui sont adaptés pour désincarcérer les victimes
00:12:23dans des voitures, voire dans des poids lourds.
00:12:26Mais ça reste des moyens qui, bien souvent,
00:12:29sont sous-dimensionnés pour pouvoir réaliser
00:12:31des opérations de désincarcération au niveau d'un train.
00:12:34Ça a été dit, puis la vitesse est extrêmement rapide,
00:12:36les wagons sont extrêmement déformés
00:12:39par la cinétique de l'accident,
00:12:42et donc on rencontre plusieurs difficultés.
00:12:43La première, c'est accéder jusqu'aux victimes,
00:12:45et ensuite, une fois qu'on y accède,
00:12:47c'est pouvoir les décoincer,
00:12:49les désincarcérer de ces amas de tôle.
00:12:52Donc tout ça, ça prend énormément de temps,
00:12:53sachant qu'en plus, l'accident est arrivé
00:12:55en pleine nuit, et donc tout ça,
00:12:57ça complexifie considérablement
00:12:59les opérations de secours.
00:13:00On ne voit pas clair,
00:13:01il faut apporter des groupes électrogènes,
00:13:02il faut beaucoup de matériel,
00:13:04parce qu'il y a de nombreuses victimes
00:13:05et il y a plusieurs wagons concernés
00:13:06pour pouvoir réaliser ces opérations.
00:13:08Donc ça reste une opération
00:13:09techniquement très difficile,
00:13:11et puis de par le nombre de victimes,
00:13:12c'est tout aussi complexe,
00:13:14puisqu'il faut prendre en charge,
00:13:15effectivement, les urgences absolues
00:13:17et les urgences relatives,
00:13:18donc tous ces blessés,
00:13:21toutes ces personnes qui étaient dans le train
00:13:22et qui, fort heureusement,
00:13:23n'ont pas été physiquement blessées,
00:13:25mais qui sont psychologiquement
00:13:26très atteintes,
00:13:27et là encore,
00:13:27il faut prendre en compte
00:13:28toutes ces victimes.
00:13:29Bien entendu, malheureusement,
00:13:30toutes ces personnes décédées,
00:13:31et je crains que le bilan
00:13:32ne s'enlourdisse encore,
00:13:33et puis on l'oublie peut-être
00:13:34trop souvent aussi,
00:13:35toutes ces familles
00:13:35qui savaient qu'ils avaient
00:13:36un proche dans le train
00:13:37et qui veulent avoir
00:13:38des informations
00:13:38et qui vont avoir
00:13:40beaucoup de mal
00:13:41à avoir des informations
00:13:42tout de suite,
00:13:42le temps d'identifier les corps.
00:13:43Alors évidemment,
00:13:44on se projette,
00:13:44parce que ces lignes
00:13:45à grande vitesse,
00:13:46on les connaît très très bien
00:13:47en France.
00:13:48Arnaud Aimé,
00:13:48d'abord,
00:13:49parce qu'on sait
00:13:49si ce train
00:13:51qui a déraillé,
00:13:52c'est comme un TGV français,
00:13:53c'est pareil,
00:13:53ou c'est autre chose ?
00:13:55C'est comme les rames
00:13:57de Trenitalia.
00:13:58D'accord.
00:13:59Donc c'est le même matériel
00:14:00roulant,
00:14:01ce qu'on appelle
00:14:01les frecciaroza,
00:14:03sans l'accent,
00:14:03donc les flèches rouges.
00:14:05Donc c'est le matériel
00:14:06de Trenitalia
00:14:06qui circule beaucoup en Italie,
00:14:09sans anomalie,
00:14:10qui circule en France aussi.
00:14:12Après que ce soit
00:14:13un train fabriqué par,
00:14:15c'était à l'époque
00:14:16Bombardier en salle d'Aubreda,
00:14:18ou par Alstom,
00:14:19dans tous les cas,
00:14:20les trains fabriqués
00:14:22et commercialisés
00:14:23et exploités en Europe,
00:14:24ils sont soumis
00:14:25à des normes européennes
00:14:26de sécurité.
00:14:28Donc c'est tous ces trains-là
00:14:29qui sont confrontés.
00:14:32La probabilité d'accident,
00:14:33alors là,
00:14:34c'est mal venu de le dire,
00:14:35mais elle est quand même
00:14:35extrêmement rare
00:14:36sur la grande vitesse,
00:14:37parce que ce sont des lignes
00:14:39particulièrement récentes,
00:14:40donc qui sont équipées
00:14:41avec beaucoup d'installations
00:14:43de sécurité,
00:14:44notamment des contrôles
00:14:45de la vitesse limite
00:14:46et puis qui font l'objet
00:14:47de beaucoup de surveillance.
00:14:51Donc c'est ça qui rend
00:14:51la probabilité plus particulièrement faible
00:14:53et on le voit
00:14:54dans les statistiques.
00:14:55Là aussi, en Espagne,
00:14:57si le bilan est si lourd,
00:14:58il est extrêmement lourd,
00:14:59c'est aussi qu'on a le jouet
00:15:00de malchance.
00:15:02C'est-à-dire qu'il y a un train
00:15:03qui déraille,
00:15:04c'est déjà rarissime.
00:15:06Ensuite, il déraille
00:15:07dans la mauvaise direction,
00:15:08c'est-à-dire que plutôt
00:15:09que quitter la voie,
00:15:09il va aller sur la voie adjacente.
00:15:12Ensuite, sur cette voie adjacente,
00:15:14pas de chance,
00:15:15il y a un train qui circule
00:15:15en sens inverse.
00:15:17On sait que c'est quand même
00:15:17pas en permanence
00:15:19qu'on croise d'autres trains
00:15:20sur la voie ferrée.
00:15:22Ils sont tous les deux
00:15:22à pleine vitesse,
00:15:23d'où les 600 km heure
00:15:24du choc dont on parlait.
00:15:26Donc il y a vraiment
00:15:26une accumulation.
00:15:27Surtout que ces croisements,
00:15:29évidemment,
00:15:29on l'a tous vécu,
00:15:30ça dure, je ne sais pas,
00:15:31deux secondes.
00:15:32Oui, c'est quelques secondes
00:15:34et puis ce n'est pas non plus
00:15:35toutes les minutes
00:15:37qu'il y a un train
00:15:37qui circule,
00:15:38donc c'est un jouet
00:15:38de malchance.
00:15:40En plus, vu la géométrie,
00:15:42l'organisation géographique
00:15:45autour,
00:15:45les trains,
00:15:47ils déraillent,
00:15:49ils se couchent,
00:15:50ils tombent même.
00:15:50On a parlé de plusieurs mètres
00:15:51de chute
00:15:52parce que c'est sur un talus.
00:15:54Tout ça,
00:15:54ça aggrave les choses.
00:15:55Et puis les secours,
00:15:56ce n'est pas évident non plus
00:15:57pour qu'ils arrivent,
00:15:58ça prend un peu de temps.
00:15:59Ludovic en avait parlé.
00:16:00Je rappelle aussi
00:16:01une différence
00:16:01par rapport à la route,
00:16:02c'est que les accidents
00:16:03de la route,
00:16:03ça se passe sur les routes.
00:16:05Et sur les routes,
00:16:06du coup,
00:16:06c'est assez facile
00:16:07d'y accéder
00:16:08pour des engins de secours,
00:16:10des engins d'incarcération.
00:16:12Les voies ferrées,
00:16:13c'est beaucoup plus difficile
00:16:14d'accès.
00:16:14À chaque fois qu'il y a des drames,
00:16:15évidemment,
00:16:15on se demande comment éviter
00:16:17que ça se reproduise
00:16:18et faut-il augmenter encore
00:16:19de plusieurs crans
00:16:20les niveaux de sécurité.
00:16:21C'est vrai que quand on rentre
00:16:22dans un train,
00:16:23Ludovic Pingano,
00:16:24on se sent en sécurité,
00:16:25on se dit
00:16:25il ne peut rien arriver.
00:16:25Il n'y a pas de ceinture
00:16:26de sécurité,
00:16:27par exemple.
00:16:27Est-ce que ça peut faire partie
00:16:28des pistes à l'avenir ?
00:16:30Quand on est assis,
00:16:30on met le ceinture de sécurité,
00:16:31un peu comme dans un avion.
00:16:33Oui,
00:16:33alors on peut rajouter
00:16:34à 300 km heure de toute façon.
00:16:35On peut rajouter plein de mesures,
00:16:37mais à 300 km heure,
00:16:38effectivement,
00:16:38ou 600 km heure,
00:16:40les chocs sont extrêmement violents.
00:16:42Il faut le rappeler,
00:16:43ce sont des accidents
00:16:44qui sont très rares.
00:16:45Et si on s'intéresse
00:16:46aux probabilités,
00:16:47puisque moi j'entends souvent
00:16:48dans mon métier,
00:16:49des gens me disent
00:16:50non mais ça ne peut pas nous arriver,
00:16:51ça n'est pas possible.
00:16:52On a fait des calculs statistiques,
00:16:53ça ne peut pas arriver.
00:16:54Et puis malheureusement,
00:16:55on le voit toujours,
00:16:56que ce soit des catastrophes industrielles,
00:16:58que ce soit dans le milieu des transports,
00:16:59que ce soit des catastrophes naturelles.
00:17:01Les probabilités,
00:17:02l'approche probabiliste,
00:17:04comme on dit,
00:17:04n'existe pas.
00:17:05Il faut avoir une approche déterministe
00:17:06pour que ce type de catastrophes arrive.
00:17:08C'est une succession
00:17:09de défaillances techniques,
00:17:12humaines.
00:17:13Et puis c'est de la malchance
00:17:15pour que deux trains se croisent
00:17:16juste au moment
00:17:17où l'un des trains déraille.
00:17:19Statistiquement,
00:17:19ça n'est pas possible.
00:17:21Et pourtant,
00:17:21ça arrive.
00:17:23Donc je crois qu'on peut,
00:17:23alors bien sûr,
00:17:24il faut réaliser un retour d'expérience
00:17:26de cet accident,
00:17:27comprendre exactement
00:17:28ce qui a pu se passer
00:17:29et savoir si effectivement
00:17:30on peut mettre en place
00:17:31des barrières
00:17:32pour limiter les effets
00:17:33de cet accident,
00:17:33notamment sur les victimes.
00:17:35Maintenant,
00:17:35je crois qu'il ne faut pas rêver.
00:17:36À partir du moment
00:17:37où on veut rouler
00:17:37de plus en plus vite,
00:17:38des chocs à 300 km heure,
00:17:39l'être humain n'est pas adapté
00:17:40pour encaisser ce type de chocs.
00:17:43Oui,
00:17:43et Ludovic parlait
00:17:44de retour d'expérience.
00:17:45Concrètement,
00:17:45il y a plusieurs enquêtes
00:17:47qui sont lancées en parallèle.
00:17:48Il y a d'une part
00:17:48une enquête judiciaire
00:17:50qui vise à déterminer
00:17:51les responsabilités pénales.
00:17:53Et puis l'autre enquête
00:17:54qui est très extrêmement importante,
00:17:55c'est l'enquête technique
00:17:57qui vise non pas
00:17:58à déterminer les responsabilités,
00:18:00mais les causes techniques,
00:18:01les causes matérielles,
00:18:02les causes humaines,
00:18:04faire un peu tout l'arbre
00:18:06des causes
00:18:06qui a conduit à ça.
00:18:08Et puis surtout,
00:18:09formuler des préconisations,
00:18:10des mesures de sécurité supplémentaires
00:18:12qui s'appliqueront
00:18:13soit seulement
00:18:14à cette compagnie ferroviaire,
00:18:15soit à tout le réseau espagnol,
00:18:16soit qui seront adaptés
00:18:18par toute l'Europe
00:18:18pour réduire encore
00:18:20la probabilité d'un accident.
00:18:21Et sur la surveillance des voies,
00:18:22parce que
00:18:23est-ce que vous avez
00:18:25tout à l'heure égrené
00:18:26comme risque,
00:18:26un glissement de terrain,
00:18:27que sais-je,
00:18:28on se dit,
00:18:28tout ça arrive quand même
00:18:29très très régulièrement,
00:18:30très très souvent.
00:18:31Elles sont inspectées
00:18:32à quel rythme les voies ?
00:18:33Alors ça arrive quand même
00:18:34beaucoup moins souvent
00:18:35sur des lignes à grande vitesse
00:18:36qui sont de conception moderne
00:18:38plutôt que sur des voies
00:18:39du 19e siècle.
00:18:40Quand il y a des déformations
00:18:41de la voie,
00:18:42c'est quand même en général
00:18:42sur les voies les plus anciennes.
00:18:44Là, il y a beaucoup de plateformes
00:18:46qui sont faites même en béton,
00:18:48donc c'est des choses
00:18:48très très lourdes.
00:18:49Après, il y a des dispositifs
00:18:50techniques et des dispositifs
00:18:52humains.
00:18:53Les dispositifs techniques,
00:18:54c'est quoi ?
00:18:54Eh bien, c'est des capteurs
00:18:55qui mesurent
00:18:56l'éventuelle déformation
00:18:59de la plateforme.
00:19:00C'est aussi des rames
00:19:01à grande vitesse
00:19:01qui sont sans voyageurs,
00:19:04mais qui mesurent en temps réel,
00:19:05disons,
00:19:06toute la géométrie de la voie.
00:19:08Et puis,
00:19:08les moyens humains,
00:19:09eh bien,
00:19:10c'est des tournées
00:19:10de surveillance
00:19:11qui sont très fréquentes
00:19:13sur la ligne à grande vitesse
00:19:13pour détecter
00:19:14une anomalie technique
00:19:15ou bien parfois,
00:19:16vous parliez d'actes
00:19:17de malveillance,
00:19:18pour détecter aussi
00:19:19éventuellement des objets,
00:19:20des gros objets
00:19:21sur la voie
00:19:22qui peuvent,
00:19:23si le train le percute,
00:19:24eh bien,
00:19:24qui peuvent faire dévier
00:19:25le train de sa voie.
00:19:26Alors justement,
00:19:27c'est un peu une question
00:19:27qu'on sait tous poser aussi
00:19:29quand on prend le train.
00:19:31S'il y a quelqu'un
00:19:32qui met une pierre,
00:19:33est-ce qu'une petite pierre,
00:19:34ça passe ?
00:19:35Enfin,
00:19:35un gros rocher ?
00:19:36Ça se mesure comment, ça ?
00:19:38Alors, je ne vais pas répondre
00:19:39à la question
00:19:39parce qu'il ne s'agit pas
00:19:41non plus de donner des idées
00:19:42mais il y a souvent
00:19:43des risques d'obstacles
00:19:44même de manière involontaire
00:19:46qui peuvent survenir.
00:19:47Donc, non,
00:19:48une simple pierre,
00:19:49ça ne suffit pas.
00:19:50Là où ça peut arriver,
00:19:51c'est par exemple
00:19:52s'il y a des chutes d'arbres.
00:19:54C'est pour ça d'ailleurs
00:19:54que quand il y a des tempêtes
00:19:55qui sont annoncées,
00:19:56on l'a connue
00:19:57il y a quelques jours,
00:19:58n'est-ce pas ?
00:19:58Eh bien,
00:19:59on interrompt
00:19:59les circulations furviaires
00:20:00pour éviter tout risque
00:20:01que des arbres tombent sur la voie.
00:20:03C'est un cas classique
00:20:03d'interruption des circulations.
00:20:05Le bilan,
00:20:06on vous le rappelle,
00:20:0739 morts
00:20:08et plus de 100 blessés
00:20:10dans cette tragédie.
00:20:12Un bilan qui pourrait s'alourdir,
00:20:14qui n'est que provisoire,
00:20:15ont répété les autorités espagnoles
00:20:17il y a quelques instants.
00:20:19123 blessés pour l'instant,
00:20:21dont plusieurs dans un état grave.
00:20:23On va surveiller l'évolution.
00:20:24Puis, il y a le chef
00:20:25du gouvernement espagnol,
00:20:26Pedro Sánchez,
00:20:26qui est attendu sur place
00:20:27dans les minutes qui viennent.
00:20:29On surveille également
00:20:30la situation sur le front
00:20:31des intempéries
00:20:32et des inondations dans le sud-est
00:20:34avec un risque de cru dans l'Aude.
00:20:35Nous irons dans la région de Narbonne
00:20:37où deux quartiers ont été évacués.
00:20:39Nos envoyés spéciaux nous diront
00:20:40où en est la situation
00:20:40dans quelques instants.
00:20:41A tout de suite.
00:20:44Les risques de cru et d'inondations
00:20:45dans le sud-est.
00:20:46Dans quelques instants,
00:20:47nous irons dans l'Aude
00:20:49voir comment la situation évolue
00:20:50autour de Narbonne.
00:20:52Vous découvrez ici
00:20:53ces images impressionnantes.
00:20:55On va vous dire avec Kevin Fleury
00:20:56si ça va continuer ou pas
00:20:57dans les heures qui viennent.
00:20:58Mais d'abord,
00:20:59le rappel des grands titres
00:21:00de l'actualité de ce lundi,
00:21:01c'est avec Pauline Cache.
00:21:05Et on commence Pauline
00:21:06avec la politique.
00:21:08Le dénouement approche
00:21:09autour du budget 2026.
00:21:1249,3 ou bien ordonnance
00:21:14pour faire adopter le budget.
00:21:15Fin du suspense normalement
00:21:17dans les prochaines heures.
00:21:18Sébastien Lecornu
00:21:18doit préciser cet après-midi
00:21:20lors d'un conseil des ministres
00:21:22ce qu'il compte faire.
00:21:23La ministre des Comptes Publics
00:21:24était l'invité de BFM TV
00:21:26ce matin.
00:21:27Une chose est sûre
00:21:28pour Amélie de Monchannin.
00:21:29Il y a bien un problème
00:21:30de contribution à l'impôt
00:21:32chez les plus fortunés.
00:21:34Il y a effectivement
00:21:35des milliers de personnes
00:21:37qui aujourd'hui payent
00:21:37moins d'impôts
00:21:38que ce qu'elles devraient
00:21:39parce que nous avons
00:21:40des phénomènes d'optimisation,
00:21:41de suroptimisation fiscale.
00:21:43Mais je le dis
00:21:43vraiment très solennellement,
00:21:46s'il y avait des dizaines
00:21:47de milliers de personnes
00:21:47qui payaient zéro impôt
00:21:48sur le revenu
00:21:49alors qu'ils sont fortunés,
00:21:50un, ça fait longtemps
00:21:51qu'on l'aurait su,
00:21:52deux, ça fait longtemps
00:21:53qu'on l'aurait combattu.
00:21:54Les suites de l'enquête
00:21:55sur Cromontana.
00:21:56Pour la première fois,
00:21:57les avocats du couple
00:21:58Moretti prennent la parole
00:21:59dans les médias français.
00:22:00Ils ont choisi
00:22:01BFM TV,
00:22:02le couple propriétaire
00:22:02du bar
00:22:03dans lequel un incendie
00:22:05a fait 40 morts
00:22:06à Cromontana.
00:22:06Jessica Moretti
00:22:07qui, je vous le rappelle,
00:22:08reste libre
00:22:08mais fait l'objet
00:22:09de mesures de contrainte.
00:22:10En revanche,
00:22:11Jacques Moretti
00:22:11actuellement en détention
00:22:12provisoire pour trois mois,
00:22:14ce que ne comprend pas
00:22:15son avocat.
00:22:16Moi, je ne m'explique pas
00:22:18le fait qu'elle soit
00:22:19demeurée en liberté.
00:22:21Je ne m'explique surtout pas
00:22:22le fait que Jacques Moretti
00:22:24ait été placé en détention.
00:22:26En réalité,
00:22:27les deux auraient dû
00:22:28demeurer en liberté.
00:22:30Je crois qu'il fallait
00:22:30en quelque sorte,
00:22:32pour apaiser la colère,
00:22:34la colère est toujours légitime,
00:22:35c'est un sentiment
00:22:36qu'on ne conteste pas,
00:22:37mais je crois que pour l'apaiser,
00:22:38il fallait offrir quelque part
00:22:40au moins la détention
00:22:41de Jacques Moretti
00:22:42mais elle n'étant rien
00:22:44liée avec des principes
00:22:45juridiques bien au contraire.
00:22:46Et l'enquête devra donc
00:22:47déterminer le rôle
00:22:48et la responsabilité
00:22:50du couple.
00:22:51Notez que BFMTV
00:22:52a pu consulter
00:22:53les registres du commerce
00:22:54du canton de Valais
00:22:56dans lequel on apprend
00:22:57que Jacques Moretti
00:22:57n'était plus inscrit
00:22:58comme gérant du bar
00:23:00depuis 2024.
00:23:02Des dizaines d'interpellations
00:23:03en France
00:23:04après la finale
00:23:05de la Coupe d'Afrique
00:23:05des Nations.
00:23:06Des rassemblements festifs
00:23:07qui ont dégénéré
00:23:08notamment en région parisienne
00:23:10sur les Champs-Elysées
00:23:11par exemple,
00:23:12sur l'avenue
00:23:12sur laquelle
00:23:13avaient été interdits
00:23:14des rassemblements
00:23:15de supporters.
00:23:1663 personnes interpellées
00:23:17mais également du côté
00:23:18de Lyon et d'Avignon
00:23:19et 14 policiers
00:23:20qui ont été légèrement blessés.
00:23:22Des incendies dramatiques
00:23:23au Chili maintenant.
00:23:24Le bilan est très lourd.
00:23:2519 personnes sont décédées
00:23:27au moins.
00:23:28Un couvre-feu
00:23:28qui a été déclenché
00:23:30dans la région de Biobio.
00:23:31C'est au sud
00:23:31de la capitale Santiago.
00:23:3350 000 foyers
00:23:34ont été évacués.
00:23:35300 habitations
00:23:36ont été détruites.
00:23:37Mais le bilan
00:23:38devrait très largement
00:23:39s'alourdir.
00:23:40Les incendies
00:23:40qui sont très difficiles
00:23:41à contrôler sur place
00:23:42à cause de vents violents
00:23:44et de fortes températures.
00:23:45Et puis le retour
00:23:47du prince William
00:23:47aujourd'hui à Londres.
00:23:49Le prince Harry.
00:23:50Le prince Harry, pardon.
00:23:51Le prince William
00:23:52il n'est pas parti.
00:23:53Ça arrive de confondre Julien.
00:23:54Pour un nouveau procès,
00:23:56un bras de fer
00:23:57mené contre le tabloïd
00:23:59anglais Daily Mail.
00:24:00Le prince Harry
00:24:01qui vit actuellement
00:24:01aux Etats-Unis
00:24:02qui devrait être présent
00:24:03au tribunal.
00:24:04Le fils du roi Charles III
00:24:05qui l'accuse en fait
00:24:06d'avoir obtenu
00:24:07des informations
00:24:08sur sa vie privée
00:24:09de manière illégale.
00:24:10Et on ne sait pas
00:24:11s'il va voir son frère
00:24:12le prince William
00:24:13justement
00:24:14qui lui n'a pas quitté Londres.
00:24:16Merci beaucoup Pauline.
00:24:17A tout à l'heure
00:24:17dans l'actualité de ce lundi.
00:24:19Évidemment aussi
00:24:19les intempérés dans le sud-est
00:24:21avec des quartiers entiers
00:24:23qui ont été évacués
00:24:24depuis hier soir
00:24:25à Narbonne.
00:24:26Décision rarissime.
00:24:27Prise par le préfet
00:24:28de l'Aude
00:24:29face au risque de cru
00:24:29dans ce département.
00:24:31Nos équipes sont sur place.
00:24:32D'abord Antoine Fauressier
00:24:34mais il y a aussi
00:24:34Jean-Wilfrid Forquet
00:24:35qui se tient prêt.
00:24:36Vous voyez derrière eux
00:24:37l'ampleur
00:24:38des précipitations.
00:24:41Il y a beaucoup
00:24:42beaucoup d'eau
00:24:42qui est tombée.
00:24:43On verra les chiffres
00:24:43dans quelques instants
00:24:44avec Kevin.
00:24:45Commençons par vous Antoine
00:24:46ici à droite de l'écran.
00:24:47Vous êtes à Moussant.
00:24:48Est-ce que les niveaux
00:24:49sont en train de monter ?
00:24:50On voit que vous avez
00:24:51toujours le parapluie
00:24:52contrairement à Jean-Wilfrid.
00:24:53Ça veut dire que
00:24:53la pluie continue à tomber.
00:24:57Oui oui
00:24:57la pluie continue de tomber
00:24:59parfois à forte intensité
00:25:01sans discontinuer
00:25:02depuis toute la nuit
00:25:03et donc il faut craindre
00:25:04malheureusement
00:25:04que l'Aude continue de monter.
00:25:06Pour vous donner un exemple
00:25:07lorsqu'on est arrivé ce matin
00:25:07sur le bas côté ici
00:25:09on pouvait encore circuler
00:25:10désormais l'eau est en train
00:25:11de s'infiltrer sur le côté.
00:25:13Elle arrive jusqu'aux vignes
00:25:14et ce qu'on voit aussi
00:25:15de plus en plus
00:25:16ce sont des branches
00:25:17des troncs d'arbres
00:25:18qui sont ramenés
00:25:19par ce cours d'eau.
00:25:20On est aussi ici
00:25:21au niveau de l'écluse
00:25:22de Moussoulins
00:25:23je suis au côté de Benjamin
00:25:24c'est vous qui gérez ici
00:25:25cette écluse
00:25:26on voit des niveaux
00:25:27qui commencent à augmenter.
00:25:28Vous qui étiez là
00:25:29il y a quelques jours
00:25:29ici c'était vraiment
00:25:30des niveaux très très bas.
00:25:31C'était très bas
00:25:32oui.
00:25:33A peu près 35 cm
00:25:35il y a quelques jours
00:25:35on est à quel niveau
00:25:36là maintenant ?
00:25:37Là on est à 7,20 m.
00:25:40C'est des niveaux
00:25:40que vous avez déjà connus
00:25:41vous qui travaillez ici ?
00:25:42Oui, j'ai déjà connu ça
00:25:43en 2018
00:25:44mais ça a l'air
00:25:46de prendre l'ampleur
00:25:47on verra par la suite.
00:25:49On voit un niveau
00:25:49de cru ici
00:25:50je ne sais pas si on va
00:25:51pouvoir le montrer
00:25:51à la caméra
00:25:52sur les images
00:25:52d'Orin Jarnia
00:25:54c'était une cru
00:25:54de quelle année ça ?
00:25:561996
00:25:56Donc on a connu pire
00:25:59mais depuis
00:26:00il y a eu des aménagements
00:26:00qui ont été faits
00:26:01il y a un canal derrière
00:26:02vous c'est quoi votre rôle
00:26:03ici au niveau de l'écluse ?
00:26:04En fait ici c'est un barrage
00:26:05du coup c'est de protéger
00:26:06vraiment la ville de Narbonne
00:26:08contre les intempéries
00:26:09Quand vous voyez un peu
00:26:11la situation
00:26:12est-ce qu'il y a
00:26:12de l'inquiétude
00:26:12pour les prochaines heures
00:26:14pour les prochains jours
00:26:14parce que la vigilance orange
00:26:16va continuer
00:26:17dans le département de l'Aude ?
00:26:18Je pense qu'il va y avoir
00:26:19quelques soucis
00:26:20peut-être
00:26:20on va bien voir
00:26:22Merci beaucoup Benjamin
00:26:24C'est ici que la station
00:26:27Vigicru
00:26:27toutes les données
00:26:28sont enregistrées
00:26:29ici à l'intérieur
00:26:30et donc quand on regarde
00:26:30sur le site internet
00:26:32on constate ici
00:26:33le niveau de l'eau
00:26:34qui augmente de 35 cm
00:26:36il y a quelques jours
00:26:37plus de 5 mètres désormais
00:26:38alors on disait 7 mètres ici
00:26:40parce qu'en fait
00:26:40il y a un ajustement
00:26:41par rapport au niveau de l'eau
00:26:43mais voilà
00:26:43ça continue d'augmenter
00:26:44on le constate depuis tout à l'heure
00:26:45pour l'instant
00:26:46pas d'habitation menacée
00:26:47aux alentours
00:26:48les habitants de Moussan
00:26:48sont un peu plus en hauteur
00:26:50c'est plutôt les vignes
00:26:51qui sont touchées
00:26:52pour le moment
00:26:52dans ce secteur
00:26:53Alors c'est vrai que c'est impressionnant
00:26:54les images que vous nous montrez
00:26:55Antoine avec Dorine Jarniaz
00:26:58est-ce que Kevin
00:26:59on peut rassurer Benjamin
00:27:01qu'on a entendu
00:27:01ou est-ce qu'au contraire
00:27:02je vois que vous foncez
00:27:03un peu les sourcils
00:27:04il faut continuer à s'inquiéter
00:27:05Alors c'est vrai que le département
00:27:06de l'eau des Pyrénées-Orientales
00:27:07sont vraiment deux territoires
00:27:08qui vont rester confrontés
00:27:09au pluie tout au long
00:27:10de la journée
00:27:11vous voyez en effet
00:27:12la carte de vigilance
00:27:13vous voyez ces images
00:27:14avec un ciel encore bien sombre
00:27:16et je voulais juste
00:27:17vous montrer aussi rapidement
00:27:18nos radars météo
00:27:19qui vous permettent
00:27:20de localiser en temps réel
00:27:21les précipitations
00:27:21là vous avez la Corse
00:27:22toujours sous la pluie
00:27:23et regardez en revenant
00:27:25côté continent
00:27:25on a ces bulles pluvieuses
00:27:27qui se forment au large
00:27:28et qui se décalent
00:27:29vers l'intérieur des terres
00:27:30et ça c'est quelque chose
00:27:31qu'on va observer
00:27:31au moins jusqu'en fin de journée
00:27:33donc ça veut dire
00:27:34que ce qui est déjà tombé
00:27:34parfois 3-4 mois
00:27:35de précipitation
00:27:36pour un mois de janvier
00:27:37ça va continuer de s'aggraver
00:27:39avec du 2 à 3 mois
00:27:40de précipitation supplémentaire
00:27:41et donc très logiquement
00:27:42une montée du niveau
00:27:44de ces cours d'eau
00:27:45où nous étions à l'instant
00:27:46avec notre envoyé spécial
00:27:46Et la mesure d'urgence
00:27:48la plus spectaculaire
00:27:48qui a été prise
00:27:50c'est donc l'évacuation
00:27:51de deux quartiers
00:27:52à Narbonne
00:27:54Boris Veliachef
00:27:55est avec nous
00:27:55architecte
00:27:56et expert en risque majeur
00:27:58expert de ces questions
00:27:59c'est quoi le risque principal
00:27:59et pourquoi
00:28:01cette évacuation
00:28:02a-t-elle été décidée ?
00:28:03Le risque principal
00:28:04c'est bien sûr
00:28:04que ça atteigne les habitations
00:28:07donc ça met en danger
00:28:08bien sûr les populations
00:28:09et donc dans ce cas-là
00:28:10il y a un tas de recommandations
00:28:11qui sont à prendre
00:28:13enfin qui sont données
00:28:14comme le fait
00:28:15de se mettre à l'étage
00:28:16de protéger le matériel
00:28:17de se mettre à l'abri
00:28:19d'avoir un kit aussi
00:28:21de pouvoir
00:28:22comment rester chez soi
00:28:23éventuellement bloqué
00:28:24parce qu'on a vu
00:28:25que ça charriait aussi
00:28:26beaucoup de choses
00:28:26les inondations
00:28:28donc on risque
00:28:29d'avoir des problèmes
00:28:30d'accès
00:28:31pour pouvoir
00:28:31venir
00:28:33comment
00:28:33au secours des populations
00:28:35donc il faut que les populations
00:28:36soient prêtes
00:28:37à pouvoir rester
00:28:38au moins 72 heures
00:28:39dans leur logement
00:28:39éventuellement
00:28:40c'est un tas de recommandations
00:28:42comme celle de ne pas aller
00:28:43dans un parking
00:28:44par exemple souterrain
00:28:45enfin il y a plein de choses
00:28:46à respecter
00:28:47de ne pas sortir
00:28:48il faut savoir que si on sort
00:28:49avec une voiture
00:28:50au bout de 30 centimètres
00:28:5140 centimètres
00:28:52la voiture peut être emportée
00:28:53au bout de 50 centimètres
00:28:54on ne peut plus ouvrir les portes
00:28:56donc tout cela
00:28:57les populations locales
00:28:59elles sont assez
00:29:00je pense
00:29:01averties
00:29:02par ce genre de choses
00:29:02le seul petit problème
00:29:04en France
00:29:04c'est qu'on
00:29:05comme je le dis toujours
00:29:06on se repose trop
00:29:07sur une politique
00:29:08qui est toujours
00:29:09basée sur le fait
00:29:10qu'on attend
00:29:10qu'on attend
00:29:12que la catastrophe
00:29:13intervienne
00:29:14voilà il y a un barrage
00:29:14quand même
00:29:15on était sur ce barrage
00:29:17qui protège la bonne
00:29:17et aussi sur une réponse
00:29:20un peu trop technicienne
00:29:22on sait que
00:29:23on sait depuis longtemps
00:29:24tous les pays
00:29:24où il y a des politiques
00:29:25préventives efficaces
00:29:26elles se basent moins
00:29:28sur la technique
00:29:29aujourd'hui
00:29:30plus sur l'éducation
00:29:31des populations
00:29:31etc
00:29:31dans ces départements là
00:29:33où la période de retour
00:29:34de tels aléas
00:29:35est quand même assez courte
00:29:36les populations
00:29:37sont plus préparées
00:29:38mais dans d'autres départements
00:29:39ça peut par contre
00:29:40conduire à des choses
00:29:41beaucoup plus graves
00:29:41on fait un peu trop confiance
00:29:43aux ingénieurs
00:29:43au lieu de se prendre
00:29:44en main davantage
00:29:45Jean-Wilfrid Forkes
00:29:47est également
00:29:48dans ce département
00:29:49de l'Aude
00:29:50vous êtes vous
00:29:51du côté de Coursan
00:29:52Jean-Wilfrid
00:29:53est-ce que
00:29:54vous aussi
00:29:55autour de vous
00:29:55il y a de l'inquiétude
00:29:57Bonjour Julien
00:30:01je n'avais pas le parapluie
00:30:02il y a 5 minutes
00:30:02vous l'aviez remarqué
00:30:03mais depuis quelques minutes
00:30:04il se remet à pleuvoir
00:30:06effectivement
00:30:06pour répondre à votre question
00:30:08oui il y a un petit peu
00:30:08d'inquiétude
00:30:09parce que la rivière
00:30:10est montée très très haut
00:30:11on est à 7 mètres 26
00:30:13et le pic de cru
00:30:14me disait le maire
00:30:15tout à l'heure
00:30:15le pic de cru
00:30:16est attendu
00:30:16ici ce soir
00:30:17vers 17h
00:30:19donc en ce sens
00:30:20il y a de l'inquiétude
00:30:21l'inquiétude également
00:30:22d'Angela
00:30:23bonjour Angela
00:30:24bonjour
00:30:24nouvelle riveraine
00:30:26vous venez d'acheter
00:30:26ici à proximité
00:30:28oui
00:30:28ça veut dire que
00:30:29vous avez des regrets
00:30:30ce matin
00:30:30quand vous voyez
00:30:31la rivière
00:30:32non non
00:30:32on n'a pas de regrets
00:30:33juste que
00:30:34juste qu'on espère
00:30:36que les routes
00:30:37ne seront pas bloquées
00:30:38et que l'eau
00:30:39ne viendra pas
00:30:39dans notre nouvelle résidence
00:30:40vous avez fait la navette
00:30:41entre Narbonne ce matin
00:30:42oui c'est ça
00:30:43et on va faire ça
00:30:44toute la journée
00:30:44en espérant que ça ne soit pas bloqué
00:30:46voilà
00:30:47vous surveillez
00:30:48tout comme
00:30:48votre soeur
00:30:50votre soeur
00:30:51Andrea
00:30:52qui s'occupe
00:30:53des enfants
00:30:54parce que les enfants
00:30:54sont à la maison
00:30:55aujourd'hui
00:30:55c'est ça
00:30:56c'est ça
00:30:56bonjour
00:30:57oui les enfants sont à la maison
00:30:58parce que pas de transport
00:30:59quand même
00:30:59pas d'école
00:31:00tout a été fermé
00:31:01donc on se retrouve à la maison
00:31:03avec les enfants
00:31:04alors comment on s'organise
00:31:05c'était pas prévu
00:31:06non pas prévu
00:31:07donc pas de travail
00:31:08pas école
00:31:08donc on reste à la maison
00:31:10merci à toutes les deux
00:31:11pour vos témoignages
00:31:12Angela
00:31:13Andrea
00:31:14pour leurs témoignages
00:31:15ici dans cette commune
00:31:15de Courson
00:31:16et derrière moi
00:31:17vous le voyez sur
00:31:17les images d'Alessandre Noisette
00:31:19Julien
00:31:19et bien ce cours d'eau
00:31:20qui est sous surveillance
00:31:217 mètres 26
00:31:23il y a quelques minutes
00:31:24ici
00:31:25et ça devrait monter
00:31:26m'a dit le maire
00:31:27ça devrait monter
00:31:28au moins jusqu'à 17h
00:31:29et on voit derrière vous
00:31:30tout ce qui a été charrié
00:31:31effectivement par les eaux
00:31:32et qui bloquent déjà
00:31:34quelques passages
00:31:36de ce pont
00:31:36et vous avez totalement raison
00:31:38c'est peut-être
00:31:39ce qu'il y a de plus fort
00:31:39en fait sur cette image
00:31:40c'est-à-dire que vous avez
00:31:41le niveau de l'eau
00:31:42qui est très élevé
00:31:42mais vous avez surtout
00:31:43tous ces morceaux de bois
00:31:44qui viennent s'accumuler
00:31:45sur un pont
00:31:46et ça parfois
00:31:47ça peut aggraver une situation
00:31:48c'est-à-dire que si tous
00:31:48les morceaux de bois
00:31:49empêchent
00:31:49regardez là
00:31:50vous avez deux passages
00:31:51sous le pont à l'eau
00:31:52de s'évacuer
00:31:53vous vous retrouvez
00:31:53avec un barrage
00:31:54c'est ce qui est arrivé
00:31:55il y a 2-3 ans
00:31:55dans un village
00:31:56où en fait l'eau passait
00:31:57mais tout d'un coup
00:31:58ça a été bloqué
00:31:58par le passage
00:31:59de ces morceaux de bois
00:32:01par dizaines
00:32:02et par centaines
00:32:03et vous vous êtes retrouvé
00:32:04avec une inondation
00:32:04donc ça c'est vraiment
00:32:05un facteur aggravant
00:32:06qu'il faudra surveiller
00:32:07dans la journée
00:32:07sur les courbes
00:32:08ça fait partie des choses
00:32:09que les préfectures
00:32:09et les communes
00:32:10surveillent Ludovic Pingano
00:32:11oui tout à fait
00:32:12il y a tout un dispositif
00:32:13qui est mis en place
00:32:14on l'a bien vu hier soir
00:32:15avec ce dispositif
00:32:16FR Alert
00:32:16une nouvelle fois
00:32:17utilisé par le préfet de Laud
00:32:19pour prévenir
00:32:20les habitants
00:32:21de deux quartiers
00:32:21en particulier
00:32:22en particulier
00:32:23ceux qui ont
00:32:25des habitations
00:32:26de plein pied
00:32:27et comme le disait Boris
00:32:28tout à l'heure
00:32:28ceux qui en cas d'inondation
00:32:30ne pourraient pas
00:32:31se mettre à l'abri
00:32:32donc eux ont été invités
00:32:33à regagner
00:32:33le parc des expositions
00:32:35pour être pris en charge
00:32:36par les associations
00:32:37agrées de sécurité civile
00:32:38qui ont pu leur permettre
00:32:39de se reposer
00:32:40de se restaurer
00:32:41etc.
00:32:41et les maires surtout
00:32:42qui ont un rôle
00:32:43extrêmement important
00:32:4485 communes
00:32:46ont activé
00:32:46leur plan communal
00:32:47de sauvegarde
00:32:47ce sont ces plans
00:32:48que les maires doivent activer
00:32:50pour réaliser
00:32:51leur mission
00:32:51de soutien
00:32:52et de sauvegarde
00:32:53des populations
00:32:54on voit que c'est un dispositif
00:32:55qui fonctionne
00:32:56de plus en plus
00:32:57et de mieux en mieux
00:32:58donc c'est important
00:32:58de le souligner
00:32:59ces maires
00:33:00qui avec les équipes municipales
00:33:01mais également
00:33:02avec des citoyens
00:33:03concernés
00:33:04par ces situations
00:33:05de crise
00:33:05vont pouvoir prendre
00:33:06en charge
00:33:07un certain nombre
00:33:08de personnes vulnérables
00:33:09et prendre un certain
00:33:10nombre de mesures
00:33:11pour que les conséquences
00:33:12de ces inondations
00:33:14soient le plus limitées
00:33:16possible
00:33:16Boris Véliachet
00:33:16il ne faut surtout pas
00:33:17aller sur les toits
00:33:18quand on a une habitation
00:33:19de plein pied
00:33:19et qu'on voit les doigts
00:33:20arriver
00:33:20oui bien sûr
00:33:21sur le toit
00:33:22encore à la limite
00:33:23si c'est le sol
00:33:24échappatoire
00:33:24il y a des gens
00:33:25il faut partir avant
00:33:26en général
00:33:27oui il faut partir avant
00:33:28de toute façon
00:33:28donc on l'a vu
00:33:30dans certains cas
00:33:31d'ailleurs
00:33:31lors de la tempête
00:33:32des Intia
00:33:33les maisons de plein pied
00:33:34c'est vraiment un problème
00:33:34parce qu'en plus
00:33:35ils avaient des volets électriques
00:33:36et ce qui fait que les gens
00:33:38se retrouvaient coincés
00:33:38dans leur maison
00:33:40pris au piège
00:33:40pris au piège complètement
00:33:41il y a une partie
00:33:42des décès d'ailleurs
00:33:43qui était liée
00:33:44à ce problème là
00:33:45donc oui
00:33:46il faut évacuer
00:33:47avant tout
00:33:48quand on a une maison
00:33:49de plein pied
00:33:49il faut aller se mettre
00:33:50à l'abri
00:33:50comme ça a été souligné
00:33:51dans des infrastructures
00:33:52prévues à cet effet
00:33:53les habitations
00:33:55les habitations en dur
00:33:56elles sont menacées
00:33:57leur solidité
00:33:58peut être menacée ou pas ?
00:34:00alors ça dépend complètement
00:34:00de la force du courant
00:34:01et comme on l'a dit
00:34:02ça charrie énormément de choses
00:34:03donc c'est surtout
00:34:03l'impact de ces troncs d'arbres
00:34:06de ces débris
00:34:08qui peut mettre à mal
00:34:09même des constructions
00:34:10parfois robustes
00:34:11et comme ça a été souligné
00:34:13aussi avec les phénomènes
00:34:14d'embâcle
00:34:14c'est les phénomènes
00:34:15de barrage artificiel
00:34:16qui en plus
00:34:17peuvent rompre
00:34:18donc créer en plus
00:34:19une crue extrêmement rapide
00:34:22en dessous
00:34:23en cas de rupture
00:34:24puisque ces barrages naturels
00:34:26ne sont pas calculés
00:34:27pour pouvoir résister
00:34:28à une telle pression d'eau
00:34:29peuvent créer
00:34:30d'autant plus de dommages
00:34:31en aval aussi
00:34:32autant qu'ils en créent
00:34:34en amont d'ailleurs
00:34:34allez on surveille
00:34:35la montée des eaux
00:34:36grâce à nos équipes
00:34:38dans l'Aude
00:34:38et dans les Pyrénées-Atlantiques
00:34:40dans les Pyrénées-Orientales
00:34:42pardon
00:34:42où on sera d'ailleurs
00:34:43tout à l'heure
00:34:44et on surveille aussi
00:34:45les tensions diplomatiques
00:34:47entre l'Europe
00:34:47et les Etats-Unis
00:34:48sur la question
00:34:49du Groenland
00:34:50le feuilleton a connu
00:34:51un nouveau rebondissement
00:34:52il y a quelques heures
00:34:53parce que
00:34:54Donald Trump
00:34:54a adressé une lettre
00:34:56au Premier ministre
00:34:57norvégien
00:34:58et que dit-elle
00:34:58cette lettre ?
00:34:59Eh bien son ton
00:35:00est particulièrement glaçant
00:35:01il dit
00:35:02vous ne m'avez pas décerné
00:35:03votre pays ne m'a pas décerné
00:35:04le prix Nobel de la paix
00:35:05donc je ne ressens plus
00:35:07je ne me sens plus tenu
00:35:09de penser uniquement
00:35:09à la paix
00:35:10voilà
00:35:10le Danemark
00:35:11ne peut protéger ce territoire
00:35:13pourquoi revendique-t-il
00:35:14un droit de propriété
00:35:14sur le Groenland
00:35:15il n'y a aucun document écrit
00:35:16il est seulement dit
00:35:17qu'un bateau
00:35:17y a accossé
00:35:18il y a des siècles
00:35:18nous avons également eu
00:35:19nous des escales
00:35:21et des bateaux
00:35:21qui sont dus là-bas
00:35:22donc pourquoi
00:35:23on ne prendrait pas
00:35:24le Groenland
00:35:25Patrick
00:35:25pourquoi est-ce que
00:35:26cette lettre
00:35:27elle est particulièrement inquiétante ?
00:35:28Elle est inquiétante
00:35:29parce que déjà
00:35:30vous avez compris
00:35:30qu'il y a des courts-circuits
00:35:32diplomatiques
00:35:33assez fous
00:35:34moi je n'ai pas d'autres mots
00:35:35que celui-là
00:35:36notamment en mettant
00:35:38en parallèle
00:35:39le fait qu'il y a
00:35:40un gouvernement norvégien
00:35:41et que le prix Nobel
00:35:42est décerné
00:35:43par la Norvège
00:35:45en restant vraiment
00:35:47malgré tous les exemples
00:35:49qui ont été donnés
00:35:50notamment très concrètement
00:35:52ces derniers jours
00:35:53par les pays européens
00:35:54de l'OTAN
00:35:54en restant sur cette ligne
00:35:56qui voudrait que
00:35:57seul le Danemark
00:35:58défendrait
00:35:59le Groenland
00:36:00contre des ingérences
00:36:01voire des agressions
00:36:02russes et chinoises
00:36:03non ce n'est pas le cas
00:36:04il y a des soldats français
00:36:06en ce moment même
00:36:06l'OTAN est présent
00:36:07le Groenland
00:36:08est un territoire
00:36:09de l'OTAN
00:36:10mais pour Donald Trump
00:36:10non c'est bien le Danemark
00:36:12qui serait seul
00:36:14avec ses quelques chiens
00:36:15de traîneau
00:36:15comme il le disait
00:36:16à vouloir défendre
00:36:17le Groenland
00:36:19et donc
00:36:19il faut écarter
00:36:21le Danemark
00:36:21donc cette menace
00:36:22elle est très sérieuse
00:36:23et nous ne sommes que lundi
00:36:24nous ne sommes que lundi matin
00:36:26nous avons déjà
00:36:27une première réaction
00:36:28du ministre des finances
00:36:29allemand
00:36:29qui parle de chantage
00:36:30à l'instant même
00:36:31il est en train de parler
00:36:32le premier ministre britannique
00:36:34dit que ce n'est dans
00:36:35l'intérêt de personne
00:36:36et comme par un fait exprès
00:36:38après demain
00:36:38tout le monde
00:36:39se retrouve
00:36:40au forum économique
00:36:41de Davos
00:36:41où il était question
00:36:42de parler économie
00:36:43mais plutôt alliance économique
00:36:45peut-être aussi faire
00:36:46un petit insipide
00:36:47sur l'Ukraine
00:36:48non
00:36:49tout va tourner
00:36:50autour de Donald Trump
00:36:51qui avait prévu de venir
00:36:52avec la plus grande
00:36:53délégation américaine
00:36:54de l'histoire
00:36:54lorsqu'on regarde
00:36:55la délégation d'ailleurs
00:36:56ce sont des entrepreneurs
00:36:57qui sont très
00:36:58trumpophiles je dirais
00:36:59et donc on s'attend
00:37:00vraiment
00:37:01et je pèse mes mots
00:37:02à un choc des titans
00:37:03dans cette station suisse
00:37:04mercredi
00:37:05on a entendu
00:37:05vous nous avez donné
00:37:06Patrick les réactions
00:37:07de Kirstammer
00:37:08la réaction aussi
00:37:08de l'Allemagne
00:37:09la France a réagi
00:37:10ce week-end
00:37:11oui
00:37:11désir Emmanuel Macron
00:37:13a appelé à l'activation
00:37:14effectivement de ce mécanisme
00:37:15qu'on dit
00:37:15anti-coercition
00:37:17face aux Etats-Unis
00:37:17en gros
00:37:18c'est si j'ose dire
00:37:19oeil pour oeil
00:37:20dent pour dent
00:37:20c'est-à-dire
00:37:21les américains nous menacent
00:37:22de nous imposer
00:37:23de nouveaux droits de douane
00:37:23et bien on peut aussi
00:37:24le faire sur un certain
00:37:25nombre de produits
00:37:26et de marchés américains
00:37:27il faut reconnaître
00:37:28que bon an mal an
00:37:29toute la classe politique
00:37:30s'est rangée
00:37:31derrière la réaction
00:37:31du chef de l'Etat
00:37:32on avait hier
00:37:33dans BFM politique
00:37:34Manuel Bompard
00:37:34qui disait
00:37:35c'est tout le moins
00:37:36ce que peut faire
00:37:36Emmanuel Macron
00:37:37mais ça veut dire
00:37:38que sur le fond
00:37:38il est d'accord
00:37:39avec cette décision
00:37:40ce matin
00:37:41c'est Stéphane Séjourné
00:37:43le commissaire européen
00:37:45ancien ministre
00:37:45des affaires étrangères
00:37:46qui disait
00:37:46chez nos confrères
00:37:47de France Inter
00:37:47qu'il fallait
00:37:48je cite que ce chantage
00:37:49cesse
00:37:50et qui rappelle
00:37:51effectivement
00:37:51que les européens
00:37:52doivent être unis
00:37:54lui-même précisant
00:37:55je cite
00:37:55que le Groenland
00:37:56est danois
00:37:57qu'il n'est pas américain
00:37:58et qu'il ne le sera jamais
00:37:59et on va aller justement
00:38:00au Groenland
00:38:01parce que l'une de nos équipes
00:38:02est sur place
00:38:03Elise Phillips
00:38:03est en direct
00:38:04avec nous
00:38:05quelles sont les réactions
00:38:07ce matin
00:38:07après la publication
00:38:08de cette fameuse lettre
00:38:10dont nous venons
00:38:11de voir le contenu
00:38:12est-ce qu'au fond
00:38:13elle renforce
00:38:14la cohésion locale
00:38:15en résistance
00:38:16à la possible invasion
00:38:19intervention
00:38:19rachat
00:38:20que sais-je
00:38:20de Donald Trump
00:38:21oui c'est tout à fait possible
00:38:26Julien
00:38:26parce que en ce moment
00:38:27la moindre déclaration
00:38:29de Donald Trump
00:38:29est perçue
00:38:30comme une provocation
00:38:31par ces Groenlandais
00:38:32qui ne comprennent toujours pas
00:38:33pourquoi le président américain
00:38:35s'acharde autant
00:38:36sur leur pays
00:38:37depuis que l'on est arrivé
00:38:37avec Sonia Reynaud
00:38:38on sent cet agacement monter
00:38:40et les habitants de Nook
00:38:41nous disent tous
00:38:42suivre toutes les déclarations
00:38:43de Donald Trump
00:38:44et ils sont pris
00:38:45à continuer cette mobilisation
00:38:47à la renforcer
00:38:48même si c'est nécessaire
00:38:49alors même que ce n'est pas
00:38:50du tout dans leurs habitudes
00:38:51il faut imaginer que Nook
00:38:52c'est une ville relativement
00:38:53petite de 20 000 habitants
00:38:54et ici une dame nous disait
00:38:57qu'il y a rarement
00:38:57des manifestations
00:38:58parce que la vie
00:39:00est très calme
00:39:01mais que ces derniers temps
00:39:02cette volonté d'annexion
00:39:03par le président américain
00:39:05a réveillé
00:39:05un sentiment patriotique
00:39:07les Groenlandais
00:39:08ne veulent surtout pas
00:39:08devenir américains
00:39:09et ils le répètent
00:39:10inlassablement
00:39:11hier par exemple
00:39:12un concert a été organisé
00:39:13à la dernière minute
00:39:14par la mairie
00:39:15pour permettre aux gens
00:39:16de se rassembler
00:39:17en ces temps troublés
00:39:18et l'un des organisateurs
00:39:19nous expliquait
00:39:20qu'en ce moment
00:39:20les gens sont très énervés
00:39:22sont très nerveux
00:39:23et puis il y a cette inquiétude
00:39:25dans la population
00:39:26de voir que
00:39:27pour le moment
00:39:28leur force de frappe
00:39:29est très limitée
00:39:29parce que même s'ils se mobilisent
00:39:31même s'ils manifestent
00:39:33s'ils organisent des événements
00:39:34le président américain
00:39:35n'écoute rien
00:39:36et cette population
00:39:37a aussi
00:39:38conscience
00:39:39que pour l'instant
00:39:40leur influence
00:39:41est très limitée
00:39:42face à la toute puissance
00:39:43de Donald Trump
00:39:44qui semble ne pas vouloir
00:39:45s'arrêter sur ce dossier
00:39:46Oui et autre réaction
00:39:47Élise
00:39:48il y a quelques instants
00:39:49on apprenait
00:39:49que l'envoyé spécial
00:39:50de Donald Trump
00:39:51a été désinvité
00:39:52à une course
00:39:52de chiens de traîneau
00:39:53c'est la fédération
00:39:54des chiens de traîneau
00:39:55qui a décidé
00:39:55de désinviter
00:39:56l'envoyé spécial
00:39:57de Donald Trump
00:39:57merci beaucoup Élise
00:39:59avec Sonia Reynaud
00:40:00donc en direct
00:40:01du Groenland
00:40:01c'est quoi le prochain
00:40:02grand rendez-vous européen
00:40:04parce que Patrick
00:40:04cette semaine
00:40:05il va y avoir Davos
00:40:06mais il va y avoir aussi
00:40:07une réunion spéciale
00:40:08pour montrer
00:40:09la détermination
00:40:10et la cohésion
00:40:10des pays européens
00:40:11Alors ça se passe
00:40:12de façon assez graduée
00:40:13déjà cet après-midi
00:40:14mais c'était prévu
00:40:15vous avez une réunion
00:40:16des ministres des finances
00:40:17de la zone euro
00:40:18comme Roland Lescure
00:40:19par exemple
00:40:19qui va représenter
00:40:20la France
00:40:20on va déjà essayer
00:40:22de penser
00:40:23cette réflexion
00:40:25et ce mécanisme
00:40:26aussi anti-coercition
00:40:28Antonio Costa
00:40:29qui est le patron
00:40:30je dirais de l'Union Européenne
00:40:31en tout cas
00:40:31du Conseil de l'Union Européenne
00:40:33veut là aussi
00:40:34engager une réunion
00:40:36assez tôt
00:40:36et puis j'y reviens
00:40:38c'était prévu
00:40:39mais à Davos
00:40:39il y a vraiment
00:40:41le monde entier
00:40:42qui sera là
00:40:43et vous aurez vraiment
00:40:44cette image
00:40:45très concrète
00:40:46d'un Trump
00:40:47totalement isolé
00:40:48mais déterminé
00:40:49vous avez entendu
00:40:49c'est absolument effrayant
00:40:50de voir via
00:40:52Élise Phillips
00:40:52et Sonia Reynaud
00:40:53Il y aura des confrontations
00:40:54face à face
00:40:54on verra sur scène
00:40:55Donald Trump
00:40:56face à Ursula von der Leyen
00:40:57face à Emmanuel Macron
00:40:58face au Premier ministre danois
00:41:00sur ce sujet
00:41:02ou quoi ?
00:41:02Écoutez certains ont payé
00:41:03pour le voir déjà
00:41:04c'est pas du tout
00:41:05ce qui va embarrasser
00:41:06Donald Trump
00:41:07d'arriver d'être invité
00:41:08sur un forum
00:41:09dans un pays étranger
00:41:10et de mettre les pieds
00:41:12sur la table
00:41:12là non plus
00:41:13je n'ai pas d'autres expressions
00:41:14et ça risque d'être
00:41:16extrêmement fort
00:41:17à la fois par des messages
00:41:19en lettres capitales
00:41:20peut-être 5 minutes
00:41:21après avoir serré la main
00:41:22d'un Emmanuel Macron
00:41:22ou Ursula von der Leyen
00:41:24ou alors on sera vraiment
00:41:25avec quelque chose
00:41:26de très violent
00:41:27pendant ces prochains jours
00:41:28je rappelle que
00:41:29ce forum de Davos
00:41:31devait servir
00:41:32d'une plateforme
00:41:34j'irais très économique
00:41:34pour vanter la politique
00:41:36de Donald Trump
00:41:37mais il devait y avoir
00:41:38et ça n'est pas encore
00:41:39tout à fait confirmé
00:41:40une autre réunion
00:41:41sur l'Ukraine
00:41:42avec la coalition des volontaires
00:41:44et Donald Trump
00:41:45et vous comprenez
00:41:45que dans le contexte
00:41:46ce dossier ukrainien
00:41:48alors que la guerre en Ukraine
00:41:49se poursuit
00:41:49dans un froid absolument polaire
00:41:51pour les habitants de Leyen
00:41:52ce dossier passe au second plan
00:41:54Moi ce que je vois
00:41:55effectivement
00:41:55quand on échange
00:41:56avec les responsables politiques
00:41:57en coulisses
00:41:58c'est quand même
00:41:58la prise de conscience
00:41:59de quel que Borg
00:42:00soit les responsables politiques
00:42:01qu'on est quand même
00:42:02si j'ose dire
00:42:03à la fin d'un monde
00:42:04et au début d'un autre
00:42:05quand on évoque
00:42:05la question de l'OTAN
00:42:06de l'ONU
00:42:06de structures internationales
00:42:08qui ne sont plus du tout respectées
00:42:09par Poutine
00:42:10par Trump ou autres
00:42:10on sent quand même
00:42:12qu'il y a cette prise de conscience
00:42:13comme dans ces grands rendez-vous
00:42:14de Davos
00:42:14de se dire
00:42:15qu'est-ce qui est en train
00:42:16de se construire demain
00:42:17et on est vraiment
00:42:18à l'aube d'autre chose
00:42:19Les cartes sont effectivement
00:42:20en train d'être rebattues
00:42:21sous nos yeux
00:42:22et on vous explique évidemment
00:42:24l'évolution des choses
00:42:24en direct
00:42:25sur BFM TV
00:42:27en direct également
00:42:27dans quelques instants
00:42:28l'Espagne
00:42:29avec cette catastrophe
00:42:29ferroviaire terrible
00:42:30au moins 39 morts
00:42:32lors d'une collision
00:42:33entre deux trains
00:42:34ça s'est passé hier soir
00:42:37dans le sud de l'Espagne
00:42:38les images
00:42:39ce sera dans quelques minutes
00:42:40à tous
00:42:40Bonjour notre fil rouge
00:42:49depuis ce matin
00:42:50c'est la baie de Porto Vecchio
00:42:51en Corse du Sud
00:42:52avec cette webcam
00:42:53qui donne une vision
00:42:54très élargie de la situation
00:42:55et surtout très lointaine
00:42:56de ce qui arrive
00:42:57on surveille en effet
00:42:58les pluies répétées
00:42:59qui arrivent depuis
00:43:00la mer Méditerranée
00:43:01qui viennent accoster
00:43:01les terres corses
00:43:02alors vigilance orange
00:43:04maintenue tout au long
00:43:04de la journée
00:43:05sur l'ensemble
00:43:06de l'île de beauté
00:43:06on a également
00:43:07côté continent
00:43:08ces trois territoires
00:43:09que l'on surveille
00:43:09l'héros pour la crue
00:43:11du fleuve Aude
00:43:12l'Aude
00:43:13le département
00:43:14mais vous avez aussi
00:43:15les Pyrénées-Orientales
00:43:15et là en tout petit
00:43:16c'est la principauté d'Andorre
00:43:18qui est également placée
00:43:19par les services de Météo France
00:43:20en vigilance orange
00:43:21pluie-inondation
00:43:22voici la vision satellitaire
00:43:24beaucoup de nuages
00:43:24au-dessus de la Méditerranée
00:43:25et donc ces précipitations
00:43:26intenses en dessous
00:43:28on les voit bien accoster
00:43:29ces pluies regardées
00:43:29sur la partie est
00:43:31de l'île de beauté
00:43:32et se bloquer
00:43:32contre le relief
00:43:33on les voit bien
00:43:34ici arriver aussi
00:43:35depuis la mer
00:43:35et rentrer dans l'intérieur
00:43:36des terres
00:43:37pour rejoindre
00:43:37notamment les corbières
00:43:39donc prudence
00:43:40ça va se poursuivre
00:43:40tout au long de la journée
00:43:41du mauvais temps
00:43:42de la pluie
00:43:43mais dans une moindre mesure
00:43:44jusqu'en Normandie
00:43:45on en retrouve également
00:43:46tout au bout de la Bretagne
00:43:47le nord-est
00:43:47ça restera sec
00:43:49attention en Corse
00:43:50je rajoute également
00:43:51le risque de fortes rafales de vent
00:43:52et surtout d'avalanches
00:43:54en raison d'un manteau neigeux
00:43:55très instable
00:43:56voici les températures
00:43:57pour la suite de la journée
00:43:5810 à 12 près de l'océan
00:43:593 degrés en Alsace
00:44:00et 16 en Méditerranée
00:44:02la météo des neiges
00:44:05avec Ski7
00:44:06location de ski
00:44:07en ligne
00:44:08partout en montagne
00:44:09comme chaque jour
00:44:17évidemment
00:44:17un point en direct
00:44:18de vos stations de ski
00:44:19direction les Alpes du Nord
00:44:21avec un risque d'avalanche
00:44:223 sur 5
00:44:22aujourd'hui
00:44:23un ciel qui restera
00:44:23très couvert
00:44:24des nuages de haute altitude
00:44:25vers les Alpes du Sud
00:44:27le retour de quelques flocons
00:44:281100 mètres
00:44:29la limite
00:44:29plus neige
00:44:30pour la suite de votre journée
00:44:31avec là aussi un risque d'avalanche
00:44:32estimé à 3 sur 5
00:44:34on part en direction
00:44:34des Pyrénées
00:44:35avec là aussi
00:44:36des chutes de neige
00:44:371500 mètres plus tôt
00:44:38pour retrouver
00:44:38les premiers flocons
00:44:40le risque d'avalanche
00:44:40reste quand même assez marqué
00:44:41niveau 3 sur 5
00:44:43attention en Corse
00:44:44risque d'avalanche
00:44:454 sur 5
00:44:46avec des intempéries
00:44:47tout au long de la journée
00:44:48dans quelques secondes
00:44:49il sera précisément
00:44:5011h
00:44:50vous êtes dehors de direct
00:44:51regardez ce qui nous attend
00:44:53pour l'heure qui vient
00:44:54d'abord le bilan
00:44:55particulièrement lourd
00:44:56en Espagne
00:44:57après la collision
00:44:58entre deux trains
00:44:5939 passagers sont morts
00:45:00et ce chiffre est encore provisoire
00:45:02la cause est inconnue
00:45:03c'est une rame
00:45:05quasi neuve
00:45:06qui a déraillé
00:45:07elle venait d'être révisée
00:45:08elle a déraillé
00:45:09alors qu'elle était en pleine ligne droite
00:45:105 départements du sud-est
00:45:12en vigilance
00:45:12c'est l'autre
00:45:13qui est particulièrement touché
00:45:14avec un risque de cru
00:45:15nous verrons tout à l'heure
00:45:16si les niveaux continuent
00:45:18oui ou non
00:45:18à monter
00:45:19et puis
00:45:20Donald Trump
00:45:21il ne se sent plus obligé
00:45:23de privilégier la paix
00:45:24c'est ce qu'il écrit
00:45:25dans une lettre
00:45:26glaçante
00:45:27envoyée au ministre
00:45:27au premier ministre norvégien
00:45:29il réaffirme ses visées
00:45:30sur le Groenland
00:45:30vous l'avez compris
00:45:31sans dire un mot
00:45:32des éventuelles sanctions européennes
00:45:34voilà pour le programme
00:45:34c'est parti jusqu'à la fin
00:45:35et commençons donc
00:45:43par ce bilan effroyable
00:45:44en Espagne
00:45:45au moins 39 morts
00:45:46après la collision
00:45:48entre deux trains
00:45:50et plus de 120 blessés
00:45:51c'est dire si ce bilan
00:45:52devrait s'alourdir
00:45:53hélas
00:45:54dans les heures qui viennent
00:45:55une tragédie qui s'est déroulée hier
00:45:56en fin de journée
00:45:57dans le sud du pays
00:45:58Mathieu de Taillac
00:45:59est avec nous
00:46:01en direct
00:46:01depuis l'Espagne
00:46:02alors qu'on découvre
00:46:03ces images aériennes
00:46:05qui montrent
00:46:07qui donnent une vague idée
00:46:07de l'ampleur de la catastrophe
00:46:09et du cauchemar
00:46:10qu'ont vécu
00:46:11les centaines de passagers
00:46:12hier
00:46:13c'est vrai Mathieu
00:46:14que les autorités espagnoles
00:46:15elles
00:46:16semblent-ils
00:46:17sont en train de préparer
00:46:18l'opinion
00:46:18à un bilan
00:46:19qui pourrait être
00:46:20encore plus lourd que ça
00:46:21Oui
00:46:23disons que
00:46:24selon le ministre des transports
00:46:26qui a répondu
00:46:27aux questions
00:46:28des journalistes
00:46:29dans la nuit
00:46:29à une heure moins le quart
00:46:30du matin
00:46:31tous les survivants
00:46:33ont été pris en charge
00:46:34donc le bilan
00:46:36ne peut que
00:46:36s'alourdir
00:46:37les services de secours
00:46:39ne recherchent plus
00:46:40que des victimes
00:46:41décédées
00:46:42rappelons que
00:46:44c'est un train
00:46:44de la compagnie
00:46:45italo-espagnole
00:46:46Irio
00:46:47qui hier
00:46:48vers 19h50
00:46:49vers 19h50
00:46:50a déraillé
00:46:51et puis
00:46:52a ensuite
00:46:52envahi
00:46:53la voie opposée
00:46:54percutant
00:46:55un autre train
00:46:56un train
00:46:56de la compagnie
00:46:57publique
00:46:58nationale
00:46:58Renfe
00:46:59qui elle
00:47:00voyageait
00:47:00en sens inverse
00:47:02et donc
00:47:02le premier train
00:47:03a projeté
00:47:04deux wagons
00:47:04du second train
00:47:05dans un talus
00:47:06de 4 mètres
00:47:07l'impact a été
00:47:07très violent
00:47:09et c'est ce qui a
00:47:10occasionné
00:47:11la majorité
00:47:12des morts
00:47:13Yuri
00:47:14une passagère
00:47:14du train
00:47:15Irio
00:47:15a témoigné
00:47:16sur la radio
00:47:17Cadena Serre
00:47:17la chute des valises
00:47:19de l'explosion
00:47:19des vitres
00:47:19et du nombre
00:47:20très important
00:47:21de blessés
00:47:22le chef du gouvernement
00:47:24Pedro Sanchez
00:47:25a atterri
00:47:25à 9h30
00:47:26à Cordoue
00:47:27il doit se rendre
00:47:29sur le lieu
00:47:29de la catastrophe
00:47:31il a annulé
00:47:32sa participation
00:47:32au forum économique
00:47:33de Davos
00:47:34prévu mercredi
00:47:36le roi
00:47:37Philippe VI
00:47:37et la reine
00:47:38Laetitia
00:47:39ont prévu
00:47:39de se rendre
00:47:40demain
00:47:40sur le lieu
00:47:41de la catastrophe
00:47:42ils sont actuellement
00:47:43en déplacement
00:47:44pour un enterrement
00:47:45à Athènes
00:47:46ils ont exprimé
00:47:47leurs condoléances
00:47:48et leurs voeux
00:47:48de rétablissement
00:47:49aux blessés
00:47:50ils ont également
00:47:50remercié
00:47:51les habitants
00:47:52de la commune
00:47:52d'Adamous
00:47:53là où a lieu
00:47:53l'accident
00:47:55spontanément
00:47:56ces habitants
00:47:56sont venus
00:47:57aider les passagers
00:47:58comme ils le pouvaient
00:47:59et puis
00:48:00comme vous le disiez
00:48:01le ministre des transports
00:48:03a avoué
00:48:03son incompréhension
00:48:04totale
00:48:04quant aux causes
00:48:05de la tragédie
00:48:06l'accident
00:48:07est extrêmement étrange
00:48:09a-t-il jugé
00:48:10survenu
00:48:10sur une ligne droite
00:48:12sur une infrastructure
00:48:13récemment rénovée
00:48:14et le train lui-même
00:48:15avait subi
00:48:15une révision
00:48:16il y a tout juste
00:48:174 jours
00:48:18merci Mathieu
00:48:19pendant que vous parlez
00:48:20on voit
00:48:21ces images
00:48:22qui permettent
00:48:23de mieux comprendre
00:48:24ce qui s'est passé
00:48:25image diffusée
00:48:25par la gouvernance civile
00:48:26image aérienne
00:48:27avec les deux trains
00:48:29qui sont à
00:48:30ce qu'il en reste
00:48:30en tout cas
00:48:31à quelques centaines
00:48:32de mètres
00:48:32maintenant
00:48:33l'un de l'autre
00:48:34après le choc
00:48:34les deux wagons
00:48:35qui ont été projetés
00:48:37et le train
00:48:38à grande vitesse
00:48:39dont les deux wagons
00:48:40arrière
00:48:41se sont décalés
00:48:42et sont sortis
00:48:43des rails
00:48:44alors on tente
00:48:44sur la base
00:48:45de ces images
00:48:45on voit aussi
00:48:46la configuration
00:48:47des lieux
00:48:47on voit que ça n'est
00:48:48pas facile d'accès
00:48:49et que les habitants
00:48:50d'Adamus
00:48:50leur aide
00:48:52a dû être effectivement
00:48:53très très précieuse
00:48:54la nuit dernière
00:48:55parce que les secours
00:48:56ont eu beaucoup de mal
00:48:56à accéder à cette zone
00:48:58on va plus loin
00:48:59sur les circonstances
00:49:00de ce scénario catastrophe
00:49:01avec nos éclaireurs
00:49:02Fanny Weckscheider
00:49:03Alors Fanny
00:49:07ces images
00:49:08vous les avez
00:49:10toutes regardées
00:49:11est-ce qu'elles vous ont permis
00:49:12de retracer plus précisément
00:49:14le scénario des événements
00:49:15Oui en effet
00:49:15regardez ces images
00:49:16arrêtées
00:49:17pour vous montrer
00:49:17à quoi ressemblent
00:49:18ces trains accidentés
00:49:19le premier
00:49:20le train Irio
00:49:20vous voyez
00:49:21avec ces wagons éventrés
00:49:22ces vitres brisées
00:49:24des amas de tôles
00:49:26de verre
00:49:26des passagers
00:49:27qui tentent par eux-mêmes
00:49:28ou grâce à l'aide
00:49:29des secouristes
00:49:29de partir
00:49:30on voit
00:49:31effectivement
00:49:32ici avec ces morceaux
00:49:34de tôles saillants
00:49:36que le choc a été
00:49:37vraiment très grave
00:49:39puisque ce sont
00:49:39on va le voir
00:49:40deux trains
00:49:40grande vitesse
00:49:41qui se sont rentrés
00:49:43dedans au sud
00:49:43de l'Espagne
00:49:44tout se passe
00:49:45hier soir
00:49:46ici
00:49:46on est à Adamus
00:49:47à 200 km
00:49:49au nord de Malaga
00:49:50à 360 km
00:49:51de Madrid
00:49:52c'est là
00:49:53que la collision
00:49:54entre ces deux trains
00:49:54s'est passée
00:49:55dans le détail
00:49:56de la chronologie
00:49:57regardez
00:49:57il y a tout d'abord
00:49:58ce train
00:49:58de la compagnie privée
00:49:59donc Irio
00:50:00qui part de Malaga
00:50:02en direction
00:50:03de Madrid
00:50:05il avance
00:50:07comme ça
00:50:07pour quelques centaines
00:50:09de kilomètres
00:50:09au niveau
00:50:10de Adamus
00:50:11étrangement
00:50:12sans raison
00:50:12sans explication
00:50:13pour le moment
00:50:13ces derniers wagons
00:50:15déraillent
00:50:15sur le rail
00:50:17qui est en face
00:50:17au moment
00:50:18où un train
00:50:19de la compagnie nationale
00:50:20Renfe
00:50:20lui qui descend
00:50:21de Madrid
00:50:21pour aller vers
00:50:22Huelba
00:50:22lui rentre dedans
00:50:24donc à grande vitesse
00:50:25un choc très violent
00:50:26avec plus de 300 passagers
00:50:28dans le train
00:50:29Irio
00:50:29plus de 100 passagers
00:50:30dans le train
00:50:31à Renfe
00:50:31vous imaginez
00:50:32évidemment
00:50:32les conséquences
00:50:33de ce choc
00:50:34à grande vitesse
00:50:35avec donc
00:50:36ces questions
00:50:37qui se posent
00:50:37aujourd'hui
00:50:37puisque le ministre
00:50:38des transports
00:50:39en effet
00:50:39qualifie cet accident
00:50:41d'extrêmement étrange
00:50:42ainsi que les experts
00:50:43sachant que
00:50:43en effet
00:50:44le train Irio
00:50:45a été fabriqué
00:50:46uniquement en 2022
00:50:47il n'a que 4 ans
00:50:47qu'il a été révisé
00:50:493 jours à peine
00:50:50avant l'accident
00:50:51et puis surtout
00:50:52bien que cette portion
00:50:53de ligne
00:50:54à grande vitesse
00:50:54elle est droite
00:50:55elle est rénovée
00:50:56récemment également
00:50:57donc peu d'éléments
00:50:58pour expliquer encore
00:50:59à l'heure actuelle
00:50:59cet accident
00:51:00on va essayer de comprendre
00:51:01quelles sont les hypothèses
00:51:03merci beaucoup Fanny
00:51:04d'abord
00:51:05Ludovic Pinguano
00:51:06il faut
00:51:06essayer d'imaginer
00:51:08ce que les passagers
00:51:09ont vécu
00:51:09parce que les deux trains
00:51:10ils sont tous les deux
00:51:11lancés à près de
00:51:12300 km heure
00:51:13oui c'est un choc
00:51:14extrêmement violent
00:51:15deux trains à 300 km heure
00:51:17ça fait un choc
00:51:17comme si on était
00:51:18dans un véhicule
00:51:19à 600 km heure
00:51:20donc effectivement
00:51:21c'est comme si
00:51:22on percutait un mur
00:51:23à 600 km heure
00:51:24c'est exactement ça
00:51:25c'est comme si
00:51:25on percutait un mur
00:51:26à 600 km heure
00:51:27donc bien sûr
00:51:28que le corps humain
00:51:28n'est pas fait
00:51:29n'est pas adapté
00:51:30à supporter
00:51:30ce type de choc
00:51:33et c'est ce qui explique
00:51:34à la fois
00:51:34ces wagons
00:51:35totalement détruits
00:51:37et ventrés
00:51:37et puis
00:51:38c'est également
00:51:39malheureusement
00:51:39ce qui explique
00:51:40ce bilan provisoire
00:51:41qui est déjà catastrophique
00:51:43alors c'est vrai
00:51:44qu'on a du mal
00:51:45à y croire
00:51:45Arnaud Aimé
00:51:46quand on voit
00:51:46les circonstances
00:51:47quand on voit
00:51:47l'explication
00:51:48on a l'impression
00:51:49qu'il y a une
00:51:49une conjonction
00:51:50de facteurs de malchance
00:51:51qui s'est produite
00:51:53hier soir
00:51:53oui et c'est toujours
00:51:54comme ça
00:51:55dans les accidents
00:51:55ferroviaires
00:51:56parce que c'est
00:51:57un mode de transport
00:51:57qui est particulièrement
00:51:58sécurisé
00:51:59il y a plein
00:52:00de moyens
00:52:02de sécurité
00:52:02à la fois
00:52:03la sécurité
00:52:03des matériels
00:52:05la formation
00:52:06des gens
00:52:07des dispositifs
00:52:07de sécurité
00:52:08supplémentaires
00:52:08etc
00:52:09donc quand ça arrive
00:52:10malgré tout
00:52:10et encore une fois
00:52:11c'est extrêmement rare
00:52:12et bien c'est très généralement
00:52:14la conjonction
00:52:15de plusieurs facteurs
00:52:16on peut imaginer
00:52:17des facteurs
00:52:17qui sont liés
00:52:18qui sont d'ordre matériel
00:52:19l'état de la rame
00:52:22l'état
00:52:22de l'infrastructure
00:52:24le fonctionnement
00:52:26ou pas
00:52:26des équipements
00:52:28de sécurité
00:52:29évidemment aussi
00:52:30des erreurs
00:52:31humaines
00:52:32possibles
00:52:32soit du côté
00:52:34du conducteur
00:52:35s'il y a eu
00:52:35des excès de vitesse
00:52:37sauf que c'est
00:52:38vraisemblablement
00:52:38un tronçon
00:52:39sur lequel
00:52:40la vitesse
00:52:40est automatiquement
00:52:41contrôlée
00:52:42mais l'erreur humaine
00:52:43et puis
00:52:43un excès de vitesse
00:52:44sur une ligne droite
00:52:45comme ça
00:52:46quand ça va tout droit
00:52:47un excès de vitesse
00:52:47bon
00:52:47on se dit
00:52:49qu'il n'y a pas de risque
00:52:50quoi
00:52:50tout dépend de la vitesse
00:52:51mais en l'occurrence
00:52:52ce qu'on comprend
00:52:53ce que j'ai cru entendre
00:52:54c'est que
00:52:55la vitesse maximale
00:52:56de 300 km heure
00:52:56n'avait pas encore été atteinte
00:52:58les deux trains
00:52:58étaient plutôt
00:52:59chacun à 200 km heure
00:53:00ce qui reste
00:53:01un choc
00:53:02extrêmement fort
00:53:03mais l'erreur humaine
00:53:04elle peut être aussi
00:53:05en dehors
00:53:06du conducteur
00:53:07c'est-à-dire que
00:53:07vous disiez que
00:53:09le matériel a été
00:53:10révisé il y a quelques jours
00:53:11d'accord
00:53:11il a été révisé
00:53:12mais est-ce qu'il a été
00:53:13révisé selon
00:53:14les procédures
00:53:15exactement prévues
00:53:17ou est-ce qu'il y a
00:53:18des points de contrôle
00:53:20qui n'ont pas été suivis
00:53:22est-ce que cette
00:53:23procédure de révision
00:53:25elle est bien conçue
00:53:26ou est-ce qu'il y a
00:53:27certains points
00:53:28qui n'ont pas été prévus
00:53:30tout ça
00:53:31ça reste à établir
00:53:31avec l'enquête
00:53:32non pas l'enquête judiciaire
00:53:33mais l'enquête technique
00:53:34qui ne fait que commencer
00:53:35aujourd'hui
00:53:36Patrick Sos
00:53:37est-ce que la thèse
00:53:38d'un acte de malveillance
00:53:39ou d'un acte de terrorisme
00:53:41a été écartée
00:53:42à ce stade ou pas ?
00:53:44Pour l'instant
00:53:44toutes les hypothèses
00:53:45restent sur
00:53:46vraiment le terrain
00:53:48on aura peut-être
00:53:48quelques indications
00:53:49en plus avec
00:53:50l'arrivée de Pedro Sanchez
00:53:51le premier ministre espagnol
00:53:53qui doit se rendre
00:53:53sur les lieux
00:53:53c'est ce que disait
00:53:54Mathieu de Taillac
00:53:56mais encore une fois
00:53:57l'identification
00:53:58et l'accès
00:53:59à la zone
00:54:00restent la priorité
00:54:01on l'a vu
00:54:02sur les images
00:54:03de drones
00:54:03ou d'hélicoptères
00:54:04mais ça a été réitéré
00:54:05par le directeur
00:54:06de la Croix-Rouge espagnole
00:54:07l'accès
00:54:09est extrêmement difficile
00:54:10en fait
00:54:11dans cette zone-là
00:54:11qui est déjà
00:54:12une zone montagneuse
00:54:13on est dans les contreforts
00:54:14de la Sierra Nevada
00:54:15vous le voyez
00:54:16il y a simplement
00:54:17un petit chemin de terre
00:54:18c'est expliqué par le directeur
00:54:19de la Croix-Rouge
00:54:20un petit chemin de service
00:54:21et qui a servi
00:54:22de goulot d'étranglement
00:54:23à toutes les ambulances
00:54:25et tous les services
00:54:26de désincarcération
00:54:27également
00:54:28et puis
00:54:29la priorité
00:54:30c'est également
00:54:31dans toutes les grandes gares
00:54:32que ce soit à Cordoue
00:54:33ou alors à la gare Atocha
00:54:34à Madrid
00:54:35à la fois
00:54:36d'aider les familles
00:54:37cellules d'aide psychologique
00:54:38mais aussi
00:54:39de faire des prélèvements
00:54:40d'ADN
00:54:41parce qu'ensuite
00:54:41il va falloir aller sur place
00:54:42pour
00:54:43une fois qu'on aura
00:54:44désincarcéré
00:54:45certains wagons
00:54:47pouvoir
00:54:48identifier
00:54:49les premières victimes
00:54:50ça a été expliqué
00:54:51depuis quelques minutes
00:54:52elles sont
00:54:53très certainement
00:54:53dans un état effroyable
00:54:55et puis
00:54:55il y aura en parallèle
00:54:56cette enquête judiciaire
00:54:57mais on laissera
00:54:58les autorités politiques
00:55:00en parler
00:55:00pour l'instant
00:55:01pas de rumeurs
00:55:02pas d'informations
00:55:03ou pas d'extrapolations
00:55:05du côté de la presse espagnole
00:55:06comme souvent
00:55:07le soutien international
00:55:08est arrivé très vite
00:55:09pour les espagnols
00:55:10et notamment
00:55:10Emmanuel Macron
00:55:11le chef de l'état
00:55:12qui a posté
00:55:12sur le réseau socialix
00:55:13un message expliquant
00:55:14je cite
00:55:14ces pensées
00:55:16pour les victimes
00:55:17les familles
00:55:17l'ensemble du peuple espagnol
00:55:19la France se tient
00:55:20à vos côtés
00:55:21écrit le président
00:55:22de la république
00:55:22mais on ne sait pas encore
00:55:23si la France peut envoyer
00:55:25éventuellement
00:55:25des moyens médicaux
00:55:28ou que sais-je
00:55:29de désincarcération
00:55:30c'est vrai qu'il y a
00:55:32les risques liés
00:55:33à la rame
00:55:34elle-même
00:55:34Ludovic Pagano
00:55:35et puis il y a les risques
00:55:36liés à la voie
00:55:37est-ce qu'on peut imaginer
00:55:38que peut-être
00:55:38c'est l'état de la voie
00:55:40qui aurait pu provoquer
00:55:42ce drame
00:55:43ça s'est déjà vu
00:55:43dans d'autres catastrophes
00:55:44ferroviaires
00:55:45c'est une hypothèse
00:55:46comme le disait Arnaud
00:55:47les causes
00:55:49peuvent être multiples
00:55:51la voie a été restaurée
00:55:53visiblement
00:55:53il y a quelque temps
00:55:54alors est-ce qu'elle a été
00:55:55correctement restaurée
00:55:55ça reste une hypothèse
00:55:56maintenant c'est l'enquête
00:55:57qui permettra de déterminer
00:55:58mais oui effectivement
00:55:59on peut avoir comme ça
00:56:00des accidents dramatiques
00:56:01à cause de défaillances techniques
00:56:03ça a été le cas
00:56:03le 13 juillet 2013
00:56:07à Bretigny-sur-Orge
00:56:09en France
00:56:09en région parisienne
00:56:10où le train Paris-Limoges
00:56:11avait déraillé également
00:56:13à l'entrée de la gare de Bretigny
00:56:14en raison d'une défaillance
00:56:16sur une éclisse
00:56:16un petit bout de fer
00:56:18j'allais dire
00:56:18qui comme ça
00:56:19peut sembler anodin
00:56:20mais qui peut provoquer
00:56:20des catastrophes
00:56:22comparables à celle-ci
00:56:24alors il y avait eu
00:56:257 morts
00:56:266 décédés dans le train
00:56:27et une 7ème personne
00:56:28était décédée à l'hôpital
00:56:29mais les causes de l'accident
00:56:31étaient effectivement
00:56:31techniques
00:56:32je rappelle que
00:56:33sur cet accident
00:56:34de Bretigny-sur-Orge
00:56:35on avait échappé
00:56:36de peu à la catastrophe
00:56:37puisqu'un RER
00:56:38arrivait à contresens
00:56:39une catastrophe plus grave encore
00:56:41vous voulez dire
00:56:41plus grave encore
00:56:42puisqu'un RER
00:56:42arrivait à contresens
00:56:43et a pu freiner à temps
00:56:45et a pu ainsi
00:56:46éviter de percuter
00:56:47les voitures
00:56:48les wagons
00:56:48qui étaient couchés
00:56:49sur les voies
00:56:49comment est-ce qu'on contrôle
00:56:50l'état des voies
00:56:51est-ce qu'il y a des caméras
00:56:52en permanence
00:56:53est-ce qu'il y a des rondes
00:56:55comment ça se passe
00:56:55il y a tout ça
00:56:56effectivement
00:56:57soit des caméras
00:56:58soit plus largement
00:56:59des capteurs
00:57:00qui mesurent
00:57:01l'état de la voie
00:57:03l'état du rail
00:57:04l'état de la plateforme
00:57:05c'est-à-dire le talus
00:57:06sur lequel la voie
00:57:08est installée
00:57:09et ces capteurs
00:57:10ils sont particulièrement
00:57:11modernes
00:57:12et nombreux
00:57:12sur les lignes à grande vitesse
00:57:13qui sont des lignes
00:57:14modernes
00:57:15cela dit
00:57:16en plus de ça
00:57:16il y a une inspection humaine
00:57:18c'est-à-dire qu'il y a des tournées
00:57:19de maintenance
00:57:20très régulières
00:57:22alors à voir
00:57:22si ces tournées de maintenance
00:57:23elles sont suffisamment nombreuses
00:57:25elles inspectent
00:57:26ou pas
00:57:26suffisamment
00:57:27de points
00:57:28de toute façon
00:57:30même si la voie
00:57:31est en cause
00:57:32il y a probablement
00:57:33une conjonction
00:57:34avec d'autres causes
00:57:34d'autres facteurs
00:57:36qui expliquent
00:57:36la catastrophe
00:57:37et puis la conjonction
00:57:38des facteurs
00:57:39ça explique
00:57:40que l'accident
00:57:40puisse survenir
00:57:42mais il y a aussi
00:57:42une conjonction
00:57:44de facteurs
00:57:45qui rend
00:57:45l'accident
00:57:46aussi grave
00:57:47et là
00:57:48c'est peut-être
00:57:49un peu léger
00:57:49de parler
00:57:50de coups de malchance
00:57:51mais quand même
00:57:52le train
00:57:53il déraille
00:57:54bon ça c'est déjà
00:57:54hautement improbable
00:57:56ensuite il déraille
00:57:57dans la mauvaise direction
00:57:58c'est-à-dire que
00:57:59plutôt que quitter
00:58:00la voie
00:58:01il se dirige
00:58:02vers la deuxième voie
00:58:04pas de chance
00:58:05il y a un train
00:58:06à ce moment-là
00:58:06qui circule
00:58:07exactement au même moment
00:58:09et lui aussi
00:58:10lancé à presque
00:58:11grande vitesse
00:58:12et quand on prend le train
00:58:13on sait que c'est pas non plus
00:58:13toutes les 30 secondes
00:58:14qu'on croise un train
00:58:16et puis par la puissance
00:58:17du choc
00:58:18et bien les wagons
00:58:19du train
00:58:20qui a été
00:58:20le deuxième train
00:58:24celui qui a été heurté
00:58:25et bien ces wagons-là
00:58:27ont été carrément
00:58:27on le voit sur les images
00:58:28éjectés
00:58:29et ils sont tombés
00:58:30en dessous
00:58:31et en dessous
00:58:31c'est plusieurs mètres
00:58:32en dessous
00:58:33et c'est là
00:58:33de ce qu'on comprend
00:58:34qu'il y a beaucoup de victimes
00:58:35donc il y a vraiment
00:58:35une conjonction d'éléments
00:58:36qui font qu'il y a
00:58:38une telle gravité
00:58:38c'est ça aussi
00:58:39qu'on a du mal à comprendre
00:58:41c'est visiblement
00:58:41ce sont les deux wagons
00:58:43de l'arrière
00:58:45du train
00:58:46à grande vitesse
00:58:46qui remontaient
00:58:47qui ont déraillé
00:58:48alors que normalement
00:58:49quand on pense
00:58:49à un déraillement
00:58:50on imagine
00:58:51s'il y a un obstacle
00:58:51sur la voie
00:58:52que c'est plutôt
00:58:52la voiture de tête
00:58:54qui va dérailler
00:58:55ou pas
00:58:55ou pas
00:58:57alors là en l'occurrence
00:58:58je crois pas qu'il y avait
00:58:59enfin j'ai pas vu
00:58:59d'aiguillage sur la voie
00:59:01mais l'accident ferroviaire
00:59:03à grande vitesse
00:59:03le plus grave de l'histoire
00:59:05dans le monde
00:59:05c'était en Allemagne
00:59:06et c'était en 98
00:59:08et c'était les wagons
00:59:10de queue
00:59:10qui avaient déraillé
00:59:12c'est-à-dire
00:59:13qu'il y avait
00:59:13un bout de métal
00:59:14qui aurait pas dû être
00:59:15là où il était
00:59:16qui s'est enclenché
00:59:18dans l'aiguillage
00:59:20au moment où
00:59:20le train passait
00:59:21et du coup
00:59:22ça a modifié l'aiguillage
00:59:24et ça fait que
00:59:25les premiers wagons
00:59:26du train
00:59:27ont suivi leur voie normale
00:59:28et les derniers wagons
00:59:28eux ont suivi
00:59:30une autre voie
00:59:30c'est ceux-là
00:59:31qui avaient déraillé
00:59:32et là ça a été
00:59:32la plus grosse catastrophe
00:59:33avec une centaine de morts
00:59:34pour le coup
00:59:35là encore
00:59:35une conjonction de causes
00:59:36et une conjonction
00:59:37aussi d'éléments
00:59:38qui rendaient la chose
00:59:39plus grave
00:59:39c'est-à-dire que ça a heurté
00:59:41le pilier d'un pont routier
00:59:42donc choc effroyable
00:59:44pour les voyageurs du train
00:59:45et le pont routier
00:59:46il s'est même effondré
00:59:47sur le train
00:59:48donc c'est ce qui a abouti
00:59:49à un tel nombre de victimes
00:59:50Il y aura peut-être
00:59:51des précisions
00:59:51effectivement dans les heures
00:59:52qui viennent
00:59:53avec l'arrivée
00:59:54de Pedro Sanchez
00:59:55le chef du gouvernement
00:59:55espagnol
00:59:56attendu sur place
00:59:57il a annulé
00:59:58ses déplacements de la semaine
00:59:59pour être présent
01:00:00il donnera sans doute
01:00:01davantage de précisions
01:00:02et on les suivra
01:00:02évidemment en direct
01:00:03sur BFM TV
01:00:06autre déclaration
01:00:07qu'on vous diffuse
01:00:09ce matin
01:00:09la déclaration
01:00:10d'un avocat
01:00:12dans l'affaire
01:00:12de Cran-Montana
01:00:12parce que
01:00:13le temps est venu
01:00:14pour le couple
01:00:15propriétaire du bar
01:00:16de Cran-Montana
01:00:16où s'est déroulé
01:00:17le drame de la nuit
01:00:18du Nouvel An
01:00:18le temps de la contre-attaque
01:00:20est venu
01:00:21et les avocats
01:00:22ont décidé
01:00:22de prendre la parole
01:00:23et ils le font
01:00:24sur BFM TV
01:00:24auprès de nos équipes
01:00:26ils dénoncent
01:00:27la pression
01:00:28qui est mise
01:00:29sur leurs clients
01:00:29alors que
01:00:30depuis le début
01:00:31disent-ils
01:00:31le couple Moretti
01:00:33collabore avec la justice
01:00:34écoutez l'un de ses avocats
01:00:36interrogé par le Labaï
01:00:37moi je ne m'explique pas
01:00:40le fait qu'elle soit
01:00:41demeurée en liberté
01:00:42je ne m'explique surtout pas
01:00:44le fait que Jacques Moretti
01:00:46ait été placé en détention
01:00:47en réalité les deux
01:00:48auraient dû demeurer
01:00:50en liberté
01:00:51je crois qu'il fallait
01:00:52en quelque sorte
01:00:53pour apaiser
01:00:54la colère
01:00:55la colère est toujours légitime
01:00:57c'est un sentiment
01:00:57qu'on ne conteste pas
01:00:58mais je crois que
01:00:59pour l'apaiser
01:01:00il fallait offrir
01:01:01quelque part
01:01:02au moins la détention
01:01:03de Jacques Moretti
01:01:04mais elle n'étant rien
01:01:05liée avec des principes
01:01:06juridiques bien au contraire
01:01:08Voilà
01:01:08l'interview qui a été
01:01:09réalisée ce matin
01:01:11avec Apolline de Malherbe
01:01:14et Maxime Brandstetter
01:01:15était évidemment présent
01:01:17il nous rejoint
01:01:17on va aller un petit peu
01:01:18plus loin
01:01:18Maxime
01:01:20pourquoi les avocats
01:01:21ont décidé
01:01:21de prendre la parole
01:01:22maintenant
01:01:22c'est vrai que jusqu'alors
01:01:23ils étaient restés silencieux
01:01:25Oui
01:01:26quand on en discute
01:01:27avec eux
01:01:27ils ont voulu attendre
01:01:29déjà parce qu'ils voulaient
01:01:29laisser passer
01:01:30une certaine émotion
01:01:31c'était le choix aussi
01:01:33nous disent-ils
01:01:34des époux Moretti
01:01:35qui ne voulaient pas
01:01:36prendre la parole
01:01:37trop tôt
01:01:37pour paraître indécent
01:01:39et de ce que nous disent
01:01:40toujours les avocats
01:01:41ce qui motive aujourd'hui
01:01:42cette prise de parole
01:01:43à certains médias
01:01:44pas non plus
01:01:45à tout le monde
01:01:46c'est qu'ils veulent
01:01:47répondre
01:01:48à un certain nombre
01:01:49de choses
01:01:49notamment
01:01:49d'après eux
01:01:51des fausses affirmations
01:01:52par exemple le fait
01:01:53que Jessica Moretti
01:01:54aurait fui avec la caisse
01:01:56à ce moment-là
01:01:57eux disent que pas du tout
01:01:58elle n'a pas du tout
01:01:59fui avec la caisse
01:01:59qu'elle a juste voulu
01:02:01appeler les pompiers
01:02:01parce qu'elle est fille
01:02:02de pompiers
01:02:02et que c'est son réflexe
01:02:03quand elle voit un incendie
01:02:04donc c'est pour répondre
01:02:06un petit peu à la colère
01:02:07qu'ils ont pris la parole
01:02:09ça c'est ce qu'ils nous disent
01:02:11après peut-être
01:02:11qu'on peut se dire aussi
01:02:12qu'il arrive un moment
01:02:14en fatigue
01:02:14vous savez Jacques Moretti
01:02:15doit être libéré
01:02:16d'après la décision du tribunal
01:02:17des mesures de contrainte
01:02:18normalement ça devrait se passer
01:02:20bientôt
01:02:20on sait qu'il est réauditionné
01:02:21mardi
01:02:22Jessica Moretti
01:02:22est réauditionné mercredi
01:02:24donc
01:02:24c'est ce que disent les avocats
01:02:25ils disent pourquoi
01:02:26il y a ces deux auditions
01:02:27supplémentaires
01:02:28elles sont dues
01:02:29à la pression
01:02:31sur cette affaire
01:02:33c'est ça qu'ils ont voulu
01:02:34dénoncer
01:02:34je pense que
01:02:35la stratégie
01:02:37c'est sûrement celle-là
01:02:37c'est qu'ils disent
01:02:39voilà 19 jours après
01:02:40on a laissé passer l'émotion
01:02:41la pression
01:02:42elle est toujours
01:02:42uniquement focalisée
01:02:43sur nos clients
01:02:44et peut-être
01:02:45que c'est pas
01:02:45les seuls responsables
01:02:46quand on réécoute
01:02:47Maître Meilleur
01:02:48que vous avez passé
01:02:49on sent bien
01:02:49qu'il amorce le fait
01:02:51qu'ils sont peut-être
01:02:52pas responsables
01:02:53que Jacques Moretti
01:02:54après tout
01:02:54il ne savait pas
01:02:55que cette mousse
01:02:55il ne fallait pas l'installer
01:02:56que c'est peut-être
01:02:57la faute du magasin
01:02:58peut-être la faute des contrôles
01:02:59peut-être la faute de la commune
01:03:00peut-être que c'est
01:03:01le début d'une stratégie
01:03:02qui va consister à
01:03:04évoquer
01:03:05pointer
01:03:06d'autres responsabilités
01:03:08peut-être de la commune
01:03:08peut-être de l'État
01:03:09peut-être d'autres personnes
01:03:10oui parce qu'ils disent
01:03:12en gros
01:03:12eux ils se sentent responsables
01:03:13mais l'avocat
01:03:16il dit
01:03:17il y a le ressenti
01:03:18de la responsabilité
01:03:19et puis il y a
01:03:20la responsabilité pénale
01:03:21et ça c'est autre chose
01:03:22et on voit bien
01:03:23effectivement
01:03:23comment la stratégie
01:03:25de défense
01:03:25est en train
01:03:25de se mettre en place
01:03:26pour dire
01:03:27mes clients
01:03:28ils souffrent beaucoup
01:03:29de ce qui s'est passé
01:03:30ils ont énormément
01:03:30d'empathie
01:03:31de compassion
01:03:32mais même si
01:03:34des erreurs ont sans doute
01:03:35été commises
01:03:36il faut regarder
01:03:37maintenant
01:03:37l'aspect pénal
01:03:39des choses
01:03:39et sortir
01:03:40du côté strictement
01:03:41émotionnel
01:03:41oui oui
01:03:42ils vont même
01:03:43je pense plus loin
01:03:43en disant
01:03:44nos clients
01:03:44sont un peu victimes
01:03:45aussi
01:03:45c'est aussi ce qu'ils disent
01:03:47voilà
01:03:47ces morts
01:03:47ce sont leurs morts
01:03:48ça c'est l'une des avocates
01:03:50qui dit ça
01:03:50qu'ils ont perdu
01:03:51des proches
01:03:52leurs salariés
01:03:53enfin ils sont dans cette stratégie
01:03:54y compris la fameuse Sian
01:03:55avec qui ils ont passé Noël
01:03:56d'ailleurs
01:03:56là aussi ils remettent
01:03:57un peu les pendules à l'heure
01:03:59là ils répondent
01:04:00en réalité
01:04:01à l'avocate
01:04:01de la famille de Sian
01:04:03qui avait fait un communiqué
01:04:04pour remonter
01:04:05on a donné l'information
01:04:06des auditions
01:04:07des Moretti
01:04:08où ils expliquaient
01:04:08qu'ils étaient très proches
01:04:09de Sian
01:04:10monsieur Moretti
01:04:11disait que c'était
01:04:12sa fille adoptive de coeur
01:04:13parce qu'elle était
01:04:14en couple avec
01:04:15son fils adoptif
01:04:16en tout cas
01:04:16celui qui le présente
01:04:17comme tel
01:04:18Jessica Moretti
01:04:18disait que c'était
01:04:19comme sa petite soeur
01:04:20et suite à ça
01:04:22l'avocate de la famille
01:04:23avait répondu
01:04:24pas du tout
01:04:24la famille dément
01:04:25Sian n'était pas du tout
01:04:26proche d'eux
01:04:26d'ailleurs elle avait saisi
01:04:27un organisme de protection
01:04:28du travail
01:04:29elle nous envoyait des textos
01:04:30pour dire que ça n'allait pas
01:04:31aujourd'hui ils redisent
01:04:32que si si
01:04:33ils étaient proches
01:04:33sans doute pour démentir
01:04:34un peu cela
01:04:35en tout cas on voit
01:04:36qu'ils sont dans
01:04:36ils essaient de les humaniser
01:04:37un petit peu
01:04:38parce qu'en fait
01:04:38depuis le départ
01:04:39tout le monde les déteste
01:04:40toutes les familles de victimes
01:04:42il y a depuis plusieurs jours
01:04:42un côté un peu
01:04:44raccouple maléfique
01:04:45comme ça
01:04:45et qu'ils essaient
01:04:46de battre en brèche
01:04:47qui est porté
01:04:48par les familles de victimes
01:04:49mais comment leur en vouloir
01:04:50d'ailleurs même les avocats
01:04:51des Moretti le disent
01:04:52on n'en veut pas
01:04:52aux familles des victimes
01:04:53la colère
01:04:54ils ont le droit de tout dire
01:04:54mais ils veulent peut-être
01:04:56essayer de modérer
01:04:57un petit peu cela
01:04:57et d'aller plus sur le plan pénal
01:04:59des responsabilités
01:05:00et là ça sera
01:05:01sûrement un autre débat
01:05:02c'est vrai que c'est très difficile
01:05:06d'amorcer une défense
01:05:07tout en respectant
01:05:08évidemment la douleur
01:05:09des victimes
01:05:10c'est sans doute pour ça aussi
01:05:11qu'ils ont pris le temps
01:05:11pour avoir exactement
01:05:13les bonnes expressions
01:05:14pour commencer à insuffler
01:05:15les premiers messages
01:05:17des messages
01:05:17l'Europe essaie d'en insuffler aussi
01:05:19face à l'agressivité
01:05:21de Donald Trump
01:05:21une info Guillaume Derret
01:05:22que vous nous donnez
01:05:24oui information
01:05:25de service politique de BFM
01:05:26bien un conseil de sécurité
01:05:27et de défense
01:05:27se tiendra aujourd'hui
01:05:29et même à midi
01:05:29à l'Elysée
01:05:30qui portera sur les questions
01:05:31internationales
01:05:32que ce soit le Groenland
01:05:33l'Iran ou la Syrie
01:05:34conseil de défense
01:05:35aujourd'hui
01:05:36à 12h au palais de l'Elysée
01:05:37au sein du chef de l'Etat
01:05:38vous avez compris
01:05:39c'est dans 40 minutes
01:05:40c'est dire si les choses
01:05:41sont en train
01:05:42de s'accélérer
01:05:43également sur ce thème
01:05:44il y a Donald Trump
01:05:45qui a publié une lettre
01:05:46inquiétante
01:05:47il y a quelques heures
01:05:48on vous en donne le contenu
01:05:48dans quelques instants
01:05:49un conseil de sécurité
01:05:51extraordinaire
01:05:52prévu dans
01:05:53une demi-heure
01:05:54on va vous dire exactement
01:05:55pourquoi Emmanuel Macron
01:05:57a décidé
01:05:57de le convoquer
01:05:59ce sera juste après
01:06:01le rappel
01:06:02évidemment c'est dû
01:06:03à des déclarations
01:06:04de Donald Trump
01:06:05comme ça vous l'avez compris
01:06:06ce sera juste après
01:06:07le rappel des grands titres
01:06:07de l'information
01:06:08avec Pauline Pioche
01:06:09et justement
01:06:14on commence avec ça
01:06:15Pauline
01:06:16cette réunion
01:06:18prévue dans 30 minutes
01:06:19exactement
01:06:19conseil qui intervient
01:06:21dans un contexte international
01:06:22particulièrement tendu
01:06:23plusieurs sujets
01:06:25seront abordés
01:06:26Julien
01:06:26notamment
01:06:27la situation du Groenland
01:06:28de la Syrie
01:06:29mais également
01:06:30de l'Iran
01:06:30Emmanuel Macron
01:06:32qui aura également
01:06:33en programme
01:06:34cet après-midi
01:06:34un conseil des ministres
01:06:35là aussi exceptionnel
01:06:36à 16h493
01:06:38ou bien ordonnance
01:06:39on devrait être fixé
01:06:41que va choisir
01:06:42Sébastien Lecornu
01:06:43pour faire adopter
01:06:44le budget
01:06:442026
01:06:45le Premier ministre
01:06:45doit d'ailleurs
01:06:46prendre la parole
01:06:47à l'issue
01:06:48de ce conseil
01:06:49la ministre des comptes publics
01:06:51était l'invité
01:06:51de BFM TV
01:06:52ce matin
01:06:53selon elle
01:06:54il faut
01:06:54coûte que coûte
01:06:55avancer
01:06:56le choix
01:06:59qui a été fait
01:06:59politique
01:07:00c'est la stabilité
01:07:01c'est pas l'idéal
01:07:02j'avoue
01:07:03mais à un moment donné
01:07:03il faut avancer
01:07:04le 49-3
01:07:05c'est un chemin
01:07:06assez périlleux
01:07:07puisque s'il ne se passe
01:07:09pas bien
01:07:10à la fin
01:07:11vous n'avez
01:07:11ni budget
01:07:12mais vous n'avez
01:07:13même plus de gouvernement
01:07:14pour reproposer un budget
01:07:15donc vous n'avez rien
01:07:16donc ce qui se joue
01:07:18sinon c'est les ordonnances
01:07:19c'est un système
01:07:19qui vous dit
01:07:20au moins vous avez un budget
01:07:22il devrait être modifié
01:07:23peut-être déjà
01:07:24par un budget rectificatif
01:07:25mais au moins vous auriez une base
01:07:26pour que oui
01:07:27par rapport à Donald Trump
01:07:28et au reste du monde
01:07:29on ait une voie crédible
01:07:30une catastrophe effroyable
01:07:32en Espagne
01:07:33une catastrophe ferroviaire
01:07:34c'était hier soir
01:07:35et le bilan s'est alourdi
01:07:37ce matin
01:07:37on est à 39 morts
01:07:39et ça devrait encore
01:07:40s'alourdir un petit peu plus
01:07:41c'est très provisoire
01:07:42effectivement
01:07:42123 personnes
01:07:43qui ont également été blessées
01:07:45un TGV
01:07:46qui a d'abord déraillé
01:07:47avant d'entrer en collision
01:07:48avec un second
01:07:49les autorités espagnoles
01:07:50évoquent un accident
01:07:50extrêmement étrange
01:07:51pour l'heure
01:07:52on ne sait pas pourquoi
01:07:53le train a déraillé
01:07:54il avait été contrôlé
01:07:55la semaine dernière
01:07:56bonjour Marie Gentry
01:07:57vous êtes sur place
01:07:58pour BFM TV
01:08:00et les autorités
01:08:01espagnoles
01:08:02Marie ont prévenu
01:08:03le bilan
01:08:04pourrait en effet
01:08:05s'alourdir
01:08:05dans les prochaines heures
01:08:06effectivement
01:08:09c'est ce qu'a expliqué
01:08:11le ministre des transports
01:08:12il affirme
01:08:13que ce bilan
01:08:14déjà très lourd
01:08:14n'est pas définitif
01:08:16puisqu'il y a encore
01:08:17de nombreux blessés
01:08:18on parle
01:08:18de plus de 120 blessés
01:08:20vous l'avez dit
01:08:2148 personnes
01:08:22qui sont hospitalisées
01:08:23alors pour vous montrer
01:08:24la situation
01:08:25un petit peu sur place
01:08:26sur les images
01:08:26de Chloé Berthaud
01:08:27on est ici
01:08:28dans la commune
01:08:29où a eu lieu l'accident
01:08:30on ne peut pas avoir accès
01:08:31au lieu du drame
01:08:32on est ici devant
01:08:33un bâtiment
01:08:33où les familles
01:08:34des victimes
01:08:35ont passé la nuit
01:08:36elles se sont maintenant
01:08:37dirigées vers Cordoue
01:08:38où elles vont continuer
01:08:40à être prises en charge
01:08:40vous pouvez voir
01:08:41que la Croix Rouge
01:08:42est sur place
01:08:43pour notamment
01:08:44essayer d'entrer
01:08:46en contact
01:08:47avec les familles
01:08:48des victimes
01:08:49et voir comment
01:08:49elles peuvent
01:08:49les accompagner
01:08:50effectivement
01:08:51l'heure est au choc
01:08:52et à l'incompréhension
01:08:53puisque comme vous le disiez
01:08:54Pauline
01:08:54on ne sait pas
01:08:55ce qui a provoqué
01:08:56cet accident
01:08:57tout avait l'air
01:08:58plutôt normal
01:08:59en tout cas
01:08:59c'est ce que disent
01:09:00les autorités
01:09:00il s'est passé
01:09:01quelque chose
01:09:02d'étranges
01:09:02ce sont les mots
01:09:03du ministre des transports
01:09:05on rappelle que le train
01:09:06qui a déraillé
01:09:07avait été contrôlé
01:09:084 jours seulement
01:09:09avant l'accident
01:09:10le 15 janvier
01:09:11beaucoup de flou
01:09:12donc beaucoup
01:09:13d'incompréhension
01:09:13le président
01:09:15du gouvernement espagnol
01:09:16Pedro Sanchez
01:09:16se rend sur place
01:09:17dans la matinée
01:09:18et on sait que
01:09:19la famille royale
01:09:20doit se rendre
01:09:21sur les lieux demain
01:09:22oui effectivement
01:09:23et Pedro Sanchez
01:09:24Marie
01:09:25merci beaucoup
01:09:26on vous est avec
01:09:26Chloé Berto
01:09:27Berto
01:09:28Pedro Sanchez
01:09:29pourrait donner
01:09:30davantage d'informations
01:09:31sur les possibles
01:09:33causes de cet accident
01:09:34Pauline
01:09:35les inscriptions
01:09:36maintenant sur
01:09:36Parcoursup
01:09:37ça vient de s'ouvrir
01:09:38oui
01:09:38le moment
01:09:39vous savez
01:09:39où les élèves
01:09:39de terminal
01:09:40doivent choisir
01:09:41ce qu'ils veulent faire
01:09:42après le bac
01:09:43ils ont jusqu'à mi-mars
01:09:44pour s'inscrire
01:09:45dans une ou plusieurs
01:09:46formations
01:09:47le ministère de l'éducation
01:09:48qui promet
01:09:48également la mise en place
01:09:50de tchats
01:09:50d'un numéro vert
01:09:51et d'un canal
01:09:51sur la messagerie
01:09:52WhatsApp
01:09:52pour aider les candidats
01:09:54parce que le choix
01:09:54n'est pas toujours évident
01:09:55des dizaines d'interpellations
01:09:57après la finale de la Cannes
01:09:58mais c'était ici en France
01:10:00oui 63 d'interpellations
01:10:01après des rassemblements
01:10:03alors qui étaient festifs
01:10:04au début
01:10:05qui ont ensuite
01:10:06pour certains
01:10:06dégénéré
01:10:07notamment en région parisienne
01:10:08sur les Champs-Elysées
01:10:09où les rassemblements
01:10:10de supporters
01:10:10avaient été interdits
01:10:11en amont
01:10:11débordements également
01:10:13du côté de Lyon
01:10:14et d'Avignon
01:10:14on sait que 14 policiers
01:10:16ont également été blessés
01:10:16légèrement
01:10:17des images du prince Harry
01:10:18de retour à Londres
01:10:19oui ces images
01:10:20qui ont été tournées
01:10:21il y a quelques minutes
01:10:22seulement au moment
01:10:23où il arrivait au tribunal
01:10:25pour un nouveau procès
01:10:26qui s'ouvre
01:10:26pour un bras de fer
01:10:28contre le tabloïd anglais
01:10:29Daily Mail
01:10:29le prince Harry
01:10:30qui l'accuse
01:10:31d'avoir obtenu
01:10:31des informations
01:10:32sur sa vie privée
01:10:33de manière illégale
01:10:34c'est pas la première fois
01:10:35que le prince poursuit
01:10:36la presse britannique
01:10:38en justice
01:10:39merci beaucoup Pauline
01:10:40conseil de sécurité
01:10:41à midi
01:10:43maintenant
01:10:43dans moins d'une demi-heure
01:10:45à la suite
01:10:46notamment de déclarations
01:10:47de Donald Trump
01:10:48dont on va vous donner
01:10:49le détail dans quelques instants
01:10:50d'abord Guillaume Daré
01:10:51expliquez-nous
01:10:52comment vous avez appris
01:10:53cette information
01:10:54elle est tombée
01:10:54à quelques minutes
01:10:55oui c'est une information
01:10:55du service politique
01:10:56de BFM TV
01:10:57effectivement
01:10:57convocation par le chef
01:10:58de l'état
01:10:59d'un conseil de défense
01:11:00et de sécurité à midi
01:11:01pour évoquer bien sûr
01:11:02la question du Groenland
01:11:04avec cette nouvelle menace
01:11:05de Donald Trump
01:11:06ce week-end
01:11:07de droits de douane
01:11:08supplémentaires
01:11:08sur 8 pays
01:11:09dont la France
01:11:10après le soutien de Paris
01:11:11au Groenland
01:11:12après la volonté
01:11:14et l'appétit répété
01:11:15de Donald Trump
01:11:16de s'emparer
01:11:17de ce territoire
01:11:18ça va être un moment
01:11:19effectivement
01:11:20où ce sera question
01:11:21aussi de l'Iran
01:11:22aussi de la Syrie
01:11:23ce qui est intéressant
01:11:24quand on évoque
01:11:25cette question du Groenland
01:11:26avec les différents ministres
01:11:27et les responsables
01:11:28des services de renseignement
01:11:29c'est qu'au-delà
01:11:30de la question militaire
01:11:31il y a aussi
01:11:31question d'une guerre
01:11:33informationnelle
01:11:33on le disait
01:11:34il y a un certain nombre
01:11:35de comptes
01:11:35qui sont apparus
01:11:36sur les réseaux sociaux
01:11:37de soutien
01:11:38par exemple
01:11:38à certains partis
01:11:39inuits
01:11:40contre le Danemark
01:11:41il y a aussi
01:11:42une volonté
01:11:42de perturber
01:11:43peut-être
01:11:43en termes d'information
01:11:44on disait
01:11:45l'évocation
01:11:45beaucoup
01:11:46de la présence
01:11:47parfois
01:11:47de sous-marins chinois
01:11:48à proximité
01:11:49du Groenland
01:11:50les sources bien informées
01:11:51notamment du côté
01:11:52de la défense
01:11:53qui sont très interrogatives
01:11:55en tout cas
01:11:55sur ce type d'informations
01:11:56donc c'est ceux-là
01:11:57dont il sera question
01:11:58à midi
01:11:59grosse journée évidemment
01:12:00pour le chef de l'État
01:12:01et le Premier ministre
01:12:01puisque ce conseil de défense
01:12:02et de sécurité
01:12:03à midi
01:12:04ensuite à 16h
01:12:05le conseil
01:12:05des ministres
01:12:07qui sera lui consacré
01:12:08à cette question du budget
01:12:09où sera tranché
01:12:09l'outil employé
01:12:11pour faire adopter
01:12:12ce budget
01:12:1249-3
01:12:13ou ordonnance
01:12:14et à l'issue
01:12:14de ce conseil des ministres
01:12:15il y aura
01:12:16le Premier ministre
01:12:16Sébastien Lecornu
01:12:17qui s'exprimera
01:12:18ce sera bien sûr
01:12:19à suivre sur BFM
01:12:20Oui bien sûr
01:12:20vous pourrez tout suivre
01:12:21sur notre antenne
01:12:22à commencer donc
01:12:23par ce fameux
01:12:23conseil de sécurité
01:12:24il y a un contexte aussi
01:12:25Patrick Saut
01:12:26ce qu'il faut rappeler
01:12:27parce que Donald Trump
01:12:27il vient d'envoyer une lettre
01:12:29au Premier ministre norvégien
01:12:30et que dit-elle
01:12:31cette lettre
01:12:32elle dit
01:12:33vous la Norvège
01:12:34vous ne m'avez pas décerné
01:12:35le prix Nobel de la paix
01:12:36donc
01:12:36eh bien
01:12:38je n'ai plus l'obligation
01:12:40moi
01:12:40de penser uniquement
01:12:41à la paix
01:12:42mais uniquement
01:12:43à ce qui est bon
01:12:43ou pas pour l'Amérique
01:12:45il enchaîne en disant
01:12:46le Danemark
01:12:46ne peut pas protéger
01:12:48le Groenland
01:12:48de la Russie
01:12:49ou de la Chine
01:12:50et d'ailleurs
01:12:50pourquoi les Danois
01:12:51auront-ils un droit
01:12:52de propriété
01:12:52il n'y a pas de document écrit
01:12:53c'est juste un bateau
01:12:54à Costella
01:12:55il y a des siècles
01:12:55nous avons également
01:12:56eu des escales
01:12:56à cet endroit
01:12:57c'est une lettre
01:12:58dont le contenu
01:12:59est assez glaçant
01:13:00et qui a un petit peu
01:13:01sidéré les chancelleries
01:13:02Patrick
01:13:02Oui notamment
01:13:03parce que
01:13:03selon un média américain
01:13:05PBS
01:13:05qui est un média public
01:13:07assez peu connu
01:13:07mais très sérieux
01:13:08cette lettre
01:13:09elle a été envoyée
01:13:11en copie
01:13:11à un certain nombre
01:13:12d'ambassadeurs européens
01:13:13on attend encore
01:13:14une réponse
01:13:14de la part du Quai d'Orsay
01:13:16du ministère français
01:13:16des affaires étrangères
01:13:17pour savoir si
01:13:18notre ambassadeur
01:13:19à Washington
01:13:19a reçu ce courrier
01:13:20ce qui serait
01:13:21une menace sous-jacente
01:13:23aussi pour tous les pays
01:13:24qui ont envoyé
01:13:26des contingents
01:13:27même petits
01:13:28sur le sol groenlandais
01:13:30ces mêmes pays
01:13:30qui sont visés
01:13:32par des menaces douanières
01:13:33par Donald Trump
01:13:34et effectivement
01:13:35ça fait une montée
01:13:37de tensions
01:13:37extrêmes
01:13:38avant
01:13:39et bien
01:13:40j'irais
01:13:41une scène
01:13:42quasiment de Far West
01:13:43qui s'annonce
01:13:44et de duel
01:13:44entre Donald Trump
01:13:45et les Européens
01:13:46à Davos
01:13:47ils étaient venus
01:13:48un petit peu
01:13:49sous prétexte
01:13:50de guerre économique
01:13:51mais aussi pour parler
01:13:52d'Ukraine
01:13:52et bien ils vont surtout
01:13:53parler de Groenland
01:13:54cette semaine
01:13:55Emmanuel Macron sera
01:13:56dès demain à Davos
01:13:57mais Donald Trump
01:13:57avec une délégation
01:13:58qui s'annonce
01:13:59comme la plus importante
01:14:00de l'histoire américaine
01:14:01en ce qui concerne Davos
01:14:02Donald Trump
01:14:03arrive mercredi
01:14:04il y aura des étincelles
01:14:05il y aura des étincelles
01:14:05effectivement mercredi
01:14:06du côté de Davos
01:14:08une situation
01:14:08qu'on vit mal
01:14:09au Groenland
01:14:11les habitants
01:14:11du Groenland
01:14:12eux-mêmes
01:14:13comment vivent-ils
01:14:14ce qui est en train
01:14:14de se passer
01:14:15on va le demander
01:14:15à Élise Phillips
01:14:16parce qu'elle est sur place
01:14:16et elle est en direct
01:14:17avec nous
01:14:18Élise
01:14:18avec Sonia
01:14:19Reynaud
01:14:20racontez-nous
01:14:21quel est le ressenti
01:14:21des habitants
01:14:22notamment par rapport
01:14:23à cette lettre
01:14:24qui vient donc
01:14:24d'être publiée
01:14:25et bien c'est une pierre de plus
01:14:31qui est dans l'agacement
01:14:32que ressentent
01:14:32ces Groenlandais
01:14:33depuis plusieurs semaines
01:14:35maintenant
01:14:35c'est vrai que ça ne va pas
01:14:36améliorer le sentiment
01:14:37qu'ont les Groenlandais
01:14:38vis-à-vis du président
01:14:39Donald Trump
01:14:40on vient discuter
01:14:41avec une dame
01:14:41qui a eu encore une fois
01:14:42des mots très durs
01:14:43à l'égard du président américain
01:14:44quand elle entend
01:14:45ce genre de nouvelles
01:14:46elle se sent fatiguée
01:14:47énervée
01:14:48elle nous dit
01:14:50considérer que Donald Trump
01:14:51est quelqu'un de puéril
01:14:52qui considère
01:14:53que le Groenland
01:14:54est un bien
01:14:55qu'il pourrait acheter
01:14:56comme un autre
01:14:57et ça
01:14:58ce sentiment
01:14:59est très partagé
01:15:00par la population
01:15:01qui s'est mobilisée
01:15:03en masse
01:15:03ce week-end
01:15:04il y a eu une grosse manifestation
01:15:05samedi à nous
01:15:06avec des centaines de personnes
01:15:07qui ont brandi des slogans
01:15:09qui ont chanté
01:15:10des chants traditionnels
01:15:11et qui nous ont répété
01:15:12avec Sonia Reynaud
01:15:13ce slogan devenu célèbre
01:15:15le Groenland n'est pas à vendre
01:15:16c'est Groenlandais
01:15:17on sent l'agacement
01:15:18pointé chez eux
01:15:20depuis plusieurs semaines
01:15:21maintenant
01:15:21et il y avait aussi hier
01:15:23un concert organisé à Nook
01:15:24où on a entendu
01:15:25encore une fois
01:15:26ce message
01:15:27les Groenlandais
01:15:27qui nous répètent
01:15:28inlassablement
01:15:28qu'ils ne reculeront pas
01:15:30face à Donald Trump
01:15:31même si en même temps
01:15:31ils ont bien conscience
01:15:33que leurs armes
01:15:34sont assez limitées
01:15:35une dame avec qui on a discuté
01:15:37il y a quelques instants
01:15:37nous disait que
01:15:38si jamais Donald Trump
01:15:39demain décidait
01:15:40d'envahir le Groenland
01:15:42et bien selon elle
01:15:42il n'aurait pas beaucoup
01:15:43de difficultés
01:15:44parce qu'ici au Groenland
01:15:45il n'y a pas d'armée
01:15:46le Groenland compte seulement
01:15:48sur le Danemark
01:15:49dont il dépend beaucoup
01:15:51et c'est vrai
01:15:52qu'il y a un sentiment
01:15:52d'impuissance
01:15:53parmi la population
01:15:54du Groenland
01:15:54qui ne sait plus
01:15:55comment réagir
01:15:56face aux provocations
01:15:57du président américain
01:15:58qui s'enchaînent énormément
01:16:00ces derniers jours
01:16:00allez vous réchauffer
01:16:02Élise Phillips
01:16:03avec Sonia Reynaud
01:16:04il est 8h30 du matin
01:16:05au Groenland
01:16:06c'est pour ça qu'il fait
01:16:06encore nuit noire
01:16:07le jour
01:16:08ce sera aux alentours
01:16:09je pars sur votre contrôle
01:16:09mais de 10-11h
01:16:11très peu de jours
01:16:11il y a très très peu
01:16:14d'heures de jour
01:16:15merci beaucoup Élise
01:16:16en direct du Groenland
01:16:17avec Sonia
01:16:17c'était passionnant
01:16:18de vous entendre
01:16:18et d'entendre ses réactions
01:16:20on se demande maintenant
01:16:21Patrick comment l'Europe
01:16:21va réagir
01:16:22il y aura Davos
01:16:23après-demain
01:16:24mais il y a aussi
01:16:25les ministres
01:16:27qui se réunissent
01:16:27européens
01:16:28cet après-midi
01:16:28européen
01:16:30un rendez-vous
01:16:31qui était prévu
01:16:32mais évidemment
01:16:33le sujet
01:16:33il sera présent aussi
01:16:34en fait l'idée
01:16:34c'est de penser
01:16:35en européen
01:16:36et surtout
01:16:36de façon totalement unie
01:16:38et c'est quoi
01:16:39les contre-mesures
01:16:39parce que du côté
01:16:40de l'Allemagne
01:16:40on dit il y a des
01:16:41contre-mesures
01:16:41dont on est en train
01:16:42de parler en ce moment
01:16:42très précisément
01:16:45les Allemands
01:16:45parlent de chantage américain
01:16:47d'autres chancelleries
01:16:48sont sur le même vocabulaire
01:16:51et donc l'idée
01:16:51de répondre
01:16:52par notamment
01:16:53le mécanisme
01:16:54anti-coercition
01:16:55à la diplomatie
01:16:57vraiment
01:16:57du coup de menton
01:16:59de Donald Trump
01:17:00par des instruments
01:17:01de droit international
01:17:02parce qu'on y croit encore
01:17:03à Bruxelles
01:17:04à Paris
01:17:05et ailleurs
01:17:06sur le fait
01:17:06que le droit international
01:17:07peut prévaloir
01:17:08on va encore montrer
01:17:10que finalement
01:17:11l'objectif de Donald Trump
01:17:13n'est absolument pas
01:17:13militaire
01:17:14Guillaume en parlait
01:17:15les sous-marins russes
01:17:17chinois
01:17:17on sait tous
01:17:18par où ils passent
01:17:19ils passent
01:17:19par le détroit de Béring
01:17:20et absolument pas
01:17:21par le Groenland
01:17:22évidemment il y a une voie maritime
01:17:23entre le Groenland
01:17:24et l'Islande
01:17:25mais c'est tout
01:17:25mais donc en fait
01:17:26c'est étaler
01:17:28au grand jour
01:17:29ce que veut
01:17:29réellement
01:17:30Donald Trump
01:17:31notamment
01:17:31le poids économique
01:17:33et des terres rares
01:17:35au Groenland
01:17:35pour l'instant
01:17:36il se heurte
01:17:37à un mur
01:17:38mais encore une fois
01:17:38Davos
01:17:40et le duel
01:17:41très western
01:17:42s'annonce
01:17:43extrêmement fort
01:17:44on était en pleine tempête
01:17:45de neige
01:17:45il y a quelques instants
01:17:46avec Élise Phillips
01:17:48on va sous la pluie
01:17:49maintenant
01:17:50avec les intempéries
01:17:51dans le sud-est
01:17:51de la France
01:17:525 départements
01:17:53sont en vigilance
01:17:53et au premier rang
01:17:55desquels
01:17:55il y a l'Aude
01:17:56parce que dans l'Aude
01:17:56il y a un risque de cru
01:17:57regardez
01:17:58nos équipes
01:17:59le constatent
01:18:00sous leurs yeux
01:18:01ce risque de cru
01:18:02commençons par vous
01:18:03Antoine Forestier
01:18:04ici à gauche
01:18:05de notre écran
01:18:06on surveille
01:18:07depuis tout à l'heure
01:18:07la montée
01:18:08des niveaux
01:18:10derrière vous
01:18:10où en est-on ?
01:18:11On le voit à l'œil nu
01:18:15parce qu'à notre arrivée
01:18:15aux alentours de 8h
01:18:16ce matin
01:18:17ce chemin juste derrière
01:18:19était encore praticable
01:18:20les vignes sur le côté
01:18:21n'étaient pas encore inondées
01:18:22et vous le constatez
01:18:23désormais
01:18:23c'est en train de monter
01:18:24ça continue de monter
01:18:25comme ça
01:18:25on est à 5m27
01:18:27on le sait précisément
01:18:28parce qu'on est au niveau
01:18:29d'une écluse
01:18:29où il y a les capteurs
01:18:31de vigie crue
01:18:32qui permettent de suivre
01:18:33en temps réel
01:18:33cette crue
01:18:35on était à 35 cm
01:18:36il y a deux jours
01:18:37donc c'est vous dire
01:18:38que toute cette pluie
01:18:39qui s'est accumulée
01:18:39ces derniers jours
01:18:40elle a fait déborder
01:18:42l'aude
01:18:43et puis ce qu'on constate
01:18:43également
01:18:44vous le voyez
01:18:44sur ces images
01:18:45d'Orin Jarnia
01:18:45c'est énormément
01:18:46de végétation
01:18:46parfois des énormes
01:18:47troncs d'arbres
01:18:48qui sont charriés
01:18:49comme ça
01:18:49par les flots
01:18:50et qui vont en contrebas
01:18:51le danger
01:18:52c'est qu'après
01:18:52toute cette végétation
01:18:53qui s'accumule
01:18:54ça va freiner
01:18:56le flot de cette eau
01:18:59qui va se jeter
01:18:59dans la mer
01:19:00un peu plus loin
01:19:01pas loin de Narbonne
01:19:02et donc tout ça
01:19:03va pouvoir provoquer
01:19:04d'autres inondations
01:19:05les prévisions
01:19:06les plus pessimistes
01:19:07de Vichy Crue
01:19:07justement
01:19:08c'est que ça continue
01:19:09de monter jusqu'à 6 mètres
01:19:10donc on n'a pas fini
01:19:11encore avec cette crue
01:19:13pour l'instant
01:19:13autour de nous
01:19:14il n'y a pas de maisons
01:19:15qui sont concernées
01:19:16par des inondations
01:19:16ce sont principalement
01:19:17des vignes
01:19:18et puis il y a
01:19:19les habitants du coin
01:19:19qui viennent constater
01:19:20les dégâts
01:19:21et ils nous expliquent
01:19:21qu'il y a eu des crues
01:19:22dans le passé
01:19:22qui étaient bien plus hautes
01:19:23que celles-là
01:19:24malgré tout
01:19:25vous le constatez
01:19:25l'aude a bien débordé
01:19:27ce matin
01:19:27les consignes de prudence
01:19:28du préfet
01:19:29restent de mise
01:19:30vous le savez
01:19:30les écoles sont fermées
01:19:32aujourd'hui
01:19:33le préfet
01:19:33qui incitait
01:19:34les travailleurs
01:19:35à faire du télétravail
01:19:36au maximum
01:19:37pour éviter
01:19:37les routes départementales
01:19:39il y a de nombreuses
01:19:39routes départementales
01:19:40fermées dans le département
01:19:41cette vigilance orange
01:19:42elle va continuer
01:19:43toute la journée
01:19:43il va continuer de pleuvoir
01:19:45et donc il faut également
01:19:46s'attendre à des difficultés
01:19:47jusqu'à demain
01:19:48d'autres préfets
01:19:49qui sont sur le pont
01:19:50merci beaucoup
01:19:51Antoine
01:19:52avec Dorine Jarnias
01:19:54notamment le préfet
01:19:55des Pyrénées-Orientales
01:19:56on n'est pas très loin
01:19:57et là aussi
01:19:58il y a une vigilance
01:19:58pas une vigilance crue
01:19:59mais une vigilance
01:20:01aux pluies
01:20:01et aux inondations
01:20:02et le préfet
01:20:03des Pyrénées-Orientales
01:20:04et donc avec nous
01:20:04c'est Pierre Regnaud de Lamotte
01:20:05bonjour
01:20:06monsieur le préfet
01:20:07dites-nous
01:20:08où en est la situation
01:20:09est-ce que
01:20:10sous vos yeux
01:20:11vous voyez aussi
01:20:11les niveaux d'eau
01:20:11qui sont en train
01:20:12de monter ou pas
01:20:13bonjour
01:20:15nous avons eu
01:20:17nous avons eu
01:20:18à peu près
01:20:1980 millimètres
01:20:20de précipitation
01:20:21au cours des 24 dernières heures
01:20:23donc c'est un événement
01:20:26dans les Pyrénées-Orientales
01:20:27qui est important
01:20:29plus par sa durée
01:20:30que par l'intensité
01:20:32des précipitations
01:20:33et donc nous avons
01:20:35pris toutes les mesures
01:20:36de prudence
01:20:38qui s'imposent
01:20:39en particulier
01:20:40la fermeture
01:20:41des passages à guet
01:20:41mais ça n'est pas
01:20:43d'un événement
01:20:44qui est de la même intensité
01:20:45que ce qui est
01:20:46en train de se produire
01:20:47dans l'Aude
01:20:48qui est le département voisin
01:20:50et donc par exemple
01:20:51j'ai fait le choix
01:20:52de maintenir ouvertes
01:20:54les écoles
01:20:54et de ne pas
01:20:55suspendre
01:20:57les transports scolaires
01:20:58donc les écoles
01:20:58restent ouvertes
01:20:59aujourd'hui
01:20:59les transports scolaires
01:21:01fonctionnent
01:21:02et simplement
01:21:02il faut rester très vigilant
01:21:03puisque nous sommes
01:21:05malgré tout
01:21:05en vigilance orange
01:21:06et donc il faut éviter
01:21:08les déplacements inutiles
01:21:09ne pas s'approcher
01:21:10des cours d'eau
01:21:11observer toutes les règles
01:21:13de prudence d'usage
01:21:14ces moments de tension
01:21:16ils vont durer
01:21:16combien de temps
01:21:16d'après vous
01:21:17il semble que
01:21:21ça se calme
01:21:23pendant la nuit
01:21:24qui vient
01:21:24et que donc
01:21:25demain devrait être
01:21:27une journée
01:21:28plus facile
01:21:29dans les Pyrénées
01:21:30orientales
01:21:30j'ajoute que
01:21:32le département
01:21:33des Pyrénées orientales
01:21:34est un département
01:21:35qui se caractérisait
01:21:36par une très forte sécheresse
01:21:38au cours des derniers mois
01:21:39qui avait posé
01:21:39beaucoup de problèmes
01:21:40et donc ces précipitations
01:21:42qui interviennent
01:21:43sont aussi une bonne nouvelle
01:21:44de ce point de vue
01:21:44pour l'économie
01:21:45pour l'agriculture
01:21:46et c'est ce qui me permet
01:21:48aujourd'hui d'ailleurs
01:21:49de prendre un certain
01:21:50nombre de décisions
01:21:51pour assouplir
01:21:53les restrictions
01:21:53qui étaient en vigueur
01:21:54jusqu'à présent
01:21:55en matière de
01:21:56de prélèvement
01:21:57et d'usage de l'eau
01:21:58Merci beaucoup
01:21:59Monsieur le Préfet
01:22:00c'est vrai qu'on surveille
01:22:01les situations
01:22:02sur le plan des crues
01:22:02mais d'un autre côté
01:22:03effectivement
01:22:03dans les Pyrénées orientales
01:22:04Dieu sait qu'on a besoin d'eau
01:22:06on fait l'aller-retour
01:22:07entre les Pyrénées orientales
01:22:08et l'eau
01:22:09pour surveiller l'évolution
01:22:10de ces deux situations
01:22:11Jean-Wilfrid Forquès
01:22:12vous qui êtes dans l'Aude
01:22:14et qui nous montrez aussi
01:22:15depuis ce matin
01:22:15des situations
01:22:16qui évoluent
01:22:17à une vitesse
01:22:18assez effarante
01:22:19est-ce que ça continue
01:22:20en cette fin de matinée ?
01:22:22Oui
01:22:23le pic de crue
01:22:24est attendu
01:22:25Julien
01:22:26ce soir
01:22:26à 17h
01:22:277m26
01:22:28ici
01:22:29pour la rivière Aude
01:22:30et vous le constatez
01:22:31derrière moi
01:22:31sur les images
01:22:32d'Alexandre Noisette
01:22:34le débit
01:22:34très impressionnant
01:22:35un débit
01:22:36qui n'a cessé
01:22:37d'être aussi fort
01:22:38depuis le début
01:22:39de la soirée
01:22:40bonjour Jean-Pierre Héraille
01:22:41bonjour
01:22:42vous êtes premier adjoint
01:22:43de la mairie de Coursan
01:22:45alors pour éviter
01:22:46qu'il y ait trop d'eau
01:22:48dans le centre
01:22:48il y a des petits moyens
01:22:50qui permettent
01:22:51d'éviter ça
01:22:52racontez-nous
01:22:52montrez-nous
01:22:53on va le voir
01:22:53sur les images
01:22:54d'Alexandre
01:22:54nous avons deux déversoirs
01:22:56un rive droite
01:22:57et un rive gauche
01:22:58sur lequel nous sommes
01:22:59actuellement
01:22:59qui permet comme ça
01:23:01d'évacuer l'eau
01:23:02dans la plaine
01:23:03jusqu'à l'étang de Cap-Estan
01:23:05l'inconvénient
01:23:06c'est que
01:23:07ça soulage
01:23:08la revanche
01:23:09est augmentée
01:23:10mais par contre
01:23:11les campagnes
01:23:13sont un petit peu inquiètes
01:23:14parce que l'eau monte
01:23:15et tant qu'on n'a pas
01:23:16la confirmation météo
01:23:18d'arrêt de pluie
01:23:19nous sommes très très vigilants
01:23:21sur ce contexte là
01:23:23alors l'arrêt de pluie
01:23:24visiblement
01:23:25c'est pour ce soir 17h
01:23:26vous surveillez les cartes
01:23:28je ne pense pas
01:23:28que l'arrêt de pluie
01:23:29soit 17h
01:23:29mais peut-être
01:23:30fin de journée
01:23:31mais par contre
01:23:31le pic sera vers 17h
01:23:33prévu vers 17h ce soir
01:23:35merci beaucoup
01:23:36Jean-Pierre Héraille
01:23:37d'avoir été avec nous
01:23:37et on va vous montrer
01:23:38Julien
01:23:39la conséquence
01:23:40de ce que disait
01:23:40à l'instant
01:23:41le premier adjoint
01:23:43le revers de la médaille
01:23:44c'est que les déversoirs
01:23:45vous le voyez
01:23:46sur les images d'Alexandre
01:23:47rejettent l'eau
01:23:49dans les champs
01:23:50dans la plaine
01:23:51et notamment ici
01:23:52dans ses vignes
01:23:54merci beaucoup
01:23:55Jean-Wilfred
01:23:55alors on va trancher
01:23:56le débat avec vous
01:23:56Marc Hay
01:23:57ça va se passer comment
01:23:59dans les heures qui viennent
01:23:59alors ça va rester compliqué
01:24:01pour les départements
01:24:02de l'eau
01:24:02des Pyrénées-Orientales
01:24:03parce que les fortes pluies
01:24:04vont se poursuivre
01:24:05toute la journée
01:24:06voire même
01:24:06jusqu'à demain matin
01:24:07en ce qui concerne
01:24:08le département
01:24:09des Pyrénées-Orientales
01:24:10donc vigilance orange
01:24:11maintenue
01:24:12vigilance orange maintenue
01:24:13également pour le département
01:24:14de l'Hérault
01:24:14même si là
01:24:15les fortes pluies
01:24:17s'atténuent
01:24:17à présent
01:24:18c'est vraiment le roussillon
01:24:19qui est concerné
01:24:20par ces pluies
01:24:20et puis en Corse
01:24:21là la vigilance orange
01:24:22est amenée à durer
01:24:24parce que les pluies
01:24:25vont se maintenir
01:24:26encore pendant
01:24:26moins 48 heures
01:24:27ils pourraient localement
01:24:28tomber près de 400 litres
01:24:30d'eau par mètre carré
01:24:31donc on craint
01:24:32une réaction importante
01:24:33des cours d'eau également
01:24:34sur le flanc oriental
01:24:36de la Corse
01:24:36parce que
01:24:37les sols sont
01:24:38complètement saturés
01:24:39en eau
01:24:39et on voit très bien
01:24:40dans ce flux
01:24:41de secteur sud-est
01:24:42ces précipitations
01:24:43qui concernent toujours
01:24:43la partie est de la Corse
01:24:45mais également
01:24:46donc le roussillon
01:24:46avec un point
01:24:48de surveillance
01:24:50un particulier
01:24:50pour les départements
01:24:51de l'Aude
01:24:52et des Pyrénées-Orientales
01:24:53où les fortes pluies
01:24:54vont se maintenir
01:24:55toute la journée
01:24:55et sans doute
01:24:56jusqu'à demain midi
01:24:57en tout cas
01:24:58en ce qui concerne
01:24:58le département
01:24:59des Pyrénées-Orientales
01:25:00sur la prévention
01:25:01la prévention
01:25:02Boris Vellier-Chef
01:25:02dans ces départements
01:25:03la population
01:25:04elle a l'habitude
01:25:05relativement
01:25:06de ce genre de phénomène
01:25:07oui fort heureusement
01:25:08avec la récurrence
01:25:09en fait de ces phénomènes
01:25:10dans ces régions-là
01:25:11et dans ces départements
01:25:12en particulier
01:25:13il y a
01:25:14c'est vrai
01:25:15une appétence
01:25:17des populations
01:25:18à mieux se protéger
01:25:20ce qui est un bon point
01:25:21parce que ça permet
01:25:22de sauver pas mal
01:25:23d'éviter certains dégâts
01:25:25et puis de sauver
01:25:25pas mal de populations
01:25:26de ces événements
01:25:27mais c'est vrai
01:25:28qu'on se repose aussi
01:25:29beaucoup sur
01:25:30la technique
01:25:31ce qui est un petit peu
01:25:33dommage souvent
01:25:34parce qu'on le voit
01:25:34chaque événement
01:25:35en fait
01:25:36a ses particularités
01:25:38ses spécificités
01:25:39et il est tout à fait possible
01:25:40que même avec
01:25:41une quantité d'eau
01:25:42identique
01:25:43on est
01:25:44comment
01:25:45entre en jeu
01:25:46des phénomènes particuliers
01:25:47avec des embâcles
01:25:48des ruptures d'embâcles
01:25:50des phénomènes
01:25:51spéciaux
01:25:52qui font que
01:25:53le drame
01:25:53peut en fait
01:25:54avoir des conséquences
01:25:55plus importantes
01:25:57que prévu
01:25:58les problématiques
01:25:59sont différentes
01:25:59en fonction des départements
01:26:00en fonction des communes
01:26:02en fonction des
01:26:02cours d'eau
01:26:04en fonction des configurations
01:26:05évidemment
01:26:05de tous ces endroits
01:26:07merci beaucoup
01:26:08vous restez sur BFM TV
01:26:09pour suivre l'évolution
01:26:10de l'actualité très dense
01:26:12de ce lundi
01:26:14avec à midi
01:26:15on vous le rappelle
01:26:15conseil de sécurité
01:26:16conseil des ministres
01:26:17à 16h
01:26:18tout ça
01:26:18à suivre
01:26:19sur BFM TV
01:26:20et notamment avec
01:26:21Christophe Delay
01:26:21Roselyne Dubois
01:26:22dans quelques instants
01:26:22la météo
01:26:25avec démarche française
01:26:26nos experts
01:26:27vous accompagnent
01:26:27pour faciliter
01:26:28vos demandes
01:26:28de titre de séjour
01:26:29renouvellement
01:26:30ou naturalisation
01:26:30démarchefrançaise.fr
01:26:32Bonjour notre fil rouge
01:26:40depuis ce matin
01:26:41c'est la baie de Porto Vecchio
01:26:42en Corse du Sud
01:26:43avec cette webcam
01:26:44qui donne une vision
01:26:45très élargie
01:26:45de la situation
01:26:46et surtout très lointaine
01:26:47de ce qui arrive
01:26:48on surveille en effet
01:26:48les pluies répétées
01:26:50qui arrivent depuis
01:26:51la mer Méditerranée
01:26:51qui viennent accoster
01:26:52les terres corse
01:26:53alors vigilance orange
01:26:55maintenue tout au long
01:26:55de la journée
01:26:56sur l'ensemble
01:26:57de l'île de beauté
01:26:57on a également
01:26:58côté continent
01:26:59ces trois territoires
01:27:00que l'on surveille
01:27:00l'héros pour la crue
01:27:02du fleuve Aude
01:27:03l'Aude
01:27:04le département
01:27:05mais vous avez aussi
01:27:06les Pyrénées-Orientales
01:27:06et là en tout petit
01:27:07c'est la principauté d'Andorre
01:27:09qui est également placée
01:27:09par les services
01:27:10de Météo France
01:27:11en vigilance orange
01:27:12pluie-inondation
01:27:13voici la vision satellitaire
01:27:14beaucoup de nuages
01:27:15au-dessus de la Méditerranée
01:27:16et donc ces précipitations
01:27:17intenses en dessous
01:27:19on les voit bien accoster
01:27:20ces pluies regardées
01:27:20sur la partie est
01:27:22de l'île de beauté
01:27:23et se bloquer
01:27:23contre le relief
01:27:24on les voit bien
01:27:25ici arriver aussi
01:27:26depuis la mer
01:27:26et rentrer dans l'intérieur
01:27:27des terres
01:27:28pour rejoindre
01:27:28notamment les corbières
01:27:30donc prudents
01:27:31ça va se poursuivre
01:27:31tout au long de la journée
01:27:32du mauvais temps
01:27:33de la pluie
01:27:33mais dans une moindre mesure
01:27:35jusqu'en Normandie
01:27:36on en retrouve également
01:27:36tout au bout de la Bretagne
01:27:37le nord-est
01:27:38ça restera sec
01:27:39attention en Corse
01:27:41je rajoute également
01:27:42le risque de fortes rafales de vent
01:27:43et surtout d'avalanches
01:27:44en raison d'un manteau neigeux
01:27:46très instable
01:27:46voici les températures
01:27:47pour la suite de la journée
01:27:4810 à 12 près de l'océan
01:27:503 degrés en Alsace
01:27:51et 16 en Méditerranée
01:27:533 degrés en Méditerranée
01:27:55et 16 en Méditerranée
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