- il y a 5 semaines
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct. On est ensemble jusqu'à midi avec nos experts spécialistes, éditorialistes, notamment Guillaume Daré et François Pitrel qui se sont donnés le mot pour le look de ce matin.
00:00:11Et oui, voilà, ils sont 100% pareils. C'est l'uniforme d'Arnaud Direct. En tout cas, c'est ce qu'on pourrait penser.
00:00:16Allez, le programme avec la mobilisation des agriculteurs. Bonjour à vous Gaëtan, évidemment. Vous êtes avec nous notamment sur ce sujet des agriculteurs parce que la mobilisation, elle se poursuit.
00:00:25Alors pas à Paris, les tracteurs sont repartis. En revanche, à Toulouse et à Marseille, c'est reparti de plus belle ce matin.
00:00:30Vous verrez l'ampleur des blocages et on verra pourquoi les manifestants relancent la pression malgré les annonces d'hier.
00:00:37Des manifestants en Iran pourraient être pendus à partir d'aujourd'hui. Ces morts s'ajouteraient au bilan effroyable qu'on reçoit depuis hier.
00:00:45Vous allez voir l'ampleur des chiffres. C'est vraiment terrifiant. Et Donald Trump promet une action très forte en cas d'exécution.
00:00:51Et puis, la reprise du procès de Marine Le Pen. C'était-il il y a une heure. Maintenant, elle a choisi Marine Le Pen.
00:00:59Depuis le début de ce procès, on appelle hier de faire profil bas à un changement radical par rapport à son attitude en première instance.
00:01:05C'est à l'UFV. Écoute, est cher. On verra si cette nouvelle stratégie peut être payante ou pas. C'est parti pour deux heures de direct.
00:01:11Les agriculteurs, donc, pour commencer. Alors, ceux de Paris ont levé le camp. Il y avait des centaines de tracteurs hier.
00:01:28Ils sont partis cette nuit. Mais pour autant, la colère n'est pas éteinte. Elle rebondit ailleurs, à Toulouse et à Marseille.
00:01:35C'est là qu'on retrouve Alexis Plouyette. Alexis, une opération escargot a été lancée ce matin. Est-ce qu'elle se poursuit ou est-ce qu'elle s'est transformée en blocage ?
00:01:46Non. Alors, elle se poursuit. En fait, ce qui se passe, vous voyez sur ces images d'Anne Boisise, les tracteurs, il y en a une quarantaine à peu près,
00:01:52ils sont stationnés sur deux fils de l'autoroute dans les deux sens, entre Marseille et Toulon.
00:01:59On n'est pas très loin de Saint-Cyr-sur-Mer, de Bandol, pour ceux qui connaissent le Var. Et donc, dans les deux sens, vers Toulon et vers Marseille.
00:02:06Mais vous voyez, les automobilistes, ils circulent. Donc, en gros, on va parler de gros ralentissements, mais pas de blocage.
00:02:12Vraiment, ça a créé des gros embouteillages ce matin à 8 heures. Et donc, vous voyez, une quarantaine de tracteurs.
00:02:17C'est surtout des viticulteurs et des vignerons. Ici, la viticulture, c'est très important dans le Var.
00:02:22On est avec Sandrine Ferrault, qui est viticultrice à Saint-Cyr-sur-Mer.
00:02:24Sandrine, on voyait les tracteurs qui ont levé le camp à Paris. Vous, vous vous installez ici sur l'autoroute. Pourquoi aujourd'hui ?
00:02:32Pour soutenir les agriculteurs nationaux, avant tout. Et puis, on a aussi en local beaucoup de problématiques.
00:02:41Alors, c'est un geste d'abord de solidarité, c'est ça, envers les autres agriculteurs ?
00:02:45C'est ça, exactement.
00:02:46Vous avez entendu le plan du Premier ministre ici, notamment pour l'arrachage dans la viticulture.
00:02:51Est-ce que ça, ça vous a rassuré ou j'imagine que non, si vous êtes là ce matin ?
00:02:54Ah non, pas du tout. Là, vous allez me faire pleurer.
00:02:57Pourquoi ?
00:02:59Nous, on veut planter, on ne veut pas arracher. On est des vignerons.
00:03:03Donc, vous voulez préserver plutôt que démembrer, c'est ça que disait tout à l'heure un de vos collègues ?
00:03:06C'est ça, exactement. Et enfin, pouvoir vivre pleinement de notre métier.
00:03:11Parce que vous ne dégagez pas assez de revenus aujourd'hui ?
00:03:13C'est ça. Et même dans l'appellation Mandol et Côte-de-Provence, on est en pleine crise.
00:03:17Donc ça, ça vous inquiète ? C'est pour ça que vous voulez vous faire entendre ce matin ?
00:03:21C'est ça, exactement. Et puis aussi pour nos enfants.
00:03:24Bon, mais écoutez...
00:03:25On est juste de passage.
00:03:27Merci beaucoup, Sandrine. Voilà, vous l'aurez compris, les agriculteurs qui veulent ici poursuivre ce mouvement.
00:03:33Un mouvement bruyant, on les a entendus depuis ce matin, mais pacifique.
00:03:36Tout ça est encadré par la police et la gendarmerie.
00:03:38C'est une manifestation, un mouvement déclaré ici dans le Var.
00:03:42Et vous entendez les klaxons des automobilistes qui passent,
00:03:44qui manifestement soutiennent les agriculteurs ici dans le Var.
00:03:47Oui, c'est le petit coup de klaxon d'encouragement, effectivement, qu'on entend derrière vous, Alexis Plouyette.
00:03:52On voit, on entendait avec votre intervenante, que même des régions comme Bordeaux ou Côte-de-Provence,
00:03:57appellations prestigieuses, sont touchées.
00:03:59Et on voit qu'il y a des niveaux locaux et des niveaux nationaux, Gaëtan Men.
00:04:03Sur le plan de la mobilisation, ça va se passer comment, cette mobilisation ?
00:04:06Ça va se poursuivre comme ça, de façon perlée, jour après jour, région par région ?
00:04:10C'est à ça qu'il faut s'attendre après le coup de force d'hier ?
00:04:13Oui, c'est assez difficile, effectivement, à expliquer.
00:04:15Dans la mesure où, hier soir, la FNSEA et les jeunes agriculteurs,
00:04:18après avoir été reçus par la ministre de l'Agriculture, Annie Jeveur,
00:04:22sont ressortis tout à fait satisfaits en indiquant que toutes leurs revendications
00:04:27avaient obtenu gain de cause.
00:04:30Et effectivement, entre la loi spéciale et tous les moratoires que demandait la FNSEA,
00:04:35eh bien, ils ont véritablement été entendus et les mesures ont été annoncées dans la foulée.
00:04:42Mais ce que l'on voit aujourd'hui, c'est qu'au final,
00:04:45alors déjà, il y a plusieurs organisations syndicales avec des revendications très différentes,
00:04:49mais il y a surtout plusieurs agricultures en France,
00:04:53plusieurs départements qui ne sont pas du tout concernés par les mêmes problématiques.
00:04:57Et si, effectivement, au niveau national, on a obtenu des moratoires sur l'eau,
00:05:01eh bien, pour ces agriculteurs du Sud qui souffrent notamment de la sécheresse
00:05:06et justement de cette problématique d'eau,
00:05:09eh bien, ce qui a été annoncé hier, c'est clairement insuffisant.
00:05:13Et puis, il y a aussi toute cette concurrence des pays du Sud
00:05:17qui aujourd'hui, eh bien, met à mal la survie de certaines de ces exploitations
00:05:22qui n'arrivent pas à s'en sortir avec des charges qui sont très élevées
00:05:24et, bien évidemment, des coûts de production qui sont tout aussi importants
00:05:29et qui expliquent le fait qu'aujourd'hui,
00:05:32ils n'arrivent pas à produire de manière concurrentielle.
00:05:36C'est vrai qu'il y a des problématiques qui sont différentes,
00:05:38région par région, type d'exploitation par type d'exploitation,
00:05:41ce qui explique ce maintien du mouvement,
00:05:43même si on va vous donner le détail dans quelques instants,
00:05:46de ce qui a été annoncé hier par le gouvernement,
00:05:48d'abord direction Toulouse,
00:05:49parce que c'est donc aujourd'hui dans le Sud de la France que ça se passe,
00:05:52les manifestations.
00:05:53On était à Marseille il y a quelques instants.
00:05:54On va aller à Toulouse rejoindre Jean-Wilfrid Forquès.
00:05:57Alors, on sait, Jean-Wilfrid,
00:05:57que le fameux barrage de la 64 a été évacué hier.
00:06:00On l'avait vécu dans cette émission en direct avec vous.
00:06:03Mais pour autant, là-bas, on a voulu envoyer le message.
00:06:06Ce n'est pas pour ça que la mobilisation est terminée.
00:06:09Et depuis ce matin, il y a donc une action spectaculaire
00:06:12qui réunit d'ailleurs plusieurs organisations.
00:06:14C'est l'intersyndical, Julien, qui a pris le relais ici.
00:06:17Des cortèges nourris avec des opérations de blocage
00:06:20qui ont débuté très, très tôt dans la nuit.
00:06:23À partir de 3h du matin, notamment,
00:06:25une délégation de la coordination rurale avec ses tracteurs
00:06:28a envahi la préfecture.
00:06:30Alors, ça n'a pas duré très, très longtemps
00:06:31parce que les forces de l'ordre, les policiers, sont intervenus.
00:06:35Plusieurs personnes, d'ailleurs, ont été interpellées.
00:06:37À l'heure qu'il est, selon la coordination rurale,
00:06:40deux personnes seraient toujours en garde à vue.
00:06:42Les tracteurs sillonnent Toulouse,
00:06:46notamment sur le territoire, plusieurs points de blocage.
00:06:49Là, je suis, par exemple, actuellement à un convoi.
00:06:51Un convoi, alors c'est paradoxal,
00:06:53puisque la manifestation est quand même interdite, Julien.
00:06:56C'est paradoxal parce que ce convoi dans lequel je suis
00:06:58est escorté par des gendarmes, par des policiers,
00:07:02mais également en tête de cortège par des motards.
00:07:05Manifestations interdites, mais on surveille tout cela
00:07:08de très, très près, comme le lait sur le feu.
00:07:11Une mobilisation qui se poursuit,
00:07:13qui devrait durer certainement toute la journée.
00:07:15Et pour prolonger ce que disait à l'instant Gaëtan Mélin,
00:07:18eh bien ici, par exemple, dans la région Occitanie,
00:07:21chaque département devrait organiser des manifestations
00:07:25demain, toute la journée.
00:07:27Oui, on se doute, Jean-Wilfrid, en vous écoutant,
00:07:29que pour les forces de sécurité, c'est toujours très compliqué
00:07:31de savoir où placer le curseur de la répression,
00:07:34de l'interdiction, de l'accompagnement.
00:07:36Forcément, c'est toujours extrêmement sensible.
00:07:38François Pitres, ce qui est aussi important,
00:07:39ce que vient de nous dire Jean-Wilfrid,
00:07:40c'est le côté intersindical.
00:07:42Parce que ça, sur les manifestations agricoles,
00:07:44c'est rarissime.
00:07:45En tout cas, c'est une première depuis près d'un mois.
00:07:48Il y avait quelques militants de la FNSEA
00:07:50qui étaient dans Paris la semaine dernière,
00:07:53quand la coordination rurale est arrivée
00:07:54devant l'Assemblée nationale.
00:07:56Hier, il n'y avait que la FNSEA qui était à Paris.
00:07:59Et à chaque fois qu'il y a des mobilisations,
00:08:00chaque syndicat organise son action de son côté.
00:08:04Cette fois, c'est les trois principaux syndicats
00:08:08qui sont rassemblés.
00:08:09Et c'est ce qu'appelaient beaucoup d'agriculteurs de la base
00:08:12qui ne comprennent pas pourquoi les revendications
00:08:15sont souvent similaires et les mobilisations disparaissent.
00:08:18Donc, pour donner plus de poids à leur action,
00:08:20autant se rassembler.
00:08:21C'est en tout cas ce que demande la base.
00:08:22Donc là, est-ce que Toulouse sera suivie par d'autres départements ?
00:08:25C'est une question qu'on pourrait se poser.
00:08:27C'est ce que redoute, c'est ce que souhaitait la base
00:08:29ni agricole, c'est ce que redoute le gouvernement.
00:08:31Effectivement, cette union syndicale,
00:08:32comme on peut le voir ici.
00:08:34Sur la réponse politique, Guillaume,
00:08:35il y a eu donc hier ces annonces du gouvernement
00:08:37avec une loi d'urgence.
00:08:39Rappelez-nous peut-être en deux mots ce qu'elle contient
00:08:41et pourquoi ça ne suffit manifestement pas à convaincre.
00:08:44Il y a un certain nombre d'aides.
00:08:45Une loi d'urgence agricole, effectivement,
00:08:46qui est annoncée pour mars par le gouvernement.
00:08:49Certains critiquent en coulisses en disant
00:08:51« En mars, il y a quoi ? »
00:08:52Rappelez-vous, les élections municipales,
00:08:54ce n'est pas tout à fait un hasard.
00:08:55Le 5 et 12 mars.
00:08:56Absolument.
00:08:57Il y a aussi la mise sous pression, on le disait,
00:08:59des oppositions sur la question du budget.
00:09:01300 millions d'euros d'aides.
00:09:02Le gouvernement dit « S'il n'y a pas de budget,
00:09:04il n'y a pas d'aide ».
00:09:04Cet après-midi, moment politique important,
00:09:06sur cette question, notamment agricole,
00:09:09et plus particulièrement la question du Mercosur.
00:09:11Vous savez, il y a deux motions de censure
00:09:12qui ont été déposées, qui seront examinées.
00:09:14Celle du RN, celle de la France Insoumise.
00:09:17Elles n'ont quasiment aucune chance d'être adoptées,
00:09:18mais c'est un moment, effectivement, assez puissant.
00:09:21Juste sur la forme, au-delà des annonces,
00:09:22même s'ils ont été satisfaits de quasiment toutes les annonces,
00:09:26paroles des agriculteurs en retard hier soir et ce matin,
00:09:29qu'ils avaient regretté que le Premier ministre
00:09:31communique par un tweet.
00:09:33Certains ont mal pris la forme,
00:09:35jugeant qu'il aurait peut-être pu venir les rencontrer.
00:09:37Gaëtan ?
00:09:37On peut souligner aussi la volonté de la ministre de l'Agriculture
00:09:40d'aller à la rencontre, justement,
00:09:42de toutes ces différentes formes d'agriculture
00:09:44dans toutes les régions, justement, pour essayer
00:09:46que ce projet de loi réponde
00:09:50à toutes les demandes des agriculteurs en France.
00:09:52Et puisque c'est effectivement du côté de l'Assemblée
00:09:54que ça va se passer, comme nous l'a rappelé Guillaume,
00:09:57eh bien, justement, allons, on ira à l'Assemblée
00:09:59dans quelques instants, mais d'abord à l'Élysée
00:10:01parce qu'il y a le Conseil des ministres ce matin
00:10:02avec Léopold Daudbert qui est sur place.
00:10:04Et Léopold, cette question agricole,
00:10:06même si elle ne sera pas évoquée directement,
00:10:09elle est dans tous les esprits.
00:10:10Alors, elle sera évoquée en l'occurrence par Annie Gennevard
00:10:15lors d'une communication qui sera faite
00:10:17pendant ce Conseil des ministres.
00:10:18Voilà ce qu'on a appris ce matin au service politique de BFM TV.
00:10:21Mais bien évidemment, c'est le budget
00:10:23qui est dans tous les esprits, Julien, ce matin.
00:10:25Alors, ces motions de censure, vous venez d'en parler,
00:10:27elles ne seront pas adoptées dans l'après-midi.
00:10:30Mais on sent bien qu'en coulisses, Emmanuel Macron,
00:10:33il répète à différents interlocuteurs
00:10:36que les outils constitutionnels sont à la main du gouvernement.
00:10:40Il l'a encore affirmé lundi lors de ses voeux au Conseil constitutionnel.
00:10:44C'est une manière pour lui de dire que dans cette situation
00:10:46où les enjeux internationaux sont majeurs,
00:10:49notamment la question du Groenland
00:10:51ou encore les différentes postures des Etats-Unis
00:10:54vis-à-vis de l'Iran, il faut agir.
00:10:57Et pour ça, le 49.3, les ordonnances
00:10:59sont des outils qui sont légitimes.
00:11:01Du côté de Matignon, on voit bien qu'il y a une autre petite musique.
00:11:04Sébastien Lecornu essaye de gagner du temps,
00:11:07d'avancer sur une base de compromis,
00:11:10même si on voit mal comment ça peut retomber
00:11:11via un vote au moment où on se parle.
00:11:14Et donc, on verra tout à l'heure, Julien,
00:11:16à l'issue de ce Conseil des ministres,
00:11:17si une nouvelle fois, Emmanuel Macron
00:11:18met la pression sur son Premier ministre publiquement.
00:11:22De quelle manière ? Avec quel mot ?
00:11:23Alors ça, c'est effectivement sur la question du budget.
00:11:25Merci beaucoup, Léopold, avec Léonie Sour,
00:11:28qui est avec vous pour les images.
00:11:30Et sur la question des motions de censure,
00:11:33c'est donc cet après-midi que ça va se passer
00:11:35à l'Assemblée nationale.
00:11:36Allons-y pour retrouver Preska Thévenot,
00:11:38qui est députée du camp macroniste.
00:11:41Preska Thévenot, d'abord, ces motions de censure,
00:11:44elles ont assez peu de chances de passer.
00:11:45Est-ce que vous regrettez que, malgré tout,
00:11:47l'opposition les a présentées ?
00:11:48Vous répondez quoi ?
00:11:51J'ai envie de vous dire, tout simplement,
00:11:53France Insoumise, Rassemblement National,
00:11:56deux familles politiques qui se font face dans l'hémicycle
00:11:59et pourtant qui emploient les mêmes méthodes,
00:12:01les mêmes réflexes.
00:12:01Quand il y a un défi qui se présente face à eux,
00:12:04quand les Françaises et les Français
00:12:05ou des corps spécifiques leur demandent
00:12:08de régler des problèmes,
00:12:09eh bien, qu'est-ce qu'ils proposent ?
00:12:10Du bruit, du chaos et de la gesticulation.
00:12:13Vous vous rendez compte que là,
00:12:14nous avons des agriculteurs
00:12:15qui nous demandent des solutions,
00:12:17qui nous demandent d'agir rapidement,
00:12:19de ne pas sombrer dans le slogan.
00:12:21Et que proposent ces deux familles politiques ?
00:12:22Eh bien, d'attirer les caméras,
00:12:24d'attirer l'attention,
00:12:25non pas pour proposer et évoquer des solutions
00:12:28à ces problèmes,
00:12:28mais pour simplement essayer de créer
00:12:30de la déstabilisation politique.
00:12:33Est-ce que ça répondra à l'urgence du moment ?
00:12:35Absolument pas et jamais.
00:12:37Et d'autant plus que vous le savez très bien
00:12:38que sur ce dossier-là,
00:12:39très précisément,
00:12:40du Mercosur,
00:12:41parce qu'il y a aussi le sujet du Mercosur derrière,
00:12:43et notamment sur l'émotion de Roger,
00:12:46eh bien, nous devrions avoir une voix forte française
00:12:49pour poser d'autant plus au Parlement européen,
00:12:51puisque c'est là que ça se joue.
00:12:52Eh bien, à quoi jouent ces deux familles politiques ?
00:12:54Elles affaiblissent plus que jamais notre voix.
00:12:56Et donc, je questionne le patriotisme
00:12:59de ces deux familles politiques.
00:13:01Et il y aura un thème aménager
00:13:02qui vous répondra dans quelques instants.
00:13:03D'abord, sur la question du budget,
00:13:05parce qu'on voit bien que tant que la question du budget
00:13:07n'est pas réglée,
00:13:07c'est aussi compliqué de régler la question agricole,
00:13:10puisqu'ils attendent notamment 300 millions d'aides
00:13:12qui ont été annoncées la semaine dernière.
00:13:14Est-ce que vous dites,
00:13:15arrêtons et maintenant,
00:13:16il faut passer au 49.3,
00:13:17parce qu'on sait que l'hypothèse
00:13:18est en train de remonter très fortement ?
00:13:20Ça, c'est pas à moi de le dire.
00:13:24Vous savez, en République,
00:13:25il faut respecter les prérogatives des institutions
00:13:27et en tant que parlementaire.
00:13:28Moi, mon rôle, c'est d'être à l'Assemblée nationale
00:13:30de débattre, de proposer
00:13:32et de voter au bout du jour.
00:13:34Moi, ce que je dis simplement,
00:13:35en tant que parlementaire,
00:13:36à l'Assemblée nationale,
00:13:37où cet après-midi,
00:13:38pendant plus d'une heure,
00:13:39plus de deux heures,
00:13:40nous allons être mobilisés, réunis.
00:13:42Pourquoi ?
00:13:43Non pas pour parler du budget,
00:13:44non pas pour évoquer ce que nous pourrons faire,
00:13:46mais pour écouter les adorateurs
00:13:48de Jean-Luc Mélenchon
00:13:49et ceux de Marine Le Pen
00:13:50nous présenter une motion de censure
00:13:52vaine, comme vous l'avez dit.
00:13:53Et donc, c'est ça qui doit nous préoccuper aujourd'hui.
00:13:55Ensuite, sur le budget,
00:13:57chacun prend ses responsabilités.
00:13:59Si le Premier ministre est contraint
00:14:01d'utiliser une autre méthode
00:14:03que celle du vote
00:14:04pour passer le budget,
00:14:06encore une fois,
00:14:07questionnons ces deux familles politiques
00:14:08qui passent leur temps à bloquer
00:14:09et ils le rappellent encore cet après-midi.
00:14:11Mais est-ce que vous invitez le Premier ministre
00:14:13à utiliser justement
00:14:14tous les moyens disponibles
00:14:15pour sortir de cette crise ?
00:14:16C'est ce qu'a semblé dire Annie Gennevard
00:14:18à la ministre de l'Agriculture
00:14:19il y a quelques heures.
00:14:23Écoutez, si le gouvernement
00:14:24veut aller sur le 43-3,
00:14:26des ordonnances, peu importe,
00:14:28nous serons là, nous,
00:14:29pour faire en sorte
00:14:30qu'il n'y ait pas de déstabilisation
00:14:32de notre République
00:14:35et donc de la politique.
00:14:36Ensuite, c'est au Premier ministre
00:14:37de prendre ses décisions.
00:14:38Nous, nous serons là en soutien
00:14:39pour faire en sorte
00:14:40non pas que les uns et les autres restent,
00:14:43mais surtout qu'on puisse enfin
00:14:45avoir un budget.
00:14:46Le budget dont il est question,
00:14:47ce n'est pas le budget pour 2027,
00:14:49c'est le budget pour l'année en cours
00:14:50qui a commencé il y a maintenant
00:14:52quelques jours.
00:14:53Et donc, une fois que ce budget
00:14:54pourra être adopté,
00:14:55le Premier ministre dira
00:14:56quelles sont les modalités
00:14:57de cette adoption,
00:14:58on pourra aussi parler
00:15:00d'autres sujets
00:15:01et notamment du sujet agricole.
00:15:03Thomas Ménager vous répondra
00:15:05dans quelques instants.
00:15:05Merci beaucoup, Prisca Tévenot,
00:15:07pour avoir été en direct.
00:15:09Guillaume Daré,
00:15:09on voit bien à la prudence
00:15:10de Prisca Tévenot
00:15:11sur la question du 49-3
00:15:12il y a quelques instants.
00:15:14On a entendu ce qu'elle a dit.
00:15:15Voilà, moi,
00:15:16ce n'est pas ma responsabilité,
00:15:17ce n'est pas mon rôle
00:15:17de commenter ça.
00:15:18Oui, mais c'est une façon de dire
00:15:18que c'est la seule solution
00:15:20et à un moment,
00:15:21il faut y aller.
00:15:21C'est un peu ce qu'il est ressenti
00:15:22au sein du socle commun.
00:15:25En tout cas,
00:15:25c'est ainsi qu'on continue
00:15:26de l'appeler dans celui
00:15:27qui soutient le Premier ministre
00:15:28et une volonté de dire.
00:15:29Cette crise agricole,
00:15:30ça peut être justement
00:15:30un argument pour dire.
00:15:32Le coup d'accélérateur
00:15:32entre le président de la République
00:15:37et un certain nombre
00:15:38de députés du socle commun
00:15:39qui lui disent
00:15:40il faut y aller,
00:15:41il peut y avoir
00:15:41des justificatifs
00:15:42effectivement à travers
00:15:43cette crise agricole
00:15:44en disant
00:15:44désormais il faut un budget.
00:15:46Il y a deux questions,
00:15:47on le disait,
00:15:47soit l'hypothèse d'un 49-3,
00:15:49le risque c'est motion de censure,
00:15:50motion de censure,
00:15:51si elle est votée,
00:15:52le gouvernement tombe,
00:15:53le budget avec,
00:15:54les ordonnances,
00:15:55l'avantage c'est
00:15:56qu'il n'y a pas de vote
00:15:56à l'Assemblée
00:15:57mais ça sera peut-être vu
00:15:58comme un passage en force supplémentaire
00:16:00encore plus compliqué
00:16:01à justifier.
00:16:02Gaëtan,
00:16:03disons les choses clairement,
00:16:04tant qu'il n'y a pas de budget,
00:16:05il n'y a pas d'aide
00:16:05pour les agriculteurs ?
00:16:06Ah ben non,
00:16:06ça c'est clair,
00:16:07les deux vont de pair.
00:16:09Si effectivement
00:16:10le gouvernement
00:16:11n'arrive pas à convaincre
00:16:13une majorité de députés
00:16:14de voter pour ce budget
00:16:16ou en tout cas
00:16:16de ne pas voter contre,
00:16:18eh bien effectivement
00:16:19on restera
00:16:20dans la loi spéciale,
00:16:22la loi spéciale
00:16:22qui ne permet pas
00:16:24de débloquer
00:16:24des budgets supplémentaires.
00:16:26Donc effectivement,
00:16:27si pas de budget,
00:16:28pas d'enveloppe supplémentaire
00:16:31pour ces agriculteurs.
00:16:32Façon de mettre
00:16:32un pistolet sur la tente
00:16:34de l'opposition
00:16:34pour le gouvernement
00:16:35sur cette question
00:16:37avec donc ce débat
00:16:39sur les motions de censure
00:16:40qui va,
00:16:41ça sera à quelle heure
00:16:42cet après-midi ?
00:16:42Guillaume,
00:16:42comment ça va se passer ?
00:16:43On se retrouve dès 14h30
00:16:44en direct pour une édition spéciale
00:16:46avec Amandine Attalaya
00:16:47depuis l'Assemblée nationale
00:16:48où effectivement
00:16:49on va suivre
00:16:49les deux motions de censure,
00:16:50une motion LFI,
00:16:51une motion Rassemblement national.
00:16:53Comme je le disais,
00:16:53ce qui est intéressant de voir,
00:16:54c'est qu'habituellement
00:16:55le Rassemblement national
00:16:56vote les deux motions de censure
00:16:59quelle que le soit.
00:17:00La France insoumise
00:17:00ne vote pas les motions de censure
00:17:01du Rassemblement national.
00:17:03Et encore une fois,
00:17:04ce qui sera intéressant de voir,
00:17:04c'est s'il y a quand même
00:17:05certains députés socialistes
00:17:07par exemple
00:17:07qui se décrochent
00:17:08parce que les motions de censure
00:17:09de cet après-midi,
00:17:10ça peut être un tour de chauffe
00:17:11pour démonstrer
00:17:12la motion de censure
00:17:12la semaine prochaine
00:17:13sur la question du budget
00:17:14si en 49-3
00:17:15ou là l'enjeu politique
00:17:16sera beaucoup plus important.
00:17:19Olivier Faure a appelé
00:17:19à ne pas voter
00:17:21pour cette motion de censure.
00:17:21Pas sur cette question
00:17:22du Mercosur effectivement.
00:17:23Idem pour Bruno Rotailleau
00:17:25qui avait dit
00:17:25les Républicains
00:17:26pourraient voter
00:17:27une motion de censure
00:17:27si Emmanuel Macron
00:17:29ne s'oppose pas
00:17:30au Mercosur.
00:17:31Emmanuel Macron et la France
00:17:32ont voté
00:17:32contre le Mercosur.
00:17:34Le président des Républicains
00:17:35dit on ne vote pas
00:17:36la motion de censure.
00:17:36Et quand on fait les comptes
00:17:37il y a quand même
00:17:37un petit peu de suspense
00:17:38ou bien honnêtement très peu ?
00:17:39Il y a toujours
00:17:40un suspense en tout cas
00:17:42tant.
00:17:42C'est pour ça
00:17:43qu'il faudra regarder
00:17:43l'édition spéciale
00:17:44Bien sûr.
00:17:45Tant que le vote
00:17:47n'est pas survenu
00:17:48mais quand on fait
00:17:49le décompte arithmétique
00:17:51la chute du gouvernement
00:17:52est assez improbable
00:17:53cet après-midi.
00:17:53Pourquoi le Rassemblement
00:17:54national a voulu
00:17:55passer une motion de censure
00:17:56alors qu'ils savent
00:17:57qu'il n'y a pratiquement
00:17:58aucune chance
00:17:59et que surtout
00:17:59la France a voté contre
00:18:00Emmanuel Macron
00:18:01s'est prononcé contre
00:18:01la semaine dernière ?
00:18:02Parce que première chose
00:18:03ils estiment
00:18:03qu'Emmanuel Macron
00:18:05n'a pas employé
00:18:06des moyens suffisamment forts
00:18:07quand on entend plusieurs
00:18:08députés du Rassemblement
00:18:09national
00:18:10ils disent
00:18:10ils auraient dû lui faire
00:18:11ils devraient faire
00:18:11la politique de la chaise vide
00:18:13qui avait été faite
00:18:14par le général de Gaulle
00:18:15ne plus se rendre
00:18:15au Conseil européen
00:18:16et même
00:18:17on en entendait
00:18:17sur ce plateau ici
00:18:18même hier
00:18:19dire on devrait stopper
00:18:20la contribution de la France
00:18:21au budget de l'Union européenne
00:18:22donc ils disent
00:18:23oui
00:18:23ok
00:18:24c'est ce que défendait
00:18:24Marion Maréchalier
00:18:25on a entendu
00:18:26pour la forme
00:18:26Emmanuel Macron
00:18:27a voté non
00:18:28mais il n'a pas
00:18:29employé les moyens suffisants
00:18:31donc c'est pour ça
00:18:31notamment que le Rassemblement
00:18:33national a déposé
00:18:34cette motion de censure
00:18:35et puis derrière ça
00:18:36il y a aussi un signal politique
00:18:38qui est envoyé aux agriculteurs
00:18:39pour leur dire
00:18:40regardez
00:18:40c'est nous qui vous défendons
00:18:42on est à quelques semaines
00:18:43du salon de l'agriculture
00:18:44et c'est évidemment
00:18:45là aussi
00:18:46des électeurs
00:18:47qu'il faut essayer
00:18:48d'aller convaincre
00:18:49en vue de la prochaine
00:18:49élection présidentielle
00:18:50dans un peu plus d'un an
00:18:51façon de mettre la pression
00:18:52aussi sur l'Europe
00:18:53François Pitrel
00:18:53la prochaine réunion
00:18:55c'est à Strasbourg
00:18:56dans 15 jours maintenant
00:18:57les agriculteurs hier
00:18:58ils disaient
00:18:58c'est plus en France
00:18:59que ça se passe
00:18:59c'est à Strasbourg
00:19:00et à Bruxelles
00:19:01c'est à Strasbourg
00:19:02qu'ils vont essayer
00:19:02de faire pression
00:19:03en tout cas par une manifestation
00:19:04le 20 janvier
00:19:06devant le Parlement
00:19:07Alors je vous parlais
00:19:08de Thomas Ménager
00:19:08député Rassemblement National
00:19:09il vient de nous rejoindre
00:19:10en direct
00:19:11depuis l'Assemblée
00:19:12expliquez-nous
00:19:12monsieur le député
00:19:13pourquoi déposer une motion
00:19:15alors que
00:19:16Emmanuel Macron
00:19:17a dit non au Mercosur
00:19:18Mais parce que
00:19:22aujourd'hui
00:19:22il a dit non
00:19:23mais dans une espèce
00:19:25d'opération de communication
00:19:26parce qu'il ne met pas
00:19:27tous les moyens
00:19:28pour stopper
00:19:28la mise en place
00:19:30de ce traité
00:19:31de cet accord
00:19:32de libre-échange
00:19:32qui va tuer
00:19:33nos agriculteurs
00:19:34on le dit
00:19:35depuis des mois
00:19:36bien entendu
00:19:36qu'il dit non
00:19:37mais il est en minorité
00:19:38et aujourd'hui
00:19:38il faut faire
00:19:39ce qui a pu être fait
00:19:40en son temps
00:19:41par d'autres
00:19:42au niveau européen
00:19:43on peut penser
00:19:44au général de Gaulle
00:19:44on peut penser
00:19:45à Margaret Thatcher
00:19:46c'est à dire
00:19:46entrer dans un bras de fer
00:19:48un bras de fer
00:19:49avec la commission européenne
00:19:51comme je l'ai expliqué
00:19:52hier sur votre plateau
00:19:53je pense que
00:19:54si Emmanuel Macron
00:19:55et si le gouvernement
00:19:56disaient clairement
00:19:58qu'il allait arrêter
00:19:59de verser sa contribution
00:20:01à l'union européenne
00:20:02qui augmente
00:20:03cette année
00:20:03c'est à dire
00:20:04pris dans les impôts
00:20:04des français
00:20:05qui va être maintenant
00:20:05de près de 30 milliards
00:20:07je peux vous dire
00:20:08que madame von der Leyen
00:20:09n'irait pas
00:20:10samedi au Paraguay
00:20:12signer cet accord
00:20:13il faut rentrer
00:20:14dans un rapport
00:20:15de force
00:20:16total
00:20:17avec la commission européenne
00:20:19il n'y a pas
00:20:19d'autre choix
00:20:20on est le deuxième
00:20:21contributeur net
00:20:22au budget
00:20:23de l'union européenne
00:20:23chaque année
00:20:24on perd près de
00:20:2510 milliards d'euros
00:20:26je pense que
00:20:27sans la France
00:20:29l'union européenne
00:20:30ne tient pas
00:20:30et donc il faut envoyer
00:20:31ce message très clair
00:20:32si la France
00:20:34se laisse marcher dessus
00:20:35par cet accord
00:20:36et c'est une question
00:20:38de vie ou de mort
00:20:38pour nos agriculteurs
00:20:39et bien il faut rentrer
00:20:41dans ce rapport de force
00:20:42merci beaucoup
00:20:43monsieur le député
00:20:43Gaëtan Damo
00:20:44si pas de contribution
00:20:45de la France
00:20:45à hauteur de 29 milliards
00:20:46d'euros pour 2026
00:20:48et bien il n'y aura pas
00:20:48non plus les aides
00:20:49pour les agriculteurs
00:20:50et on rappelle
00:20:51que pour certains d'entre eux
00:20:53ça correspond à 80%
00:20:54de leurs revenus
00:20:55précision importante
00:20:56vous restez dehors de direct
00:20:58parce que dans quelques instants
00:20:59nous irons voir
00:20:59ce qui se passe
00:21:00du côté de l'Iran
00:21:01avec Donald Trump
00:21:02qui promet une action forte
00:21:03si les condamnations à mort
00:21:06sont exécutées
00:21:06ce qui pourrait commencer
00:21:07aujourd'hui
00:21:08que veut dire Donald Trump
00:21:10précisément
00:21:10quand il parle de cette action forte
00:21:12et bien c'est la question
00:21:12à laquelle on va tenter
00:21:13de répondre dans quelques instants
00:21:14à tout de suite
00:21:14Donald Trump annonce
00:21:16une action très forte
00:21:18si les condamnations à mort
00:21:19sont exécutées
00:21:20en Iran
00:21:21quelle forme pourrait prendre
00:21:23cette action
00:21:23on vous le dit dans quelques instants
00:21:25d'abord le rappel
00:21:26des grands titres
00:21:26de l'actualité
00:21:27de ce mercredi
00:21:27c'est avec Pauline Pioche
00:21:28et l'actualité politique
00:21:32est importante
00:21:33aujourd'hui
00:21:34Pauline
00:21:35avec cet après-midi
00:21:36à l'Assemblée
00:21:36deux motions de censure
00:21:37qui seront débattues
00:21:38l'une qui a été déposée
00:21:39par le Rassemblement National
00:21:40l'autre par la France Insoumise
00:21:43je vous le rappelle
00:21:43pour dénoncer
00:21:44la signature du Mercosur
00:21:45qui sera définitivement signée
00:21:47ce samedi
00:21:48cet accord de libre-échange
00:21:49d'ailleurs
00:21:50vous allez voir
00:21:51ces images en direct
00:21:52nous sommes sur l'autoroute A50
00:21:54où les agriculteurs
00:21:55sont encore rassemblés
00:21:56ce midi
00:21:58les agriculteurs
00:21:58qui ont quitté
00:21:59en revanche Paris
00:22:01vous voyez
00:22:01l'A50
00:22:02qui est pour le moment
00:22:02complètement bloqué
00:22:04bonjour Edgar Becquet
00:22:05alors ces deux motions
00:22:06de censure
00:22:07est-ce que finalement
00:22:08elles ont une chance
00:22:09d'aboutir Edgar ?
00:22:10alors il faut toujours
00:22:13rester très prudent
00:22:14Pauline
00:22:15on l'a vu
00:22:15ces derniers temps
00:22:16au Parlement
00:22:17tout peut arriver
00:22:18mais vous avez raison
00:22:19de le préciser
00:22:20ces deux motions
00:22:21de censure
00:22:22ont très peu de chance
00:22:23d'aboutir
00:22:23le gouvernement
00:22:24de Sébastien Lecornu
00:22:25ne devrait pas chuter
00:22:26ce soir
00:22:27pour deux raisons
00:22:28notamment
00:22:29déjà
00:22:29première raison
00:22:30parce que
00:22:31la gauche
00:22:32ne va pas voter
00:22:33la motion de censure
00:22:34déposée par le Rassemblement National
00:22:36et puis deuxièmement
00:22:37le parti socialiste
00:22:38lui ne va pas voter
00:22:40la motion de censure
00:22:41déposée par la France Insoumise
00:22:43le parti socialiste
00:22:45trouve cette motion de censure
00:22:46absurde
00:22:47puisque le président
00:22:48de la République
00:22:49a voté
00:22:49contre le Mercosur
00:22:51et d'après
00:22:51les socialistes
00:22:53cette motion de censure
00:22:54si elle est adoptée
00:22:56provoquerait
00:22:56de l'instabilité
00:22:57en cette période
00:22:58d'examen budgétaire
00:23:00donc Pauline
00:23:01ces deux motions de censure
00:23:01ont très peu de chance
00:23:02d'aboutir
00:23:03la décision d'Edgar Becquet
00:23:04accompagnée de Clara Davies
00:23:06pour les images
00:23:07j'ajoute qu'à partir
00:23:07de 13h30
00:23:09aujourd'hui
00:23:09une émission
00:23:10justement consacrée
00:23:11à ces deux censures
00:23:13présentées par Guillaume Daré
00:23:14et Amandine Attalaya
00:23:16aller au musée
00:23:17pourrait coûter
00:23:18plus cher
00:23:19alors pas forcément
00:23:20à vous
00:23:21rassurez-vous
00:23:21qui est concerné ?
00:23:22les touristes
00:23:23les touristes
00:23:23hors Union Européenne
00:23:24qui effectivement
00:23:25voudraient par exemple
00:23:26se rendre au musée du Louvre
00:23:27ça commence dès aujourd'hui
00:23:2810 euros de plus
00:23:30pour le billet
00:23:30pour le Louvre
00:23:31ce qui
00:23:31on arrive à un montant
00:23:32de 32 euros
00:23:33ils sont concernés également
00:23:34les châteaux de Versailles
00:23:35ou encore de Chambord
00:23:37une amende
00:23:38une amende
00:23:39d'un montant
00:23:40impressionnant
00:23:41spectaculaire
00:23:41même infligée
00:23:42à la société
00:23:42Free
00:23:4342 millions d'euros
00:23:44alors dans le détail
00:23:45en fait
00:23:45c'est 27 millions
00:23:46à Free Mobile
00:23:47et 15 millions
00:23:49à Free
00:23:49une amende
00:23:50qui arrive en fait
00:23:51après un vol
00:23:51de données confidentielles
00:23:52de clients
00:23:53c'est en octobre 2024
00:23:54plus de 20 millions
00:23:55de personnes
00:23:56ont été concernées
00:23:57la CNIL a constaté
00:23:58que les données
00:23:59des clients
00:23:59de Free
00:24:00étaient particulièrement
00:24:01mal sécurisées
00:24:02et la société Free
00:24:03dénonce
00:24:03cette décision
00:24:05ce matin
00:24:06l'étranger maintenant
00:24:07avec 25 personnes mortes
00:24:09dans un accident
00:24:09de train en Thaïlande
00:24:10et le bilan
00:24:11pourrait encore
00:24:11s'alourdir
00:24:12on parle également
00:24:13d'au moins
00:24:1480 personnes blessées
00:24:16c'est un train
00:24:16qui a déraillé
00:24:17ce matin
00:24:18après l'effondrement
00:24:19d'une grue
00:24:20sur certains wagons
00:24:21l'accident a eu lieu
00:24:22au nord-est
00:24:23de la capitale
00:24:23à Bangkok
00:24:24les images sont vraiment
00:24:25impressionnantes
00:24:26allez une autre image
00:24:27maintenant
00:24:28une belle image
00:24:28pour terminer
00:24:29je voulais vous en mettre
00:24:30plein les yeux
00:24:31aujourd'hui
00:24:32Julien on va prendre
00:24:32de la hauteur
00:24:33avec cette magnifique
00:24:34aurore boréale
00:24:35qui a été filmée
00:24:36depuis la station
00:24:37spatiale internationale
00:24:39avec des couleurs
00:24:40absolument formidables
00:24:41c'est pas un montage
00:24:42c'est pas l'intelligence artificielle
00:24:43c'est vraiment ce qu'ils ont vu
00:24:44c'est vrai de vrai
00:24:45extraordinaire
00:24:47merci beaucoup Pauline
00:24:48pour cette image
00:24:49on vous retrouve dans une heure
00:24:51actualité internationale
00:24:52maintenant toujours
00:24:52avec des chiffres
00:24:53absolument effroyables
00:24:55qui nous parviennent
00:24:55sur le bilan en Iran
00:24:56on entend parler
00:24:57de milliers de morts
00:24:58on va essayer
00:24:59de préciser les choses
00:25:00même si c'est très très compliqué
00:25:01et les exécutions
00:25:02de manifestants
00:25:02pourraient commencer
00:25:04exécutions par pendaison
00:25:05c'est comme ça
00:25:06que ça se passe en Iran
00:25:07ce qui a poussé
00:25:08Donald Trump
00:25:08à hausser
00:25:09encore un peu plus
00:25:10le ton la nuit dernière
00:25:11écoutez
00:25:11l'Iran me préoccupe
00:25:16quand je vois
00:25:16le genre de tueries
00:25:17qui se produit là-bas
00:25:18nous allons obtenir
00:25:19des chiffres précis
00:25:20bientôt
00:25:21nous obtiendrons
00:25:22des chiffres précis
00:25:22sur ce qui se passe
00:25:23en ce qui concerne
00:25:24les tueries
00:25:24et le bilan de ces tueries
00:25:26semble significatif
00:25:27mais nous n'en sommes pas
00:25:28encore sûrs
00:25:29et nous agirons
00:25:30en conséquence
00:25:31voilà nous allons agir
00:25:33de manière très forte
00:25:34plus précisément
00:25:35c'est ce qu'il a dit
00:25:35Patrick Sos
00:25:36ça peut vouloir dire quoi
00:25:37Jean-Julien
00:25:37c'est assez compliqué
00:25:39à analyser
00:25:40pourquoi ?
00:25:41parce que son vocabulaire
00:25:42était déjà assez agressif
00:25:44alors même que la répression
00:25:46commençait
00:25:47et donc il se tâte
00:25:49il n'y a pas d'autre mot encore
00:25:50après avoir encore reçu
00:25:52toutes les options disponibles
00:25:53de la part du Pentagone
00:25:54pourquoi ?
00:25:55parce qu'une opération militaire
00:25:57servirait à quoi ?
00:25:59et que faut-il d'ailleurs
00:26:00bombarder ?
00:26:01ou comment faut-il intervenir ?
00:26:04est-ce que c'est par une action
00:26:05totalement militaire ?
00:26:06ou est-ce que c'est de la cyberattaque ?
00:26:08on a eu quand même
00:26:08un signal donné
00:26:09par le président américain
00:26:10hier
00:26:11c'est son appel
00:26:12au peuple iranien
00:26:13à se révolter
00:26:14sans dire
00:26:15prendre le contrôle
00:26:16des institutions
00:26:16prenez le contrôle
00:26:17des institutions
00:26:18et on viendra
00:26:19à votre aide derrière
00:26:20sans jamais nommer d'ailleurs
00:26:22un visage
00:26:23ou une tête de fil
00:26:25pour une opposition
00:26:25c'est au peuple iranien
00:26:27dans son entier
00:26:28de comment mener
00:26:29cette révolution
00:26:30même s'il sait
00:26:31qu'il va avoir
00:26:32comme nous
00:26:33les premiers chiffres
00:26:34des exécutions
00:26:34à partir d'aujourd'hui
00:26:35puisque le ministère
00:26:36de la justice
00:26:37promet des procès
00:26:38et des condamnations
00:26:39à mort
00:26:39très rapides
00:26:40Le lieutenant-colonel
00:26:41Arbaretier
00:26:42évidemment
00:26:43la piste militaire
00:26:44fait partie
00:26:45des pistes
00:26:46sur la table
00:26:46est-ce que ça vous semble
00:26:47crédible
00:26:48éventuel
00:26:49et sous quelle forme
00:26:50cela pourrait se dérouler ?
00:26:53Alors plutôt
00:26:53qu'une opération militaire
00:26:54je dirais que ce serait
00:26:55soit une opération
00:26:56interagence
00:26:57comme le disait
00:26:57l'américain
00:26:58c'est-à-dire
00:26:59avec la CIA
00:27:00avec des éléments
00:27:02infiltrés en Iran
00:27:03avec des iranias
00:27:04et avec l'armée
00:27:05mais l'armée
00:27:05étant comme outil
00:27:06il ne faut pas oublier
00:27:07qu'après la deuxième guerre
00:27:08du Golfe
00:27:08les américains ont modifié
00:27:09leur concept d'opération
00:27:11et d'une manière
00:27:12un peu savante
00:27:13on appelle ça
00:27:13les effect-based operations
00:27:14c'est-à-dire que bien sûr
00:27:15la décision revient au président
00:27:17mais ensuite
00:27:17il y a une multitude
00:27:18d'agences
00:27:19qui interviennent
00:27:20pour
00:27:20à l'instant
00:27:21à l'instant T
00:27:22complètement neutraliser
00:27:24assourdir
00:27:25et aveugler
00:27:25par la cyber
00:27:27par exemple
00:27:27mais pas que
00:27:28les autorités du pays
00:27:30qu'ils veulent cibler
00:27:31et la deuxième solution
00:27:33serait une solution
00:27:33interagnie
00:27:34comme la première
00:27:35guerre des 12 jours
00:27:35c'est-à-dire que
00:27:36mais là c'était
00:27:36Israël qui menait
00:27:37et Israël
00:27:38je ne sais pas
00:27:40ce qu'on ne sait pas
00:27:41d'ailleurs
00:27:41ce que personne ne sait
00:27:42c'est comment
00:27:43Israël va s'investir
00:27:45dans cette opération
00:27:45est-ce qu'ils vont
00:27:46précéder les efforts américains
00:27:48mais je ne pense pas
00:27:49parce que les américains
00:27:50pour le coup voudront avoir
00:27:51la maîtrise
00:27:52de l'ensemble
00:27:53de ces opérations
00:27:54de la coordination
00:27:54de ces opérations
00:27:56ou bien
00:27:57est-ce que les américains
00:27:58vont laisser
00:27:58les Israéliens
00:27:59notamment le Mossad
00:28:00jouer
00:28:01mais là on est dans
00:28:01l'interagence encore
00:28:02dans les EBO
00:28:03qui je veux dire
00:28:04la doctrine est quand même
00:28:05assez ancienne
00:28:06mais seuls les américains
00:28:07ont les moyens
00:28:09pour la faire
00:28:09parce qu'en France
00:28:10on pourrait le faire
00:28:11les EBO
00:28:11mais sur une toute petite cible
00:28:12eux ils ont les moyens
00:28:13y compris d'aveugler
00:28:14s'il le fallait
00:28:15eh bien les moyens
00:28:17d'allier d'Iran
00:28:18comme la Russie
00:28:19ou voire la Chine
00:28:20donc si vous voulez
00:28:21là on est un peu
00:28:23dans le flou
00:28:23et ce qui serait
00:28:25évidemment à éviter
00:28:26mais c'est ce que ne veut pas
00:28:27le président Trump
00:28:28c'est de mettre
00:28:29des boots on the ground
00:28:30comme on dit
00:28:30des soldats sur place
00:28:31ou s'ils le font
00:28:32c'est comme pour le Venezuela
00:28:33c'est pour deux heures
00:28:34c'est-à-dire
00:28:35le temps d'aller
00:28:36kidnapper
00:28:37assassiner
00:28:38et puis l'inconnu
00:28:39de cette opération
00:28:41c'est est-ce que les américains
00:28:42sont en train de fournir
00:28:42des armes
00:28:44d'une manière ou d'une autre
00:28:45à la rébellion
00:28:46et est-ce que l'armée iranienne
00:28:49a-t-elle
00:28:50est-ce qu'ils ont des contacts
00:28:51dans les hauts gradés
00:28:52de l'armée iranienne
00:28:53voire même dans les gardiens
00:28:54de la révolution
00:28:54comme il semblerait
00:28:56de l'avoir eu
00:28:56pour le Venezuela
00:28:57mais là on n'est plus
00:28:58dans le cas du Venezuela
00:28:59c'est un cas plus complexe
00:29:00Azadekian est également
00:29:02avec nous
00:29:02sociologue franco-iranienne
00:29:04dites-nous
00:29:05quels sont les retours
00:29:05que vous avez d'abord
00:29:06parce que c'est vrai
00:29:07que les chiffres
00:29:08sont effroyables
00:29:09quelle que soit la source
00:29:10mais c'est aussi
00:29:11très très variable
00:29:12ça va de plusieurs centaines
00:29:13à plus de 10 000
00:29:13non non
00:29:14c'est certainement
00:29:15beaucoup plus
00:29:15que plusieurs centaines
00:29:16puisque les médecins
00:29:18qui sont dans les hôpitaux
00:29:19ne serait-ce qu'à Téhéran
00:29:20déjà il y a trois jours
00:29:22parlaient de 826 tués
00:29:25avérés
00:29:25qu'ils avaient reçu
00:29:27dans les trois hôpitaux
00:29:28des universités de Téhéran
00:29:30maintenant on parle
00:29:30de l'ensemble de l'Iran
00:29:32et une semaine plus tard
00:29:33donc les organisations
00:29:35de la défense des droits humains
00:29:36parlent de 5 000
00:29:37à 12 000 personnes
00:29:38tuées à travers le pays
00:29:40et bien évidemment
00:29:41des dizaines
00:29:42de milliers
00:29:43d'arrestations
00:29:44donc on craint
00:29:46effectivement
00:29:46les exécutions sommaires
00:29:47des personnes arrêtées
00:29:49mais pour revenir
00:29:51sur le président Trump
00:29:52écoutez au début
00:29:53il a dit
00:29:54s'il tue
00:29:55des manifestants
00:29:56c'est ma ligne rouge
00:29:57ils en ont tué
00:29:58au moins 5 000
00:29:59au moins 5 000
00:30:00maintenant il dit
00:30:01s'il les exécute
00:30:02les personnes arrêtées
00:30:04je vais faire quelque chose
00:30:05ce qui montre quoi ?
00:30:06ce qui montre que l'option militaire
00:30:07il est en train de réfléchir
00:30:10sur une option militaire
00:30:11mais en fait
00:30:11vous n'êtes pas sans savoir
00:30:12que l'Arabie Saoudite
00:30:13le Pakistan
00:30:14et la Turquie
00:30:15sont contre
00:30:16toute attaque militaire
00:30:17contre l'Iran
00:30:18parce que ça va déstabiliser
00:30:20l'ensemble de la région
00:30:21et donc
00:30:22ce sont des alliés
00:30:23des Etats-Unis
00:30:24dans la région
00:30:24ils font pression
00:30:25et le Qatar
00:30:26aussi
00:30:26dont
00:30:27n'oublions pas
00:30:28la base
00:30:28a été
00:30:29la base américaine
00:30:30importante
00:30:31a été attaquée
00:30:32par l'Iran
00:30:33et puis par la suite
00:30:35aussi par Israël
00:30:36donc en fait
00:30:37option militaire
00:30:38me semble vraiment
00:30:39la dernière option
00:30:40à ne pas oublier
00:30:41que
00:30:41ce qui compte pour Trump
00:30:43c'est les intérêts nationaux
00:30:44des Etats-Unis
00:30:45il n'arrête pas de le dire
00:30:47et donc
00:30:47comment parvenir
00:30:48à ces intérêts nationaux
00:30:49est-ce que c'est
00:30:50le renversement
00:30:50du régime islamique
00:30:52ou est-ce que
00:30:52comme le lieutenant-colonel
00:30:54le disait
00:30:55peut-être s'entendre
00:30:56avec une partie
00:30:57des gardiens
00:30:58de la révolution
00:30:58n'oublions pas
00:30:59qu'ils avaient déjà
00:31:00donné leur accord
00:31:01il y a quelques années
00:31:02de ça
00:31:02pour entrer en négociation
00:31:04si le problème
00:31:05c'est le guide
00:31:06qu'on m'a d'euro
00:31:07au Venezuela
00:31:08le problème peut être
00:31:09réglé
00:31:10facilement
00:31:10donc en fait
00:31:11vous voyez
00:31:11il y a toutes ces options
00:31:13qui sont ouvertes
00:31:14mais la population
00:31:16contestataire iranienne
00:31:17veut le changement
00:31:18de régime
00:31:19pas seulement
00:31:20des réformes
00:31:21si vous voulez
00:31:22de son régime
00:31:24alors il y a
00:31:25les considérations
00:31:26géostratégiques
00:31:26évidemment
00:31:27qui sont très intéressantes
00:31:28pour qu'on comprenne
00:31:28un petit peu
00:31:29le dessous des cartes
00:31:30pour éclairer
00:31:31ce qui est en train
00:31:32de se passer
00:31:32il y a les chiffres
00:31:33aussi
00:31:33mais tout ça
00:31:34est toujours
00:31:34un peu impersonnel
00:31:35un petit peu froid
00:31:36alors on va vous montrer
00:31:37les visages
00:31:38de certaines des victimes
00:31:39de cette répression
00:31:41ce sont nos éclaireurs
00:31:43qui nous les montrent
00:31:44avec vous
00:31:47Fanny Wegscheider
00:31:48alors évidemment
00:31:48c'est très très compliqué
00:31:49de récupérer des images
00:31:50d'Iran
00:31:50montrez-nous
00:31:51ce qui a pu échapper
00:31:52à la censure
00:31:53oui parmi les quelques images
00:31:55qui ont filtré
00:31:55depuis la coupure
00:31:57d'internet
00:31:58la semaine dernière
00:31:58et bien on a
00:31:59quelques images
00:32:00authentifiées
00:32:00par exemple de Téhéran
00:32:01images de nuit
00:32:02vous le voyez
00:32:02avec ces manifestations
00:32:03ces affrontements
00:32:04on les voit
00:32:05assez clairement
00:32:06avec ces panaches
00:32:07de fumée
00:32:07ces altercations
00:32:09donc entre
00:32:09la population
00:32:10ensuite ces images
00:32:12à Urmia
00:32:12là on est dans
00:32:13le nord-ouest
00:32:13près de la frontière
00:32:14avec l'Azerbaïdjan
00:32:15même scène
00:32:16également
00:32:17d'affrontements
00:32:18entre la population
00:32:19qui défilent
00:32:20qui manifestent
00:32:20et les forces
00:32:22de sécurité
00:32:23on va voir également
00:32:24ces autres images
00:32:25très tristes
00:32:26celles de cadavres
00:32:27on est à Kazirak
00:32:28on est au sud
00:32:29de Téhéran
00:32:29avec ces dépouilles
00:32:31qui sont identifiées
00:32:31par des proches
00:32:32on est dans une morgue
00:32:34près d'une mosquée
00:32:35où des dizaines
00:32:36voire des centaines
00:32:37de corps sont exposés
00:32:39pour être identifiés
00:32:40voilà ce qui représente
00:32:42cette répression
00:32:43à l'heure actuelle
00:32:44le peu d'images
00:32:45qui arrivent à filtrer
00:32:46et on a pu retrouver
00:32:47certains des visages
00:32:49certains des noms
00:32:50aussi de ceux
00:32:51qui sont dans ces fameux sacs
00:32:52que vous venez de nous montrer
00:32:53oui regardez par exemple
00:32:54Erfan Soltani
00:32:55on en parle beaucoup
00:32:55dans les médias
00:32:56ces dernières heures
00:32:57parce qu'il a été arrêté
00:32:59la semaine dernière
00:33:00jeudi
00:33:01lors d'un soulèvement
00:33:02à Karaj
00:33:02à 30 km de Téhéran
00:33:04ce jeune homme
00:33:05qui selon le département
00:33:06d'état américain
00:33:07ferait partie
00:33:07des premières personnes
00:33:08à être exécutées
00:33:09des premiers manifestants
00:33:11à exécuter
00:33:11c'est aujourd'hui
00:33:12que c'est programmé
00:33:12Amnesty International
00:33:13a demandé à l'Iran
00:33:15de sursoir immédiatement
00:33:16à toutes ses exécutions
00:33:17y compris
00:33:17celles de ce jeune homme
00:33:18on a un autre visage
00:33:20également
00:33:20c'est celui de Rubina
00:33:21Amignan
00:33:22elle avait 23 ans
00:33:23elle avait
00:33:24parce qu'elle est décédée
00:33:25Rubina
00:33:26elle était d'origine kurde
00:33:27une étudiante en mode
00:33:28à l'université de Téhéran
00:33:30passionnée par la mode
00:33:31très active
00:33:32sur les réseaux sociaux
00:33:33elle a été abattue
00:33:34à bout portant
00:33:34dans une manifestation
00:33:36jeudi dernier
00:33:37autre visage également
00:33:38de cette jeunesse
00:33:39notamment
00:33:39beaucoup de jeunes
00:33:40dans ces manifestations
00:33:41Mehdi Zadparvar
00:33:4339 ans
00:33:43c'était un double champion
00:33:44du monde
00:33:45de culturisme classique
00:33:47bodybuilding
00:33:48donc un entraîneur
00:33:49de cette discipline
00:33:50lui a été abattu
00:33:51vendredi dernier
00:33:52à Rachet
00:33:53on est dans le nord-ouest
00:33:53du pays
00:33:54il avait déclaré
00:33:55avant de se rendre
00:33:56à la manifestation
00:33:56sur ses réseaux sociaux
00:33:57je n'ai pas peur
00:33:58je me bats
00:33:59pour mes droits
00:34:00les victimes sont
00:34:01très nombreuses
00:34:02difficile à quantifier
00:34:03mais on parle
00:34:03on le disait
00:34:04de plusieurs centaines
00:34:05à plusieurs milliers
00:34:05alors parmi ces noms
00:34:06il y en a un peut-être
00:34:07qu'il faut retenir
00:34:08plus spécifiquement
00:34:09aujourd'hui
00:34:09c'est celui
00:34:10d'Erfan Soltani
00:34:10parce qu'il pourrait
00:34:12être exécuté
00:34:13aujourd'hui
00:34:14Azadekian
00:34:14expliquez-nous
00:34:15comment ça se passe
00:34:16ces exécutions
00:34:17de masse en Iran
00:34:18parce que c'est quelque chose
00:34:19d'élas habituel
00:34:20sont condamnés
00:34:25assez rapidement
00:34:27sans avocat
00:34:27bien évidemment
00:34:28sans procès réellement
00:34:30et d'ailleurs
00:34:31le ton a été donné
00:34:32par EGI
00:34:33qui est le chef du judiciaire
00:34:35n'oublions pas
00:34:35que le chef du judiciaire
00:34:36est désigné
00:34:37et nommé par le guide
00:34:38et donc il a dit
00:34:39on va les exécuter
00:34:41on va
00:34:41il a donné le ton
00:34:42bien avant
00:34:44la décision
00:34:45de l'exécution
00:34:46de M. Soltani
00:34:48donc
00:34:49on a vu
00:34:50cet épisode
00:34:51dans les années
00:34:52en 1988
00:34:54lorsque plus de
00:34:554000 prisonniers politiques
00:34:56qui attendaient
00:34:57d'être libérés
00:34:58ont été exécutés
00:34:59sommairement
00:35:00en l'espace
00:35:01de quelques semaines
00:35:02et donc on craint
00:35:03bien évidemment
00:35:04ce type d'exécution
00:35:06puisque je vous disais
00:35:07il y aurait
00:35:07plusieurs dizaines
00:35:08de milliers
00:35:09d'arrestations
00:35:10déjà en 2022
00:35:12au moment
00:35:12du mouvement
00:35:12Fabi Liberté
00:35:13il y avait
00:35:1320 000 personnes
00:35:15arrêtées
00:35:15aujourd'hui
00:35:16on parle davantage
00:35:17et donc
00:35:18effectivement
00:35:19il faut
00:35:20vraiment que
00:35:21les organisations
00:35:23de la défense
00:35:23des droits humains
00:35:24international
00:35:25et l'Europe
00:35:26et les Etats-Unis
00:35:27etc.
00:35:28fassent pression
00:35:28sur le régime
00:35:29iranien
00:35:30par tous les moyens
00:35:31les communications
00:35:32Patrick ont repris
00:35:33on peut avoir
00:35:33d'autres images
00:35:34que celles
00:35:34que vient de
00:35:35vous montrer
00:35:35Fanny
00:35:35dans un sens
00:35:35effectivement
00:35:36c'est à dire
00:35:36que nous
00:35:37nous ne pouvons
00:35:37pas appeler
00:35:38l'Iran
00:35:38mais l'Iran
00:35:38peut nous appeler
00:35:39vous l'avez expliqué
00:35:40des communications
00:35:41très courtes
00:35:42parfois en fait
00:35:43on utilise
00:35:43des VPN
00:35:44c'est pour ça
00:35:45que vous avez
00:35:46des images
00:35:46notamment
00:35:46qui viennent
00:35:47de rassemblements
00:35:48de manifestations
00:35:49dans les
00:35:51les villes
00:35:52voisines
00:35:52des frontières
00:35:53c'est à dire
00:35:54qu'on fait très vite
00:35:55à Téhéran
00:35:55on a vu quelques images
00:35:56avec Fanny
00:35:57mais ce sont surtout
00:35:58des villes
00:35:58proches des frontières
00:36:01en fait des images
00:36:03on l'a vu
00:36:03d'abord
00:36:04pendant quelques jours
00:36:05de manifestations
00:36:05les images
00:36:06au téléphone portable
00:36:07vous avez remarqué
00:36:08qu'à chaque fois
00:36:08sont les images
00:36:09vraiment en mouvement
00:36:10on floute les visages
00:36:12ou alors qu'on voit
00:36:12les gens de dos
00:36:13et puis derrière
00:36:14vous avez les autorités
00:36:15iraniennes
00:36:16qui ont tenté
00:36:16de reprendre le récit
00:36:17en envoyant des images
00:36:19de la télévision d'état
00:36:20avec des manifestations
00:36:20spontanées
00:36:21avec force drapeau
00:36:23et portrait
00:36:23de l'ayatola
00:36:25le problème
00:36:26c'est que
00:36:26pour l'instant
00:36:27c'est bien
00:36:27le régime iranien
00:36:28qui a le pouvoir
00:36:30d'appuyer ou non
00:36:31sur le bouton marche
00:36:32arrêt d'internet
00:36:34internet qui est toujours
00:36:35coupé en Iran
00:36:36et on verra
00:36:36si ces exécutions
00:36:39se produisent bien
00:36:40aujourd'hui
00:36:41après ces condamnations
00:36:42à mort express
00:36:43que vous venez
00:36:44d'évoquer
00:36:45c'est évidemment
00:36:46l'un des événements
00:36:47importants
00:36:47qu'on va suivre
00:36:48dans les heures
00:36:48qui viennent
00:36:49en France
00:36:50maintenant
00:36:50l'actualité judiciaire
00:36:51qui est à la fois
00:36:52judiciaire et politique
00:36:52parce que
00:36:53c'est le procès
00:36:55de Marine Le Pen
00:36:57qu'on va évoquer ce matin
00:36:58il a repris
00:36:59à 9h
00:37:01deuxième jour
00:37:01donc une première audience
00:37:03hier qui a été
00:37:03particulièrement instructive
00:37:05et que suit
00:37:06le service police-justice
00:37:07de BFM TV
00:37:08naturellement
00:37:08notamment vous
00:37:09Vincent Vantiguem
00:37:10vous qui êtes sur place
00:37:11alors racontez-nous
00:37:13d'abord les échanges
00:37:13ce matin
00:37:14est-ce qu'on est
00:37:15aujourd'hui davantage
00:37:16sur la procédure
00:37:17que hier
00:37:17bien écoutez
00:37:21vous avez dit
00:37:21quelque chose
00:37:22de très juste
00:37:23à l'instant
00:37:23cette affaire
00:37:24elle est politique
00:37:25et on en a eu
00:37:25une nouvelle preuve
00:37:26ce matin
00:37:26parce qu'on est
00:37:27sur une question
00:37:27de procédure
00:37:28mais pas n'importe
00:37:29laquelle
00:37:29elle est portée
00:37:30par Louis Alliot
00:37:31cette question
00:37:31de procédure
00:37:32le maire de Perpignan
00:37:33qui a demandé
00:37:34en fait
00:37:34à ce que son cas
00:37:35soit tout simplement
00:37:35disjoint
00:37:37de la procédure
00:37:37du procès actuel
00:37:38pour qu'il soit jugé
00:37:39plus tard
00:37:40plus tard
00:37:40pourquoi
00:37:40parce que
00:37:41dans quelques semaines
00:37:42il y a
00:37:42les municipales
00:37:43et qu'il est candidat
00:37:44à sa propre succession
00:37:45son avocate
00:37:46a donc demandé
00:37:46pour ne pas qu'il y ait
00:37:48d'atteinte
00:37:49à la sincérité
00:37:49du scrutin
00:37:50que son procès
00:37:51soit renvoyé
00:37:52à lui tout seul
00:37:52après le procès
00:37:53qui occupe
00:37:54Marine Le Pen
00:37:55et une dizaine
00:37:55de cadres
00:37:56du Front National
00:37:57devenu le Rassemblement
00:37:58National depuis
00:37:59voilà la question
00:38:00de procédure
00:38:00qui a été posée
00:38:01ce matin à la Cour
00:38:01évidemment
00:38:02le Parquet Général
00:38:03et le Parlement Européen
00:38:04participent à la procédure
00:38:05sont opposés
00:38:06et veulent que Louis Alliot
00:38:07soit jugé
00:38:07en même temps
00:38:08que les autres
00:38:08la réponse sera donnée
00:38:10demain matin
00:38:10par la Cour d'appel
00:38:11l'audience vient d'être
00:38:12suspendue à l'instant
00:38:13parce qu'il y avait
00:38:13uniquement cette question
00:38:15de procédure
00:38:15aujourd'hui
00:38:16au menu de la Cour d'appel
00:38:18des magistrats
00:38:18évidemment vous l'avez dit
00:38:20hier ça a été marqué
00:38:21par la prise de parole
00:38:22de Marine Le Pen
00:38:23courte prise de parole
00:38:24mais qui a permis
00:38:25de voir une forme
00:38:26d'inflexion
00:38:27dans sa stratégie de défense
00:38:28s'il y a un délit
00:38:29qui semble avoir été commis
00:38:31et beaucoup de monde
00:38:32semble dire
00:38:32qu'un délit a été commis
00:38:33je veux bien l'entendre
00:38:35a dit Marine Le Pen
00:38:35faisant un pas
00:38:36sur une forme
00:38:37de reconnaissance des faits
00:38:38mais pas l'intention
00:38:40de les commettre
00:38:40puisqu'elle a dit
00:38:41nous n'avions pas
00:38:42le sentiment
00:38:42d'avoir commis
00:38:43la moindre irrégularité
00:38:44voilà ce qui est
00:38:45sur la table
00:38:45de la Cour d'appel
00:38:46au cours des semaines
00:38:47qui s'annoncent
00:38:47on l'a dit
00:38:48cinq semaines de procès
00:38:49jusqu'au 12 février
00:38:50pour sceller
00:38:51l'avenir judiciaire
00:38:52de Marine Le Pen
00:38:52mais aussi et surtout
00:38:53l'avenir politique
00:38:54afin de déterminer
00:38:55si elle pourra
00:38:56se présenter
00:38:56à l'élection présidentielle
00:38:57de 2027
00:38:58si elle pourra échapper
00:38:59à une fameuse peine
00:39:01d'inéligibilité
00:39:02on peut imaginer
00:39:03que chacun de ces mots
00:39:04prononcés hier
00:39:04a été pesé
00:39:05au trébuchet
00:39:06avec ses deux avocats
00:39:08merci beaucoup
00:39:09Vincent
00:39:09avec Annaëlle Le Teneux
00:39:10qui continue à suivre
00:39:11cette audience
00:39:13Guillaume Daré
00:39:14ce matin
00:39:14il n'y a pas eu
00:39:15de prise de parole
00:39:15devant les caméras
00:39:16de Marine Le Pen
00:39:17hier sur BFM TV
00:39:18on l'a entendu
00:39:19elle a juste parlé
00:39:20d'espérance
00:39:21elle est mutique
00:39:22contrairement
00:39:23à la première instance
00:39:24clairement
00:39:25la stratégie a changé
00:39:26on voit qu'effectivement
00:39:27c'est profil bas
00:39:28comme le disait Vincent
00:39:29à l'instant
00:39:30le fait de dire
00:39:31je n'ai pas
00:39:32nous n'avons pas eu
00:39:33le sentiment
00:39:34de le commettre
00:39:35effectivement
00:39:36un délit
00:39:37le sentiment
00:39:38ça sous-entend
00:39:38quand elle dit
00:39:39notamment prouvez-moi
00:39:40qu'il y a un délit
00:39:41qu'il y aurait pu en avoir
00:39:42une intention
00:39:43de délit
00:39:44elle dit qu'il n'y a pas
00:39:45d'intention
00:39:45de délit
00:39:46mais il y a quand même
00:39:47effectivement un changement
00:39:48qui est très notable
00:39:49dans la sémantique
00:39:50et la sémantique
00:39:51la plupart du temps
00:39:52c'est de la politique
00:39:53qu'est-ce qui est visé
00:39:54derrière cela
00:39:54bien sûr
00:39:55c'est la question
00:39:56de la condamnation
00:39:57ou non
00:39:57mais surtout
00:39:58de l'inigibilité
00:40:00parce que
00:40:00si l'inigibilité
00:40:02est réduite
00:40:02par exemple
00:40:03à deux ans
00:40:04on sait que
00:40:05ça a commencé
00:40:06à la première condamnation
00:40:07en mars dernier
00:40:08ça voudrait dire
00:40:09deux ans
00:40:09juste avant la présidentielle
00:40:10dans 18 mois
00:40:11ça voudrait dire
00:40:12que Marine Le Pen
00:40:12pourrait se présenter
00:40:14à la prochaine élection
00:40:15présidentielle
00:40:15donc on voit
00:40:16qu'il y a un changement
00:40:16de ton
00:40:17ça rappelle notamment
00:40:18aussi le changement
00:40:19de ton
00:40:19qu'il y avait eu
00:40:20il y a désormais
00:40:21plusieurs années
00:40:22au moment du jugement
00:40:23d'Alain Juppé
00:40:24dans l'affaire
00:40:24des emplois fictifs
00:40:25du RPR
00:40:25où il y avait eu
00:40:26un vrai changement
00:40:27de défense
00:40:28entre la première instance
00:40:30et l'appel
00:40:30ce qui là aussi
00:40:31avait modifié
00:40:33la peine
00:40:33notamment en termes
00:40:33d'inéligibilité
00:40:34c'est très important
00:40:35ce que vous nous avez
00:40:36expliqué sur le timing
00:40:36parce que ça se jouerait
00:40:38à quelques semaines près
00:40:39elle pourrait donc
00:40:40se présenter
00:40:41à ce moment là
00:40:41et on croit comprendre
00:40:42que c'est évidemment
00:40:43ça que les avocats
00:40:45de Marine Le Pen
00:40:45et ses soutiens politiques
00:40:46ont en tête
00:40:47on continue à suivre
00:40:48cette audience
00:40:49et on verra avec Vincent
00:40:50tout à l'heure
00:40:51s'il y a une reprise
00:40:52des débats
00:40:53mais on suit aussi
00:40:54la mobilisation
00:40:54paysanne agricole
00:40:55dans le sud
00:40:56ce matin
00:40:56entre Marseille et Toulouse
00:40:57où nous serons
00:40:58dans quelques instants
00:40:59à tout de suite
00:41:00Dans 40 secondes
00:41:02il sera très précisément
00:41:0411h
00:41:04vous êtes dehors
00:41:05en direct
00:41:06et regardez ce qui nous attend
00:41:07pour l'heure qui vient
00:41:08d'abord la mobilisation
00:41:09des agriculteurs
00:41:11alors c'est terminé
00:41:11à Paris
00:41:12mais ça continue
00:41:13et même ça reprend
00:41:14de plus belle
00:41:14dans le sud
00:41:15à Marseille et à Toulouse
00:41:16on verra la forme
00:41:17que prennent ces mobilisations
00:41:18dans quelques instants
00:41:20la mobilisation qui se poursuit
00:41:21malgré les annonces
00:41:22hier du gouvernement
00:41:24l'Iran promet
00:41:25des procès rapides
00:41:27après les arrestations
00:41:28de manifestants
00:41:29les Etats-Unis
00:41:30annoncent
00:41:31des exécutions
00:41:32en Iran
00:41:32pour aujourd'hui
00:41:33et Donald Trump
00:41:34l'annonce
00:41:34si ça se confirme
00:41:35ces exécutions
00:41:36et bien une action
00:41:37très forte
00:41:37ce sont les mots
00:41:38de Donald Trump
00:41:39interviendra
00:41:40mais sans dire précisément
00:41:41quelle forme
00:41:42pourrait prendre cette action
00:41:43et puis
00:41:43la flammée
00:41:44de l'assurance habitation
00:41:45vous l'avez certainement constaté
00:41:47c'est partout
00:41:47ou presque
00:41:48mais les prix changent
00:41:50radicalement
00:41:50d'une ville
00:41:51à l'autre
00:41:52alors nous vous dirons
00:41:52quelles sont les communes
00:41:53où l'on paye le plus cher
00:41:54et bien sûr
00:41:54pourquoi
00:41:55voilà c'est parti
00:41:56jusqu'à lui
00:41:56sujet agricole
00:42:04qui est donc encore
00:42:05à la une ce matin
00:42:06entre les mobilisations
00:42:08à Marseille
00:42:09où on va aller
00:42:09dans quelques instants
00:42:10mais aussi à Toulouse
00:42:11et sur le plan politique
00:42:13le conseil des ministres
00:42:15où Annie Gennevar
00:42:16doit faire des annonces
00:42:16et surtout
00:42:17cet après-midi
00:42:18à l'Assemblée
00:42:18avec Edgar Becquet
00:42:19qui nous attend déjà
00:42:20les motions de censure
00:42:21qui seront discutées
00:42:23mais d'abord
00:42:23puisqu'Alexis Pluyette
00:42:24nous attend
00:42:25sous le soleil
00:42:26de Marseille
00:42:28il y a du soleil
00:42:29dans le ciel
00:42:29mais il y a beaucoup
00:42:29de colère
00:42:30sur la route
00:42:32sur laquelle vous vous trouvez
00:42:32opération
00:42:33escargot en cours
00:42:35Oui absolument
00:42:38il y a une quarantaine
00:42:39de tracteurs
00:42:39qui sont toujours
00:42:40stationnés ici
00:42:41sur l'autoroute A50
00:42:42entre Marseille
00:42:44et Toulon
00:42:44alors vous le voyez
00:42:45ça n'est pas exactement
00:42:45un blocage
00:42:46puisque les automobilistes
00:42:47peuvent circuler
00:42:48sur la station de gauche
00:42:50mais en tout cas
00:42:51ça a provoqué
00:42:51de gros embouteillages
00:42:53ce matin
00:42:54alors la circulation
00:42:54s'améliore un petit peu
00:42:56nous dit-on du côté
00:42:57de la préfecture
00:42:58il n'y a plus d'embouteillage
00:42:59direction Marseille
00:43:00et un petit peu plus
00:43:01de 3 km d'embouteillage
00:43:02direction Toulon
00:43:03donc ça se régularise
00:43:05on va dire
00:43:05mais en tout cas
00:43:06vous le voyez
00:43:07sur ces images
00:43:07d'Anne Boisise
00:43:08les agriculteurs
00:43:09toujours mobilisés
00:43:10ils sont en ce moment
00:43:11en train d'écouter
00:43:11leurs leaders syndicaux
00:43:12la FDSEA
00:43:14et les jeunes agriculteurs
00:43:15et bien voilà
00:43:16qui sont en train
00:43:16d'expliquer
00:43:17ils parlaient des problèmes
00:43:19de la viticulture ici
00:43:20car ce sont vraiment
00:43:21essentiellement des viticulteurs
00:43:23et des vignerons ici
00:43:24un secteur très important
00:43:25dans le Var
00:43:25et qui racontait
00:43:26et bien que c'était difficile
00:43:27de dégager un revenu
00:43:29pour les viticulteurs
00:43:30car les prix du vin
00:43:31qui sont payés aux viticulteurs
00:43:32ont drastiquement chuté
00:43:34et donc c'est un vrai problème
00:43:35et une vraie inquiétude
00:43:37pour les viticulteurs
00:43:38voilà pourquoi
00:43:38ils se sont mobilisés
00:43:39alors qu'à Paris
00:43:40les tracteurs
00:43:41levé le camp
00:43:41et bien ici
00:43:42ils se sont installés
00:43:43pour se faire entendre
00:43:44et pour exprimer
00:43:45leur inquiétude
00:43:46ils ont entendu
00:43:47ce que Sébastien Lecornu
00:43:49a dit hier
00:43:49mais ils disent
00:43:50que ça n'est pas suffisant
00:43:51et qu'une loi d'urgence
00:43:52pour l'été
00:43:52et bien il y a encore
00:43:53beaucoup de paramètres
00:43:54avant que tout cela
00:43:55puisse s'appliquer
00:43:56donc ils veulent mettre
00:43:56un coup de pression
00:43:57en quelque sorte
00:43:58et donc se mobiliser
00:43:59avec quelques opérations
00:44:00surprises
00:44:01cet après-midi
00:44:02après cette opération
00:44:04donc ici sur la 50
00:44:06qui devrait durer
00:44:06environ jusqu'à 13h
00:44:08donc toujours
00:44:08des perturbations
00:44:09sur l'autoroute
00:44:10jusqu'à 13h
00:44:11et on va aller plus loin
00:44:13Alexis
00:44:13sur ces annonces
00:44:14dont vous nous parlez
00:44:15et se demander
00:44:16pourquoi elles n'ont pas
00:44:18convaincu
00:44:18Gaëtan Mellin
00:44:19c'est quoi exactement
00:44:19le détail
00:44:20des annonces faites hier
00:44:21par le gouvernement
00:44:21pour tenter
00:44:22de désamorcer
00:44:23enfin cette crise
00:44:24des réponses très concrètes
00:44:25aux demandes
00:44:26qui avaient été faites
00:44:27par la FNSEA
00:44:28et les jeunes agriculteurs
00:44:29notamment un moratoire
00:44:31sur les décisions
00:44:33liées à la politique
00:44:35de l'eau
00:44:36un engagement
00:44:36également
00:44:37à ne pas augmenter
00:44:39la redevance
00:44:39pour pollution
00:44:40diffuse
00:44:41dans le budget
00:44:412027
00:44:43et puis bien évidemment
00:44:44et bien ce texte
00:44:46ce projet de loi
00:44:47d'urgence
00:44:47qui va être discuté
00:44:50au mois de mars
00:44:51présenté en Conseil des ministres
00:44:53et qui devrait donc
00:44:54arriver devant
00:44:55les parlementaires
00:44:55avant l'été
00:44:57qui porte sur la gestion
00:44:58de l'eau
00:44:58la prédation
00:44:59mais également
00:45:00sur les moyens
00:45:01de production
00:45:02simplification des morts
00:45:03accès aux intrants
00:45:04mécanisation
00:45:05donc ça c'est vraiment
00:45:06des réponses très concrètes
00:45:07hier sur votre plateau
00:45:08Julien
00:45:09c'était évidemment
00:45:10tout ce que demandaient
00:45:12les responsables
00:45:13de la FNSEA
00:45:14il manque juste
00:45:15une petite chose
00:45:16ce sont les décrets
00:45:17d'application
00:45:18de la loi Duplon
00:45:19et au ministère
00:45:20de l'agriculture
00:45:21on nous explique
00:45:22tout simplement
00:45:22qu'effectivement
00:45:23ces décrets
00:45:24devraient être publiés
00:45:25depuis septembre dernier
00:45:27on est au mois de janvier
00:45:28toujours rien
00:45:29pourquoi ?
00:45:30parce que ça bloque
00:45:31au niveau du Conseil d'Etat
00:45:32mais également
00:45:33au niveau de la consultation publique
00:45:35auprès des députés
00:45:36et aujourd'hui
00:45:36le ministère nous dit
00:45:37que finalement
00:45:38ce ne sont pas
00:45:39eux qui bloquent
00:45:40la publication
00:45:41de ces décrets
00:45:42mais effectivement
00:45:43c'est au niveau
00:45:44du Conseil d'Etat
00:45:45en tout cas
00:45:45c'était véritablement
00:45:46souvenez-vous
00:45:47hier
00:45:48une requête
00:45:49formulée
00:45:50par les représentants
00:45:51de la FNSEA
00:45:52et en disant ça
00:45:52vous regardez notre invité
00:45:53qui est Johan Barbe
00:45:54qui est représentant lui-même
00:45:55de la FNSEA
00:45:56alors expliquez-nous
00:45:57pourquoi ce mouvement
00:45:58il se poursuit dans le sud
00:45:59alors que hier
00:46:00Gaëtan vient de nous dire
00:46:01que vous avez obtenu
00:46:02quand même pas mal de choses
00:46:03alors bonjour à tous
00:46:04effectivement
00:46:04on a obtenu des choses hier
00:46:06qui sont plutôt structurelles
00:46:07sur du long terme
00:46:08et c'est très bien
00:46:08je rappelle que hier
00:46:09c'était plutôt
00:46:10les agriculteurs du grand bassin parisien
00:46:12qui étaient présents sur Paris
00:46:13et les revendications
00:46:14et les mesures
00:46:14ça concerne tout le monde
00:46:15sur des mesures
00:46:16oui ça concerne tout le monde
00:46:17mais les mesures
00:46:17elles étaient économiques
00:46:18et si aujourd'hui
00:46:19on a des nouveaux
00:46:20de la colère
00:46:20sur la partie sud
00:46:22de la France
00:46:22c'est aussi
00:46:22parce qu'on a besoin
00:46:23de mesures économiques
00:46:24et quand vous dites
00:46:25que le gouvernement
00:46:25a répondu à tout
00:46:26non il n'a pas répondu
00:46:27du côté des mesures économiques
00:46:29du besoin
00:46:30des agriculteurs
00:46:31qui aujourd'hui
00:46:31sont dans le dur économiquement
00:46:32ça veut dire
00:46:33qu'ils n'ont plus de trésorerie
00:46:33ils n'ont pas la capacité
00:46:35pardonnez-moi
00:46:36mais ça nécessite un budget
00:46:37et le problème
00:46:37c'est que le gouvernement
00:46:38ne peut pas prendre d'engagement
00:46:41tant qu'il n'y aura pas de budget
00:46:42pour 2026
00:46:42c'est toujours facile
00:46:43de reporter
00:46:44c'est le budget
00:46:44c'est une loi
00:46:45c'est machin
00:46:45on a des responsables politiques
00:46:47ou on n'en a pas
00:46:48ou ils sont en responsabilité
00:46:49ils sont capables
00:46:50de prendre la mesure
00:46:51de la crise agricole
00:46:52et ils sont capables
00:46:52d'apporter des solutions concrètes
00:46:54ça veut dire qu'aujourd'hui
00:46:55on a des mesures de crise
00:46:56qui sont mobilisables
00:46:57pour l'agriculture
00:46:57sans passer par le vote du budget
00:46:59je pense à la mesure
00:47:01de crise européenne
00:47:02nous n'avons toujours pas
00:47:03la certitude
00:47:04que la France
00:47:04en a fait la demande
00:47:05à la commission européenne
00:47:06ça c'est un point essentiel
00:47:07c'est 150 millions d'euros
00:47:09qu'on peut aller chercher
00:47:10pour nos collègues viticulteurs
00:47:12nos collègues serrés et alliés
00:47:13et même nos collègues
00:47:14touchés par la DNC
00:47:15donc ça veut dire
00:47:15qu'il nous faut absolument
00:47:16des engagements concrets
00:47:17aussi bien en France
00:47:19qu'à l'Europe
00:47:19et si aujourd'hui
00:47:20les mobilisations continuent
00:47:21c'est parce qu'effectivement
00:47:22le gouvernement
00:47:23fait que retarder l'échéance
00:47:25d'un moment
00:47:26il faudra un grand plan
00:47:27pour l'agriculture
00:47:28une loi c'est très bien
00:47:29ça prend du temps
00:47:30les collègues agriculteurs
00:47:31qui sont sur les barrages
00:47:32ont besoin d'argent frais
00:47:33tout de suite
00:47:33pour acheter des intrants
00:47:34de leurs céréales
00:47:35de l'année prochaine
00:47:36c'est maintenant
00:47:37problème de trésorerie
00:47:38mais encore une fois
00:47:39ça dépend du budget
00:47:40mais c'est vrai qu'à chaque fois
00:47:41la réponse c'est
00:47:42ce sera après les fêtes
00:47:43puis ce sera en mars
00:47:44on verra après le salon
00:47:45juste avant le salon
00:47:46on essaye de nous faire des annonces
00:47:48pour que tout le monde
00:47:48soit content au salon
00:47:49moi ce que je veux rappeler ici
00:47:50c'est que le salon
00:47:51ne doit pas être une prise d'otage
00:47:52par le monde agricole
00:47:53c'est notre vitrine
00:47:54vers le grand public
00:47:55donc soyons raisonnables
00:47:57et comprenons que le salon
00:47:58de l'agriculture
00:47:59doit rester notre vitrine
00:48:00et la fierté
00:48:01de nos productions
00:48:02et en revanche
00:48:03le gouvernement
00:48:04se sert en ce moment
00:48:05du salon
00:48:06pour dire
00:48:06on va faire les annonces avant
00:48:07imaginez que la semaine d'avant
00:48:09le salon
00:48:09les mesures soient encore pires
00:48:11qu'aujourd'hui
00:48:12tout le monde va vouloir
00:48:12prendre le salon
00:48:13en otage
00:48:13ça serait inadmissible
00:48:14le salon qui sera hélas privé
00:48:15de Beauvoir
00:48:16on l'a appris hier
00:48:17ça a été confirmé
00:48:17on a vu la mobilisation
00:48:18à Marseille
00:48:19ça bouge aussi du côté
00:48:20de Toulouse
00:48:21parce que vous avez vu
00:48:22que la 64
00:48:23le blocage des ultras
00:48:24de l'eau 64
00:48:24a été évacuée hier
00:48:25mais Jean-Wilfrid Forquès
00:48:27est malgré tout
00:48:28toujours sur la route
00:48:29parce que ce matin
00:48:30ça a repris
00:48:31mais dans un autre secteur
00:48:32avec en plus
00:48:33une mobilisation
00:48:33Jean-Wilfrid
00:48:34qui mobilise
00:48:34plusieurs syndicats
00:48:36Oui c'est très important
00:48:39de le souligner
00:48:39c'est une inter-syndicale
00:48:41qui agit ici
00:48:41hier on parlait des ultras
00:48:42aujourd'hui
00:48:43c'est la FDSEA
00:48:44ce sont les jeunes agriculteurs
00:48:46les JIA
00:48:47il y a également
00:48:47la coordination rurale
00:48:49celle du GER
00:48:50qui est présente ici
00:48:51et puis
00:48:52la confédération paysanne
00:48:54donc c'est l'union
00:48:55ici l'union des syndicats
00:48:56pour des actions communes
00:48:57qui ont débuté
00:48:58très tôt dans la nuit
00:48:59symboliquement
00:49:00à proximité de la préfecture
00:49:02avec des opérations
00:49:03des tracteurs
00:49:03qui ont été vus
00:49:05puis expulsés
00:49:06par les forces de l'ordre
00:49:07plusieurs personnes
00:49:08ont été interpellées
00:49:10et puis ces blocages
00:49:11se sont poursuivis
00:49:12très tôt ce matin
00:49:13handicapant
00:49:14les Toulousains
00:49:15qui devaient
00:49:15regagner leur lieu de travail
00:49:17et qui ont
00:49:18diversement apprécié
00:49:20ces opérations
00:49:20alors qu'il y a quelques instants
00:49:22dans le convoi
00:49:23dans lequel je suis
00:49:23avec Laura Dubois
00:49:24qui m'accompagne
00:49:25et bien on a vu
00:49:26des applaudissements
00:49:27sur le bord de la chaussée
00:49:28de Toulousain
00:49:30qui encourageait
00:49:30les agriculteurs
00:49:31les agriculteurs
00:49:32qui ont un objectif
00:49:33aller dans cette grande surface
00:49:35de la périphérie
00:49:36de Toulouse
00:49:37ici
00:49:37nous sommes à Roques-sur-Garonne
00:49:39mais seulement voilà
00:49:40il y a un petit problème
00:49:41les agriculteurs
00:49:42sont à l'arrêt
00:49:43depuis quelques minutes
00:49:44maintenant
00:49:44parce que
00:49:45un peu plus loin
00:49:46et bien on a vu
00:49:47les engins
00:49:47blindés de la gendarmerie
00:49:49on a du mal
00:49:50à les percevoir d'ici
00:49:51mais ils sont présents
00:49:52à proximité
00:49:53avec des gendarmes
00:49:54qui attendent
00:49:55de pied ferme
00:49:56ces agriculteurs
00:49:57qui avaient
00:49:57des velléités
00:49:58des ambitions
00:49:59faire quelques opérations
00:50:01à proximité
00:50:02de grandes surfaces
00:50:04de grandes surfaces
00:50:06de la distribution
00:50:07donc pour l'instant
00:50:08tout le monde
00:50:09est à l'arrêt ici
00:50:10à ce rond-point
00:50:10nous sommes
00:50:11à environ
00:50:12un kilomètre
00:50:13de cette grande surface
00:50:14les agriculteurs
00:50:16à l'arrêt
00:50:16qui sont en train
00:50:17de parlementer
00:50:18là-bas
00:50:19avec des policiers
00:50:20mais également
00:50:21des gendarmes
00:50:22parce qu'ici
00:50:22nous sommes à la périphérie
00:50:23nous sommes en banlieue
00:50:25de Toulouse
00:50:25parce qu'on voit
00:50:27qu'il y a quand même
00:50:27des camions qui passent
00:50:28attention à vous
00:50:29et on surveille
00:50:30si évidemment
00:50:30des tensions éclatent
00:50:31alors ce qui est
00:50:32très très important
00:50:33François
00:50:33c'est ce que vient de nous dire
00:50:34Jean-Wilfrid
00:50:34sur le côté intersyndical
00:50:36parce que ça
00:50:36ça n'est pas si fréquent
00:50:37la plupart de ces syndicats
00:50:38normalement
00:50:39ils s'opposent
00:50:39assez durement
00:50:40oui on l'a vu d'ailleurs
00:50:41sur ces plateaux
00:50:42sur les plateaux
00:50:43de BFM TV
00:50:43depuis quelques semaines
00:50:44mais là cette fois
00:50:45la coordination rurale
00:50:47la FNSEA
00:50:48la Confédération Pilsagne
00:50:50qui sont les trois
00:50:50principaux syndicats
00:50:51ont l'air de s'être
00:50:52alliés
00:50:53dans cette action
00:50:54auprès de Toulouse
00:50:55c'est une première
00:50:57à ma connaissance
00:50:58puisque depuis le début
00:51:00du mouvement
00:51:00la plupart des syndicats
00:51:01manifestent chacun
00:51:02de leur côté
00:51:03et c'est ce que demandent
00:51:06beaucoup d'agriculteurs
00:51:07de la base
00:51:07que finalement
00:51:08les revendications
00:51:09elles sont
00:51:10à peu de choses près
00:51:12et même
00:51:12dans tous les syndicats
00:51:13c'est plus de revenus
00:51:14notamment
00:51:15plus d'argent frais
00:51:16comme vous le disiez
00:51:16tout à l'heure
00:51:17et donc il n'y a aucune raison
00:51:18de manifester séparément
00:51:19Il a fait une petite mouille
00:51:20Johan Barbe
00:51:21comme vous avez dit
00:51:21c'est une première
00:51:22c'est vrai que ça fait
00:51:22plusieurs semaines
00:51:24que dans ce mouvement
00:51:24on n'a pas vu ça
00:51:25est-ce que les choses
00:51:26sont en train de basculer
00:51:26de changer ?
00:51:27Les choses ne sont pas
00:51:28forcément en train de basculer
00:51:29ce qu'il faut comprendre
00:51:30dans une inter-syndicale
00:51:31c'est qu'il faut défendre
00:51:32les mêmes points de vue
00:51:32et si on a été opposé
00:51:34jusqu'à maintenant
00:51:34c'est qu'on a défendu
00:51:35nous à la FNSOA
00:51:36et aux jeunes agriculteurs
00:51:37le côté scientifique
00:51:38sur la gestion
00:51:39de la dermatose nodulaire
00:51:40contagieuse
00:51:41c'était là
00:51:42le principal point de blocage
00:51:43entre les différents syndicats
00:51:44sur le revenu
00:51:45on est tous d'accord
00:51:46sur le Mercosur
00:51:46on est tous d'accord
00:51:47et les collègues
00:51:48qui sont en train
00:51:48de vouloir de s'approcher
00:51:50de la grande distribution
00:51:50même s'il y a des agriculteurs
00:51:52qui ne sont pas d'accord
00:51:53qui sont plutôt
00:51:54pour le Mercosur
00:51:54il faut le rappeler
00:51:55sur les filières du lait
00:51:56ou bien du vin par exemple
00:51:57Je suis producteur de lait
00:51:59et je peux vous dire
00:52:00qu'aujourd'hui
00:52:00je suis opposé au Mercosur
00:52:02non pas parce qu'on est
00:52:03en train de me dire
00:52:04que je vais avoir
00:52:04des points positifs
00:52:05sur le prix du lait
00:52:06surtout parce qu'on va
00:52:07une fois de plus
00:52:08importer des produits
00:52:09qui ne respectent pas
00:52:11les standards français et européens
00:52:12donc quelle que soit
00:52:13l'agriculture
00:52:14effectivement individuellement
00:52:15certains pourraient penser
00:52:16pouvoir exporter un peu plus de vin
00:52:17mais aujourd'hui
00:52:17on n'entend pas
00:52:18les viticulteurs
00:52:19vent debout et dire
00:52:20si si il nous le faut tout de suite
00:52:21malgré que ce soit dans la crise
00:52:22ce qu'il nous faut
00:52:23c'est des réponses globales
00:52:24et la commission européenne
00:52:25aujourd'hui ne défend plus
00:52:26son agriculture
00:52:27ne défend plus ses agriculteurs
00:52:28et encore moins
00:52:29la souveraineté alimentaire européenne
00:52:31la seule chose qu'elle sait faire
00:52:32c'est d'ouvrir les frontières
00:52:33mais moi je voudrais revenir
00:52:34sur l'instant qui est devant nous
00:52:35c'est que finalement
00:52:36aujourd'hui
00:52:36se jouent les négociations commerciales
00:52:39ça c'est à la main
00:52:40de tous les politiques français
00:52:41puisque on a mis en place
00:52:42des lois égalimes
00:52:42pour essayer de faire respecter
00:52:43un prix qui couvre
00:52:44les coûts de production
00:52:45Avec la grande distribution
00:52:46avec nos industriels
00:52:49donc si aujourd'hui
00:52:51on veut aller mettre la pression
00:52:52sur la grande distribution
00:52:52c'est pour lui rappeler
00:52:53que les négociations
00:52:54hors des frontières
00:52:55c'est pas possible
00:52:56c'est pas possible
00:52:57si ça ne respecte pas égalime
00:52:58donc ces centrales d'achat européennes
00:53:00sont aujourd'hui
00:53:02un vrai problème
00:53:02parce qu'elles sont en train
00:53:03de contourner
00:53:04ce qu'on a écrit en France
00:53:05les lois égalimes
00:53:06Est-ce qu'on peut avoir
00:53:06un petit éclairage Gaëtan
00:53:07sur ce que souligne
00:53:08Yohann Barbe ici ?
00:53:10Alors effectivement
00:53:10il s'agit des négociations
00:53:11annuelles
00:53:12entre la grande distribution
00:53:14et les industriels
00:53:15qui vont fixer les prix
00:53:17donc des produits
00:53:19que vous retrouverez
00:53:20en magasin
00:53:20pour les neuf prochains mois
00:53:23et effectivement
00:53:24ces prix
00:53:24et bien
00:53:25ils résultent
00:53:26d'une négociation
00:53:26qui se fait
00:53:27entre industriel
00:53:28et grande distribution
00:53:29et ce qu'on reproche
00:53:30aujourd'hui
00:53:31c'est qu'effectivement
00:53:32l'agriculteur
00:53:32est toujours en bout de chaîne
00:53:33et que ce dernier
00:53:35et bien
00:53:35il récolte tout simplement
00:53:37ce qui reste
00:53:38c'est-à-dire que
00:53:38la grande distribution
00:53:40récupère sa marge
00:53:41les industriels
00:53:42récupèrent leur marge
00:53:43également
00:53:44et puis le reste
00:53:45les miettes
00:53:46c'est pour l'agriculteur
00:53:46Et ça n'a pas changé ça
00:53:47avec les fameuses lois
00:53:48et galines justement ?
00:53:49Alors effectivement
00:53:49en théorie
00:53:51en théorie
00:53:52effectivement
00:53:52on doit
00:53:53on doit
00:53:55respecter
00:53:5620%
00:53:56Il y a un plancher
00:53:57Exactement
00:53:58mais on voit bien
00:53:59que de toute façon
00:53:59encore une fois
00:54:00l'objectif
00:54:02ça serait vraiment
00:54:02de mettre
00:54:02au centre
00:54:04de la négociation
00:54:04Il y avait une nouvelle loi
00:54:05et galine
00:54:05qui devait être votée
00:54:06La loi et galine 4
00:54:07Il y en avait une
00:54:08qui avait été promise
00:54:09en 2022
00:54:09Non c'était en 2024
00:54:11C'était justement
00:54:13après la crise de 2024
00:54:14et le problème
00:54:15c'est qu'il y a eu
00:54:16la dissolution
00:54:17et que tout a été abandonné
00:54:19Donc effectivement
00:54:20ces négociations
00:54:21elles sont très importantes
00:54:22et puis on voit bien aussi
00:54:23qu'il y a un problème
00:54:24de pouvoir d'achat
00:54:25parce qu'aujourd'hui
00:54:26quand on écoute
00:54:27les grandes enseignes
00:54:28de distribution
00:54:28elles disent toutes
00:54:30qu'elles pratiquent
00:54:31les prix les plus bas
00:54:31pour répondre aux besoins
00:54:33des consommateurs
00:54:34et donc ça passe
00:54:35par des exportations
00:54:36notamment dans la filière
00:54:37fruits et légumes
00:54:38on voit bien
00:54:39les agriculteurs du sud
00:54:40aujourd'hui
00:54:41qui souffrent énormément
00:54:42de la concurrence
00:54:42de l'Espagne
00:54:43du Portugal
00:54:44ou bien encore
00:54:45de l'Italie
00:54:46qui produisent
00:54:46bien évidemment
00:54:47là aussi
00:54:48avec des normes
00:54:50qui n'ont rien à voir
00:54:51avec celles de la France
00:54:51Je vous rappelais quand même
00:54:53déjà les négociations
00:54:55commerciales
00:54:56elles ne doivent pas
00:54:56être non plus sacrifiées
00:54:57à chaque fois
00:54:58sous le couvert
00:54:58du pouvoir d'achat
00:54:59parce qu'effectivement
00:54:59le pouvoir d'achat
00:55:00on sait très bien
00:55:00Mais c'est ce que mettent en avant
00:55:01les industriels
00:55:02et les distributeurs
00:55:03faibles pouvoir d'achat
00:55:04c'est au gouvernement
00:55:05aussi à agir là
00:55:05on l'a déjà proposé
00:55:06à la FNSOA
00:55:07mais à chaque fois
00:55:07qu'on passera par le prix
00:55:09des denrées alimentaires
00:55:10pour régler le pouvoir d'achat
00:55:11finalement c'est toute une agriculture
00:55:12qu'on va affaiblir
00:55:13donc nous ce qu'on demande
00:55:14c'est d'accepter
00:55:15de relever les seuils
00:55:16de rémunération du monde agricole
00:55:17pour faire vivre l'agriculture
00:55:18et d'aider les ménages
00:55:20les plus modestes
00:55:21ça c'est un premier point
00:55:21le deuxième point
00:55:22qui est important de comprendre
00:55:23aujourd'hui se négocie
00:55:24avec la grande distribution
00:55:2540% de nos volumes
00:55:27donc sur deux mois
00:55:28là devant nous
00:55:28jusqu'à fin février
00:55:33qui se disent toujours
00:55:34il faut des lois
00:55:34il faut machin
00:55:35ils sont tous aussi
00:55:36aux responsabilités
00:55:37quand il y a des appels d'offres
00:55:39dans les communes
00:55:40dans les collectivités
00:55:41et ça aussi
00:55:42c'est un engagement
00:55:43qui a été pris après
00:55:44justement les difficultés
00:55:46de 2024
00:55:46on a le plus d'importation
00:55:46et le dernier point d'importance aussi
00:55:48où il y a le plus d'importation
00:55:49c'est dans l'industrie agroalimentaire
00:55:51de deuxième transformation
00:55:52tous ceux qui achètent des ingrédients
00:55:54pour faire des plats préparés
00:55:55par exemple
00:55:56sont peu scrupuleux
00:55:57sur l'origine des produits
00:55:58et là je veux le rappeler
00:55:59EGALIM doit s'appliquer aussi
00:56:00et on doit rapidement remettre
00:56:02des produits français
00:56:03la traçabilité
00:56:03partout
00:56:03tout le monde est ok
00:56:04pour l'agriculture française
00:56:05consommer français en priorité
00:56:07on voit que ça se joue
00:56:08dans les manifestations
00:56:10ça se joue dans les rayons
00:56:11des supermarchés
00:56:12ça se joue dans les champs
00:56:13évidemment
00:56:13mais ça se joue aussi
00:56:14du côté de l'Assemblée nationale
00:56:15on va retrouver Edgar Bequet
00:56:17parce que Edgar
00:56:18il y a des motions de censure
00:56:20qui sont présentées
00:56:20cet après-midi à l'Assemblée
00:56:22sur le sujet du Mercosur
00:56:25comment ça va se passer ?
00:56:28et bien les deux motions
00:56:29de censure
00:56:30vont être débattues
00:56:31vont être examinées
00:56:32à partir de 15h
00:56:33ce sera juste après
00:56:35la séance de questions
00:56:36au gouvernement
00:56:36alors comment ça va se passer
00:56:38très concrètement ?
00:56:39et bien c'est d'abord
00:56:40la motion de censure
00:56:41déposée par la France insoumise
00:56:43qui sera défendue
00:56:44avant celle déposée
00:56:45par le Rassemblement national
00:56:47pourquoi ?
00:56:48et bien parce que
00:56:48tout simplement
00:56:49la motion de censure
00:56:51déposée par la France insoumise
00:56:52a été déposée en premier
00:56:54avant celle du Rassemblement national
00:56:57il y aura ensuite
00:56:58la réponse du gouvernement
00:57:00c'est possible
00:57:01c'est possible que ce soit
00:57:02Sébastien Lecornu
00:57:03le chef du gouvernement
00:57:05qui s'y colle
00:57:06et puis ensuite
00:57:06chaque groupe parlementaire
00:57:08indiquera sa position
00:57:10à la tribune
00:57:11sur cette motion de censure
00:57:12les groupes diront
00:57:14s'ils votent oui
00:57:15ou non
00:57:16cette motion de censure
00:57:18et puis ensuite
00:57:18il y aura
00:57:18les votes
00:57:19je dis
00:57:20votes au pluriel
00:57:22parce qu'il y aura
00:57:23deux votes
00:57:23un vote pour chaque
00:57:24motion de censure
00:57:26donc deux votes
00:57:27distincts
00:57:28qui auront lieu
00:57:29dans les salles adjacentes
00:57:30à l'hémicycle
00:57:31de l'Assemblée nationale
00:57:33les résultats eux
00:57:34seront connus
00:57:35en toute fin d'après-midi
00:57:36et nous vous les donnons
00:57:37évidemment
00:57:37merci beaucoup Elgar
00:57:39en direct
00:57:39grâce notamment
00:57:41à Guillaume Daré
00:57:42qui sera sur place
00:57:43édition spéciale
00:57:44à partir de 14h30
00:57:45avec Amandine
00:57:46absolument
00:57:46on la suivra
00:57:47vous ferez les comptes
00:57:48est-ce qu'ils sont
00:57:49ils seront serrés
00:57:49ces comptes ou pas ?
00:57:50en tout cas
00:57:51il n'y a pas d'inquiétude
00:57:52a priori du côté du gouvernement
00:57:53parce qu'il y a
00:57:54deux groupes clés
00:57:55qui ont annoncé
00:57:56qu'ils ne voteraient pas
00:57:57ces motions de censure
00:57:58ce sont les socialistes
00:57:59et les républicains
00:58:00on le sait
00:58:00le patron du PS
00:58:02Olivier Faure
00:58:02l'a dit ici même
00:58:03dimanche soir
00:58:03qu'ils ne voteraient pas
00:58:04cette motion de censure
00:58:05les républicains
00:58:07par la voix de Bruno Rotailleau
00:58:08avaient laissé planer le doute
00:58:09il y a quelques jours
00:58:09en disant
00:58:10si Emmanuel Macron
00:58:11ne s'oppose pas
00:58:12au Mercosur
00:58:13nous voterons
00:58:14ces motions de censure
00:58:15Emmanuel Macron
00:58:16s'est opposé
00:58:17Mercosur a quand même été adopté
00:58:18je vois que vous vous donnez l'inné
00:58:19mais Emmanuel Macron
00:58:20la France a voté
00:58:21contre le Mercosur
00:58:22je crois que c'était validé
00:58:22les républicains considèrent donc
00:58:24qu'ils ne voteront pas
00:58:25cette motion de censure
00:58:26donc elles ont assez peu de chances
00:58:28d'être adoptées
00:58:29Vous ne donnez pas qu'Itus
00:58:29au président de cette décision
00:58:31Huan Barbe
00:58:31la semaine dernière
00:58:31vous pensez qu'il a temporisé
00:58:33pour finalement prendre une décision
00:58:34qui ne changeait rien ?
00:58:35On l'a bien vu
00:58:36quand il était au Brésil
00:58:37je veux dire
00:58:37il était quand même plutôt
00:58:38favorable à se traiter
00:58:39aujourd'hui sous pression
00:58:41forcément de l'ensemble
00:58:42des partis politiques
00:58:43c'est très bien
00:58:43il fait marche arrière
00:58:45il annonce que la France
00:58:45ne le votera pas
00:58:46mais il sait très bien
00:58:47que ce n'est plus une solution
00:58:48aujourd'hui ce qu'il faudrait
00:58:49c'est que tous ces partis politiques
00:58:51fassent de même
00:58:52la pression sur les partis politiques européens
00:58:54pour qu'on obtienne
00:58:55une saisine
00:58:56de la Cour de justice européenne
00:58:57dès la semaine prochaine
00:58:58pour que ce traité soit examiné
00:59:00et qu'on puisse enfin
00:59:02imaginer
00:59:03une fin à ce traité
00:59:04ce traité a plus de 30 ans
00:59:05il est obsolète
00:59:06à notre vue aujourd'hui
00:59:08et l'ensemble du monde agricole
00:59:10Les négociations ont commencé
00:59:11il y a plus de 30 ans
00:59:12mais il n'a jamais été
00:59:13mis en vigueur
00:59:14Il n'a jamais été mis en vigueur
00:59:15mais le début des négoces
00:59:16c'était il y a 30 ans
00:59:17quand on n'avait
00:59:18pas de normes supplémentaires
00:59:20en Europe
00:59:20depuis 30 ans
00:59:21on a pris un empilement de normes
00:59:22alors que de l'autre côté
00:59:23pas du tout
00:59:24outre-Atlantique
00:59:25ils n'ont pas de normes supplémentaires
00:59:26donc aujourd'hui
00:59:27il est complètement devenu obsolète
00:59:29par rapport à l'origine même
00:59:30de ce traité
00:59:31réécrivons ce traité là
00:59:32maintenant
00:59:33vous verrez que la Commission européenne
00:59:34ne pourra pas accepter les choses
00:59:35et puis après vous dites
00:59:36c'est obsolète
00:59:38on ne veut pas que les choses
00:59:39traînent
00:59:39on veut juste aujourd'hui
00:59:40rappeler à la Commission européenne
00:59:42que pendant 30 ans
00:59:43on a mis des normes
00:59:44au monde agricole
00:59:44on a mis des normes
00:59:45au monde industriel
00:59:46et aujourd'hui
00:59:47on ne peut pas sacrifier
00:59:48donc il aurait fallu
00:59:48plus rapide sur le Mercosur
00:59:49c'est ce que vous nous dites
00:59:50peut-être
00:59:51mais aujourd'hui
00:59:53il serait venu obsolète
00:59:53et la Commission européenne
00:59:55elle fait quoi
00:59:55quand on a des attaques
00:59:56par la Chine
00:59:57quand on a des attaques
00:59:58par les Etats-Unis
00:59:58des droits de douane supplémentaires
01:00:00elle ne fait rien
01:00:01aujourd'hui
01:00:01pourquoi tout le monde
01:00:02veut venir sur le territoire européen
01:00:04je rappellerai juste
01:00:05qu'on a le pouvoir d'achat
01:00:06le plus élevé de la planète
01:00:07c'est pour ça
01:00:08que tout le monde veut arriver
01:00:09avec des produits d'alimentation
01:00:10sur le territoire européen
01:00:11c'est pas juste pour des beaux yeux
01:00:13c'est juste parce que derrière
01:00:14on a le pouvoir d'achat le plus élevé
01:00:15et si on a le pouvoir d'achat
01:00:17le plus élevé en Europe
01:00:18il faut qu'on le préserve
01:00:19pour une agriculture durable
01:00:20telle que celle qu'on défend
01:00:21et une agriculture
01:00:22qui rémunère son agriculture
01:00:23Alors l'enjeu
01:00:24vous l'avez rappelé
01:00:25c'est la saisine
01:00:25de la Cour de justice européenne
01:00:27elle a une chance d'aboutir
01:00:28cette demande François Oupar
01:00:29En tout cas
01:00:30ça pourrait prolonger
01:00:31le temps de l'examen
01:00:33et le vote du Parlement européen
01:00:35pour intervenir plus tard
01:00:36donc c'est un des leviers
01:00:39que les agriculteurs
01:00:40aimeraient voir activer
01:00:41mais là pour l'instant
01:00:43cette Cour de justice
01:00:44d'après les experts
01:00:45elle a peu de chances
01:00:47d'accéder à...
01:00:48Quand on paie les comptes
01:00:49sur les 700 députés européens
01:00:51c'est pas la majorité
01:00:52qui est favorable
01:00:52Non effectivement
01:00:53pour le moment
01:00:54149 euros députés
01:00:55se sont positionnés
01:00:57pour ce recours
01:00:58devant la Cour de justice européenne
01:00:59donc effectivement
01:01:00une grande minorité
01:01:02d'où d'ailleurs
01:01:02l'action du 20 janvier prochain
01:01:04à l'initiative de la FNSEA
01:01:06justement pour faire...
01:01:07A Strasbourg
01:01:07A Strasbourg
01:01:08effectivement devant
01:01:09le Parlement européen
01:01:09pour justement
01:01:10faire pression
01:01:11sur ces eurodéputés
01:01:12pour essayer de les convaincre
01:01:13de saisir la Cour de justice européenne
01:01:16Et on voit que derrière tout ça
01:01:16il y a les problématiques
01:01:17de pouvoir d'achat
01:01:18qui sont évidemment majeures
01:01:20pour l'ensemble des Français
01:01:21pouvoir d'achat sur l'alimentaire
01:01:22pouvoir d'achat aussi
01:01:23dans la vie de tous les jours
01:01:24notamment tiens
01:01:24sur la question des assurances
01:01:26et de l'assurance habitation
01:01:27parce que si vous prenez le temps
01:01:29de regarder un petit peu
01:01:30votre facture année après année
01:01:32vous vous dites
01:01:32tiens mais ça augmente
01:01:33ça n'arrête pas d'augmenter
01:01:34l'augmentation cette année
01:01:35elle est particulièrement forte
01:01:36et il y a des différences énormes
01:01:38entre les différentes communes
01:01:39et vous verrez
01:01:40si votre commune à vous
01:01:41et bien elle coûte cher
01:01:43sur le plan de l'assurance habitation
01:01:44ou pas
01:01:44dans quelques instants
01:01:45parce qu'une étude
01:01:46vient d'être dévoilée
01:01:47à tout de suite
01:01:47Combien vous coûte
01:01:51votre assurance habitation
01:01:53est-ce que c'est plus cher
01:01:54dans votre commune
01:01:55que dans celle d'à côté
01:01:55et pourquoi
01:01:56on vous l'explique
01:01:57dans quelques instants
01:01:58avec tous les chiffres
01:01:59juste après le rappel
01:01:59de l'ensemble de l'actualité
01:02:00de ce mercredi
01:02:01c'est avec Pauline Pioche
01:02:02avec Pauline la colère
01:02:05des agriculteurs
01:02:05qui se poursuit
01:02:07encore aujourd'hui
01:02:08entre Marseille et Toulouse
01:02:08On est revenu tout à l'heure
01:02:10sur l'A50
01:02:10qui était bloqué
01:02:11entre Toulon et Marseille
01:02:13Il y a également
01:02:14sur l'autoroute A64
01:02:15c'est proche
01:02:16de la rocade toulousaine
01:02:18la situation
01:02:19Jean-Wilfrid Forquès
01:02:20se tend sur place
01:02:22de minute en minute
01:02:23Oui c'est ça
01:02:26nous sommes à proximité
01:02:27d'une grande surface
01:02:28ici
01:02:28de la grande surface
01:02:29de Roque-sur-Caronne
01:02:31une zone commerciale
01:02:32où vont souvent
01:02:33les Toulousains
01:02:34nous sommes avec
01:02:35les agriculteurs
01:02:36que nous accompagnons
01:02:37depuis ce matin
01:02:38de la coordination rurale
01:02:39ils ont fait un stop ici
01:02:40et je voudrais vous signaler
01:02:42que deux des leaders
01:02:43du mouvement
01:02:44puisque c'est une intersyndicale
01:02:46qui mène le mouvement
01:02:47ici avec les JIA
01:02:49avec la FDSEA
01:02:50la coordination rurale
01:02:51et la confédération paysanne
01:02:53deux leaders ont été interpellés
01:02:55le leader de la FDSEA
01:02:56et le leader
01:02:57de la coordination rurale
01:02:58du GERS
01:02:59il faut dire qu'ici
01:02:59il y a un accueil
01:03:00très impressionnant
01:03:01avec ces quatre engins
01:03:03blindés de la gendarmerie
01:03:04les fameux centaures
01:03:05qui sont ici sur place
01:03:07pour empêcher
01:03:07les agriculteurs
01:03:08d'aller beaucoup plus loin
01:03:10ils avaient pour objectif
01:03:11d'aller faire des opérations
01:03:13à proximité
01:03:14de cette grande surface
01:03:15où se trouve
01:03:15une ancienne bien connue
01:03:17celle de Michel-Edouard Leclerc
01:03:18pour ne pas la nommer
01:03:19en tout cas
01:03:20de grosses opérations
01:03:21depuis ce matin
01:03:22depuis la nuit dernière
01:03:23ici à Toulouse
01:03:24avec plusieurs interpellations
01:03:26dont celle
01:03:27des deux leaders syndicaux
01:03:28il y a quelques minutes à peine
01:03:29effectivement
01:03:30c'est un déploiement
01:03:31impressionnant
01:03:32que filme
01:03:33Laura Dubois
01:03:33à vos côtés
01:03:34Jean-Wilfrid
01:03:35vous continuez à surveiller
01:03:36l'évolution
01:03:36de la situation
01:03:38autre titre
01:03:39ce matin
01:03:40Pauline
01:03:41on est entre politique
01:03:41et justice
01:03:42avec le procès
01:03:43de Marine Le Pen
01:03:44le deuxième jour
01:03:46a ouvert ce matin
01:03:47à 9h
01:03:48dans l'affaire
01:03:48effectivement
01:03:49des assistants
01:03:50parlementaires
01:03:51européens
01:03:52l'audience
01:03:53a été suspendue
01:03:54l'avocat
01:03:55de Marine Le Pen
01:03:55qui a pris la parole
01:03:56bonjour Vincent
01:03:57Montiguem
01:03:57avec un changement
01:03:58de stratégie
01:03:59pour Marine Le Pen
01:04:00oui effectivement
01:04:04l'audience
01:04:04vient d'être suspendue
01:04:06après deux heures
01:04:06consacrées à des questions
01:04:07de procédure
01:04:08et qui ont vu
01:04:09on pourrait le dire
01:04:09un sentiment de victoire
01:04:11pour le camp du rassemblement
01:04:12national
01:04:13pour le camp de Marine Le Pen
01:04:14parce que
01:04:14sur une question de procédure
01:04:16l'accusation
01:04:17le parquet général
01:04:17a eu
01:04:18semble-t-il
01:04:19une analyse différente
01:04:20de celle rendue
01:04:20en première instance
01:04:21et les avocats
01:04:22de Marine Le Pen
01:04:23y voient là
01:04:23un sentiment de victoire
01:04:25et surtout un sentiment
01:04:26de changement d'attitude
01:04:27qui les laisse
01:04:30espérer un procès
01:04:31sans doute
01:04:31beaucoup plus serein
01:04:32pendant les cinq semaines
01:04:33qui vont suivre
01:04:34désormais
01:04:35je vous propose
01:04:36d'écouter tout de suite
01:04:36Rodolphe Bosslu
01:04:37l'avocat de Marine Le Pen
01:04:38qui revient sur ce début
01:04:40de procès
01:04:40quand vous êtes
01:04:43déjà accusé
01:04:43avant même
01:04:44que le procès
01:04:44ne débute
01:04:45d'un système
01:04:46effectivement
01:04:47ça rend inaudible
01:04:48tout ce qui a été dit
01:04:49par Madame Le Pen
01:04:51en deux minutes
01:04:52hier
01:04:53la réalité de ce dossier
01:04:54c'est qu'il y avait
01:04:54une pratique parlementaire
01:04:56qui était considérée
01:04:57par les députés
01:04:59RN
01:05:00comme une pratique
01:05:01autorisée
01:05:01et du jour au lendemain
01:05:03le Parlement européen
01:05:04nous dit non
01:05:04tout compte fait
01:05:06les règles
01:05:06que vous avez cru
01:05:07être les bonnes
01:05:08ne sont pas les bonnes
01:05:09voilà donc
01:05:10le procès
01:05:11a été suspendu
01:05:12aujourd'hui
01:05:13sur ces questions
01:05:14de procédure
01:05:14la Cour rendra
01:05:15ses décisions
01:05:16voilà
01:05:16sur cette question
01:05:17qui a été au coeur
01:05:19des débats ce matin
01:05:20et sur Louis Alliot
01:05:21qui demande
01:05:21que son cas soit
01:05:22disjoint de cette affaire
01:05:24pour qu'il puisse
01:05:24se présenter
01:05:25au municipal
01:05:25dans quelques semaines
01:05:26elle reprendra donc
01:05:27demain
01:05:27cette audience à 9h
01:05:29avec les réponses
01:05:29à ces questions
01:05:30image tournée par
01:05:31Annaëlle Le Teneux
01:05:32avec vous
01:05:33Vincent
01:05:33on a vu la colère
01:05:34des agriculteurs
01:05:35il y a quelques instants
01:05:35Pauline
01:05:36mais il y a aussi
01:05:36la colère des soignants
01:05:37et notamment
01:05:38ceux du CHU de Rennes
01:05:40ils prévoient
01:05:40une mobilisation
01:05:41cet après-midi
01:05:43bonjour Saskia
01:05:44Julien Dubinsky
01:05:45vous êtes sur place
01:05:47encore une fois
01:05:48ce sont les conditions
01:05:49de travail
01:05:50qui sont remises en question
01:05:51oui c'est ça
01:05:54ici au CHU de Rennes
01:05:55les soignants
01:05:56se mobilisent
01:05:57ce week-end
01:05:58aux urgences
01:06:00deux patients
01:06:01sont décédés
01:06:01alors qu'ils se trouvaient
01:06:02sur des brancards
01:06:03en attendant
01:06:04d'être pris en charge
01:06:05d'après les syndicats
01:06:06ces décès
01:06:07seraient liés
01:06:07à un manque
01:06:08de surveillance
01:06:08en effet
01:06:09les urgences
01:06:10étaient saturées
01:06:11ils dénoncent aussi
01:06:12un afflux massif
01:06:14de patients
01:06:14au total
01:06:15dans la journée
01:06:16de ce lundi
01:06:16l'hôpital recense
01:06:17264 entrées
01:06:19contre 150
01:06:21habituellement
01:06:22d'après une analyse
01:06:23de la direction
01:06:23du CHU
01:06:24les deux décès
01:06:25survenus ce week-end
01:06:26ne seraient pas liés
01:06:26à un manque de surveillance
01:06:28en revanche
01:06:29la direction
01:06:29dénonce bien
01:06:30une tension
01:06:31au sein de l'hôpital
01:06:32mais qui serait
01:06:33principalement liée
01:06:33au mouvement de grève
01:06:34des médecins généralistes
01:06:36depuis ce matin
01:06:378h30
01:06:37et pendant une semaine
01:06:39l'accès aux urgences
01:06:40adultes du CHU
01:06:42se fera sur régulation
01:06:43c'est-à-dire que
01:06:44on ne pourra pas
01:06:45rentrer aux urgences
01:06:46sans avoir fait appel
01:06:47préalablement aux 15
01:06:49les soignants du CHU
01:06:50eux se disent
01:06:51épuisés
01:06:51et prévoient un débrayage
01:06:53à 15h
01:06:53pour dénoncer
01:06:54leurs conditions de travail
01:06:55Merci beaucoup Saskia
01:06:57en direct de Rennes
01:06:58vous nous emmenez
01:06:59également à l'étranger
01:07:00ce matin Pauline
01:07:00avec des images en Thaïlande
01:07:01qui sont particulièrement
01:07:02impressionnantes
01:07:03On va d'avoir d'ailleurs
01:07:04Julien ces images en direct
01:07:0525 personnes au moins
01:07:07sont mortes
01:07:07effectivement dans cet accident
01:07:09de train
01:07:10le bilan d'ailleurs
01:07:11pourrait encore s'alourdir
01:07:12parce que vous le voyez
01:07:13il est l'heure de déblayer
01:07:15les wagons en fait
01:07:16qui ont été percutés
01:07:17par une crue
01:07:18au niveau d'un chantier
01:07:20c'est ça qui a fait
01:07:20dérailler ce train
01:07:22on parle de plusieurs
01:07:23dizaines de blessés
01:07:23ça s'est passé au niveau
01:07:25au niveau du nord-est
01:07:27de la capitale Bangkok
01:07:28une image qui fait effectivement
01:07:30froid dans le dos
01:07:31merci beaucoup Pauline
01:07:32votre assurance
01:07:34habitation
01:07:34maintenant on s'y arrête
01:07:36parce que
01:07:36vous allez savoir
01:07:38pourquoi vous la payez
01:07:39plus ou moins cher
01:07:40des chiffres
01:07:40viennent d'être publiés
01:07:42pour comparer
01:07:42entre les villes
01:07:43et la différence peut-être
01:07:44colossale du simple au double
01:07:45entre des villes
01:07:46qui sont pourtant
01:07:47strictement comparables
01:07:48dans leur taille
01:07:49dans leur densité
01:07:50c'est votre cabinet
01:07:51qui a réalisé cette étude
01:07:52Ralph Rumi
01:07:53bonjour
01:07:54bonjour
01:07:54on vous retrouve dans
01:07:55quelques instants
01:07:55d'abord le détail
01:07:56de cette étude
01:07:57c'est avec nos éclaireurs
01:07:58Fanny Wecksteiner
01:08:02c'est vous qui nous dévoilez
01:08:03ce matin le détail
01:08:04de la douloureuse
01:08:05oui en effet
01:08:05avec ces constats
01:08:07faits sur la base
01:08:08de quelques 200 000
01:08:09contrats d'assurance
01:08:10ces 5 dernières années
01:08:11et le cabinet H.I.
01:08:12l'a donc montré
01:08:13que sur cette tendance
01:08:14il fallait s'attendre
01:08:14l'année prochaine
01:08:15enfin cette année
01:08:152026
01:08:16à des hausses
01:08:17des assurances
01:08:19habitation
01:08:19qui pourraient tourner
01:08:20autour de 6 à 8%
01:08:22environ
01:08:23ça la représenterait
01:08:24par foyer
01:08:25parce que bon
01:08:25toutes les typologies
01:08:26sont différentes
01:08:27mais en moyenne
01:08:2725 euros par an
01:08:28et par foyer
01:08:29supplémentaire
01:08:30alors pourquoi
01:08:31il y a trois grandes
01:08:32raisons principales
01:08:33il y a tout d'abord
01:08:34la multiplication
01:08:35des événements climatiques
01:08:36extrêmes
01:08:36les sécheresses
01:08:38les inondations
01:08:39les tempêtes
01:08:40qui font que
01:08:41les sinistres augmentent
01:08:42et que donc
01:08:42on les paye plus cher
01:08:43à la fin
01:08:44il y a également
01:08:45l'inflation
01:08:45des coûts de réparation
01:08:47de construction
01:08:48à la main d'oeuvre
01:08:48où les matériaux
01:08:50sont plus chers
01:08:50et puis il y a aussi
01:08:51des inégalités géographiques
01:08:53assez historiques
01:08:54on va regarder ça
01:08:55dans le détail justement
01:08:55vous allez voir que par ville
01:08:56déjà
01:08:57les moins chers
01:08:58et les plus chers
01:08:59on va voir
01:08:59il y a une grosse différence
01:09:00par exemple c'est à Rennes
01:09:01que la moyenne
01:09:02des assurances habitation
01:09:03est la moins chère
01:09:05107 euros et demi
01:09:06là où à Paris
01:09:08et bien on est à 188 euros
01:09:10la moyenne
01:09:11on est au niveau médian
01:09:13autour de Grenoble
01:09:14de 140 euros
01:09:15c'est globalement
01:09:16dans les villes
01:09:17de l'ouest
01:09:18du centre
01:09:18que l'on paye
01:09:19le moins cher
01:09:20et ensuite à Paris
01:09:21en Ile-de-France
01:09:22et dans le sud
01:09:22que l'on paye le plus cher
01:09:24on voit ça justement
01:09:24en détail
01:09:25parce que ça dépend aussi
01:09:26du type d'habitation
01:09:27évidemment
01:09:27si vous êtes en maison
01:09:28ça coûte plus cher
01:09:29qu'en appartement
01:09:30avec des différences
01:09:31par exemple pour les maisons
01:09:32qui peuvent aller
01:09:33jusqu'à 48%
01:09:35d'écart de prix
01:09:36selon la région
01:09:37c'est en Bretagne
01:09:38par exemple
01:09:39que les maisons
01:09:39coûtent le moins cher
01:09:40à assurer
01:09:41on est autour de 190 euros
01:09:43là où dans la région PACA
01:09:44on tourne à 280 euros
01:09:47vous voyez
01:09:47une grosse différence
01:09:48parce que dans le sud
01:09:49il y a aussi
01:09:50une raison climatique
01:09:52qui fait qu'il y a
01:09:53plus de sinistres
01:09:54vous voyez
01:09:54pour les appartements
01:09:55l'écart peut même monter
01:09:56jusqu'à 55%
01:09:57entre les primes d'assurance
01:09:59donc habitation
01:10:00selon le lieu
01:10:01de votre résidence
01:10:01si vous habitez
01:10:02en région Bretagne
01:10:03par exemple
01:10:03c'est toujours
01:10:03l'accès le moins cher
01:10:04parce que historiquement
01:10:05il y a moins de problèmes
01:10:06aussi climatiques
01:10:07107 euros
01:10:08à peu près
01:10:08pour l'assurance
01:10:10habitation d'un appartement
01:10:11là où le plus cher
01:10:12c'est en Ile-de-France
01:10:13évidemment
01:10:14avec 166 euros
01:10:16c'est le cas
01:10:17généralement
01:10:17de toutes les grandes métropoles
01:10:19bah évidemment
01:10:20évidemment
01:10:20pas si évident que ça
01:10:21Fanny
01:10:21parce que moi
01:10:22quand je regarde vos chiffres
01:10:22et je me tourne
01:10:23vers vous
01:10:24Ralph Rémy
01:10:24je me dis
01:10:25mais les aléas climatiques
01:10:26franchement à Paris
01:10:27en région parisienne
01:10:27il n'y en a pas tant que ça
01:10:28il y en a plus en Bretagne
01:10:29des aléas climatiques
01:10:30or c'est là que
01:10:31l'assurance habitation
01:10:32est la moins chère
01:10:32oui alors
01:10:33il faut bien comprendre
01:10:35comment on calculait
01:10:35une assurance habitation
01:10:36pour pouvoir expliquer
01:10:38ces chiffres
01:10:38en fait une assurance
01:10:39habitation
01:10:40c'est un
01:10:41c'est un cumul
01:10:41d'une dizaine
01:10:42une quinzaine de facteurs
01:10:43qui ont été calculés
01:10:43par des ingénieurs
01:10:44par des actuaires
01:10:45ce sont des statisticiens
01:10:47qui travaillent dans l'assurance
01:10:47et qui prennent des
01:10:48on va regarder
01:10:51le nombre de pièces
01:10:52on va regarder
01:10:53le coût de la construction
01:10:53on va regarder
01:10:54le nombre de mètres carrés
01:10:56on va regarder
01:10:56si il y a des dépendances
01:10:57on va regarder
01:10:58les statistiques
01:10:59des comorillages
01:10:59sur les 10 ou 15 dernières années
01:11:01on va regarder
01:11:01le nombre de pièces
01:11:03ça ne bouge pas
01:11:03d'une année à l'autre
01:11:04non ça ne bouge pas
01:11:05d'une année à l'autre
01:11:06mais en fait
01:11:06les coûts de la construction
01:11:07si les coûts sont augmentés
01:11:08le nombre de pièces
01:11:08ça va bien sûr augmenter
01:11:09par rapport à ça
01:11:10donc tous ces critères là
01:11:11sont faits pour calculer
01:11:12donc on a une matrice de calcul
01:11:13pour notre prime
01:11:14et cette matrice de calcul
01:11:15donne une prime
01:11:16à la fin de l'année
01:11:17et en fonction des choses
01:11:19qui changent
01:11:19par exemple
01:11:19s'il y a beaucoup plus
01:11:21d'événements climatiques
01:11:22qui sont arrivés
01:11:22dans cette région
01:11:22la matrice va changer
01:11:24s'il y a eu beaucoup plus
01:11:24de compriolage
01:11:25la matrice va changer
01:11:26si le coût de la construction
01:11:27a augmenté
01:11:27le nombre de mètres carrés
01:11:28va faire que la prime
01:11:29va augmenter
01:11:30et ainsi de suite
01:11:30Alors ce que je retiens moi
01:11:31c'est qu'à chaque fois
01:11:32on parle des aléas climatiques
01:11:33mais enfin on a l'impression
01:11:34qu'ils ont bon dos
01:11:35parce que ça fait plusieurs années
01:11:36que ça dure
01:11:37à chaque fois on est entre
01:11:42avec ce que vous nous dites
01:11:43et les éléments
01:11:43que nous a montrés Fanny
01:11:44que les aléas climatiques
01:11:45c'est une donnée
01:11:46mais parmi d'autres en réalité
01:11:48Oui mais alors
01:11:49on est passé
01:11:49les aléas climatiques
01:11:50ont quand même
01:11:51fortement augmenté
01:11:52on est passé
01:11:52de 1 milliard et demi
01:11:53dans les années
01:11:54Ah oui mais les assurances sociales
01:11:55ont déjà fortement augmenté
01:11:56c'est ça le problème
01:11:57pourquoi est-ce que cette année
01:11:58comme ça
01:11:58plus 6 à 8%
01:11:59On est passé de fois 5
01:12:00des aléas climatiques
01:12:01en termes de coûts
01:12:03et votre assurance habitation
01:12:04heureusement
01:12:04elle n'a pas fait fois 5
01:12:05donc oui
01:12:06en effet
01:12:06c'est difficile d'expliquer
01:12:08toutes ces augmentations tarifaires
01:12:09on en a une aussi
01:12:10qui est très factuelle
01:12:12les taxes
01:12:12on a une taxe attentat
01:12:14qui est passée
01:12:15de 5,90 à 6,50
01:12:16en juillet 2024
01:12:19qui fait que chaque assuré
01:12:21doit payer 6,50
01:12:23quoi qu'il se passe
01:12:23en début d'année
01:12:24donc qui est reversé
01:12:25immédiatement à l'État
01:12:26et on vient d'avoir aussi
01:12:27une augmentation
01:12:27de la part 4 nat
01:12:29qui vient d'arriver
01:12:29depuis le 1er janvier
01:12:30de la part 4 nat
01:12:31catastrophe naturelle
01:12:32et donc qui est passée
01:12:33de 12% de la part 4 nat
01:12:35à 20%
01:12:36et ça ça représente
01:12:37à peu près 70%
01:12:38de votre prime
01:12:38donc on a augmenté
01:12:39de 8% déjà
01:12:40la taxe sur 70%
01:12:42de votre prime
01:12:42est-ce que ce critère statistique
01:12:44ce grand shaker
01:12:44dont vous nous avez parlé
01:12:45voilà un peu de ci
01:12:46un peu de ça
01:12:47et tout
01:12:47c'est le même
01:12:47pour toutes les compagnies
01:12:48ou bien chacune
01:12:49fait sa recette
01:12:50à sa sauce
01:12:51donc c'est pas du tout
01:12:52le même pour toutes les compagnies
01:12:52c'est pour ça que sur le marché
01:12:54l'actuaire
01:12:54c'est extrêmement demandé
01:12:55parce qu'on va chercher
01:12:56les meilleurs
01:12:56pour faire les tarifs
01:12:57on vous annonce des prix
01:12:59les prix que vous voyez
01:12:59aujourd'hui
01:12:59c'est les tarifications Achille
01:13:01comme de votre compagnie
01:13:03de ma compagnie d'assurance
01:13:03vous êtes vous-même
01:13:04on est une compagnie d'assurance
01:13:05on n'est pas un cabinet
01:13:06on est une compagnie d'assurance
01:13:06selon France Assureur
01:13:09la prime moyenne
01:13:09dans l'habitation
01:13:10c'est 299 euros
01:13:11donc nous on est à 166
01:13:13donc on voit bien
01:13:13qu'on calcule
01:13:14de façon différente
01:13:15les autres
01:13:16ça s'exprime
01:13:16par peut-être mieux cibler
01:13:19notre façon de calculer
01:13:21et aussi notre maîtrise
01:13:22de la gestion des coûts
01:13:24qui sont implémentés aussi
01:13:26dans la prime
01:13:28comment on fait
01:13:28parce qu'évidemment
01:13:29la plupart des gens
01:13:30enfin moi
01:13:31Patrick peut-être aussi
01:13:32honnêtement
01:13:33on ne regarde pas
01:13:33année après année
01:13:34son assurance
01:13:35ses paiements automatiques
01:13:37ça fait partie des charges
01:13:38oui voilà
01:13:39ça fait partie des charges
01:13:40on se dit
01:13:41on perd des profits
01:13:41on se doute
01:13:42que ça ne baisse pas
01:13:43mais on ne regarde pas
01:13:46dans le détail
01:13:46est-ce que vous nous dites
01:13:47bah oui
01:13:47il faut regarder dans le détail
01:13:48comment faire
01:13:49pour le faire
01:13:50de la façon la moins pénible possible
01:13:52je ne vais pas me faire des amis
01:13:53mais je vous le dis
01:13:55vraiment ça ne baisse pas
01:13:56d'année en année
01:13:57ça augmente
01:13:58donc ça fait partie du
01:14:00partout
01:14:00toutes les compagnies
01:14:01toutes les compagnies
01:14:02d'année en année
01:14:02ça augmente
01:14:03donc je vais être tout à fait
01:14:05transparent par rapport à ça
01:14:06vous n'avez pas à avoir
01:14:06votre prime qui va baisser
01:14:07contrairement à d'autres secteurs
01:14:09on n'a pas de courrier explicatif
01:14:11si
01:14:11donc on vous envoie
01:14:13l'estérisque peut-être
01:14:14dans un document
01:14:15sur internet
01:14:15on vous envoie
01:14:15deux mois avant
01:14:16votre date d'échéance
01:14:17on vous envoie le prix
01:14:18que vous allez payer
01:14:18l'année prochaine
01:14:19et pourquoi
01:14:19le pourquoi
01:14:21non on ne l'explique pas
01:14:22voilà
01:14:22et on peut à ce moment-là
01:14:24changer
01:14:25vous pouvez appeler la concurrence
01:14:26on sait qu'on peut négocier
01:14:27pour les banques par exemple
01:14:28c'est pour ça qu'on a l'obligation
01:14:30de vous envoyer un courrier
01:14:31deux mois avant
01:14:32donc en fait
01:14:33vous pensez que c'est obligatoire
01:14:35et qu'on va vous prendre
01:14:35une prime supplémentaire
01:14:36à la fin de votre échéance
01:14:37mais non
01:14:38on vous a prévenu deux mois avant
01:14:39si ce prix ne vous convient pas
01:14:40je vous invite à aller regarder
01:14:42chez d'autres assureurs
01:14:42pour voir si vous trouvez moins cher
01:14:44à garantie équivalente
01:14:45bien entendu
01:14:46merci beaucoup
01:14:48le conseil est donné
01:14:50vous l'avez noté
01:14:51donc deux mois avant
01:14:51vous allez recevoir ce petit papier
01:14:53c'est pas un prospectus
01:14:54c'est pas une publicité
01:14:55non c'est pour vous dire
01:14:56de combien votre facture va augmenter
01:14:58et à ce moment-là
01:14:58vous pouvez aller voir
01:14:59chez la concurrence
01:15:00s'il n'y a pas quelques euros
01:15:01à aller gratter
01:15:03parce que par les temps qui courent
01:15:04évidemment
01:15:04ça ne peut pas faire de mal
01:15:05merci beaucoup
01:15:06merci à vous
01:15:06pour ces détails
01:15:08Patrick Sos est avec nous
01:15:09c'est pas pour nous parler
01:15:11d'assurance habitation
01:15:11Patrick
01:15:12non j'aurais pu parler
01:15:13du granit de breton
01:15:13qui semble-t-il
01:15:14plus ou moins cher
01:15:15non non pas du tout
01:15:16c'est plutôt vers l'Iran
01:15:19que vous allez nous emmener
01:15:21pour évidemment
01:15:21des informations
01:15:22qui sont très très dures
01:15:23très très douloureuses
01:15:25il y a des images
01:15:25qui nous parvaient
01:15:26dans ce moment d'Iran
01:15:26ce ne sont pas des images
01:15:27de manifestants opposés au régime
01:15:29ce sont ici des images
01:15:31des obsèques
01:15:32des gardiens de la révolution
01:15:34qui ont été tués
01:15:36selon le régime
01:15:37en tout cas
01:15:37depuis plusieurs jours maintenant
01:15:40c'est important cette image
01:15:41Patrick
01:15:41parce qu'on voit
01:15:42sur quoi choisit
01:15:43de communiquer le régime
01:15:44oui on est vraiment
01:15:45dans la guerre informationnelle
01:15:46je rappelle
01:15:47vous habitez en Iran
01:15:48aujourd'hui
01:15:49vous n'avez pas accès à internet
01:15:51ça fait 5 jours
01:15:52plus de 5 jours
01:15:52que vous n'avez pas accès à internet
01:15:54vous pouvez depuis ce matin
01:15:55appeler à l'étranger
01:15:57pour des conversations très courtes
01:15:59mais ne pas être appelé
01:16:01depuis l'étranger
01:16:01notamment la diaspora
01:16:02si vous avez de la famille
01:16:03à l'extérieur en France
01:16:05vous pouvez appeler la France
01:16:06mais la France ne peut pas
01:16:06vous appeler
01:16:07en revanche
01:16:07si vous allumez la télévision
01:16:09vous tombez sur la première chaîne
01:16:10d'état
01:16:11qui elle vous offre
01:16:12des images magnifiques
01:16:13d'un Iran
01:16:14totalement unifié
01:16:15avec des discours
01:16:16notamment celui du ministère
01:16:17des affaires étrangères
01:16:18il y a quelques minutes
01:16:20disant que
01:16:21le peuple iranien
01:16:22avait réussi
01:16:23à se débarrasser
01:16:24de toutes les ingérences
01:16:25étrangères
01:16:26et donc
01:16:27vous avez des images
01:16:28d'obsèques
01:16:29de gardien de la révolution
01:16:30je rappelle
01:16:31le bilan officiel
01:16:32donc des autorités
01:16:33du régime
01:16:342000 morts
01:16:35dont des centaines
01:16:36de membres
01:16:37des forces de sécurité
01:16:38et évidemment
01:16:39lorsqu'on vous montre
01:16:40cette fois
01:16:40des images
01:16:41qui sont filmées
01:16:42par les opposants
01:16:43là on est dans
01:16:44quelque chose de nocturne
01:16:45avec du zoom
01:16:46du dézoom
01:16:46et surtout
01:16:47un grave danger
01:16:48pour ceux
01:16:49qui les filment
01:16:50et ça permet
01:16:50évidemment au régime
01:16:51de montrer
01:16:51ces images
01:16:52des obsèques
01:16:52des gardiens
01:16:53de la révolution
01:16:53de présenter
01:16:54les manifestants
01:16:54comme des saboteurs
01:16:56des sédicieux
01:16:57des agents de l'étranger
01:16:58etc.
01:16:59Aïla Navidi
01:17:00est avec nous
01:17:01vous qui êtes
01:17:01comédienne franco-iranienne
01:17:03est-ce que
01:17:04vous arrivez
01:17:05à avoir des nouvelles
01:17:06de votre entourage iranien
01:17:08de votre famille
01:17:09peut-être iranienne
01:17:10et est-ce que vous avez
01:17:11des informations
01:17:11sur les chiffres
01:17:14parce que c'est très
01:17:14très difficile
01:17:15d'avoir
01:17:15des informations
01:17:17un petit peu fiables
01:17:18on entend parler
01:17:18de bilans
01:17:19qui sont effroyables
01:17:20avec des chiffres
01:17:20qui pourraient dépasser
01:17:21même les 10 000 morts
01:17:22est-ce que ce sont
01:17:23les retours
01:17:23que vous avez ou pas ?
01:17:25Bonjour
01:17:25merci de me recevoir
01:17:27effectivement
01:17:28malheureusement
01:17:28nous n'avons aucune
01:17:29nouvelle de nos familles
01:17:30depuis aujourd'hui
01:17:325 jours
01:17:32c'est très compliqué
01:17:33de rentrer en contact
01:17:35avec eux
01:17:36parce qu'il y a
01:17:37un blackout
01:17:37qui est total
01:17:38les dernières informations
01:17:39qu'on a eues
01:17:40datent de ce moment-là
01:17:41et c'est vrai
01:17:42qu'aujourd'hui
01:17:43les chiffres
01:17:43qui nous parviennent
01:17:44même si on les prend
01:17:45avec beaucoup de sérieux
01:17:48on s'appuie
01:17:49sur des organisations
01:17:50qui parlent
01:17:50au départ
01:17:51par exemple
01:17:51comme human right
01:17:52activiste
01:17:53de plus de 2000 morts
01:17:55mais on sait aujourd'hui
01:17:56qu'il y a d'autres chiffres
01:17:57qui sont énoncés
01:17:58comme 12 000
01:17:59voire 20 000
01:18:00et la réalité
01:18:01c'est qu'on ne saura
01:18:02et on aura les informations
01:18:03qu'à partir du moment
01:18:04où les connexions
01:18:05seront réellement rétablies
01:18:06où les images sortiront
01:18:08parce qu'on sait
01:18:08que les gens ont filmé
01:18:09parce qu'on sait
01:18:09que les manifestants
01:18:10ont voulu témoigner
01:18:12de ce qui se passe
01:18:13et que la réalité
01:18:14va sortir
01:18:14dès que ce sera
01:18:15reconnecté
01:18:16il y a déjà eu
01:18:18des manifestations
01:18:19par le passé
01:18:20les années précédentes
01:18:21il y a déjà eu
01:18:21une répression féroce
01:18:22et à chaque fois
01:18:23le régime a réussi
01:18:24à reprendre la main
01:18:24est-ce que cette fois
01:18:25vous nous dites
01:18:26ça semble un peu différent
01:18:28quand même ?
01:18:29Écoutez
01:18:30c'est très difficile
01:18:31on a l'espoir
01:18:31évidemment
01:18:32que ce soit déjà
01:18:33la dernière fois
01:18:34ça c'est évident
01:18:35pour tous les Iraniens
01:18:36de la diaspora
01:18:37mais surtout
01:18:38pour les Iraniens
01:18:39qui sont
01:18:39notre peuple
01:18:40qui est en Iran
01:18:41on a envie
01:18:42de croire
01:18:43que cette fois-ci
01:18:44c'est la bonne
01:18:44maintenant la réalité
01:18:45c'est que pour que
01:18:46ce soit la bonne
01:18:47ce qu'on demande
01:18:48nous en termes
01:18:48de diaspora
01:18:49en tout cas
01:18:49moi et les associations
01:18:50avec lesquelles
01:18:51je travaille
01:18:52c'est que la communauté
01:18:53internationale
01:18:54se saisisse
01:18:54de ce dossier
01:18:55qu'elle fasse
01:18:56ce qu'il faut
01:18:57et qu'elle vienne
01:18:57convoquer le droit
01:18:58international
01:18:59pour pouvoir faire
01:19:00pression sur
01:19:00les gardiens
01:19:01de la révolution
01:19:01pour pouvoir mettre
01:19:02les gardiens
01:19:03de la révolution
01:19:04sur la liste
01:19:06sur les listes
01:19:08des organisations
01:19:09terroristes
01:19:09ce qui permettrait
01:19:10surtout
01:19:11de pouvoir cibler
01:19:12les gardiens
01:19:13de la révolution
01:19:13en allant taper
01:19:14sur les capitaux
01:19:16qui sont sortis
01:19:16à l'extérieur
01:19:17et leur permettant
01:19:18de les établir
01:19:19encore plus
01:19:19alors évidemment
01:19:20tous les regards
01:19:21sont tournés
01:19:21vers la maison blanche
01:19:22écoutez ce qu'a dit
01:19:23Donald Trump
01:19:24il y a quelques heures
01:19:24l'Iran me préoccupe
01:19:29quand je vois
01:19:30le genre de tuerie
01:19:31qui se produit là-bas
01:19:32nous allons obtenir
01:19:33des chiffres précis
01:19:34bientôt
01:19:34nous obtiendrons
01:19:35des chiffres précis
01:19:36sur ce qui se passe
01:19:37en ce qui concerne
01:19:38les tueries
01:19:38et le bilan
01:19:39de ces tueries
01:19:39semble significatif
01:19:41mais nous n'en sommes
01:19:42pas encore sûrs
01:19:43et nous agirons
01:19:44en conséquence
01:19:44alors il parle
01:19:46d'une action
01:19:47très forte
01:19:47mais Patrick
01:19:47on a l'impression
01:19:48qu'il hésite encore
01:19:49c'est compliqué
01:19:50il parlait déjà
01:19:51d'une action
01:19:51très forte
01:19:52en d'autres termes
01:19:53lorsque la répression
01:19:54a commencé à se faire
01:19:55et on ne va pas
01:19:56se mentir
01:19:57Julien
01:19:57il les connaît
01:19:58les chiffres
01:19:59Laurent Cédric
01:19:59qui est le meilleur
01:20:00du monde
01:20:01sait exactement
01:20:02ce qu'il se passe
01:20:03en ce moment
01:20:03en Iran
01:20:04soit par les yeux
01:20:06et les oreilles
01:20:06d'en haut
01:20:07soit par
01:20:07et on le sait
01:20:08leurs agents sur place
01:20:10ou des oreilles
01:20:12aussi sur place
01:20:12y compris
01:20:13via le Mossad
01:20:15israélien
01:20:15donc il le sait
01:20:16mais il se retrouve
01:20:17face à un dilemme
01:20:19extrêmement fort
01:20:20finalement
01:20:21lorsque vous pensez
01:20:22militaire
01:20:22vocabulaire militaire
01:20:24vous réfléchissez toujours
01:20:25à l'objectif final
01:20:26recherché
01:20:27et c'est lequel
01:20:28pour Donald Trump
01:20:29et c'est là qu'on rentre
01:20:29dans l'ambiguïté
01:20:30que cherche véritablement
01:20:32Donald Trump
01:20:32avoir un prix Nobel
01:20:33de la paix
01:20:34après avoir
01:20:35libéré l'Iran
01:20:36du régime des Mollah
01:20:38est-ce qu'il cherche
01:20:39simplement
01:20:40à s'accaparer
01:20:41une partie des ressources
01:20:42iraniennes
01:20:43qui sont extrêmement fortes
01:20:44qu'on ne voit pas
01:20:45parce que
01:20:45depuis 1979
01:20:46tout ça
01:20:47est placé sous embargo
01:20:49on a du mal
01:20:50à savoir ce que veut
01:20:51Donald Trump
01:20:52est-ce qu'il se satisfera
01:20:53simplement
01:20:54d'un changement de tête
01:20:55pas de régime
01:20:56mais bien
01:20:57d'une espèce
01:20:58de tête mise à prix
01:20:59comme un Maduro
01:21:00il aurait
01:21:01un Ayatollah Ramenei
01:21:02mis à prix
01:21:03s'il le kidnappe
01:21:05s'il neutralise
01:21:05qu'il y a quelqu'un d'autre
01:21:06très bien
01:21:07on a vraiment du mal
01:21:08à savoir
01:21:09ce qui va se passer
01:21:10vraiment du côté
01:21:10de la Maison Blanche
01:21:11et la France
01:21:11Aïlan avait dit
01:21:12que peut-elle faire
01:21:13je pense que la France
01:21:15a une responsabilité énorme
01:21:17c'est celle
01:21:17aujourd'hui
01:21:18de jouer
01:21:19le rôle
01:21:20qu'elle doit jouer
01:21:20avec l'Europe
01:21:21c'est-à-dire
01:21:21de rentrer
01:21:23dans
01:21:23ce qui est en train
01:21:25de se passer
01:21:25et de venir
01:21:26comme je vous l'ai dit
01:21:27tout à l'heure
01:21:28faire pression
01:21:29de façon à ce que
01:21:30le droit international
01:21:31que la communauté internationale
01:21:32puisse
01:21:33faire pression
01:21:34sur le régime islamique
01:21:35elle peut
01:21:36aujourd'hui
01:21:36déjà
01:21:37comme je vous l'ai dit
01:21:37tout à l'heure
01:21:38mettre les gardiens
01:21:39de la révolution
01:21:40sur la liste
01:21:40des organisations terroristes
01:21:42et moi je le dis ici
01:21:43parce que vous êtes en train
01:21:44de parler de Donald Trump
01:21:45l'Iran n'est pas en guerre
01:21:46l'Iran est en révolution
01:21:48et ça c'est important
01:21:49de le savoir
01:21:50il demande de l'aide
01:21:51nous recevons
01:21:51des messages
01:21:52qui filtrent
01:21:54petit à petit
01:21:54en nous disant
01:21:55aidez-nous
01:21:55relayer nos voix
01:21:57de façon à ce qu'on puisse
01:21:58faire tomber ce régime
01:21:59et la guerre ne mènera pas
01:22:01à une démocratie
01:22:01Merci beaucoup
01:22:03Aïlan Avidi
01:22:03en direct
01:22:04sur cette répression
01:22:06qui se poursuit en Iran
01:22:07avec on le rappelle
01:22:08des premières condamnations à mort
01:22:09qui pourraient être exécutées
01:22:10aujourd'hui
01:22:11on va voir
01:22:12si le régime iranien
01:22:13met ces menaces-là
01:22:14à exécution
01:22:15et les conséquences
01:22:15que cela peut avoir
01:22:16dans quelques instants
01:22:17pour Christophe Delers
01:22:18aux Lignes-du-Bois
01:22:18qui pourraient être exécutées
01:22:19et les conséquences
01:22:20qui pourraient être exécutées
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