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  • il y a 18 heures
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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans WIBFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi.
00:00:05Jean-Luc Mélenchon accusé d'antisémitisme après sa sortie hier soir à Lyon sur la prononciation du nom du criminel
00:00:11sexuel américain Jeffrey Epstein.
00:00:13Indignation, tollé général ce matin dans la classe politique dans un message il y a quelques instants sur les réseaux
00:00:18sociaux.
00:00:19Jean-Luc Mélenchon plaide l'ironie.
00:00:22L'affaire Emile, elle prend une nouvelle dimension.
00:00:24L'ADN d'une centaine de personnes présentes au Auvergne au moment de la disparition du petit garçon a commencé
00:00:29à être prélevé.
00:00:30Ça va durer des semaines.
00:00:31En vue d'une comparaison avec des traces génétiques découvertes sur les vêtements d'Emile, l'avocate de son grand
00:00:37-père maternel réagit en exclusivité à 10h30 dans WIBFM Direct.
00:00:42Et puis Bill Clinton sous le feu des projecteurs aujourd'hui aux Etats-Unis.
00:00:45L'ancien président va être passé au grill sur ses liens de proximité avec Jeffrey Epstein il y a quelques
00:00:50heures.
00:00:50C'est sa femme Hillary Clinton qui s'est expliquée, vous l'entendrez, et qui a appelé à ce que
00:00:54Donald Trump soit entendu.
00:00:56Lui aussi, la presse américaine révèle de possibles dissimulations de documents le mettant en cause.
00:01:00BFM Direct, c'est parti.
00:01:14C'est ce que l'on appelle un tollé général ce matin, notamment dans la classe politique après la sortie
00:01:21de Jean-Luc Mélenchon qui se défend à l'instant sur les réseaux sociaux.
00:01:25On va voir tout cela dans un instant. Revenons au point de départ. Nous sommes donc à Lyon, deux semaines
00:01:30après la mort de Quentin Deranque.
00:01:32Lyon, où Jean-Luc Mélenchon hier soir mène meeting dans le cadre évidemment des municipales.
00:01:39Il charge une nouvelle fois la presse. L'occasion pour lui de revenir sur le supposé silence médiatique autour de
00:01:46l'affaire Epstein et Jean-Luc Mélenchon,
00:01:48de jouer sur la prononciation du nom du pédocriminel américain Jeffrey Epstein.
00:01:53Regardez. S'il s'agit de l'affaire Epstein. Ah, je voulais dire Epstein. Pardon, ça fait plus russe Epstein.
00:02:05Alors maintenant, vous direz Einstein au lieu d'Einstein. Frankenstein au lieu de Frankenstein.
00:02:12Eh bien voilà, non, tout le monde comprend comment il faut faire.
00:02:16Polémique ce matin, le mot est faible. Face à l'indignation, Jean-Luc Mélenchon répond dans un long message posté
00:02:26il y a moins d'une heure sur les réseaux sociaux.
00:02:28Il écrit ceci.
00:02:29J'ai ironisé sur la volonté de vouloir faire avec Epstein un nom pour russifier le problème.
00:02:37Consternante réaction de ceux qui y voient de l'antisémitisme.
00:02:40Ça pose question sur leur réelle motivation sur cette question.
00:02:43L'antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet.
00:02:45Au contraire, j'ai longuement expliqué dans mon discours pourquoi il fallait tenir la religion loin de la politique.
00:02:50La façon de prononcer ce nom a fait l'objet de nombreux articles de presse sans soulever aucune polémique.
00:02:55La brutalisation de la vie politique est du côté de ceux qui veulent nous faire taire à force de menaces
00:02:59et d'insultes à tout propos.
00:03:00Il suscite délibérément la violence contre la France insoumise.
00:03:05Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, poste lui aussi un message pour défendre Jean-Luc Mélenchon écrivant notamment ceci.
00:03:14On va voir le message de Manuel Bompard.
00:03:16Tout à l'heure cabale contre les insoumis, les voilà maintenant à nous accuser d'antisémitisme
00:03:20pour avoir dénoncé la manière avec laquelle une partie de la classe médiatique veut faire d'Epstein un agent russe
00:03:26pour masquer les complicités dont il a pu bénéficier en France.
00:03:28Manuel Bompard de poursuivre en écrivant
00:03:30Notre camp est celui de l'égalité des êtres humains et du refus absolu de toutes les formes de racisme
00:03:35et d'antisémitisme.
00:03:36Foutez-nous la paix et retournez à vos petites combines pourries pour tenter de faire de la France insoumise.
00:03:43Numéro 10h30, presque 10h30.
00:03:45Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans BFM Direct.
00:03:47Je vous rappelle que dans quelques instants, je reçois en exclusivité l'avocate du grand-père maternel d'Emile
00:03:53alors que l'affaire prend une nouvelle dimension.
00:03:56Tous les détails dans un instant, mais d'abord l'essentiel de l'actualité avec vous.
00:03:59Marie, bonjour.
00:03:59Bonjour.
00:04:00Et le ministre des Affaires étrangères qui est attendu à bord du Charles de Gaulle aujourd'hui en Suède
00:04:03alors qu'un drone suspect a été intercepté à proximité du porte-avions français il y a deux jours.
00:04:08Et ce drone est probablement un drone russe.
00:04:10En tout cas, c'est ce qu'affirme le ministre de la Défense suédois.
00:04:12On va retrouver Naoufel El-Kawafi qui est notre envoyé spécial à Malmö en Suède.
00:04:16C'est là que le porte-avions est à quai.
00:04:18Naoufel, expliquez-nous pourquoi est-ce que la piste russe est privilégiée ?
00:04:23Parce que selon les autorités suédoises, il y avait un navire militaire russe qui était à proximité au moment des
00:04:33faits.
00:04:33Donc il y a de fortes chances que ce drone provienne de la Russie.
00:04:37Ce qu'il faut comprendre, c'est que ça fait plusieurs jours maintenant que ce porte-avions français, le Charles
00:04:41de Gaulle, fait escale ici au port de Malmö en Suède
00:04:44pour procéder à différents exercices de l'OTAN.
00:04:48Et durant toute la durée de son escale, ce sont bien les autorités suédoises qui ont à la charge la
00:04:54sécurité de ce porte-avions.
00:04:56Donc on est dans un endroit, il faut rappeler, très stratégique, à proximité de la mer à Baltique.
00:05:02Terrain de rivalité entre la Russie d'un côté et les pays de l'OTAN.
00:05:06Ce n'est pas la première fois qu'un incident de ce type arrive dans la région.
00:05:10Une enquête a d'ailleurs été ouverte pour déterminer les circonstances de cet incident.
00:05:15Naoufel avec Valentine Ribbe pour BFM TV.
00:05:18Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez est à Angers après les grosses inondations qui ont touché la ville.
00:05:22Oui, avec à ses côtés la ministre de l'Écologie, Monique Barbu.
00:05:25Laurent Nunez annonce notamment que deux nouvelles commissions se tiendront les 3 et 10 mars
00:05:30pour parler du classement en catastrophe naturelle de certaines villes.
00:05:34Une visite qui intervient alors que le département du Ménéloir est toujours en vigilance orange pour les crues, François.
00:05:39Le défilé de politique se poursuit au Salon de l'Agriculture.
00:05:42C'est le candidat à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, qui est sur place ce matin.
00:05:45Oui, il doit rester à peu près une heure et demie au total.
00:05:47Et il a profité de cette visite au Salon de l'Agriculture pour adresser un message à son opposante Rachida
00:05:52Dati
00:05:52qui, pour le moment, a exclu de participer à un débat télé avant le premier tour des municipales.
00:05:57Écoutez.
00:05:58La campagne maintenant rentre effectivement dans sa phase finale.
00:06:01Et je l'espère, ce sera d'abord la phase des débats.
00:06:04Donc j'invite Madame Dati à venir débattre.
00:06:06Elle a l'air de le refuser.
00:06:08C'est incompréhensible pour les Parisiennes et les Parisiens, je le crois.
00:06:11Et c'est très irrespectueux au regard des échéances démocratiques de ne pas accepter les débats.
00:06:15Les autorités appellent à suspendre la vente de tous les jouets à base de sable.
00:06:19Expliquez-nous.
00:06:20La répression des fraudes explique qu'elle a été avertie de la présence d'amiante dans certains de ses jouets.
00:06:25Elle recommande aux parents de ne plus acheter de jouets qui contiennent du sable
00:06:28ou alors, s'ils en ont déjà, de ne pas laisser leurs enfants les utiliser.
00:06:31Tout cela alors qu'il y a deux jours, plusieurs jouets en vente chez Action et Emma
00:06:35ont déjà été rappelés en raison de traces d'amiante.
00:06:38Et vous les voyez à l'écran, c'est notamment le cas de ces cartes et magnettes en sable qui
00:06:41ont été rappelées chez Emma.
00:06:42Merci beaucoup Marie pour l'essentiel de l'actualité.
00:06:45On vous retrouve un peu plus tard évidemment dans cette émission.
00:06:48On parle à présent de l'affaire Émile qui a débuté il y a de cela deux ans et demi
00:06:53avec la disparition du petit garçon au Auvernais.
00:06:56Et puis on a retrouvé son corps, des vêtements d'Émile aussi.
00:07:02Et alors, bonjour Boris Karlamoff, l'affaire aujourd'hui semble prendre une nouvelle dimension information très importante ce matin.
00:07:10Absolument, puisque les deux juges d'instruction d'Aix-en-Provence qui sont en charge de cette enquête
00:07:14ont donc décidé de lancer une grande campagne de prélèvement ADN.
00:07:18Selon nos informations, plusieurs dizaines de personnes seront concernées par ces prélèvements.
00:07:24Cette campagne de prélèvement ADN, elle va concerner les habitants en premier chef,
00:07:28les habitants du Auvernais qui étaient présents ce 8 juillet 2023,
00:07:32soit au moment de la disparition du petit garçon, mais également les vacanciers.
00:07:37Toutes les personnes de passage dans le hameau et à proximité,
00:07:41donc au moment de la disparition du petit Émile.
00:07:44Les membres de la famille Émile ne seront pas concernés puisque, souvenez-vous,
00:07:46ils ont déjà été prélevés, c'était au tout début des investigations.
00:07:51Cette grande campagne de prélèvement ADN, elle est prévue au printemps prochain,
00:07:55fin mars, début avril, mais en réalité elle a déjà commencé,
00:07:57puisque 4 personnes, selon nos informations, ont déjà été prélevées ces derniers jours.
00:08:03L'objectif, il est d'effectuer des comparaisons ADN entre les traces ADN inconnues et étrangères
00:08:10à celles de la famille qui avaient été, souvenez-vous, retrouvées sur les vêtements du petit garçon.
00:08:14C'était la fin du mois de mars en 2024.
00:08:16En janvier dernier, les avocats des grands-parents avaient demandé des actes complémentaires.
00:08:20Il y avait notamment ces prélèvements d'ADN,
00:08:21mais selon nos informations, ces prélèvements ADN étaient dans les tuyaux depuis déjà plusieurs mois.
00:08:26Cela veut dire que les juges d'instruction n'ont pas attendu que les avocats en fassent la demande
00:08:30pour donc réaliser ce nouvel acte d'enquête qui peut s'annoncer crucial.
00:08:34Réaction de l'avocate du grand-père maternel d'Émile dans quelques tout petits instants.
00:08:38Le temps de retrouver Alexis Puyette au Auvergne.
00:08:40Bonjour Alexis.
00:08:41Comment réagissent les habitants ?
00:08:43Bonjour.
00:08:44Pour tout vous dire, ils ne sont pas très loquaces,
00:08:47les quelques habitants qu'on a rencontrés avec Elisa Amouret depuis ce matin.
00:08:51Vous savez, on est ici au Vernet.
00:08:53C'est une dizaine de personnes qui habitent ici à l'année en plein hiver.
00:08:58Et en fait, les quelques personnes qu'on a rencontrées, les rares qui ont accepté de nous parler,
00:09:01ils disent qu'ils se tiennent prêts et qu'ils sont à la disposition de la justice
00:09:06pour faire ces prélèvements ADN, si cela peut permettre de faire avancer l'enquête.
00:09:13Donc, Boris le disait, c'est vrai que ça va concerner les habitants du Auvergne.
00:09:19Alors, le 8 juillet 2023, il y avait plusieurs dizaines de personnes,
00:09:23à la fois les habitants, mais aussi des touristes ou des promeneurs.
00:09:28Donc, en fait, concrètement, comment ça va se passer ?
00:09:30Eh bien, les gens, les personnes concernées vont devoir aller à la gendarmerie,
00:09:34faire un prélèvement salivaire.
00:09:36Donc, ça peut se passer à la gendarmerie à Seine.
00:09:38C'est à quelques kilomètres d'ici, pour les habitants notamment.
00:09:41Mais pour les touristes qui seraient aujourd'hui dans une autre région,
00:09:44eh bien, ça peut se passer dans d'autres gendarmeries de France.
00:09:48Donc, voilà un petit peu ce qui va se passer.
00:09:51Et on le disait aussi, ça va s'étaler comme ça sur plusieurs semaines.
00:09:55Ce qu'on sait, eh bien, c'est que 4 personnes ont déjà été prélevées.
00:09:58On était tout à l'heure devant la gendarmerie de Seine
00:10:00et nous n'avons pas vu d'habitants qui ont procédé à ces prélèvements.
00:10:05Nous n'avons rencontré que des personnes qui se préparaient à le faire.
00:10:09Donc, voilà un petit peu pour l'ambiance.
00:10:11Ici, fête d'attentisme.
00:10:13Et puis, on sent aussi une lassitude des habitants.
00:10:16Voilà, ça fait plus de deux ans.
00:10:18Évidemment, tout le monde ici veut connaître la vérité,
00:10:21veut savoir ce qui s'est passé.
00:10:22Il était un petit peu las, finalement,
00:10:24de voir les journalistes défiler sans avoir plus d'informations sur les faits.
00:10:29Et donc, encore une fois, ils sont prêts à faire ces prélèvements
00:10:32pour faire avancer l'enquête.
00:10:33C'est vraiment ce qui ressort des propos des habitants ici.
00:10:36Merci Alexis Plouillette en direct du Haut-Vernay pour BFMTV.
00:10:38Bonjour, maître Isabelle Colombani.
00:10:40Merci infiniment d'avoir accepté de vous exprimer pour la première fois
00:10:43ce matin sur BFMTV au sujet de cette campagne de prélèvement ADN
00:10:47qui vient de commencer deux ans et demi après la disparition d'Émile.
00:10:51Vous êtes l'avocate du grand-père maternel d'Émile.
00:10:56L'ADN d'une centaine de personnes présentes au Auvergne
00:10:59au moment de la disparition du petit garçon a commencé à être prélevé.
00:11:02Le meurtrier est parmi eux ?
00:11:05Bonjour, monsieur.
00:11:07Je ne sais pas si le meurtrier est parmi eux,
00:11:09mais c'est quelque chose que nous attendions
00:11:11et que nous demandions depuis très longtemps.
00:11:14J'ai le souvenir d'être venu sur vos plateaux en juillet 2025
00:11:17et déjà d'avoir formulé ce vœu.
00:11:19Alors, les demandes d'actes ont été déposées
00:11:22il y a tout juste quatre semaines aujourd'hui
00:11:24et on est particulièrement heureux de voir
00:11:27que les deux magistrats instructeurs ont fait droit à ces demandes.
00:11:31On peut entendre que ces demandes-là étaient dans les tuyaux,
00:11:35que les choses étaient prêtes.
00:11:37Voilà, nous, nous sommes vraiment satisfaits
00:11:40que cela puisse se mettre en place aujourd'hui.
00:11:43Peut-être celles et ceux qui nous regardent,
00:11:44maître, ce matin, se demandent pourquoi ça n'a pas été fait plus tôt.
00:11:47La disparition date d'il y a deux ans et demi.
00:11:50Alors, la disparition date d'il y a deux ans et demi,
00:11:53mais vous le savez, vous l'avez rappelé,
00:11:55la découverte du crâne et des vêtements d'Émile,
00:11:58c'est mars 2025, 2024, pardonne-moi,
00:12:02et les gardes à vue de la famille Védovini, mars 2025.
00:12:07Donc, il y a eu d'abord cette piste familiale
00:12:11qui a été explorée, j'allais dire,
00:12:13de façon très fouillée par les enquêteurs.
00:12:16Et aujourd'hui, après ces gardes à vue,
00:12:20nous nous sommes, nous, déplacés en novembre.
00:12:22Nous avons effectué divers constats.
00:12:25Nous avons posé plusieurs questions aux magistrats.
00:12:28Et je pense que c'est la suite logique de l'enquête.
00:12:32On ne peut que s'en louer.
00:12:33Aujourd'hui, ces choses-là vont enfin commencer.
00:12:36– Cette campagne de prélèvement ADN répond,
00:12:40vous le dites, à l'une de vos demandes.
00:12:43Vous espérez des résultats d'ici à combien de temps ?
00:12:45– Alors, je ne sais pas le temps qu'il va être consacré
00:12:49au prélèvement ADN.
00:12:51Je sais qu'ensuite, cela va partir soit dans un laboratoire privé
00:12:55qui a déjà étudié les traces ADN qu'on a pu retrouver
00:12:59sur les vêtements d'Émile.
00:13:01Il faut le temps de l'expertise s'il y a beaucoup de prélèvements.
00:13:05Vous l'avez dit, nous sommes sur des traces ADN qui sont dégradées.
00:13:11Mais le laboratoire du professeur Christian d'Outre-Mepuis à Bordeaux
00:13:16a des compétences vraiment très pointues en la matière.
00:13:20On sait qu'il peut travailler dessus.
00:13:22Et la preuve en est, il a exclu les ADN de la famille
00:13:26à partir de ces traces-là.
00:13:28Donc, je pense qu'on va être après sur une méthode de comparaison d'ADN
00:13:31qui va prendre un petit peu de temps.
00:13:33Ce n'est pas immédiat, mais je fais confiance à ce laboratoire
00:13:38s'il est saisi par les magistrats instructeurs.
00:13:41– Vous le disiez, les membres de la famille d'Émile,
00:13:43vous représentez, vous, le grand-père maternel d'Émile,
00:13:46ne sont pas concernés par cette campagne de prélèvement
00:13:48parce qu'ils ont déjà fourni leur ADN au tout début de l'enquête.
00:13:52Est-ce que ce matin, vous dites, mais cette nouvelle étape
00:13:54ne fait s'éloigner la piste intrafamiliale ?
00:13:58– Écoutez, je pense qu'on a déjà attaqué une seconde
00:14:02ou une troisième phase de l'enquête.
00:14:06Effectivement, les ADN de l'ensemble de la famille
00:14:09avaient été relevés, ont été comparés à ces traces
00:14:12qui ont été trouvées.
00:14:14C'était exclu, c'était exclu dès les garde à vue,
00:14:16dès l'année dernière.
00:14:18Et voilà pourquoi on a formulé, nous, ces demandes par écrit,
00:14:21par demande d'actes auprès des magistrats instructeurs en janvier,
00:14:25parce que, et je l'ai dit déjà plusieurs reprises,
00:14:28on pense que peut-être de ce dossier,
00:14:31c'est peut-être la vérité scientifique
00:14:32qui fera apparaître la vérité juridique.
00:14:35– Vous avez bon espoir, vos clients ont bon espoir
00:14:38de voir la vérité émerger à l'issue de cette campagne
00:14:42de prélèvement ADN d'une centaine de personnes
00:14:45qui étaient présentes au Auvergne au moment de la disparition d'Émile.
00:14:50– Écoutez, j'ai eu mon client hier soir au téléphone
00:14:52et je crois que le mot espoir est peut-être trop faible.
00:14:55Il était dans l'espérance d'arriver à la vérité.
00:14:59Et je crois que nous partageons tous ce sentiment.
00:15:01– C'est ça, la famille est dans le même état d'esprit,
00:15:06toute la famille.
00:15:07– Alors écoutez, moi je parle effectivement pour Philippe Védovini,
00:15:11qui est mon client, mais j'ose imaginer que tous,
00:15:14et je sais que mon confrère Julien Pinelli s'est exprimé,
00:15:17et s'exprimera aussi, tous ont le même désir,
00:15:20avoir cette vérité, pouvoir donner une réponse,
00:15:23savoir qui a tué Émile, comment Émile est décédé,
00:15:27et comprendre ce qui a pu se passer.
00:15:29– Parce que pour celles et ceux qui n'auraient pas tout suivi,
00:15:31l'affaire est complexe et elle commence à être un petit peu ancienne,
00:15:34il est avéré qu'Émile a été tué.
00:15:39C'est un homicide volontaire, on en a aujourd'hui la certitude maître ?
00:15:43– Alors la certitude que nous avons, et c'est ce qui avait été indiqué
00:15:47par M. le procureur Blachon, c'est qu'Émile a été tué par l'intervention d'un tiers.
00:15:53Avoir la certitude que l'homicide soit volontaire ou involontaire,
00:15:57à ce jour nous ne l'avons pas.
00:15:59– Donc la piste de l'accident n'est toujours pas totalement écartée ?
00:16:03– La piste de l'accident n'a jamais été fermée.
00:16:06– Néanmoins, s'il s'agit d'un accident, il y a quand même ensuite la volonté,
00:16:12un acte de celui qui provoque cet accident de cacher le corps d'Émile.
00:16:18On ne l'a pas retrouvé tout de suite, vous le disiez,
00:16:20puisque des restes d'Émile ont été retrouvés fin mars 2024,
00:16:24c'est-à-dire plusieurs mois après sa disparition.
00:16:27– Effectivement, et ça en cela c'est une autre infraction,
00:16:31puisque nous sommes également dans une procédure
00:16:33où l'infraction de recel de cadavre est visée par les magistrats instructeurs,
00:16:37il y a cette dissimulation, il y a ce procédé un peu macabre,
00:16:42et aujourd'hui, seul le crâne d'Émile et un petit bout d'os ont été retrouvés.
00:16:48Tout le reste du corps n'est pas retrouvé.
00:16:50– Question de Boris Carlamoff, maître.
00:16:51– Oui, bonjour maître Colombani.
00:16:52Dans quelques jours, cela fera un an que Philippe Vidovigny a été placé en garde à vue.
00:16:57Comment est-ce qu'il a vécu ces derniers mois ?
00:16:59Vous me confiez la dernière fois que c'était très compliqué pour lui,
00:17:03notamment dans le cadre de son travail d'ostéopathe.
00:17:07Comment se sont déroulés ces derniers mois pour votre client Philippe Vidovigny, maître ?
00:17:11– Les derniers mois de sa vie personnelle, professionnelle, affective,
00:17:17ce sont des mois en dents de scie.
00:17:19Quand nous avons une nouvelle comme celle que nous avons hier,
00:17:23on repart avec un moral au beau fixe, on a envie de se battre.
00:17:27Et puis quand il y a des mois de silence, des semaines sans qu'il ne se passe rien,
00:17:31petit à petit on s'enfonce, on sombre, on se dit qu'on ne trouvera jamais,
00:17:35qu'il n'y aura pas de réponse et que, oui, on ne peut pas aller bien.
00:17:40C'est impossible.
00:17:41– Il y a cette campagne de prélèvement ADN dont on parle beaucoup ce matin, évidemment.
00:17:44Maître, néanmoins, il peut y avoir d'autres étapes.
00:17:46Notamment, j'ai lu des relevés d'empreintes génétiques dans certains lieux spécifiques
00:17:51qui auraient pu abriter le corps d'Émile.
00:17:54C'est ce que vous espérez aussi, aujourd'hui, encore ?
00:17:57– Effectivement, nous, l'intégralité des demandes d'actes qui ont été déposées
00:18:02repose sur les différentes expertises que nous avons pu découvrir au dossier.
00:18:06Les expertises des biotopes nous ont amenés à faire certaines demandes,
00:18:11certaines demandes pour étudier certains lieux,
00:18:14certains lieux du Vernet, du Auvergnet,
00:18:17qui n'ont pas été fouillés, qui n'ont pas été perquisitionnés
00:18:20et dans lesquels, effectivement, on peut penser
00:18:23que certaines études méritent d'être effectuées.
00:18:26– Merci, Maître Colombani.
00:18:28Merci infiniment d'avoir réservé votre toute première réaction
00:18:31à cette campagne de prélèvement ADN
00:18:33deux ans et demi après la disparition d'Émile.
00:18:35Merci, Boris.
00:18:36Nous sommes, et on va terminer avec vous,
00:18:38nous sommes avec Valentin Doyen.
00:18:41Bonjour, Valentin, vous êtes journaliste,
00:18:42vous connaissez par cœur, comme Boris, l'affaire Émile.
00:18:46Est-ce que vous considérez, vous, aujourd'hui, Valentin,
00:18:47que l'étau se resserre ?
00:18:49– Non, je ne pense pas.
00:18:51Je ne pense pas.
00:18:51En revanche, on a une certitude à présent,
00:18:53c'est qu'il y a un gros travail qui a été fait
00:18:56et qui est encore fait pour tenter de confondre peut-être une personne
00:18:59dans le cadre familial, dans la sphère familiale de la famille Védovény
00:19:04pour tenter de trouver une réponse à cette énigme
00:19:06qui dure depuis maintenant deux ans et demi, vous l'avez rappelé.
00:19:08Pour autant, on a la preuve que la section de recherche de Marseille
00:19:11et les six enquêteurs qui sont toujours au cœur
00:19:14de la cellule nationale d'enquête
00:19:16travaillent sur d'autres pistes.
00:19:18Et c'est ça qui est intéressant à comprendre,
00:19:21c'est que, bien sûr, la piste familiale n'est pas encore refermée
00:19:24jusqu'à preuve du contraire,
00:19:25mais d'autres possibilités sont encore possibles
00:19:28et le doute est permis.
00:19:30Merci Valentin.
00:19:31La suite de BFM Direct, dans quelques instants,
00:19:34on va revenir sur le tollé général,
00:19:36notamment dans la sphère politique provoquée par la sortie
00:19:38de Jean-Luc Mélenchon hier en meeting à Lyon.
00:19:41Jean-Luc Mélenchon accusé par de nombreuses personnalités
00:19:44d'antisémitisme ce matin.
00:19:46Jean-Luc Mélenchon répond, mais ne s'excuse pas.
00:19:48Il plaide l'ironie et il dénonce des attaques,
00:19:51la violence contre la France insoumise.
00:19:54A tout de suite.
00:20:03Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans BFM Direct.
00:20:06Jean-Luc Mélenchon est accusé d'antisémitisme ce matin
00:20:10par bon nombre de personnalités politiques
00:20:12de bord politiques différents, y compris à gauche.
00:20:16On y vient dans quelques instants.
00:20:17Emmanuel Macron lui-même vient de réagir.
00:20:19C'est-à-dire si le tollé prend de plus en plus d'importance
00:20:24au lendemain de la sortie de Jean-Luc Mélenchon.
00:20:26Pour le contexte, et on va l'écouter ensuite,
00:20:29nous sommes donc à Lyon, hier soir, deux semaines après la mort
00:20:32de l'agression de Quentin Durand, qui est mort deux jours plus tard.
00:20:36Jean-Luc Mélenchon est donc en meeting dans le cadre des municipales.
00:20:40Il livre une nouvelle charge contre la presse
00:20:43et revient sur le supposé silence médiatique autour de l'affaire Epstein
00:20:48et Mélenchon de jouer sur la prononciation du nom du pédocriminel américain.
00:20:53– S'il s'agit de l'affaire Epstein,
00:21:00ah je voulais dire Epstein, pardon, ça fait plus russe Epstein,
00:21:05alors maintenant vous direz Einstein au lieu d'Einstein,
00:21:09Frankenstein au lieu de Frankenstein,
00:21:12eh bien voilà, non, tout le monde comprend comment il faut faire.
00:21:16– Face au tollé, Jean-Luc Mélenchon a réagi il y a une heure
00:21:19sur les réseaux sociaux à travers un long message
00:21:22qui commence comme ceci,
00:21:24« J'ai ironisé, écrit-il, sur la volonté de vouloir faire avec Epstein
00:21:28un nom pour russifier le problème,
00:21:31consternante réaction de ceux qui y voient de l'antisémitisme »
00:21:34et Jean-Luc Mélenchon de dénoncer la brutalisation de la vie politique
00:21:38qui est, dit-il, du côté de ceux qui veulent nous faire taire
00:21:41à force de menaces et d'insultes à tous propos,
00:21:43il suscite délibérément la violence contre la France insoumise.
00:21:48Avalanche de réactions, d'accusations,
00:21:51de mots extrêmement forts depuis ce matin
00:21:53au lendemain de la sortie de Jean-Luc Mélenchon.
00:21:55Bonjour Anthony Lebos.
00:21:56– Bonjour.
00:21:56– Dernière en date, celle d'Emmanuel Macron qui réagit à l'instant.
00:21:59– Oui, une phrase, c'était il y a 15 jours
00:22:01écrit sur le réseau social X,
00:22:04le président de la République, Emmanuel Macron,
00:22:06sans nommer Jean-Luc Mélenchon,
00:22:08sans préciser le contexte de cette réaction présidentielle.
00:22:12En revanche, il a publié aussi sous cette phrase une vidéo,
00:22:16une vidéo du chef de l'État, il y a 15 jours donc,
00:22:19qui avait prononcé un discours à l'Élysée,
00:22:23c'était le 13 février dernier, en hommage à Hélène Halimi,
00:22:25qui avait été torturée à mort il y a 20 ans.
00:22:27– On a un extrait de ce discours.
00:22:28– La plantation de l'arbre dans les jardins du palais,
00:22:30on peut l'écouter, le président de la République.
00:22:31– L'antisémitisme d'extrême-gauche
00:22:37qui veut substituer à la lutte des classes une supposée lutte des races
00:22:41dans de glaçants amalgames
00:22:44et qui le dispute à celui de l'extrême-droite
00:22:47et ses clichés sur la puissance et la richesse.
00:22:52Toutes ces expressions contemporaines de l'antisémitisme
00:22:56qui se recomposent et se combinent avec ces formes plus anciennes
00:23:02rendent possible l'inacceptable banalité du mal.
00:23:07– Bonjour Pierre Ouzoulias.
00:23:10– Bonjour à vous.
00:23:10– Merci d'être avec nous ce matin dans BFM Direct.
00:23:12Vous êtes sénateur communiste des Hauts-de-Seine,
00:23:14soyez le bienvenu.
00:23:15Frédéric Valtou nous accompagne aussi, bonjour.
00:23:17– Bonjour.
00:23:17– Vous êtes député Horizon de Seine-et-Marne,
00:23:19ancien ministre de la Santé, soyez le bienvenu.
00:23:21Aurore Malval nous accompagne aussi,
00:23:22Jérémy Trottin bien sûr et Anthony Lebos.
00:23:25Écoutons aussi à l'instant, là encore,
00:23:28la réaction du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:23:31– J'ai entendu les propos qu'a tenus Jean-Luc Mélenchon hier soir
00:23:35dans un meeting, d'abord je veux dire,
00:23:37ce sont des propos abjects,
00:23:38ce sont des propos abjects,
00:23:39ils se défendent de leur caractère antisémite,
00:23:42je crois qu'ils jouent sur l'ambiguïté,
00:23:44c'est une ambiguïté qui n'en est pas vraiment une, voilà.
00:23:47Ça ressemble aux pratiques de M. Dieudonné,
00:23:51parfois même d'Alain Soral, voilà.
00:23:53Donc c'est tout ce que j'ai à dire,
00:23:54je condamne évidemment très fermement ces propos.
00:23:56Et encore une fois, il y a des propos,
00:23:57on essaie de jouer sur l'ambiguïté,
00:23:59mais ça n'est plus une ambiguïté, ça n'est plus une ambiguïté.
00:24:02Les masques doivent tomber, voilà.
00:24:03On joue pas avec des mots comme ça.
00:24:04Je cite également l'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve
00:24:09qui écrit ceci ce matin sur les réseaux sociaux
00:24:11dans la ville de Jean Moulin, de Robert Badinter,
00:24:13où les milices de la collaboration ont livré tant de juifs
00:24:15au camp de la mort.
00:24:17Comment peut-on tomber dans cette fange sans honte
00:24:19et sans déshonneur ?
00:24:21Mélenchon se rêvait mitterrand,
00:24:22il finit comme Soral, référence à Alain Soral,
00:24:25idéologue d'extrême droite, éditeur négationniste
00:24:28condamné pour antisémitisme.
00:24:29Pierre Ouzoulias, Jean-Luc Mélenchon est-il antisémite ?
00:24:32– Oui, oui.
00:24:33Et malheureusement, ce n'est pas la première fois.
00:24:36Moi, je me souviens surtout de ce qu'il avait dit sur le peuple déicide.
00:24:41Vous vous souvenez ?
00:24:43Jésus-Christ crucifié par les siens.
00:24:47Jean-Luc Mélenchon est un homme de culture
00:24:49et il sait très bien que l'accusation de peuple déicide,
00:24:54c'est celle de l'antisémitisme depuis le IIe siècle après Jésus-Christ.
00:24:57C'est quelque chose d'ancien.
00:25:00Donc, ce n'est pas une erreur.
00:25:02Malheureusement, il continue dans cette veine.
00:25:05C'est profondément choquant et profondément désespérant
00:25:09parce que la gauche française s'est bâtie depuis l'affaire Dreyfus,
00:25:13depuis la résistance.
00:25:14Mon grand-père était colonel des FTP.
00:25:17La moitié des hommes qui étaient sous ses ordres étaient juifs.
00:25:21La gauche s'est bâtie là-dessus, sur le refus de l'antisémitisme.
00:25:25– Vous paraissiez très ému ce matin.
00:25:26– Oui, vraiment, vraiment.
00:25:27Parce que je pense à tous ceux qui sont tombés dans les camps,
00:25:31juifs, communistes, etc.
00:25:33Et que là, il y a une façon de se séparer complètement
00:25:38de ce qu'est l'héritage de la gauche.
00:25:40Jean-Luc Mélenchon s'isole, se marginalise
00:25:44et met ce que nous portons historiquement depuis toujours en difficulté.
00:25:49Et ça, je trouve que c'est impardonnable.
00:25:52Aujourd'hui, c'est impardonnable.
00:25:54Donc, il faut qu'il arrête.
00:25:55Il faut qu'il arrête et que nous, on est prêts
00:25:59à ce qu'il revienne dans le camp de la gauche.
00:26:01– Mais vous voyez sa réaction. – Mais il faut des clarifications.
00:26:03– Vous voyez sa réaction ce matin, Jean-Luc Mélenchon.
00:26:05– Mais comme toujours.
00:26:06– Qui plaide l'ironie et qui dénonce une violence
00:26:10contre la France insoumise.
00:26:12– Mais comme toujours.
00:26:13C'est sa façon de se justifier.
00:26:15Après, c'est quelqu'un qui est suffisamment intelligent
00:26:18pour bien comprendre qu'il y a du calcul derrière.
00:26:22De nouveau.
00:26:24Ce n'est pas une erreur, malheureusement.
00:26:26– C'est pas une erreur, dites-vous.
00:26:27Vous n'êtes pas le seul à le dire.
00:26:28Patrick Tanner, chef des sénateurs socialistes,
00:26:30dit ceci aussi sur les réseaux sociaux.
00:26:32Ce n'est pas un dérapage.
00:26:33Jean-Luc Mélenchon sait parfaitement ce qu'il fait.
00:26:35Je voudrais qu'Anthony, avant de vous laisser la parole,
00:26:37Frédéric Valteau, vous nous racontiez,
00:26:39parce que vous étiez au meeting de Jean-Luc Mélenchon
00:26:41hier soir à Lyon.
00:26:43Racontez-nous, parce que cette saillie de Jean-Luc Mélenchon
00:26:45s'inscrit dans un discours global
00:26:47qui a été marqué par nombre d'attaques
00:26:51contre la presse notamment, mais pas seulement.
00:26:55Racontez-nous aussi l'atmosphère, c'est-à-dire la réaction de la salle
00:26:58que l'on entend, en tout cas une partie des spectateurs,
00:27:00on les entend rire au propos de Jean-Luc Mélenchon
00:27:03sur Epstein, Epstein.
00:27:05– Oui, il y avait 2000 militants dans cette salle
00:27:07revendiqués par la France Insoumise
00:27:09qui ont effectivement ri aux éclats à cette séquence-là,
00:27:14mais aussi à toutes les autres attaques et provocations
00:27:17qu'a faites Jean-Luc Mélenchon,
00:27:19notamment à l'égard des médias et de la presse.
00:27:20Ça fait 4 ans maintenant que je suis la France Insoumise
00:27:22et je n'avais jamais assisté à un meeting
00:27:25dans lequel Jean-Luc Mélenchon attaquait si longuement les médias,
00:27:28près de 50 minutes de discours consacrés à cette diatribe
00:27:33contre les médias, en particulier notamment contre notre chaîne,
00:27:37mais d'autres médias aussi de gauche comme de droite.
00:27:39Certains médias de gauche comme certains médias de droite
00:27:41ont d'ailleurs été aussi hués par cette salle,
00:27:45par ces militants et ces sympathisants de la France Insoumise.
00:27:48Et pendant 50 minutes, on a assisté effectivement
00:27:51à cette charge extrêmement violente contre la presse.
00:27:54– On dirait que sur BFMTV a diffusé le meeting de Jean-Luc Mélenchon.
00:27:57– Oui, et que BFMTV a choisi,
00:27:59parce que c'est aussi la liberté de chaque chaîne
00:28:02de diffuser les discours et les meetings des responsables politiques
00:28:05comme nous le faisons à chaque fois pour tous les partis
00:28:08et pour tous les responsables politiques,
00:28:09mais il a utilisé effectivement 50 minutes de son discours
00:28:12sur l'heure et demie en totalité pour critiquer les médias.
00:28:16Lui qui critiquait dans son discours et dans son meeting le trumpisme,
00:28:19il a utilisé les codes du trumpisme
00:28:21pour critiquer les médias pendant près de 50 minutes.
00:28:24– Réaction de Gabriel Attal aussi ce matin,
00:28:26qui écrit ceci,
00:28:27« Toutes les limites ont été franchies par Jean-Luc Mélenchon,
00:28:30toute l'antisémitisme est une monstruosité,
00:28:33en user est une honte à vomir. »
00:28:36Fin de citation.
00:28:37Frédéric Valtoux, je rappelle que vous êtes député
00:28:38Horizon de Seine-et-Marne, ancien ministre de la Santé.
00:28:41Comment qualifiez-vous la sortie de Jean-Luc Mélenchon, vous ?
00:28:44– À vomir, c'est l'expression qui me...
00:28:46Je n'ai pas vu la réaction de Gabriel Attal,
00:28:47c'est l'expression qui me venait en entendant à nouveau,
00:28:51parce que je les avais entendus comme tout le monde depuis ce matin,
00:28:53mais en entendant à nouveau sur votre antenne les propos d'hier soir.
00:28:57Oui, c'est glaçant, c'est glaçant d'horreur,
00:28:59parce que c'est une fuite en avant totalement malsaine,
00:29:02presque folle, d'un homme qui...
00:29:04– Jean-Luc Mélenchon est fou.
00:29:06– Sa fuite en avant est folle, est malsaine,
00:29:08quand on est élu de la République,
00:29:11quand on est à la tête d'un parti qui se dit encore,
00:29:14à les entendre, je parlais, les membres de LFI,
00:29:18les parlementaires, les élus de ce parti,
00:29:20qui se dit encore dans le champ républicain,
00:29:22oui, c'est totalement...
00:29:23C'est une fuite en avant totalement dingue.
00:29:27Ça me fait penser, vous disiez,
00:29:28il se croyait Mitterrand, il se comporte comme Soral.
00:29:32Moi, il me fait penser à un autre personnage.
00:29:34Je n'aime pas trop les raccourcis historiques,
00:29:35et je m'en méfie en général.
00:29:36Mais Jacques Doriot, qui venait de la gauche la plus radicale,
00:29:39et qui a fini comme sbire du nazisme pendant la guerre,
00:29:42avec une évolution qui est passée par l'antifascisme dans les années 30,
00:29:46avant de devenir un suppôt d'Hitler.
00:29:49Voilà, c'est des dérives, on les connaît dans l'histoire.
00:29:52– Ce qui me marque ce matin,
00:29:53dans à peu près toutes les réactions, ici même et ailleurs,
00:29:56c'est, comment dire, le fait que,
00:30:00et c'est assez rare, j'ai l'impression,
00:30:02les différents invités, ici même et ailleurs,
00:30:07ne prennent pas forcément de précaution d'usage, je dirais,
00:30:11pour qualifier les propos de Jean-Luc Mélenchon.
00:30:16– Pardon, mais M. Mélenchon…
00:30:18– Est-ce à dire que c'est la goutte de trop ?
00:30:21– Non, mais la goutte de trop, on le dit à chaque fois.
00:30:22Donc il y a un moment, c'est la goutte de trop,
00:30:24quand il s'est passé, ça donnait le nom d'énonciation
00:30:27des jeunes gardes qui se comportent comme ils se sont comportés.
00:30:29C'est la goutte de trop quand, au moment du 7 octobre,
00:30:33il qualifie le Hamas de peuple, enfin pas lui,
00:30:35mais ses députés de peuple en résistance.
00:30:38C'est la goutte de trop en permanence.
00:30:39Il y a un moment, il faut dire aussi que Jean-Luc Mélenchon,
00:30:42il a des alliés politiques à l'Assemblée nationale,
00:30:45il a des alliés politiques en ce moment dans les élections municipales,
00:30:48et donc c'est aussi à ces alliés politiques peut-être
00:30:50de passer de l'indignation que…
00:30:52– On parlait de Gabriel Attal il y a quelques instants,
00:30:54c'est le même Gabriel Attal qui a appelé à voter LFI
00:30:57lors des législatives en 2024.
00:30:58– On ne peut pas dire que Gabriel Attal soit un allié politique.
00:31:00Je siège à l'Assemblée nationale, je ne vois pas que ça soit un allié politique.
00:31:03– Non, mais sur les leçons attirées au-delà des paroles, au-delà des mots.
00:31:06– Je vois des groupes politiques qui, une fois en lancé le tweet d'indignation,
00:31:10continuent à travailler avec LFI,
00:31:13et continuent à penser les élections avec LFI,
00:31:16et continuent à imaginer la présidentielle derrière Mélenchon.
00:31:19Donc il y a un moment, c'est peut-être à eux de montrer
00:31:21que des dénonciations, ils passent à la rupture franche totale,
00:31:26le mur de Berlin entre LFI et le reste de la gauche,
00:31:30que je crois honnêtement, effectivement,
00:31:31attaché aux valeurs républicaines.
00:31:33Et désolé de voir cette espèce de folie politique
00:31:36qui est en train de s'installer du côté de LFI.
00:31:38– Écoutons justement une insoumise,
00:31:42la personne de Manon Aubry,
00:31:43invitée ce matin d'Apolline de Malherbe,
00:31:45qui a été interrogée sur la saillie de Jean-Luc Mélenchon
00:31:49hier à Lyon, jugée plus tôt.
00:31:52– Déjà, je ne suis pas dans la tête de Jean-Luc Mélenchon,
00:31:55mais ayant écouté son meeting en intégralité,
00:31:57ce qu'il a dit dans ce meeting,
00:31:59c'est qu'aujourd'hui, cette affaire a émergée tardivement
00:32:05sur la scène politique.
00:32:06– Manon Aubry, je ne ferai pas l'insulte à Jean-Luc Mélenchon
00:32:08de ne pas savoir ce qu'il dit quand il le dit.
00:32:10Quand il dit, ça fait plus russe.
00:32:12Ça fait plus russe que quoi ?
00:32:13– Je ne sais pas, il faudra lui poser la question.
00:32:15– Parce qu'il dit, comme ça, vous avez bien compris,
00:32:17ça fait plus russe comme ça.
00:32:18– Je ne sais pas, il faudra lui poser la question.
00:32:21– Plus russe, ça veut dire plus qu'autre chose, plus russe que quoi ?
00:32:23– Non, je vous l'ai dit, il y a un certain nombre de médias,
00:32:27y compris qui ont fait des articles sur la prononciation de cette affaire-là.
00:32:31– Jérémy, est-ce qu'on doit considérer ce matin
00:32:33que Jean-Luc Mélenchon met son camp dans l'embarras ?
00:32:35– Oui, complètement.
00:32:36On voit bien qu'il y a les soldats de Jean-Luc Mélenchon.
00:32:39Bon, là, il n'y a pas de sujet.
00:32:40On a vu le tweet de Manuel Bompard.
00:32:42Bon, Manon Aubry, elle, est un petit peu plus loin,
00:32:44Taine, en réalité.
00:32:45Elle n'est pas dans le premier cercle de Jean-Luc Mélenchon.
00:32:47Donc, c'est pour ça aussi qu'elle est peut-être aussi mal à l'aise ce matin.
00:32:50En revanche, c'est les alliés politiques.
00:32:53M. Valdoux l'évoquait maintenant tout à l'heure.
00:32:55Le sujet, c'est par exemple les écologistes.
00:32:57Vous avez un tweet de Marine Tondelier
00:32:59qui s'offusque ce matin de la sortie de Jean-Luc Mélenchon.
00:33:02Pas un mot, en revanche, sur les alliances électorales en cours et à venir.
00:33:07Alors que, justement, à Lyon, là où était Jean-Luc Mélenchon hier soir,
00:33:12lors de notre débat mardi,
00:33:14il a clairement été dit que Grégory Doucet, le maire sortant écologiste,
00:33:18allait s'allier dans la perspective du deuxième tour
00:33:20avec la candidate de la France insoumise.
00:33:22Là-dessus, pas un mot de la patronne d'Europe Écologie Les Verts,
00:33:25enfin, plutôt des écologistes aujourd'hui.
00:33:27C'est ça le sujet.
00:33:28Donc, il met en effet son camp dans l'embarras.
00:33:30On voit que les propos du sénateur ce matin communiste sont extrêmement clairs.
00:33:34Il y a des propos extrêmement clairs du côté aussi du parti socialiste
00:33:38parce qu'il voit le danger arriver.
00:33:40Il le voit le danger arriver.
00:33:42Il est en train d'éclabousser toute la gauche, Jean-Luc Mélenchon.
00:33:44Il est en effet dans une fuite en avant avec cet objectif.
00:33:47Grosso modo, c'est moi le seul à gauche et à côté, c'est le chaos.
00:33:51Sur l'absence de clarification de Jean-Luc Mélenchon,
00:33:53encore une fois, le contexte a toute son importance.
00:33:55Hier soir, meeting à Lyon.
00:33:56Lyon, où il y a deux semaines, jour pour jour,
00:33:59était passé à tabac le militant nationaliste Quentin Doranque
00:34:02qui est décédé deux jours plus tard.
00:34:03La jeune garde, groupe antifasciste soupçonné d'être impliqué
00:34:08dans la mort de Quentin Doranque,
00:34:11qui a le soutien de la France insoumise,
00:34:14dont la France insoumise utilise les services en quelque sorte
00:34:16depuis plusieurs années.
00:34:19Soutien de Jean-Luc Mélenchon, encore hier soir à la jeune garde.
00:34:21Écoutez.
00:34:23Je vous répète que la jeune garde n'a jamais voulu
00:34:27à aucun moment la mort de qui que ce soit
00:34:30parce que leur formation ne prévoit pas qu'on tue le contraire.
00:34:35Les jeunes gardes,
00:34:38ce sont nos frères et nos amis.
00:34:41Mesdames, messieurs, écoutez-moi.
00:34:45Jamais nous n'aurions eu avec eux un tel rapport
00:34:48et un tel accord jusqu'à proposer à leur chef
00:34:52de devenir un député et d'être candidat.
00:34:55Et pour finir, il a gagné son siège tout seul comme un grand avec nous.
00:34:59Jamais nous n'aurions fait accord
00:35:02si nous n'étions pas sûrs du contenu.
00:35:05La jeune garde n'a pas voulu tuer Quentin.
00:35:07L'enquête le dira.
00:35:07Je rappelle que le fondateur de la jeune garde, Raphaël Arnaud,
00:35:11qui est aujourd'hui député LFI,
00:35:13très silencieux au passage,
00:35:15faut-il le rappeler depuis deux semaines,
00:35:17a deux de ses collaborateurs et un ex-collaborateur
00:35:19mis en examen dans cette affaire.
00:35:21Pierre Bousoulias,
00:35:22le jusqu'au boutisme de Jean-Luc Mélenchon
00:35:24ne se traduit pas par une position claire à gauche
00:35:26depuis deux semaines.
00:35:27Et plus ça va, plus on comprend qu'au municipal,
00:35:29il y aura des alliances,
00:35:30en particulier au second tour,
00:35:32entre LFI et ses partenaires de gauche.
00:35:36N'est-il pas temps d'une vraie clarification
00:35:40qui se traduise dans les actes
00:35:42et dans le fait qu'éventuellement,
00:35:44il n'y aurait pas d'alliance à l'échelle locale avec LFI ?
00:35:48Moi, je comprends tout l'inverse.
00:35:50Moi, je trouve qu'avec cette séquence antisémite,
00:35:54il faut le qualifier comme ça,
00:35:56Mélenchon et la France insoumise
00:35:58se marginalisent encore davantage.
00:36:00Souvenez-vous,
00:36:01ils ont défendu seule la Palestine
00:36:05sur des positions qui étaient celles du Hamas.
00:36:08Sur la Jeune Garde,
00:36:10ils défendent seule l'antifascisme
00:36:12sur des positions qui...
00:36:14Mais la réalité ne sera-t-elle pas toute autre
00:36:16les 15 et 22 mars ?
00:36:18Je finis.
00:36:19Ils se sont exclus du camp de la gauche.
00:36:21Donc, moi, ce que je dis aux électeurs
00:36:23parisiens, marseillais,
00:36:25si vous voulez encore voter à gauche,
00:36:29votez utile.
00:36:29et votez pour les listes d'union de la gauche
00:36:32au premier tour,
00:36:33ce qui permettra une clarification.
00:36:36Si, demain, Mélenchon et la France insoumise
00:36:39veulent rejoindre la gauche
00:36:41sur ses valeurs,
00:36:43sur ses principes,
00:36:43sur ses bases,
00:36:44c'est à eux de faire la clarification.
00:36:47C'est à eux.
00:36:47J'estime qu'aujourd'hui,
00:36:48ils se sont exclus d'eux-mêmes.
00:36:50Qu'est-ce que vous faites, justement,
00:36:52des listes,
00:36:54notamment en banlieue parisienne,
00:36:56dans la Grande Couronne,
00:36:57où il y a des listes PCF, LFI,
00:37:00qui partent ensemble ?
00:37:01Qu'est-ce que vous préconisez ?
00:37:03Alors, moi, je suis sénateur des Hauts-de-Seine.
00:37:05Dans les Hauts-de-Seine, il n'y en a pas beaucoup.
00:37:07Il n'y en a pas beaucoup.
00:37:08Et je m'y suis employé.
00:37:10Et je m'y suis employé.
00:37:11Et je m'y suis employé
00:37:12parce que les militants
00:37:15souhaitent des listes du nom de la gauche.
00:37:16et ils ont bien compris
00:37:18que, malheureusement,
00:37:19dans la plupart des cas,
00:37:21cette alliance à gauche
00:37:22était refusée par la France Insoumise.
00:37:24Et lorsque c'est le cas ?
00:37:25Lorsque c'est le cas,
00:37:27écoutez, il y a des logiques locales.
00:37:31Moi, je n'y suis pas favorable.
00:37:33Mais on ne peut pas non plus
00:37:34jeter l'opprobre
00:37:35sur la totalité des militants.
00:37:38Frédéric Valtou,
00:37:39vous écoutez avec votre attention
00:37:41et souhaite réagir.
00:37:42Oui, parce que dire
00:37:43qu'ils se sont auto-exclus,
00:37:44c'est une chose.
00:37:44Et vous avez sans doute raison.
00:37:45Mais il y a un moment,
00:37:46ça ne suffit pas.
00:37:47Il faut peut-être les exclure
00:37:48des listes dans lesquelles
00:37:49ils ont été intégrés.
00:37:50Alors, dans les hauts scènes,
00:37:50je ne connais pas.
00:37:51Mais il y a quand même
00:37:51beaucoup de villes
00:37:52dans lesquelles les alliances
00:37:53se sont été faites
00:37:53dès le premier tour.
00:37:54Et puis, il faut surtout
00:37:55dire de manière très nette
00:37:56et le plus bel exemple,
00:37:57c'est parce que c'est l'avis
00:37:58de la plus emblématique,
00:37:59c'est peut-être Emmanuel Grégoire à Paris
00:38:00qui, je pense,
00:38:01doit dire très clairement aujourd'hui.
00:38:02Il l'a dit.
00:38:03Lui, il le dit.
00:38:03Oui, oui.
00:38:05Il y en a un clair.
00:38:06Eh bien, tant mieux.
00:38:07Eh bien, tant mieux.
00:38:09Mais je sais que dans d'autres villes,
00:38:09ce n'est pas le cas.
00:38:10Et donc, il y a des ambiguïtés
00:38:11qui prospèrent
00:38:12parce qu'il y a déjà
00:38:13des candidats LFI
00:38:14sur des listes
00:38:14d'union de la gauche
00:38:15dans certaines villes.
00:38:16Et je pense qu'il y a encore
00:38:17le temps de les sortir
00:38:18de ces listes
00:38:19parce que, de manière très claire,
00:38:21il faut maintenant effectivement
00:38:22mettre une barrière
00:38:23très ferme,
00:38:24très étanche
00:38:25entre LFI
00:38:26et les partis de gauche
00:38:28si, dans leur indignation,
00:38:29ces partis de gauche
00:38:31veulent rester crédibles.
00:38:32Dernier mot, Anthony.
00:38:33Oui, peut-être deux éléments
00:38:34sur les accusations
00:38:35d'antisémitisme
00:38:35qui visent LFI.
00:38:36LFI a pour coutume
00:38:38de répéter à l'envie
00:38:39et de marteler
00:38:39que la France insoumise
00:38:40n'a jamais été condamnée
00:38:41pour antisémitisme.
00:38:42Et par ailleurs,
00:38:43je me souviens d'une interview
00:38:43qu'avait donnée
00:38:44Jean-Luc Mélenchon
00:38:45au journal Le 1.
00:38:46C'était à l'été dernier
00:38:47où il estimait
00:38:48que la fracture
00:38:49avec la communauté juive
00:38:51pouvait être réparée.
00:38:52Pour le coup,
00:38:52avec ses alliés de gauche,
00:38:53ça semble être un point de bascule
00:38:55avec les déclarations d'hier.
00:38:56Ensuite, sur les alliances
00:38:58au second tour
00:38:59ou les possibles retraits
00:39:00de listes LFI
00:39:00en cas de risque de victoire
00:39:03du Rassemblement national.
00:39:04Hier, Jean-Luc Mélenchon
00:39:05a une phrase
00:39:06relativement claire.
00:39:07Jamais l'extrême droite
00:39:08ne doit gagner
00:39:09au second tour.
00:39:10Et je peux prendre
00:39:10l'exemple rapidement
00:39:11de Marseille,
00:39:11mais Sébastien Delogu
00:39:12lors du débat
00:39:13sur BFM TV
00:39:14la semaine dernière
00:39:14avait laissé entendre
00:39:15qu'il pouvait éventuellement
00:39:16se mettre en retrait
00:39:17ou du moins
00:39:19laisser Benoît Payan
00:39:21conserver son fauteuil de mer.
00:39:23Lui qui est presque
00:39:24au coude à coude
00:39:25avec Franck Elisio
00:39:26le candidat
00:39:26du Rassemblement national.
00:39:26Mais le sujet
00:39:27de l'alliance de gauche
00:39:27va au-delà du barrage
00:39:28au Rassemblement national aujourd'hui.
00:39:29On n'a pas fini d'en parler.
00:39:30Merci en tout cas
00:39:31à tous les cinq
00:39:36L'ex-président américain
00:39:38Bill Clinton
00:39:39va devoir s'expliquer
00:39:41aujourd'hui
00:39:41devant une commission
00:39:42d'enquête parlementaire
00:39:43sur ses liens
00:39:44de proximité
00:39:45avec Jeffrey Epstein
00:39:46nombreux,
00:39:48documentés
00:39:48au moment
00:39:49où les démocrates
00:39:50aux Etats-Unis
00:39:50tentent de mettre
00:39:51les projecteurs
00:39:51sur la relation
00:39:52entre Donald Trump
00:39:53et le criminel sexuel américain.
00:39:55Il y a quelques heures
00:39:56c'est Hillary Clinton
00:39:57qui a été interrogée
00:39:59et qui s'est montrée
00:40:00pour le moins
00:40:00une nasse
00:40:01devant les membres
00:40:01de la commission
00:40:02à majorité républicaine.
00:40:05Êtes-vous confiante
00:40:06à 100%
00:40:07que l'ancien président
00:40:08ne connaissait rien
00:40:09sur les fonds Epstein ?
00:40:12Oui, je le suis
00:40:13et je pense
00:40:14que la chronologie
00:40:15des relations
00:40:15qu'il entretenait
00:40:16avec Epstein
00:40:17a pris fin
00:40:17plusieurs années
00:40:18avant que ses activités
00:40:19criminelles
00:40:20ne soient révélées
00:40:21au grand jour.
00:40:24Bonjour Patrick Sos.
00:40:25Merci d'être avec nous
00:40:26ce matin.
00:40:26Chef du service
00:40:27international de BFMTV
00:40:28Maître Mathias Darmon
00:40:29nous accompagne aussi.
00:40:30Bonjour et bienvenue.
00:40:31Vous êtes l'avocat
00:40:32de l'association
00:40:32Innocence en Danger
00:40:33on va parler avec vous
00:40:34du volet français
00:40:34qui avance
00:40:36le volet français
00:40:37de l'affaire Epstein
00:40:37et Frédéric Sandretto
00:40:38bonjour
00:40:38vous êtes l'enseignante
00:40:39en civilisation américaine
00:40:41à Sciences Po Paris
00:40:41soyez la bienvenue
00:40:42bienvenue à tous les trois.
00:40:43Patrick, dans quelques heures
00:40:45Bill Clinton
00:40:46très attendu
00:40:47le mot est faible
00:40:48sur Epstein.
00:40:49Oui, plus attendu
00:40:50que son épouse
00:40:51parce que
00:40:52vous avez remarqué
00:40:53depuis des semaines
00:40:54les photos
00:40:55de Bill Clinton
00:40:56dans le cadre
00:40:58j'irais
00:40:58du réseau
00:40:59pédocriminel
00:41:00de Jeffrey Epstein
00:41:01on en a pléthore
00:41:02des images
00:41:03d'Hillary Clinton
00:41:04aucune
00:41:05et pour cause
00:41:05elle n'est absolument
00:41:07pas concernée
00:41:07par cette affaire
00:41:09et elle a dû
00:41:09en fait jouer son rôle
00:41:11un rôle
00:41:11dont elle a voulu
00:41:12se débarrasser
00:41:13pendant des années
00:41:14celui
00:41:14non pas de
00:41:15secrétaire d'Etat
00:41:16américaine
00:41:17non pas de candidate
00:41:18à l'élection présidentielle
00:41:19en 2016
00:41:20mais bien celle
00:41:20de la femme
00:41:21du président Clinton
00:41:23symbole
00:41:24des grandes années
00:41:25économiques américaines
00:41:26dans les années 90
00:41:27symbole aussi
00:41:28de l'affaire Lewinsky
00:41:29et de phrases
00:41:33sexuelles
00:41:33et adultérines
00:41:34et c'est pour ça
00:41:35que ça va être
00:41:35sans doute plus compliqué
00:41:36pour lui
00:41:37hier il y avait
00:41:38tout ce que
00:41:39et je reprends un peu
00:41:40les mots
00:41:40d'Hillary Clinton
00:41:41mais tout ce qu'on peut avoir
00:41:42d'un théâtre politique
00:41:43je le rappelle quand même
00:41:45les dépositions se font
00:41:46à huis clos
00:41:47sont enregistrées
00:41:47mais il y a eu
00:41:49une élue républicaine
00:41:50qui a quand même
00:41:51pris la photo
00:41:51fait diffuser tout ça
00:41:52je rappelle que
00:41:53la dernière audition
00:41:55ou déposition
00:41:55à huis clos
00:41:56c'était celle
00:41:57de Les Wexler
00:41:58c'était l'ancien patron
00:41:58de Victoria's Secret
00:41:59aucun élu républicain
00:42:02ne s'était déplacé
00:42:03là la salle était pleine
00:42:04si je puis dire
00:42:05une salle en plus
00:42:06c'est un lieu
00:42:08théâtral
00:42:08d'art et de performance
00:42:10un centre de congrès
00:42:11à Chapaqua
00:42:12et là
00:42:13il y avait
00:42:14quasiment exclusivement
00:42:15des républicains
00:42:16qui ont voulu en faire
00:42:17un procès politique
00:42:18ce sera encore le cas
00:42:19cet après-midi
00:42:20justement Frédéric Sandré
00:42:21est-ce que vous estimiez
00:42:21vous aujourd'hui
00:42:22que l'affaire Epstein
00:42:23est vraiment
00:42:23d'aucun diront
00:42:25enfin
00:42:25en train de bousculer
00:42:27la vie politique
00:42:28en particulier
00:42:29américaine
00:42:29c'est indéniable
00:42:30en même temps
00:42:30je reviens juste
00:42:31sur l'audition
00:42:32d'Hillary Clinton
00:42:33je crois qu'il y a
00:42:33vraiment deux éléments
00:42:34à retenir de cette audition
00:42:35déjà c'était une grande
00:42:36première
00:42:36que ce soit un couple
00:42:37qui soit auditionné
00:42:37et pas une seule personne
00:42:38et puis finalement
00:42:39en deux parties
00:42:41on le répète
00:42:42fracassante
00:42:43on pensait qu'elle allait faire
00:42:44vraiment
00:42:44qu'elle allait donner
00:42:45des noms
00:42:45qu'elle allait donner
00:42:46tous les détails
00:42:47et on est très déçu
00:42:48enfin personnellement
00:42:48moi j'étais très déçu
00:42:49et le deuxième point
00:42:51c'est que le débat
00:42:52devient de plus en plus polarisé
00:42:53finalement
00:42:54ces accusations
00:42:55c'était sur Trump
00:42:55en disant
00:42:56écoutez
00:42:56si vous voulez vraiment
00:42:57une justice
00:42:59commencez par faire
00:43:00une enquête
00:43:00sur le président
00:43:01et faites en sorte
00:43:02qu'il soit auditionné
00:43:03ce qui n'arrivera
00:43:03certainement pas
00:43:04donc finalement
00:43:05on reste un peu
00:43:06sur sa fin
00:43:06après cette audition
00:43:07de Hillary Clinton
00:43:08on espère tous
00:43:09que l'ancien président américain
00:43:11finalement va
00:43:12va attiser
00:43:13quand même plus
00:43:14d'interrogations
00:43:15et va répondre au débat
00:43:16mais on n'a pas eu
00:43:17d'éléments probants hier
00:43:18elle a fait la politique
00:43:20vous l'avez rappelé
00:43:20du stand by my man
00:43:21c'est à dire que je suis
00:43:22un couple
00:43:23et je reste un couple
00:43:24y compris dans les conflits
00:43:25avec Lewinsky
00:43:26mais elle soutient son mari
00:43:28de manière inéluctable
00:43:29mais finalement
00:43:30aucune révélation
00:43:31sur les liens
00:43:31d'où l'importance
00:43:32des propos du principal intéressé
00:43:34dans quelques heures
00:43:34que l'on suivra
00:43:35avec beaucoup d'attention
00:43:36Hillary Clinton
00:43:37il y a quelques heures
00:43:38elle a aussi dit ceci
00:43:39et c'est très important
00:43:40si cette commission
00:43:41voulait sérieusement
00:43:42connaître la vérité
00:43:42sur les crimes
00:43:43d'exploitation sexuelle
00:43:44d'Ebstine
00:43:44elle demanderait directement
00:43:45à notre président actuel
00:43:46Donald Trump
00:43:47de s'expliquer sous serment
00:43:49sur les dizaines
00:43:50de milliers de fois
00:43:51où il apparaît
00:43:52dans le dossier
00:43:53Trump sommé
00:43:55par les démocrates
00:43:55par Hillary Clinton
00:43:56en réalité
00:43:56par beaucoup plus de monde
00:43:57que ceux-là
00:43:58hors camp politique
00:43:59de s'expliquer
00:44:00on en parle avec vous
00:44:01Rebecca Blanc-Lelouch
00:44:02dans les éclaireurs
00:44:04bonjour Rebecca
00:44:04que sait-on aujourd'hui
00:44:06sur les liens
00:44:07entre Donald Trump
00:44:08qui n'était à l'époque
00:44:09pas président des Etats-Unis
00:44:10et Jeffrey Epstein
00:44:11on sait que le président américain
00:44:13et le criminel sexuel
00:44:14et financier
00:44:15Jeffrey Epstein
00:44:16se sont liés d'amitié
00:44:17dans les cercles mondains
00:44:18en Floride
00:44:19et à New York
00:44:19à la fin des années 1980
00:44:21on sait qu'à cette même période
00:44:22fin des années 1990
00:44:24ils sont voisins
00:44:26de 3 km seulement
00:44:27à Palm Beach
00:44:28fréquentent donc
00:44:29les mêmes endroits
00:44:30les mêmes réceptions
00:44:31on les a aussi vues
00:44:32s'afficher ensemble
00:44:33à plusieurs reprises
00:44:34à New York
00:44:35dans des soirées
00:44:36dans des défilés
00:44:37de nouveau en Floride
00:44:38et très souvent
00:44:39accompagnées
00:44:40de jeunes femmes
00:44:41vous allez voir
00:44:42cette vidéo
00:44:42on les voit également
00:44:43complices
00:44:44faire la fête ensemble
00:44:45on sait que des réceptions
00:44:47des soirées
00:44:47étaient régulièrement organisées
00:44:49notamment dans la résidence
00:44:50de Donald Trump
00:44:51à Mar-a-Lago
00:44:52et c'est en 2004
00:44:53qu'il y a un petit litige
00:44:55un conflit
00:44:56que leur amitié se détériore
00:44:57les deux hommes
00:44:58se seraient donc brouillés
00:44:59à la suite d'un désaccord
00:45:00lié à une vente immobilière
00:45:03et depuis que l'affaire Epstein
00:45:04a éclaté en 2019
00:45:06après son arrestation
00:45:07le discours de Donald Trump
00:45:08change radicalement
00:45:10et nie toute proximité
00:45:12avec le prédateur sexuel
00:45:13depuis
00:45:14regardez ça c'est une
00:45:15de ses déclarations
00:45:16parmi d'autres
00:45:17récentes sur son réseau
00:45:19non seulement
00:45:19je n'étais pas amie
00:45:20avec Jeffrey Epstein
00:45:22mais Epstein
00:45:23est également un auteur
00:45:24un menteur
00:45:25un dégueulasse
00:45:25de plus
00:45:26contrairement à tant de personnes
00:45:27qui aiment dire de la merde
00:45:29je ne suis jamais allé
00:45:30sur l'île infestée
00:45:31d'Epstein
00:45:32voilà quelques
00:45:33de ses réactions
00:45:34et concernant
00:45:35le dossier
00:45:36les documents
00:45:36qui sont révélés
00:45:37le dossier Epstein
00:45:38on peut affirmer
00:45:39que le nom de Donald Trump
00:45:40est mentionné
00:45:41des dizaines de milliers
00:45:43de fois
00:45:43dans les documents
00:45:44qui sont publiés
00:45:45mais le président américain
00:45:46continue à nier
00:45:47toute implication
00:45:48écoutez-le
00:45:50je n'ai rien à cacher
00:45:51j'ai été innocenté
00:45:53je n'ai rien à voir
00:45:54avec Jeffrey Epstein
00:45:57je remercie Rebecca
00:45:58merci Rebecca
00:45:59de nous avoir détaillé
00:46:02les liens
00:46:02en tout cas
00:46:03ce que l'on en sait
00:46:04évidemment
00:46:05il y a la face
00:46:06immergée de l'iceberg
00:46:06comme d'habitude
00:46:07les liens entre
00:46:08Donald Trump
00:46:09et Jeffrey Epstein
00:46:11qui est mort en 2019
00:46:11faut-il le rappeler
00:46:12les élus démocrates
00:46:13je le disais
00:46:13au sein de la commission
00:46:14réclament une audition
00:46:15de Trump
00:46:16se basant sur
00:46:17de nouvelles révélations
00:46:18de la presse américaine
00:46:19selon ces révélations
00:46:20le ministère américain
00:46:21de la justice
00:46:22aurait récemment
00:46:22empêché
00:46:23la publication
00:46:24de documents
00:46:25qui relaient
00:46:26les accusations
00:46:26d'une femme
00:46:27qui affirme
00:46:27avoir été agressée
00:46:28sexuellement
00:46:29quand elle était mineure
00:46:30quand elle avait 13 ans
00:46:31par Epstein
00:46:32et par Trump
00:46:33Trump est-il menacé
00:46:34aujourd'hui ?
00:46:35absolument
00:46:35il est menacé
00:46:36aujourd'hui ?
00:46:37oui quand même
00:46:37il y a 53 pages
00:46:38qui ont disparu
00:46:39il y a 4 auditions
00:46:40du FBI
00:46:40sur ces jeunes filles mineures
00:46:41qui parlent d'agression sexuelle
00:46:42ces pages disparaissent
00:46:44donc on se dit
00:46:45ça alimente
00:46:46tous les débats
00:46:46si vous allez sur les réseaux
00:46:47alternatifs
00:46:49complotistes
00:46:49ils vous disent tous
00:46:50que Trump est forcément coupable
00:46:52sinon il ne l'aurait pas caché
00:46:53et il y a cette défiance
00:46:54par rapport à la justice américaine
00:46:55on se dit
00:46:56mais pourquoi finalement
00:46:57les pièces ont été caviardées
00:46:58il y aurait apparemment
00:46:593 millions d'autres pièces
00:47:00qui n'auraient pas été diffusées
00:47:01et maintenant
00:47:02on apprend que 53 pages
00:47:03vraiment
00:47:04qui ciblent le président Trump
00:47:06n'ont pas été publiées
00:47:07donc on se pose
00:47:08quand même des questions
00:47:09en se disant
00:47:09mais est-ce qu'il y a
00:47:10une corruption de la justice
00:47:11est-ce que la justice
00:47:12a obéi à un ordre de Trump
00:47:14on peut vraiment envisager
00:47:16pour rebondir sur ce que vous dites
00:47:17une audition de Trump
00:47:18dans les temps qui viennent ?
00:47:19Non parce qu'encore une fois
00:47:20il n'y a pas d'enquête
00:47:22l'enquête elle est terminée
00:47:23il y a une personne
00:47:24qui est en prison aujourd'hui
00:47:26dans le cadre de ces affaires Epstein
00:47:29c'est Guylaine Maxwell
00:47:30qui va essayer de monnayer
00:47:31dans les années à venir
00:47:32un rétrécissement de sa peine
00:47:34quitte à raconter n'importe quoi
00:47:36donc elle est totalement discréditée
00:47:37il n'y a pas d'enquête
00:47:38en revanche
00:47:39il y a une énorme séquence politique
00:47:41qui va nous amener
00:47:41jusqu'au premier mardi de novembre
00:47:43c'est-à-dire les élections de mi-mandat
00:47:44et dans lequel
00:47:45Donald Trump
00:47:46sera parfaitement empêtré
00:47:48pourquoi je vous dis
00:47:48qu'il ne pourra pas être auditionné
00:47:49c'est parce qu'en fait
00:47:50encore une fois
00:47:51il ne s'agit pas d'une enquête
00:47:52il s'agit d'audition
00:47:53gérée par
00:47:55une commission
00:47:56des affaires judiciaires
00:47:57on va l'appeler comme ça
00:47:58pour caricaturer un peu
00:47:59qui est dirigée
00:48:00par un républicain
00:48:03totalement
00:48:04Trumpiste
00:48:04on le rappelle
00:48:05la tournée générale
00:48:06c'est-à-dire la ministre
00:48:07de la justice
00:48:08Pam Bondy
00:48:09est une fan
00:48:10je n'ai pas d'autres mots
00:48:11de Donald Trump
00:48:12et le numéro 2
00:48:12Todd Blanche
00:48:14est l'ancien avocat
00:48:15de Donald Trump
00:48:16avec ça
00:48:17vous comprenez bien
00:48:18que
00:48:18je dirais
00:48:19judiciairement
00:48:20juridiquement
00:48:21légalement
00:48:22ça n'avancera pas
00:48:23en revanche
00:48:23politiquement
00:48:24ça risque d'être
00:48:25selon le cliché
00:48:27habituel
00:48:28le sparadrap
00:48:29du capitaine Haddock
00:48:30encore une fois
00:48:31jusqu'au mois de novembre
00:48:32pour Trump
00:48:32affaire mondiale
00:48:34et notamment française
00:48:35parce qu'on rappelle
00:48:36que la France
00:48:37est le pays
00:48:37dans lequel
00:48:38Jeffrey Epstein
00:48:39a passé le plus de temps
00:48:40après les Etats-Unis
00:48:42la justice française
00:48:43se repenche
00:48:44si je puis dire
00:48:45sur le volet
00:48:46Epstein
00:48:47elle a ouvert
00:48:48il y a quelques jours
00:48:48deux enquêtes
00:48:50pour savoir
00:48:50s'il y a
00:48:51des victimes
00:48:52et les appelant
00:48:53à se faire connaître
00:48:55il y a deux volets
00:48:55dans le volet français
00:48:56si je puis dire
00:48:56il y a l'aspect sexuel
00:48:57et l'aspect financier
00:48:59maître Darmon
00:48:59je rappelle que vous êtes
00:49:00l'avocat de l'association
00:49:01Innocence en danger
00:49:02et alors vous venez
00:49:02de mettre en place
00:49:04une boîte mail
00:49:05où peuvent écrire
00:49:06d'éventuelles victimes
00:49:08françaises
00:49:09qu'elles aient été
00:49:10mineures ou majeures
00:49:11au moment des faits
00:49:12est-ce que vous avez
00:49:13de premier retour
00:49:14reçu des premiers mails ?
00:49:16Oui
00:49:16nous avons lancé
00:49:17cette boîte mail
00:49:18mercredi
00:49:19nous avons des premiers
00:49:19témoignages
00:49:20qui commencent à nous parvenir
00:49:22c'est à la fois
00:49:23des personnes
00:49:23qui ont été témoins
00:49:24de faits criminels
00:49:26et délictuels
00:49:28imposés par M. Epstein
00:49:29et tout son entourage
00:49:30et aussi
00:49:31certaines personnes
00:49:32qui se disent
00:49:33victimes directes
00:49:34en France
00:49:35de faits
00:49:36commis par M. Epstein
00:49:38et les personnes
00:49:39qui étaient autour de lui
00:49:40donc petit à petit
00:49:41on récolte
00:49:41certains témoignages
00:49:42vous en faites quoi
00:49:43ensuite ?
00:49:43ensuite on nous prend
00:49:44attache avec ces personnes
00:49:45que ce soit par mail
00:49:46ou par téléphone
00:49:47selon leur souhait
00:49:48et en fonction
00:49:50des propos
00:49:50qui sont tenus
00:49:51parfois de la véracité
00:49:52aussi de ce qui est dit
00:49:53il faut quand même vérifier
00:49:54c'est ce que j'allais vous dire
00:49:55il faut faire attention
00:49:56il faut faire attention
00:49:57on sait assez rapidement
00:49:59à la lecture des mails
00:50:00qui nous sont envoyés
00:50:01si les propos sont délirants
00:50:03complotistes
00:50:04là vous estimez
00:50:04que vous avez déjà
00:50:05des témoignages crédibles
00:50:07oui on a certains témoignages
00:50:08qui nous paraissent
00:50:08tout à fait crédibles
00:50:09donc à ce moment là
00:50:10ils sont quel ordre
00:50:10pardonnez-moi
00:50:11sans forcément
00:50:11c'est des personnes
00:50:13qui ont été en contact
00:50:14avec M. Epstein
00:50:15et son entourage
00:50:16et qui nous
00:50:17et qui parfois se reconnaissent
00:50:18dans des vidéos
00:50:19qui ont circulé
00:50:20et qui disent
00:50:20ça me dit quelque chose
00:50:21de cet endroit
00:50:22là on voit des vidéos
00:50:23qui auraient été
00:50:24disons les choses
00:50:24agressées
00:50:25par M. Epstein
00:50:26par exemple
00:50:27au 22 avenue Foch
00:50:27son appartement parisien
00:50:28avenue Foch
00:50:29pas forcément par lui
00:50:30mais par des personnes
00:50:31qui étaient présentes
00:50:31dans ce fameux appartement
00:50:33où on sait
00:50:34qu'il y avait
00:50:34des crimes absolument atroces
00:50:36qui étaient commis
00:50:37et donc c'est des personnes
00:50:38qui sont
00:50:40déjà qui ont franchi
00:50:41un premier pas
00:50:41en prenant attache avec nous
00:50:42c'est quand même
00:50:42une bonne chose
00:50:43et ensuite
00:50:44on essaye de les rassurer
00:50:45de leur expliquer
00:50:46la suite de la procédure
00:50:47parce que c'est pas forcément
00:50:48évident pour tout le monde
00:50:48de savoir ce que c'est
00:50:49une enquête préliminaire
00:50:50ce que c'est qu'une instruction
00:50:51en leur expliquant
00:50:53que ça peut être long
00:50:53que ça peut être très long
00:50:54et quitte à les accompagner
00:50:57pour le dépôt d'une plainte
00:50:59nous serons là
00:51:00pour aller jusqu'au bout
00:51:01et pour essayer
00:51:01de les rassurer
00:51:02et qu'elles se sentent
00:51:03en sécurité
00:51:04et accompagnées
00:51:05du mieux possible
00:51:06Merci Maître
00:51:06merci à tous les trois
00:51:07de nous avoir accompagnés
00:51:09dans quelques instants
00:51:09on parle de l'affaire Emile
00:51:11avec une grande campagne
00:51:12de prélèvement ADN
00:51:13qui a débuté
00:51:14qui va durer des semaines
00:51:16auprès d'une centaine
00:51:17de personnes
00:51:18qui étaient présentes
00:51:19au Auvergne le jour
00:51:20au moment de la disparition
00:51:21d'Emile
00:51:22dans quelques instants
00:51:23la réaction en exclusivité
00:51:24de l'avocat
00:51:24de la grand-mère maternelle
00:51:26d'Emile
00:51:27à tout de suite
00:51:3011h30
00:51:31soyez les bienvenus
00:51:31si vous nous rejoignez
00:51:32dans BFM Direct
00:51:33on en vient à cette information
00:51:34extrêmement importante
00:51:35deux ans et demi
00:51:36après la disparition
00:51:37du petit Emile
00:51:38au Auvergne
00:51:39rebonjour
00:51:40Boris Karlamoff
00:51:40une grande campagne
00:51:41de prélèvement ADN
00:51:43vient de débuter
00:51:44ça va durer des semaines
00:51:45absolument
00:51:46la décision a été prise
00:51:47par les deux juges
00:51:47d'instruction d'Aix-en-Provence
00:51:49qui sont en charge
00:51:49de cette enquête
00:51:50une grande campagne
00:51:51de prélèvement ADN
00:51:52qui va concerner
00:51:53plusieurs dizaines
00:51:54de personnes
00:51:55seront concernés
00:51:56en réalité
00:51:57tous les habitants
00:51:58du hameau
00:51:58présent
00:51:59ce 8 juillet 2023
00:52:01soit le moment
00:52:02de la disparition
00:52:02du petit Emile
00:52:03mais également
00:52:03des vacanciers
00:52:05toutes les personnes
00:52:06de passage
00:52:06dans ce hameau
00:52:08donc où a disparu
00:52:09le petit garçon
00:52:10on va rappeler
00:52:11que ces demandes
00:52:12de prélèvement ADN
00:52:12elles avaient été demandées
00:52:13par les deux avocats
00:52:14des grands-parents d'Emile
00:52:15à la fin du mois de janvier
00:52:16mais selon nos informations
00:52:18ce nouvel acte d'enquête
00:52:20il est aidé
00:52:20dans les tuyaux
00:52:21déjà depuis
00:52:21plusieurs mois
00:52:22comprenez que les juges
00:52:23d'instruction
00:52:24n'ont pas attendu
00:52:24que les avocats
00:52:25en fassent la demande
00:52:27l'objectif aujourd'hui
00:52:27il est clair
00:52:28il va falloir comparer
00:52:29les traces ADN
00:52:32étrangères
00:52:32à celles de la famille
00:52:33et ADN inconnus
00:52:34qui avaient été retrouvés
00:52:35sur les vêtements
00:52:35du petit garçon
00:52:36c'était la fin du mois de mars
00:52:382024
00:52:38donc ces prélèvements
00:52:39ils vont être réalisés
00:52:40dans les prochaines semaines
00:52:41au printemps
00:52:42dans les locaux
00:52:43de la gendarmerie
00:52:44les habitants concernés
00:52:46les personnes concernées
00:52:46vont recevoir
00:52:47une convocation écrite
00:52:48qu'ils sont en droit
00:52:49de refuser par ailleurs
00:52:50pour donc se faire prélever
00:52:52pour tester cet ADN
00:52:54c'est la première fois
00:52:55que les habitants du Haut-Vernay
00:52:56vont être concernés
00:52:57par ce type d'investigation
00:52:58alors que cela fait bientôt
00:52:59maintenant 3 ans
00:52:59que le petit garçon a disparu
00:53:01et dont on a retrouvé
00:53:02hélas le corps en 2024
00:53:03Bonjour Jacques-Charles Fonbonne
00:53:05bienvenue
00:53:05vous êtes gêné
00:53:06gendarmerie
00:53:06consultant police-justice
00:53:07BFM TV
00:53:09nous sommes également
00:53:09en direct avec
00:53:10maître Julien Pinelli
00:53:11bonjour maître
00:53:12merci d'avoir accepté
00:53:13notre invitation ce matin
00:53:15vous êtes l'avocat
00:53:16d'Anne Védovini
00:53:17la grand-mère maternelle
00:53:18d'Émile
00:53:18d'abord
00:53:20est-ce que vous connaissez
00:53:21le nombre exact
00:53:22de personnes
00:53:23qui vont voir
00:53:25leur ADN prélevé
00:53:26ces prochaines semaines
00:53:28qui étaient présentes
00:53:29au Auvergne
00:53:30au moment de la disparition
00:53:31d'Émile ?
00:53:32Non le nombre exact
00:53:33n'a pas été dévoilé
00:53:35à ce jour
00:53:35en revanche il s'agit
00:53:36de plusieurs dizaines
00:53:37de personnes
00:53:37puisque comme cela
00:53:38a été indiqué précédemment
00:53:39il s'agit de réunir
00:53:41l'ensemble des habitants
00:53:42de ces deux hameaux
00:53:44de façon à avoir
00:53:44une base
00:53:45de profils génétiques
00:53:47la plus complète possible
00:53:48et procéder ainsi
00:53:50aux rapprochements
00:53:51et discriminations
00:53:52qui devront être réalisées
00:53:54à partir notamment
00:53:55des emprunts génétiques
00:53:56qui avaient été obtenus
00:53:57au cours de l'enquête
00:53:58précédente
00:53:59Parmi ces dizaines de personnes
00:54:00se trouvent le tueur
00:54:01ou la tueuse
00:54:04Toutes les hypothèses
00:54:05sont aujourd'hui
00:54:06sur la table
00:54:07et nous savons
00:54:08personne ne contredira ici
00:54:10que la résolution
00:54:11d'enquête criminelle
00:54:12aujourd'hui passe davantage
00:54:14par le support technique
00:54:15par le support scientifique
00:54:16que par des témoignages
00:54:19dont chacun peut comprendre
00:54:20les limites
00:54:20ou par de simples réflexions
00:54:23effectivement
00:54:24formulez cette idée
00:54:26cette hypothèse
00:54:26peut-être
00:54:27en tout cas
00:54:27que la réponse
00:54:28se trouve à travers
00:54:29l'étude de ces profils génétiques
00:54:31et leurs confrontations
00:54:32Des traces d'ADN inconnues
00:54:34ont été retrouvées
00:54:35sur les chaussures
00:54:36d'Emile
00:54:36celles qu'il portait
00:54:37au moment de sa disparition
00:54:38sur son t-shirt
00:54:39aussi
00:54:40et l'idée
00:54:40c'est de comparer
00:54:41ces traces
00:54:42à l'ADN
00:54:43des personnes
00:54:44qui étaient présentes
00:54:44au Auvergne
00:54:46au moment de la disparition
00:54:47d'Emile
00:54:47en excluant la famille
00:54:48puisque la famille
00:54:49a déjà vu son ADN
00:54:50prélevé
00:54:51Maître
00:54:51est-ce que
00:54:52cette centaine de personnes
00:54:53dont l'ADN
00:54:54a commencé à être prélevé
00:54:55ça va durer des semaines
00:54:56peut refuser
00:54:59cet acte d'enquête là
00:55:00on peut refuser
00:55:01de voir son ADN prélevé ?
00:55:03Il y a un principe
00:55:04d'inviolabilité
00:55:04du corps humain
00:55:06et tous les prélèvements
00:55:06qui peuvent
00:55:07d'une façon ou d'une autre
00:55:08même la plus légère
00:55:09porter atteinte
00:55:10à l'intégrité
00:55:11pardonnez-moi
00:55:12du corps humain
00:55:13ne peuvent pas être faits
00:55:14de façon imposée
00:55:15on ne peut pas imposer
00:55:15à quelqu'un
00:55:16on ne peut pas le forcer
00:55:17en quelque sorte
00:55:17à opérer un prélèvement
00:55:19de quelque nature
00:55:20que ce soit
00:55:20sur son corps
00:55:21ce dernier néanmoins
00:55:22s'expose naturellement
00:55:24là aussi
00:55:24à quelques sanctions
00:55:26pour le cas
00:55:26où il pourrait
00:55:27le refuser
00:55:27mais on ne peut pas imposer
00:55:28ce type de démarche
00:55:29en France
00:55:29cela est rigoureusement
00:55:31interdit
00:55:31Comment votre cliente
00:55:34la grand-mère d'Émile
00:55:35réagit-elle
00:55:37au début de cette campagne
00:55:38de prélèvement ADN ?
00:55:40Ma cliente réagit
00:55:42comme elle le fait
00:55:42chaque fois que l'enquête
00:55:44marque un nouveau palier
00:55:45puisqu'elle part du principe
00:55:46que chaque échelon
00:55:48qui est ainsi gravi
00:55:49peut nous conduire
00:55:50vers la résolution
00:55:51de cette énigme
00:55:52et pour elle
00:55:53enfin la vérité
00:55:54des circonstances
00:55:55dans lesquelles
00:55:56son petit-fils
00:55:57a perdu la vie
00:55:57alors on ne parlera
00:55:59évidemment pas d'enthousiasme
00:56:00il n'y a pas de satisfaction
00:56:02ces termes n'ont pas leur place
00:56:04dans ce dossier
00:56:04néanmoins
00:56:05il y a quelque chose
00:56:05d'encourageant
00:56:06et d'encourageant
00:56:07notamment parce que
00:56:08comme cela a été rappelé
00:56:10précédemment
00:56:10nos regards
00:56:11sont officiellement
00:56:14en quelque sorte
00:56:14convergents
00:56:15avec ceux des magistrats
00:56:16qui conduisent
00:56:17cette procédure
00:56:18et des enquêteurs
00:56:19qui la mettent
00:56:20en pratique quotidiennement
00:56:21puisque ces demandes
00:56:23faisaient partie
00:56:23de celles que nous avions
00:56:24soumises aux magistrats
00:56:25instructeurs
00:56:26au mois de janvier dernier
00:56:26même si naturellement
00:56:28elles étaient déjà
00:56:29en projet
00:56:29du côté de ces magistrats
00:56:32mais en tout cas
00:56:32nous avons souscrit
00:56:33nous avons soutenu
00:56:34en tout cas
00:56:34après la lecture
00:56:35du dossier
00:56:36auquel nous avons eu accès
00:56:37la nécessité
00:56:39que ces actes
00:56:39enfin puissent avoir lieu
00:56:41Vous estimez
00:56:42que si vous n'aviez pas
00:56:42d'une certaine manière
00:56:43insisté
00:56:44voire fait pression
00:56:45il n'y aurait pas
00:56:46ce nouvel acte d'enquête
00:56:47aujourd'hui ?
00:56:48Nous ne sommes pas
00:56:49dans une posture
00:56:51d'immodestie
00:56:51qui nous laisserait entendre
00:56:53que nous sommes
00:56:53les moteurs
00:56:54désormais de l'enquête
00:56:55et que sans notre action
00:56:57définitive
00:56:57tout ça n'aurait pas lieu
00:56:58non absolument pas
00:56:59nous sommes encore une fois
00:57:00dans une démarche
00:57:01qui se veut
00:57:01parce qu'elle doit l'être
00:57:03modeste
00:57:04mais également déterminée
00:57:06et je veux bien croire
00:57:07en revanche
00:57:07que les efforts conjugués
00:57:09que le travail
00:57:10que nous avons fourni
00:57:11fait partie
00:57:12des motifs
00:57:13qui ont pu conduire
00:57:14également les magistrats
00:57:16à provoquer
00:57:16ces actes d'enquête
00:57:18que nous appelions
00:57:19de nos vœux
00:57:19Quand saura-t-on
00:57:21si l'un de ces ADN
00:57:24matche
00:57:25avec les traces génétiques
00:57:26retrouvées
00:57:26sur les vêtements
00:57:26d'Émile ?
00:57:28Alors nous sommes face
00:57:29à des mesures
00:57:29d'investigation
00:57:30qui supposent
00:57:31une très importante
00:57:32mobilisation
00:57:33dans le plan logistique
00:57:34qu'humain
00:57:35que budgétaire
00:57:36il faut bien le dire aussi
00:57:37et que plus ce panel
00:57:38sera large
00:57:39plus l'étude
00:57:40de ces profils génétiques
00:57:41sera forcément longue
00:57:43puis le travail
00:57:44des experts
00:57:45qui va s'en suivre
00:57:46et ce travail
00:57:47de confrontation
00:57:48avec ces empreintes
00:57:48pour laquelle
00:57:49il est impossible
00:57:50aujourd'hui de savoir
00:57:51quand nous aurons
00:57:52le résultat final
00:57:53des investigations
00:57:53qui sont en pauvres
00:57:54Les deux options privilégiées
00:57:56deux ans et demi
00:57:57après la disparition
00:57:58des 1000 mètres
00:57:58est-ce qu'on est d'accord
00:57:59ce matin pour dire
00:58:00qu'elles sont au nombre
00:58:01de deux
00:58:02c'est soit un meurtre
00:58:03soit un accident
00:58:05suivi quand même
00:58:06d'un acte
00:58:07et non des moindres
00:58:08qui consiste à cacher
00:58:10le corps d'Émile ?
00:58:12Ce sont effectivement
00:58:13les deux options
00:58:13qui sont suivies
00:58:14et qu'on peut réunir
00:58:15à travers l'idée
00:58:16d'une intervention humaine
00:58:18ça c'est quelque chose
00:58:19que l'enquête a permis
00:58:20aujourd'hui d'établir
00:58:20ce qui est déjà considérable
00:58:22face au mystère
00:58:23au pluriel
00:58:24face auquel nous nous trouvons
00:58:25c'est déjà très important
00:58:26d'avoir ce type de réponse
00:58:28et c'est également
00:58:29en toute logique
00:58:30nécessairement
00:58:30que c'est à travers
00:58:32des profils ADN
00:58:33donc il n'y a rien
00:58:34de plus humain
00:58:34en l'état
00:58:35en tout cas
00:58:35que cette recherche
00:58:36qui va nous conduire
00:58:37justement
00:58:38à pouvoir obtenir
00:58:39la vérité
00:58:40nous l'espérons
00:58:41en tout cas
00:58:41nous l'espérons toujours
00:58:43mais nous sommes ici
00:58:44par rapport aux deux hypothèses
00:58:45que vous avez formulées
00:58:46naturellement
00:58:46dans le droit fil
00:58:48des investigations
00:58:48qui doivent être conduites
00:58:49sur des personnes
00:58:51oui
00:58:51Je vous garde avec nous
00:58:52si vous le voulez bien
00:58:53mettre encore
00:58:54quelques toutes petites minutes
00:58:55Jacques-Charles Fontbonne
00:58:56on est d'accord
00:58:57que cette campagne
00:58:58de prélèvement ADN
00:59:01sur une centaine
00:59:02de personnes présentes
00:59:03au Auvergne
00:59:03au moment de la disparition
00:59:04d'Émile
00:59:05le 8 juillet 2023
00:59:07en dehors de sa famille
00:59:09qui a déjà subi
00:59:10ce genre de prélèvement
00:59:11par le passé
00:59:12c'est un moment
00:59:14très important
00:59:16dans l'enquête
00:59:17peut-être déterminant
00:59:18Alors ça peut être
00:59:19un moment effectivement
00:59:20déterminant
00:59:21mais je dirais
00:59:21que ça n'a rien
00:59:22d'exceptionnel
00:59:22si on le met en perspective
00:59:24avec les techniques
00:59:25d'enquête habituelles
00:59:26c'est-à-dire qu'on va
00:59:28je dirais qu'on va
00:59:29pour parler simplement
00:59:29à ce qui est le plus évident
00:59:31tout de suite
00:59:32le cercle des personnes
00:59:33qui ont été au plus près
00:59:34de l'enfant
00:59:34le cercle des personnes
00:59:36qui ont été au plus près
00:59:37des lieux
00:59:37où il se trouvait
00:59:38et à partir de là
00:59:39on fait des investigations
00:59:40ensuite on va élargir
00:59:41le périmètre
00:59:42des cercles
00:59:43auxquels on va s'intéresser
00:59:44non pas forcément
00:59:45que les premières pistes
00:59:47ont été définitivement
00:59:48refermées
00:59:49mais on ne peut pas
00:59:50se permettre
00:59:50dans une affaire comme ça
00:59:51d'attendre
00:59:51qu'un nouveau témoignage arrive
00:59:52d'attendre
00:59:53qu'un nouvel élément
00:59:54donc on va élargir
00:59:55ce cercle
00:59:55pour fermer petit à petit
00:59:56les portes
00:59:58correspondantes aux personnes
00:59:59qui ont été présentes
01:00:00c'est-à-dire des personnes
01:00:01en fait
01:00:02à l'égard desquelles
01:00:03il n'existe
01:00:03qu'une raison plausible
01:00:05de penser
01:00:06qu'elles ont été
01:00:07l'auteur
01:00:08ou le complice
01:00:09ou qu'elles ont en tout cas
01:00:10un lien avec l'affaire
01:00:11Maître Pinéli
01:00:12la piste familiale
01:00:13n'est pas refermée aujourd'hui
01:00:15Aucune des pistes
01:00:16n'est refermée
01:00:17le général Fontbonne
01:00:18le rappelait à l'instant
01:00:19on ne ferme pas de portes
01:00:20à ce stade
01:00:21le principe c'est au contraire
01:00:23de les avoir ouvertes
01:00:23le plus large possible
01:00:24et c'est tout le mérite
01:00:25notamment des enquêteurs
01:00:26de la section de recherche
01:00:27de Marseille
01:00:27que d'avoir ouvert
01:00:28un éventail très large
01:00:29la lecture du dossier
01:00:31le démonte
01:00:33la piste familiale
01:00:34fait partie
01:00:36naturellement
01:00:36des angles
01:00:37d'appréciation
01:00:38qui ont pu être
01:00:38ceux des enquêteurs
01:00:39et c'est tout à fait
01:00:40tout à fait normal
01:00:41elle n'a pas vocation
01:00:42en l'état
01:00:43à se refermer
01:00:44néanmoins
01:00:44les investigations
01:00:45aujourd'hui conduites
01:00:46démontrent aussi
01:00:47je ne veux pas
01:00:47la largeur de ce spectre
01:00:49de cet éventail
01:00:51et font qu'à l'évidence
01:00:53mais nous le savons déjà
01:00:54en réalité
01:00:55cette piste
01:00:56n'est qu'une parmi d'autres
01:00:57elle n'est pas
01:00:57l'élément central
01:00:58elle n'est pas
01:00:59le seul angle de réflexion
01:01:00le seul point
01:01:01encore une fois
01:01:02d'analyse
01:01:02des enquêteurs
01:01:04Alexis Pluillette
01:01:05bonjour
01:01:06vous êtes au Auvergne
01:01:06pour BFM TV
01:01:07parmi les personnes
01:01:08qui vont voir
01:01:09leur ADN prélevé
01:01:10à partir de maintenant
01:01:12et dans les prochaines semaines
01:01:12il y a des habitants
01:01:13du Auvergne
01:01:13comment tout cela
01:01:14est-il vécu au Auvergne
01:01:15aujourd'hui ?
01:01:18Eh bien ils nous disent
01:01:19enfin
01:01:19globalement c'est ça
01:01:20en substance
01:01:21ce qu'ils disaient
01:01:21enfin deux ans et demi
01:01:22après la disparition
01:01:24du petit Émile
01:01:24certains s'étonnaient
01:01:26que ces tests ADN
01:01:27que ces prélèvements ADN
01:01:28n'aient pas été
01:01:28menés plus tôt
01:01:30donc dans l'ensemble
01:01:31ils disent que c'est
01:01:31une bonne chose
01:01:32que cela va pouvoir
01:01:34faire avancer
01:01:34l'enquête
01:01:35et les quelques habitants
01:01:36qu'on a rencontrés
01:01:37nous ont dit
01:01:38qu'ils se tenaient
01:01:38prêts
01:01:40à disposition de la justice
01:01:41pour effectuer
01:01:42ces prélèvements
01:01:43pour que la lumière
01:01:44soit faite
01:01:45sur ce qui s'est passé
01:01:46mais alors pour tout vous dire
01:01:47on est allé avec
01:01:48Elisa Amouret
01:01:48devant la gendarmerie
01:01:49ici à quelques kilomètres
01:01:51de là
01:01:52puisque c'est là
01:01:52normalement que
01:01:53les prélèvements
01:01:54pour les habitants
01:01:55du Auvergne
01:01:55doivent avoir lieu
01:01:56mais nous n'avons vu
01:01:57personne
01:01:58qui faisait ces prélèvements
01:02:00juste des personnes
01:02:01qui se tiennent prêts
01:02:02à la disposition
01:02:03et il y a un peu de flou
01:02:06c'est-à-dire qu'ils ne savent
01:02:07pas exactement le calendrier
01:02:08ils n'ont pas reçu
01:02:08de convocation
01:02:09ils ne savent pas
01:02:09exactement quand
01:02:11ils devront se rendre
01:02:11mais en tout cas
01:02:12encore une fois
01:02:12ils se tiennent prêts
01:02:14précisons aussi
01:02:14bien que le climat
01:02:15est toujours très lourd
01:02:16ici dans l'ensemble
01:02:17et bien c'est vrai
01:02:18qu'il y a une certaine
01:02:19lassitude
01:02:19les habitants ici
01:02:20on en a un petit peu marre
01:02:21pour entre guillemets
01:02:22de voir des journalistes
01:02:23et ils veulent vraiment
01:02:24que la lumière soit faite
01:02:25sur cette affaire
01:02:26et donc encore une fois
01:02:27si cela peut faire avancer
01:02:28l'enquête
01:02:28et bien ils trouvent
01:02:29que cette campagne
01:02:30du prélèvement
01:02:31est une bonne chose
01:02:32Merci Alexis
01:02:33Maître Pinelli
01:02:34est-ce que votre cliente
01:02:35la grand-mère maternelle
01:02:36d'Émile
01:02:36est-ce que le grand-père
01:02:37maternel d'Émile
01:02:38vont retourner
01:02:39prochainement au Auvergne
01:02:41Nous n'avons pas programmé
01:02:43de nouvelles visites
01:02:44la dernière
01:02:44nous l'avions faite
01:02:45principalement
01:02:46dans un objectif utile
01:02:47qui était celle
01:02:48de reprendre in situ
01:02:49les éléments
01:02:50du dossier
01:02:51de la procédure
01:02:52néanmoins
01:02:55ma cliente
01:02:56son mari
01:02:56et sa famille
01:02:57restent particulièrement
01:02:58attachés
01:02:59à ce lieu
01:03:00qui aujourd'hui
01:03:01naturellement
01:03:01appellent chez eux
01:03:02et dans leur sentiment
01:03:03une toute autre réalité
01:03:05mais cela fait partie
01:03:06de leur existence
01:03:06et de leur vie
01:03:07bien sûr
01:03:07En décembre
01:03:08il y a de cela
01:03:09deux mois
01:03:10il y a eu
01:03:11la saisie
01:03:12de divers objets
01:03:13de vélos
01:03:14entreposés
01:03:14dans la maison
01:03:15des grands-parents
01:03:15maternels
01:03:16d'Émile Auvergne
01:03:17ça a donné quoi ?
01:03:19Pour l'instant
01:03:20ces éléments
01:03:20sont toujours
01:03:21en l'état
01:03:21d'analyse
01:03:22On n'a pas
01:03:23les conclusions
01:03:24des prélèvements
01:03:25faits à partir
01:03:26de la saisie
01:03:26de ces éléments
01:03:28matériels ?
01:03:30Absolument pas
01:03:30mais vous l'avez rappelé
01:03:31ces saisies remontent
01:03:32au mois de décembre
01:03:32nous sommes dans des délais
01:03:33tout à fait habituels
01:03:34dans ce type d'enquête
01:03:35Prélèvements ADN
01:03:36en cours
01:03:37et ça va durer des semaines
01:03:38auprès de toutes celles
01:03:39et ceux qui étaient au Vernais
01:03:40le jour de la disparition
01:03:41d'Émile
01:03:42ce n'est pas le seul acte
01:03:43d'enquête
01:03:44qui va se produire
01:03:45j'imagine
01:03:46dans les prochains mois
01:03:47vous demandez aussi
01:03:48à ce qu'il y ait
01:03:49je crois
01:03:50des relevés
01:03:50d'empreintes génétiques
01:03:51dans certains lieux spécifiques
01:03:52qui auraient pu
01:03:53abriter
01:03:54le corps d'Émile
01:03:55n'est-ce pas ?
01:03:56Effectivement
01:03:57cela faisait l'objet
01:03:57d'une demande
01:03:59d'investigation
01:04:00que nous avions déposée
01:04:01au-delà
01:04:02des prélèvements
01:04:03qui sont actuellement
01:04:03en cours
01:04:04nous avions cadré
01:04:07envisagé
01:04:07un certain nombre
01:04:08de lieux
01:04:09il s'agit de différents locaux
01:04:10notamment à l'usage agricole
01:04:12ou d'habitation
01:04:13dans lesquels
01:04:14nous estimons
01:04:14que les investigations
01:04:15qui ont été conduites
01:04:16ne l'ont pas été
01:04:16en totalité
01:04:18et doivent faire l'objet
01:04:19d'approfondissements
01:04:20nous n'ignorons pas d'ailleurs
01:04:22pour reprendre un petit peu
01:04:23ce qui a été dit précédemment
01:04:24que sans doute
01:04:24du point de vue du magistrat
01:04:25instructeur
01:04:26ces investigations
01:04:27peuvent paraître utiles
01:04:28peut-être d'ailleurs
01:04:28sont-elles déjà pour partie
01:04:29déjà en cours
01:04:31d'exécution en tout
01:04:32c'est ce que nous espérons
01:04:34Maître Général Fonbonne
01:04:36le temps est forcément
01:04:37très très long
01:04:39qu'on sait
01:04:40pour la famille
01:04:40d'Emile
01:04:41néanmoins
01:04:42et vous êtes un intervenant
01:04:42régulier
01:04:43de l'émission
01:04:43affaire suivante
01:04:44il faut rappeler
01:04:45que la vérité
01:04:46parfois émerge
01:04:47des années
01:04:48des décennies
01:04:51après une disparition
01:04:52un meurtre
01:04:53etc
01:04:54jamais
01:04:55en réalité
01:04:57on ne doit perdre espoir
01:04:58non et puis vous savez
01:04:59que les méthodes de travail
01:05:00de la gendarmerie
01:05:01vont dans ce sens
01:05:02c'est à dire
01:05:02qu'il y a
01:05:03la science
01:05:03a fait basculer
01:05:05les techniques d'enquête
01:05:06oui évidemment
01:05:07disons que les raccourcissent
01:05:08elles permettent des fois
01:05:10évidemment
01:05:10d'éviter des erreurs judiciaires
01:05:12et d'arriver à des conclusions
01:05:13parce que la police scientifique
01:05:14va donner des éléments
01:05:15face auxquels
01:05:16une personne suspecte
01:05:18ne pourra pas
01:05:18ne pourra pas se dérober
01:05:19maintenant
01:05:20le temps
01:05:21je le dis souvent
01:05:22le temps
01:05:22est toujours
01:05:23l'ennemi de l'enquêteur
01:05:25la seule façon
01:05:26de parer cette difficulté
01:05:27c'est
01:05:28d'engranger
01:05:29c'est de récupérer
01:05:30dans les premiers jours
01:05:31les premières heures
01:05:32dans les premières semaines
01:05:33de l'enquête
01:05:34suffisamment d'éléments
01:05:35pour qu'à un moment donné
01:05:36si un suspect se révèle
01:05:382, 3, 10 ans après
01:05:39on puisse retourner
01:05:41dans les éléments
01:05:41de l'enquête
01:05:42et dire
01:05:42c'est possible
01:05:43c'est pas possible
01:05:44c'est l'occasion de rappeler
01:05:45que le fait qu'on ait pu
01:05:46prélever
01:05:47les ADN
01:05:48certes inconnus
01:05:49mais prélever des traces génétiques
01:05:50sur les vêtements d'Emile
01:05:51lorsque l'on a retrouvé
01:05:52et des restes d'Emile
01:05:53et certains de ses vêtements
01:05:55fin mars 2024
01:05:55déjà ça c'est énorme
01:05:57oui
01:05:57c'est précieux
01:05:59bien sûr c'est énorme
01:06:00mais
01:06:00c'est jamais une fin en soi
01:06:01c'est à dire qu'il faut toujours
01:06:03le contextualiser
01:06:04ça se rapporte forcément
01:06:06à une situation
01:06:07on a un ADN
01:06:08et je pense que c'est pour ça
01:06:09que les juges d'instruction
01:06:10n'ont pas exploré
01:06:11tout de suite
01:06:12le prélèvement de masse
01:06:13d'abord parce que c'est très compliqué
01:06:14et c'est très cher
01:06:15mais je dirais que dans le cadre
01:06:17de l'affaire qui nous occupe
01:06:18l'aspect pécuniaire
01:06:20est complètement secondaire
01:06:22mais
01:06:24cette difficulté
01:06:25est surmontée
01:06:26effectivement
01:06:27dans la logique
01:06:28d'une investigation
01:06:29qui s'élargit
01:06:30de plus en plus
01:06:31les grandes étapes
01:06:32de l'affaire Emile
01:06:33Boris
01:06:33il faut rappeler quand même
01:06:34qu'un an après
01:06:35que le corps
01:06:37les restes d'Emile
01:06:37ont été retrouvés
01:06:38ainsi que ses vêtements
01:06:39il y a eu
01:06:39cette garde à vue
01:06:41qui avait fait beaucoup parler
01:06:43évidemment
01:06:44de quatre membres
01:06:45de la famille d'Emile
01:06:46les grands-parents maternels
01:06:47d'Emile
01:06:47et de leurs enfants
01:06:48donc un oncle et une tante
01:06:50du petit garçon
01:06:51ça avait donné quoi
01:06:52rappeler le nom
01:06:53ah oui c'était les toutes premières
01:06:54et les seules à ce jour
01:06:55garde à vue dans cette affaire
01:06:56ce sont les seules garde à vue
01:06:57qu'il y ait eu dans cette affaire
01:06:58pour l'instant à ce stade
01:06:58le grand-père d'Emile
01:06:59Philippe Védovini
01:07:00sa grand-mère
01:07:01Anne Védovini
01:07:01une tante
01:07:02Marthe Védovini
01:07:04ainsi que Maximin
01:07:07on va rappeler que les vélos
01:07:07qui ont été saisis
01:07:08au mois de décembre dernier
01:07:09appartiennent à Maximin
01:07:10Védovini
01:07:1148 heures
01:07:12quasiment 47 heures
01:07:13de garde à vue
01:07:14parmi lesquelles
01:07:15ils ont pu prendre connaissance
01:07:17de plusieurs éléments
01:07:18d'enquête
01:07:19on leur a posé des questions
01:07:20notamment sur le déroulé
01:07:21des faits
01:07:22des questions sur la personnalité
01:07:24mais ils sont ressortis
01:07:26libres de ces gardes à vue
01:07:27aucune poursuite judiciaire
01:07:29pas de mise en examen
01:07:31si d'aventure
01:07:32ces personnes
01:07:33seraient à nouveau interrogées
01:07:35et bien
01:07:35il ne reste aujourd'hui
01:07:37plus de temps
01:07:37de garde à vue
01:07:39ce serait donc
01:07:39dans le cadre
01:07:40d'une convocation libre
01:07:41devant la juge d'instruction
01:07:42en charge de cette enquête
01:07:43mais des gardes à vue
01:07:44qui ont été très mal vécues
01:07:46forcément on l'imagine
01:07:47puisqu'une garde à vue
01:07:48c'est extrêmement difficile
01:07:49pendant 48 heures
01:07:51cela a permis
01:07:52en revanche
01:07:52à cette famille
01:07:53de se ressouder à nouveau
01:07:54puisqu'il y avait des tensions
01:07:55avant ces gardes à vue
01:07:56toute cette famille
01:07:57s'est retrouvée
01:07:58dans le domicile familial
01:07:59de la Bouilladis
01:07:59pendant plus d'une journée
01:08:01donc ça a au moins eu
01:08:03le bénéfice
01:08:04de ressouder
01:08:04cette famille qui aujourd'hui
01:08:05est unie plus que jamais
01:08:06j'imagine que ces gardes à vue
01:08:07Maître Pinelli
01:08:08avait marqué
01:08:09votre cliente notamment
01:08:10la grand-mère maternelle
01:08:11d'Émile
01:08:12est-ce qu'elle redoute
01:08:14à l'avenir
01:08:15un nouvel interrogatoire
01:08:16une nouvelle garde à vue
01:08:18ce qui n'est pas exclu
01:08:19on est d'accord ?
01:08:20Ma cliente ne redoute
01:08:22strictement rien
01:08:23le drame
01:08:24qui la câble
01:08:25est au centre
01:08:26de son existence
01:08:27et toutes les étapes
01:08:28que devra prendre encore
01:08:29cette enquête
01:08:30seront pour elle
01:08:31acceptées
01:08:32et parfaitement respectées
01:08:33ce fut déjà le cas
01:08:34d'ailleurs
01:08:35à l'époque
01:08:36de cette garde à vue
01:08:37qu'elle avait
01:08:38parfaitement comprise
01:08:39comme étant
01:08:40un palier nécessaire
01:08:41dans le cadre
01:08:41de cette procédure
01:08:43et à laquelle
01:08:43elle s'était pliée
01:08:44en toute sincérité
01:08:46et en toute transparence
01:08:47je rappelle
01:08:48que ma cliente
01:08:49est partie civile
01:08:50et que si elle est entendue
01:08:52à nouveau
01:08:52ce sera nécessairement
01:08:53nous l'attendons
01:08:54en cette qualité
01:08:56celle de victime
01:08:57de cette paix
01:08:58sur lesquelles
01:08:58porte l'enquête
01:08:59Merci Maître Pinelli
01:09:01merci infiniment
01:09:01d'avoir pris le temps
01:09:02de répondre à nos questions
01:09:03ce matin dans BFM direct
01:09:04sur BFM TV
01:09:04Merci Boris
01:09:05Merci Général
01:09:05Dans quelques instants
01:09:07vous avez rendez-vous
01:09:07avec Roselyne Dubois
01:09:08et Mathieu Coache
01:09:08pour Midi BFM
01:09:09Je vous souhaite
01:09:10une excellente journée
01:09:11sur BFM TV
01:09:12un très bon week-end aussi
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