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  • il y a 6 heures
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct. On regarde le programme de l'actualité jusqu'à midi.
00:00:06Vous allez voir qu'il est particulièrement chargé avec d'abord Nice, où un suspect a, semble-t-il, été identifié pour l'assassinat d'une femme en pleine rue hier dans la ville,
00:00:15abattu en voiture alors que son bébé se trouvait à bord. Il n'a pas été touché. Nous vous dirons quelle est la piste privilégiée dans quelques instants en allant sur place.
00:00:22Le pic des crues prévues ce matin en Bretagne, nous verrons où on est exactement le niveau des cours d'eau dans le Finistère et le Morbihan.
00:00:32La vigilance va se poursuivre encore au moins jusqu'à demain soir. Et oui, on n'en a pas fini dans l'ouest de la France.
00:00:37Et puis, Donald Trump qui va de nouveau prendre la parole dans les minutes qui viennent depuis Davos en Suisse, après sa volte-face spectaculaire hier sur le Groenland.
00:00:46Il a parlé d'un accord avec l'automne et pour l'instant, personne ne sait précisément de quoi il parle. Voilà pour le programme. C'est parti pour 2h de direct.
00:00:52Et nous partons donc pour Nice pour commencer avec la traque qui est lancée pour retrouver un tueur qui a abattu hier en pleine rue une femme.
00:01:12Elle était au volant de sa voiture alors que son bébé était aussi à bord. Mais il n'a pas été touché, l'enfant heureusement.
00:01:18Benoît Ruisse est sur place à proximité de l'endroit où ça s'est déroulé. Benoît, alors ce matin, on essaie d'être prudent.
00:01:26Mais on peut quand même dire que l'enquête avance dans une ville qui est encore en état de choc.
00:01:29Oui, exactement. Une ville et un quartier en état de choc. Vous l'imaginez ici. Regardez, ça s'est déroulé devant cette résidence.
00:01:40Alors on va vous montrer les lieux avec Christopher Lhomme. Vous avez donc cette résidence avec vue sur cette avenue, l'un des carrefours les plus empruntés ici à l'ouest de la ville.
00:01:50Et on va vous montrer le feu rouge qu'il y a au fond. La voiture s'est encastrée à côté du feu rouge après avoir été visée par des tirs.
00:01:58Une dizaine de tirs, évidemment, la femme a été touchée. Et donc la voiture a été touchée vers la voie rapide tout au fond.
00:02:07Voilà un peu pour les lieux. L'enquête, elle, elle a démarré tambour battante avec déjà l'identification du scooter.
00:02:16Il a été retrouvé en ville dans le quartier Trachel. Visiblement, son propriétaire est actuellement en garde à vue.
00:02:24On ne sait pas s'il y a un lien avec le tireur. Autre information, dans la soirée, le raid est intervenu dans le quartier de Saint-Lambert à côté de l'école Foncoda.
00:02:36pour une intervention, pour une interpellation à domicile. Mais les policiers d'élite n'ont trouvé personne dans cet appartement.
00:02:44Ils ont quand même bouclé le quartier et ils sont passés dans l'école pour vérifier qu'il n'y avait personne.
00:02:53Évidemment, des mesures de prudence car l'homme était armé et dangereux.
00:02:57Voilà le procureur de la République, lui, Damien Martinelli, devrait faire une communication dans la matinée
00:03:04pour en savoir plus sur l'évolution de cette enquête qui, tout de même, avance très vite.
00:03:08On écoutera évidemment avec beaucoup d'attention ce que nous dira le procureur.
00:03:13Merci beaucoup, Benoît. On va plus loin sur cette enquête avec vous.
00:03:16Pauline Revena, est-ce que vous avez d'autres éléments, des précisions par rapport à ce que vient de nous dire Benoît ?
00:03:22Alors, je confirme qu'il y a toujours une garde-avion en cours qui est le propriétaire du scooter,
00:03:26mais il faut comprendre le lien qu'il y a entre ce propriétaire du scooter et le tireur présumé
00:03:31qui était donc sur le scooter avec un autre individu. Ils étaient deux.
00:03:34Ce qu'on nous dit, c'est que c'est un contexte de violence intrafamiliale.
00:03:38Donc, il va falloir être assez prudent et il va falloir surtout...
00:03:41C'est une espèce de course contre la monde parce que cet homme, comme l'a dit Benoît Ruiz,
00:03:44est un homme dangereux, est un homme armé.
00:03:47Il a déjà fait une victime hier au volant de sa voiture.
00:03:50C'est une jeune femme qui a succombé à ses blessures sous les yeux de son enfant
00:03:53qui, on le rappelle, est indème.
00:03:55Mais il faut aller vite parce que pour l'instant, il est dans la nature.
00:03:57Alors, l'enquête peut compter évidemment sur la vidéosurveillance de Nice.
00:04:01Vous savez que c'est une ville qui est très équipée.
00:04:03Et à l'heure où on se parle, il est évident que les enquêteurs sont en train d'éplucher
00:04:05effectivement ces canaux vidéo pour voir où est-ce que cet homme a pu se retrancher
00:04:11et essayer de le neutraliser le plus vite possible.
00:04:14Et on va demander à Jean-Luc Bragato où en est cette traque,
00:04:18notamment grâce à la vidéosurveillance.
00:04:19C'est le délégué départemental Alliance Police du département des Alpes-Maritimes.
00:04:24Est-ce que vous avez, vous, également d'autres remontées par rapport à cette enquête
00:04:27dont on voit qu'elle avance vite ?
00:04:29Effectivement, l'enquête avance vite.
00:04:32Les enquêteurs ont rapidement pu localiser le scooter qui a participé à cet assassinat
00:04:39qui a été repéré sur le centre-ville de Nice.
00:04:42Le propriétaire du scooter s'est rendu de lui-même au commissariat,
00:04:47a été placé en garde-vue hier, comme l'a dit Benoît Ruiz.
00:04:50L'enquête continue.
00:04:52L'ensemble des forces de sécurité de Nice sont à la recherche de cet individu.
00:04:55L'ensemble des moyens techniques sont à disposition pour retrouver le plus rapidement cet individu.
00:05:02Mais je peux vous assurer que, aussi bien du côté de la police technique scientifique,
00:05:06de la police judiciaire de Nice et de toute la police en tenue et en civil de Nice
00:05:11sont à la recherche de cet individu.
00:05:13Est-ce que cet individu, vous avez pu l'identifier précisément ou pas ?
00:05:18Alors, nous avons, sur l'auteur présumé, nous avons effectivement une identité,
00:05:24nous avons un profil que, pour les nécessités de l'enquête, je ne peux pas communiquer encore.
00:05:31Ce que l'on peut dire, qui a été déjà communiqué, c'est effectivement que cet individu
00:05:36que nous recherchons travaillait.
00:05:39Hier soir, une opération a été menée sur une école qui a été déclenchée.
00:05:45Malheureusement, l'opération n'a pas permis l'interpellation de l'auteur présumé.
00:05:50Mais je peux vous assurer que toutes les forces de sécurité sont actuellement à sa recherche.
00:05:54Est-ce que ce suspect est connu de vos services déjà ou pas ?
00:05:57Est-ce qu'il a des antécédents ?
00:05:58Alors, d'après les informations que nous avons, oui.
00:06:01Cet individu...
00:06:03On est en direct de Davos et nous surveillons l'arrivée du président Donald Trump.
00:06:08Il va se présenter au bout de ce couloir et ensuite s'exprimer.
00:06:13Vous l'entendrez, il est très attendu au lendemain de sa volte-face sur le Groenland.
00:06:18D'abord, le rappel de l'ensemble de l'actualité très riche de ce jeudi matin,
00:06:22c'est avec Pauline Pioche.
00:06:23Et commençons, Pauline, justement par aller à Davos avec l'arrivée de Volodymyr Zelensky.
00:06:30Oui, c'était il y a quelques minutes à l'aéroport de Zurich parce que le président ukrainien doit rencontrer justement Donald Trump a priori dans la journée.
00:06:39Le président ukrainien qui, je vous le rappelle, il y a quelques jours parlait de ses craintes,
00:06:44qu'on oublie l'Ukraine avec toute cette actualité évidemment internationale très tendue et qui était très importante ces derniers jours.
00:06:51Oui, cette rencontre, elle est prévue à 13h, heure française, précisément après ce discours de Donald Trump que vous allez entendre sur l'antenne.
00:06:59La CGT rassemblée devant l'Assemblée nationale pour défendre l'interdiction de travailler le 1er mai.
00:07:05Oui, alors parce qu'en fait les députés se penchent aujourd'hui sur une proposition de loi de la droite qui veut alléger les contraintes de travail pendant justement ce jour férié.
00:07:14Ça concerne par exemple les boulangers ou encore les fleuristes.
00:07:17Bonjour Lola Baye, sauf qu'en fait Lola, cette loi, les syndicats, ils n'en veulent pas du tout.
00:07:21Tout à fait, en tout cas, la CGT n'en veut pas, c'est pour ça qu'elle est réunie ici ce matin.
00:07:29Il y a une cinquantaine de personnes que vous voyez sur ces images de Valentin Rivoli avec la secrétaire générale Sophie Binet qui est de dos avec son carré.
00:07:35Ah non, pardon, elle est retournée, elle est verdoue.
00:07:38Elle va donner un point presse dans quelques instants.
00:07:40Donc vous voyez ici, ils sont mobilisés parce que selon la CGT, c'est finalement fragiliser les petits artisans, les petits commerçants qui travaillent le 1er mai au détriment des grands groupes.
00:07:50Pour autant, hier, on a donné la parole à certains boulangers et fleuristes, nous de notre côté, qui nous disaient l'inverse, qu'eux souhaitaient travailler.
00:07:56C'est là tout le débat. En tout cas, on va suivre ça ce matin avec Valentin Rivoli.
00:08:00Lola Baye, effectivement, en direct depuis l'Assemblée nationale. Merci beaucoup Lola.
00:08:05L'Assemblée nationale, d'ailleurs, où deux motions de censure seront examinées demain, le gouvernement, qui pourrait également, demain, engager à nouveau le 49-3.
00:08:15Et vous, vous, dans tout ça, qu'est-ce que vous en pensez ? À quel point vous pourriez être impacté par ce budget 2026 émission spéciale ce soir ?
00:08:24Allez-vous payer la facture ? Ce sera à partir de 21h, présenté par Maxime Switek.
00:08:28Vous dites, et vous ? Nous, on travaille le 1er mai. L'info ne s'arrête pas.
00:08:31Bien sûr, mais il n'y a pas toujours fait, mais on est toujours là pour vous.
00:08:33L'actualité judiciaire également, Pauline, ce matin, avec la suite du procès des assistants parlementaires du Front National.
00:08:39Nouvelle audience qui a débuté ce matin, à 9h, avec l'audition de Louis Alliot, le maire de Perpignan, qui est soupçonné d'avoir fait financer par le Parlement européen son assistant parlementaire au service à l'époque du Front National.
00:08:51Hier, Marine Le Pen a été interrogée durant 11h. Elle est bien présente aujourd'hui au tribunal, mais elle ne prendra pas la parole.
00:08:58Un témoignage très fort maintenant, celui d'un père dont le bébé a été violé par un baby-sitter. Ça s'est passé il y a 7 ans.
00:09:05Et s'il décide de prendre la parole aujourd'hui, Julien, au micro de RMC, c'est parce que l'homme a été condamné à 5 ans de prison en 2020,
00:09:13mais il est soupçonné d'avoir récidivé une trentaine de familles, ont potentiellement eu recours à ses services récemment.
00:09:20Le père de la première victime ne comprend pas comment cela est possible, puisqu'il a interdiction de travailler avec des mineurs.
00:09:26Quand on apprend cette nouvelle-là, c'est un coup de tonnerre, c'est un coup de massue sur la tête et une immense colère.
00:09:33Comment c'est possible qu'on protège si mal nos enfants ? Il est censé être sous suivi psychologique, sous judiciaire, il a été soigné, médicamenté.
00:09:41Il ne se passe rien au final. On parle de 30 familles potentiellement. C'est énorme.
00:09:46C'est révoltant de se dire que ce mec sort de prison, il va se balader, il peut s'inscrire sur un site, il aurait pu continuer comme ça pendant combien de temps ?
00:09:55Voilà pour ce témoignage évidemment particulièrement fort. Merci beaucoup Pauline.
00:09:59On retourne à Davos maintenant, parce que Donald Trump doit donc s'exprimer dans les minutes qui viennent.
00:10:06Il va apparaître au bout de ce couloir que vous découvrez ici. Thierry Arnaud est sur place à Davos.
00:10:12Thierry, que doit dire le président Donald Trump au lendemain de sa volte-face sur le Groenland ?
00:10:17Est-ce qu'on peut imaginer qu'il va revenir sur ce thème ou est-ce qu'il va aller sur toute autre chose ?
00:10:21Vous parlez de Donald Trump, Julien. Alors on peut tout imaginer avec lui.
00:10:26Effectivement, il est probable, si c'est possible, sinon probable qu'il revienne sur ce sujet, bien sûr.
00:10:32Mais il tient beaucoup à ce que vous allez entendre dans quelques minutes.
00:10:35Et le cadre dans lequel il va s'exprimer, bien sûr, c'est le lancement de ce fameux Conseil de la paix
00:10:41qu'il a mis en place dans un premier temps, qu'il a souhaité mettre en place pour encadrer le processus de paix à Gaza,
00:10:46mais qui a pris depuis une dimension supplémentaire. Et ce matin, ici à Davos, le président américain est entouré par une quinzaine de chefs d'État,
00:10:54de gouvernements, de ministres, de dignitaires qui sont autour de lui pour faire en quelque sorte de Donald Trump
00:11:01le nouveau leader mondial, pas seulement de l'économie comme il l'a dit hier, pas seulement du Groenland comme il l'a également dit hier,
00:11:10mais de la paix dans le monde. C'est ça le sujet qui l'amène aujourd'hui à s'exprimer de nouveau ce matin à Davos.
00:11:17Alors qu'ici, ce matin, évidemment, tout ce qui s'est passé hier sur le Groenland est sur toutes les lèvres.
00:11:23Et on se demande véritablement ce qui va suivre, parce que ce qui a été présenté, c'est un accord cadre aux contours qui sont encore très flous.
00:11:29Est-ce que Trump a véritablement reculé ? Est-ce que c'était une tactique habile pour obtenir ce qu'il voulait depuis le début,
00:11:36c'est-à-dire une présence américaine singulièrement renforcée sur le territoire du Groenland ?
00:11:40C'est ça, évidemment, qui est sur toutes les questions, dans tous les esprits, aujourd'hui, ce matin, ici, à Davos.
00:11:46Et on attend, évidemment, pour cette raison, Julien, avec intérêt, cette nouvelle prise de parole du président américain.
00:11:51Oui, évidemment. Merci beaucoup, Thierry. On se demande s'il va préciser les contours de ce fameux accord dont il a parlé hier avec l'OTAN.
00:11:57Et on voit, Thierry, pendant que vous parlez, cet échange qu'il a avec Marc Routeux, le secrétaire général de l'OTAN.
00:12:03Patrick Sos, l'OTAN, bonjour à vous, l'OTAN, qui disent ce matin qu'effectivement, il y a des discussions
00:12:08et qu'elles visent à priver la Russie et la Chine d'un accès économique et militaire au territoire.
00:12:13On voit que ça discute et que, presque a posteriori, les contours de cet accord sont en train de se dessiner.
00:12:19Marc Routeux, le secrétaire général de l'OTAN dont je vous parlais, qui est en train d'arriver sur place
00:12:23et qui sera certainement en première loge pour écouter ce que va dire Laure Crosy.
00:12:27On vous écoute, Laure.
00:12:31Justement, il est en train de partir. Il n'est pas en train d'arriver.
00:12:34Je viens de lui poser la question. Vous ne restez pas pour écouter Donald Trump.
00:12:38Il n'a pas répondu. Il est parti tout droit.
00:12:40Mais là, il est en train de quitter le forum et non pas d'arriver.
00:12:42Donc, il ne reste pas pour écouter Donald Trump.
00:12:45Ambiance particulière à Davos ici parce que les équipes, par exemple, du Kazakhstan sont arrivées ce matin.
00:12:50Ça fait une ambiance bizarre. Ce n'est pas sincèrement des gens de la presse qu'on a l'habitude de voir ici à Davos.
00:12:56Donc, ce sont les équipes qui vont entourer Donald Trump tout à l'heure.
00:12:59Il y a un truc qui a changé aussi depuis tout à l'heure.
00:13:02C'est qu'Elon Musk va arriver à 16h30.
00:13:04Ce n'était absolument pas prévu.
00:13:05Ça vient d'arriver. Il aura une conversation avec le platon de BlackRock.
00:13:09Ça sera tout à l'heure en fin d'après-midi.
00:13:11Ça donne une envie ici à la tech, par exemple, et aux gens, aux business leaders de rester.
00:13:15– Oui, on imagine. Les allers-retours de Davos, merci beaucoup, Laure, de nous éclairer sur le sens des entrées et des sorties.
00:13:24Parce qu'on s'y perd, heureusement que vous êtes là, pour nous dire exactement où vont les gens.
00:13:29Et s'il faut y voir un sens particulier, politique, diplomatique, Marc Routeux ne va pas écouter Donald Trump.
00:13:34Patrick, on n'en tire pas de conclusion définitive.
00:13:36– Alors, si, moi, je peux vous en tirer.
00:13:38– Allez-y, oui.
00:13:38– Finalement, c'est relativement simple.
00:13:40Il y a quand même des choses qui sont bien organisées.
00:13:43Marc Routeux, il s'occupe de l'OTAN.
00:13:44L'OTAN, attention, il faut vraiment garder ça en tête.
00:13:47Ce n'est pas comme l'Union européenne.
00:13:49C'est-à-dire que vous n'avez pas une présidente de la commission de l'OTAN qui déciderait au nom des États.
00:13:56C'est bien une alliance avec des choix souverains faits par chacun des 32 membres de l'OTAN.
00:14:01Gardez et gardons bien ça en tête.
00:14:03– Alors, je fais une parenthèse pour préciser exactement dans le sens de ce que vous dites
00:14:06que le Danemark, dit bien, Marc Routeux ne peut négocier au nom du Danemark.
00:14:11Il est là pour travailler, voilà, déclaration à l'instant, il travaille à la cohésion de l'OTAN.
00:14:14Mais il ne parle pas en autre nom.
00:14:15– Exactement, avec chacun qui met au pot.
00:14:17On a compris les États-Unis plus que d'autres, mais c'est tout.
00:14:20Une fois que vous avez ça en tête, vous vous dites,
00:14:22le Conseil de la paix sur Gaza, que vient faire l'OTAN ?
00:14:25Pas grand-chose.
00:14:26Et donc, Marc Routeux s'en va.
00:14:27Marc Routeux, contre qui on s'est un petit peu moqué ces derniers jours,
00:14:33notamment lorsqu'on a eu ces captures d'écran sur ces échanges,
00:14:36lorsqu'on sait qu'il l'appelait « daddy » ou qu'il était très…
00:14:40– À la limite de l'obstructiosité, oui, voilà.
00:14:42– Écoutez, ça marche avec Donald Trump.
00:14:44Il a réussi à avoir effectivement ce cadre,
00:14:46c'est-à-dire la sécurité du Danemark, de l'Arctique,
00:14:50contre les Russes et contre les Chinois.
00:14:53Une menace qui viendrait là-dessus.
00:14:55Rassurer Donald Trump sur le fait que le pilier européen de l'OTAN
00:14:59sera bien présent, que les Européens vont mettre au pot,
00:15:02qu'ils vont mettre aussi plus de gris et de kaki sur le sol
00:15:06et autour du Groenland.
00:15:07Et pour le reste, c'est-à-dire la souveraineté même,
00:15:10eh bien, vous l'avez dit, Julien, c'est vraiment entre le Danemark,
00:15:13le Groenland et les États-Unis.
00:15:15Voilà où on en est.
00:15:17La confusion, elle est totalement voulue par Donald Trump,
00:15:19mais les Européens ont quand même une idée assez précise
00:15:22de l'organisation des institutions, mais aussi de l'histoire du monde.
00:15:25– Colonel Arbarettier, quels peuvent être les contours de ce fameux accord
00:15:29dont visiblement on n'avait pas vraiment entendu parler hier du côté de l'OTAN ?
00:15:31– Bien, ça pourrait être donné aux États-Unis davantage de souveraineté
00:15:34sur le territoire du Groenland, sous la forme de bases,
00:15:37peut-être parmi celles qui n'ont pas été utilisées jusqu'à présent.
00:15:41Un peu comme le font les États-Unis, par exemple, je vais vous donner un exemple
00:15:43que je connais un peu, celui de l'Italie, l'Italie du Sud.
00:15:46Quand les Américains ont libéré l'Italie du Sud,
00:15:48ils sont devenus propriétaires d'un certain nombre de bases.
00:15:50Et actuellement, la base de l'OTAN de Naples n'est plus sur un territoire
00:15:56qui était loué à la Banco di Napoli, mais sur un territoire
00:15:59que les États-Unis ont acheté.
00:16:00– Les Anglais à Chypre…
00:16:02– Alors les Anglais à Chypre aussi, c'est un statut particulier.
00:16:04Donc en fait, les pays souverains, c'est ce que voulait éviter le général de Gaulle en France.
00:16:08Il ne voulait pas que les Américains aient une propriété américaine
00:16:12autre que l'ambassade un peu partout en France.
00:16:15Donc en fait, c'est ça.
00:16:16Mais j'ai vu aussi sur les réseaux que les Groenlandais n'étaient pas d'accord avec ça.
00:16:20Parce qu'ils veulent être consultés au cas où les Américains
00:16:23auraient d'autres parcelles de leur territoire, des morceaux de glace,
00:16:27comme le disait hier Donald Trump.
00:16:29Les Groenlandais devraient être consultés normalement,
00:16:32parce qu'ils sont eux, les Inuits, qui occupent ce territoire.
00:16:35Et sachant aussi, en regardant un peu dans l'histoire un peu lointaine,
00:16:38dans les années 46-50, ça ne s'était pas très bien passé,
00:16:40les milliers d'Américains au Groenland.
00:16:42C'est pour ça qu'il y a eu un retrait de troupes américaines,
00:16:45parce qu'il y avait des influences assez négatives sur la population Inuite,
00:16:48avec toutes sortes de choses, l'alcoolisme.
00:16:50Et donc le gouvernement danois avait été obligé de régler ça un peu à l'amiable.
00:16:56Donc si vous voulez, la présence de bases américaines sur un territoire,
00:16:59ce n'est pas anodin.
00:17:00Et la propriété, c'est encore, j'imagine, différent de la souveraineté.
00:17:03Absolument.
00:17:04Oui, mais il faut que le territoire souverain soit consulté, au minimum,
00:17:09et ce n'est pas à l'OTAN de définir si le Danemark doit concéder une...
00:17:13Mais ça, Marc Routte l'a compris.
00:17:14Guillaume Daré, cette volte-face qu'on a vue,
00:17:18qu'on a entendue hier sur BFM TV de Donald Trump,
00:17:21comment a-t-on réagi du côté de l'Elysée ?
00:17:23Parce qu'on sait qu'Emmanuel Macron, il s'est mis en première ligne dans ce dossier.
00:17:27Ce soit au côté Kédor, c'est au côté Élysée et même Matignon,
00:17:30on juge que finalement l'action du chef de l'État a été sinon efficace, en tout cas utile,
00:17:35puisque même s'il y a toujours de la prudence sur ce que va dire Donald Trump,
00:17:39et en quelques heures il peut changer de position,
00:17:41il y a une volonté de dire, regardez, on a posé des choses sur la table,
00:17:44on s'est affirmé en tant que leader, on le disait ces derniers jours,
00:17:48Emmanuel Macron est plus que jamais dans le paysage diplomatique international,
00:17:50et donc ça a pesé, et dans cette finalement dissuasion diplomatique,
00:17:56on le voit en permanence avec Donald Trump,
00:17:58eh bien il faut parfois aller au bras de fer pour dire non, ça n'est pas possible.
00:18:02Alors du côté du Groenland maintenant,
00:18:03comment a-t-on réagi à ces déclarations hier du président ?
00:18:07On va poser la question à Alice Phillips qui est sur place avec Sonia Reynaud.
00:18:11Dites-nous, Élise, est-ce que les habitants ont poussé un ouf de soulagement
00:18:14ou est-ce qu'ils ont du mal à y croire ?
00:18:18Alors oui, la première réaction a tout de même été du soulagement,
00:18:22parce qu'après des semaines de tensions,
00:18:23beaucoup de Groenlandais sont soulagés de voir peut-être que cette période est en train de se terminer.
00:18:29Une dame avec qui nous avons discuté nous a dit être extrêmement soulagée
00:18:33et qu'enfin elle allait pouvoir faire relâcher la pression.
00:18:36En revanche, il y a beaucoup de personnes aussi qui nous disent être sceptiques,
00:18:40elles attendent de voir quels vont être les contours de cet accord,
00:18:43parce que pour l'instant c'est très flou.
00:18:45On attend donc cette prise de parole de Donald Trump.
00:18:47Une ancienne membre du Parlement groenlandais, par exemple,
00:18:49que nous avons rencontrée, Anouk, avec Sonia Reynaud,
00:18:52nous a expliqué vouloir savoir concrètement ce qu'il y a derrière cet accord
00:18:55parce que pour l'instant, peu de détails ont fuité.
00:18:58Qu'est-ce que les États-Unis ont réussi à obtenir pour que Donald Trump fasse volte-face
00:19:02et surtout, qu'est-ce que les Groenlandais ont à gagner
00:19:05alors que depuis le début de ces tensions,
00:19:07ils ont répété qu'ils ne voulaient pas, par exemple,
00:19:08de présence américaine plus importante sur leur territoire,
00:19:11en tout cas sans être consultés.
00:19:13Et il y a ce sentiment ambivalent entre soulagement et scepticisme.
00:19:18Écoutez ce que ces Groenlandais, ces habitants de Nouk,
00:19:21nous disaient sur leur état d'esprit.
00:19:23C'était donc avec Sonia Reynaud.
00:19:25Pour l'instant, je ne sais pas exactement quoi dire
00:19:29car il y a tellement d'informations qui nous parviennent de Davos.
00:19:33Mais dans l'ensemble, j'espère et je compte sur le soutien de nos alliés de l'OTAN,
00:19:37en particulier de notre propre président, Emmanuel Macron,
00:19:39qui a été un fer de lance au nom de tous les alliés de l'OTAN.
00:19:42Je ne pensais pas que Trump pouvait obtenir quelque chose de nous,
00:19:50que le Groenland allait lui donner quelque chose.
00:19:52Donc oui, je suis surprise.
00:19:54Je ne sais pas à quoi m'attendre.
00:19:55Je ne pense pas que quoi que ce soit de bon peut nous arriver.
00:19:57Je ne lui fais pas confiance.
00:19:58Et une des questions cruciales, ce qui va être très observé dans les prochaines heures ou les prochains jours,
00:20:06si on a plus de détails, c'est la question de la souveraineté.
00:20:08Est-ce que les États-Unis vont être plus présents ?
00:20:12Est-ce qu'ils ont réussi à obtenir des cessions de partie du territoire ?
00:20:15C'est une question qui est sur toutes les lèvres ici.
00:20:17Et une membre du Parlement groenlandais a expliqué qu'il était absurde que le Groenland n'ait pas été consulté
00:20:24et que rien ne se ferait sans le pays.
00:20:26On attend aussi une prise de parole de la part du Premier ministre du Groenland,
00:20:30tout à l'heure à 17h, heure française,
00:20:32qui en dira peut-être plus sur les contours de cet accord
00:20:35et surtout si le pays a été ou va être consulté sur cette question très importante.
00:20:40C'est vrai, Elise, merci beaucoup que depuis que vous êtes au Groenland avec Sonia Reynaud,
00:20:44vous nous dites que vous entendez pratiquement aucune réaction favorable à cette annexion
00:20:50ou arrivée en tout cas des Américains sur le territoire.
00:20:53On peut penser, Patrick, que cette mobilisation des Groenlandais,
00:20:56tout comme la mobilisation diplomatique et militaire,
00:20:58cette mobilisation de la population groenlandaise, elle a payé, elle a porté ses fruits ?
00:21:03Pour l'instant, mais comme ce soir, on le verra avec les 27 à Bruxelles,
00:21:08pour que cela fonctionne, il faut aussi que cela continue,
00:21:11parce que ça vient d'être expliqué par le lieutenant-colonel.
00:21:14Il faudra sans doute aussi demander vraiment l'avis des Groenlandais.
00:21:18On le sait, il y a une toute petite frange de, comment se faire, magas qui existent.
00:21:24Ce sont des Groenlandais, mais qui font beaucoup de bruit, beaucoup de mousse
00:21:26et qui se font dans l'espace d'évangélisation des esprits.
00:21:31Ça ne marche pas beaucoup du côté des Groenlandais,
00:21:33mais leur vraie crainte, encore une fois, c'est de ne pas être consultés.
00:21:36Ils ont fait beaucoup de bruit.
00:21:38Il y a eu ces manifestations, notamment le week-end dernier,
00:21:41mais ils savent aussi que d'un revers de main,
00:21:44l'homme le plus puissant du monde peut aussi imposer des choses.
00:21:48Et effectivement, ils voient pour l'instant les balles passées.
00:21:51Donc on comprend bien, avec les témoignages recueillis par Sonia Reynaud et Elise Philippe,
00:21:55qu'il y a un soulagement très, très provisoire et qu'on attend encore de voir.
00:22:02Il y a une question de scénario encore un peu subi par les Groenlandais.
00:22:05Il y a une question aussi, colonel Abarettier, de va-et-vient, de la part du président américain.
00:22:11Comment les militaires travaillent et se préparent dans cette ambiance ?
00:22:15On les fait monter en tension et puis du jour au lendemain, cette tension, elle s'abaisse.
00:22:20Parlez des militaires de l'OTAN ?
00:22:21Non, des militaires américains.
00:22:23Les militaires américains, ils se préparent d'une manière ou d'une autre.
00:22:26Ils ont certainement des instructions qu'on ne connaît pas.
00:22:28Par contre, je voulais revenir sur une chose, c'est qu'effectivement, c'est ce que disait une députée groenlandaise sur les réseaux,
00:22:34dans la civilisation inuite, il n'y a pas de notion de propriété, si vous voulez.
00:22:37Tout appartient à tout le monde sur la banquise.
00:22:39Donc en fait, c'est une notion qui a été apportée par les colonisateurs danois, mais qui a eu beaucoup de résistance.
00:22:44C'est un peu comme dans les civilisations indiennes d'Amérique, il n'y avait pas de notion de propriété.
00:22:47C'est pour ça que ça s'est mal passé avec les conquérants.
00:22:52Donc en fait, les Groenlandais, eux, ils sont inquiets, ce qui est bien logique.
00:22:56Et puis les militaires américains, ils feraient ce qu'on leur dira.
00:22:59S'il s'agit de réactiver certaines bases, ils le feront.
00:23:02Et ça, c'est assez facile pour eux.
00:23:04Alors, c'est vrai que l'Alaska n'est pas si proche du Groenland qu'il n'y paraît.
00:23:08Je pensais un peu naïvement regarder les cartes que c'était proche, c'était à plus de 4000 kilomètres.
00:23:12Donc, si vous voulez, il faut quand même y aller depuis l'Alaska jusqu'au Groenland pour installer des grosses quantités de logistique.
00:23:19Mais ça, les Américains sont assez habitués à ça.
00:23:22Et rien ne les arrête à partir du moment où l'ordre est donné.
00:23:24C'est pour ça qu'il y a une prudence, y compris dans l'entourage d'Emmanuel Macron, de dire,
00:23:27pour l'instant, en coulisses, ça valide plutôt la stratégie du printemps de la République.
00:23:31Mais attendez, il y aura probablement d'autres épisodes avec Donald Trump.
00:23:34Et des épisodes, sans doute d'ailleurs, dès les minutes qui viennent, avec l'arrivée de Donald Trump qui semble imminente.
00:23:41Ça bouge visiblement.
00:23:42Légation américaine.
00:23:42C'est la délégation américaine qui arrive ici, Patrick ?
00:23:45Oui, j'ai cru reconnaître Caroline Olivide qui est la porte-parole de la Maison Blanche,
00:23:48la jeune femme blonde qui vient de passer.
00:23:51Et puis, en fait, par intuition, lorsque vous voyez le secret de service qui commence à se mettre un peu au garde-à-vous,
00:23:58c'est qu'a priori, il y a un personnage important.
00:24:00Il y a un sentiment de nervosité.
00:24:01D'un seul coup, on se tient droit, on porte la main à l'oreillette, comme ça.
00:24:05POTUS, parce que c'est comme ça qu'on dit aux États-Unis,
00:24:06President of the United States, POTUS est en train de débarquer.
00:24:09Alors, il y a POTUS et on entend beaucoup TACO en ce moment.
00:24:11C'est « Trump always chickens out ».
00:24:13C'est « Trump se dégonfle toujours ».
00:24:15Ça, c'est un acronyme qui convient beaucoup moins au président Trump,
00:24:19mais qui tourne beaucoup parce qu'on commence à voir que sur un certain nombre de dossiers,
00:24:23ça part très fort et puis derrière, ça recule.
00:24:26Alors, ça recule pour des raisons diplomatiques, militaires,
00:24:29mais aussi peut-être, Gaëtan Mélin, des raisons économiques.
00:24:32Il y a tous les grands patrons de la planète, ou la plupart en tout cas,
00:24:35qui se sont réunis à Davos et dans les couloirs.
00:24:37Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils applaudissent pas à tout rompre
00:24:40ces initiatives de Donald Trump qui sont pas très bonnes pour le business.
00:24:43Tout à fait.
00:24:43Et puis on voit bien qu'aujourd'hui, en 2026, Davos est plutôt déprimé.
00:24:48Puisque, souvenez-vous, l'idée de ce forum, c'est justement de se projeter,
00:24:53d'envisager le monde de demain avec les entreprises, avec les think tanks,
00:24:58en prenant en compte un tas de facteurs comme, par exemple, l'écologie, la santé.
00:25:04Bref, tout ce dont on ne parle pas aujourd'hui, puisque finalement,
00:25:08ce forum de Davos, il tourne autour de deux grands thèmes,
00:25:12le Groenland et les droits de douane.
00:25:14Et on voit bien aujourd'hui que les chefs d'entreprise sont encore partagés.
00:25:19Certains estiment qu'il ne faut pas froisser Donald Trump
00:25:22parce que les risques sont trop importants.
00:25:25Et puis, commence à naître, notamment chez certains chefs d'entreprise européens,
00:25:31cette volonté de taper du poing sur la table et de dire « ça suffit ».
00:25:36On ne peut pas laisser Donald Trump nous imposer ses choix.
00:25:40Il faut qu'on réplique.
00:25:41Malheureusement, on est loin encore de faire l'unanimité sur la manière d'agir,
00:25:47mais effectivement, beaucoup, beaucoup d'inquiétudes sur ce que peut dire Donald Trump
00:25:52puisque, on le voit bien, d'un jour à l'autre, ses propos changent.
00:25:57Et puis surtout, on a un président américain qui regarde beaucoup du côté des marchés financiers.
00:26:02Et on l'a vu lorsqu'il avait annoncé ses fameux droits de douane de 200%
00:26:07sur les vins, champagnes et spiritueux français.
00:26:10Eh bien, la bourse avait dégringolé.
00:26:13Les marchés financiers américains ont chuté.
00:26:15Et puis, dès qu'il a annoncé hier qu'il n'y aurait pas d'opération militaire de force au Groenland,
00:26:22eh bien là, effectivement, des marchés qui ont retrouvé le sourire et qui sont repartis à la rose.
00:26:26Et on voit bien qu'il a besoin de ces marchés financiers américains, que c'est très important.
00:26:32Et c'est d'ailleurs pour cela, peut-être, qu'il adapte son discours en fonction de la réaction de ces marchés.
00:26:38Et deux infos que je vous donne par rapport à ce que vous nous dites.
00:26:40Les bourses européennes, c'est vrai, en confirmation, elles ouvrent en nette hausse ce matin.
00:26:45Les marchés poussent un ouf de soulagement après...
00:26:47Elles avaient déjà progressé dès lors que Donald Trump avait assuré qu'il n'y aurait pas d'opération militaire.
00:26:51Il y a eu l'accord hier soir, le Dow Jones avait pris 700 points, mais la bourse, par exemple, à Paris était déjà fermée.
00:26:55Et puis, autre information très importante que je vous donne et qui tombe à l'instant,
00:26:59sur cet accord dont parlait Donald Trump, eh bien, les contours commencent à se dessiner.
00:27:03On apprend que les États-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland.
00:27:12On va vous en dire un petit peu plus sur cette info et sur ce que ça veut dire concrètement.
00:27:16D'abord, l'état d'esprit à Davos, alors que cette info vient de tomber.
00:27:19Thierry Arnaud, vous quête sur place et qu'attendez, comme nous, l'arrivée de Donald Trump.
00:27:24Oui, ici, c'est un mélange de soulagement, d'abord, parce qu'on est passé quand même d'une logique d'affrontement,
00:27:29une logique de désescalade, et ça, ça fait du bien.
00:27:31On échappe à l'intervention militaire américaine au Groenland, on échappe aussi aux sanctions commerciales des deux côtés de l'Atlantique,
00:27:37et ça, pour tous ceux qui sont à Davos, évidemment, c'est peut-être très important.
00:27:41Une forme de perplexité, d'interrogation aussi, parce que les contours de cet accord sont encore très flous.
00:27:47On comprend ce qu'il n'y aura pas, on comprend moins bien ce qu'il y aura dans cet accord, évidemment, ça, c'est très important.
00:27:53Et puis, pour rebondir sur ce que disait Patrick Soss il y a quelques instants, avec ce fameux acronyme TACO,
00:27:58« Trump se dégonfle toujours », cet acronyme-là, il est vraiment sur toutes les lèvres aujourd'hui.
00:28:03Tout le monde débat de la question de savoir si ce qui s'est passé aujourd'hui et hier est une véritable défaite pour Donald Trump,
00:28:10ou si c'est de la stratégie de négociation.
00:28:12Et vous avez les deux camps.
00:28:13Et l'entourage de Donald Trump explique avec le sourire qu'il fait toujours comme ça, au fond, le président américain.
00:28:17Il demande l'impossible, il provoque pour créer la panique chez ceux dont il entend obtenir des concessions.
00:28:25Et finalement, au bout du compte, il a ce qu'il veut, il aura ce qu'il veut avec la renégociation de ce traité que vous évoquiez à l'instant, Julien,
00:28:31avec une présence américaine beaucoup plus forte et peut-être, comme le suggérait le colonel Arbarettier,
00:28:37une souveraineté ou une propriété américaine sur des bases militaires qui seraient réouvertes et peut-être étendues.
00:28:43Voilà l'état d'esprit dans lequel on va accueillir ce discours de Donald Trump.
00:28:48Mais comme toujours avec lui, on l'a vu hier, tout est possible, y compris de nouvelles annonces lorsqu'il prendra la parole dans les prochaines minutes.
00:28:55Réponse effectivement dans les minutes qui viennent avec ce discours de Donald Trump que vous allez suivre sur BFM TV avec Thierry Arnault sur place,
00:29:03l'un de nos envoyés spéciaux et avec nos experts ici en plateau.
00:29:05Je vous rappelle cette information importante.
00:29:07Il y a quelques secondes, sur le Groenland, les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord.
00:29:13Un accord de défense qui date de 1951. Que dit-il cet accord, Patrick ?
00:29:17Cet accord, il fait suite, 1951, à la Seconde Guerre mondiale où vous avez le Danemark qui est soumis à l'oppression nazie.
00:29:24Et donc le territoire groenlandais va être lui défendu par les Américains.
00:29:28Donald Trump en a beaucoup parlé en rajoutant énormément sur le fait que, par idiotie, on avait rendu le territoire au Danemark.
00:29:36C'est pas tout à fait comme ça.
00:29:38Il n'empêche, et on l'a bien expliqué, vu la géographie des lieux, pour qu'à l'époque, les bombes nucléaires, la bombe atomique puisse partir de Moscou jusqu'à Washington,
00:29:50c'est une demi-heure en passant au-dessus du Groenland.
00:29:53Un exemple parmi tant d'autres.
00:29:54On n'était pas encore sur une technologie très forte sur les sous-marins.
00:29:57Mais donc l'idée était que les Américains puissent installer le nombre d'emprises militaires qu'ils souhaitaient.
00:30:05On a été jusqu'à plus d'une centaine d'emprises militaires.
00:30:07Avec toujours cette idée que c'est pas forcément le nombre qui est important, parce qu'on est dans une zone qui est très difficile.
00:30:14C'est bien beau de mettre une demi-brigade de l'armée de terre américaine.
00:30:19Elle ne pourra pas faire grand-chose si elle n'est pas formée, si elle n'est pas guérie.
00:30:23C'est pour ça qu'à chaque fois qu'on parle d'unité d'élite.
00:30:25Mais il y avait l'idée de pouvoir rajouter, enlever autant qu'on voulait du côté des Américains,
00:30:30à condition évidemment d'informer l'allié danois, l'allié déjà dans l'OTAN.
00:30:37Il y a eu des toilettages, parce qu'au fur et à mesure, les Américains, et avec la fin de la guerre froide, se sont retirés de ces bases.
00:30:45Il y a parfois simplement, je dirais, quelques fossiles qui restent, c'est-à-dire une piste qui va rester,
00:30:52et qui a servi depuis ces derniers jours pour certaines forces spéciales, notamment les Françaises.
00:30:57Et en 2004, puis en 2010, on aura retoilété cet accord.
00:31:01Je dis bien retoilété, parce que là, les mots sont quand même importants.
00:31:03On parle de renégocier.
00:31:06Renégociation en profondeur, ou simplement quelques mots qui vont devenir un peu plus contraignants, je dirais,
00:31:11en imposant une souveraineté, voire un contrôle total ou une propriété.
00:31:16Une propriété, ça m'étonnerait, mais qui sait, sur certaines bases, comme ça a été expliqué.
00:31:21Eh bien, c'est tout l'enjeu.
00:31:23Mais est-ce qu'on est dans le toilettage ou dans la renégociation totale de ce traité ?
00:31:27Ce qui est sûr, c'est comment ? On ne l'a pas déchiré.
00:31:29C'est déjà ça.
00:31:29On était sur une autre tendance encore il y a 24 heures.
00:31:32Alors, autre précision à l'instant, c'est le secrétaire général de l'OTAN, Marc Routteux,
00:31:36qui précise que l'accord cadre conclu avec Donald Trump implique que l'OTAN devra renforcer sa présence dans l'Arctique.
00:31:46Colonel Arbarrettié, on a l'impression qu'on est en train de revenir à la situation
00:31:51avant que les bases américaines ne quittent le Groenland.
00:31:56Oui.
00:31:56Tout simplement, quoi, là ?
00:31:57Oui, c'est-à-dire qu'on va être renforcée, la présence de l'OTAN.
00:32:01Il y a beaucoup de pays de l'OTAN qui sont dans la région.
00:32:03Enfin, il y a le Canada.
00:32:04On oublie aussi les troupes scandinaves qui font régulièrement des exercices.
00:32:10Alors, bien sûr, invité par le Danemark.
00:32:12On l'oublie toujours un peu.
00:32:13Il y a une alliance quasi permanente entre la Suède, le Danemark, la Norvège,
00:32:18dans le cadre de l'OTAN militaire,
00:32:21qui font qu'il y a des échanges très importants entre ces trois pays.
00:32:25Ensuite, les troupes françaises, par exemple, ou les troupes allemandes,
00:32:29ont montré qu'elles étaient capables d'envoyer des spécialistes,
00:32:32des chasseurs alpins chez nous, mais des Gebertsieger chez les Allemands.
00:32:36Il n'y a que les Italiens qui ont des troupes aussi spécialisées,
00:32:38les alpini, qu'on n'a pas vu beaucoup.
00:32:40Et pour cause, leur première ministre, leur présidente du Conseil,
00:32:43n'avait pas voulu impliquer l'Italie militairement dans la manœuvre,
00:32:47dans l'exercice européen organisé la semaine dernière.
00:32:50Donc, en réalité, il y a cet aspect-là, mais il y a aussi l'aspect radar,
00:32:55l'aspect défense anti-aérienne, l'aspect aussi station terrestre satellitaire,
00:33:04qui pourrait être commune.
00:33:06Et parce que le problème, les Américains, s'ils installent leurs propres installations,
00:33:11c'est tout qui paye.
00:33:12Si ce sont des installations dites otaniennes, chacun y contribue.
00:33:16Donc, au plan financier, c'est important aussi pour Donald Trump,
00:33:18de dire l'OTAN va se renforcer, mais les gars, vous allez payer aussi.
00:33:22Eh oui, précision importante, parce que, évidemment,
00:33:24c'est son grand sujet à Donald Trump depuis longtemps.
00:33:26Maintenant, le financement de l'OTAN.
00:33:28Vous avez parlé de la présence française, Guillaume Daré.
00:33:32Hier, la France avait proposé, lancé cette idée d'exercer, justement,
00:33:37de l'OTAN au Groenland.
00:33:40Et visiblement, ça a pu peut-être faire un petit peu bouger les choses.
00:33:43D'abord, est-ce que cette balle lancée, elle a été reprise au bon par d'autres pays,
00:33:46et peut-être par les Américains en même ?
00:33:47En tout cas, ce qui est clair, c'est que l'Élysée considère,
00:33:50même s'il ne veut pas encore fanfaronner, si j'ose dire,
00:33:52parce qu'il faut toujours être prudent avec Donald Trump,
00:33:56que ça valide en partie la stratégie du président de la République,
00:33:58comme on le disait hier, et Patrick, qui était de dire,
00:34:00chiche, allons-y, regardons ce que peut faire l'OTAN désormais au Groenland.
00:34:03Et n'oubliez pas, Guillaume, les 200% sur les vins spiritueux,
00:34:05ils sont toujours en cours, parce que c'est sur un autre sujet.
00:34:08Oui, tout à fait.
00:34:08Alors, il a semblé faire marche arrière sur les droits de Groenland.
00:34:11Ah non, non, non, sur les 10%, c'est sur le Conseil de Pauille.
00:34:14La France, comme d'autres pays, c'est vraiment important,
00:34:16parce que cette confusion a été bien arrêtée.
00:34:1910%, c'était sur les pays qui avaient lancé cet exercice en aide aux Danois.
00:34:2310%, dont la France.
00:34:24Donc, on prenait déjà 10%.
00:34:25Et il y avait 200%.
00:34:27Souvenez-vous, sur le tarmac, à Miami, il sort de son match de foot américain,
00:34:31on l'interroge en disant, vous savez que le président Macron
00:34:34ne veut pas participer à votre Conseil de la paix.
00:34:37Ah, il a dit ça !
00:34:38Il le dit vraiment comme ça.
00:34:39Eh bien, c'est 200%.
00:34:40Il aurait pu dire 300%, 57%.
00:34:42Mais pour l'instant, ça s'arrête.
00:34:44D'où le message de prudence relayé par Guillaume.
00:34:47Est-ce qu'il y a une volonté aussi de se trancher, si j'ose dire,
00:34:50avec l'expression de Donald Trump dans les couloirs de l'Elysée,
00:34:53où on dit, on va continuer d'être ferme sur les principes,
00:34:55mais digne dans l'expression, si j'ose dire,
00:34:58pour imposer un contre-modèle à Donald Trump ?
00:35:00Alors, peut-être que Gaëtan, il va revenir aussi sur ce thème des droits de douane.
00:35:06C'est 10%.
00:35:07Il a abandonné, en tout cas, l'idée.
00:35:09Et ça, c'est aussi un grand classique chez Donald Trump.
00:35:11Oui, mais tout est une question de négociation.
00:35:13Souvenez-vous, on a parlé de cet instrument de coercition envers les États-Unis.
00:35:19Et puis, il y a surtout cet accord commercial
00:35:22qui a été noué entre les Européens et les États-Unis
00:35:24et qui devait être ratifié par le Parlement européen
00:35:27qui porte quand même sur 93 milliards de biens américains
00:35:31dont les droits de douane devraient baisser en Europe
00:35:35en échange, justement, d'une limitation des droits de douane des marchandises.
00:35:38C'est-à-dire que nous, on paye 15% de plus,
00:35:41mais les Américains, eux, ils vont payer en moins.
00:35:43Exactement.
00:35:44Vous avez tout compris.
00:35:44C'est pas un mauvais accord, c'est sûr.
00:35:46C'est comme ça, d'ailleurs, que l'accord avait été trouvé cet été
00:35:50entre l'Union européenne et les Américains.
00:35:53Et donc, voilà.
00:35:54Donc, cette ratification n'a pas encore eu lieu.
00:35:56Et aujourd'hui, elle est gelée.
00:35:58Donc, effectivement, pour les Américains, là aussi, c'est un point négatif.
00:36:02Tout de suite, c'est une question de négociation avec Donald Trump
00:36:04qui, finalement, va pousser la barre un peu plus loin.
00:36:08Est-ce que les Européens auront le courage, comme l'a fait la Chine,
00:36:11souvenez-vous, d'être dans la surenchère, d'obtenir quelque chose ?
00:36:15On verra dans les prochains jours, début février,
00:36:18on verra si Donald Trump met en place ces menaces.
00:36:21Vous voyez cette image, toujours à Davos.
00:36:23Là, on est à l'intérieur de la salle dans laquelle Donald Trump
00:36:27va prononcer son discours.
00:36:29Et il y a marqué en énorme « Board of Peace ».
00:36:31Rappelez-nous, Patrick, ce que c'est ce « Board of Peace » en français,
00:36:34« Board of Peace » en français, « Conseil de la paix ».
00:36:36Et j'ajoute à votre description du décor, énormément de sièges derrière.
00:36:41Un premier siège très clair pour montrer que Donald Trump
00:36:44ne sera vraiment pas seul, que c'est un vrai conseil
00:36:47et qu'il y a énormément de pays qui vont le rejoindre.
00:36:50Et il y a beaucoup de gens pour l'attendre aussi, visiblement.
00:36:52Il y a beaucoup de gens pour l'attendre.
00:36:54Avec, là aussi, et c'était vraiment précieux d'avoir leur closier
00:36:56et Thierry Arnault à Davos, leur closier qui nous expliquait
00:37:00qu'il y avait énormément...
00:37:01La salle avait été remplie d'Américains hier pour Donald Trump.
00:37:03D'où les applaudissements et, en fait, on avait non pas bourré les urnes,
00:37:07mais bien rempli la salle avec des amis du président Trump.
00:37:11Tout ça est important dans le décor.
00:37:13Pourquoi ? Parce qu'encore une fois, on va parler à la fois
00:37:15de ce qui se passe à ce Conseil de la paix,
00:37:18mais aussi on va parler de ceux qui n'y sont pas.
00:37:19Le Conseil de la paix, au départ, c'est une notion relativement ancienne,
00:37:23qu'il y a plusieurs semaines anciennes dans le timing de Donald Trump.
00:37:26C'est-à-dire que, dans le plan de paix sur la bande de Gaza,
00:37:30avec notamment l'arrêt des combats,
00:37:32la reconstruction de l'enclave palestinienne,
00:37:37il était question qu'il y ait un Conseil de la paix
00:37:39sous le haut commandement d'un Donald Trump,
00:37:42mais avec une direction exécutive qui serait donnée de façon internationale,
00:37:46avec quand même des visages connus,
00:37:47notamment celui de l'ancien Premier ministre britannique,
00:37:49Tony Blair.
00:37:50Très bien.
00:37:50Il y avait déjà quelques rumeurs sur des invitations à y participer
00:37:54pour la communauté internationale, dans son ensemble,
00:37:56y compris à Vladimir Poutine,
00:37:59qui était prêt, justement, à participer à la paix à Gaza.
00:38:02Et puis, il y a quelques jours, surprise,
00:38:05on comprend que les contours,
00:38:07il est toujours question de contours flous avec Donald Trump,
00:38:10ces contours s'éloignent largement de Gaza.
00:38:14Et on comprend que ce Conseil de la paix devient une onubis,
00:38:17mais à la mode Trump.
00:38:18Et c'est vraiment incroyable, fou de le répéter à chaque fois.
00:38:22Pour avoir un siège assuré au Conseil de sécurité de ce Conseil de la paix,
00:38:27il faut payer un milliard de dollars en liquide.
00:38:30C'est aussi le message qui a été envoyé par Emmanuel Macron avant-hier,
00:38:32quand il a dit, moi, Donald Trump, je l'invite à venir à Paris jeudi soir,
00:38:35s'il souhaite dîner à l'Elysée,
00:38:37après sa présence à Dabos.
00:38:38Sans payer.
00:38:39Sans payer.
00:38:40Ou en liquide.
00:38:40Ou en liquide.
00:38:41Mais en revanche, moi, mon planning, c'est que mardi soir,
00:38:45je rentre à Paris après mon discours.
00:38:48Je ne vais pas me plier aux exigences du président américain.
00:38:51Le message envoyé par l'Elysée, c'était clair, c'était l'indépendance oui,
00:38:54la soumission non.
00:38:55Le problème, c'est que c'est le premier à le dire.
00:38:57Et qu'évidemment, c'est le bouc émissaire de Donald Trump.
00:39:00C'est aussi parce que ce visage, encore une fois, est très connu aux Etats-Unis.
00:39:03Donc, c'est facile de refaire des blagues, y compris en versant dans les fake news.
00:39:07On en a parlé hier avec cet échange imaginaire sur les médicaments.
00:39:13En tout cas, certains, eux, ont fait aussi vite qu'Emmanuel Macron,
00:39:16mais pour dire, moi, je viens.
00:39:18Le Royaume du Maroc.
00:39:19Vous avez eu Viktor Orban, évidemment.
00:39:21Vladimir Poutine hier.
00:39:22Et donc, on se retrouve avec des gens.
00:39:24Israël, évidemment.
00:39:24Même si ça n'a pas été immédiat.
00:39:26Benjamin Netanyahou.
00:39:27Le maréchal Sissi qui est sur place, d'ailleurs, à Davos.
00:39:30L'Égypte, les Émirats, Ravier Mileï, l'Argentin.
00:39:33Et donc, vous vous retrouvez avec ce club de personnes, des hommes, encore une fois,
00:39:38qui arrivent avec, donc, des valises pleines, puisqu'il s'agit de payer, semble-t-il, en liquide,
00:39:43la reconstruction de Gaza.
00:39:44Et certains ont tout compris.
00:39:45Vladimir Poutine a dit, aucun problème, moi, je viens avec mon milliard.
00:39:48D'ailleurs, vous l'avez, le milliard, on va le prendre sur les avoirs russes qui sont gelés aux Etats-Unis.
00:39:53Avec Vladimir Poutine, tout se paye, tout, il profite de chaque faiblesse.
00:39:58Et c'est une faiblesse de Donald Trump d'avoir invité Vladimir Poutine.
00:40:00Pendant que...
00:40:02Oui, Donald Trump a invité aussi le pape, Benoît XIV.
00:40:04On ne sait pas si c'est contre un milliard ou pas.
00:40:06Léon.
00:40:06Léon XIV, oui, il l'a invité.
00:40:08Léon XIV, et donc...
00:40:10Ce serait quand même surprenant que le Vatican n'ait invité pour aller au conseil de la paix
00:40:16que va présenter Donald Trump dans quelques instants.
00:40:18Et alors qu'on l'attend, on attend cette arrivée de Donald Trump, ça traîne un petit peu.
00:40:22Pourquoi ? Parce que pendant ce temps, pendant cette attente,
00:40:25il y a des annonces qui sont en train de tomber.
00:40:27On vous en a parlé sur la renégociation de l'accord cadre sur le Groenland avec le Danemark.
00:40:32Thierry Arnaud, vous qui êtes sur place, c'est vraiment dans les couloirs de Davos que c'est en train de se jouer.
00:40:36Oui, c'est en train de se jouer avec plusieurs précisions importantes qui sont apportées ce matin ici par le secrétaire général de l'OTAN,
00:40:44Marc Routteux, et par son entourage.
00:40:46Parallèlement à la réouverture fondamentale, bien sûr, de ces négociations directes entre le Danemark et les Etats-Unis,
00:40:53Marc Routteux qui nous dit que 7 pays seront autour de la table pour discuter d'un nouvel accord dans le cadre de l'OTAN.
00:40:59Les 7 pays de l'OTAN qui sont concernés par cet accord sont bien sûr les Etats-Unis, le Canada, le Danemark, l'Istand, la Suède, la Finlande et la Norvège,
00:41:07dit le secrétaire général de l'OTAN, avec un objectif, il le répète, il est très clair,
00:41:12faire en sorte que les Chinois et les Russes ne puissent pas avoir accès militairement ou économiquement au territoire du Groenland.
00:41:19Et une seconde précision, cette fois-ci dans la voix de sa porte-parole, mais elle est très importante aussi, Julien,
00:41:25puisqu'elle nous dit que le secrétaire général, je cite, n'a proposé aucun compromis sur la souveraineté.
00:41:32Autrement dit, dans la conversation d'hier soir entre Marc Routteux et Donald Trump,
00:41:36dans les propos qui ont pu se tenir depuis en coulisses ici à Davos,
00:41:41à aucun moment il n'a été question d'organiser la transition vers une souveraineté américaine sur le territoire du Groenland.
00:41:48Cette exigence, parce que c'est comme ça qu'il l'a formulée, qu'avait le président des États-Unis jusqu'à ces dernières heures,
00:41:54au moment où on se parle, semble donc avoir été clairement remballée par le président américain
00:41:59en échange d'un accès militaire, économique aussi, sans doute peut-être à une partie de territoire sur ce territoire du Groenland.
00:42:07C'est intéressant cette précision que vous nous donnez Thierry, parce que ça montre, colonel Abarati,
00:42:10que l'OTAN, en ce lendemain de discours, est en train d'essayer de reprendre la main.
00:42:14Oui, alors avec cette difficulté, c'est que le secrétaire général de l'OTAN,
00:42:17et non pas, comme j'entends souvent, le chef de l'OTAN,
00:42:20Marc Routon ne peut pas parler à la place du Danemark.
00:42:22Donc les affaires de souveraineté nationale ne sont pas dans son domaine.
00:42:26Par contre, les affaires de stratégie militaire le sont.
00:42:28Et comme je vous le disais juste avant, les liens, Marc Routon le sait très bien,
00:42:34les liens entre les pays nordiques, donc Danemark, Finlande, Norvège, Suède,
00:42:40et l'Islande qui n'a pas d'armée.
00:42:43Et Donald Trump a dit dans son discours que l'Islande commençait à lui coûter trop cher,
00:42:46parce que du coup, ce n'est pas l'OTAN qui est impliquée dans l'Islande.
00:42:50L'Islande, ce sont les forces américaines qui assurent sa défense.
00:42:54Donc là aussi, il va peut-être y avoir une participation plus importante financière
00:42:58de l'OTAN sur cette défense globale du Grand Nord,
00:43:01allant de la frontière russe jusqu'au Canada.
00:43:07Et le Canada est aussi impliqué.
00:43:09Donc en fait, je pense que la stratégie de Donald Trump est toujours la même,
00:43:13c'est de faire en sorte que les pays de l'OTAN payent davantage
00:43:16pour assurer une sécurité globale,
00:43:20et que les États-Unis, du coup, se désengagent, pas militairement, mais financièrement.
00:43:24– C'est une histoire de gros saut finalement, Patrick ?
00:43:26– Avec Donald Trump, toujours, évidemment.
00:43:28avec la grande question que les Américains se posent.
00:43:33Très bien, on voit des sous qui virevolent d'un côté comme de l'autre.
00:43:37Et puis, moi, lorsque je vais au supermarché, ça ne change pas,
00:43:40et c'est toujours formidablement cher sur le ticket de caisse des Américains.
00:43:44Et les consommateurs américains, figurez-vous, sont aussi des électeurs.
00:43:48Et nous arrivons à grande vitesse.
00:43:51Et c'est là aussi que, lorsqu'on entend Donald Trump parler d'un président
00:43:54qui ne serait plus très légitime en France parce qu'il va bientôt s'en aller,
00:43:57et rappelons-le, le mandat effectif d'un président américain, en général,
00:44:01c'est un an et demi.
00:44:02Pourquoi ? Parce qu'il perd les élections des mid-terms,
00:44:04de mi-mandat, très régulièrement,
00:44:06et qu'après, il se concentre sur sa réélection.
00:44:08Et donc, Donald Trump, il a encore quelques mois,
00:44:10jusqu'au mois de novembre, premier mardi de novembre,
00:44:12pour faire comprendre aux Américains qu'au-delà des gesticulations
00:44:15et des huit ou neuf guerres qui ont été réglées,
00:44:19du Conseil de la paix et du fait qu'on ne parle que de lui dans le monde entier.
00:44:24Pour l'électeur consommateur américain, ça change quelque chose.
00:44:27Donc, il y a un moment quand même, y compris dans la sphère républicaine,
00:44:30on va se demander si cela sert encore à quelque chose,
00:44:34d'avoir un Trump surpuissant, qui a l'impression d'être surpuissant,
00:44:38qui parle de choses qui sont bonnes pour l'Amérique,
00:44:40de chiffres pas toujours vérifiés.
00:44:43Est-ce que ça change vraiment sur le ticket de cash chez Walmart ?
00:44:45Pour l'instant, non.
00:44:46Sébastien Boussois est avec nous, grand connaisseur de Donald Trump,
00:44:49puisque vous lui avez consacré même un livre sur le thème de retour vers le futur.
00:44:55Les choses se répètent toujours un petit peu avec Donald Trump.
00:44:57Est-ce que, selon vous, la séquence qu'on est en train de vivre en direct
00:45:01depuis plusieurs jours maintenant et qui va encore rebondir dans les minutes qui viennent,
00:45:05au fond, elle était assez prévisible quand on regarde avec les lunettes du passé ?
00:45:09Oui, je dirais que, globalement, il n'y a rien de très, très surprenant,
00:45:13effectivement, sur un hypothétique revirement de demande de Donald Trump.
00:45:18Je ne dirais pas, à ce stade-là, complètement, qu'il a radicalement changé de position
00:45:22ou qu'il partirait, pardonnez-moi l'expression, la queue entre les jambes de Davos.
00:45:26En réalité, cette histoire d'accord n'est pas très claire pour l'instant.
00:45:30Il a effectivement trouvé quelque chose avec Mark Rutte, qui reste un Européen,
00:45:35mais qui reste quand même le chef de l'OTAN, donc qui est véritablement dans une position
00:45:38très, très entre deux.
00:45:40Et on ne sait pas, à ce stade-là, si honnêtement, Donald Trump est véritablement prêt à abandonner
00:45:44le Groenland ou s'il arrive à trouver prochainement un accord où il y aura un renforcement,
00:45:49évidemment, de la présence américaine.
00:45:51Ce qui est clair, c'est qu'il ne laissera pas le Groenland à l'abandon ou en tout cas
00:45:56aux mains d'hypothétiques ennemis qui désignent comme la Russie, comme la Chine
00:46:02et qui seraient prêts à arriver demain, ce dont on n'est pas tout à fait sûr non plus, évidemment.
00:46:07En tout cas, je ne crois pas que Donald Trump reparte en ayant tout perdu.
00:46:11Donc on en saura évidemment plus dans les heures ou les jours à venir sur ce qu'est ce fameux accord,
00:46:16mais il sera évidemment beaucoup plus économique que cette idée à un moment de peur
00:46:21de l'invasion au Groenland, il sera sûrement évidemment dans un renforcement militaire.
00:46:25Alors que pendant qu'on vous écoute, Sébastien Boussoir, on voit à l'image arriver les représentants
00:46:31des pays qui ont choisi de souscrire à ce Conseil de la paix.
00:46:35Vous avez reconnu notamment Ravier Mileï, le président argentin.
00:46:38Là, c'est l'Acerbaïdjan, Yann Aliyev, qui prend place juste à côté du Premier ministre
00:46:44Pachignan, c'est d'Arménie.
00:46:48Et là, vous allez avoir vraiment du Kazakh, de l'Argentin, de l'Arménien, de l'Azerbaïdjanais,
00:46:55un Saoudien, un Indonésien.
00:46:57Et puis vous aurez au final...
00:46:59C'est la Hongrie ici, Victor Orban.
00:47:01Victor Orban, le Hongrois, qui était l'un des tout premiers à trouver un milliard
00:47:04pour venir, en liquide, on le rappelle.
00:47:07C'est le président indonésien.
00:47:09Et donc oui, on a essayé de ramener le plus de monde possible.
00:47:12Ça fait partie des gens qui pensent encore qu'il ne faut pas jouer le rapport de force
00:47:17avec Donald Trump.
00:47:18Au contraire, qu'il faut s'aligner totalement face à lui.
00:47:21L'Arménien et l'Azerbaïdjanais qui ont réussi à avoir cet accord à la dernière minute
00:47:26sous l'égide de Donald Trump.
00:47:28Donc ils sont en gré de pouvoir venir.
00:47:30Et donc tous ces hommes, ces dirigeants, croient qu'il sera plus efficace de passer par
00:47:39un Conseil de la paix, je ne l'avais pas précisé il y a quelques minutes quand vous
00:47:42m'avez posé la question, mais le président quasiment à vie, c'est Donald Trump.
00:47:46Celui qui choisit qui rentre, qui sort, c'est Donald Trump.
00:47:49Mais ils ont envie du Conseil de la paix.
00:47:50Du Conseil de la paix.
00:47:51Celui qui choisit les sujets à porter, c'est Donald Trump.
00:47:55Et celui qui demande de payer, toujours plus payer, c'est bien Donald Trump.
00:48:00On est bien loin du multilatéralisme.
00:48:02Oui, on voit ici la mise en scène de cet événement qui a été bien orchestré par Donald Trump.
00:48:07Chacun de ces chefs d'État et de gouvernement qui fait son entrée les uns après les autres,
00:48:14avant l'arrivée, évidemment, en majesté de Donald Trump lui-même,
00:48:18qui va s'adresser à cette assemblée pour cette première conférence annuelle du Conseil de la paix.
00:48:25Ici donc, en direct à Davos.
00:48:29Ceux qu'on voit ici, ce sont toujours les représentants des pays qui soutiennent cette initiative.
00:48:34Ils ne sont pas forcément tous présents.
00:48:35Benjamin Netanyahouk a dit oui, il n'est pas encore arrivé.
00:48:40Je ne sais pas s'il est à Davos.
00:48:41Parfois, ils sont représentés.
00:48:42Vous avez par exemple le ministre des Affaires étrangères saoudien qui est là pour représenter la famille royale.
00:48:48Ce sont des représentants, encore une fois, et Gaëtan l'a rappelé à un certain nombre de reprises.
00:48:53Nous sommes dans un forum économique que Donald Trump a décidé de privatiser.
00:48:58Et d'ailleurs, il y avait beaucoup de confusion là aussi.
00:49:02On est bien en marge du forum de Davos.
00:49:06Mais les organisateurs du forum de Davos ont tout de même prêté ou loué, peut-être en argent liquide,
00:49:12le centre des congrès pour ce board of peace de Donald Trump.
00:49:16Et il reste un siège d'une couleur différente des autres en plein milieu.
00:49:20Et puis, il y a le pupitre également sur la gauche, ici, avec trois sièges sauf à l'heure.
00:49:26On ne sait pas exactement qui va se présenter avec Donald Trump.
00:49:29Alors, Marco Rubio et Steve Witkoff juste avant de partir à Moscou.
00:49:32D'accord, d'accord.
00:49:33Donc, Steve Witkoff qui est le représentant spécial de Donald Trump pour le Proche-Orient dans un premier temps.
00:49:40L'Iran, le Proche-Orient, l'Ukraine, la Russie et désormais le Groenland.
00:49:44Ah, il a eu le Groenland en plus dans ses dossiers, Steve Witkoff, décidément.
00:49:50Il a pas mal de problèmes du monde à régler.
00:49:53Et Marco Rubio, le secrétaire d'État, le ministre des Affaires étrangères américain,
00:49:57qui sera présent, on voit tout ce beau monde,
00:49:59qui attend maintenant l'arrivée du patron Donald Trump imminente maintenant.
00:50:04Thierry Arnault, vous qui êtes sur place, on surveille évidemment son arrivée
00:50:08en regardant les visages de ceux qui sont là et en observant aussi ceux qui ne sont pas là.
00:50:14Oui, alors, Donald Trump est dans les murs ici à Davos, Julien, je peux vous le confirmer.
00:50:18Depuis une dizaine de minutes maintenant, il est ici, sur les lieux du Forum économique mondial.
00:50:23Donc, ça ne devrait pas tarder.
00:50:24Mais c'est effectivement intéressant de rappeler d'abord ceux qui ont décliné la participation à ce Conseil de la paix.
00:50:29Alors, il y a évidemment...
00:50:30Thierry, Thierry, on vous interrompt parce que Donald Trump est donc en train de faire son arrivée.
00:50:34On a vu tout le monde se lever.
00:50:35Et Donald Trump qui reçoit donc cette standing ovation de tous ceux qui ont décidé de participer
00:50:40à ce Conseil de la paix initiatique qu'il a lancé, on le rappelle, juste après.
00:50:44C'est un jour très enthousiasmant.
00:50:49Ça fait longtemps qu'on l'attendait.
00:50:53Plusieurs pays ont déjà rejoint.
00:50:57Tout le monde veut en faire partie.
00:50:59On travaille avec beaucoup d'autres, y compris les Nations Unies.
00:51:02Je veux tous vous remercier d'être ici.
00:51:05Hier, nous avons eu une visite vraiment formidable avec de nombreux leaders d'entreprises du monde,
00:51:16des chefs d'État étrangers.
00:51:18À présent, nous avons l'une des réunions les plus importantes
00:51:21avec ceux qui vont rejoindre le Conseil de la paix.
00:51:27Je voudrais remercier Marco Rubio, le secrétaire d'État,
00:51:33l'envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner,
00:51:36pour leur travail extraordinaire.
00:51:40Nous avons la paix au Moyen-Orient.
00:51:42Personne n'imaginait que ce fût possible.
00:51:45Nous avons réglé huit guerres.
00:51:47Et une autre va être réglée très prochainement.
00:51:50Vous savez de quoi je parle.
00:51:51Celle que je pensais qu'il serait facile de régler,
00:51:55mais ça a été la plus difficile.
00:51:5929 000 personnes sont mortes en un mois.
00:52:03La plupart d'entre eux étaient des soldats.
00:52:0529 000.
00:52:0827 000 le mois d'avant.
00:52:0926 000 celui encore d'avant.
00:52:12C'est terrible.
00:52:12Nous avons des réunions.
00:52:17Nous faisons des progrès.
00:52:20Je voudrais remercier Scott Besant,
00:52:22Howard Lutnik et Chris Wright,
00:52:24le représentant du commerce.
00:52:27Ils font tous un travail extraordinaire.
00:52:30L'ambassadeur Gingrich, qui est ici
00:52:34et qui fait un travail extraordinaire.
00:52:37Merci.
00:52:37ainsi que d'autres membres de mon administration
00:52:41qui sont très engagés en faveur de la paix
00:52:45et aussi du succès.
00:52:46Je voudrais m'adresser aux membres distingués
00:52:54du Conseil de la paix
00:52:56et que je vais présenter.
00:52:59Caroline fera cette introduction.
00:53:04Nous sommes honorés de votre présence aujourd'hui.
00:53:06les dirigeants de pays,
00:53:10souvent très populaires,
00:53:11des dirigeants populaires,
00:53:12parfois pas si populaires que ça,
00:53:14mais ainsi va la vie.
00:53:16Je voudrais remercier également
00:53:18Karol Noraki,
00:53:22qui a gagné une élection incroyable
00:53:26en Pologne.
00:53:32C'est formidable.
00:53:32avec le Premier ministre du Royaume-Uni,
00:53:36Tony Blair,
00:53:37l'ancien Premier ministre.
00:53:38Merci d'être ici.
00:53:40Et les membres du Conseil de la paix,
00:53:45cette semaine marque le premier anniversaire
00:53:49de ma deuxième inauguration en tant que président.
00:53:51Aucune administration dans l'histoire
00:53:53n'avait tant accompli en 12 mois.
00:53:58À l'intérieur comme à l'étranger,
00:54:00nous avons gagné le vote populaire
00:54:01avec des millions de voix d'avance.
00:54:03Nous avons gagné tous les États-clés,
00:54:05les sept.
00:54:06Ils disaient que
00:54:07c'était difficile de gagner
00:54:10tous les États-clés.
00:54:11Eh bien, on les a tous gagnés.
00:54:14Comme je l'ai dit hier,
00:54:17l'économie américaine est florissante
00:54:19avec aucune inflation.
00:54:221,2 %
00:54:23ces trois derniers mois.
00:54:26Alors que nous avions hérité
00:54:27de la pire inflation
00:54:28de l'histoire de notre pays.
00:54:31Une croissance économique
00:54:32qui atteint 5,4 %.
00:54:34Et ce chiffre pourra doubler
00:54:36et même tripler
00:54:37si nous faisons
00:54:38les bons choix.
00:54:41Et quand on annonce
00:54:42des bons chiffres,
00:54:43les marchés sont censés
00:54:45augmenter,
00:54:48mais ce n'est pas toujours le cas.
00:54:52Lorsque l'Amérique est florissante,
00:54:54le monde entier est florissant.
00:54:5818 000 milliards de dollars
00:55:01de nouveaux investissements
00:55:02sont prévus dans notre pays,
00:55:03ce qui est un record.
00:55:06Mais un record
00:55:07vraiment inédit.
00:55:09Aucun autre pays
00:55:10ne s'est jamais approché
00:55:12d'un tel chiffre.
00:55:13Nous avons réduit
00:55:15notre déficit commercial
00:55:16de 77 %
00:55:18en un an.
00:55:22Nous avons signé
00:55:23des accords commerciaux historiques
00:55:24avec les nations du monde entier.
00:55:26Aujourd'hui,
00:55:26le monde est plus riche,
00:55:30plus sûr
00:55:31et plus en paix
00:55:32qu'il y a un an.
00:55:33Nous avons éteint
00:55:35de nombreux incendies
00:55:37et certaines de ces guerres
00:55:41duraient parfois
00:55:42depuis 32 ans,
00:55:4435 ans,
00:55:4537 ans.
00:55:47Nous sommes heureux
00:55:49de pouvoir
00:55:50arrêter ces guerres.
00:55:52la guerre qui aurait pu
00:55:53commencer entre l'Inde
00:55:54et le Pakistan,
00:55:55deux nations nucléaires.
00:55:58Le Premier ministre pakistanais
00:56:00a dit que le président Trump
00:56:02avait sauvé
00:56:03peut-être 10,
00:56:04voire 20 millions
00:56:06de vies
00:56:06en empêchant
00:56:08que ce conflit
00:56:09ne dégénère.
00:56:11j'ai arrêté
00:56:14huit guerres
00:56:15en neuf mois,
00:56:16y compris
00:56:16celles entre
00:56:17le Cambodge
00:56:18et la Thaïlande
00:56:19et nombreux
00:56:19de ces dirigeants
00:56:21sont là,
00:56:21entre la Kosovo
00:56:23et la Serbie,
00:56:24la République démocratique
00:56:25du Congo
00:56:25et le Rwanda,
00:56:27le Pakistan et l'Inde,
00:56:30Israël
00:56:31et l'Iran,
00:56:32l'Égypte
00:56:32et l'Éthiopie.
00:56:35Nous sommes en train
00:56:35d'y travailler.
00:56:36j'ai rencontré hier
00:56:39un très bon général
00:56:42qui est un très bon dirigeant
00:56:45de l'Égypte.
00:56:46Nous travaillons
00:56:46sur la question
00:56:47d'un barrage
00:56:47qui empêche
00:56:49la rivière du Nil
00:56:51d'être abondée en eau.
00:56:53C'est une situation difficile,
00:56:54mais durant mon premier mandat,
00:57:00j'avais réglé
00:57:02de nombreux conflits
00:57:04et il y a eu
00:57:05une élection truquée,
00:57:05mais maintenant,
00:57:06je suis de retour.
00:57:07C'est une situation difficile,
00:57:09ce barrage a été bâti
00:57:12et l'eau n'atteint plus
00:57:14le Nil.
00:57:16Le Nil, évidemment,
00:57:17doit être abondé en eau
00:57:19entre l'Arménie
00:57:21et l'Azerbaïdjan aussi.
00:57:23De nombreux de ces dirigeants
00:57:25sont devenus mes amis
00:57:26et bien sûr,
00:57:28la guerre à Gaza
00:57:29qui est en train
00:57:32de toucher à sa fin.
00:57:35Il y a parfois
00:57:36encore des escarmouches,
00:57:40mais avant,
00:57:40c'était des incendies
00:57:41massifs
00:57:41en termes de guerre
00:57:43et maintenant,
00:57:44nous arrivons
00:57:45à les éteindre
00:57:45très facilement.
00:57:46nombreux pays
00:57:50du Moyen-Orient
00:57:52ou ailleurs
00:57:53sont impliqués
00:57:54et on dit que
00:57:55si le Hamas
00:57:56ne fait pas
00:57:57ce qu'il a promis,
00:57:59et je pense
00:57:59qu'il le fera,
00:58:01mais vous savez,
00:58:02ils sont nés
00:58:02avec des mitraillettes
00:58:03dans les mains.
00:58:04dès qu'ils sont nés,
00:58:07on leur donne
00:58:07une arme,
00:58:09mais vous savez,
00:58:10il faut qu'ils rendent
00:58:10leurs armes
00:58:11et s'ils ne le font pas,
00:58:13ça va être la fin
00:58:14pour eux.
00:58:14De nombreux pays
00:58:18ont dit
00:58:19qu'ils
00:58:20le feront
00:58:21et pas toujours
00:58:23des pays
00:58:23auxquels on
00:58:24songerait.
00:58:26Le Hezbollah
00:58:27au Liban,
00:58:29il faut également
00:58:30que nous nous en occupions,
00:58:33mais ce sont
00:58:34en quelque sorte
00:58:35des vestiges
00:58:36de ce qui arrivait
00:58:37auparavant.
00:58:37Avant,
00:58:39c'était des pays puissants
00:58:41qui se battaient
00:58:41entre eux.
00:58:42une autre grande victoire
00:58:45pour la paix
00:58:45en juin.
00:58:46Nous avons anéanti
00:58:47les capacités
00:58:48d'enrichissement
00:58:49nucléaire de l'Iran.
00:58:52Nous l'avons appelé
00:58:53l'opération
00:58:54marteau de Minimi.
00:58:56Il faisait noir
00:58:56et tous ces avions,
00:58:59tous ces bombardiers
00:59:00ont frappé
00:59:01et ont totalement
00:59:04anéanti
00:59:05les infrastructures
00:59:07iraniennes
00:59:09qui leur auraient permis
00:59:09d'avoir une bombe nucléaire
00:59:10en l'espace de deux mois.
00:59:12nous allons parler
00:59:15avec l'Iran,
00:59:18également l'État islamique
00:59:19en Syrie.
00:59:21Nous l'avons
00:59:21gravement touché.
00:59:24Durant mon premier mandat,
00:59:25j'ai éliminé
00:59:27al-Baghdadi,
00:59:28le fondateur
00:59:29de l'État islamique,
00:59:32grâce au talent
00:59:34du général King.
00:59:36Il a éliminé
00:59:38l'État islamique.
00:59:40mon premier mandat
00:59:42a été extraordinaire,
00:59:44mais je pense que
00:59:44mon second mandat
00:59:45est encore meilleur.
00:59:47Nous avons anéanti
00:59:48l'État islamique
00:59:49durant l'administration Biden.
00:59:53Et vous savez,
00:59:57j'ai parlé avec
00:59:58le président syrien,
01:00:00il y a beaucoup
01:00:00de progrès
01:00:00qui sont accomplis.
01:00:02Nous en sommes
01:00:03très heureux.
01:00:04Nous avons
01:00:05levé les sanctions,
01:00:07ce qui leur permet
01:00:08d'avoir de l'oxygène
01:00:09et il travaille
01:00:10très dur.
01:00:11Je pense qu'il va
01:00:13bien faire son travail.
01:00:14de très bonnes choses
01:00:18sont en train
01:00:18de se passer.
01:00:20Les menaces
01:00:21contre l'Europe,
01:00:23l'Amérique
01:00:24et le Moyen-Orient
01:00:25sont vraiment
01:00:26en train
01:00:26de baisser.
01:00:28C'est très différent
01:00:29de la situation
01:00:31du monde
01:00:32il y a un an.
01:00:33Le monde
01:00:33vraiment était
01:00:34soumis
01:00:36à un vaste incendie
01:00:37et les gens
01:00:37l'ignoraient.
01:00:40Nous avons également
01:00:41protégé
01:00:41les populations
01:00:42chrétiennes.
01:00:43il y a eu
01:00:44des milliers
01:00:45de chrétiens
01:00:45qui ont été tués.
01:00:49Ce succès
01:00:49sans précédent
01:00:51a été rendu possible
01:00:52car j'ai rebâti
01:00:53notre armée
01:00:53durant mon premier mandat
01:00:54et nous la rendons
01:00:55encore plus forte.
01:00:57Nous avons plus
01:00:58de 1 000 milliards
01:00:58de budget
01:00:59cette année
01:01:00pour l'armée
01:01:01et nous allons
01:01:02passer à 1 500 milliards.
01:01:04Notre pays
01:01:05sur le plan économique
01:01:07va mieux que jamais.
01:01:11Nous attendons
01:01:13des investissements
01:01:13de 18 000 milliards.
01:01:16Les chiffres
01:01:17en termes d'emplois
01:01:18sont meilleurs
01:01:20que jamais.
01:01:22Vous allez voir
01:01:23qu'il y a eu
01:01:23beaucoup d'investissements
01:01:24dans notre pays
01:01:25et que les gens
01:01:26seront très heureux
01:01:27de ces investissements.
01:01:30J'ai également réussi
01:01:31à obtenir
01:01:32l'engagement
01:01:33de tous les alliés
01:01:33de l'OTAN
01:01:34pour qu'ils augmentent
01:01:35leurs dépenses militaires
01:01:36à hauteur de 5 %
01:01:38de leur PIB.
01:01:39et tout le monde
01:01:40est d'accord
01:01:41à part l'Espagne.
01:01:42Je ne sais pas
01:01:42ce qui se passe
01:01:43avec l'Espagne.
01:01:44Tous les pays
01:01:45à part l'Espagne
01:01:48se sont hissés
01:01:50au niveau
01:01:50de 5 %.
01:01:51Il va falloir
01:01:51qu'on discute
01:01:52avec l'Espagne.
01:01:56Les États-Unis
01:01:57ont empêché
01:01:59l'invasion
01:02:00au sud.
01:02:02Les cartels de drogue
01:02:04ont été
01:02:04labellisés
01:02:06comme des organisations
01:02:07terroristes.
01:02:09Nous avons
01:02:09quasiment arrêté
01:02:11toute la drogue
01:02:12qui arrive
01:02:12dans notre pays.
01:02:13c'est facile
01:02:15par la Terre
01:02:15mais par voie maritime
01:02:16c'est plus difficile
01:02:17et c'est descendu
01:02:19à des niveaux
01:02:23très bas.
01:02:24Ça a baissé
01:02:25de 98,1 %.
01:02:27Et je ne sais pas
01:02:31qui s'essaye encore
01:02:32à faire rentrer
01:02:33de la drogue
01:02:34par voie maritime
01:02:34mais nous avons
01:02:36quasiment stoppé
01:02:37toutes les livraisons
01:02:39de drogue
01:02:39par voie maritime
01:02:40et nous avons déjà
01:02:42arrêté
01:02:42celles qui arrivaient
01:02:43par voie terrestre.
01:02:47Grâce
01:02:47au pouvoir
01:02:50de l'armée
01:02:51américaine
01:02:52nous avons
01:02:52l'armée
01:02:53la plus puissante
01:02:54au monde.
01:02:56Nous avons
01:02:56capturé
01:02:58le dictateur
01:02:59hors la loi
01:03:01Nicolas Maduro
01:03:02le peuple vénézuélien
01:03:03en est très heureux
01:03:04nous avons
01:03:04une bonne relation
01:03:06avec
01:03:06les nouveaux dirigeants
01:03:08du Venezuela
01:03:08les relations
01:03:10sont bonnes
01:03:11nous ouvrons
01:03:12le pays
01:03:12aux compagnies
01:03:14pétrolières
01:03:15et tout se passe
01:03:17très bien
01:03:18nous avons
01:03:21déjà
01:03:22pris
01:03:2450 millions
01:03:25de barils
01:03:26de pétrole
01:03:26et
01:03:26les revenus
01:03:28vont également
01:03:29profiter
01:03:29au peuple
01:03:30vénézuélien
01:03:31plus ça a été fait
01:03:33en peu de temps
01:03:34qu'en quelques années
01:03:34parce qu'ils ont
01:03:35beaucoup de réserves
01:03:36pétrolières
01:03:37au Venezuela
01:03:38nous nous en avons
01:03:42également
01:03:42beaucoup
01:03:43nous avons
01:03:4662%
01:03:47du pétrole
01:03:49mondial
01:03:50mais leur
01:03:51production
01:03:53n'est pas
01:03:54au niveau
01:03:55et toutes les compagnies
01:03:57pétrolières
01:03:57veulent
01:03:58y aller
01:03:59ils sont déjà
01:04:00en train
01:04:00de visiter
01:04:01les sites
01:04:02notre armée
01:04:02est formidable
01:04:03cette frappe
01:04:04a été extraordinaire
01:04:05il y avait une deuxième vague
01:04:06qui était prête
01:04:07nous n'en avons pas eu besoin
01:04:08la première vague a suffi
01:04:11nous travaillons pour
01:04:15terminer avec
01:04:17le massacre en cours
01:04:19en Ukraine
01:04:20si j'avais été
01:04:23président
01:04:23cette guerre
01:04:25n'aurait jamais
01:04:25débuté
01:04:26on parlait
01:04:28on parlait avec
01:04:28Vladimir Poutine
01:04:30qui disait que c'était
01:04:31la prunelle de ses yeux
01:04:32et je lui disais
01:04:33Vladimir
01:04:33tu ne peux pas le faire
01:04:34nous allons annoncer
01:04:40plus de détails
01:04:41en ce qui concerne
01:04:43le conseil de la paix
01:04:45qui va devenir
01:04:47l'un des organes
01:04:48les plus importants
01:04:49qui n'a jamais été créé
01:04:50et c'est un honneur
01:04:52pour moi
01:04:52d'en assurer
01:04:53la présidence
01:04:54on m'a demandé
01:04:57d'en assurer
01:04:59la présidence
01:04:59mais je vais
01:05:00vraiment
01:05:01faire ce travail
01:05:03avec sérieux
01:05:04il y a des gens
01:05:05formidables avec moi
01:05:06des jeunes
01:05:07des jeunes gens
01:05:08qui vont diriger
01:05:09ce conseil
01:05:10ça a déjà commencé
01:05:13et quasiment
01:05:16tous les pays
01:05:17veulent en faire partie
01:05:18et nous avons
01:05:21envoyé des lettres
01:05:25et vous avez
01:05:26les pays
01:05:27qui sont ici
01:05:27à Davos
01:05:28et je leur ai dit
01:05:30que ce serait
01:05:31un honneur
01:05:31s'ils pouvaient
01:05:32nous rejoindre
01:05:33sur scène
01:05:33ce sont des amis
01:05:35à moi
01:05:35oui
01:05:39tous
01:05:41tous ceux
01:05:42qui sont présents
01:05:42sont des amis
01:05:43à moi
01:05:43il y en a
01:05:45que j'aime bien
01:05:45mais vous savez
01:05:48dans ce groupe là
01:05:49je les aime tous
01:05:50parfois il y en a
01:05:51deux ou trois
01:05:51que je déteste
01:05:53parfois il y en a
01:05:55deux ou trois
01:05:55que je n'aime pas
01:05:56mais ceux qui sont présents
01:05:58je les aime tous
01:05:59des grands dirigeants
01:06:00et ce conseil
01:06:03de la paix
01:06:03est composé
01:06:04des meilleurs dirigeants
01:06:06au monde
01:06:06en octobre dernier
01:06:09nous avons annoncé
01:06:10un plan
01:06:10pour finir
01:06:12avec le conflit
01:06:13à Gaza
01:06:14et notre vision
01:06:15a été adoptée
01:06:16de façon unanime
01:06:17par le conseil
01:06:18de sécurité
01:06:18des Nations Unies
01:06:20en fin d'année dernière
01:06:21la FASIN
01:06:22de ce plan
01:06:23prévoit
01:06:24que nous
01:06:25que nous maintenions
01:06:30la paix
01:06:30que nous
01:06:31maintenions
01:06:33le cessez-le-feu
01:06:34que nous
01:06:35acheminions
01:06:38l'aide humanitaire
01:06:39il y avait des gens
01:06:40qui mouraient
01:06:41de faim
01:06:42mais ce n'est plus
01:06:42le cas
01:06:43nous avons donné
01:06:44de l'aide humanitaire
01:06:46à des niveaux
01:06:47inédits
01:06:49je voudrais remercier
01:06:50d'abord les Etats-Unis
01:06:50mais aussi
01:06:51certains des pays
01:06:52qui sont ici présents
01:06:53car ils ont envoyé
01:06:54beaucoup d'aide
01:06:56également
01:06:57de l'argent
01:06:58qui a permis
01:06:59d'acheter
01:07:00de la nourriture
01:07:02on n'entend plus parler
01:07:03de personnes
01:07:04qui meurent de faim
01:07:06et il y a eu
01:07:09la libération
01:07:10de tous les otages
01:07:12qui étaient en vie
01:07:13je voudrais remercier
01:07:14Jared Kochener
01:07:16et Steve Witkoff
01:07:17pour le travail accompli
01:07:18il y avait 20 otages
01:07:19encore en vie
01:07:20et nous en avons
01:07:21libéré
01:07:22des centaines
01:07:24et les 20 derniers
01:07:25je savais que ça allait
01:07:26être les plus durs
01:07:26ça a été dur
01:07:28mais
01:07:28tous les 20
01:07:29ont été relâchés
01:07:31et il y en avait
01:07:3528
01:07:35qui étaient morts
01:07:37mais les parents
01:07:38voulaient les récupérer
01:07:40tout autant
01:07:41que s'ils étaient en vie
01:07:42parfois même davantage
01:07:43c'était incroyable
01:07:45à voir
01:07:45cet amour
01:07:46leur enfant
01:07:48était mort
01:07:50et
01:07:52en général
01:07:53c'était des jeunes hommes
01:07:54et c'était
01:07:56leur bébé
01:07:57ils voulaient récupérer
01:07:58le corps
01:07:58et il semblait
01:08:01que ce serait
01:08:02difficile
01:08:03mais à part
01:08:04pour
01:08:04un
01:08:06nous allons tous
01:08:07récupérer
01:08:08et nous travaillons
01:08:09sur ce dernier cas
01:08:10c'était un travail
01:08:11très difficile
01:08:12et
01:08:14le Hamas
01:08:15doit
01:08:17rendre
01:08:18ce dernier
01:08:19corps
01:08:21nous
01:08:26nous
01:08:26nous
01:08:26nous
01:08:26engageons
01:08:27à
01:08:27nous
01:08:29assurer
01:08:29que
01:08:30Gaza
01:08:30soit
01:08:30démilitarisé
01:08:31et
01:08:32gouverné
01:08:32comme il faut
01:08:33et
01:08:33rebâti
01:08:34et ça va être
01:08:36un plan
01:08:36magnifique
01:08:37et je pense
01:08:38que nous
01:08:39pouvons
01:08:39également
01:08:40répliquer
01:08:42ce succès
01:08:43à Gaza
01:08:43dans d'autres
01:08:44cas de figure
01:08:45nous
01:08:48pouvons
01:08:49faire
01:08:51beaucoup
01:08:51d'autres
01:08:51choses
01:08:52une fois
01:08:52que ce
01:08:52conseil
01:08:53de la
01:08:53paix
01:08:53est
01:08:54entièrement
01:08:54formé
01:08:55on pourra
01:08:55faire
01:08:55énormément
01:08:56de choses
01:08:56et on va
01:08:56le faire
01:08:57bien sûr
01:08:57en coopération
01:08:58avec
01:08:59les Nations
01:09:00Unies
01:09:01je l'ai dit
01:09:01les Nations
01:09:02Unies
01:09:02ont beaucoup
01:09:03de potentiel
01:09:03mais ne
01:09:04l'ont pas
01:09:04exploité
01:09:05mais il y a
01:09:06du potentiel
01:09:06avec les Nations
01:09:08Unies
01:09:08il y a
01:09:09des gens
01:09:10très bien
01:09:10aux Nations
01:09:10Unies
01:09:11mais
01:09:11jusqu'ici
01:09:13le potentiel
01:09:14n'a pas été
01:09:15exploité
01:09:15vous savez
01:09:16avec les
01:09:17huit guerres
01:09:17que j'ai
01:09:18réglées
01:09:19je n'ai
01:09:19jamais été
01:09:19en contact
01:09:20avec les
01:09:20Nations
01:09:20Unies
01:09:21et on
01:09:23pourrait
01:09:23imaginer
01:09:24que c'est
01:09:25eux
01:09:25qui les auraient
01:09:26réglés
01:09:26mais ils ne
01:09:27le pouvaient
01:09:27pas
01:09:28ils n'ont
01:09:28pas essayé
01:09:29assez dur
01:09:29peut-être
01:09:29mais il y a
01:09:31du potentiel
01:09:31avec les
01:09:32Nations
01:09:32Unies
01:09:32je pense
01:09:33que la
01:09:34combinaison
01:09:35du bureau
01:09:36de la paix
01:09:36avec les gens
01:09:37ici sur scène
01:09:38avec les Nations
01:09:39Unies
01:09:40ça pourra
01:09:40donner quelque
01:09:41chose d'unique
01:09:41au monde
01:09:42ce n'est pas
01:09:45pour les Etats-Unis
01:09:46c'est pour
01:09:46le bien
01:09:47du monde
01:09:48c'est la première
01:09:49étape
01:09:50pour un avenir
01:09:52beaucoup plus sûr
01:09:53ensemble
01:09:56nous sommes
01:09:58en mesure
01:10:00d'avoir une chance
01:10:02et je dirais
01:10:03que cela se produira
01:10:04d'en finir
01:10:04avec des décennies
01:10:05de souffrance
01:10:06d'en finir
01:10:07avec des décennies
01:10:08de haine
01:10:09et former
01:10:10une paix durable
01:10:11pour le Moyen-Orient
01:10:13et pour
01:10:14le monde entier
01:10:16car je dirais
01:10:18que le monde
01:10:18est une région
01:10:19en quelque sorte
01:10:20nous voulons
01:10:21la paix dans le monde
01:10:22et ce serait formidable
01:10:23un héritage
01:10:24pour tous
01:10:27il y a une raison
01:10:30pour laquelle
01:10:31vous êtes ici
01:10:31vous êtes tous
01:10:32des étoiles
01:10:33vous êtes
01:10:34les personnes
01:10:35les plus importantes
01:10:36au monde
01:10:36les personnes
01:10:37les plus puissantes
01:10:38au monde
01:10:38et quand vous allez
01:10:40utiliser ce génie
01:10:41qui est en vous
01:10:42ce génie inspirant
01:10:46quand vous allez
01:10:47l'employer
01:10:47au service
01:10:48de la paix
01:10:48vous savez
01:10:51ce qui n'est pas
01:10:54la paix
01:10:54n'aura aucune chance
01:10:55de se produire
01:10:55et ce que nous faisons
01:10:58est très important
01:10:59j'avais hâte
01:11:03d'être ici
01:11:03hier
01:11:04était un
01:11:05jour
01:11:06de succès
01:11:07mais
01:11:07vraiment
01:11:08j'avais hâte
01:11:09d'être ici
01:11:10je ne pourrais pas
01:11:12être dans un meilleur
01:11:14endroit qu'ici
01:11:15et
01:11:16je vais
01:11:18demander
01:11:19Sheikh Issa
01:11:20du Bahreïn
01:11:23et
01:11:25de me rejoindre
01:11:27pour
01:11:27signer
01:11:29et ratifier
01:11:29la charte
01:11:30du conseil
01:11:30de la paix
01:11:31merci
01:11:31à tous
01:11:32et voilà donc
01:11:46pour ce discours
01:11:47de Donald Trump
01:11:48on ne sait pas
01:11:48s'il reprendra
01:11:49la parole
01:11:49après cette
01:11:50signature
01:11:51formelle
01:11:53Patrick
01:11:54on a écouté
01:11:55le président
01:11:57toujours
01:11:58allégorique
01:11:58sur son
01:12:00mandat
01:12:00et sur
01:12:01les exploits
01:12:02accomplis
01:12:02selon lui
01:12:03évidemment
01:12:03depuis son retour
01:12:04au pouvoir
01:12:04oui
01:12:05difficile
01:12:07de trouver
01:12:08de nouveaux mots
01:12:09par rapport
01:12:10au discours
01:12:11d'hier
01:12:11on n'est pas
01:12:11dans le même
01:12:12format
01:12:12on n'est pas
01:12:13avec les mêmes
01:12:13objectifs
01:12:14et pourtant
01:12:15il n'a pas parlé
01:12:15du Groenland
01:12:16par exemple
01:12:16non
01:12:17non
01:12:18alors à la limite
01:12:18on ne l'attendait
01:12:19peut-être pas
01:12:20là-dessus
01:12:20mais on attendait
01:12:21beaucoup plus
01:12:21d'informations
01:12:22sur
01:12:22l'initiative
01:12:24sur ce
01:12:26conseil de paix
01:12:27et il a refait
01:12:28le bilan
01:12:29de son année
01:12:30à la Maison Blanche
01:12:31et de toutes
01:12:33ses victoires
01:12:33à lui
01:12:34à lui
01:12:35et à lui
01:12:35et là
01:12:36on comprend
01:12:37qu'il a tenu
01:12:38quand même
01:12:38à recadrer
01:12:39un peu ce conseil
01:12:40de la paix
01:12:41sur la reconstruction
01:12:43de la bande de Gaza
01:12:44sur le Moyen-Orient
01:12:45et vous voyez
01:12:46Caroline Levitt
01:12:47la porte-parole
01:12:47de la Maison Blanche
01:12:48qui joue le rôle
01:12:49de chauffeuse de salle
01:12:50c'est elle qui applaudissait
01:12:51et qui attendait
01:12:52à ce que la salle
01:12:54fasse de même
01:12:55vous voyez bien
01:12:55qu'on essaie
01:12:56de forcer un peu
01:12:57l'enthousiasme
01:12:58la voici
01:12:59qui est là
01:12:59c'est elle qui va
01:13:00peut-être annoncer
01:13:01la suite
01:13:02des signatures
01:13:04Raver Millet
01:13:04il est très content
01:13:05vous avez
01:13:06le Premier ministre
01:13:07arménien
01:13:07qui est de l'autre côté
01:13:09lui aussi très content
01:13:09il fait partie
01:13:10avec l'Arménie
01:13:12et l'Azerbaïdjan
01:13:12à côté
01:13:13des huit conflits
01:13:14que Donald Trump
01:13:15aurait définitivement
01:13:17éteints
01:13:18mais encore une fois
01:13:19pourquoi faire
01:13:20et puis surtout
01:13:21souvenez-vous
01:13:22si on ne parle que
01:13:23de la paix
01:13:24dans la bande de Gaza
01:13:25et de cette initiative
01:13:27j'irais presque privée
01:13:28pourquoi alors
01:13:29imposer
01:13:30200%
01:13:31on y revient
01:13:32et une vraie difficulté
01:13:34pour les vins
01:13:35et spiritueux
01:13:36français
01:13:36parce qu'Emmanuel Macron
01:13:37aurait dit
01:13:38écoutez à ce stade
01:13:39nous préférons rester
01:13:40sur l'organisation
01:13:41internationale
01:13:42qui fonctionne
01:13:43bon an mal an
01:13:44mais qui peut régler
01:13:45ses affaires
01:13:46c'est-à-dire l'ONU
01:13:47pourquoi être aussi
01:13:49menaçant
01:13:49si finalement
01:13:50on peut se contenter
01:13:52de ce conseil
01:13:54de la paix
01:13:55mais aussi
01:13:56et Donald Trump
01:13:56l'a dit
01:13:57sur les Nations Unies
01:13:58puisqu'il compte dessus
01:13:59tout ça est très
01:14:00confus
01:14:01voire confusant
01:14:03pardon
01:14:03c'est un mot
01:14:03qui n'existe pas
01:14:04vraiment dans la langue française
01:14:05mais dans l'idée
01:14:06de volonté
01:14:07de rendre les choses
01:14:08confuses
01:14:09Donald Trump
01:14:10qui est resté
01:14:11pour le coup
01:14:12bloqué sur ses notes
01:14:13alors il a aussi
01:14:14parlé
01:14:15colonel Arbaretier
01:14:16du budget militaire
01:14:17des autres pays
01:14:19en expliquant
01:14:20qu'il avait réussi
01:14:22à obtenir
01:14:23une augmentation
01:14:23des différents budgets militaires
01:14:25en expliquant
01:14:25qu'il n'y avait que l'Espagne
01:14:26qui était encore
01:14:26un petit peu réticente
01:14:28sur ce plan
01:14:29c'est des choses
01:14:29qu'il a raison
01:14:31de mettre à son crédit
01:14:32ou pas ?
01:14:32Ben oui
01:14:33dans une certaine mesure
01:14:34parce que lors du dernier
01:14:35conseil de l'OTAN
01:14:36il a obtenu
01:14:37que la plupart des pays
01:14:38sauf l'Espagne
01:14:39augmentent leur budget
01:14:40dans la mesure
01:14:41de leurs moyens
01:14:41mais il faut quand même
01:14:42rappeler que
01:14:43à part la Pologne
01:14:44qui est à 4,9%
01:14:45de son PIB
01:14:46pour sa défense
01:14:47les autres pays
01:14:48sont bien loin
01:14:49et bon nous
01:14:49on est à 2,5%
01:14:50et puis on va
01:14:51essayer d'aller
01:14:52jusqu'à 3%
01:14:52mais il y a des pays
01:14:53qui sont riches
01:14:54comme le Luxembourg
01:14:55qui est à 1,2%
01:14:56la Slovénie
01:14:571,9%
01:14:58il y a beaucoup de pays
01:14:59qui sont en dessous
01:15:00des 2%
01:15:00donc si vous voulez
01:15:01l'Espagne
01:15:02en a fait
01:15:03une question de principe
01:15:04parce que l'Espagne
01:15:05estime
01:15:07qu'elle n'est pas menacée
01:15:08directement
01:15:09par un adversaire
01:15:11un compétiteur
01:15:12et tout en soutenant
01:15:13l'Ukraine
01:15:13elle est dans le groupe
01:15:14des volontaires
01:15:14mais elle n'envoie pas
01:15:15de troupes sur le terrain
01:15:16alors sur l'Ukraine
01:15:17justement
01:15:17on voit
01:15:17il a dit
01:15:18la guerre en Ukraine
01:15:18va être réglée
01:15:19mais il n'a pas
01:15:19précisé comment
01:15:20toujours
01:15:20ça a été balayé
01:15:21d'un peu d'air vers de main
01:15:22alors ce qui est assez dangereux
01:15:24je pense
01:15:24avec son board of peace
01:15:25c'est qu'il va court-circuiter
01:15:27il risque de court-circuiter
01:15:28le bloc des volontaires
01:15:30la coalition des volontaires
01:15:31pourquoi
01:15:31parce que
01:15:32admettons que la Russie
01:15:33ce qui est à l'étude
01:15:34sérieusement actuellement
01:15:35adhère à son board of peace
01:15:37l'Ukraine y sera-t-elle ?
01:15:39Non
01:15:39c'est lui qui parlera
01:15:40pour l'Ukraine
01:15:41combien de volontaires
01:15:43la coalition des volontaires
01:15:44d'Israël ?
01:15:45Alors peut-être que l'Europe
01:15:46sera représentée
01:15:47Ursula von der Leyen
01:15:48était en train de réfléchir
01:15:50en tant que représentante
01:15:52de l'Europe
01:15:52Mais vous imaginez
01:15:53la commission européenne
01:15:54prendre un milliard en liquide
01:15:55et venir dans
01:15:56l'organisation privée
01:15:56C'est le problème
01:15:57bien sûr
01:15:57Mais avec l'assentiment
01:15:59des autres états européens
01:16:00il pourrait y avoir
01:16:01un siège commun
01:16:02et là
01:16:03d'une certaine mesure
01:16:04ce serait l'anéantissement
01:16:05ou la neutralisation
01:16:06du conseil de sécurité
01:16:08de l'ONU
01:16:08en particulier
01:16:10des membres permanents
01:16:11Si la France n'est pas
01:16:12dans le board of peace
01:16:13elle sera où la France ?
01:16:14Si l'Allemagne
01:16:15ne veut pas y adhérer
01:16:16Si la Grande-Bretagne
01:16:18qui a été un peu
01:16:19échaudée
01:16:20par les grandes critiques
01:16:21sur le fait
01:16:23qu'elle est rendue
01:16:25des îles
01:16:26à l'île Maurice
01:16:27par Donald Trump
01:16:28qui a dit que c'était
01:16:28complètement absurde
01:16:29comme décision
01:16:30Que vont faire
01:16:31les Européens
01:16:32au sein de ce board of peace ?
01:16:34Ils risquent d'être
01:16:34court-circuités
01:16:35par Donald Trump
01:16:37qui parlera
01:16:37en leur nom
01:16:39et donc ça c'est
01:16:40assez dangereux
01:16:41parce que dans le cadre
01:16:42de la guerre en Ukraine
01:16:43c'est quand même
01:16:44les Européens
01:16:45qui sont les premiers
01:16:45concernés
01:16:46Alors bien sûr
01:16:46les Etats-Unis
01:16:47sont présents en Europe
01:16:49l'armée américaine
01:16:50a plusieurs dizaines
01:16:52de milliers d'hommes
01:16:53mais il faut remarquer aussi
01:16:56alors je ne sais pas
01:16:57si ça avait été prévu
01:16:57qu'avant-hier
01:16:59il y a une centaine
01:17:00d'officiers américains
01:17:01qui ont quitté
01:17:01les structures de l'OTAN
01:17:02par qui seront-ils remplacés
01:17:03par des Européens
01:17:04probablement
01:17:05mais ça veut dire aussi
01:17:06que les Etats-Unis
01:17:06ce n'est pas qu'ils veulent
01:17:07quitter l'OTAN
01:17:08mais ils veulent
01:17:09que les Européens
01:17:11prennent davantage
01:17:12à leur charge financière
01:17:14ce que font
01:17:15les Américains
01:17:15en Europe
01:17:16et ils estiment
01:17:17que c'est aux Européens
01:17:18de défendre l'Europe
01:17:19Le Groenland
01:17:19n'a pas été évoqué
01:17:20lors de ce discours
01:17:21et pourtant
01:17:22il s'est passé
01:17:23de nombreuses choses
01:17:25et on a eu
01:17:25de nombreuses précisions
01:17:26sur le Groenland
01:17:27depuis ce matin
01:17:28on va vous les donner
01:17:29mais d'abord
01:17:29direction Davos
01:17:30alors nous on l'a écouté
01:17:31d'ici évidemment
01:17:32ce discours
01:17:32vous tirez Arnaud
01:17:33qui est sur place
01:17:34on imagine que l'ambiance
01:17:35était différente
01:17:36même si vous avez entendu
01:17:37comme nous
01:17:37il a parlé beaucoup plus
01:17:38de lui-même
01:17:39que de la paix
01:17:39Oui exactement
01:17:42et elle était très étrange
01:17:43cette scène
01:17:44au fond
01:17:44s'il pourrait y avoir
01:17:45le moindre doute
01:17:46Julien dans l'esprit
01:17:47de ceux qui étaient là
01:17:48pour au fond
01:17:49servir de faire valoir
01:17:51à Donald Trump
01:17:52beaucoup plus
01:17:52que d'entendre un discours
01:17:53et une véritable vision
01:17:54pour la paix
01:17:55ces doutes ont été
01:17:56dissipés assez vite
01:17:57dans cette allocution
01:17:58qui n'a duré
01:17:59qu'une dizaine de minutes
01:18:00mais dont on a bien compris
01:18:01que l'objectif essentiel
01:18:02était de montrer
01:18:03à quel point
01:18:04Donald Trump
01:18:05avait réussi
01:18:05sa première année
01:18:06de présidence
01:18:07à quel point
01:18:08il était indispensable
01:18:09pour faire la paix
01:18:10dans le monde
01:18:11et c'était vraiment
01:18:12assez curieux
01:18:14d'imaginer
01:18:15dans cette salle
01:18:16de voir dans cette salle
01:18:17plutôt d'ailleurs
01:18:17ces gens qui sont quand même
01:18:19des chefs d'Etat
01:18:19de gouvernement
01:18:20des ministres
01:18:21encore une fois
01:18:22réduits au simple rôle
01:18:23de faire valoir
01:18:25l'autre point
01:18:25qui est quand même
01:18:26assez frappant
01:18:27c'est que
01:18:28à quoi concrètement
01:18:29va servir
01:18:30ce conseil de la paix
01:18:31en quoi est-il utile
01:18:33quelle va être
01:18:33son action
01:18:34concrète
01:18:35en quoi ça va déboucher
01:18:37sur un monde
01:18:38plus pacifique
01:18:39rien de tout ça
01:18:40n'a été dit
01:18:40clairement
01:18:41évidemment
01:18:41enfin j'ajouterais
01:18:43que moins d'une vingtaine
01:18:44de pays
01:18:45étaient représentés
01:18:46sur cette scène
01:18:46aux côtés de Donald Trump
01:18:47là où la Maison Blanche
01:18:48il y a quelques jours
01:18:49encore nous disait
01:18:50en attendre 35
01:18:51donc c'est aussi
01:18:53une initiative
01:18:53évidemment
01:18:54qui divise
01:18:56qui inquiète
01:18:57et qui interroge
01:18:59sur le rôle
01:18:59de cette institution
01:19:00et sur les questions
01:19:01que ça pose
01:19:02évidemment
01:19:03sur l'avenir
01:19:04d'autres institutions
01:19:04et on pense évidemment
01:19:06Julien en particulier
01:19:07aux Nations Unies
01:19:08Oui même si Donald Trump
01:19:09a dit dans son discours
01:19:09que le conseil de paix
01:19:11travaillera en coordination
01:19:13avec les Etats-Unis
01:19:14sans qu'on sache
01:19:15exactement
01:19:16ce que ça peut bien
01:19:17vouloir dire
01:19:18pendant ce temps
01:19:18donc il y avait
01:19:19des annonces
01:19:19qui étaient faites
01:19:20sur le Groenland
01:19:22au lendemain
01:19:23du discours précédent
01:19:25de Donald Trump
01:19:26qui a montré
01:19:27une forme de revirement
01:19:28du président américain
01:19:30revirement sur un certain
01:19:30nombre de dossiers
01:19:31notamment la menace
01:19:32de 10% de droits de douane
01:19:33pour les pays
01:19:34qui s'étaient mobilisés
01:19:35et avaient envoyé
01:19:36des soldats
01:19:37les pays européens
01:19:37des soldats au Danemark
01:19:38cette menace
01:19:40a été écartée
01:19:41et donc
01:19:41la procédure
01:19:43anti-coercition
01:19:44qui était à l'étude
01:19:46a été suspendue
01:19:47c'est ce qu'on a appris
01:19:48pendant ce discours
01:19:49on a appris également
01:19:51que l'accord de défense
01:19:53liant le Danemark
01:19:54aux Etats-Unis
01:19:55allait être renégocié
01:19:56c'est un accord cadre
01:19:57qui date des années 50
01:19:58et donc
01:19:59les choses vont être
01:20:00rediscutées
01:20:01Pierre-Alexandre Anglade
01:20:02est avec nous sur ce plateau
01:20:03et a suivi ce discours
01:20:04avec nous
01:20:05députés ensemble
01:20:06pour la République
01:20:06qui est de retour
01:20:07justement
01:20:07du Groenland
01:20:09vous avez pu échanger
01:20:10avec les habitants
01:20:12et prendre la température
01:20:12là-bas
01:20:13pas seulement
01:20:14la température
01:20:15polaire
01:20:15mais surtout
01:20:16la température
01:20:17diplomatique
01:20:18est-ce que vous imaginez
01:20:21c'est ce que nous disait
01:20:21Alice Phillips
01:20:22notre envoyée spéciale
01:20:23que ce matin
01:20:24les Groenlandais
01:20:25peuvent être soulagés
01:20:26ou pas ?
01:20:28moi ce que je note
01:20:28c'est qu'il y a un recul
01:20:29du président américain
01:20:31mais je me méfie
01:20:32des changements
01:20:33de pied
01:20:34et d'opposition
01:20:35de Donald Trump
01:20:36qui peuvent intervenir
01:20:37extrêmement rapidement
01:20:38et donc un jour
01:20:39il affirme quelque chose
01:20:40avec beaucoup
01:20:41de véhémence
01:20:42il y a encore 48 heures
01:20:43c'était l'annexion
01:20:44totale
01:20:45du Groenland
01:20:46par tous les moyens
01:20:47nous disait-il
01:20:47ça pouvait être économique
01:20:48ou militaire
01:20:49hier il a écarté la force
01:20:50et puis hier
01:20:51il revient dessus
01:20:52mais tant que
01:20:53les choses ne sont pas précisées
01:20:54tant que le cadre
01:20:55de cet accord
01:20:56qui aurait été trouvé
01:20:56n'est pas posé
01:20:58moi je reste prudent
01:20:59parce que
01:20:59le secrétaire général
01:21:01de l'OTAN
01:21:01Marc Rutte
01:21:02n'a pas forcément
01:21:02le mandat
01:21:03des Danois
01:21:04pour négocier un cadre
01:21:05parce qu'on parle
01:21:06d'un territoire danois
01:21:07on parle d'un territoire
01:21:08souverain
01:21:09et donc
01:21:10j'étais en contact
01:21:11avec des parlementaires danois
01:21:12qui hier soir encore
01:21:13faisaient preuve
01:21:14de beaucoup de mesures
01:21:16mais ce qui est intéressant
01:21:18quand même
01:21:18dans le moment
01:21:18que nous sommes en train
01:21:19de vivre sur la question
01:21:19du Groenland
01:21:20c'est le front uni
01:21:21des Européens
01:21:22qui a su
01:21:23en tout cas pour le moment
01:21:25faire reculer
01:21:25Donald Trump
01:21:27et le déploiement
01:21:29ou en tout cas
01:21:29l'envoi de quelques troupes
01:21:31qui a parfois été moqué
01:21:31ici à Paris
01:21:32et dans certaines capitales
01:21:33européennes
01:21:33était un signal
01:21:35un signal politique
01:21:36qui à mon avis
01:21:37était très utile
01:21:38vis-à-vis de nos partenaires
01:21:39de nos partenaires
01:21:41danois
01:21:42et groenlandais
01:21:43de la même manière
01:21:45que l'arme
01:21:46anti-coercition
01:21:47qui a été brandie
01:21:48par la commission européenne
01:21:49en particulier
01:21:49par le président
01:21:49de la République française
01:21:50qui l'a porté
01:21:51là aussi avec beaucoup de force
01:21:52parfois contre
01:21:53certains pays européens
01:21:54notamment en Allemagne
01:21:55en Italie
01:21:55où il y avait un peu
01:21:56de réserve
01:21:56mais je crois que
01:21:57ce front uni
01:21:58a permis de faire reculer
01:22:00Donald Trump
01:22:01pour un temps
01:22:02puis maintenant
01:22:02on voit ce conseil
01:22:03pour la paix
01:22:04qui objectivement
01:22:06fait un peu pas le figure
01:22:07et c'est plutôt
01:22:08le conseil des affidés
01:22:09de Donald Trump
01:22:10qu'un conseil
01:22:11pour la paix
01:22:12il y a 16 pays
01:22:13on en attendait beaucoup plus
01:22:14c'est beaucoup de pays autoritaires
01:22:16il n'y a pas de très grands noms
01:22:18à part Orban et Milaim
01:22:19qui sont des très proches
01:22:20de Donald Trump
01:22:22donc tout ça
01:22:23me laisse un peu circonspect
01:22:25alors que c'est Marco Rubio
01:22:26ici
01:22:26le secrétaire d'État
01:22:27qui s'exprime
01:22:27et donc attend
01:22:28de voir ce que cela donnera
01:22:29et puis ça contrevient
01:22:30quand même
01:22:30à l'origine
01:22:32on nous expliquait
01:22:32que c'était pour régler
01:22:32la question à Gaza
01:22:33donc on comprend quand même
01:22:34que dans la charte
01:22:35le périmètre est beaucoup plus large
01:22:37et qu'il contrevient
01:22:37quelque part au principe
01:22:38de la charte des Nations Unies
01:22:39et ça pour nous français
01:22:40c'est un problème
01:22:40d'ailleurs il a parlé de Gaza
01:22:42mais assez peu en réalité
01:22:43il a expliqué que le Hamas
01:22:45allait devoir rendre les armes
01:22:46sinon il en subirait les conséquences
01:22:47et il serait détruit
01:22:48ce qu'il avait déjà dit
01:22:49évidemment par le passé
01:22:49Gaëtan
01:22:50oui vous avez expliqué
01:22:51que l'Union Européenne
01:22:52renonçait à activer
01:22:53l'instrument anti-coercition
01:22:55absolument
01:22:56on voit bien donc
01:22:57que effectivement
01:22:58les Européens font un peu
01:22:59machine arrière
01:23:00et qu'on n'est plus
01:23:01dans la surenchère
01:23:02ils prennent acte
01:23:03de ce qui a été dit hier
01:23:04exactement
01:23:04et donc on n'est pas
01:23:05dans la surenchère
01:23:06tout à l'heure je vous disais
01:23:07que voilà
01:23:08il y avait un certain nombre
01:23:08de pays européens
01:23:09notamment des entreprises européennes
01:23:11qui voulaient taper du poing
01:23:12sur la table
01:23:13et parler d'une seule
01:23:14et même voix
01:23:14et dire à Donald Trump
01:23:16terminé
01:23:17on ne cédera plus
01:23:18à votre chantage
01:23:19on voit bien maintenant
01:23:19que c'est finalement
01:23:20le camp des plus raisonnables
01:23:22qui a pris le dessus
01:23:24et qui encore une fois
01:23:25et bien va temporiser
01:23:27ne va pas être
01:23:28comme je vous le disais
01:23:29dans la surenchère
01:23:30et menacer Donald Trump
01:23:32au risque
01:23:33que ce dernier
01:23:34mette à exécution
01:23:36ses menaces
01:23:37notamment sur
01:23:38les droits de douane
01:23:39ça prouve Pierre-Alexandre
01:23:39Anglade
01:23:40que c'est un discours
01:23:41de fermeté
01:23:41qu'il faut tenir
01:23:42face à Donald Trump
01:23:43peut-être les Européens
01:23:44ont été un peu trop naïfs
01:23:45dans un premier temps
01:23:45moi je pense que
01:23:47l'épisode du Groenland
01:23:48mais d'autres épisodes
01:23:49précédents
01:23:50sont une piqûre de rappel
01:23:52absolument nécessaire
01:23:53pour les Européens
01:23:53dans le chemin
01:23:54de l'affirmation
01:23:55de leur souveraineté
01:23:55et de leur indépendance
01:23:56et je pense que
01:23:57dans la tempête
01:23:58qu'on a vécue
01:23:58ces derniers jours
01:23:59les Européens
01:24:00et la France en tête
01:24:01parce que
01:24:02il faut quand même le dire
01:24:03et le président de la République
01:24:04a eu des mots forts
01:24:05et encore hier
01:24:05avant-hier
01:24:06à Davos
01:24:07et bien c'est ce front uni
01:24:09des Européens
01:24:09qui a su faire
01:24:10reculer
01:24:11le président américain
01:24:13et donc moi
01:24:13ce que je crois
01:24:14c'est que ce matin
01:24:14on ne doit pas être
01:24:15de soulagement
01:24:16un peu coupable
01:24:17en se disant au fond
01:24:18il a reculé
01:24:18donc on peut retourner
01:24:19business as usual
01:24:20on revient à nos affaires
01:24:22et puis continuons
01:24:23comme avant
01:24:24je pense que
01:24:25c'est ce qu'on défend
01:24:26nous français depuis longtemps
01:24:27c'est le moment
01:24:28d'affirmer réellement
01:24:29la souveraineté
01:24:30et l'indépendance
01:24:31de l'Europe
01:24:31en particulier
01:24:32en matière militaire
01:24:33nos amis danois
01:24:33qui ne juraient que
01:24:35par l'horizon indépassable
01:24:37de l'OTAN
01:24:38et de l'armement américain
01:24:39je pense qu'ils sont vaccinés
01:24:40après concrètement
01:24:41comment est-ce que
01:24:42tout ça va se matérialiser
01:24:44ça prendra évidemment
01:24:45beaucoup de temps
01:24:45mais on a mis en place
01:24:47ces dernières années
01:24:48même ces dernières semaines
01:24:49au niveau européen
01:24:50la préférence européenne
01:24:51dans les achats d'armement
01:24:52des financements
01:24:53qui vont avec
01:24:54qui n'est pas suivi
01:24:54pardonnez-moi
01:24:55mais la préférence européenne
01:24:56dans les achats d'armement
01:24:57on voit bien que les pays européens
01:24:58ne suivent pas
01:24:59cette volonté
01:25:00ça vient d'être voté
01:25:01ça vient d'être voté
01:25:01tout ça au parlement européen
01:25:02ça vient d'être voté
01:25:03on va voir si les pays européens
01:25:04suivent cette démarche
01:25:05mais en l'occurrence
01:25:06on voit bien que certains pays
01:25:07préfèrent encore acheter
01:25:08des armes américaines
01:25:09plutôt que des armes françaises
01:25:10vous avez raison de dire
01:25:11que pour beaucoup de pays européens
01:25:12l'horizon américain
01:25:13est un horizon
01:25:14quasi indépassable
01:25:15mais
01:25:16que les choses bougent
01:25:18et les coups de boutoir
01:25:19du président américain
01:25:20sur la souveraineté
01:25:21et l'intégrité territoriale
01:25:22d'un pays allié
01:25:23et ami en l'occurrence
01:25:24le Groenland et le Danemark
01:25:26fait quand même
01:25:26beaucoup réfléchir
01:25:27et moi je participe
01:25:28à quelques réunions européennes
01:25:30dans mes fonctions
01:25:31je peux vous dire que
01:25:32le virage est en train d'être pris
01:25:33alors après c'est des habitudes
01:25:34et puis c'est même
01:25:35une disposition psychologique
01:25:36quelque part
01:25:36parce que quand la Russie
01:25:37ou la Chine
01:25:38agresse un état
01:25:40quelque part
01:25:40on peut être habitué
01:25:41ce qui se passe en Ukraine
01:25:43n'est pas le premier coup de force
01:25:44de Vladimir Poutine
01:25:44mais ce qui se passe
01:25:46avec un partenaire
01:25:47un allié
01:25:47qui menace l'intégrité
01:25:49d'un de ses partenaires
01:25:50ou d'un de ses alliés
01:25:51c'est quelque chose
01:25:52absolument nouveau pour nous
01:25:53et donc il faut que
01:25:54beaucoup de responsables
01:25:55politiques européens
01:25:56fassent leur mise à jour
01:25:57intellectuelle et politique
01:25:58la France l'a faite
01:25:58il y a un certain nombre d'années
01:26:00et c'est le fruit
01:26:01de notre histoire
01:26:01golo-mitterrandienne
01:26:03comme l'on dit
01:26:03il faut maintenant
01:26:04que nos amis allemands
01:26:05qui sont prêts à le faire
01:26:06Frédéric Schmerz
01:26:06a annoncé des mesures importantes
01:26:07notamment dans l'investissement
01:26:08en matière de défense
01:26:09le fassent aussi
01:26:10les Italiens
01:26:11les Danois
01:26:11les Scandinaves
01:26:12et qu'on avance
01:26:12sur cette Europe
01:26:13de la défense
01:26:13qui est absolument indispensable
01:26:15si on veut être
01:26:15souverain et indépendant
01:26:17Guillaume Darac
01:26:18comment Emmanuel Macron
01:26:19entend pousser
01:26:20son avantage
01:26:22sur ces questions
01:26:23de souveraineté européenne
01:26:24ferme dans les principes
01:26:27digne dans l'expression
01:26:28c'est un peu ce qu'on nous avance
01:26:29en termes de communication
01:26:30du côté de l'Elysée
01:26:31c'est-à-dire
01:26:31on ne va pas lâcher
01:26:32sur le fond
01:26:33en coulisses
01:26:34l'entourage du président
01:26:35on juge d'ailleurs
01:26:36que ce petit changement de pied
01:26:39de Donald Trump
01:26:40même si on reste très prudent
01:26:41valide plutôt
01:26:42aux yeux des proches
01:26:43du chef de l'État
01:26:43à la stratégie
01:26:44d'Emmanuel Macron
01:26:44de ces derniers jours
01:26:45de savoir s'opposer
01:26:47de savoir dire stop
01:26:48de savoir dire non
01:26:49au président américain
01:26:51il va y avoir
01:26:52un conseil européen
01:26:53on sait très clairement
01:26:54que le président
01:26:55de la République
01:26:55veut continuer
01:26:56d'être celui
01:26:57qui au niveau européen
01:26:59et même au niveau mondial
01:27:00peut incarner finalement
01:27:01une forme de contre-modèle
01:27:03face à Donald Trump
01:27:04on le disait
01:27:05il l'avait invité
01:27:05éventuellement à venir
01:27:06au palais de l'Élysée
01:27:07il reprend la parole
01:27:07Donald Trump
01:27:08alors que pardon
01:27:09c'est pas du tout
01:27:10en direct
01:27:11ce que je vous dis là
01:27:12c'était l'arrivée
01:27:13alors qu'effectivement
01:27:14Emmanuel Macron
01:27:15avait invité
01:27:15on le disait
01:27:16Donald Trump
01:27:16à venir ce soir
01:27:17au palais de l'Élysée
01:27:17pour un dîner
01:27:18ça a été une invitation
01:27:19repoussée par Donald Trump
01:27:21mais Emmanuel Macron
01:27:21n'a pas non plus voulu
01:27:22se plier au désidérata
01:27:23du président américain
01:27:24vous savez en disant
01:27:25j'ai fait ce que j'avais
01:27:26à faire à Davos
01:27:27je rentre à Paris
01:27:28libre au président américain
01:27:30de passer par l'Élysée
01:27:31dans quelques instants
01:27:33Christophe Delers
01:27:34aux Îles-de-Bois
01:27:34vont bien sûr revenir
01:27:35sur cette actualité
01:27:36internationale très riche
01:27:37et aussi une actualité
01:27:38française très très dense
01:27:39avec les inondations
01:27:40en Bretagne
01:27:41et avec cet assassinat
01:27:43à Nice
01:27:43c'est un suspect
01:27:44qui est activement recherché
01:27:45suspect sur lequel
01:27:46le service police justice
01:27:47de BFM TV
01:27:48a obtenu des précisions
01:27:49vous saurez tout
01:27:50dans quelques minutes
01:27:51à tout de suite
01:27:52avec BFM TV
01:27:52midi
01:27:53de BFM TV
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