- il y a 7 heures
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:05Bonjour à tous et bienvenue dans Arnaud Direct, une émission particulière aujourd'hui puisque vous l'avez vu c'est
00:00:11une édition spéciale consacrée aux intempéries et à la situation sur le front des inondations en France parce que de
00:00:18très nombreux départements sont concernés et la situation est évolutive.
00:00:21On va voir tout ça en détail, on va aussi voir des images très impressionnantes prises notamment depuis un hélicoptère,
00:00:26on va décoller dans quelques instants pour découvrir ces paysages sous les eaux, nous serons aussi auprès des sinistrés bien
00:00:34sûr, les sinistrés qui n'en peuvent plus avec l'ensemble de nos équipes, vous voyez le dispositif qui est
00:00:39prévu, nous envoyons les spéciaux dans l'ensemble des départements concernés au premier rang desquels le Maine-et-Loire, la
00:00:45Gironde, le Tégaronne mais il y en a également plein d'autres qui sont en vigilance orange et même jaune,
00:00:50tout ça est en train de bouger encore une fois et on va vous expliquer comment ça se passe, on
00:00:54va surveiller les niveaux notamment du côté du Maine-et-Loire et on va retrouver Thomas Hermand pour commencer qui
00:00:59est dans la région d'Angers parce que Thomas, tous les regards sont en ce moment braqués sur la Loire,
00:01:05le niveau ne cesse de monter jusqu'à des niveaux qui pourraient atteindre du jamais vu depuis 25 ans, on
00:01:12a vraiment l'impression que c'est une crise majeure qui est en train de se préparer là-bas sous
00:01:16vos yeux.
00:01:19Et la Loire regardez, elle est juste en face de vous à un niveau de 5,09 m en ce
00:01:25moment, on prévoit une vingtaine de centimètres pour la nuit et demain, ça va encore augmenter, petit point histoire, il
00:01:34faut remonter en 82 pour avoir des niveaux de 5,70 m, c'est pour vous dire qu'on va
00:01:39donc se rapprocher de cette crue de référence historique.
00:01:43Vous le voyez juste en face, on a évacué à titre préventif juste derrière certains habitants depuis le week-end
00:01:48dernier puisque nous sommes entre deux cours d'eau et si la situation s'aggrave, des maisons seront encore davantage
00:01:56inondées.
00:01:57Prudence donc dans ce secteur et vous le voyez ici, la municipalité s'organise avec regarder ces planches de bois
00:02:03pour accéder aux différentes habitations si jamais le niveau d'eau encore augmente.
00:02:07Et vous le voyez ici dans cette rue, on a des habitants qui doivent se frayer un chemin sur ces
00:02:11planches pour tout simplement circuler et rentrer à l'intérieur des habitations.
00:02:16Niveau donc qui va encore monter dans les prochaines heures, on surveille surtout cette nuit où la situation pourrait être
00:02:21critique.
00:02:22Oui, on va vous retrouver tout au long de cette matinée, de cette édition spéciale, Thomas Armand, pour surveiller l
00:02:27'évolution autour d'Angers avec des aires d'Aqua Alta à Venise.
00:02:30Ces planches de bois qui semblent un petit peu dérisoires par rapport à ce qui est en train d'arriver
00:02:34sur cette zone.
00:02:36Emma Aziza, pourquoi est-ce que c'est particulier ce contexte de la Loire et pourquoi est-ce que la
00:02:40situation est assez inquiétante au moment où on se parle ?
00:02:43Alors la situation est surtout inquiétante à l'amont de la Loire sur un de ses affluents, donc sur la
00:02:48Maine, qui elle-même va avoir une conjonction de trois cours d'eau.
00:02:53On a la Mayenne, on a le Loire et la Sartre, trois cours d'eau qui sont actuellement en cru.
00:02:58Et donc la propagation de l'onde de cru est en train d'arriver à l'amont d'Angers, risque
00:03:04de toucher la ville d'Angers.
00:03:05Et donc ensuite vous avez la Maine qui va se déverser avec ses quantités d'eau directement dans la Loire
00:03:11en sachant que tous les autres affluents de la Loire sont notamment impactés par les précipitations qui ont pu tomber.
00:03:17Et donc on voit très bien que c'est le risque de concomitance généralisée qui risque d'aggraver le problème.
00:03:23– Kevin Fleury, que se passe-t-il sur le plan strictement météo au-delà de cette onde de cru
00:03:28dont nous parle Emma Aziza dans ce secteur ?
00:03:30– Eh bien écoutez, là c'est le calme. Actuellement dans la région d'Angers, on a même des éclaircies.
00:03:34– Oui, on l'a vu avec Thomas.
00:03:35– On l'a vu avec Thomas, on le voit sur nos images en direct, mais la problématique, elle revient
00:03:40depuis l'océan Atlantique.
00:03:42Énième perturbation qui aborde cet après-midi l'océan Atlantique par la Bretagne, Loire-Atlantique et Vendée,
00:03:48et qui va rentrer très rapidement dans l'intérieur des terres sur des secteurs qui sont complètement gorgés d'eau.
00:03:52Je peux vous montrer une carte qui va aller dans le sens d'Emma Aziza.
00:03:55Angers est cerné par les inondations et cerné par en effet les cours d'eau en cru avec ces trois
00:04:01cours d'eau qui ont été évoqués.
00:04:03En réalité, il y en a même cinq, puisqu'en comprenant les cours d'eau évoqués par Emma Aziza, la
00:04:08Loire,
00:04:08vous voyez en effet ici dans le détail tout ce qui inquiète dans la région d'Angers.
00:04:13Le nord avec, vous voyez ici, la Mayenne, la Sarthe ou encore le Loire.
00:04:19La partie d'Angers traversée par la Maine, ça a été rappelé à l'instant.
00:04:24Et au sud, dans la région de Saumur, là c'est la Loire.
00:04:26Et donc toute cette zone est sous haute surveillance.
00:04:29La situation est critique et le pire est devant nous à l'heure actuelle.
00:04:33C'est-à-dire que le pire n'est pas passé, le pire est devant nous.
00:04:35Avec des dizaines de centimètres qui vont encore monter du côté d'Angers, ça va aller jusqu'où ?
00:04:41Pour le moment, Vigicru viendra actualiser sa prévision.
00:04:46Ça va monter en permanence aujourd'hui, ça va monter toute la journée demain.
00:04:50Donc le pic, c'est ni aujourd'hui ni demain.
00:04:52On est encore loin du pic.
00:04:54On est encore loin du pic, on est mardi, donc le pic peut-être pour jeudi.
00:04:58Le problème, c'est que tout ceci est à mettre en relation.
00:05:01Elle peut monter, vous pensez, jusqu'au niveau de ces planches sur lesquelles sont en train de marcher les habitants
00:05:05?
00:05:05Pour penser, le niveau va continuer de grimper au moins jusqu'à cette nuit.
00:05:10Et le pire, c'est que la Maine qui est à l'aval d'Angers, elle ne peut pas s
00:05:16'épancher dans la Loire qui elle-même est déjà encrue.
00:05:18Donc en fait, on a même un effet bouchon sur l'affluent.
00:05:22Donc on a vraiment une conjonction pour moi dans ce secteur qui est le hotspot derrière à surveiller dans les
00:05:27heures à venir,
00:05:28sans doute à évacuer des populations et à privilégier le fait de préserver massivement tous les biens et les personnes
00:05:34localement.
00:05:35Ce qui est terrible de Vic Mangano, c'est qu'on a l'impression qu'on est un peu les
00:05:37bras ballants.
00:05:38En réalité, on ne peut pas faire grand-chose.
00:05:39Pour l'instant, on ne peut pas faire grand-chose, soit essayer de comprendre, justement,
00:05:43en s'appuyant sur l'expertise des météorologues et des hydrologues,
00:05:46qui vont justement pouvoir apporter un certain nombre d'informations
00:05:48et construire le scénario ou les scénarios possibles.
00:05:53Et derrière cette analyse scientifique qui peut être faite sur ces événements,
00:05:57il va falloir prendre des décisions, des décisions courageuses à l'échelle d'un département
00:06:03ou à l'échelle d'une commune, notamment, prendre la décision d'évacuer des populations.
00:06:08Ce qui, on le sait, est toujours assez difficile parce que ce sont des décisions qui mobilisent beaucoup de moyens.
00:06:16Les gens ne veulent pas ?
00:06:17Les gens ne veulent pas, qui doivent être surtout anticipés,
00:06:19puisque si on évacue des gens trop tard, on se retrouve dans des situations qui sont extrêmement complexes à gérer.
00:06:24Donc c'est vraiment toute une organisation qui se met en place.
00:06:26Alors autour des services de secours, bien sûr, mais pas que,
00:06:30puisque justement ces services de secours s'appuient justement sur toutes ces expertises.
00:06:34Des niveaux de crues jamais atteints depuis 25 ans, c'est ce que dit le maire d'Angers,
00:06:38où la municipalité évidemment se prépare et la mairie qui incite les habitants à respecter les consignes de sécurité
00:06:44qui semblent d'évidence mais qui ne sont pas toujours respectées,
00:06:47ne pas s'engager sur les routes inondées ou barrées, limiter les déplacements dans les secteurs à risque, etc.
00:06:52Il y a un centre d'accueil.
00:06:53On est à Pont-de-Cay avec Thomas Hermand.
00:06:56Un centre d'accueil a déjà été mis en place.
00:06:58C'est une commune quand même de 13 000 habitants.
00:07:00Donc ces évacuations, elles peuvent être très importantes avec des milliers d'habitants
00:07:03qui pourraient être déplacés vers ces centres d'accueil.
00:07:06Vraiment situation de pré-crise du côté de Angers.
00:07:09Avec ce que vous nous dites, Kevin, sur le timing,
00:07:11on se dit qu'effectivement dans les 48 heures à venir, ça va être extrêmement compliqué.
00:07:15Alors il n'y a pas que le Maine-et-Loire.
00:07:16C'est vraiment le département qui est très concerné depuis quelques heures maintenant.
00:07:20Mais il y a d'autres départements qui sont en rouge depuis plusieurs jours.
00:07:24Notamment le Lot-et-Garonne.
00:07:25Plusieurs équipes de BFM TV sont présentes là-bas.
00:07:27Notamment celle de Jocelyn Azot qu'on retrouve en direct à Couture.
00:07:31Alors là-bas, c'est vrai, ça fait pratiquement une semaine que ça dure.
00:07:34Et les habitants ont l'impression de ne pas en voir le bout, Jocelyn.
00:07:40Non, effectivement, Jocelyn, d'abord un point sur la crue.
00:07:43Effectivement, le pic a été atteint ce week-end.
00:07:45Mais deux inquiétudes.
00:07:46D'abord, le niveau reste très élevé.
00:07:48Regardez, il suffit de regarder bien nos pieds dans le haut encore.
00:07:52Là, on est sur la place principale du village.
00:07:54On n'en voit pratiquement plus rien.
00:07:55On ne voit même plus les bancs qui ont disparu sous la Garonne.
00:07:58L'amélioration, c'est qu'on voit le bout des bancs.
00:08:01Ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques heures.
00:08:02Donc ça ralentit, mais ça reste encore très élevé.
00:08:06Et on attend de nouvelles précipitations.
00:08:08Première inquiétude, donc.
00:08:10La deuxième inquiétude, le point de préoccupation, c'est qu'il n'y a plus d'électricité dans le village.
00:08:14Avec Morgane Dumont, je vous propose, on va aller se diriger vers une maison, notamment, qui est touchée.
00:08:20Pas d'électricité.
00:08:21Nous, on l'a vécu depuis hier avec notre équipe de BFMTV qui est sur place au plus près des
00:08:25habitants
00:08:26qui sont touchés depuis une semaine par cette coupure depuis mercredi.
00:08:29Pas d'eau chaude, pas d'électricité, pas de chauffage, pas des difficultés pour évidemment faire à manger.
00:08:36Et en plus, des difficultés parce que tout le monde n'a pas accès au générateur qui fonctionne, vous savez,
00:08:41avec de l'essence
00:08:42et qui est alimenté grâce au ravitaillement entre la terre ferme, entre guillemets, Sainte-Baseille et puis Couture-sur-Garde.
00:08:48On va se rapprocher de Marie-Jo.
00:08:51Marie-Jo, elle a sa maman qui a 92 ans.
00:08:53Et tout à l'heure, vous avez suivi, nous sommes allés chercher un générateur.
00:08:56Eh bien, le générateur, il a été lancé, il est juste là.
00:09:00Et je me rapproche de Marie-Jo, merci beaucoup d'être avec nous.
00:09:02Votre maman a 92 ans et ça y est, elle a enfin retrouvé une électricité un peu précaire, c'est
00:09:08ça ?
00:09:08Oui, voilà.
00:09:09Elle peut regarder la télévision, allumer dans les pièces, etc.
00:09:14Donc, bon, elle est bien.
00:09:16Et puis, elle a un grand feu de cheminée.
00:09:17Donc, elle est bien, ça va.
00:09:19Ce qui est particulier avec cette crue, c'est que d'habitude, vous avez de l'électricité, c'est ça
00:09:23?
00:09:23Oui, ben oui, la tempête nous a coupé l'électricité.
00:09:26Et c'est ce qui est le plus pénible à supporter parce qu'on n'a plus d'électricité nulle
00:09:31part.
00:09:31Donc, pas de frigo, pas de congélateur, les affaires qui meurent.
00:09:36Et on ne peut rien faire, on n'a pas de lumière dans les pièces.
00:09:39Et on s'aperçoit qu'on est très dépendant de l'électricité.
00:09:43Et alors, niveau moral, est-ce qu'au bout de six jours, ça va ?
00:09:46Parce que c'est vrai que certaines personnes, aujourd'hui, ce matin, ça commence à devenir compliqué
00:09:50de ne pas pouvoir avoir, justement, ce confort un peu au quotidien.
00:09:53Alors, le confort, moi, personnellement, tant pis, c'est pas grave.
00:09:57Ce qui est embêtant, c'est qu'on finit par ne plus avoir de provision.
00:10:02Donc, on ouvre les portes et on dit, ah, j'ai plus rien pour manger.
00:10:06On ne peut pas faire cuire au four, on peut faire cuire nulle part.
00:10:10Il faut faire cuire à l'ancienne.
00:10:12Donc, on revient à la cuisine d'autre fois.
00:10:15On fait cuire sur le gaz.
00:10:16Et puis, on conserve et le déstockage de ce qu'il y a dans les congélateurs.
00:10:20Voilà, c'est ça.
00:10:21Merci beaucoup, Marie-Jo.
00:10:23On vous laisse vous occuper de votre maman.
00:10:24Et un mot d'ordre, ici, à Couture.
00:10:27On surveille la Garonne, comme le lait sur le feu, si vous me permettez l'expression.
00:10:32Et puis, surtout, on reste vigilant et solidaire,
00:10:34alors que le département du Lot-et-Garonne a toujours 4 900 foyers privés d'électricité.
00:10:39Oui, c'est le cas de le dire, comme le lait sur le feu,
00:10:41avec ce que vient de vous dire Marie-Jo.
00:10:44Jocelyn, elle garde le sourire.
00:10:46Marie-Jo, Emma, Aziza, pourquoi la configuration, elle est un peu différente entre la Garonne et la Loire ?
00:10:50Pourquoi les niveaux sont en train de monter sur la Loire ?
00:10:54En revanche, en train de baisser provisoirement, semble-t-il, hélas, du côté de la Garonne ?
00:10:58Pour plusieurs raisons.
00:10:59Premièrement, la taille du bassin versant, qui est totalement différente.
00:11:01Deuxièmement, les salves de pluie sont arrivées à des moments notamment différents.
00:11:06Ils ont concerné des parties, il faut imaginer que c'est bien ce qu'on appelle un bassin versant
00:11:11qui va accueillir des pluies, qui va permettre ensuite la réaction du cours d'eau.
00:11:15Donc, ce sont des formes différentes.
00:11:17D'un côté, vous avez plusieurs tronçons qui se rejoignent en amont d'Angers,
00:11:25puis ensuite qui viennent se déverser normalement sur la Loire, qui est elle-même un fleuve.
00:11:30Alors que là, la Garonne, c'est un fleuve à part entière.
00:11:33On voit très bien que ce soit la Garonne ou la Dordogne vont se jeter elles-mêmes dans la Gironde.
00:11:40La différence, c'est que sur Angers, on est au cœur de la crise,
00:11:44alors que sur Couture, sur Garonne, on est vraiment sur une onde de crue qui est déjà passée.
00:11:50Et donc, on est dans une phase de décrue, bien entendu, qui est toujours extrêmement sensible,
00:11:57tout simplement parce qu'il y a de nouveaux facteurs aggravants
00:12:00que sont d'une part les hautes marées qui doivent arriver très prochainement
00:12:05et puis d'autre part, ces nouvelles précipitations qui pourraient arriver sur un sol
00:12:08non seulement saturé, mais en plus sur déjà une crue.
00:12:13Et donc, les grandes catastrophes que l'on a pu connaître en France,
00:12:16c'est souvent une première crue qui arrive et ensuite, c'est une seconde d'onde de crue
00:12:21parce que la décrue ne vient jamais redescendre jusqu'au point le plus bas.
00:12:25On redescend moins haut et donc les nouvelles précipitations vont dépasser à ce moment-là des seuils historiques.
00:12:30Et pour aller dans le sens des Maziza, c'est ce qu'on constate le long de la Garonne à
00:12:34Tonins.
00:12:34C'est-à-dire que le niveau était descendu.
00:12:36Là, il repart un petit peu à la hausse en lien avec les nouvelles pluies.
00:12:39Et la fonte nivale, donc la fonte de la neige, ces dernières heures sous 2000 mètres d'altitude dans les
00:12:44Pyrénées.
00:12:45Et la Garonne qui, en effet, ça a été rappelé aussi, prend sa source dans les Pyrénées espagnoles.
00:12:49Donc, c'est-à-dire qu'il y a un lien aussi avec le relief qui est très fort.
00:12:52Et évidemment, quand la neige fond, tout ceci coule en direction de nos cours d'eau.
00:12:55L'eau, ça monte par l'ascenseur et ça descend par l'escalier.
00:12:58Manifestement, quelle est l'ampleur des nouvelles précipitations qu'on attend dans cette zone,
00:13:02qui est vide dans les heures qui viennent ?
00:13:03Alors, c'est vrai qu'on ne sera pas sur du 100 litres d'eau par mètre carré sur les
00:13:07prochaines 24 heures.
00:13:08Mais le problème, c'est qu'une simple petite averse orageuse
00:13:13ou au contraire une perturbation comme une arrive cet après-midi en Bretagne et sur la Vendée
00:13:18suffit pour faire de nouveau repartir là-haut ces cours d'eau.
00:13:21Et c'est ce qui est prévu.
00:13:22C'est-à-dire que vous avez des niveaux déjà très élevés.
00:13:24Vous avez une nouvelle perturbation qui arrive.
00:13:26et en plus, des coefficients de marée qui sont de plus en plus hauts.
00:13:30C'est-à-dire que tous les cours d'eau qui se jettent dans l'océan Atlantique
00:13:33vont avoir de nouveau une hausse naturelle de l'eau,
00:13:37non pas liée aux pluies, mais cette fois liée aux coefficients de marée très élevés,
00:13:40qui vont entraîner des inondations au niveau des estuaires, par exemple de la Gironde.
00:13:43Il y a donc trois départements en vigilance rouge,
00:13:46une bonne dizaine de départements en vigilance orange.
00:13:48Il ne faut pas les négliger non plus parce que orange,
00:13:51ça ne veut pas dire son risque comme on le voit du côté de la Charente maritime.
00:13:54C'est là qu'on va se rendre maintenant pour retrouver à Sainte, Arthur Descudé.
00:13:59Arthur Descudé, on est avec vous à Sainte parce que là aussi,
00:14:02la situation est inquiétante.
00:14:03Il y a même une prison qui a dû être évacuée.
00:14:07Tout à fait, la situation est très préoccupante à Sainte.
00:14:10Vous le disiez avec ces prisonniers évacués.
00:14:12Et cette montée des eaux dans ce quartier, c'est assez impressionnant.
00:14:15On est arrivé ce matin avec Lucille Martin
00:14:17et on voit l'eau monter à une ampleur assez folle.
00:14:20Justement, des opérations de solidarité sont en cours ici pour aider les habitants.
00:14:23On va rentrer à l'intérieur d'une maison.
00:14:25Si on arrive, retrouvez, regardez, je ne sais pas si vous arrivez à le voir Lucille,
00:14:29si tu arrives à tourner, on voit ces habitants qui aident pour monter les meubles
00:14:33parce que l'eau est vraiment au bord de cette maison.
00:14:35Charlotte, vous aidez, vous participez à aider justement à monter les meubles.
00:14:39Racontez-nous ce que vous êtes en train de faire et pourquoi c'est si important, Charlotte.
00:14:42Oui, alors là, on est en train d'aider une sinistrée à surélever ses meubles
00:14:46parce qu'elle souhaite dormir chez elle.
00:14:49Donc on surélève avec un parpaing tous les meubles.
00:14:53Et on la rassure aussi, c'est très important.
00:14:56On lui dit que la ville est là et qu'elle peut compter sur nous.
00:15:00Et si besoin d'être relogée, on verra avec sa compagnie d'assurance si besoin.
00:15:05Mais là, la priorité de soulever ses meubles et de la mettre qu'elle soit, elle, en sécurité et en
00:15:10sérénité.
00:15:10Oui, c'est une priorité parce que l'eau vraiment commence à arriver au bord de sa maison.
00:15:14C'est le cas pour énormément d'habitants qui ont dû être évacués aujourd'hui à Sainte-Charlotte.
00:15:18Oui, oui, tout à fait.
00:15:18Là, on a passé la cote de la crue précédente de 2023.
00:15:23Donc là, ça devient vraiment urgent d'aider toutes les personnes qui en font la demande.
00:15:28Est-ce que vous aviez vu, vous, vu Charlotte, autant d'eau ici à Sainte ?
00:15:32On sait qu'il y a eu des crues en 1982 qui étaient assez impressionnantes.
00:15:35Aujourd'hui, on y est presque finalement.
00:15:37Oui, oui, oui.
00:15:38Alors moi, je suis née à Sainte et dans les années 80.
00:15:40Donc j'ai connu pratiquement tous les épisodes de crues sur Sainte, effectivement.
00:15:44Oui, donc ça nous connaît.
00:15:46On a une bonne maîtrise et une bonne organisation.
00:15:48C'est ce qui nous sauve.
00:15:49Merci beaucoup, Charlotte, d'avoir été avec nous.
00:15:51Je voulais vous laisser sur ces images où l'on voit cette solidarité qui se met en place.
00:15:55On installe donc ces meubles sur des parpaings, sur des briques, pour éviter qu'ils prennent l'eau,
00:16:00même si la crue est attendue pour cette nuit, 4 heures du matin.
00:16:03On attend jusqu'à 6,35 m ici en Charente-Maritime.
00:16:06La situation est donc toujours très préoccupante.
00:16:08On voit ces images de solidarité filmées par Lucille Martin.
00:16:13C'était très intéressant, le témoignage qu'on vient d'entendre, Emma Aziza,
00:16:15parce qu'on voit qu'à Sainte, aujourd'hui, on est habitué, au fond.
00:16:20On voit que la solidarité joue à plein.
00:16:22Et au fil des années et des répétitions de ces événements, on sait faire.
00:16:26Oui, on sait faire, mais on peut aussi avoir de nouveaux scénarios qui viennent nous surprendre toujours,
00:16:31même si, dans le cas du risque d'inondation, on a à peu près toujours les mêmes signatures.
00:16:35C'est-à-dire, la première chose qui ne va plus fonctionner, c'est d'abord l'électricité,
00:16:40parce que les réseaux électriques vont être submergés.
00:16:41Et donc, il y a des risques d'ailleurs d'hydrocution qui sont très importants.
00:16:45La seconde chose qui risque derrière d'être atteinte tout de suite, c'est vraiment les routes.
00:16:50Et donc, ces moyens de jonction pour aller ensuite secourir les habitants,
00:16:54tout simplement parce que l'eau pénètre sous la route, génère une hyperpression.
00:16:58Et donc, bien souvent, on a d'ailleurs des trous qui se forment.
00:17:01Et donc, ce sont des routes qui sont quasiment impraticables.
00:17:04Et de nombreux automobilistes se retrouvent souvent piégés sur ces routes à cause de ce phénomène-là.
00:17:09Et puis, le second élément que l'on peut voir, c'est que là, on voyait qu'une prison est
00:17:14évacue.
00:17:14Ce n'est pas la première fois en France qu'on évacue une prison.
00:17:16On avait évacué la prison de Harle, la prison de Draguignan.
00:17:20On était sur des épisodes plus méditerranéens.
00:17:22Mais on voit très bien que les prisons et les hôpitaux,
00:17:25et souvent d'ailleurs les centres de sécurité civile de sapeurs-pompiers,
00:17:29ont été construits dans des zones inondables.
00:17:30Donc, ils sont particulièrement fragiles et sensibles.
00:17:33Et on voit très bien à quel point la gestion opérationnelle et humaine,
00:17:36et ça sera sans doute approfondi par la suite,
00:17:39derrière, montre à quel point c'est une situation épidermique sur un territoire.
00:17:44On ne sait pas vraiment ce qui risque de se dérouler.
00:17:47Et donc, chaque minute compte.
00:17:49Maintenant, le point positif, c'est qu'on est sur des crues
00:17:52avec des cinatiques plutôt lentes à moyenne,
00:17:55c'est-à-dire sur des crues de grands fleuves.
00:17:57On n'est pas du tout dans des contextes méditerranéens
00:18:00où ces phénomènes-là ne se déroulent pas sur 4 à 6 jours,
00:18:03mais sur 4 à 6 heures.
00:18:04Et je crois que c'est ce que l'on doit retenir,
00:18:06c'est qu'au moins on a le temps de voir venir l'eau monter,
00:18:09et donc au moins d'évacuer et de ne pas risquer d'avoir de victimes.
00:18:13Évacuer et préparer l'approvisionnement aussi,
00:18:14le devic-pengadon, on l'a vu notamment pour les personnes âgées tout à l'heure.
00:18:17Oui, c'est toute une organisation qui se met en place.
00:18:19Alors d'abord, sous l'autorité des préfets,
00:18:20en leur fonction de directeur des opérations,
00:18:22ce sont eux les chefs d'orchestre de tout ce travail d'évacuation et d'anticipation,
00:18:27avec surtout l'appui des maires,
00:18:29qui eux, à leur niveau, déclenchent leurs plans communaux de sauvegarde.
00:18:33Ils sont préparés à faire face à ces situations
00:18:35et vont mobiliser leurs équipes communales
00:18:38pour pouvoir porter assistance aux populations.
00:18:41Effectivement, c'est toute une organisation qui se met en place,
00:18:42puisqu'à partir du moment où on veut évacuer des habitants,
00:18:46il faut pouvoir les héberger.
00:18:48Alors souvent, on utilise des salles polyvalentes, des gymnases,
00:18:50mais ces personnes, il faut également leur donner à manger.
00:18:53Et on voit que l'ouest de la France est particulièrement touché.
00:18:57La dernière fois, c'était plutôt le nord, on s'en souvient,
00:19:00il y a un an et demi environ, exactement,
00:19:02on est dans les environs de Calais.
00:19:04Alors pour autant, figurez-vous que dans les Hauts-de-France,
00:19:06on n'est pas épargné par les intempéries.
00:19:09C'est plutôt un très fort coup de vent qui s'est abattu la nuit dernière sur une commune.
00:19:14Et nous nous sommes rendus sur place pour voir l'ampleur des dégâts.
00:19:16C'est Pauline Delvoix qui s'y trouve.
00:19:19Et c'est vrai, Pauline, qu'on a eu très peur là-bas cette nuit.
00:19:22Oui, on a eu très peur.
00:19:24Et ça a commencé hier à 19h30.
00:19:26Là, on voit déjà les dégâts.
00:19:27On est dans le jardin de Samuel.
00:19:28Donc Mathieu Guillot va vous montrer.
00:19:30En fait, il y a un arbre, un noyé qui a complètement,
00:19:33il ne s'est pas déraciné, mais il s'est cassé en deux.
00:19:35Il a fait un bond de 25 mètres pour venir se taper dans le store.
00:19:40On a aussi les panneaux solaires qui ont été complètement renversés.
00:19:45Et on est avec Samuel qui va nous expliquer un peu comment il a vécu la soirée hier soir
00:19:49avec les enfants en plus qui ont eu un petit peu pour expliquer.
00:19:52Les enfants, on finissait de manger, on allait à la douche.
00:19:55On a vu de gros éclairs, la pluie battante.
00:20:00Et d'un seul coup, on a entendu un gros bourdonnement autour de la maison.
00:20:02Et après, on a entendu plein de bruit à l'extérieur.
00:20:05Donc on s'est réfugiés dans la buanderie pour attendre que ça se calme.
00:20:09Et puis après, on a commencé à découvrir les dégâts.
00:20:11Donc oui, c'est assez impressionnant de retrouver l'arbre ici sur la terrasse.
00:20:17L'arbre a complètement...
00:20:19Enfin, il a percé un petit peu votre store.
00:20:22Heureusement, vous me dites qu'il n'a pas percé la baie vitrée.
00:20:24La baie vitrée n'a rien.
00:20:26Ce n'est pas grand-chose la baie vitrée.
00:20:28Mais ce qui est le plus surprenant, c'est que l'arbre a quand même fait un bond de 25
00:20:32mètres.
00:20:33Avec le poids, c'est quand même assez surprenant.
00:20:36Merci beaucoup Samuel.
00:20:37Et ici, dans cette maison, il y a encore l'électricité.
00:20:41Mais ce n'est pas le cas pour les autres habitations.
00:20:43Il y a encore 150 habitations qui sont sans électricité.
00:20:46C'est impressionnant, effectivement.
00:20:48Et on voit que la nuit a été courte pour Kevin.
00:20:51Il a encore des cernes sous les yeux.
00:20:52Le pauvre a encore beaucoup de travail aujourd'hui pour essayer de remettre les choses au maximum en l'état.
00:20:58On va continuer à surveiller les différentes zones qui sont sujettes à intempéries.
00:21:03Le nord, bien sûr, avec ce fort coup de vent.
00:21:06Donc, Kevin nous dira tout à l'heure s'il s'agissait au nom d'une tornade.
00:21:08Parce qu'il y a un débat sur les mots.
00:21:10Et puis, bien sûr, les zones inondées avec le survol des zones en hélicoptère.
00:21:14Les images aériennes.
00:21:15L'holabaye est montée à bord d'un hélicoptère tout à l'heure.
00:21:18Et dans quelques instants, nous aurons les toutes premières images qui seront très, très impressionnantes.
00:21:22A tout de suite.
00:21:23Arnaud Direct consacré aujourd'hui aux intempéries et aux crues sur une grande partie du territoire dans l'Ouest.
00:21:30Vous allez voir les images les plus impressionnantes, notamment vues d'hélicoptères.
00:21:35Parce que l'une de nos équipes a pu monter à bord pour filmer ces scènes de crues très, très
00:21:40impressionnantes dans le Sud-Ouest.
00:21:42Et puis, vous le voyez, nos équipes sont déployées partout où les niveaux sont les plus impressionnants.
00:21:49Du côté de la Loire, du côté de la Gironde, du côté du Lot-et-Garonne.
00:21:54Nous serons présents absolument partout auprès des sinistrés pour voir comment ils vivent ces situations très, très difficiles.
00:22:02Commençons donc par les vues d'hélicoptères avec Lola Bay qui a décollé il y a quelques minutes.
00:22:08Maintenant, racontez-nous Lola ce que vous êtes en train de découvrir.
00:22:15Bonjour Julien, on est actuellement à la forêt de l'Ordiros, là où il y avait eu des incendies, vous
00:22:22vous rappelez, ravageurs, il y a trois ans.
00:22:24C'est dire ainsi que la terre du Sud-Ouest et la Gironde en particulier est marquée par ces phénomènes
00:22:31d'inflation de catastrophes naturelles.
00:22:32On va dans 50 kilomètres, soit 15 minutes à peu près, arriver sur les distances des zones inondées, c'est
00:22:39-à-dire à la Réole, vous savez, cette commune de 4400 habitants.
00:22:43Au sixième jour de son état d'alerte maximale, la Garonne déborde toujours sur plusieurs centaines de mètres de large
00:22:50entre le nord d'Agin et le sud de Bordeaux.
00:22:52Mais ça, on avait une très légère décrue. Il y a des rebonds qui sont à venir dans les prochains
00:22:58jours. En tout cas, on va le voir dans quelques instants.
00:23:02On va voir des champs, des routes, des maisons et des offres qui sont comme avalées, comme un dami flou
00:23:07englouti par des eaux brunettes.
00:23:09Mais actuellement, pour l'instant, nous sommes à la forêt de l'Orduron.
00:23:13Oui, merci beaucoup Lola. Et dès qu'effectivement vous survolez les zones les plus concernées, nous vous retrouverons.
00:23:19Elles s'étendent sur quelle largeur, sur quelle ampleur, sur quelle superficie ces zones que va survoler Lola dans quelques
00:23:25instants ?
00:23:25Plusieurs centaines de mètres. On va même parfois avoir l'impression d'être au-dessus d'un océan.
00:23:29C'est-à-dire qu'en effet, dans la région de la Réole, ça fait maintenant une semaine qu'on
00:23:32parle des inondations.
00:23:34Ça fait presque une semaine que nous sommes en vigilance rouge sur la Garonne. Situation qui est stable dorénavant dans
00:23:41la région de Marmande, de la Réole.
00:23:42C'est vrai qu'on est sur un plateau de crues, voire même une décrue. Mais malheureusement, avec les pluies
00:23:47des dernières 24 heures, la fonte de neige observée sous 2000 mètres sur les Pyrénées,
00:23:51ça repart à la hausse à Marmande. Mais vous allez voir, si on survole Marmande tout à l'heure avec
00:23:55l'hélicoptère de BFMTV, même si ça a baissé, ce sont des étendues d'eau qui sont encore installées.
00:24:00C'est-à-dire qu'on est sur une crue encore majeure. Et c'est pour cette raison que la
00:24:04vigilance rouge reste évidemment activée.
00:24:06Et il y a une différence entre la Garonne et la Loire. Parce que vous nous dites que sur la
00:24:10Garonne, la zone est étale pour l'instant,
00:24:13même si ça peut repartir à la hausse peut-être dans les heures qui viennent, du côté de la Loire.
00:24:17En revanche, là, ça monte.
00:24:18Ça monte même à un rythme assez vertigineux, n'est-ce pas, Thomas Hermand ? Vous qui vous trouvez à
00:24:22côté d'Angers, la grande ville qui est en première ligne
00:24:25et qui est un nœud au cœur d'un nœud entre les différents cours d'eau qui sont tous en
00:24:29crue.
00:24:31Alors Thomas Girard, dans un premier temps qu'on retrouve plutôt dans le Lot-et-Garonne. C'est l'autre
00:24:38département, vous avez compris.
00:24:39Le Labail qui est du côté de la Gironde en rouge et également dans le sud-ouest. Il y a
00:24:43ce département qui colle la Gironde qui est le Lot-et-Garonne.
00:24:47Et c'est là que vous vous trouvez sur une barque, Thomas Girard. Les barques qui ont depuis une semaine
00:24:51maintenant remplacé les voitures là-bas.
00:24:55Tout à fait. Du côté de la petite commune de Juzix en Lot-et-Garonne, c'est toujours compliqué.
00:25:00Le village est coupé du monde depuis maintenant plusieurs jours.
00:25:03Regardez la commune qui est entourée d'eau. On ne peut ni accéder à pied ni en voiture.
00:25:08Le bateau est obligatoire évidemment car une rupture de digue a eu lieu il y a eu quelques jours maintenant.
00:25:12Ce qui n'aide pas vraiment à bloquer l'infiltration de l'eau dans la commune.
00:25:17Alors pour y accéder, comme je viens de le dire, le bateau est de mise.
00:25:20Regardez, nous naviguons littéralement sur les routes, les chemins aux alentours de la commune.
00:25:26Et ce qui peut être un petit peu dangereux, c'est que les panneaux de la commune sont sous l
00:25:30'eau.
00:25:30Il faut faire très attention à ne pas naviguer dessus.
00:25:34Et je le rappelle que dans le département du Lot-et-Garonne, 5 ponts, 22 routes sont toujours fermées à
00:25:39la circulation dans ce département.
00:25:41Il va donc falloir toujours être prudent sur les routes car de nouvelles précipitations sont attendues dans les prochains jours.
00:25:49Oui, ça ressemble à une scène dans un film catastrophe.
00:25:52Ce que vous nous montrez actuellement, Thomas Girard, il y a un côté un peu post-apocalyptique dans ce qu
00:25:57'on voit.
00:25:57Ludovic Pingano, comment on peut se préparer à ça et comment on peut éviter que ça se répète ?
00:26:03Est-ce qu'on peut le faire ou est-ce que c'est inévitable ?
00:26:05Alors empêcher que ça se répète, non.
00:26:06Hormis à un moment donné prendre des décisions extrêmement fortes pour revoir toute l'urbanisation
00:26:13et imaginer qu'à un moment donné on ne peut pas construire dans ces zones inondables,
00:26:17même si dans 95% du temps ces zones sont sèches.
00:26:20Il n'empêche que régulièrement la nature reprend ses droits.
00:26:23Et je crois qu'il va falloir qu'on apprenne à vivre avec cette nature plutôt que d'essayer d
00:26:28'aller contre.
00:26:29Je crois que c'est vraiment quelque chose d'important.
00:26:31Notre façon de vivre doit évoluer par rapport à ça.
00:26:34Alors maintenant, on sait que ça arrive, on se prépare.
00:26:36Il y a des exercices organisés régulièrement par les préfectures,
00:26:39des exercices organisés également au niveau des mairies
00:26:41pour préparer l'ensemble des acteurs mobilisés lors de ces événements,
00:26:45mais surtout également préparer les populations à avoir les bons réflexes
00:26:49et sensibiliser ces populations aux risques auxquels elles sont soumises quand cela arrive.
00:26:54Et ça, on voit que progressivement, on progresse petit à petit.
00:26:58On voit encore quelques personnes récalcitrantes qui refusent d'évacuer.
00:27:02Mais la grande majorité aujourd'hui des populations respectent les consignes données par les autorités
00:27:06et ça c'est quelque chose d'important.
00:27:08Les autorités qui sont évidemment mobilisées, les préfets, les maires également,
00:27:12comme celui qui est à vos côtés, toujours dans le Lanté-Garonne.
00:27:15On est à Marbande avec vous, Célia Vallée.
00:27:19Alors, on s'est décalé un petit peu de Marbande.
00:27:21On est exactement à Bassane et on est surtout dans l'eau avec Jules Bedeau.
00:27:25Regardez, la décrue est très lente ici, mais vous voyez qu'il y a encore beaucoup d'eau.
00:27:29Il y a une route sous nos pieds actuellement, je vous le dis, parce que forcément on ne la voit
00:27:32pas.
00:27:33Et une image qu'on voudrait vous montrer, c'est pour ça qu'on est ici,
00:27:35c'est cette digue qui est ébréchée.
00:27:37Monsieur le maire, racontez-nous ce qui s'est passé.
00:27:39C'est ça qui a grossi ces inondations.
00:27:42Alors, ça en fait partie.
00:27:43En fait, ce qui s'est passé, il y a eu une brèche qui s'est déclarée de la nuit
00:27:47de samedi à dimanche,
00:27:48qui est faite par la pression de l'eau et notamment l'eau qui est passée, vous le voyez,
00:27:52qui est passée sur la digue.
00:27:53Et donc forcément, ça crée de l'érosion et par moments, ça peut créer des brèches, malheureusement.
00:27:58Juste un rappel, en février 21, il y avait une brèche qui s'était faite 50 mètres juste avant celle
00:28:03-ci.
00:28:04Et donc forcément, vous le voyez, ça contient l'eau et elle s'évacue difficilement, malheureusement.
00:28:11Ce qui vous fait redouter davantage une nouvelle crue qui est annoncée pour ces prochains jours.
00:28:15Mais forcément, on est attentif à l'eau qui arrive en amont et notamment sur le bassin toulousain, sur la
00:28:21Genée, etc.
00:28:22Parce que les prévisions sont à la hausse.
00:28:25Alors, ça monte, ça redescend, ça monte.
00:28:29Et on a aussi une problématique, c'est les effets de marée qui sont en train d'arriver.
00:28:34Je crois qu'aujourd'hui, on est à 92, donc ça risque de freiner l'eau.
00:28:37Et donc forcément, je crains, je crains que pour les jours à venir, l'eau ne remonte.
00:28:43Alors, voilà, je croise les doigts.
00:28:45Mais voilà, parce qu'aujourd'hui, la population est épuisée, nous sommes épuisés.
00:28:49Nous sommes sur le pont depuis plusieurs jours.
00:28:51Et je pense aussi, une pensée pour les administrés qui ont passé des journées, des nuits dans leur maison.
00:28:57Merci beaucoup.
00:28:57Les administrés qui sont secourus, on leur rend visite chaque jour, que ce soit en bateau, si c'est possible,
00:29:03ou à pied ou en voiture.
00:29:06Cette digue et cette eau qui est donc vérifiée et surveillée ici depuis les fleuves qui sont en amont, donc
00:29:12depuis Toulouse et même depuis Agen.
00:29:14Célia Vallée avec ces images là aussi impressionnantes, filmées par Gilles Bedeau et qui montent, Ludovic Pingano, les limites des
00:29:21digues qu'on essaie de mettre en place.
00:29:23Surtout que quand ça cède, tout arrive d'un coup derrière.
00:29:25C'est ça, clairement.
00:29:26Ce sont des mesures qui sont régulièrement prises.
00:29:28On monte des digues qui, d'ailleurs, malheureusement, ne sont pas toujours correctement entretenues.
00:29:32Donc, c'est rassurant, cette digue, sauf qu'il y a deux situations qui peuvent être problématiques.
00:29:37Quand la crue est plus importante que ce qu'on a prévu et que l'eau déborde au-dessus de
00:29:41la digue, ça arrive.
00:29:42Mais là, ce qui est encore plus dangereux, et les images le montrent bien, ce sont ces ruptures de digues
00:29:46qui provoquent des courants extrêmement importants
00:29:48et qui peuvent effectivement mettre les populations en danger.
00:29:51C'est ce que j'appelle des fausses bonnes idées.
00:29:53Ah oui, d'accord, ce n'est pas la meilleure solution.
00:29:58On le voit, Kevin Fleury, ce maire, il disait qu'il était inquiet, que la population était épuisée,
00:30:04qu'il craignait que ça remonte dans les jours qui viennent.
00:30:07Il a raison ou pas ?
00:30:08Écoutez, oui, avec le phénomène de grandes marées, tous les cours d'eau connectés à l'océan Atlantique,
00:30:14ça va provoquer forcément une réaction, notamment au niveau des estuaires.
00:30:17Il faut bien comprendre quand même que ce sont des centaines de mers actuellement qui sont concernées par les inondations.
00:30:23On a quasiment 150 cours d'eau en vigilance, jaune, orange ou rouge.
00:30:28Vous avez quasiment 80 départements en France qui sont placés en vigilance crue.
00:30:33Donc on est face à une situation d'ampleur.
00:30:35Et quand on voit ces images, là on est dans le Lot-et-Garonne à droite, on est en Gironde
00:30:39sur la gauche,
00:30:40on sera un petit peu plus loin dans le centre-ouest de la France tout à l'heure.
00:30:43En fait, vous avez des dizaines de communes qui sont sinistrées et des inondations sur des kilomètres à des kilomètres.
00:30:50Donc là, on est face à un événement météo de nouveau majeur sur tout l'ouest de la France.
00:30:54Et puisque vous nous disiez qu'on irait un peu plus loin sur le centre-ouest,
00:30:58justement, allons-y parce que c'est là aussi que tous les clignotants sont au rouge maintenant,
00:31:04avec une situation qui va empirer.
00:31:07C'est une certitude dans les 48 heures qui viennent maintenant.
00:31:10Et là, on ne vous parle plus de la Gironde et de la Garonne, on vous parle de la Loire.
00:31:17On voit que Thomas Hermand a les pieds dans l'eau au-dessus des chevilles, mais ça va monter jusqu
00:31:21'au genou.
00:31:23Thomas, on n'est qu'au début de cet épisode dans le Maine-et-Loire.
00:31:295,09 m actuellement, plus 20 centimètres cette nuit.
00:31:33C'est pour vous dire que ça va encore augmenter.
00:31:34La Loire est juste ici et vous avez les habitations sur votre droite.
00:31:38Regardez cette porte de garage où on a installé une bâche avec du scotch préventivement
00:31:44pour essayer que l'eau ne s'infiltre pas à l'intérieur.
00:31:47Même scénario, regardez, Vincent est en train de marcher sur des planches de bois
00:31:50qui ont été installées pour tout simplement circuler entre les maisons.
00:31:53Et vous le voyez, regardez, devant les portes d'entrée également, même système, système D.
00:31:58Donc on essaye de se protéger face à cette montée des eaux.
00:32:01Regardez, si on regarde ensemble, vous avez allé à peine 10 centimètres
00:32:04avant que ça progresse donc au-dessus de la marche.
00:32:08On attend donc 20 centimètres de plus cette nuit.
00:32:10Et surtout, ça va encore monter pour la journée de demain.
00:32:14Vigilance rouge donc, les sapeurs-pompiers qui sont en alerte.
00:32:18Puisque de l'autre côté de la Loire,
00:32:21certaines habitations ont été évacuées depuis plusieurs jours à titre préventif.
00:32:25Puisque vous l'avez compris, l'eau va encore progresser.
00:32:28Et puis vous avez ces habitants qui habitent un peu plus loin,
00:32:32qui sont témoins donc de cette montée des eaux.
00:32:34Et surtout, regardez, ces habitants qui sont en train de progresser sur ces planches de bois
00:32:37pour regagner leur logement.
00:32:39Soyez donc extrêmement prudents.
00:32:41Petite technique pour ceux qui nous regardent.
00:32:43Vous me voyez marcher dans l'eau.
00:32:44Il faut être assez prudent.
00:32:45Il faut garder les pieds constamment contre le sol.
00:32:48Pourquoi ?
00:32:49Vous avez des bouches d'égout parfois qui se soulèvent,
00:32:51les plaques se soulèvent.
00:32:52Et vous pouvez finir donc projetés à l'intérieur de ces bouches d'égout.
00:32:55C'est pour ça qu'il faut toujours marcher les pieds contre le sol.
00:32:58Le petit conseil du matin.
00:32:59Faites très attention.
00:33:00On a besoin de vous garder, Thomas, avec Vincent Serron,
00:33:04pour continuer à voir ces images.
00:33:05Ne tomber surtout pas dans une bouche d'égout.
00:33:09Qu'est-ce qui va se passer dans les 48 heures,
00:33:10Kevin Fleury, autour d'Angers et autour de la Loire ?
00:33:13En voyant les images de Vincent Serron et Thomas Hermand,
00:33:15je disais qu'on est face à un faux ciel bleu.
00:33:17C'est-à-dire qu'en effet, le calme est revenu à l'heure actuelle
00:33:19dans la région d'Angers, ici au Pont-de-Cay.
00:33:21Mais le problème, c'est que vous avez une nouvelle perturbation
00:33:23qui, en ce moment même, aborde Bretagne, Loire-Atlantique, Vendée.
00:33:27Et elle va rentrer dans l'intérieur des terres d'ici la fin de la journée
00:33:30pour arroser de nouveau des secteurs qui sont complètement inondés.
00:33:33C'est-à-dire que demain, la mi-journée,
00:33:34vous allez retrouver des pluies parfois très soutenues
00:33:37dans cette partie centre-ouest de la France
00:33:39et qui vont venir provoquer de nouveau une hausse des cours d'eau
00:33:43sur les prochaines 48 heures.
00:33:45C'est-à-dire que là, on va avoir déjà l'historique très lourd
00:33:48depuis ce début d'année, les pluies, les perturbations à répétition.
00:33:51On va ajouter de nouvelles pluies.
00:33:53On va ajouter les forts coefficients de marée.
00:33:55Donc, je le disais tout à l'heure et malheureusement, je le redis,
00:33:58mais le pire est à venir sur un bon nombre de localités de l'ouest du pays.
00:34:02Le pire est à venir et c'est pour ça que nous sommes mobilisés
00:34:05avec nos équipes sur BFM TV
00:34:07dans l'ensemble des départements concernés.
00:34:10Dans quelques instants, notre hélicoptère arrivera sur zone
00:34:13au-dessus de la Gironde et du Lot-et-Garonne
00:34:15pour qu'on puisse bien se rendre compte depuis le ciel
00:34:18de l'ampleur de ces crues et de ces inondations.
00:34:22A tout de suite.
00:34:28Il sera bientôt 11h.
00:34:30Vous êtes dans Arnaud Direct, émission exceptionnelle aujourd'hui
00:34:33autour des intempéries et des inondations.
00:34:36Regardez ces images qui nous parviennent en direct
00:34:39et qui sont filmées depuis un hélicoptère au-dessus de la Gironde,
00:34:43hélicoptère à bord duquel vous vous trouvez,
00:34:46le labail.
00:34:47Racontez-nous ce que vous êtes en train de découvrir.
00:34:55Alors, ce qu'on voit actuellement, c'est la Réole.
00:34:58On survole, vous savez, cette commune de 4400 habitants
00:35:02où la Garonne était à son pic avant-hier soir,
00:35:06où c'était près de 10 mètres.
00:35:08Et vous le voyez sur cette image de Bargovisade,
00:35:10ces miroirs, ce miroir brun avec ces arbres
00:35:14qui sont totalement ensevelis, ces maisons.
00:35:17On a l'impression d'un damier d'eau brune, finalement,
00:35:20d'un damier flou englouti par des eaux brunettes
00:35:23qui redécinent brutalement le paysage.
00:35:25Vous le voyez aussi, il y a aussi ces champs,
00:35:30des flaques miroirs qui, finalement, recouvrent les champs,
00:35:33des routes coupées.
00:35:35À l'arrière-plan, il y a des routes et des quartiers.
00:35:38On voit que, plus que la Garonne, il y a aussi des cours d'eau
00:35:41qui ont conquis les jardins, transformés en marées géantes.
00:35:46Donc, vous le voyez ici, la Réole qui est envahie par les flots.
00:35:50On le voit, finalement, c'est extrêmement impressionnant,
00:35:54la Réole qui est sous l'eau.
00:35:56Au plus fort de cet épisode, on le rappelle,
00:35:59dans le sud-ouest, il y avait 175 cours d'eau
00:36:02qui s'étaient concernés par une vigilance dans toute la France
00:36:05et dans 88 départements.
00:36:07C'est le plus fort depuis la création de Vigécru en 2006.
00:36:10C'est bien ainsi, ici, c'est conséquent.
00:36:12Et il y a aussi beaucoup d'inquiétudes
00:36:15concernant les semaines à venir
00:36:17puisqu'il va y avoir des précipitations tout comme tout
00:36:19abondantes et conséquentes qui sont annoncées
00:36:20avec des sols saturés.
00:36:23Et le problème, ici, à la Réole,
00:36:24et en particulier avec la Garonne,
00:36:26c'est la topographie du lieu
00:36:27où la décran est lente, prend du temps,
00:36:31c'est compliqué, avec, vous le voyez encore,
00:36:33ces maisons qui sont totalement immergées
00:36:36et cette décrue qui va être très lente
00:36:40avec quelques rebonds qui peuvent être annoncés
00:36:42en fin de semaine prochaine.
00:36:44Elles sont effectivement très impressionnantes,
00:36:47ces images que nous vous montrez, Lola,
00:36:49et qui sont filmées par Margot Visad
00:36:51à bord de l'hélicoptère.
00:36:54C'est ici, sur une zone
00:36:57de plusieurs centaines de mètres de large
00:36:58que ces crues se sont portées, Kevin.
00:37:04Oui, plusieurs centaines de large,
00:37:05parfois plus d'un kilomètre
00:37:07et évidemment des dizaines
00:37:08et des dizaines de kilomètres de longueur.
00:37:11C'est-à-dire qu'il faut imaginer que ce paysage,
00:37:12on le retrouve évidemment à la Réole,
00:37:14mais un peu plus en aval vers Langon,
00:37:16en amont vers Marmande, vers Tonins,
00:37:19où d'ailleurs le niveau de la Garonne repart à la hausse
00:37:22depuis ce matin.
00:37:24Ce sont des images spectaculaires
00:37:25et malheureusement, si on avait une dizaine d'hélicoptères
00:37:27déployés dans le ciel de France en ce moment,
00:37:29on aurait ces paysages un peu partout,
00:37:31vers la Charente, la Charente maritime,
00:37:34évidemment le Maine-et-Loire.
00:37:35Regardez l'étendue d'eau, là.
00:37:36Là, on dépasse le kilomètre de large,
00:37:39c'est très clair,
00:37:40avec parfois des habitations
00:37:42qui sont en plein milieu,
00:37:43avec évidemment des entreprises
00:37:45qui sont submergées.
00:37:47On pense aux animaux.
00:37:50C'est vrai qu'il y a des animaux
00:37:51qui se retrouvent bloqués dans les prés.
00:37:54On est sur une situation évidemment d'ampleur
00:37:56et qui confirme les prévisions de Vigicru,
00:38:00à savoir des crues généralisées
00:38:01et des crues historiques en cours
00:38:03dans cette partie sud-ouest.
00:38:04Et sur la configuration des lieux,
00:38:06Ludovic Pinguenon,
00:38:07on voit bien, d'un côté,
00:38:08c'est un petit peu surélevé,
00:38:10c'est là que se trouvent la plupart des habitations
00:38:12qui ont les pieds dans l'eau
00:38:13mais qui ne sont pas encore complètement recouvertes.
00:38:15Et puis de l'autre,
00:38:16ce sont des surfaces qui sont plus planes
00:38:18avec ces champs qui sont, eux, totalement immergés.
00:38:21Oui, des champs complètement immergés.
00:38:22Là, on voit bien toutes les conséquences humaines,
00:38:24bien entendu,
00:38:25mais les conséquences environnementales
00:38:26de ce type d'événements,
00:38:28les conséquences économiques
00:38:30à toutes ces entreprises
00:38:31qui aujourd'hui sont à l'arrêt total.
00:38:33et donc tous ces enjeux,
00:38:35toute cette organisation
00:38:36qui doit être mise en place
00:38:37pour pouvoir anticiper justement les situations,
00:38:39prendre en compte au maximum
00:38:41les populations concernées,
00:38:42le bétail, effectivement, etc.
00:38:45Vraiment des situations
00:38:46qui sont impressionnantes
00:38:48depuis ces images d'hélicoptères.
00:38:52On connaît, Kevin Fleury,
00:38:54la hauteur du niveau d'eau
00:38:56qui a débordé ici.
00:38:57On est au-delà du lit, évidemment,
00:38:59de la Garonne.
00:39:00On est à plus d'un mètre.
00:39:02Oui, très largement.
00:39:03Par exemple, en mars 2006, à La Réole,
00:39:06c'était la dernière crue majeure.
00:39:07C'est la crue où les habitants se disaient
00:39:09si on repart sur une crue similaire à mars 2006,
00:39:12ça va être la catastrophe.
00:39:13Là, on est bien au-delà.
00:39:14On est bien au-delà.
00:39:15Et on vous dit, en effet,
00:39:17qu'on observe une décrue
00:39:18ou un plateau de crue
00:39:20dans la région de La Réole.
00:39:21Et on comprend ces habitants
00:39:22qui se disent
00:39:22bon, ça y est, le pire est passé.
00:39:24Mais regardez ces images.
00:39:25Quand vous voyez que l'on est
00:39:26sur une décrue très lente en cours
00:39:28alors que vous avez des hectares
00:39:30et des hectares immergés,
00:39:31que vous avez de nouvelles pluies annoncées,
00:39:33que vous avez une grosse problématique
00:39:35qui nous inquiète,
00:39:36c'est le retour des grandes marées
00:39:37parce que n'oublions pas
00:39:38que la Garonne est connectée,
00:39:40en quelque sorte,
00:39:40à l'océan Atlantique.
00:39:42Confluence Garonne-Dordogne
00:39:44dans la région de Bordeaux.
00:39:46Donc, évidemment,
00:39:47là, on n'est pas parti
00:39:47sur encore 24 heures compliquées.
00:39:49On est parti sur toute une semaine
00:39:50très compliquée.
00:39:52Oui, surtout que les pluies
00:39:54vont faire leur retour
00:39:56en amont de la Garonne.
00:39:58Donc, il y a ce double phénomène.
00:40:00Les pluies en amont
00:40:01et puis les grandes marées
00:40:02de l'autre côté.
00:40:03Même s'il ne pleut pas ici,
00:40:06c'est ce qui permet d'ailleurs
00:40:07le survol de l'hélicoptère,
00:40:09ce n'est pas pour ça
00:40:09que cette eau, elle s'écoule.
00:40:11Non, et on le rappelle aussi,
00:40:12on n'est pas du tout
00:40:13sur la même configuration géographique
00:40:15qu'en Méditerranée
00:40:15ou par exemple en Corse
00:40:16ou dans la vallée de la Roya
00:40:18dans les Alpes-Maritimes.
00:40:19Vous avez évidemment ce relief
00:40:20qui va entraîner des crues majeures
00:40:21quand on a de fortes pluies.
00:40:22Et puis, quelques heures après,
00:40:23ça y est, le plus dur est passé.
00:40:25Là, on est sur un événement
00:40:27qui prend son temps,
00:40:29c'est-à-dire sur une crue
00:40:29qui va être lente,
00:40:30sur un plateau de crue
00:40:31qui se forme là aussi péniblement
00:40:33et sur une des crues
00:40:34qui est également très lente.
00:40:36Et les coefficients de marée
00:40:38ne viennent pas du tout
00:40:39arranger la situation.
00:40:39On est sur un effet de bouchon.
00:40:41Il faut imaginer le bouchon
00:40:44qui se forme pendant quelques heures
00:40:45en sortie de Garonne
00:40:46dans la région de Bordeaux
00:40:47et qui empêche l'écoulement
00:40:49et la décrue de se mettre en place.
00:40:51Et ce sont des images de la Gironde
00:40:53qu'on découvre ici.
00:40:53Mais c'est à peu près la même chose
00:40:55du côté de la Lot-et-Garonne
00:40:56qui se trouve un petit peu en amont
00:40:58par rapport à la Gironde.
00:41:01Le préfet du Lot-et-Garonne,
00:41:02il est avec nous, Bruno André.
00:41:05Merci beaucoup de nous répondre
00:41:06et de nous faire un point
00:41:08sur la situation dans votre département.
00:41:10Quelle est-elle ?
00:41:11Est-ce que les images
00:41:11qu'on est en train de découvrir
00:41:12du côté de la Gironde,
00:41:13les images aériennes
00:41:14particulièrement impressionnantes,
00:41:16c'est exactement la même chose chez vous ?
00:41:18Oui, la zone est quand même très inondée.
00:41:20On a des champs d'expansion
00:41:23dans le Lot-et-Garonne.
00:41:24Et donc c'est pour ça
00:41:25que vous pouvez avoir des bancs
00:41:26de 4 à 6 kilomètres
00:41:28où l'eau s'étend
00:41:29qui permet à la Garonne
00:41:32de prendre moins de vitesse
00:41:34et donc de faire
00:41:36beaucoup moins de dégâts.
00:41:37Mais aujourd'hui, quand même,
00:41:38l'accès à l'autoroute
00:41:39est libre, en difficulté.
00:41:41À Marmande,
00:41:42on a pu rouvrir les ponts.
00:41:43On a évacué quand même 1700 personnes.
00:41:46Mais aujourd'hui,
00:41:47on a encore 450 agents
00:41:49qui sont sur place.
00:41:50Enedis qui travaille toujours.
00:41:52Donc on gagne du terrain
00:41:53suite à la tempête.
00:41:54Parce qu'on l'oublie,
00:41:55mais la tempête nous a frappés durement.
00:41:57Les agriculteurs,
00:41:58surtout auxquels je pense,
00:41:59qui eux ont subi cette tempête,
00:42:02notamment sur les Cernes,
00:42:03mais vont avoir aussi
00:42:04leur culture endommagée.
00:42:05Et donc c'est pris en compte.
00:42:06Alors on a les entreprises aussi
00:42:08à qui on a accordé évidemment
00:42:09le chômage partiel,
00:42:10le temps qu'ils puissent reprendre
00:42:11leur activité.
00:42:12Et ainsi que des cellules psychologiques
00:42:14à la fois pour la population,
00:42:17quelle que soit leur qualité.
00:42:20Et pour les agriculteurs aussi,
00:42:21la MSA a mis en place
00:42:23un numéro qui leur permet
00:42:25de prendre en compte
00:42:26au mieux leur situation.
00:42:27– Effectivement,
00:42:28on imagine la situation
00:42:30pour les agriculteurs.
00:42:32On est très centré sur les habitants
00:42:33parce que c'est l'urgence.
00:42:34Mais pour les agriculteurs,
00:42:35c'est évidemment catastrophique
00:42:37ce qui est en train de se passer.
00:42:38Même si en vous entendant,
00:42:39M. le Préfet,
00:42:40on se dit que,
00:42:41vous nous dites,
00:42:41on est en train de regagner du terrain.
00:42:42Ça veut dire que pour vous,
00:42:44le pire est passé ?
00:42:46– Le pire est passé
00:42:48parce qu'on va avoir le pic
00:42:49probablement entre ce soir et demain
00:42:51qui devrait être intérieur au premier.
00:42:54Et ceux qui ont été touchés
00:42:56par la tempête
00:42:56sont déjà au pied d'œuvre,
00:42:58je dirais,
00:42:59pour essayer de remettre
00:43:00leur activité en marche.
00:43:02Et les inondations,
00:43:03par contre,
00:43:03c'est vrai qu'on aura
00:43:04une cinétique un peu lente.
00:43:06Et donc,
00:43:07dans certains secteurs,
00:43:09ça pourra prendre un peu de temps.
00:43:10– Mais vous ne pensez pas
00:43:12que vous aurez besoin
00:43:12de procéder à de nouvelles évacuations ?
00:43:15– Non, à ce stade, non.
00:43:17Alors après,
00:43:17ce qu'il y a,
00:43:17c'est qu'il y a des personnes
00:43:18qui n'ont pas voulu évacuer
00:43:20dans un premier temps.
00:43:21Et comme on est dans un temps long,
00:43:22c'est vrai que ça dure
00:43:23maintenant depuis quasiment une semaine.
00:43:25On le voit hier,
00:43:26par exemple,
00:43:27à Couture,
00:43:28il y a quelques familles
00:43:29qui étaient fatiguées,
00:43:31et on le comprend très bien,
00:43:33qui ont été évacuées.
00:43:34Donc on est plutôt sur ça,
00:43:35sur la fatigue et l'épuisement
00:43:36où les gens se disent
00:43:37« Bon, là non, c'est trop long,
00:43:39il faut qu'on évacue ».
00:43:41Mais on est plutôt
00:43:41sur quelques personnes,
00:43:42quelques dizaines de personnes au maximum.
00:43:44– Quand on voit
00:43:45l'ampleur du phénomène,
00:43:46toujours sur ces images aériennes
00:43:47qu'on découvre en direct,
00:43:49on se demande
00:43:49ce qu'on peut bien faire contre ça.
00:43:51Est-ce que,
00:43:51même si on a bien compris
00:43:53dans l'urgence,
00:43:53il faut juste attendre
00:43:54que ça s'écoule
00:43:54et que ça peut prendre du temps,
00:43:55sur un plus long terme,
00:43:57quelles sont les mesures
00:43:57que vous pouvez mettre en place
00:43:58dans le département
00:43:59pour éviter
00:44:00de revivre
00:44:01des situations pareilles ?
00:44:03– Là, ce sera tout le travail
00:44:04qu'on va engager.
00:44:05On a des premières réunions
00:44:06déjà en fin de semaine
00:44:08avec tous les acteurs du terrain,
00:44:11les élus locaux,
00:44:12les administrations,
00:44:13pour voir,
00:44:14en sachant que ce territoire
00:44:15est quand même très organisé
00:44:17depuis de nombreuses années,
00:44:18beaucoup de choses ont été faites.
00:44:20Alors, c'est toujours perfectible,
00:44:21on peut toujours s'améliorer
00:44:22et c'est pour ça d'ailleurs
00:44:23qu'on va regarder ça.
00:44:24Mais c'est quand même
00:44:25un territoire
00:44:26qui a pris de bonnes habitudes,
00:44:28si je puis dire,
00:44:29et qui s'est organisé
00:44:30pour protéger au mieux
00:44:31sa population,
00:44:32y compris ses agriculteurs
00:44:34et ses cultures.
00:44:34– Merci beaucoup,
00:44:36M. le Préfet.
00:44:37Bruno André,
00:44:38Préfet du Lot-et-Garonne
00:44:40qui continue évidemment
00:44:41à surveiller la situation
00:44:42de près
00:44:42et à s'adapter
00:44:44commune par commune,
00:44:46village par village
00:44:47et à surveiller
00:44:48l'évolution des choses,
00:44:49même si le message ici,
00:44:50Kévin,
00:44:50c'est plutôt un message,
00:44:51je ne dirais pas optimiste,
00:44:53mais en tout cas,
00:44:53on a l'impression
00:44:54qu'on aperçoit le soleil
00:44:55au bout du tunnel.
00:44:56– Oui, en effet,
00:44:57le Préfet le disait très bien,
00:44:59le pire est derrière nous,
00:45:00c'est-à-dire qu'en termes
00:45:00de volume d'eau,
00:45:01en termes de hauteur d'eau
00:45:03le long de la Garonne,
00:45:04dans ce département
00:45:04de la Lot-et-Garonne,
00:45:05on ne retrouvera pas
00:45:06les niveaux du week-end.
00:45:07Ça remonte dans la région
00:45:08de Tonins,
00:45:09mais on ne retrouvera pas
00:45:10les niveaux du week-end
00:45:11et ça, c'est quand même
00:45:11une information à prendre en compte.
00:45:12Pour autant,
00:45:13le niveau reste extrêmement haut
00:45:15et on le verra sans doute
00:45:17un peu plus loin en direct
00:45:17quand on sera du côté
00:45:18du Lot-et-Garonne,
00:45:19mais ça déborde de partout.
00:45:21Pas de nouvelles évacuations,
00:45:22mais pas de retour chez soi
00:45:24sans doute non plus
00:45:24dans l'immédiat
00:45:25parce que la situation
00:45:26reste sérieuse
00:45:27et c'est pour cette raison
00:45:28que le rouge reste enclenché.
00:45:29– Et cette situation,
00:45:29on la surveille donc en direct
00:45:31depuis cet hélicoptère
00:45:32à bord duquel se trouvent
00:45:33Lola Baye et Margot Visade.
00:45:36Lola, vous parcourez la zone,
00:45:39vous étiez au-dessus de l'Aréol
00:45:40il y a quelques instants
00:45:41et maintenant,
00:45:42vous vous êtes rapprochée
00:45:42d'une autre commune
00:45:43qui est particulièrement touchée,
00:45:45il s'agit de Langon.
00:45:45– Tout à fait,
00:45:52on est à 300 mètres d'altitude.
00:45:54Je vais demander à Christophe,
00:45:55qui est notre pilote,
00:45:56si on peut s'approcher
00:45:57à davantage de Langon.
00:45:59Vous voyez sur ces images
00:46:01les champs, les routes,
00:46:03les maisons, les arbres
00:46:04sont comme avalés ici à Langon.
00:46:07C'est extrêmement impressionnant,
00:46:08on le rappelle,
00:46:09la Garonne est montée
00:46:10à près de 10 mètres
00:46:11hier par endroit
00:46:13et on se rappelle
00:46:15avec Margot Visade
00:46:15qui m'accompagne
00:46:16hier à Langon,
00:46:17on a croisé cette famille
00:46:19qui jusqu'à très tard,
00:46:2022h hier soir,
00:46:21était encore en train
00:46:22de ramener leurs affaires
00:46:24parce qu'ils avaient
00:46:25près de 2 mètres
00:46:26à travers le pont.
00:46:28En tout cas,
00:46:29on le voit ici
00:46:30à vue du ciel,
00:46:31on a l'impression
00:46:31d'un damier flou,
00:46:33englouté,
00:46:34un damier flou brunâtre.
00:46:35Vous voyez,
00:46:36il y a ces arbres
00:46:36qui sont émergés,
00:46:37ces maisons,
00:46:38des routes qui sont coupées,
00:46:40Langon qui semble,
00:46:42ici,
00:46:42du haut de 300 mètres d'altitude,
00:46:45presque coupée du monde.
00:46:46En tout cas,
00:46:47c'est redessiné progressivement.
00:46:49On le rappelle,
00:46:49l'alerte rouge pour Cru,
00:46:50elle est maintenue
00:46:51au moins jusqu'à mercredi
00:46:52dans plusieurs départements,
00:46:53notamment Gironde,
00:46:54là,
00:46:55on se trouve,
00:46:55annoncée aujourd'hui
00:46:56à Météo France
00:46:57avec cette lente décrue,
00:46:59mais temporaire,
00:47:00et tout est dans le temporaire
00:47:02avec,
00:47:02vous le voyez encore,
00:47:03par exemple,
00:47:04ces flaques miroirs
00:47:05immenses dans les champs
00:47:07puisque les sols sont saturés,
00:47:09des précipitations prochaines
00:47:11sont annoncées
00:47:11avec des coefficients de marée
00:47:13et donc,
00:47:14tout pourrait repartir.
00:47:16– Oui,
00:47:16des villes coupées du monde
00:47:18que vous nous montrez,
00:47:19le là,
00:47:19ce n'est pas qu'une expression,
00:47:20Ludovic Pingano.
00:47:22C'est très,
00:47:23très difficile
00:47:24d'acheminer
00:47:24de l'approvisionnement
00:47:25et des secours
00:47:26dans des conditions pareilles,
00:47:28même si là,
00:47:28on a l'impression,
00:47:29et le préfet tout à l'heure
00:47:30du Lot-et-Garonne,
00:47:30ici,
00:47:30on est en Gironde,
00:47:31du Lot-et-Garonne,
00:47:32nous disait que,
00:47:33voilà,
00:47:33sur les accès routiers,
00:47:34ça commençait quand même
00:47:35à s'améliorer.
00:47:35Là aussi,
00:47:36on voit ce pont ici,
00:47:37on a l'impression
00:47:38que ça passe,
00:47:39vu d'ici,
00:47:39c'est évidemment difficile
00:47:41à dire,
00:47:41mais c'est vrai
00:47:42que ces zones,
00:47:42elles sont très dures d'accès.
00:47:43– Elles sont dures d'accès,
00:47:45voire impossibles d'accès
00:47:46dans certains cas,
00:47:47on imagine bien
00:47:47toutes les routes
00:47:48qui sont aujourd'hui
00:47:48complètement submergées,
00:47:50donc bien entendu,
00:47:51pas question surtout
00:47:52de vouloir les emprunter,
00:47:53c'est extrêmement,
00:47:55extrêmement dangereux
00:47:55et à partir du moment
00:47:57où on coupe les circulations,
00:47:58eh bien c'est toute une économie
00:47:59qui s'arrête
00:48:00puisqu'on ne peut plus livrer,
00:48:01on ne peut plus se déplacer
00:48:02et donc ce sont toujours
00:48:03des conséquences extrêmement importantes
00:48:04mais qui vont durer dans le temps,
00:48:06même au-delà de la décrue
00:48:07puisqu'il faut bien imaginer
00:48:08qu'il va y avoir
00:48:09des dégâts extrêmement importants
00:48:10sur l'ensemble de la zone
00:48:11et qu'il va falloir
00:48:12des mois et des mois
00:48:13pour que la situation
00:48:14puisse redevenir normale
00:48:16si encore faut-il
00:48:18qu'elle puisse le redevenir vraiment.
00:48:20– Oui, c'est vrai,
00:48:20une fois que les caméras sont parties
00:48:22et que les niveaux d'eau
00:48:22ont baissé,
00:48:23l'économie elle se poursuit
00:48:25et il y a des commerçants
00:48:26qui ont subi des dommages
00:48:28irréparables,
00:48:28on a interrogé plusieurs
00:48:30qui ont subi des crues précédentes
00:48:31et qui disaient
00:48:32nous on a dû fermer
00:48:32pendant huit mois,
00:48:33on a rouvert
00:48:34il y a seulement quelques mois
00:48:35et bien c'est reparti
00:48:36et là si on imagine
00:48:37évidemment leur désespoir.
00:48:38Ça c'est la situation
00:48:39sur la Garonne
00:48:39et on voit que c'est
00:48:40très très impressionnant
00:48:41et bien figurez-vous
00:48:41que du côté de la Loire
00:48:42ça pourrait être encore pire
00:48:43dans les heures qui viennent.
00:48:44C'est l'autre fleuve
00:48:45qu'on surveille de très très près
00:48:47notamment dans la région d'Angers
00:48:50parce que Angers
00:48:51est un nœud
00:48:52entre différents cours d'eau
00:48:53et ces cours d'eau
00:48:54sont tous en train de monter
00:48:56de façon inquiétante.
00:48:57On disait
00:48:57les consignes de prudence
00:48:58sur les routes
00:48:59et bien dans ce département
00:49:01du Ménéloir
00:49:01là aussi prudence extrême
00:49:03parce que ça va évoluer très vite.
00:49:04C'est en train d'évoluer très vite
00:49:05d'ailleurs sous vos yeux
00:49:06Thomas Hermand.
00:49:10Oui ça progresse
00:49:115 mètres 10 devant vous
00:49:12vous avez la Loire
00:49:13donc qui déborde
00:49:14depuis plusieurs jours.
00:49:16Regardez sur votre gauche
00:49:17où on a donc installé
00:49:19ces parpaings
00:49:19et ces planches de bois
00:49:20pour permettre aux habitants
00:49:21de circuler
00:49:23et puis encore plus à gauche
00:49:24regardez cette porte de garage
00:49:25où on a installé
00:49:26à titre préventif
00:49:27ces bâches
00:49:28et ces graviers
00:49:30donc pour se protéger
00:49:32de l'eau
00:49:32puisque là je vous le disais
00:49:335 mètres 10
00:49:34on va gagner
00:49:3520 centimètres
00:49:37cette nuit
00:49:37donc ça va encore progresser.
00:49:39Regardez ici
00:49:40vous avez cette barrière anticrue
00:49:42qui a été également
00:49:43installée
00:49:43pour protéger
00:49:44les habitations
00:49:45qui sont
00:49:45de l'autre côté
00:49:47de ce barrage
00:49:48anticru
00:49:49et vous le voyez
00:49:50au fond de l'image
00:49:51ces habitants
00:49:51ces curieux
00:49:52qui constatent
00:49:53cette Loire
00:49:54assez imposante
00:49:55depuis plusieurs jours
00:49:56et on observe
00:49:57donc cette montée des eaux
00:49:58il y avait du soleil
00:49:59tout à l'heure
00:50:00vous le voyez
00:50:00il disparaît peu à peu
00:50:01la pluie s'installe
00:50:03on redoute aussi
00:50:04les conditions météorologiques
00:50:05des prochains jours
00:50:06situation donc évolutive
00:50:08je termine sur la crue
00:50:09historique de référence
00:50:10de 82
00:50:11c'était 5 mètres 70
00:50:14on atteint
00:50:155 mètres 30
00:50:15cette nuit
00:50:16la pluie s'installe
00:50:18et vous retombe dessus
00:50:19à vous Thomas Hermand
00:50:20et à Vincent Serron
00:50:22qui vous accompagne
00:50:23pour les images
00:50:24c'est le puits
00:50:25il va s'accentuer
00:50:26Kevin Fleury
00:50:26dans les heures qui viennent
00:50:27oui et sur ces 5 cours d'eau
00:50:28qui entourent en quelque sorte
00:50:30la ville d'Angers
00:50:31puisque la perturbation annoncée
00:50:32elle arrive en ce moment
00:50:33en Bretagne
00:50:34Loire-Atlantique-Vendée
00:50:35et elle arrivera ensuite
00:50:35très vite en fin de journée
00:50:37malheureusement
00:50:37sur la région d'Angers
00:50:39Angers est cerné
00:50:40par un fort risque
00:50:41d'inondations
00:50:42la Mayenne
00:50:42la Sarthe
00:50:43si vous habitez également
00:50:44le long de la Loire
00:50:45du Loire également
00:50:46qui est un autre cours d'eau
00:50:47et de la Maine
00:50:48ces 5 cours d'eau
00:50:49que je viens d'évoquer
00:50:50ils sont d'une manière
00:50:51ou d'une autre
00:50:51connectés ensemble
00:50:52et ils sont tous
00:50:53en crues majeures
00:50:54c'est-à-dire
00:50:55vigilance rouge
00:50:56et les projections
00:50:57de Vigicrues
00:50:58pour les prochaines heures
00:50:58nous emmènent
00:50:59vers une hausse constante
00:51:01au moins jusqu'à jeudi matin
00:51:02donc le pire est à venir
00:51:04la crue est sévère
00:51:06et malheureusement
00:51:07les conséquences
00:51:07le seront très certainement
00:51:08et on voit
00:51:08les mesures d'urgence
00:51:09qui sont mises en place
00:51:10Ludovic Pingano
00:51:11avec cette bâche
00:51:12sur ce garage
00:51:13et ce gravier
00:51:13que nous a montré Thomas
00:51:14avec ces digues
00:51:15aussi provisoires
00:51:17ça sert à quelque chose
00:51:18ou pas ?
00:51:20Écoutez
00:51:20je suis assez réservé
00:51:21sur l'efficacité
00:51:22de ces digues
00:51:23alors effectivement
00:51:24on peut imaginer
00:51:25que ça peut empêcher
00:51:25éventuellement
00:51:26l'eau de progresser
00:51:27trop vite
00:51:28mais ceci dit
00:51:28je le dis
00:51:29et je le répète
00:51:30on ne peut pas lutter
00:51:30contre la nature
00:51:31à partir du moment
00:51:32où la nature
00:51:32va décider de passer
00:51:33elle passera
00:51:34d'une façon ou d'une autre
00:51:34et plutôt que
00:51:35de vouloir
00:51:37mettre des barrages
00:51:38de fortune
00:51:39je crois qu'il faut
00:51:39vraiment accepter
00:51:41qu'à un moment donné
00:51:41il faut réfléchir
00:51:42et prendre le sujet
00:51:43de façon différente
00:51:46en revoyant
00:51:47notre urbanisation
00:51:48en imaginant
00:51:50d'autres solutions
00:51:50pour protéger
00:51:51les populations
00:51:52les artisans
00:51:52le bétail
00:51:53voilà
00:51:55aujourd'hui
00:51:57les secours
00:51:58sont mobilisés
00:51:59ils vont pouvoir
00:51:59intervenir
00:52:00à partir du moment
00:52:00où des situations
00:52:01d'urgence
00:52:02surviendront
00:52:03d'ailleurs
00:52:04je le rappelle
00:52:04n'appeler les secours
00:52:06qu'en cas d'extrême urgence
00:52:07aujourd'hui
00:52:08il ne s'agit pas
00:52:09de les appeler
00:52:10parce qu'on a un petit peu
00:52:10d'eau dans son garage
00:52:11la priorité n'est pas là
00:52:13la priorité c'est l'humain
00:52:14la priorité c'est l'humain
00:52:15et ça va de soi
00:52:16sur ces digues
00:52:16je me souviens
00:52:17l'année dernière
00:52:18on était parti à Rodon
00:52:19rappelez-vous
00:52:20Rodon dans le sud
00:52:21de la Bretagne
00:52:21en Ile-et-Vilaine
00:52:22qui avait été touchée
00:52:23par les inondations
00:52:23ces digues avaient été installées
00:52:25par les militaires
00:52:25de la sécurité civile
00:52:27et malheureusement
00:52:27en effet on constatait
00:52:28que l'eau passait
00:52:29vous savez
00:52:29par les bouches d'évacuation
00:52:31en fait elle passait
00:52:32derrière les digues
00:52:33et si vous voulez
00:52:34ça a un petit peu ralenti
00:52:35les inondations
00:52:36dans certains habitats
00:52:38mais ça ne les a pas empêchées
00:52:40sur ces images
00:52:41délico très impressionnantes
00:52:42on voit les dégâts
00:52:43sur les habitations
00:52:45naturellement
00:52:45mais aussi
00:52:46sur les champs
00:52:47toutes ces surfaces
00:52:48planes
00:52:49qui sont totalement
00:52:50gorgées d'eau
00:52:51il y a très souvent
00:52:52en dessous
00:52:52des champs
00:52:53des terres
00:52:54qui sont cultivables
00:52:55vous avez parlé du bétail
00:52:56également Ludovic Pingano
00:52:58il y a de nombreuses bêtes
00:52:59qui ont été noyées
00:53:00hélas
00:53:01depuis cet épisode
00:53:02et ce sont à chaque fois
00:53:02évidemment
00:53:03des drames
00:53:05un agriculteur
00:53:05est avec nous
00:53:06c'est Gauthier Desraux
00:53:07vous êtes agriculteur
00:53:08à Feugarolle
00:53:09bonjour à vous
00:53:10dites-nous
00:53:11quelle est l'étendue
00:53:12des dégâts
00:53:12est-ce que vous en avez
00:53:13chez vous ou pas ?
00:53:15Bonjour
00:53:16effectivement
00:53:16vous le voyez derrière moi
00:53:17tous les noisetiers
00:53:18qu'on a sont dans l'eau
00:53:20donc on a un gros problème
00:53:21d'asphyxie racinaire
00:53:22et de pollinisation
00:53:24où à partir d'une semaine
00:53:25de délai
00:53:26où les arbres
00:53:27vont rester dans l'eau
00:53:27on a un dépérissement
00:53:29et ils risquent de mourir
00:53:30alors on peut voir
00:53:31que l'eau est montée
00:53:32à peu près jusqu'à ce niveau-là
00:53:33donc aujourd'hui
00:53:34au niveau de la pollinisation
00:53:35les soucis qu'on va avoir
00:53:36c'est que toutes les noisettes
00:53:37les fleurs femelles
00:53:38qui sont à ce niveau-là
00:53:40ne vont pas être pollinisées
00:53:42donc on va avoir
00:53:43une grosse perte de rendement
00:53:44donc on attend
00:53:45que l'eau remonte
00:53:46encore à peu près
00:53:48d'un mètre
00:53:48dans le secteur
00:53:49donc on surveille Vigicru
00:53:52à Agen
00:53:53on surveille Vigicru
00:53:54à Toulouse
00:53:54on surveille un peu partout
00:53:56et on attend
00:53:57de voir les dégâts
00:53:58que ça va encore
00:53:59nous causer
00:54:00pour la suite
00:54:00pour qu'on se rende bien compte
00:54:02l'eau elle est à quelle hauteur
00:54:03par rapport au sol ?
00:54:05ben par rapport au sol
00:54:06vous le voyez sur
00:54:08hop
00:54:08là on est
00:54:10pardon
00:54:11on est à peu près
00:54:12à 80
00:54:12entre 80 et 1 mètre du sol
00:54:14et elle est montée
00:54:15à peu près
00:54:16jusqu'à ce niveau-là
00:54:17voilà
00:54:18donc elle est montée
00:54:18encore 1 mètre de plus
00:54:19donc tous les arbres
00:54:21qui étaient ici
00:54:21sur cette parcelle
00:54:22étaient dans l'eau
00:54:23sur la parcelle en face
00:54:25puisqu'ici on est sur
00:54:26le petit russeau
00:54:26qui s'appelle
00:54:27Lovignon
00:54:28qui inonde
00:54:28l'ensemble du village
00:54:29du Paravis
00:54:30où j'ai mes parents
00:54:32et toute la famille
00:54:32qui est là-bas
00:54:33et on voit en face
00:54:34le verger
00:54:35qui pareil
00:54:36est encore dans l'eau
00:54:38et l'eau va monter
00:54:39et on va arriver
00:54:40jusqu'à la moitié du verger
00:54:41et à la moitié
00:54:42de la hauteur des arbres
00:54:43et il faudrait
00:54:44que ça s'évacue
00:54:45dans combien de temps
00:54:45pour que toute votre production
00:54:47puisse être malgré tout sauvée ?
00:54:49il faudrait déjà
00:54:50qu'elle soit partie
00:54:51puisque ça fait déjà
00:54:52une semaine
00:54:52qu'on est dans l'eau
00:54:53et plus longtemps
00:54:54l'eau reste
00:54:55et plus longtemps
00:54:56ce sera embêtant
00:54:56pour la production
00:54:58à ça se rajoutent
00:54:59les autres problèmes
00:54:59qu'on peut avoir
00:55:00au niveau de la filière
00:55:02en noisettes
00:55:03notamment au niveau
00:55:03des traitements
00:55:04ainsi de suite
00:55:05où on espère
00:55:07que cette année
00:55:07malgré tout ça
00:55:08on arrive quand même
00:55:09à avoir une production
00:55:10et à sauver
00:55:11tout ce qu'on peut
00:55:12Vous avez des collègues
00:55:13éleveurs
00:55:13qui ont perdu des bêtes
00:55:14aussi ou pas ?
00:55:15Des bêtes non
00:55:16les maraîchers
00:55:17sont très embêtés aussi
00:55:18puisqu'ils ont
00:55:19toutes les salades
00:55:19et les carottes
00:55:20ils ont tout dans l'eau
00:55:20donc toutes ces personnes-là
00:55:22il faut parler d'eux
00:55:25il faut compatir avec eux
00:55:26il faut nous soutenir
00:55:27et il faut nous encourager
00:55:29pour qu'on puisse
00:55:29continuer à faire notre métier
00:55:30Et c'est pour ça
00:55:31qu'on voulait vous entendre
00:55:32Gauthier Dérault
00:55:33et surtout voir
00:55:34les conséquences
00:55:35sur vos noisettes
00:55:36On va continuer évidemment
00:55:37à surveiller l'évolution
00:55:38des choses
00:55:38pour les agriculteurs aussi
00:55:40du côté de la Gironde
00:55:41et du côté du Lot-et-Garonne
00:55:43alors qu'on continue
00:55:44à découvrir
00:55:44ces images en direct
00:55:46vu d'hélicoptères
00:55:47et on imagine bien
00:55:48l'état des champs
00:55:49qui se trouvent en dessous
00:55:50la Gironde
00:55:50mais aussi le Lot-et-Garonne
00:55:52On va retrouver
00:55:54Jocelyn Cazot
00:55:55qui est avec nous
00:55:56depuis Couture
00:55:58Alors est-ce que vous êtes
00:55:59vous aussi
00:56:00dans un moment
00:56:01de relatif répit
00:56:03comme le disait
00:56:03le préfet du Lot-et-Garonne
00:56:05tout à l'heure
00:56:05ou est-ce que pour l'instant
00:56:06vous ne le constatez pas vraiment ?
00:56:13Alors Julien
00:56:14tout à l'heure
00:56:14nous étions avec Marie-Jo
00:56:15nous l'avons suivi
00:56:16avec sa maman
00:56:17qui déposait
00:56:18un générateur
00:56:20puisque votre maman
00:56:20a 92 ans
00:56:21et justement
00:56:23Marie-Jo
00:56:23c'est une situation
00:56:24pas particulière
00:56:25ça fait écho
00:56:25à ce que disait
00:56:26l'agriculteur
00:56:26il y a quelques instants
00:56:27vous n'êtes pas agricultrice
00:56:28mais vous avez des animaux
00:56:29normalement dans votre jardin
00:56:30des oies notamment
00:56:31elles sont où là actuellement ?
00:56:32Eh bien on a
00:56:33un poulailler de haut
00:56:34dans lequel on a installé
00:56:36les oies
00:56:36les canards
00:56:37et les poules
00:56:38tout le monde cohabite
00:56:39il y a même des lapins avec
00:56:41Donc au grenier c'est ça ?
00:56:42Oui c'est au grenier
00:56:43un grenier au-dessus du poulailler
00:56:45Donc c'est système D
00:56:47parce qu'on n'a pas trop le choix
00:56:49on ne parle pas de décrus
00:56:50on a décidé de venir ici
00:56:52à Couture
00:56:53parce que cet endroit
00:56:54il est vraiment symbolique
00:56:55vous connaissez très bien Couture
00:56:57on va parler dans un instant
00:56:58mais regardez
00:56:58Morgane Dumont
00:56:59va vous le montrer sur vos images
00:57:00on est sur la digue
00:57:01la digue elle est détrempée
00:57:02ça fait 7 jours maintenant
00:57:04qu'elle retient de l'eau
00:57:06et l'eau elle est très importante
00:57:08à droite
00:57:08et cette digue elle doit
00:57:10protéger le bourg
00:57:11qui est à notre gauche
00:57:12et qui est déjà en partie
00:57:14inondée
00:57:15vous voyez des voitures
00:57:16le terrain de foot
00:57:17l'air de jeu
00:57:20pour les enfants
00:57:20inondée
00:57:21parce qu'il y a des
00:57:22plus petites digues
00:57:23juste à l'entrée du village
00:57:25qui protègent la campagne
00:57:26et qui ont été
00:57:27comment dire
00:57:27ouvertes pour permettre
00:57:29de relâcher la pression
00:57:30sur d'autres digues
00:57:31c'est un jeu
00:57:32effectivement pour
00:57:33permettre de relâcher
00:57:34la pression sur certains endroits
00:57:35Marie-Jo
00:57:36là on est sur une situation
00:57:37où on regarde précisément
00:57:38la digue
00:57:38pourquoi ?
00:57:39parce que
00:57:40ça fait une semaine
00:57:40c'est ça ?
00:57:41oui oui
00:57:42ça fait une semaine
00:57:43que l'eau monte
00:57:44donc cette digue
00:57:45elle préserve le village
00:57:47depuis des années
00:57:48des crues importantes
00:57:50donc ça s'appelle
00:57:51une digue haute
00:57:52et elle préserve
00:57:53tout le village
00:57:54et après
00:57:55on a les digues basses
00:57:56qui protègent
00:57:57la campagne
00:57:58qui sont un peu
00:57:59un peu plus basses
00:58:01et pour éviter
00:58:02que la digue haute
00:58:03ne craque
00:58:04on est obligé
00:58:05d'ouvrir un déversoir
00:58:06pour équilibrer
00:58:07les masses
00:58:08et donc l'eau
00:58:09envahit la campagne
00:58:10et l'eau est encore
00:58:10très élevée là
00:58:11oui là
00:58:12encore assez élevée
00:58:13oui
00:58:13elle a baissé
00:58:15bien sûr
00:58:16elle a baissé bien sûr
00:58:18mais
00:58:18elle a encore
00:58:19un niveau important
00:58:20et normalement
00:58:21elle devrait recommencer
00:58:22à monter ce soir
00:58:23voilà
00:58:23inquiétude, prudence
00:58:24vigilance
00:58:25trois mots d'ordre
00:58:26aujourd'hui à couture
00:58:27pour les habitants
00:58:28que l'on continue de suivre
00:58:30et vous restez vigilants
00:58:31justement
00:58:31Jocelyn Azo
00:58:32avec Morgane Dumont
00:58:34sur ces images
00:58:35toujours impressionnantes
00:58:36notamment cette voiture
00:58:37qui est pratiquement
00:58:38complètement recouverte
00:58:39par les eaux
00:58:40et pour prendre encore
00:58:41un peu plus de hauteur
00:58:42et se rendre compte
00:58:43de ce qui se passe
00:58:43et bien ce sont les images
00:58:44filmées en direct
00:58:46par hélicoptère
00:58:47au-dessus de la Gironde
00:58:48images que vous filmez
00:58:51Lola Bay
00:58:52avec Margot Vizade
00:58:59Oui tout à fait
00:59:00on est à 300 mètres
00:59:01d'altitude
00:59:02au-dessus de la Réole
00:59:03on est retourné
00:59:04en longeant
00:59:05la Garonne
00:59:06ce village de la Réole
00:59:084500 habitants
00:59:09situé en Gironde
00:59:10à une heure
00:59:11au-dessus de Bordeaux
00:59:11vous le voyez
00:59:12c'est englouti
00:59:14par les eaux
00:59:14avec certains toits
00:59:15des maisons
00:59:16qui sortent
00:59:18à peine
00:59:18de manière
00:59:20immergée
00:59:20il y a aussi des arbres
00:59:21qui sont totalement
00:59:23sous l'eau
00:59:24finalement
00:59:25on a l'impression
00:59:26que les eaux
00:59:27brunettes
00:59:27redessinent
00:59:28brutalement
00:59:29ce paysage
00:59:30la Réole
00:59:31c'est l'un des épicentres
00:59:32de cette étude
00:59:35spectaculaire
00:59:35d'inondation
00:59:36puisque la Garonne
00:59:37était à près de 10 mètres
00:59:38hier
00:59:38par endroit
00:59:40on le rappelle
00:59:40il y a eu même
00:59:41une série psychologique
00:59:42qui a été mise en place
00:59:43pour les habitants
00:59:44la Réole
00:59:45là que vous voyez
00:59:45sur cette image
00:59:46avec ces arbres
00:59:48ces champs
00:59:49ces habitations
00:59:50qui sont totalement
00:59:51engloutis sous les eaux
00:59:53finalement
00:59:53on a l'impression
00:59:54que les arbres
00:59:55aussi sont comme
00:59:55avalés
00:59:56à l'arrière-plan
00:59:57c'est dire
00:59:58en tout cas
00:59:59si c'est
01:00:01spectaculaire ici
01:00:02on le rappelle
01:00:03alerte rouge
01:00:04pour cru
01:00:05elle est maintenue
01:00:05jusqu'au mois
01:00:06demain
01:00:06en Gironde
01:00:07annoncé ce matin
01:00:09pardon
01:00:09Météo France
01:00:10ça indique une lente
01:00:11mais temporaire
01:00:12décrue de la Garonne
01:00:13et on le voit
01:00:14en tout cas
01:00:14il y a encore
01:00:15ces flacs
01:00:16qui sont des miroirs
01:00:17immenses dans les champs
01:00:19avec ces routes coupées
01:00:20ces quartiers isolés
01:00:22en tout cas
01:00:23la vigilance
01:00:23est de mise
01:00:24ici
01:00:25au-dessus de la Réole
01:00:26oui
01:00:27vigilance
01:00:27avec ces étendues d'eau
01:00:29qui semblent
01:00:30parfaitement immobiles
01:00:32c'est toujours
01:00:32une impression
01:00:33très très particulière
01:00:34de voir ces images
01:00:36alors la Gironde
01:00:36est en vigilance rouge
01:00:38il y a aussi
01:00:38une dizaine de départements
01:00:39qui sont en vigilance orange
01:00:40et là aussi
01:00:41ça bouge
01:00:41notamment en Charente-Maritime
01:00:42on va retrouver à Sainte
01:00:44Arthur-des-Cudé
01:00:44qui est avec des sinistrés
01:00:48oui tout à fait
01:00:49regardez
01:00:49vous le voyez toujours
01:00:50sur ces images
01:00:51de Lucille Martin
01:00:52où l'eau continue de monter
01:00:53dans ces rues de Sainte
01:00:55on est d'ailleurs
01:00:56avec plusieurs personnes
01:00:57qui participent
01:00:58à ces évacuations
01:00:59on était avec Charlotte
01:01:00on vous suit Charlotte
01:01:01en tout cas depuis ce matin
01:01:02vous êtes avec Catherine
01:01:03également
01:01:03merci d'être avec nous
01:01:05racontez-nous
01:01:05vous participez
01:01:06à soulever les meubles
01:01:07parce que l'eau rentre
01:01:08dans les habitations
01:01:09maintenant Charlotte
01:01:09oui tout à fait
01:01:10donc en fait
01:01:10c'est assez bien organisé
01:01:12les habitants
01:01:14appellent le numéro
01:01:15à l'eau crue
01:01:16là on comptabilise
01:01:18le nombre de parpaings
01:01:19qui sont nécessaires
01:01:20via une plateforme
01:01:21nous on connaît
01:01:22les besoins
01:01:23donc on est mobile
01:01:24et on va là où
01:01:25on suit le fil
01:01:26d'actualité
01:01:29sur la plateforme
01:01:30et on va
01:01:31chez les habitants
01:01:32donc là
01:01:32on s'est occupé
01:01:33d'un restaurant
01:01:34après les riverains
01:01:35chez qui on était
01:01:36tout à l'heure
01:01:36Catherine c'était
01:01:37assez impressionnant
01:01:38de voir toute cette eau
01:01:38dans le restaurant
01:01:39juste à côté
01:01:40est-ce que vous aviez
01:01:40déjà vu ça
01:01:41vous à Sainte ?
01:01:41oui ben moi
01:01:42je suis née à Sainte
01:01:43ça fait 64 ans
01:01:44que j'habite Sainte
01:01:45effectivement
01:01:45je connais
01:01:46j'ai connu
01:01:47toutes les crues
01:01:48et là
01:01:49c'est dur
01:01:50quand même
01:01:51pour les gens
01:01:53physiquement
01:01:53on les aide
01:01:54mais on les aide
01:01:55aussi psychologiquement
01:01:56parce que le psychologique
01:01:57n'empêche que c'est des choses
01:01:59qui reviennent
01:02:00qui reviennent
01:02:00qui reviennent
01:02:01ils font des cauchemars
01:02:02et on est là
01:02:03il y aura une cellule
01:02:05psychologique de montée
01:02:06donc voilà
01:02:07on essaye de faire
01:02:07le maximum
01:02:08pour les Sainte
01:02:08merci Catherine
01:02:09merci Charlotte
01:02:10d'avoir été avec nous
01:02:10voilà vous le disiez
01:02:11justement
01:02:11une cellule psychologique
01:02:13qui sera ouverte
01:02:14dès 14h
01:02:15ici à Sainte
01:02:16pour accompagner
01:02:16les sinistrés
01:02:17de cette ville
01:02:18toujours touchée
01:02:19par cette crue
01:02:20qui ne s'arrête pas
01:02:20vous le voyez
01:02:21toujours cette eau
01:02:22qui est bien présente
01:02:24ici dans la ville de Sainte
01:02:25on attend jusqu'à 6m35
01:02:26ça sera cette nuit
01:02:27aux alentours de 4h du matin
01:02:28annonce Vigicru
01:02:30cellule psychologique
01:02:31et solidarité
01:02:32qui se met en place
01:02:33et effectivement
01:02:33c'est très très important
01:02:34vu l'ampleur
01:02:35du phénomène
01:02:36que sont en train
01:02:37de traverser
01:02:37ces départements
01:02:38et que vous continuez
01:02:39de découvrir
01:02:40en direct
01:02:40sur ces images aériennes
01:02:41saisissantes
01:02:42filmées par
01:02:43Lola Baye
01:02:44et Margot Vizade
01:02:46on retournera
01:02:47dans les airs
01:02:48dans quelques instants
01:02:49au-dessus de la Gironde
01:02:50sur BFM TV
01:02:50à tout de suite
01:02:51Arnaud Direct
01:02:52spécial consacré
01:02:53aux intempéries
01:02:54et aux inondations
01:02:54qui sont très impressionnantes
01:02:56dans plusieurs départements
01:02:57la Gironde
01:02:58et le Lot-et-Garonne
01:02:59ça continue
01:03:00on n'en voit pas le bout
01:03:01même s'il y a quand même
01:03:02des signes d'amélioration
01:03:03il y a également
01:03:04le Maine-et-Loire
01:03:05où là la situation
01:03:06est en train de se tendre
01:03:07sérieusement
01:03:08et dans les 48 heures
01:03:09qui viennent
01:03:10et bien les niveaux
01:03:11vont monter
01:03:12et toutes ces situations
01:03:13très critiques
01:03:14on va les voir
01:03:15avec nos équipes
01:03:16qui sont déployées
01:03:16sur l'ensemble
01:03:18des sites
01:03:19où ça se complique
01:03:20on sera également
01:03:21à Paris
01:03:22parce que là aussi
01:03:22le niveau de la Seine
01:03:23est très élevé
01:03:24comme nous le dira
01:03:24Clémence Renard
01:03:25ici à droite
01:03:26juste devant
01:03:27la Tour Eiffel
01:03:28d'abord
01:03:29on va prendre
01:03:29un petit peu de hauteur
01:03:30pour regarder tout ça
01:03:31depuis un hélicoptère
01:03:32avec vous
01:03:32Lola Baye
01:03:34grâce aux images
01:03:35filmées par
01:03:35Margot Vizade
01:03:37les paysages
01:03:38que vous avez découverts
01:03:39depuis une bonne heure et demie
01:03:41maintenant
01:03:41vous ont particulièrement
01:03:42stupéfaites
01:03:43dans la forêt
01:03:43de l'Enderace
01:03:44au début
01:03:45du circuit
01:03:47puisque c'était là
01:03:48que nous étions
01:03:49vous savez
01:03:49cette forêt
01:03:49qui a été ravagée
01:03:51il y a trois ans
01:03:51par un incendie
01:03:53qui avait été extrêmement
01:03:54conséquent
01:03:55c'est dire
01:03:56si ici
01:03:57cette forêt
01:03:58a déjà été
01:03:59concernée régulièrement
01:04:00par des catastrophes
01:04:02naturelles
01:04:03on est sur le chemin
01:04:04du retour
01:04:04mais ce qui nous a marqué
01:04:05avec Margot Vizade
01:04:06c'est avant tout
01:04:08ces inondations
01:04:09du côté
01:04:09le village de la Réole
01:04:10cette commune
01:04:12de 4400 habitants
01:04:14ou encore de Longo
01:04:15qui était totalement
01:04:16coupée
01:04:17avec ces arbres
01:04:18immergés
01:04:18ces routes barrées
01:04:19ces toits
01:04:20qui sortaient à peine
01:04:21de l'eau
01:04:22c'était très impressionnant
01:04:24avec ces flaques miroir
01:04:25on a l'impression
01:04:26d'un damier
01:04:27épard
01:04:27brunâtre
01:04:28avec la garotte
01:04:29qui au plus haut
01:04:30l'hiver
01:04:31était à près de 10 mètres
01:04:32par endroit
01:04:33j'essaie de vous décrire
01:04:34au mieux
01:04:34à quoi ça ressemble
01:04:36en tout cas
01:04:37on a l'impression
01:04:38que les cours d'eau
01:04:38en plus de la caronne
01:04:40ont conquis
01:04:40les jardins
01:04:41transformés
01:04:41en marée gérante
01:04:43au plus fort
01:04:44ce qui est intéressant
01:04:45à noter
01:04:46c'est qu'il y avait
01:04:47175 cours d'eau
01:04:49concernés par indigénance
01:04:50et dans 88 départements
01:04:52c'est le plus fort
01:04:53depuis la création
01:04:54de Vizicru
01:04:55en 2006
01:04:56et on voit ces images
01:04:57donc vue du ciel
01:04:59que vous filmez
01:04:59Lola avec Margot Vizade
01:05:01on va aller maintenant
01:05:02sur terre
01:05:03avec l'un des élus
01:05:04qui est concerné
01:05:05au premier chef
01:05:06par ces inondations
01:05:07vous avez survolé
01:05:08tout à l'heure
01:05:08Lola
01:05:09la ville de Langon
01:05:11et c'est vrai
01:05:11qu'elle est particulièrement
01:05:12touchée
01:05:12son maire
01:05:13c'est Jérôme Guilhem
01:05:13il est avec nous
01:05:14en direct
01:05:15monsieur le maire
01:05:16dites-nous
01:05:16où vous en êtes
01:05:18tout à l'heure
01:05:18le préfet du Lot-et-Garonne
01:05:20nous disait que
01:05:21allez
01:05:21le pire
01:05:22était vraisemblablement passé
01:05:24est-ce que c'est aussi
01:05:24votre sentiment ?
01:05:26notre sentiment
01:05:27c'est l'extrême prudence
01:05:28puisqu'on voit bien
01:05:29qu'effectivement
01:05:30en amont
01:05:30ça semble avoir
01:05:32une légère décrue
01:05:33avec quelques rebonds
01:05:34mais nous
01:05:35à Langon
01:05:36comme les communes
01:05:37qui sont autour
01:05:38on regarde
01:05:40les effets de la marée
01:05:42qui sont très importants
01:05:43et qui
01:05:45limitent l'évacuation
01:05:47donc on a une crue
01:05:48qui stade
01:05:48qui est encore assez haute
01:05:49est-ce que vous avez
01:05:51évacué du monde
01:05:52ou pas ?
01:05:53on a évacué
01:05:56une grosse
01:05:57centaine de personnes
01:05:58et il y a à peu près
01:05:59150 logements
01:06:02qui sont
01:06:02qui sont dans l'eau
01:06:03avec des personnes
01:06:04qui restent dedans
01:06:05pour le moment
01:06:06est-ce qu'il y a
01:06:07des personnes âgées
01:06:08notamment
01:06:08qui sont en situation
01:06:09difficile
01:06:10en situation d'isolement ?
01:06:12les personnes
01:06:13qui étaient en situation
01:06:14difficile
01:06:15ont été évacuées
01:06:16il reste
01:06:172-3 personnes
01:06:18où ça n'a pas été
01:06:19évident de les évacuer
01:06:20donc on est en lien
01:06:21avec eux
01:06:21on fait de la livraison
01:06:22avec les barques
01:06:24avec le soutien
01:06:25des pompiers
01:06:26voilà où on en est
01:06:27mais on a depuis
01:06:28hier soir
01:06:29les effets
01:06:30de cette crue
01:06:32qui dure
01:06:33qui met énormément
01:06:33de pression
01:06:34sur les réseaux
01:06:35d'eau potable
01:06:35et on a depuis hier
01:06:37une partie de la ville
01:06:39plus environ
01:06:401000 à 1500 personnes
01:06:41qui sont sans eau
01:06:42c'est effectivement
01:06:43une vie quotidienne
01:06:45qui est difficile
01:06:45depuis une bonne semaine
01:06:46maintenant
01:06:47merci beaucoup
01:06:47monsieur le maire
01:06:48il dit qu'il faut
01:06:49rester prudent
01:06:50Marc Hay
01:06:50est-ce qu'il a raison
01:06:52Jérôme Guillem ?
01:06:53Ah mais très clairement
01:06:53il a raison
01:06:54parce que les prochaines heures
01:06:55s'annoncent encore délicates
01:06:56il est vrai que l'on a observé
01:06:58une très légère décrue
01:07:00depuis maintenant
01:07:00quelques heures
01:07:01avec un niveau de la Garonne
01:07:03qui baisse
01:07:04mais qui part de tellement haut
01:07:05et qu'on le voit d'ailleurs
01:07:06sur les images
01:07:07la situation reste dramatique
01:07:09pour tous ces habitants
01:07:10de Gironde
01:07:11et de Lotte-et-Garonne
01:07:12le problème
01:07:13c'est que de nouvelles pluies
01:07:14sont prévues
01:07:15notamment jeudi
01:07:17donc déjà
01:07:18une nouvelle tempête
01:07:19va concerner la France
01:07:21entre mercredi soir
01:07:22et jeudi
01:07:23elle vient d'être nommée
01:07:24par Météo France
01:07:25la tempête Pedro
01:07:26qui provoquera
01:07:27de très violentes rafales de vent
01:07:28notamment sur les départements
01:07:29de l'Aude
01:07:30et des Pyrénées-Orientales
01:07:31mais les vents vont souffler
01:07:32très fort
01:07:32à près 110 km par heure
01:07:33sur les Côtes-Aquitaines
01:07:34ce vent qui va venir
01:07:36empêcher l'écoulement
01:07:37de la Garonne
01:07:38vers l'océan
01:07:39et en prime
01:07:39avec cette tempête
01:07:40il est prévu
01:07:4150 litres d'eau
01:07:42par mètre carré
01:07:44supplémentaire
01:07:45jeudi
01:07:45sur un grand quart sud-ouest
01:07:47donc des pluies
01:07:48qui vont tomber
01:07:48sur des sols
01:07:48complètement saturés
01:07:4950 litres par mètre carré
01:07:50c'est quasiment
01:07:51deux semaines de pluie
01:07:52qui vont tomber
01:07:52en l'espace de 24 heures
01:07:54donc si le niveau
01:07:54a certes baissé
01:07:56il devrait malheureusement
01:07:57repartir à la hausse
01:07:58Après Nils
01:07:58la tempête Pedro
01:08:00arrive sur ces zones
01:08:01et de nouvelles rafales de vent
01:08:02vont s'ajouter
01:08:03à ces chutes
01:08:04très importantes de pluie
01:08:05c'est ce que vous nous dites
01:08:06Oui voilà
01:08:06forte pluie
01:08:06et donc
01:08:08il y aura sans doute
01:08:09une vigilance orange
01:08:11pour ces départements
01:08:13de l'Aude
01:08:13et des Pyrénées-Orientales
01:08:14qui ont été touchées
01:08:15par la précédente tempête
01:08:16avec une végétation
01:08:17très fragilisée
01:08:18et puis il y aura
01:08:19très certainement également
01:08:20parce que le vent
01:08:20va souffler à 100-110
01:08:21sur les côtes atlantiques
01:08:23avec un coefficient de marée
01:08:24qui va dépasser les 90
01:08:25une vigilance orange
01:08:26vagues submersions
01:08:27donc on va à nouveau
01:08:28rentrer dans une vigilance
01:08:30multi-paramètres
01:08:30les vagues
01:08:31le phénomène de vagues
01:08:32submersions
01:08:33les fortes pluies
01:08:34dans le sud-ouest
01:08:34et puis ça c'est
01:08:35pour la journée de jeudi
01:08:35mais demain
01:08:36de nouvelles pluies
01:08:37sont prévues
01:08:38entre la Bretagne
01:08:39et les pays de la Loire
01:08:40notamment dans le Maine-et-Loire
01:08:41où le département
01:08:42est en vigilance rouge
01:08:4320 à 30 litres d'eau
01:08:44par mètre carré
01:08:45c'est une semaine de pluie
01:08:46et entre le Finistère
01:08:47et le Morbihan
01:08:48il est prévu localement
01:08:4950 litres d'eau par mètre carré
01:08:50donc là ce sont
01:08:50deux semaines de pluie
01:08:51qui vont tomber
01:08:52sur des sols
01:08:52qui sont complètement saturés
01:08:54Ce sont des informations
01:08:55importantes
01:08:56que vous nous donnez
01:08:57à l'instant
01:08:58Marc Hay
01:08:59on va voir comment
01:09:00elles sont accueillies
01:09:00ces informations
01:09:02sur le terrain
01:09:03notamment dans le Lot-et-Garonne
01:09:04qui est l'un des départements
01:09:05en vigilance rouge
01:09:06on a l'impression
01:09:07Thomas Girard
01:09:08vous qui vous trouvez
01:09:10sur place
01:09:10à Jussie précisément
01:09:11que hélas
01:09:13alors que les habitants
01:09:13connaissent ça
01:09:14depuis une semaine
01:09:15on n'en voit pas encore le bout
01:09:19Tout à fait
01:09:20comme vous pouvez le voir
01:09:21les images
01:09:21c'est très impressionnant
01:09:23du côté de Jujic
01:09:24sans Lot-et-Garonne
01:09:25regardez ce village
01:09:26qui est complètement coupé
01:09:27du monde
01:09:28depuis plusieurs jours
01:09:29maintenant
01:09:29la commune est toujours
01:09:31entourée d'eau
01:09:32on ne peut plus y accéder
01:09:33à pied
01:09:34ni en voiture
01:09:34car une rupture de digue
01:09:36a eu lieu il y a quelques jours
01:09:37maintenant
01:09:37ce qui n'aide
01:09:38pas vraiment
01:09:39à bloquer
01:09:39cette infiltration
01:09:40de l'eau
01:09:41dans la commune
01:09:41alors pour accéder
01:09:42à la commune
01:09:43le bateau
01:09:43est obligatoire
01:09:44nous naviguons
01:09:46littéralement
01:09:46sur les routes
01:09:47les chemins
01:09:48des alentours
01:09:49et ce qui est dangereux
01:09:49c'est tous ces panneaux
01:09:51de la commune
01:09:51qui sont actuellement
01:09:52sous l'eau
01:09:53il faut faire
01:09:54très attention
01:09:55et je le rappelle
01:09:56qu'ici en Lot-et-Garonne
01:09:57dans le département
01:09:585 routes
01:09:59et 22 routes
01:10:00sont
01:10:01pendant 5 ponts
01:10:02et 22 routes
01:10:02sont toujours fermées
01:10:03à la circulation
01:10:04il va falloir donc
01:10:05prendre son mal en patience
01:10:06et être très prudent
01:10:07car de nouvelles précipitations
01:10:08sont attendues
01:10:09dans les prochains jours
01:10:11précipitations
01:10:12et coups de vent
01:10:12on vient de nous dire
01:10:13Marc
01:10:13même tempête
01:10:14avec donc Pedro
01:10:16qui arrive sur la zone
01:10:18toujours dans l'Ot-et-Garonne
01:10:20on retrouve Célia Valet
01:10:21maintenant
01:10:21est-ce que
01:10:22là aussi
01:10:23on se prépare
01:10:25à vivre
01:10:26un nouvel épisode
01:10:27terrible
01:10:31oui alors là
01:10:32on a pris le bateau
01:10:33on est sur la commune
01:10:33de Floudès
01:10:34on a pris le bateau
01:10:35parce que c'est désormais
01:10:36le seul moyen de transport
01:10:37pour venir ici
01:10:38sur cette commune
01:10:39on est à côté de Pauline
01:10:40qui est maraîchère
01:10:41Pauline on va aller voir
01:10:42ensemble vos cultures
01:10:43expliquez-nous
01:10:44les cultures
01:10:45elles sont juste ici
01:10:45sous les serres
01:10:46racontez-nous
01:10:47ce qui se passe
01:10:48nous qui ne connaissons pas
01:10:49les paysages
01:10:50en dessous de la crue
01:10:52mais là en dessous de la crue
01:10:53vous avez de la salade
01:10:54voilà
01:10:55la salade des épinards
01:10:57et donc tout ça
01:10:58là c'est foutu
01:10:59parce que
01:11:00forcément
01:11:02ça a pris l'eau
01:11:03il va y avoir
01:11:04du dépôt de limon
01:11:05et tout ça
01:11:06donc là
01:11:07tout ça
01:11:07tout ça s'est perdu
01:11:09pour la récolte
01:11:10des légumes divers
01:11:11c'est un petit peu
01:11:12compromis
01:11:13pour l'instant
01:11:13ce qui vous inquiète
01:11:14surtout c'est les fraises
01:11:15alors ce qui nous inquiète
01:11:16c'est les fraises
01:11:16effectivement
01:11:17parce qu'elles ont déjà
01:11:18pris l'eau en 2021
01:11:19alors c'est pas les mêmes plans
01:11:20que 2021 bien sûr
01:11:22mais elles sont restées
01:11:24sous l'eau en 2021
01:11:25trois jours
01:11:25et là
01:11:26on a déjà
01:11:27dépassé les trois jours
01:11:29donc ce qui nous inquiète
01:11:30c'est de savoir
01:11:30si les plans vont arriver
01:11:31à repartir
01:11:33et à rentrer en production
01:11:34et ce qui est aussi inquiétant
01:11:36c'est qu'on n'arrive pas encore
01:11:37à chiffrer
01:11:38les dégâts
01:11:39les dégâts financiers
01:11:40il va falloir encore
01:11:41quelques jours
01:11:42mais surtout il va falloir
01:11:43que la crue baisse
01:11:44et ça c'est pas encore
01:11:45gagné
01:11:46puisque une nouvelle crue
01:11:47est annoncée
01:11:48dans les prochains jours
01:11:49alors elles sont terribles
01:11:50ces images
01:11:50que vous nous montrez
01:11:51Célia
01:11:52parce qu'on voit ces cerfs
01:11:53qui sont là
01:11:53pour protéger les cultures
01:11:55de ce qui vient du ciel
01:11:56protéger
01:11:57contre les agressions
01:11:59de la météo
01:11:59mais évidemment
01:12:00quand c'est inondé
01:12:01comme ça
01:12:01on ne peut absolument
01:12:03rien faire
01:12:03Ludovic Pingano
01:12:04les agriculteurs
01:12:05sont aux premières loges
01:12:07et même si
01:12:08on a plutôt
01:12:08les yeux arrivés
01:12:09sur l'urgence
01:12:10et sur les habitations
01:12:11pour eux
01:12:12les dégâts
01:12:13ça va être sur des mois
01:12:14Oui ça va être sur des mois
01:12:15et pour l'instant
01:12:16il n'y a rien d'autre à faire
01:12:17que d'attendre
01:12:17cette fameuse décrue
01:12:18qui peut prendre encore
01:12:20plusieurs jours
01:12:21voire plusieurs semaines
01:12:22sur certaines zones
01:12:23donc c'est effectivement
01:12:24des situations
01:12:24qui sont extrêmement compliquées
01:12:26pour ces agriculteurs
01:12:28j'aimerais qu'on parle aussi
01:12:29des artisans
01:12:29qui sont très souvent
01:12:30très concernés également
01:12:31par ces crus
01:12:32on parle beaucoup
01:12:32des populations
01:12:33et c'est la priorité
01:12:34des maires et des préfets
01:12:35c'est normal
01:12:35que de prendre en compte
01:12:36ces populations
01:12:37pour les mettre à l'abri
01:12:38mais les conséquences
01:12:39sur le plan économique
01:12:40sont également extrêmement importantes
01:12:42chez les artisans
01:12:43moi j'ai eu l'occasion
01:12:43de participer à des conférences
01:12:44sur le sujet
01:12:45et entendu des témoignages
01:12:46justement d'artisans
01:12:47qui disaient que dans ces cas-là
01:12:48ils se retrouvent complètement démunis
01:12:49qui n'ont pas de moyens
01:12:50et que ce sont effectivement
01:12:51des situations
01:12:52extrêmement difficiles à vivre
01:12:53Alors on voit que ça stagne
01:12:55du côté de la Garonne
01:12:57entre la Gironde
01:12:59et le Lot-et-Garonne
01:12:59en revanche
01:13:01sur un autre fleuve
01:13:02et bien les niveaux
01:13:03sont en train de monter
01:13:05de façon très préoccupante
01:13:06ça se passe un peu plus au nord
01:13:07dans le Maine-et-Loire
01:13:08et plus précisément
01:13:09dans la région d'Angers
01:13:10c'est là qu'on vous retrouve
01:13:11Thomas Hermand
01:13:12et tout le monde
01:13:12a les yeux rivés
01:13:13sur le niveau de l'eau
01:13:14parce que le maire d'Angers
01:13:15a prévenu
01:13:15ce qui va se passer
01:13:16c'est du jamais vu
01:13:17depuis 25 ans maintenant
01:13:22Et la Loire est juste ici
01:13:24regardez, imaginez que cette nuit
01:13:25on va gagner 20 cm supplémentaires
01:13:28tous les habitants
01:13:29regardent donc le niveau
01:13:31de ce cours d'eau
01:13:32regardez ces planches de bois
01:13:33qui ont été installées
01:13:35pour permettre aux habitants
01:13:36de circuler
01:13:37et de rejoindre leurs habitations
01:13:39vous voyez que des bâches
01:13:40ont été installées
01:13:41pour protéger donc
01:13:42le niveau de l'eau
01:13:44et cette montée
01:13:45durant la nuit
01:13:46ce qui est intéressant
01:13:47de vous signaler
01:13:48c'est que
01:13:48encore demain
01:13:50on nous attend
01:13:51une hausse
01:13:52de cette Loire
01:13:53de l'autre côté
01:13:54pas les habitations
01:13:55qui sont juste devant nous
01:13:56mais derrière
01:13:57certains ont été évacués
01:13:58à titre préventif
01:13:59et ce depuis quelques jours
01:14:01puisqu'il y a un autre cours d'eau
01:14:02de l'autre côté
01:14:03qui monte également
01:14:05depuis plusieurs jours
01:14:07pour prudence
01:14:08donc un barrage anticru
01:14:09a été installé également
01:14:10de l'autre côté
01:14:12pour prévenir
01:14:12des inondations
01:14:13de certaines maisons
01:14:15et puis regardez ici
01:14:15on a des bâches
01:14:16qui sont partout
01:14:17sur toutes les portes
01:14:18et les entrées
01:14:18là aussi pour prévenir
01:14:20de la montée des eaux
01:14:215 mètres 70 quand même
01:14:22la crue de référence
01:14:23de 82
01:14:25pour vous dire
01:14:25qu'on n'est pas encore
01:14:27à ces niveaux
01:14:27mais on surveille quand même
01:14:28puisqu'on pourrait
01:14:29un peu s'en rapprocher
01:14:30et on voit que
01:14:31Vincent Serron
01:14:32sur les bancs
01:14:32croise les habitants
01:14:34et chacun essaie
01:14:35de se frayer un petit peu
01:14:36un passage
01:14:36on fait comme on peut
01:14:37ça rappelle un peu
01:14:38à quoi Alta à Venise
01:14:39phénomène que connaissent bien
01:14:40tous les habitués
01:14:41de la légume
01:14:41sauf qu'ici
01:14:42ce sont les bords de Loire
01:14:44et que la situation
01:14:46ne va pas s'arranger
01:14:47entre la Loire
01:14:49et la Garonne
01:14:51vous voyez ici
01:14:52les deux images
01:14:53alors on est dans le temps
01:14:54de l'urgence
01:14:54de la catastrophe
01:14:56et on essaie
01:14:56de faire au mieux
01:14:57au plus pressé
01:14:58ensuite
01:14:59il y aura
01:14:59les réparations
01:15:00vous avez parlé
01:15:01des artisans
01:15:01on a vu des agriculteurs
01:15:02il y a aussi
01:15:03les habitants
01:15:04et dans ces cas là
01:15:05ce que tout le monde
01:15:06attend
01:15:06c'est évidemment
01:15:07la déclaration
01:15:08de catastrophe naturelle
01:15:10on en parle très très
01:15:11très très souvent
01:15:12mais au fond
01:15:13c'est assez peu
01:15:13ce que ça recouvre
01:15:15vous allez nous l'expliquer
01:15:17Rebecca Blanc-Lelouch
01:15:18d'abord comment ça se décide
01:15:20l'état de catastrophe naturelle
01:15:21alors selon les services
01:15:22de l'état
01:15:23pour obtenir
01:15:24cet état
01:15:24de catastrophe naturelle
01:15:26il faut avant tout
01:15:27faire suivre
01:15:27c'est le premier réflexe
01:15:28qu'il faut avoir
01:15:29un arrêté interministériel
01:15:31qui est disponible
01:15:32sur le site du gouvernement
01:15:33qui permet de constater
01:15:34puis de confirmer
01:15:35l'état
01:15:36et pour ensuite
01:15:37être indemnisé
01:15:38pour les dommages
01:15:39causés par une catastrophe
01:15:40naturelle
01:15:40il faut trois conditions
01:15:42essentielles
01:15:43la première
01:15:43que les biens endommagés
01:15:45soient couverts
01:15:45par un contrat d'assurance
01:15:46que l'état de catastrophe naturelle
01:15:48ait été reconnu
01:15:49par ce fameux
01:15:50arrêté interministériel
01:15:51et enfin
01:15:52que le sinistré
01:15:53ait déclaré les dommages
01:15:55dans les délais impartis
01:15:56assez rapidement
01:15:58voilà les trois conditions
01:15:59essentielles
01:15:59pour pouvoir obtenir
01:16:01espérer obtenir
01:16:02au plus rapidement
01:16:03l'état de catastrophe naturelle
01:16:04et est-ce que d'ores et déjà
01:16:05pour la Gironde
01:16:05et l'OTGaronne
01:16:07on sait si
01:16:07cet arrêté ministériel
01:16:09dont vous nous parlez
01:16:10il a été publié ou pas ?
01:16:12et bien justement
01:16:12hier
01:16:12l'état de catastrophe naturelle
01:16:14a été reconnu
01:16:15en tout cas pour la Gironde
01:16:17par la préfecture de la Gironde
01:16:19au vu de la situation
01:16:20il sera reconnu
01:16:21après
01:16:22à la fin
01:16:22de l'épisode décru
01:16:24évidemment
01:16:24par la commission
01:16:26interministérielle
01:16:26on ne peut pas déclarer
01:16:27les dégâts à fin
01:16:28la fin de l'épisode
01:16:30évidemment
01:16:31la commune a fait
01:16:32la demande par arrêté
01:16:33dans les délais
01:16:34qui étaient impartis
01:16:35puis on voit
01:16:36sur ces images
01:16:37depuis ce matin
01:16:38l'intensité des précipitations
01:16:40qui ont endommagé
01:16:41toutes ces habitations
01:16:42donc l'état de catastrophe naturelle
01:16:44va être reconnu
01:16:45en Gironde
01:16:46à noter que
01:16:47l'état de catastrophe naturelle
01:16:48a été créé en 1982
01:16:50et que cette année
01:16:50c'est la neuvième année
01:16:52la plus coûteuse
01:16:53pour les assurances
01:16:53ça permet à Ludovic Pinguano
01:16:55de faciliter les choses
01:16:56d'accélérer les choses
01:16:58pour ces populations
01:16:58qui sont touchées
01:16:59et qui sont évidemment
01:17:00dans la détresse
01:17:00qui n'ont pas besoin
01:17:01de s'embêter en plus
01:17:02avec pléthore
01:17:03de paperasse à remplir
01:17:04clairement
01:17:05et c'est un dispositif
01:17:05qui a énormément évolué
01:17:06depuis une dizaine d'années
01:17:07c'était auparavant
01:17:08très long
01:17:09pour obtenir justement
01:17:10l'état de catastrophe naturelle
01:17:11aujourd'hui
01:17:11il y a des moyens
01:17:12importants
01:17:13qui ont été mis en oeuvre
01:17:14notamment au sein
01:17:15de la direction générale
01:17:16de la sécurité civile
01:17:17et de la gestion des crises
01:17:18qui coordonnent
01:17:19et qui portent justement
01:17:20cette organisation
01:17:22au niveau interministériel
01:17:23et donc c'est un dispositif
01:17:24aujourd'hui
01:17:24qui est très réactif
01:17:25et c'est effectivement
01:17:26une très bonne chose
01:17:27pour les sinistrés
01:17:27alors pendant qu'on voit
01:17:28ces images
01:17:29on voit Marc Hay
01:17:30qui s'affaire sur son ordinateur
01:17:31et sur ses cartes
01:17:32pour surveiller
01:17:33l'évolution des prévisions
01:17:35en temps et en heure
01:17:37qu'est-ce qui va se passer
01:17:38dans les heures qui viennent
01:17:39et également demain
01:17:40vous nous avez parlé
01:17:41de la pluie
01:17:42vous nous avez parlé du vent
01:17:44il ne manquait que la neige
01:17:45oui il y a aussi de la neige
01:17:46dans les prévisions
01:17:47pour ces prochaines heures
01:17:48regardez peut-être
01:17:49très rapidement
01:17:50parce que c'est vrai
01:17:50que les images
01:17:50sont assez impressionnantes
01:17:51la carte de demain matin
01:17:52on a une nouvelle perturbation
01:17:54qui arrive par la pointe
01:17:55de la Bretagne
01:17:56qui va apporter à nouveau
01:17:57des pluies
01:17:57et qui va très certainement
01:17:58faire réagir les cours d'eau
01:18:00notamment en Bretagne
01:18:01et dans cette région
01:18:02des pays de la Loire
01:18:03et donc la neige également
01:18:05qui va s'inviter
01:18:06parce que de l'air froid
01:18:06va résister
01:18:07le long des frontières
01:18:08du nord-est
01:18:09donc il y aura une zone
01:18:10de neige demain matin
01:18:11neige qui va tenir au sol
01:18:12en pleine
01:18:13entre la Seine-Maritime
01:18:14la Picardie
01:18:15donc les départements Picard
01:18:17la Somme
01:18:17l'Oise
01:18:18le département de l'Aisne
01:18:19et les frontières du nord-est
01:18:20donc sur cette zone
01:18:21nord-est de la France
01:18:23et bien il est prévu
01:18:24entre 2 et 3
01:18:24voire très localement
01:18:255 cm de neige
01:18:27demain matin
01:18:28donc il faudra
01:18:29vraiment rester prudent
01:18:30sur cette zone
01:18:31donc proche
01:18:32des frontières du nord-est
01:18:33alors que de nouvelles pluies
01:18:34vous le voyez
01:18:34arriveront l'après-midi
01:18:35sur toutes ces régions
01:18:36de l'ouest
01:18:36et du nord-ouest
01:18:37et qui vont gagner à nouveau
01:18:38vous le voyez
01:18:38la Gironde
01:18:39le Lot-et-Garonne
01:18:40donc ça n'est pas terminé
01:18:42ce sont les prémices
01:18:43on voit également
01:18:44que le vent va s'accélérer
01:18:45ce sont les prémices
01:18:46donc de cette nouvelle
01:18:47tempête Pedro
01:18:48qui va concerner
01:18:50la France jeudi
01:18:51et cette eau
01:18:51elle va s'ajouter
01:18:52à ces quantités
01:18:53déjà impressionnantes
01:18:54que vous voyez
01:18:55sur BFM TV
01:18:56en direct
01:18:56entre la Loire
01:18:58et la Garonne
01:19:00d'autant plus
01:19:01qu'il y a le phénomène
01:19:02des grandes marées
01:19:02qui arrivent
01:19:03Marc
01:19:03et ça évidemment
01:19:04c'est très très important
01:19:05parce que
01:19:05ça empêche l'écoulement
01:19:07de toutes ces eaux
01:19:08sur la façade atlantique
01:19:09oui absolument
01:19:10la Garonne notamment
01:19:11mais pas que
01:19:12les cours d'eau
01:19:13se jettent
01:19:14dans l'océan atlantique
01:19:16et en réalité
01:19:17on a déjà
01:19:18des inondations
01:19:19au niveau des estuaires
01:19:19au moment de la pleine mer
01:19:21et donc
01:19:22les coefficients de marée
01:19:22sont déjà très élevés
01:19:23aujourd'hui
01:19:24plus de 80
01:19:25et ils vont atteindre
01:19:26un niveau supérieur
01:19:27à 90
01:19:27pour cette deuxième partie
01:19:29de semaine
01:19:29donc ce qui
01:19:30avec en prime
01:19:31l'arrivée de la tempête
01:19:32Pedro
01:19:32donc de très fortes
01:19:33rafale de vent
01:19:34de la surcote
01:19:35une houle
01:19:35et en réalité
01:19:36tout ceci vient
01:19:38former
01:19:38une sorte de bouchon
01:19:40c'est-à-dire que
01:19:41par exemple
01:19:41si l'on prend l'exemple
01:19:42de la Garonne
01:19:43la Garonne
01:19:43elle prend sa source
01:19:44dans les Pyrénées espagnoles
01:19:45elle remonte
01:19:45les Pyrénées françaises
01:19:46puis Toulouse
01:19:48puis Langon
01:19:49puis Bordeaux
01:19:50et ensuite
01:19:51elle se jette
01:19:51dans l'histoire de la Gironde
01:19:52le problème
01:19:52c'est que
01:19:53lorsque cette eau
01:19:53elle veut se jeter
01:19:54dans l'histoire de la Gironde
01:19:55elle va rencontrer
01:19:56en fait
01:19:57à la fois la tempête
01:19:58la surcote
01:19:59la houle
01:20:00et donc tout ceci
01:20:01va bloquer
01:20:03des eaux vers l'océan
01:20:05donc c'est en effet
01:20:06un paramètre aggravant
01:20:07à la fois
01:20:07du vent qui arrive
01:20:09des vagues submersives
01:20:10de nouvelles pluies
01:20:11donc une fin de semaine
01:20:12en tout cas
01:20:13des journées de mercredi
01:20:14jeudi, vendredi
01:20:15encore très délicates
01:20:16sur une grande partie
01:20:17du territoire
01:20:18on surveille la Garonne
01:20:18et la Loire
01:20:19les deux fleuves
01:20:20les plus inquiétants
01:20:21mais pour ce qui concerne
01:20:23la Seine
01:20:24il y a également
01:20:25des situations
01:20:26difficiles
01:20:26on va le voir avec vous
01:20:27à Paris
01:20:28Clémence Renard
01:20:29vous êtes sur les quais
01:20:30et là aussi
01:20:32l'eau est montée
01:20:32de façon assez impressionnante
01:20:36oui regardez
01:20:36les conséquences
01:20:37sur les quais
01:20:38bas du Louvre
01:20:39pour vous donner
01:20:39un ordre d'idée
01:20:40on se trouvait
01:20:40un petit peu plus loin
01:20:41hier à la même heure
01:20:42à une vingtaine de mètres
01:20:43au niveau du deuxième
01:20:44grand arme
01:20:45où là les quais
01:20:45étaient encore praticables
01:20:46et vous voyez
01:20:47que l'eau a gagné du terrain
01:20:48depuis hier
01:20:49une vingtaine de centimètres
01:20:50en plus
01:20:50on est actuellement
01:20:51à 3 mètres 54
01:20:53précisément
01:20:54c'est trois fois plus
01:20:54que son niveau habituel
01:20:56alors voilà
01:20:57les quais
01:20:57sont fermés
01:20:58de ce côté-là
01:20:59de l'autre côté
01:20:59ça reste ouvert
01:21:00les conséquences
01:21:01sont assez limitées
01:21:03ici
01:21:03il y a quand même
01:21:03des conséquences
01:21:04forcément
01:21:04pour la circulation
01:21:06fluviale
01:21:07les bateaux de tourisme
01:21:08ont dû adapter
01:21:09leur trajet
01:21:10on en voit par exemple
01:21:10certains qui font
01:21:12demi-tour
01:21:12depuis tout à l'heure
01:21:13au niveau du pont
01:21:14des Arts
01:21:14à cause du niveau
01:21:15de l'eau
01:21:16assez élevé
01:21:17alors la bonne nouvelle
01:21:18c'est que les prévisions
01:21:19prévoient un pic
01:21:20aujourd'hui
01:21:21mais à un niveau
01:21:22assez similaire
01:21:23à celui actuel
01:21:25de 3 mètres 54
01:21:26puisque les prévisions
01:21:27hautes prévoient
01:21:283 mètres 58
01:21:29ce soir
01:21:31Merci beaucoup
01:21:32Clément Strenard
01:21:32c'est quoi
01:21:33les prévisions
01:21:34d'évolution
01:21:34sur la Seine
01:21:36Marc
01:21:36il y a de quoi
01:21:37être inquiet
01:21:38ou bien on ne dépassera
01:21:38pas les épisodes
01:21:40des dernières années
01:21:40Non
01:21:41les derniers épisodes
01:21:42de mémoire
01:21:432016
01:21:442018
01:21:45le niveau
01:21:46avait presque approché
01:21:47les 6 mètres
01:21:49là on est
01:21:50à un niveau
01:21:50de 3 mètres 54
01:21:51et en réalité
01:21:52on ne devrait pas
01:21:53aller beaucoup au-delà
01:21:54peut-être quelques centimètres
01:21:55supplémentaires
01:21:56et c'est vrai que
01:21:57les précipitations
01:21:58vont tout de même
01:21:59sur cette zone
01:22:00je vous rappelle
01:22:01encore une fois
01:22:01que la Seine
01:22:03prend sa source
01:22:04en Côte d'Or
01:22:05sur le plateau
01:22:05de Langres
01:22:06donc ce n'est pas
01:22:07parce qu'il ne pleut pas
01:22:08à Paris
01:22:08que pour le coup
01:22:09la Seine ne peut pas
01:22:10monter
01:22:11mais bon a priori
01:22:11il n'y a pas trop
01:22:12d'inquiétude
01:22:12et puis vous savez
01:22:13en amont de Paris
01:22:14il y a des lacs
01:22:15réservoirs
01:22:15qui permettent
01:22:16un petit peu
01:22:16de prendre
01:22:17l'excédent de pluie
01:22:19et ensuite
01:22:20d'en garder une partie
01:22:21avant que cette eau
01:22:23s'écoule dans la Seine
01:22:24ces lacs ne sont pas
01:22:26au maximum
01:22:27de leur capacité
01:22:28ils ne sont pas pleins
01:22:28donc on a encore
01:22:29un peu de réserve
01:22:30on peut jouer aussi
01:22:30là-dessus
01:22:31donc non
01:22:32il n'y a pas trop
01:22:32d'inquiétude
01:22:33a priori
01:22:33pour la capitale
01:22:34et sur cette nouvelle
01:22:34tempête
01:22:35dont vous nous parlez
01:22:35qui évidemment
01:22:36nous inquiète
01:22:37après le passage
01:22:37de Nils
01:22:38et vu
01:22:39la situation
01:22:40actuelle
01:22:41les vents
01:22:42vu les niveaux
01:22:43que vous nous avez
01:22:44évoqués
01:22:45il y a quelques instants
01:22:45ce n'est pas du niveau
01:22:46de Nils
01:22:47c'est quand même
01:22:47un petit peu
01:22:47inférieur
01:22:48c'est un cran en dessous
01:22:49en effet
01:22:49Nils je vous le rappelle
01:22:50c'est 160 km par heure
01:22:52pour le département
01:22:53de l'autre
01:22:54c'est 180 km par heure
01:22:55localement
01:22:56pour les Pyrénées-Orientales
01:22:57c'est 140 à 160
01:22:59pour les Côtes-Aquitaines
01:23:00là on est sur des rafales
01:23:01de vent
01:23:01qui a priori
01:23:02vont atteindre
01:23:03les 110
01:23:04120 peut-être
01:23:05pour les Côtes-Aquitaines
01:23:05donc un cran en dessous
01:23:0680-90 dans les terres
01:23:09mais encore une fois
01:23:09les sols sont
01:23:11complètement saturés
01:23:12dans le sud-ouest
01:23:13et en réalité
01:23:14je regardais dernièrement
01:23:16un arbre en bonne santé
01:23:18lorsque les sols
01:23:19ne sont pas saturés
01:23:19il résiste très bien
01:23:21à des rafales de vent
01:23:22comprises entre
01:23:23100 et 110 km par heure
01:23:24en revanche
01:23:24quand la végétation
01:23:26est fragilisée
01:23:26et quand les sols
01:23:27sont saturés
01:23:28un arbre
01:23:29une rafale de vent
01:23:31à 80-90 km par heure
01:23:34même peut-être
01:23:34moins 70-80
01:23:36suffit
01:23:37à déraciner cet arbre
01:23:38donc même si
01:23:39les rafales de vent
01:23:40vont souffler moins fort
01:23:41que lors de la tempête
01:23:42Nils
01:23:42on peut craindre
01:23:43à nouveau
01:23:44il y avait eu
01:23:44des milliers d'arbres
01:23:45déracinés
01:23:45pendant la tempête
01:23:46Nils
01:23:46on peut certainement
01:23:48craindre des centaines
01:23:49d'arbres à nouveau
01:23:49déracinés
01:23:50et puis quand même
01:23:50la Tramontane
01:23:51va souffler très fort
01:23:52120-130 km par heure
01:23:54ça reste quand même puissant
01:23:55On n'est pas au bout
01:23:55on va continuer
01:23:56à surveiller les situations
01:23:57avec vous
01:23:57et avec l'ensemble
01:23:59de nos équipes
01:24:01déployées
01:24:01et merci d'ailleurs
01:24:02infiniment à elles
01:24:03pour tout le travail
01:24:04effectué ce matin
01:24:05qui va continuer d'ailleurs
01:24:05évidemment dans quelques instants
01:24:06avec Christophe Delay
01:24:07et Roselyne Dubois
01:24:08à demain
01:24:08pour tout le monde
Commentaires