- il y a 2 mois
A l'Assemblée, il défendra ce lundi la proposition de loi sur l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs qu'Emmanuel Macron souhaite faire appliquer dès la rentrée prochaine. Hors de l'hémicycle, il se positionne pour 2027 et assume sa prise de distance avec le chef de l'Etat. Le chef de file des députés Renaissance et ancien Premier ministre Gabriel Attal est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 26 janvier 2026.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 26 janvier 2026.
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00:00Thomas Soto, RTL Matin
00:03Ancien Premier ministre, il est aujourd'hui le chef des députés macronistes à l'Assemblée,
00:06le secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Attal est donc l'invité d'RTL Matin.
00:10Bonjour et bienvenue sur RTL, Gabriel Attal.
00:11Bonjour Thomas Soto.
00:12Alors non, l'Assemblée ne s'occupe pas que du budget,
00:14puisqu'aujourd'hui arrive dans l'hémicycle un débat qui nous concerne tous autour d'une question,
00:18faut-il interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ?
00:22Ces réseaux dont on sait maintenant avec certitude qu'ils attaquent la santé mentale des ados.
00:26Votre groupe a déposé une proposition de loi
00:27et c'est la mise en musique d'une promesse, d'un combat qu'Emmanuel Macron porte depuis 2018.
00:32La grande nouveauté, ça va être la vérification de l'identité.
00:35Comment ça va fonctionner ?
00:36Pour s'inscrire, il faudra envoyer son passeport, sa carte d'identité ?
00:40C'est un combat que je porte depuis deux ans et demi
00:42et qui s'inscrit dans un combat qui est le mien pour protéger nos jeunes, protéger nos enfants.
00:48J'ai lutté contre le harcèlement scolaire à l'école,
00:50proposé une bulle de protection autour de notre jeunesse
00:52et là, vous l'avez dit, c'est une étape décisive avec ce texte que j'ai déposé
00:56pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
00:59Concrètement, ce que je peux vous dire ou vous annoncer,
01:01c'est que cette interdiction rentrera en vigueur à partir du 1er septembre.
01:05On en est sûr, si le texte est voté aujourd'hui ?
01:07Si le texte est adopté, il devrait être examiné au Sénat à la mi-février.
01:11Ça veut dire qu'en un mois, il peut être adopté
01:12et qu'au 1er septembre, l'interdiction entrera en vigueur
01:15pour les nouveaux comptes qui seront créés.
01:17Mais comment on va la faire respecter ?
01:18Et au bout, sur le calendrier, ensuite, les plateformes de réseaux sociaux
01:21auront jusqu'au 31 décembre pour désactiver les comptes existants
01:25qui ne respectent pas la nouvelle...
01:27Donc ils devront faire le ménage, vérifier.
01:29Absolument. Ils pourront d'ailleurs démarrer avant que l'interdiction
01:30rentre en vigueur s'ils le souhaitent.
01:33Ensuite, sur la vérification de l'âge,
01:35différents outils seront possibles.
01:37Il peut y avoir des outils de vérification via une reconnaissance faciale de l'âge.
01:42Il peut y avoir des outils via des documents d'information sur l'âge
01:48qui peuvent être téléchargés.
01:50Je veux dire juste un point qui est très important pour ceux qui nous écoutent.
01:53C'est que ni l'État, ni les plateformes de réseaux sociaux
01:56ne disposeront de ces données.
01:58Ce qui est préparé...
01:59Pour protéger.
01:59Oui, ce qui est travaillé, c'est que cela passe par ce qu'on appelle
02:02un tiers de confiance, un partenaire, c'est-à-dire un outil
02:06qui ne donne ni à l'État, ni aux réseaux sociaux
02:09les données dont disposera cet outil.
02:12pour vérifier l'âge des personnes.
02:14En gros, quand vous vous inscrivez sur les réseaux sociaux,
02:16ça enverra une seule question à cet outil.
02:19Est-ce que la personne qui veut s'inscrire a bien plus de 15 ans ?
02:22Oui ou non ?
02:23Mais évidemment, il n'y aura pas d'informations qui seront données.
02:25Est-ce que c'est un combat qui n'est pas un combat d'un autre temps ?
02:27Je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème, mais les jeunes sont très présents.
02:31Vous-même, vous postez beaucoup sur Instagram, sur TikTok,
02:33vous vous adressez à eux.
02:35Est-ce qu'aujourd'hui, on n'est pas en décalage
02:36avec un mouvement qui nous dépasse ?
02:38Moi, je ne suis pas contre les réseaux sociaux par principe.
02:40Je sais que les réseaux sociaux, ça permet de découvrir des choses,
02:43ça permet d'apprendre des choses, ça permet de rencontrer des gens.
02:46Simplement, je constate.
02:47Je vois que pour ce qui est de nos ados, de nos plus jeunes ados,
02:50l'impact des écrans, des réseaux sociaux,
02:53où on scrolle pendant des heures avec des vidéos
02:55qui parfois banalisent la violence, véhiculent du cyberharcèlement,
02:59poussent parfois la radicalisation,
03:01ça a un impact sur la santé mentale de nos jeunes.
03:04Et la deuxième chose que je vois,
03:05c'est que c'est aussi un nouveau terrain
03:06pour un certain nombre de puissances
03:08qui, à travers des plateformes de réseaux sociaux,
03:11quelque part, veulent coloniser les cerveaux.
03:13Parce que ce qu'on voit...
03:14Vous pensez à quoi aux Chinois avec TikTok, par exemple ?
03:15Je pense à toutes ces plateformes.
03:16Il y a TikTok en Chine, évidemment.
03:18Il y a aussi des plateformes qui viennent des Etats-Unis.
03:21Mais en général, on sait assez peu de choses
03:22sur les algorithmes.
03:24Parfois, ces algorithmes eux-mêmes
03:26ne sont pas utilisés dans les pays d'où ils viennent.
03:28Exemple TikTok avec la Chine.
03:30On a cet algorithme qui est utilisé avec nos jeunes.
03:33Parce qu'on comprend la difficulté du combat.
03:35Et c'est vraiment toute cette difficulté
03:38à se dire qu'on va combattre quelque chose
03:39dont on a aujourd'hui besoin.
03:40Regardez le Pronote,
03:41l'application Pronote pour les lycéens.
03:43Est-ce qu'il faut l'interdire ?
03:44Aujourd'hui, les profs, les collèges, les lycées
03:46passent par Pronote
03:47et les élèves doivent se connecter
03:48pour connaître leur emploi du temps du lendemain,
03:50pour connaître les devoirs.
03:51Si on va au bout,
03:52si on veut lutter contre cette addiction,
03:53est-ce qu'il faut interdire Pronote ?
03:54Alors, ce n'est pas la même chose, Thomas Soto.
03:56J'ai été ministre de l'Éducation nationale.
03:58Je vois à quel point Pronote
03:59ça a apporté des choses,
04:00ça a été plus utile
04:01pour la communication
04:02entre les établissements,
04:03les élèves et les familles.
04:04Maintenant, je pense qu'il y a des mesures
04:05de bon sens qui peuvent être prises.
04:07Je crois qu'elles l'ont été récemment
04:08pour par exemple dire
04:09qu'il n'y a plus de messages
04:09qui sont envoyés le soir.
04:11Mais vous voyez bien
04:11qu'il y a une différence entre Pronote
04:12qui est un outil pour communiquer
04:14avec un établissement scolaire
04:15et TikTok ou Instagram
04:17où vous pouvez pendant des heures
04:19avoir des jeunes collés sur leur écran
04:21à regarder des vidéos
04:22qui durent parfois moins de 10 secondes
04:23qui peuvent banaliser la violence,
04:26véhiculer du cyberharcèlement
04:27ou appeler à la radicalisation.
04:29C'est deux choses différentes.
04:30Moi, ce que je veux,
04:31c'est protéger nos jeunes.
04:32Et ce que je vois,
04:33c'est que la France
04:34peut être pionnière en Europe
04:35en un mois.
04:36On peut à la fois changer la vie
04:37de nos jeunes et de nos familles
04:38et changer peut-être aussi
04:39un peu du destin de notre pays
04:41en matière d'indépendance.
04:42Le chef de l'État l'a dit
04:43et redit ce week-end,
04:44il veut que ça aille vite.
04:44Vous pensez vraiment que tout ça,
04:45et y compris l'interdiction
04:46des téléphones au lycée,
04:48ça peut être appliqué
04:49dès la rentrée de septembre ?
04:50Moi, vous savez,
04:50dans les différents ministères
04:52que j'ai occupés,
04:52j'ai toujours entendu des gens
04:53me dire que ce n'est pas possible,
04:54techniquement, ça ne marchera pas,
04:55ça pourrait être...
04:56Le Conseil d'État a émis
04:56des réserves aussi,
04:57ça ne va pas échapper.
04:58Précisément, j'ai saisi
04:59le Conseil d'État
05:00pour qu'on puisse connaître
05:02leurs réserves,
05:04leurs ajouts,
05:04et on adapte le texte
05:05en fonction des retours
05:06du Conseil d'État.
05:07Mais oui, évidemment,
05:09si on vote ce texte
05:10et si ensuite le gouvernement
05:11fait ce qu'il faut
05:12pour l'appliquer,
05:13ça peut rentrer en vigueur
05:14cette année.
05:15La France sera le premier pays
05:16de l'Union Européenne
05:20et je pense que d'autres pays
05:22nous embrayeront le pas.
05:23Vous savez, il y a beaucoup
05:23de ministres ou de responsables
05:24politiques étrangers en Europe
05:26qui m'ont contacté
05:27ces derniers jours
05:28pour me demander
05:28des informations
05:29sur comment est-ce qu'on le fait,
05:31comment ça va fonctionner
05:32pour eux aussi
05:32passer ce texte
05:34dans leur pays.
05:35C'est une semaine chargée
05:35qui s'ouvre pour vous,
05:36Gabriel Attal,
05:37puisque demain,
05:37vous organisez un meeting
05:38la nuit de la Nouvelle République
05:39à Paris.
05:40C'est quoi ?
05:40C'est votre premier meeting
05:41de campagne présidentielle ?
05:42Alors non,
05:43ce n'est pas un meeting.
05:44C'est une réunion
05:45avec des personnalités...
05:46Oui, avec des tables rondes.
05:50d'accord entre elles
05:51mais qui viennent d'horizons
05:52très différents.
05:53Pourquoi ?
05:54Parce que la politique,
05:55aujourd'hui,
05:55c'est un champ de ruines
05:55et on a deux choix, en fait.
05:57Soit on laisse
05:58les champs de ruines fumantes
05:59et on laisse un terrain
06:01aux extrêmes.
06:02C'est difficile de dire
06:02que c'est un champ de ruines
06:03pour quelqu'un qui est au pouvoir,
06:04avec l'équipe au pouvoir
06:05depuis presque 9 ans.
06:06Je suis clinique,
06:07je constate la situation.
06:09Depuis la dissolution,
06:10la politique est un champ de ruines
06:11en France.
06:12C'est une réalité.
06:12Donc soit on laisse
06:13les choses comme ça,
06:14soit on essaye
06:14de reconstruire le pays,
06:15de reconstruire politiquement
06:17notre pays,
06:20cette possibilité
06:21que je me place.
06:22En 2027,
06:23j'y songe,
06:23a dit Gérald Darmanin
06:24hier sur LCI.
06:25Et vous ?
06:25Moi, vous savez ce que je dis,
06:27c'est qu'il y a souvent
06:28des candidats sans projet.
06:29Moi, je veux d'abord un projet
06:30pour avoir un candidat.
06:32Mais pour ça,
06:32il faut travailler sur le fond.
06:33Donc oui, demain à Paris,
06:35mon parti Renaissance,
06:36dans un événement
06:37qui est apolitique,
06:38va réunir des personnes
06:39d'horizons très différents.
06:40La patronne de la CFDT,
06:41Marie-Lise Léon.
06:42Le patron du MEDEF,
06:43Patrick Martin.
06:43Michel-Edouard Leclerc,
06:45Alain Finkielkraut.
06:46des chefs d'entreprise,
06:47des intellectuels,
06:48des syndicalistes
06:49pour se retrousser les manches
06:51ensemble
06:51et se demander
06:52ce qu'il faut faire
06:52pour redresser le pays.
06:53C'est quoi le bon calendrier
06:53pour se retrousser les manches
06:54et finir par accéder au pouvoir,
06:56que ce soit vous
06:56ou quelqu'un d'autre ?
06:57Vous le direz quand ?
06:57Avant l'été, à l'automne ?
06:59Moi, je prends les choses
06:59étape par étape.
07:00D'abord, il y a des élections municipales.
07:02Et d'ailleurs, je le précise,
07:02il y avait aussi une élection
07:03législative partielle hier
07:05dans le Roiré.
07:06Stéphanie Riste,
07:06candidate Renaissance,
07:08a gagné et a battu
07:09la France insoumise
07:10et le Rassemblement national.
07:12Et donc, c'est évidemment
07:13un signal positif
07:14pour mon parti Renaissance
07:15et ce qu'on doit faire ensuite.
07:16Il y a les municipales
07:17et après, il y aura
07:18la préparation
07:19de l'élection présidentielle.
07:21Et vous comprenez bien,
07:22Thomas Soto,
07:22que moi, ce que je veux d'abord,
07:23c'est qu'on se remette
07:24à parler de fonds et d'idées.
07:25Il y a quelques semaines
07:26ou quelques mois...
07:26C'est ce qu'on fait, mais pardon,
07:27mais il y a quand même,
07:28y compris dans votre famille politique,
07:29des gens qui s'interrogent
07:30sur votre stratégie.
07:31Il paraît que vous allez sortir
07:32un livre assez personnel
07:33après les municipales.
07:33C'est vrai, ça ou pas ?
07:34Oui, bien sûr,
07:35mais ce n'est pas une surprise.
07:36Oui, mais tous ces petits cailloux,
07:38ça fait dire à votre camarade
07:39de Renaissance
07:40et ancienne première ministre
07:41comme vous, Elisabeth Borne,
07:42Renaissance, ce n'est pas un parti,
07:44c'est l'agence de com'
07:45de Gabriel Attal.
07:45Écoutez, moi, les commentaires,
07:46ça ne m'intéresse pas.
07:48Ce que je vois,
07:48c'est qu'il n'y a pas
07:49d'autre parti que le nôtre
07:50qui organise un événement
07:51comme celui qu'on organise demain
07:52où on fait venir des personnes
07:53de l'extérieur,
07:54de la société civile
07:55pour réfléchir ensemble,
07:57pour travailler.
07:57Je n'ai pas vu un autre parti
07:58que Renaissance,
07:59à l'automne dernier,
08:01formulez une proposition claire
08:02sur un nouveau système de retraite
08:03comme on l'a fait,
08:04un système universel,
08:06libre,
08:06sans âge légal de départ,
08:08avec de la capitalisation.
08:10Je n'ai pas vu un autre parti
08:11mettre les idées
08:12comme on le fait aujourd'hui.
08:13Après, je vais vous dire,
08:15moi, il y aura toujours
08:15des commentaires.
08:16Il y aura toujours des gens
08:17qui diront,
08:17ça, ça ne me va pas,
08:18moi, je préférerais ci,
08:19je préférerais ça.
08:20L'important, c'est quand même
08:21d'avancer.
08:22Nouvelle République,
08:22est-ce que c'est le prochain nom
08:23de votre parti Renaissance ?
08:24Est-ce qu'il y aura
08:25un changement de nom
08:25après les municipales ?
08:26Oui, parce que les adhérents
08:27m'ont souhaité.
08:28J'ai fait voter
08:29les adhérents de Renaissance
08:30pour leur poser la question
08:31à plus de 70%.
08:33Ils ont souhaité
08:33qu'on puisse changer de nom.
08:35Mais ce qu'on a décidé,
08:36c'est que le nom
08:37devait suivre un projet.
08:40Quand on travaille
08:40sur le fond,
08:41c'est les idées d'abord,
08:42le projet...
08:42Oui, mais parce que le nom,
08:44finalement,
08:44c'est la devanture.
08:45Mais d'abord,
08:46vous devez travailler
08:46votre projet.
08:47On a beaucoup travaillé,
08:48par exemple,
08:48sur les questions de sécurité,
08:50de justice,
08:51de laïcité,
08:51d'autorité.
08:52Parce que c'est vrai
08:53qu'il y a eu un angle mort
08:54sur ces sujets-là
08:54ces dernières années
08:55dans ce qu'on a appelé
08:56le macronisme.
08:57Une fois qu'on a fait
08:58tout ce travail,
08:59effectivement,
08:59le nom peut changer
09:00pour refléter une idéologie,
09:02une proposition politique.
09:03Quelques mots
09:03des municipales
09:04que vous avez évoqués.
09:05La bataille s'annonce
09:05très serrée,
09:06très incertaine à Paris.
09:07Est-ce que pour le second tour,
09:09une alliance entre
09:09Rachida Dati,
09:10ministre du gouvernement
09:11que vous soutenez,
09:12et Pierre-Yves Bournazel
09:12qui lui,
09:13le candidat Horizon
09:14que vous avez choisi de soutenir,
09:15est un chemin naturel ?
09:16Oui ou non ?
09:17D'abord,
09:18vous avez raison de le dire,
09:19il n'y a pas de candidat
09:20favori à Paris.
09:21Vous venez de dire
09:21que c'est incertain.
09:22Parce que parfois,
09:23j'entends certaines déclarations,
09:24on a l'impression
09:24qu'il y aurait
09:25un seul bulletin possible
09:26pour l'alternance
09:28et qu'il y aurait des favoris.
09:29Il n'y a pas de favori,
09:30tous les sondages le montrent.
09:31Donc tout est possible.
09:32Il y a deux favoris,
09:33Rachida Dati et Emmanuel Grégoire.
09:34Non, non,
09:34c'est incertain,
09:34comme vous l'avez dit,
09:35il n'y a pas de favori.
09:36Et nous, Renaissance,
09:37on a fait le choix
09:37d'apporter notre soutien
09:38à Pierre-Yves Bournazel
09:39parce qu'on pense
09:40qu'il a le meilleur projet
09:41et qu'il a le meilleur
09:42espace politique
09:43pour gagner Paris.
09:44Je vous pose ma question
09:45parce qu'on arrive au bout,
09:46c'est un chemin naturel
09:46l'alliance entre Dati et...
09:47Moi, je vous réponds,
09:48le chemin naturel,
09:49ce sera que les autres candidats
09:50se rangent derrière
09:51Pierre-Yves Bournazel
09:52parce qu'il sera arrivé
09:53en tête au premier tour.
09:54C'est pour ça qu'on se bat.
09:56Donc moi,
09:56je ne vais pas être là
09:56à vous dire
09:57ce qu'on va faire
09:58dans un deuxième tour
09:58alors que le premier tour
09:59n'a pas eu lieu.
10:00On se bat pour la candidature
10:01de Pierre-Yves Bournazel.
10:02C'est le choix
10:03de nos élus renaissance
10:04à Paris,
10:05encore une fois,
10:05parce qu'il a le meilleur projet
10:07pour Paris,
10:08c'est celui qui travaille le plus
10:09sur un projet
10:09depuis le plus longtemps.
10:11Donc on va continuer
10:11à faire campagne
10:12et on verra le soir
10:13du premier tour.
10:14Rapidement,
10:14pour terminer,
10:15vous avez posté
10:16après la chute
10:17du président Maduro
10:18Venezuela
10:18un message sur X
10:20et sur les réseaux sociaux
10:21dans lequel vous disiez
10:22se contenter d'être
10:23les derniers à défendre
10:24et à respecter
10:24la charte des nationistes
10:25c'est sans doute
10:25être fidèle à notre doctrine
10:26mais c'est surtout
10:27être complètement effacé.
10:29Est-ce que Trump
10:30dans sa façon de faire
10:31dans ses méthodes
10:31est aujourd'hui
10:32une inspiration pour vous ?
10:33Je ne dis pas
10:33que vous êtes d'accord
10:34avec lui
10:34mais dans la façon de faire.
10:35Pas du tout une inspiration,
10:36simplement,
10:37il est le reflet
10:37de l'état du monde
10:38aujourd'hui.
10:39Il est un monde
10:40de rapports de force
10:41avant tout
10:42et moi ce que j'ai voulu dire
10:43dans ce message
10:44c'est que quand j'entends
10:45à chaque fois
10:45que le droit international
10:46est violé
10:47certaines voies
10:49s'ériger en condamnant
10:50mais sans être capable
10:51une seule seconde
10:52de s'interroger
10:52sur la manière
10:53dont on peut faire respecter
10:54le droit international
10:55je trouve qu'on affaiblit
10:56notre crédibilité.
10:58Moi je suis pour un changement
10:59de doctrine.
11:00Je pense qu'il faut assumer
11:01maintenant un multilatéralisme
11:02lucide,
11:04conditionnel
11:05c'est-à-dire qu'avec des pays
11:06qui respectent les mêmes règles
11:07on les respecte aussi
11:08notamment les règles
11:09de l'OMC par exemple
11:10sur les questions économiques
11:11mais quand des pays
11:12assument ne pas respecter
11:14les règles
11:14on ne les respecte pas
11:16avec eux
11:16parce qu'on est toujours
11:17les victimes
11:17et les dindons de la farce.
11:18Merci Gabriel Attal
11:19d'être venu ce matin
11:20sur...
11:20Vous reviendrez nous...
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