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  • il y a 13 minutes
Le Sénat refusera-t-il de poursuivre les discussions sur le budget, censées reprendre ce jeudi dans l'hémicycle ? La droite sénatoriale, majoritaire, qualifie le budget de « très mauvais » et envisage de rejeter le texte dès cette semaine. Le président du Sénat Gérard Larcher est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 28 janvier 2026.

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Transcription
00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Il est le président du Sénat, deuxième personnage de l'État, Gérard Larcher, l'invité d'RTL Matin.
00:06Bonjour et bienvenue sur RTL Matin.
00:07Bonjour.
00:084 ans de prison, dont 18 mois fermes pour votre ancien collègue du Sénat, Joël Guerriot,
00:12reconnu coupable de soumission chimique envers la députée Sandrine Jossot.
00:15Précisons qu'il a immédiatement annoncé qu'il ferait appel de ce jugement.
00:18Avec le recul, est-ce que vous pensez avoir assez soutenu la victime, Gérard Larcher ?
00:23Écoutez, les faits sont d'une extrême gravité.
00:25Et je dois dire que, dès novembre 2023, j'ai demandé à la procureure l'ensemble des éléments.
00:35Nous avons facilité tous les éléments de l'enquête, la perquisition.
00:39Mais je ne pouvais pas démissionner de moi-même ce sénateur.
00:45Seul le Conseil constitutionnel peut, j'allais dire, démissionner un parlementaire.
00:52Est-ce qu'il faut changer la loi ? Est-ce qu'il faut se poser la question ?
00:55Le principe, c'est que jusqu'au jugement, la présomption d'innocence existe.
01:00Je pense que, simplement, il est important qu'entre une assemblée,
01:06le président d'une assemblée et les procureurs qui instruisent,
01:09dans le respect de la présomption d'innocence, s'il y ait plus d'échanges d'informations,
01:12je n'ai eu la première réponse du procureur qu'un an après mon courrier,
01:16qui datait du 23 novembre 2023.
01:19Mais vous, vous aviez annoncé saisir la commission de déontologie du Sénat.
01:22Oui, je l'ai saisi.
01:22C'était en juillet dernier.
01:24Oui, mais parce que je n'avais pas l'ordonnance de renvoi.
01:29Je ne peux le faire que sur des faits.
01:32Et la procureure m'a envoyé l'ordonnance de renvoi.
01:35J'ai immédiatement saisi le comité de déontologie.
01:38Entre temps, je dois rappeler que j'avais demandé au sénateur de démissionner.
01:42Ce qu'il n'a pas fait.
01:42Ce qu'il n'a pas fait.
01:43Il est parti le 6 octobre dernier.
01:46Vous avez entendu, j'imagine, les déclarations cette nuit de Victor Wemba Niaman,
01:49notre champion de basket devenu la star de NBA aux Etats-Unis.
01:52Il s'est dit horrifié par les méthodes de la police anti-immigration de Donald Trump.
01:55Son club lui est pourtant demandé de se taire sur le sujet.
01:58Il a eu raison de parler Wemba Niaman.
02:00Vous le soutenez ce matin ?
02:01Oui, parce que cette police anti-immigration fait non pas un contrôle de l'immigration,
02:06mais une chasse aux migrants.
02:08Et ça me semble tellement contraire aux valeurs que nous défendons.
02:13Enfin, les valeurs que nous défendons de démocratie, de respect des droits de l'homme,
02:19quelle que soit la situation.
02:21Et je dois dire que ça tourne le dos tellement à Washington et Jefferson.
02:25A ce qui fait que notre relation avec les Etats-Unis
02:28s'inscrit dans l'histoire aussi d'un certain nombre de valeurs,
02:32notamment les valeurs de respect des droits humains.
02:36Donald Trump et l'Amérique de Donald Trump piétinent les droits de l'homme aujourd'hui ?
02:39C'est votre conviction ?
02:40En tous les cas, je pense que ce que nous voyons,
02:43une police de l'immigration,
02:45en 15 jours, deux morts,
02:47un enfant en bas âge, en prison,
02:49tout ceci démontre que les méthodes ne me paraissent pas,
02:52à l'aune des valeurs que nous avons en partage,
02:54être des méthodes acceptables.
02:56Est-ce qu'on est trop conciliant face à Trump ?
02:58Est-ce qu'on lui passe trop de choses ?
02:59Vous-même, en avril dernier, vous disiez
03:00il faut être cool, il faut être calme avec lui.
03:02Non, je pense qu'il faut être calme,
03:03mais je soutiens totalement l'attitude du président de la République
03:06la semaine dernière.
03:08À chaque fois que nos intérêts,
03:11que notre concept même de valeur
03:13sont menacés,
03:16eh bien il faut répondre avec fermeté
03:17dans l'intérêt de la France
03:20et de l'Union Européenne.
03:21Le budget, Gérard Larcher,
03:22il poursuit son très long chemin institutionnel et chaotique
03:25après avoir survécu à quatre motions de censure désormais.
03:27Et le voilà qui arrive au Sénat.
03:29Monsieur le Président,
03:29est-ce que vous souhaitez qu'on en finisse au plus vite
03:31avec ce budget ?
03:31Autrement dit,
03:32est-ce que vous souhaitez que le Sénat
03:33soulève ce qu'on appelle la question préalable
03:35qui est une procédure, pour faire simple,
03:37qui fait, on n'ouvre pas le texte,
03:38on le renvoie direct à l'Assemblée ?
03:39Vous le souhaitez ou pas ?
03:40Non, d'abord je vais vous rapprocher
03:41que le seul Assemblée qui a examiné le budget,
03:44c'est le Sénat.
03:45L'Assemblée nationale n'a jamais été capable
03:47d'examiner la totalité du budget.
03:50Nous l'avons examiné.
03:51Et vous n'êtes pas du tout d'accord.
03:52C'est une recette en dépense
03:53et nous le connaissons bien, ce budget.
03:56Nous pensons aujourd'hui que le budget,
04:00il faut mettre une conclusion,
04:02car nous avons besoin d'un budget pour le pays
04:05et notamment pour la défense,
04:07des sujets très d'actualité,
04:09pour les collectivités territoriales.
04:11Nous pensons qu'il n'y a pas lieu
04:13à réouvrir le débat.
04:15Voilà pourquoi la Commission des Finances
04:16se réunit ce matin,
04:18examinera le budget et proposera,
04:20j'ai rencontré le rapporteur général hier,
04:23Jean-François Husson,
04:24une question préalable
04:25qui n'est pas satisfaite sur le budget.
04:28Et vous êtes favorable à cette question préalable ?
04:30Oui, c'est un mauvais budget.
04:32C'est un mauvais budget
04:34qui ne répond pas aux défis
04:36que François Langlais vient de nous donner.
04:38Comment on restaure la compétitivité ?
04:41Comment on n'est pas les derniers de la classe
04:43en matière de déficit budgétaire ?
04:46Toutes les questions de François Langlais,
04:47il n'y en a aucune réponse dans ce budget.
04:50Pourquoi vous abdiquez tous ?
04:52Vous êtes tous à dire
04:53c'est un mauvais budget,
04:54il ne nous va pas,
04:55le déficit ça va être 5% minimum,
04:56vous étiez très attaché vous au 4,7%
04:58que c'est la barre fixée par le gouvernement.
05:00Pourquoi vous vous résignez ?
05:01Pourquoi faire avec ?
05:03Parce que dans la situation
05:05qui a été créée
05:06par la décision malheureuse,
05:08irrationnelle du Président de la République,
05:09il n'y a pas de majorité
05:11à l'Assemblée nationale.
05:13Et il faut quand même permettre
05:14à ce pays de continuer à avancer,
05:16même dans de mauvaises conditions.
05:18Voilà pourquoi,
05:19après avoir négocié la semaine dernière
05:21sur des éléments budgétaires,
05:22moi j'ai deux préoccupations dans ce budget.
05:25La situation faite aux entreprises,
05:27avec par exemple
05:28des milliards d'impositions en plus,
05:32et puis il faut permettre
05:33aux collectivités territoriales,
05:35dont je rappelle qu'elles sont 70%
05:37de l'investissement public,
05:38vous savez l'État n'arrive qu'en deuxième rideau
05:40dans l'investissement public,
05:4130%,
05:42et bien il faut leur permettre
05:43de fonctionner,
05:45notamment dans une année
05:46où les assemblées municipales
05:48vont être renouvelées
05:49dans un mois et demi.
05:50Gérard Larcher,
05:50est-ce qu'il faut maintenant,
05:51au nom de la stabilité,
05:52qui semble être le tout dernier,
05:54tout petit dénominateur commun
05:55à tous ceux qui ont décidé
05:56d'avaler la pile de ce budget,
05:58que ce gouvernement reste en plage
05:59jusqu'en 2027 ?
05:59Il faut de la stabilité
06:00jusqu'à la présidentielle ?
06:01Écoutez, ça c'est une décision
06:02qui appartient au Président de la République.
06:05Les députés peuvent,
06:07à un moment ou à un autre,
06:08le censurer.
06:08Je crois que le sujet,
06:10demain,
06:11c'est de préparer
06:11l'échéance présidentielle
06:13dans les meilleures conditions possibles
06:14pour proposer
06:15une alternative au pays.
06:17On va y venir.
06:18Le Sénat va se prononcer
06:18par ailleurs aujourd'hui
06:19par un vote
06:19sur deux propositions de loi
06:20sur la fin de vie.
06:21Personne n'est d'accord.
06:22La fin de vie,
06:23on le sait,
06:24c'est un sujet intime,
06:25c'est un sujet qui divise,
06:26qui...
06:27par-delà les clivages politiques,
06:29est-ce que ce n'est pas typiquement
06:30un sujet de référendum,
06:31un sujet sur lequel
06:32il faudrait demander
06:32leur avis aux Français ?
06:33Écoutez,
06:34ça a d'abord été
06:35le Parlement qui est saisi
06:36et de toute façon,
06:37même s'il y a référendum,
06:39le Parlement doit être saisi.
06:41C'est vrai que c'est un sujet
06:42qui relève de l'intime.
06:44Il y a deux textes
06:44et je suis de ceux
06:46qui ont demandé
06:47qu'il y ait deux textes.
06:48Il y a déjà longtemps.
06:48Un sur la d'amourée,
06:49un sur les soins palliatifs.
06:50Parce que les soins palliatifs,
06:51c'est essentiel.
06:52Aujourd'hui,
06:53près d'un Français sur deux
06:55n'a pas accès
06:56à des soins palliatifs
06:57dans des conditions,
06:59j'allais dire,
07:00acceptables.
07:03Il y a une grande détresse
07:04du soin palliatif en France.
07:05Il y a de nombreux départements
07:06où il n'y a pas de service
07:07de soins palliatifs.
07:08Mais est-ce qu'il faut
07:09un référendum, juste ?
07:10Attendez.
07:11Et sur les soins palliatifs,
07:12on s'est penché
07:12sur un sujet douloureux,
07:14heureusement assez rare,
07:15mais le soin palliatif aux enfants.
07:17Et donc,
07:18ça va être le vote
07:20sur la fin de vie.
07:22Sur la fin de vie,
07:24c'est vrai qu'au Sénat,
07:25il y a eu la conjonction
07:26entre ceux qui trouvaient
07:27qu'on allait trop loin,
07:29avec le texte
07:30issu de l'Assemblée nationale
07:31de Falordi,
07:32et ceux qui considéraient
07:34qu'on n'allait pas assez loin.
07:36Et donc,
07:37ça explique ce vote.
07:38On votera aujourd'hui.
07:40Est-ce que le président de la République
07:41doit soumettre un référendum ?
07:42Je crois qu'il doit laisser aller
07:43le débat,
07:44puisqu'il a été décidé
07:45qu'il n'y avait pas
07:46une procédure d'urgence.
07:47Le texte doit être examiné
07:48à l'Assemblée nationale
07:50et au Sénat.
07:50Pas de référendum pour l'instant.
07:51La politique,
07:52ce sont des mots
07:52de plus en plus forts,
07:53c'est l'époque qui veut ça,
07:54mais aussi des faits,
07:54des résultats.
07:55Ce matin,
07:55le Figaro est implacable
07:56dans sa une.
07:57En 2025,
07:58l'immigration a atteint
07:59un niveau record en France.
08:01Avez-vous échoué
08:02sur cette question ?
08:03Puisque rappelons
08:03que c'est le bilan
08:04de Bruno Retailleau,
08:05ministre de l'Intérieur,
08:06LR comme vous.
08:07Est-ce que c'est un échec ?
08:08D'abord,
08:08notons
08:09que le nombre
08:11de naturalisations,
08:12par exemple,
08:13le nombre de régularisations
08:14a singulièrement baissé.
08:17et que le nombre,
08:20j'allais dire,
08:21d'éloignements
08:21et d'inclusions
08:22a augmenté.
08:23Nous n'avons pas
08:24eu aujourd'hui
08:26la capacité
08:26d'avoir une vraie
08:27politique migratoire.
08:29Puisque tous les textes
08:29qui ont été proposés,
08:30notamment par le Sénat,
08:32sur le regroupe
08:33en France,
08:33donc c'est pas un échec ?
08:34385 000
08:35sites de séjour
08:36accordés plus 10% ?
08:37C'est la loi
08:37qui ne propose pas
08:40aujourd'hui
08:40une véritable politique migratoire.
08:42Voilà pourquoi
08:43la directive retour,
08:44qui est en cours
08:45de négociation
08:46entre le Parlement européen,
08:48le Conseil
08:48et les chefs d'État
08:50de gouvernement,
08:51qui devraient adopter
08:52en juin prochain
08:53quelque chose d'essentiel.
08:54Mais ça nécessitera
08:55chez nous,
08:56sans doute,
08:57une réforme de la Constitution
08:58pour avoir
08:59une vraie politique migratoire.
09:00Pour une réforme de la Constitution,
09:01il faut une majorité
09:01des deux tiers,
09:02donc on en est loin aujourd'hui.
09:03Il faut savoir ce qu'on veut.
09:04Il nous reste une minute.
09:06Je voudrais qu'on se parle
09:06de la présidentielle 2027.
09:07Vous êtes de quelle équipe ?
09:08Vous, primaire,
09:08pas primaire,
09:09primaire ouverte,
09:10primaire de Knafois,
09:11d'Armanin ?
09:11Je suis dans l'équipe
09:13qui dit que si nous avons
09:14plus d'un candidat
09:16issu des familles politiques
09:18de la droite
09:19et du centre,
09:21nous ne serons pas
09:22au second tour.
09:22Et comment vous le sélectionnez alors ?
09:24Eh bien,
09:24c'est ce à quoi
09:25nous réfléchissons actuellement.
09:27J'appartiens
09:27au groupe de travail
09:28qui,
09:29à l'intérieur de LR,
09:31réfléchit à faire
09:32une proposition
09:32d'ici
09:33la fin du mois de février
09:35pour choisir
09:35le ou la candidat de LR.
09:37Et après,
09:38il faudra aller au-delà.
09:39Écoutez,
09:39moi j'ai vécu tout,
09:41j'ai été déjà
09:41dans deux comités
09:42qui ont géré
09:43les primaires.
09:45Peu m'importe la méthode,
09:45il ne nous faut
09:46qu'un seul candidat,
09:48si nous voulons être
09:48au deuxième tour
09:49de l'élection présidentielle.
09:50Et moi,
09:51ce qui m'intéresse vraiment,
09:52c'est l'intérêt du pays
09:53et de la proposition
09:54qu'on fera au front.
09:55Vous pourriez être
09:55ce candidat
09:56ou vous l'excluez ?
09:56Écoutez,
09:57je ne suis candidat
09:58absolument pas à cela.
10:00Donc vous l'excluez ?
10:01Écoutez,
10:01je ne suis pas candidat.
10:02Non mais vous l'excluez ou pas ?
10:03Non mais,
10:04exclure c'est clair.
10:05Je ne suis pas candidat.
10:06Point.
10:06D'accord,
10:06vous n'êtes pas candidat.
10:08Merci beaucoup à vous.
10:09Juste,
10:09vous souhaitez que Marine Le Pen
10:10soit candidate,
10:10elle ou pas,
10:11qu'elle puisse l'être ?
10:12Écoutez,
10:12ça appartient à la justice
10:13et laissons faire la justice.
10:17Je me suis déjà exprimé
10:18sur l'exécution provisoire.
10:20Je pense qu'il y a un sujet
10:21mais en l'état des textes,
10:24laissons faire la justice
10:25et nous verrons.
10:26Merci beaucoup Gérald.
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