00:00Evolise, la solution de gestion et de facturation pour les TPE-PME présentes.
00:06Sud Radio, c'est bon à savoir.
00:08Sud Radio, c'est bon à savoir. Est-ce bientôt la fin du 1er mai chômé ?
00:12C'est en tout cas ce que demandent les boulangers, fleuristes, bouchers ou encore poissonniers.
00:16Une proposition de loi votée au Sénat devait être votée hier à l'Assemblée,
00:19sauf qu'à cause des débats animés sur d'autres sujets, vous l'avez entendu,
00:22bien le texte n'a même pas pu être discuté.
00:25Bonjour Dominique Enrag.
00:27Bonjour.
00:27Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
00:29Vous êtes le président de la Confédération de la boulangerie-pâtisserie française.
00:33Une réaction tout d'abord à ce qui s'est passé hier du côté de l'Assemblée,
00:37puisque vous attendiez beaucoup de ce vote.
00:39Vous êtes déçu ce matin en colère ?
00:41Écoutez, oui, complètement déçu, parce qu'en fait, on était dans une niche républicaine.
00:46Et donc, ce dossier, on pensait qu'il allait passer.
00:48Je pense que beaucoup pensaient qu'il allait passer,
00:51parce que les amendements sont empilés pour qu'on ne soit plus dans les temps,
00:54enfin la plus vieille ruse, je veux dire, du monde.
00:56Donc, on est très déçu, parce que là, on a quand même,
01:00il faudrait qu'il sache à l'Assemblée, tous ceux qui ont mis un peu le bazar,
01:04qu'il y a quand même 35 000 boulangers, 200 000 salariés et 12 millions de clients
01:10qui attendent de savoir si on va pouvoir ouvrir les boulangeries le 1er mai.
01:14Donc, c'est quand même, si vous voulez, est-ce qu'on va avoir le droit de travailler ce jour-là ?
01:18Sinon, on serait obligé de mettre une circulaire en disant, écoutez, vous fermez.
01:22Dans le pays du pain, d'avoir toutes les boulangeries fermées, c'est quand même grave.
01:25– Est-ce que vous demandez, alors je ne sais pas, au gouvernement,
01:27parce qu'effectivement, on attend toujours le vote de cette loi,
01:31ou d'une loi qui permet, qui autorise notamment aux boulangers d'ouvrir le 1er mai.
01:35Est-ce que vous demandez au gouvernement de saisir de ce sujet
01:37et de le mettre à l'agenda de l'Assemblée rapidement ?
01:41– Écoutez, oui, bien sûr, mais je pense qu'on a été soutenus par le gouvernement
01:45et beaucoup de partis qui reconnaissent ce qu'il faut.
01:48En plus, on ne veut pas ouvrir la boîte de Pandore.
01:51On reconnaît le côté totem de ce 1er mai.
01:54Mais là, nous, en boulangerie, on a toujours ouvert depuis 1919.
01:59Donc, ce n'est pas une nouveauté, c'est juste continuer de faire ce qu'on voulait.
02:03– Parce que les boulangers ont le droit de travailler le 1er mai
02:06et n'ont pas le droit de faire bosser leurs salariés.
02:08En fait, c'est ça le problème.
02:09– Tout à fait, la boulangerie peut ouvrir.
02:11Mais vous savez, on a 6 personnes en moyenne dans nos 35 000 boulangeries.
02:15On ne peut pas faire tout seul.
02:16Et puis, il faut savoir quand même que dans le cadre du volontariat,
02:20les salariés sont payés double.
02:22Donc, ils sont plutôt partants pour pouvoir travailler ce jour-là.
02:26– En tout cas, vous avez eu des contrôles, on s'en souvient,
02:28dans un certain nombre de boulangeries l'an dernier,
02:31avec d'ailleurs certains boulangers qui avaient été verbalisés.
02:33Vous savez combien à peu près ?
02:36Et ce qui est arrivé ensuite pour eux ?
02:38– Pour l'instant, les boulangers qui avaient été jugés en Vendée
02:43ont été relaxés.
02:44Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
02:46Mais là, on a besoin d'un cadre réglementaire,
02:48parce que la chale boulanger qui ouvre le matin
02:51et qui sait qu'il va peut-être prendre 750 euros
02:54par personne qui travaille 1 500 par mineur,
02:57ils ne prendront pas le risque, bien évidemment.
02:59– Vous avez parlé de cette question d'ouvrir la boîte de Pandore,
03:02parce que c'est ce que craignent notamment des partis politiques,
03:06la France Insoumise, je pense, ou encore les syndicats,
03:09je pense là à la CGT, Sophie Binet,
03:11qui manifestait devant l'Assemblée nationale hier.
03:15Ils disent en gros, bah oui, mais si on vous permet à vous
03:17de travailler le 1er mai,
03:20le problème c'est qu'on va demander après à tout le monde
03:21de bosser le 1er mai.
03:23Et vous répondez quoi à Sophie Binet ou à la France Insoumise ?
03:26– Écoutez, je comprends la position de l'Elefi,
03:29nous vous l'ont dit, quand on les a rencontrées,
03:31c'est comme si vous demandez à un gendarme
03:34d'être ivre et grillé un feu rouge, c'est impossible.
03:37Mais il faut quand même qu'ils arrivent à comprendre
03:39que nous, depuis toujours, on a travaillé,
03:42c'était même pas un sujet chez nous,
03:44dans le sens où c'est même dans les conventions collectives,
03:46ce jour est payé double, et dans le volontariat.
03:49Donc c'est quand même, même pour les salariés,
03:51ils sont très contents de travailler le 1er mai.
03:52On a 11 jours fériés payés double,
03:55et le 1er mai, on fait partie.
03:56Donc c'est pour ça que ce n'est pas une révolution
03:58du 1er mai pour tout le monde du travail,
04:00dont on ne s'occupe pas.
04:01Nous, on regarde la boulangerie, les commerces de proximité,
04:05tout ce qui fait que ce jour-là,
04:07même des consommateurs, bien souvent,
04:09sont contents d'avoir un commerce ouvert
04:11ce jour férié pour profiter.
04:13– Dominique Henrach, un grand merci
04:15d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
04:17Et donc, voilà, je le rappelle,
04:19cette proposition-loi pour permettre,
04:23notamment Boulanger, d'ouvrir le 1er mai,
04:25elle n'a pas été débattue, pas votée hier à l'Assemblée nationale.
04:29Merci Dominique Henrach, je rappelle que vous êtes
04:31président de la Confédération de la Boulangerie-Pâtisserie française.
04:34Passez une très belle journée.
04:35– Sud Radio, c'est bon à savoir.
04:38– Avec Evolise, la solution simple
04:41et conforme pour la facturation électronique.
04:44– Vous êtes bien sur Sud Radio,
04:45il est 6h53, nous sommes vendredi,
04:47et qui dit vendredi, dit Maxime Liedot,
04:49qui nous retrouve juste après ça.
04:50– Sous-titrage Société Radio-Canada
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