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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct, en ce jour un peu particulier puisque Donald Trump fait encore monter la tension de plusieurs crans sur la question du Groenland.
00:00:11Bien sûr, il charge Emmanuel Macron, publie un message privé que lui a envoyé le président français et menace de taxes à 200% les 20 français.
00:00:19Dans le même temps, il annonce une réunion décisive demain à Davos où nous serons sur place dans quelques instants.
00:00:25Également à Strasbourg, des centaines de tracteurs, des milliers d'agriculteurs sont venus manifester devant le Parlement européen pour pousser les députés à demander un recours juridique contre le Mercosur.
00:00:35Et puis les réactions après l'annonce d'un 49.3 sur le budget, les chefs des grandes entreprises sont vendent debout, les engagements pris sur la contribution exceptionnelle entre guillemets de l'an dernier n'ont donc pas été tenus.
00:00:47Voilà pour le programme, c'est parti pour deux heures de direct.
00:00:55Et Donald Trump a donc décidé de faire le forcing il y a quelques heures sur le Groenland.
00:01:05Regardez cette image qui est particulièrement frappante.
00:01:09C'est une image qu'il a publiée sur son réseau social.
00:01:13Image réalisée par l'intelligence artificielle évidemment.
00:01:15On le voit lui avec derrière son vice-président et son secrétaire d'État planter le drapeau américain sur l'île du Groenland avec cette légende territoire américain depuis 2026.
00:01:28Une image qui fait froid dans le dos dans un certain nombre de pays évidemment mais encore plus au Groenland.
00:01:34On va retrouver notre équipe Élise Phillips avec Sonia Reno sur place.
00:01:38Élise, cette fois c'est très clair avec cette image saisissante.
00:01:41Donald Trump dit clairement au Groenlandais, votre territoire m'appartient.
00:01:45Oui, Donald Trump comme depuis quelques semaines ne se cache absolument pas et réaffirme un peu plus sa volonté de prendre de force le Groenland
00:01:56parce qu'effectivement il a posté cette vidéo sur son réseau social la nuit dernière
00:02:00où on le voit en train de planter un drapeau américain sur un territoire quasi désert.
00:02:05Mais la légende est claire, le message est clair puisque juste à côté il y a un panneau avec écrit Groenland, territoire américain établi depuis 2026.
00:02:13Juste derrière Donald Trump, vous le disiez à l'instant, il y a deux autres personnes.
00:02:17Le vice-président américain Jay Devens, le secrétaire d'Etat Marco Rubio et on se doute à quel point cette image va choquer ici au Groenland.
00:02:25On est à Nook avec Sonia Reno ce matin, vous le voyez, il fait encore un peu tôt.
00:02:29Mais on imagine à quel point les Groenlandais vont être irrités par cette nouvelle provocation de la part de Donald Trump.
00:02:35Et puis dans la nuit, on a appris une autre nouvelle en provenance des Etats-Unis
00:02:39puisque le commandement militaire a annoncé que des avions américains et canadiens étaient en route
00:02:46pour se poser sur une base militaire située dans le nord du Groenland.
00:02:50Le commandement a tout de suite précisé qu'il s'agissait d'un exercice planifié de longue date,
00:02:54que les autorités groenlandaises étaient au courant.
00:02:56Tout cela pour éviter les interprétations, pour éviter de penser qu'il s'agisse d'une descalade.
00:03:01Parce qu'en ce moment, c'est vrai que toute nouvelle qui arrive des Etats-Unis irrite beaucoup la population groenlandaise
00:03:06qui ne prend absolument pas bien toutes les provocations du président américain qui s'enchaîne ces derniers jours.
00:03:12Élise Phillips dans les rues encore quasi désertes de Nook avec Sonia Reno.
00:03:16Il est 7h du matin pour vous là-bas.
00:03:19Élise, merci beaucoup d'être en direct.
00:03:22Patrick Sos, ces manœuvres, elles étaient prévues oui ou non ou pas ?
00:03:25Parce que c'est aussi une façon de mettre un petit peu la pression.
00:03:27Alors deux éléments.
00:03:28Un, elles étaient prévues.
00:03:29Deux, elles sont annoncées.
00:03:32C'est assez étonnant, mais régulièrement lorsque je croise des hauts gradés des armées françaises ou européennes,
00:03:39la première ou deuxième question qui me vient, c'est au fait comment ça se passe avec vos homologues américains.
00:03:44Et dans 95% des cas, ça se passe extrêmement bien parce qu'il y a encore, encore un petit filament
00:03:51entre les armées américaines et le pouvoir politique.
00:03:56Et donc, oui, ça passe par les réseaux sociaux, mais il y a bien eu une information des autorités danoises, du Groenland, du Canada aussi.
00:04:04Parce que pour aller des bases américaines jusqu'au Groenland, il faut bien passer par l'espace aérien canadien.
00:04:10Et tout ça est écrit totalement.
00:04:11Donc, si on est hors contexte trumpien, c'est le business as usual, tout se passe bien.
00:04:18On est dans une coopération.
00:04:19Ils sont chez eux.
00:04:20La base de Pitufik, tout là-haut, au nord du Groenland, c'est une base américaine.
00:04:24Donc, tout irait bien.
00:04:25Sauf qu'évidemment, il y a ce contexte énorme imposé par Donald Trump.
00:04:30Contexte qui a encore rebondi très, très fortement ces dernières heures.
00:04:33Il y a plein de choses à vous expliquer et à commenter avec notre invité ce matin.
00:04:39Invité exceptionnel parce que c'est l'un des diplomates les plus expérimentés de notre pays.
00:04:44Ancien ambassadeur de France aux États-Unis.
00:04:46Ancien conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron.
00:04:47C'est Philippe Etienne.
00:04:49Et bonjour, monsieur l'ambassadeur.
00:04:50Bonjour.
00:04:50Merci d'être avec nous.
00:04:50Vous publiez « Mémoire d'un diplomate aux avant-postes de l'Histoire ».
00:04:54Évidemment, c'est un titre qui est particulièrement adapté.
00:04:57Il va falloir ajouter quelques chapitres quand même sur la réédition, Philippe Etienne.
00:05:02D'abord, un mot sur cette image évidemment très, très forte que vous avez découverte comme nous tous.
00:05:07J'imagine, est-ce qu'un nouveau palier, d'après vous, a été franchi ou pas ?
00:05:12Alors, un nouveau palier dans une escalade qu'on connaît comme méthode trumpienne.
00:05:17Bon, sans vouloir comparer parce que le deuxième mandat est très différent du premier mandat.
00:05:21Il avait commencé à parler du Groenland au premier mandat.
00:05:24Et moi, j'ai eu comme ambassadeur à gérer une menace de droits de douane sur le champagne et les vins spiritueux.
00:05:29Donc, ça vous rappelle des souvenirs.
00:05:29Et j'ai eu à gérer des vrais droits de douane sur les vins.
00:05:33Non.
00:05:34Donc, voilà.
00:05:35Les méthodes sont quand même plus spectaculaires.
00:05:39Mais la méthode de base est la même.
00:05:41C'est la méthode de l'intimidation, en fait.
00:05:42Et donc, le test des réactions des partenaires qui sont en face de vous.
00:05:48Avec, c'est vrai, cette menace de droits de douane sur les vins français, on vous expliquera tout à l'heure exactement dans quoi il en retourne.
00:05:55Mais d'abord, on va aller à Davos parce que Donald Trump, il a dit beaucoup de choses cette nuit.
00:05:58Et il a notamment dit que demain, il sera à Davos.
00:06:01Ça, on le savait.
00:06:02Mais qu'une réunion se déroulerait avec l'ensemble des parties concernées par le dossier du Groenland.
00:06:07Et Laure Closier est avec nous à Davos.
00:06:09On s'imagine, Laure, que cette réunion, ce sera évidemment le moment très fort attendu par tous demain qui risque d'éclipser tout le reste.
00:06:20Oui, ici, ce que tout le monde se dit, c'est que ça va être très long quand même jusqu'à ce que Donald Trump arrive demain après-midi.
00:06:25Ici, on a une délégation française qui est quand même sonnée.
00:06:28Pour vous raconter un peu les coulisses ici, c'est nous qui avons expliqué en partie aux entrepreneurs français les textos publiés d'Emmanuel Macron.
00:06:36Certains ne nous croyaient pas en disant que c'est un fait et qu'il ne peut pas avoir publié des échanges personnels.
00:06:41Mais si, c'est réel.
00:06:43Aujourd'hui, ça devait être une journée où Emmanuel Macron fait des annonces sur l'intelligence artificielle.
00:06:46On devait parler business.
00:06:47Il vient ici avec une vingtaine de chefs d'entreprise.
00:06:50On ne devait pas parler forcément politique.
00:06:52En tout cas, c'était l'espoir du président de la République.
00:06:55Depuis ce matin, on se demande clairement à qui le tourne.
00:06:58Les 200% de droits de douane, pourquoi pas pour d'autres secteurs.
00:07:01Donc, on attend de savoir à quelle sauce on va être mangé.
00:07:03Et puis, on réfléchit à l'après.
00:07:05La question qu'on se pose ici depuis hier, c'est est-ce que les États-Unis sont toujours un allié des Européens ?
00:07:11Dans le business ici, on pense à l'après et on répond à cette question.
00:07:14Non, en fait.
00:07:15Il faut penser à travailler sans les Américains.
00:07:18Il faut penser à se développer sans le cloud, sans les GAFA, sans les entreprises de paiement.
00:07:24Aujourd'hui, qui font notre quotidien à tous.
00:07:27Et c'est ici les réflexions qu'on a.
00:07:29Juste pour vous raconter un autre morceau de coulisses.
00:07:30Christine Lagarde est arrivée très tôt ce matin.
00:07:33Christine Lagarde qui répond seulement dans les couloirs de Davos.
00:07:36Ça va aller, ça va aller, ça va aller.
00:07:40Écoutez, c'est vrai que c'est un petit peu léger comme réponse à la bête à couler.
00:07:45Nous dit Guillaume Daré.
00:07:46Merci beaucoup, Laure, en direct de Davos, où évidemment tous les regards vont être braqués dans les heures qui viennent.
00:07:54Laure, vous parliez il y a quelques instants de ce message que Donald Trump a diffusé.
00:07:59C'est un texto que lui a envoyé le président français.
00:08:03Il dit, Emmanuel Macron, au président américain,
00:08:06je ne comprends pas ce que vous faites avec le Groenland.
00:08:09Essayons de construire de grandes choses.
00:08:11Je peux organiser, si vous voulez, une réunion du G7 après Davos à Paris.
00:08:14Je peux inviter tout le monde.
00:08:15Et on peut déjeuner ensemble jeudi soir.
00:08:17Voilà, ça c'est encore une fois un message privé qui commence par
00:08:19« Dear friend, mon cher ami, Donald Trump, qu'est-ce qu'il fait ? »
00:08:22Il le montre et il le publie.
00:08:24Vous aviez déjà vu ça, Philippe Etienne, ou pas ?
00:08:27Pas sous le premier mandat, mais récemment, il l'a fait sur d'autres messages.
00:08:33Enfin, Trump l'a fait sur d'autres messages.
00:08:34Ceci étant, là, dans le cas d'Espèce, le contenu du message ne me choque pas du tout.
00:08:41Et c'est presque bien que ce soit publié.
00:08:42Ça montre que notre attitude n'est pas fermée au dialogue.
00:08:46Par exemple, sur le Groenland, on est tout à fait prêt à parler de la sécurité de l'Arctique.
00:08:50Par contre, on n'est pas prêt à se laisser faire.
00:08:53Oui, parce que la première question, Julien, ça a été de se demander si c'était vrai ou pas.
00:08:56Oui, exactement.
00:08:57C'est tellement insensé, semble-t-il, en tout cas pour nous, sur le plan de la diplomatie internationale,
00:09:01que la première question qui s'est posée, c'est est-ce que ce sont vraiment des messages d'Emmanuel Macron ?
00:09:04Et effectivement, l'entourage du Président de la République nous a confirmé ce matin
00:09:07que c'était des messages bien réels et qu'effectivement, aux yeux du Président de la République,
00:09:11ça démontrait finalement aux yeux des Français et du monde entier
00:09:14que c'était la même chose qui était défendue sur la place publique
00:09:17qu'Angoulis de la part du Président de la République.
00:09:18Une réaction plus ferme sur le fond, ce qui avait déjà été dit samedi après la première menace,
00:09:23c'est effectivement l'Élysée a affirmé que ces mesures tarifaires pour influencer, je cite,
00:09:27notre politique étrangère sont inefficaces et inacceptables.
00:09:31Il y a quand même, Patrick Sos, une volonté un peu d'humilier Emmanuel Macron
00:09:34de la part de Donald Trump quand il fait ça.
00:09:35Alors écoutez, moi quand je prends mon petit drapeau français que j'ai l'esprit cocorico,
00:09:40je vous dirais qu'au moins Emmanuel Macron existe dans le scope de Donald Trump.
00:09:46Friedrich Merz n'existe pas.
00:09:48Le chancelier allemand.
00:09:48Le chancelier allemand, Kirstarmer, ça commence simplement le Premier ministre britannique.
00:09:53Mais au moins, le visage, le nom d'Emmanuel Macron résonne à la fois chez Donald Trump
00:09:57mais aussi dans son électorat.
00:09:59La France aussi existe dans son électorat, ce qui n'est pas le cas d'autres pays européens.
00:10:04Si j'enlève maintenant ma casquette cocorico et mon petit drapeau,
00:10:09la volonté aussi de Donald Trump d'humilier Emmanuel Macron, c'est d'expliquer que dans sa réunion voulue dans le G7,
00:10:17vous l'avez vu, il veut inviter les Danois, les Ukrainiens, les Russes, les Syriens.
00:10:21Ce sont des dossiers qui ne sont pas totalement liés les uns aux autres.
00:10:25Dans une réunion G7 qui irait s'insinuer dans un programme qui est dantesque jeudi,
00:10:32puisqu'on l'a pris hier à 19h, vous avez un conseil européen à Bruxelles avec, a priori, Emmanuel Macron.
00:10:37Et donc, on va essayer de trouver une petite place avec des plates de repas
00:10:40sur des dossiers qui n'ont pas grand-chose à voir les uns avec les autres,
00:10:44avec un seul dénominateur commun quand même, qui est Donald Trump.
00:10:47Est-ce qu'on peut imaginer, Philippe Etienne, Guillaume Daré, nous dit que l'Élysée confirme ce message ?
00:10:51Quand Emmanuel Macron l'envoie, il se doute qu'il y a un risque qui soit publié
00:10:54et donc qu'il puisse y avoir peut-être un bénéfice politique ou pas ?
00:10:58Moi, je crois que quand on envoie, surtout dans ce contexte entre les États-Unis et leurs alliés,
00:11:06ce genre de message, il faut toujours se demander ce qui se passera s'il est publié.
00:11:10Et dans le cas d'Espèce, encore une fois, ça montre essentiellement que la France,
00:11:16non seulement dans son rôle au sein de l'Union européenne et dans son rôle de présidence du G7,
00:11:20puisque la France préside le G7 depuis le 1er janvier,
00:11:23mais aussi comme un pays qui a réagi très fort quand même, le plus fortement au sein de l'Union européenne,
00:11:28en demandant que la Commission regarde l'utilisation d'un texte européen
00:11:31qui s'appelle le règlement anti-coercition, après les dernières menaces américaines de Donald Trump.
00:11:37Mais la France est quand même dans son rôle d'initiative,
00:11:39d'initiative pour parler et trouver éventuellement,
00:11:44si Donald Trump y est prêt, bien sûr, comment on fait pour arrêter cette crise ?
00:11:50Alors, il ne semble pas y être prêt, justement,
00:11:51parce qu'écoutez ce qu'il a répondu à ces menaces européennes il y a quelques heures.
00:11:56– Je ne pense pas que les Européens résisteront beaucoup.
00:12:01Nous en avons besoin.
00:12:02Les Européens ne peuvent pas le protéger.
00:12:04Les dirigeants sont des gens super, le peuple aussi.
00:12:08Ce sont des gens bien,
00:12:10mais ce n'est pas parce qu'ils ont débarqué là-bas qu'ils sont propriétaires.
00:12:13J'ai fait plus pour l'OTAN que n'importe qui.
00:12:19– Voilà, comme toujours, il mélange un petit peu tout.
00:12:20Au début, il parle des Européens.
00:12:22Ensuite, il parle des dirigeants danois.
00:12:25Il a raison de balayer ça d'un verre de main, d'après vous, ou pas ?
00:12:27– Évidemment, non.
00:12:28Mais il oublie tout simplement un point un peu quand même important,
00:12:33c'est que le Groenland n'est pas une grande île totalement vide.
00:12:36Il y a des habitants en Groenland.
00:12:38Donc, ce n'est pas seulement le Danemark, les États-Unis.
00:12:40Ce n'est pas seulement l'Union européenne, les États-Unis.
00:12:43C'est aussi la population locale.
00:12:46Et accessoirement, le droit international,
00:12:49les accords entre le Danemark et le Groenland,
00:12:52et toute une série de choses.
00:12:54Donc, voilà.
00:12:55Et sur cette base-là, derrière, il y a quoi ?
00:12:57Il y a une préoccupation par contre qu'on peut entendre,
00:13:00c'est la sécurité suite à la fonte des glaciers,
00:13:04l'ouverture de nouvelles voies maritimes dans le Nord,
00:13:06l'intérêt incontestable, et la Russie et même de la Chine,
00:13:09pour cette région du Grand Nord.
00:13:11Par le fait que les pays occidentaux, globalement,
00:13:14y compris les États-Unis, qui ont largement inutilisé les possibilités
00:13:18qu'ils ont déjà d'intervenir au Groenland,
00:13:21sous forme de base militaire,
00:13:22tout ceci, c'est vrai.
00:13:24Et donc, je crois que la carte des Européens
00:13:27doit être de dire, OK,
00:13:28il y a d'ailleurs une organisation pour s'occuper de ça,
00:13:30qui s'appelle l'OTAN.
00:13:31On en parle dans l'OTAN.
00:13:33On est prêts collectivement à faire plus.
00:13:34Mais vous, vous respectez la souveraineté,
00:13:37la souveraineté des Groenlandais, la souveraineté du Danemark
00:13:39et la souveraineté des Européens.
00:13:40Il va se passer quoi demain à Davos, Patrick ?
00:13:43Il va se passer...
00:13:44La journée risque d'être assez intense.
00:13:46Donald Trump essaye d'imposer son agenda,
00:13:48avec son discours,
00:13:50avec également la réunion qu'il a prévue
00:13:52sur le Groenland.
00:13:54Il dit les partenaires concernés,
00:13:56on attend de voir,
00:13:56parce qu'on comprend qu'il va choisir le plan de table.
00:13:59Comme il est en train de choisir le plan de table,
00:14:01nous, on essaye de ne pas ajouter de la confusion
00:14:04à celle de Donald Trump,
00:14:05mais il y a aussi le dossier du Conseil de l'AP,
00:14:08qui est particulièrement important,
00:14:10notamment en lien avec les droits de douane.
00:14:13Mais il va essayer d'imposer ce timing.
00:14:15Il veut aussi rencontrer
00:14:17les principaux chefs d'entreprise du monde.
00:14:20Il n'y a pas que des Américains,
00:14:21loin de là.
00:14:22Et donc, l'idée, ça va être,
00:14:24non pas de contrecarrer ce planning,
00:14:26mais de rappeler qu'il s'agit
00:14:28d'un forum économique mondial
00:14:30et pas le forum économique Trump.
00:14:32Même si Léopold Hautebert m'a envoyé une photo,
00:14:35il est déjà arrivé à Davos,
00:14:36il est en train de se rapprocher du forum.
00:14:38Et il me montrait USA House,
00:14:40comment Davos 2026.
00:14:43Il y a quelques pavillons américains,
00:14:44mais Davos n'est pas encore sous pavillons américains.
00:14:47Normalement, Davos,
00:14:48c'est un peu la célébration du libre-échange,
00:14:52pour faciliter, en tout cas,
00:14:54les échanges commerciaux entre les pays.
00:14:56Sauf que Donald Trump,
00:14:57lui, il n'est pas du tout dans cette dynamique.
00:14:59Et il a donc menacé plus spécifiquement,
00:15:01comme d'habitude, pourrait-on dire,
00:15:03les vins français.
00:15:05Écoutez-moi.
00:15:07Que répondez-vous à Macron,
00:15:08qui a dit qu'il ne viendrait pas au Conseil de la paix ?
00:15:11Ah bon ? Il a dit ça ?
00:15:13Personne ne veut de lui.
00:15:15Il ne sera plus là très bientôt.
00:15:17Ce n'est pas grave.
00:15:17Ce que je vais faire,
00:15:20c'est que s'ils se sentent comme Costa,
00:15:22je vais mettre 200% de taxes sur les vins et les champagnes.
00:15:25Et il viendra.
00:15:27Mais il n'a pas besoin de venir.
00:15:28Mais s'il l'a vraiment dit,
00:15:30comme vous le savez,
00:15:31il ne sera bientôt plus au pouvoir dans quelques mois.
00:15:33Et la France a réagi en jugeant cette menace inacceptable.
00:15:38Jean-Marie Fabre est avec nous.
00:15:39C'est le président des Vignerons indépendants.
00:15:41Bonjour.
00:15:42Alors, on imagine que ce matin,
00:15:43vous vous dites,
00:15:44tout ça est un perpétuel recommencement,
00:15:45qu'on revit la scène,
00:15:47encore et toujours over and over again,
00:15:49comme on dit aux États-Unis.
00:15:51Oui, bonjour.
00:15:52En fait, on n'est pas non plus surpris.
00:15:54Je pense que déjà,
00:15:55depuis la première présidence de Donald Trump,
00:15:57on sait que d'abord,
00:15:59le rapport de force est son âme favorite
00:16:01et qu'il touche là où ça fait mal en permanence
00:16:04et que les vins et les spiritueux,
00:16:06je le rappelle,
00:16:06qui est un secteur stratégique pour notre pays,
00:16:09comme le luxe et l'aéronautique.
00:16:10Il y a peu de secteurs de grande performance à l'export
00:16:13et les vins, les champagnes et les spiritueux en font partie.
00:16:15Eh bien, il appuie en permanence
00:16:16sur des menaces de rétorsion en matière douanière
00:16:19qui affaiblissent en permanence notre filière.
00:16:24Donc oui, nous sommes forcément ces victimes collatérales
00:16:26d'une politique internationale,
00:16:28d'une géopolitique qui,
00:16:29avec le président américain,
00:16:31prend des formes parfois totalement,
00:16:34complètement inadaptées.
00:16:36Mais on voit bien qu'un coup,
00:16:38c'est le Conseil de la paix,
00:16:39un coup, c'est les éléments qui sont liés au Venezuela.
00:16:43On voit bien que tout est sujet là
00:16:45à rapport de force
00:16:46et qu'il est temps maintenant,
00:16:48pour une fois,
00:16:49que la France et l'Union européenne
00:16:51fassent respecter,
00:16:52en engageant le rapport de force,
00:16:54l'ensemble de ses intérêts économiques et stratégiques.
00:16:57C'est un peu un changement de discours
00:16:58parce que jusqu'à maintenant,
00:16:59les secteurs menacés étaient plutôt
00:17:01dans la posture de dire
00:17:03« bon, il faut transiger,
00:17:05il faut bien s'entendre
00:17:05parce que sinon les conséquences
00:17:06seront trop graves pour nous ».
00:17:07Vous vous dites maintenant…
00:17:08Alors, on l'a perdu, pardon Jean-Marie Fable,
00:17:10vous qui avez donc géré une première fois
00:17:12ce genre de crise
00:17:13lors du premier mandat de Donald Trump,
00:17:15comment il faut réagir ?
00:17:16Est-ce qu'il faut tenir bon
00:17:17et sortir ces termes de la coercition ?
00:17:19Mais, écoutez,
00:17:20même sous le premier mandat de Trump,
00:17:21on était à des niveaux de conflictualité
00:17:23bien, bien plus faibles.
00:17:25L'Union européenne avait réagi
00:17:26par des droits de douane.
00:17:27Et ça avait marché ?
00:17:28Aux droits de douane,
00:17:28ça avait stabilisé la situation.
00:17:30Et puis, il y avait une menace.
00:17:32Alors, je précise les choses,
00:17:33à l'époque,
00:17:34c'était les questions Airbus
00:17:35et Boeing,
00:17:37c'est-à-dire les subventions
00:17:38à l'aéronautique.
00:17:39C'est pour ça que votre interlocuteur
00:17:40a tout à fait raison
00:17:40de citer un certain nombre de secteurs.
00:17:42Et on avait tout simplement
00:17:43mis des droits de douane
00:17:44sur des produits américains.
00:17:45On avait un peu stabilisé la situation.
00:17:47Après, il avait fait d'autres menaces,
00:17:49cette fois sur le champagne
00:17:50et les vins,
00:17:52les spiritus.
00:17:56Et là, la raison,
00:17:57c'était l'impôt sur le numérique
00:17:58parce qu'il ne faut pas oublier
00:17:59qu'il y a l'autre grand contentieux
00:18:01sur la législation numérique.
00:18:03Mais effectivement,
00:18:04comme votre interlocuteur l'a dit très justement,
00:18:07si on veut empêcher cette spirale,
00:18:11il faut répondre malheureusement,
00:18:14malheureusement sur le même plan
00:18:15en disant quelles seront les conséquences.
00:18:17Et effectivement, le problème,
00:18:18c'est y a-t-il une unité
00:18:19européenne pour le faire ?
00:18:20Parce que les vins et spiritueux,
00:18:22c'est la France,
00:18:22mais ce n'est pas forcément
00:18:23Flakman ou d'autres.
00:18:25Oui, d'accord,
00:18:25mais je crois qu'il y a un moment
00:18:26où chacun réalise
00:18:28que chacun y passera.
00:18:30Si on cède trop,
00:18:33ça justifie cette brutalisation,
00:18:36cette intimidation,
00:18:37cette coercition.
00:18:38Alors, c'est vrai qu'au sein
00:18:40de l'Union Européenne,
00:18:41vous avez toujours les pays
00:18:42qui craignent le désengagement militaire
00:18:44américain.
00:18:45Vous avez les pays
00:18:46qui dépendent beaucoup
00:18:47du marché américain
00:18:48pour exporter leurs produits.
00:18:50Tout ça, c'est vrai.
00:18:51Mais regardez,
00:18:51même,
00:18:52j'ai noté ces derniers jours,
00:18:53même le représentant
00:18:54d'une industrie
00:18:55de machine-outils allemande
00:18:56qui est quand même
00:18:57très, très, très exportatrice
00:18:58a dit qu'il faut,
00:19:00à un moment,
00:19:01exactement ce qu'a dit
00:19:03le représentant
00:19:04de notre industrie
00:19:06de spiritueux,
00:19:07de vin et de champagne notamment,
00:19:09à un moment,
00:19:09il faut montrer
00:19:10qu'on est capable
00:19:11de répondre
00:19:12parce que sinon,
00:19:13ça va continuer.
00:19:14Est-ce que,
00:19:15Jean-Marie Fabre,
00:19:16on vous a retrouvé,
00:19:16est-ce que depuis ces années,
00:19:18vous avez réagi
00:19:19en baissant vos ventes
00:19:21aux Etats-Unis
00:19:21et en trouvant
00:19:22d'autres marchés ?
00:19:23Alors, d'abord,
00:19:26je pense qu'il faut
00:19:26remettre tout ça
00:19:27dans son contexte.
00:19:28D'abord,
00:19:28les Etats-Unis,
00:19:29c'est le premier pays
00:19:30de consommation
00:19:31de vin spirituel au monde
00:19:32et la France,
00:19:33c'est le premier fournisseur
00:19:34en valeur.
00:19:34Donc, ça reste un marché clé
00:19:36en matière de chiffre d'affaires
00:19:37pour toutes nos entreprises
00:19:38exportatrices
00:19:39de grande taille
00:19:39ou de petite taille
00:19:41comme le sont
00:19:41les TPE, PME
00:19:42de vignerons indépendants
00:19:43qui sont des artisans
00:19:43mais qui font plus de 30%
00:19:45de leur chiffre d'affaires
00:19:45sur ce marché.
00:19:47Bien évidemment
00:19:47qu'il y a d'autres zones
00:19:48du monde,
00:19:49qu'il y a d'autres marchés
00:19:50que l'on continue
00:19:51à prospecter
00:19:52et sur lesquels
00:19:52on essaye de s'établir
00:19:53mais ça ne se fait pas
00:19:54d'un revers de main
00:19:55en claquant les doigts.
00:19:56Et donc,
00:19:56les rapports commerciaux
00:19:58y compris avec les Etats-Unis
00:19:59sont des rapports commerciaux
00:20:00qui nous sont nécessaires
00:20:01mais je rejoins
00:20:02votre interlocuteur
00:20:03à l'instant.
00:20:04Je pense qu'à un moment donné,
00:20:05notre faiblesse
00:20:07en permanence
00:20:07va nous suivre,
00:20:08va nous poursuivre
00:20:09comme une épée de Damoclès
00:20:10et qu'à chaque distension
00:20:12sur des sujets
00:20:13qui seront connexes
00:20:14à notre secteur
00:20:15ou pas du tout
00:20:16qui seront étrangers
00:20:16à notre secteur,
00:20:17nous serons en permanence
00:20:18les victimes collatérales
00:20:19parce qu'on est un secteur
00:20:20économique qui compte
00:20:21pour la France
00:20:22et que le président américain
00:20:24et son administration
00:20:24appuera là où ça fait mal.
00:20:26Donc la peur
00:20:26n'évite pas le danger aujourd'hui.
00:20:28N'oublions pas
00:20:28qu'on est le premier client,
00:20:30l'Europe est le premier client
00:20:31des Etats-Unis
00:20:32quand on a cette puissance économique
00:20:34parce que les entreprises américaines,
00:20:36tous secteurs confondus,
00:20:37dépendent aussi
00:20:37du marché européen.
00:20:39Il faut faire entendre
00:20:40bien que ce rapport
00:20:41de force permanent
00:20:42ne peut plus durer
00:20:42parce qu'il sera défavorable
00:20:44à tout le monde
00:20:44y compris aux Américains
00:20:45et à leurs entreprises.
00:20:46On sent vraiment
00:20:47que les choses
00:20:47sont en train
00:20:48de basculer.
00:20:49Merci beaucoup
00:20:49Jean-Marie Fabre
00:20:50et merci Philippe-Étienne
00:20:52pour avoir été avec nous.
00:20:54Je rappelle votre livre
00:20:55« Mémoire d'un diplomate
00:20:56aux avant-postes de l'histoire »
00:20:57et on attend déjà impatiemment
00:20:58le tome 2
00:20:59sur les épisodes
00:21:02complètement dingues
00:21:03qu'on est en train de vivre.
00:21:04Ça va sans doute continuer
00:21:05dans les heures qui viennent
00:21:07maintenant
00:21:07avec de nouveaux rebondissements.
00:21:09On ira à Strasbourg
00:21:10également dans quelques instants.
00:21:11Pourquoi ?
00:21:11Parce que là aussi
00:21:12il y a une crise en cours
00:21:13qui rebondit
00:21:13avec la mobilisation
00:21:15de certains agriculteurs
00:21:18européens
00:21:18là aussi
00:21:19contre le Mercosur.
00:21:21Alors c'est pareil,
00:21:21ils ne sont pas tous d'accord
00:21:22pour critiquer le Mercosur
00:21:25mais ceux qui sont contre
00:21:26en tout cas
00:21:26se font entendre aujourd'hui
00:21:27devant le Parlement européen
00:21:28et nous serons au milieu
00:21:28de tracteurs en Alsace.
00:21:29à tout de suite.
00:21:31Des centaines de tracteurs
00:21:32rassemblés à Strasbourg
00:21:34sous les fenêtres
00:21:35du Parlement européen.
00:21:37Nous irons au cœur
00:21:37de cette manifestation
00:21:38d'agriculteurs
00:21:39dans quelques instants.
00:21:40Juste après le rappel
00:21:41des grands titres
00:21:42de l'actualité de ce mardi
00:21:43présenté par Pauline Pioche.
00:21:45Bonjour Pauline.
00:21:46Bonjour Julien.
00:21:46Commençons par le procès
00:21:47en appel des assistants
00:21:48parlementaires européens
00:21:50du Rassemblement national.
00:21:51Alors pour rappel
00:21:51la justice reproche
00:21:53à Marine Le Pen
00:21:53au Front national
00:21:54à l'époque
00:21:55il y a dix autres prévenus
00:21:55d'avoir payé
00:21:56des salariés du parti
00:21:57avec de l'argent
00:21:58du Parlement européen.
00:22:00Bonjour Sophie Dupont.
00:22:01Vous suivez justement
00:22:02cette journée de procès
00:22:03et ça s'annonce décisif
00:22:05avec l'audition aujourd'hui
00:22:07de Marine Le Pen.
00:22:10Oui et avant ça
00:22:11pour l'instant
00:22:11c'est Julien Audoul
00:22:12qui est auditionné.
00:22:13Il était assistant parlementaire
00:22:14à l'époque des faits
00:22:15mais il a reconnu à la barre
00:22:16qu'il n'avait pas travaillé
00:22:17pour son eurodéputé
00:22:18parce qu'elle ne lui avait pas
00:22:19donné de travail selon lui.
00:22:21Vous l'avez dit Pauline
00:22:22audition de Marine Le Pen
00:22:23à suivre cet après-midi
00:22:24et demain toute la journée.
00:22:26C'est la prévenue
00:22:26qui va être le plus longuement
00:22:27entendu dans ce procès
00:22:29parce qu'à l'époque des faits
00:22:30elle avait deux casquettes
00:22:31présidente du Front National
00:22:32et eurodéputés
00:22:34et le tribunal de première instance
00:22:36a estimé qu'elle était
00:22:37la cheville ouvrière
00:22:38de ce système.
00:22:40Marine Le Pen
00:22:40qui pour l'instant
00:22:41n'a fait qu'une seule déclaration
00:22:42à la Cour
00:22:43quand elle a reconnu
00:22:44du bout d'élève
00:22:45la matérialité des faits
00:22:46tout en réfutant
00:22:47le caractère intentionnel.
00:22:49Une ligne de défense
00:22:50qui a été suivie
00:22:50par d'autres prévenus
00:22:51mais qui peine pour l'instant
00:22:52à convaincre
00:22:53la présidente de la Cour d'appel
00:22:54qu'on a senti
00:22:55à plusieurs reprises
00:22:56et encore ce matin
00:22:57agacée.
00:22:58Marine Le Pen
00:22:58joue donc très gros
00:22:59cet après-midi
00:23:00elle joue clairement
00:23:01sa candidature
00:23:02à la présidentielle
00:23:02de 2027
00:23:03elle a confié
00:23:04à une amie
00:23:05je vais vendre
00:23:05chèrement ma peau.
00:23:07Merci beaucoup
00:23:08Sophie Dupont
00:23:09avec Camille Fournier
00:23:10du côté de Cran-Montana
00:23:11maintenant
00:23:12la suite
00:23:12de l'enquête
00:23:13avec des auditions
00:23:14en ce moment.
00:23:14Deux auditions
00:23:15qui ont lieu aujourd'hui
00:23:16et demain
00:23:16dont l'une qui a débuté
00:23:17ce matin à 8h30
00:23:19bonjour Boris Karlamov
00:23:20Jacques Moretti
00:23:20qui est donc entendu
00:23:22pour la deuxième fois
00:23:23en tant que prévenu.
00:23:26Absolument
00:23:27et c'est une audition
00:23:28qui constitue
00:23:28une étape importante
00:23:29dans cette instruction pénale
00:23:31puisque c'est la toute première fois
00:23:32que Jacques Moretti
00:23:33qui a été placé
00:23:34en détention
00:23:35le vendredi 9 janvier dernier
00:23:36est interrogé
00:23:37sur le déroulé
00:23:38des faits
00:23:39de cette nuit tragique
00:23:40du 31 décembre
00:23:41au 1er janvier.
00:23:42Une audition
00:23:43qui a commencé
00:23:43à 8h30
00:23:44il est accompagné
00:23:45par ses avocats
00:23:47il y a également
00:23:47des avocats
00:23:48des partis civils
00:23:49qui sont réunis
00:23:50dans cette salle d'audition
00:23:51du ministère public
00:23:52et puis également
00:23:53son épouse
00:23:54Jessica Moretti
00:23:56puisqu'en réalité
00:23:57elle a l'obligation
00:23:58d'assister
00:23:59à tous les actes
00:24:00d'audition
00:24:01elle est donc
00:24:02aux côtés
00:24:02de son mari
00:24:03pour entendre
00:24:04toutes ses déclarations
00:24:05une audition
00:24:06qui est suspendue
00:24:07pour l'instant
00:24:08on a pu voir tout à l'heure
00:24:09l'ensemble des avocats
00:24:10à la fois de la défense
00:24:11et des partis civils
00:24:12qui sont sortis
00:24:13du ministère public
00:24:13une audition
00:24:14qui va donc reprendre
00:24:15d'ici à quelques minutes
00:24:17demain à 8h30
00:24:19ce sera au tour
00:24:19de Jessica Moretti
00:24:20d'être entendue
00:24:21sur le fond du dossier
00:24:23elle va devoir répondre
00:24:24aux questions
00:24:25également sur le déroulé
00:24:26des faits
00:24:27et puis cette dernière
00:24:28information
00:24:28qu'on était en mesure
00:24:29de vous confirmer
00:24:30sur BFM TV
00:24:30ce matin
00:24:31c'est que Jacques Moretti
00:24:32a réuni les fonds
00:24:33nécessaires pour sa caution
00:24:35et donc espérer
00:24:36une libération
00:24:37dans les toutes prochaines heures
00:24:38les prochains jours
00:24:39la somme de 200 000 francs suisses
00:24:40a été réunie
00:24:42et ces fonds
00:24:42ils ont été apportés
00:24:44par un proche
00:24:45de Jacques Moretti
00:24:46qui tient à préserver
00:24:47son anonymat
00:24:48aujourd'hui
00:24:48alors que
00:24:49l'avocat
00:24:51des Moretti
00:24:52vient de sortir
00:24:53juste derrière vous
00:24:54Boris
00:24:54et oui on l'a aperçu
00:24:56avec une petite couille
00:24:57journalistique
00:24:57et il ne prend aucune déclaration
00:24:58d'accord
00:24:59bon bah c'est très bien
00:24:59vous n'avez rien raté
00:25:00mais vous restez quand même
00:25:01très très vigilant
00:25:02on arrête de vous déranger
00:25:03avec Clément Gros-Denier
00:25:05qui est avec vous
00:25:06des gardes à vue
00:25:08Pauline
00:25:09il y en a 5 en ce moment
00:25:10après l'incendie
00:25:10d'un collège
00:25:11à Dijon
00:25:11on se rappelle
00:25:12oui c'était en décembre
00:25:13décembre dernier
00:25:144 adolescents
00:25:14de 15 à 17 ans
00:25:16alors ce qu'on sait
00:25:16c'est que 2 sont déjà
00:25:17mis en cause
00:25:18dans des affaires
00:25:18de trafic de stupéfiants
00:25:202 autres pour des faits
00:25:21de délinquance
00:25:21de droit commun
00:25:22il y a également
00:25:23une femme de 27 ans
00:25:24sans antécédent judiciaire
00:25:25qui a été placée
00:25:26en garde à vue
00:25:26le parquet
00:25:27qui confirme
00:25:27que l'incendie
00:25:28aurait été commandité
00:25:30en réponse
00:25:31aux actions
00:25:31des autorités
00:25:32menées justement
00:25:33contre le trafic
00:25:34de stupéfiants
00:25:35la catastrophe ferroviaire
00:25:37en Espagne
00:25:38l'origine du drame
00:25:40est peut-être due
00:25:42à un problème
00:25:42sur le rail
00:25:43oui alors on va essayer
00:25:44d'être clair
00:25:45dans les explications
00:25:45on parle d'une rupture
00:25:46longitudinale
00:25:48du rail précisément
00:25:49en fait
00:25:49c'est un problème
00:25:51de soudure
00:25:51entre deux barres
00:25:52ces très longues barres
00:25:53qui confectionnent
00:25:55le rail
00:25:55de plus de 300 mètres
00:25:56je vous rappelle
00:25:57que plusieurs personnes
00:25:58sont actuellement
00:25:59portées disparues
00:26:00cette catastrophe ferroviaire
00:26:02qui a eu lieu dimanche
00:26:04cette collision
00:26:04entre deux trains
00:26:05parce que l'un a déraillé
00:26:0740 personnes sont mortes
00:26:0941 sont blessées
00:26:10en Espagne
00:26:11c'est le début
00:26:12de trois jours
00:26:13de deuil national
00:26:13et la famille royale
00:26:14qui doit se rendre
00:26:15ce midi
00:26:16à proximité
00:26:17justement
00:26:17du lieu de l'accident
00:26:18un petit cocorico
00:26:19maintenant
00:26:20aux Etats-Unis
00:26:21parce qu'il y a
00:26:22un français
00:26:22qui brille sur les parquets
00:26:23oui très rapidement
00:26:24il est titulaire
00:26:25au All-Star Game NBA
00:26:26ce match de gala
00:26:27qui réunit
00:26:27les 24 meilleurs joueurs
00:26:29de la conférence
00:26:29Est et Ouest
00:26:30américaine
00:26:32une première historique
00:26:32pour un basketeur français
00:26:33ce sera le 15 février
00:26:34prochain à Los Angeles
00:26:35il s'agit bien sûr
00:26:36de Victor Wembanyama
00:26:37le voici
00:26:39de tête de plus
00:26:39que tous les autres
00:26:40merci beaucoup Pauline
00:26:41on vous retrouve
00:26:42dans une heure
00:26:42direction Strasbourg
00:26:43maintenant
00:26:43pour la grande mobilisation
00:26:44des agriculteurs européens
00:26:47contre le Mercosur
00:26:48des milliers de manifestants
00:26:49sont présents
00:26:51avec également
00:26:52des centaines
00:26:53de tracteurs
00:26:53vous voyez que
00:26:54l'ensemble
00:26:54de nos équipes
00:26:55sont mobilisées
00:26:56pour vous faire vivre
00:26:57cet événement
00:26:59cette mobilisation
00:27:00il y a notamment
00:27:01Angie Luata
00:27:02qui est en train
00:27:04de suivre
00:27:04un convoi
00:27:05en train d'arriver
00:27:06on voit Angie
00:27:06les tracteurs
00:27:07qui sont en train
00:27:08de rouler devant vous
00:27:09exactement
00:27:12on a à peu près
00:27:13300 tracteurs
00:27:14je suis dans l'un d'entre eux
00:27:15d'ailleurs
00:27:15avec Laurent Isabet
00:27:17vous êtes éleveur laitier
00:27:18vous faites également
00:27:19des céréales
00:27:19notamment pour nourrir
00:27:21vos bêtes
00:27:21vous êtes associé
00:27:22avec 4 associés
00:27:23vous êtes en Haute-Saône
00:27:24vous avez roulé 4 heures
00:27:25avec votre tracteur
00:27:26pour arriver ici
00:27:27et manifester
00:27:28c'est la dernière chance
00:27:29cette possibilité
00:27:30que les députés
00:27:32votent
00:27:32européens
00:27:33votent pour saisir
00:27:33la cour de justice européenne
00:27:35c'est ça
00:27:35c'est la dernière chance
00:27:36donc il faut
00:27:37jeter les dernières forces
00:27:39dans la bataille
00:27:39espérer qu'ils nous entendent
00:27:42c'est pour ça
00:27:43qu'il y a du monde
00:27:43aujourd'hui
00:27:45on pense être
00:27:46plus de 1000
00:27:46au final
00:27:47autour du Parlement
00:27:49on espère
00:27:50qu'ils vont nous entendre
00:27:51Rassemblement Place de Bordeaux
00:27:53avec effectivement
00:27:53déjà du monde
00:27:54nous disaient tout à l'heure
00:27:55nos équipes
00:27:56nos collègues
00:27:56qui sont déjà sur place
00:27:57nous on arrive dans
00:27:58quelques minutes
00:27:59ça va se passer comment
00:28:00et surtout
00:28:01quel est le fond de l'histoire
00:28:02pourquoi est-ce que
00:28:04vous ne voulez pas
00:28:04de ce Mercosur
00:28:05vous éleveur laitien
00:28:06en Haute-Saône
00:28:07on ne veut pas
00:28:08du Mercosur
00:28:09puisque quand on est éleveur
00:28:10et producteur de lait
00:28:11on est aussi producteur de viande
00:28:12et le plus gros point
00:28:14d'achoppement
00:28:14ça reste quand même
00:28:15notamment sur la production
00:28:17de viande
00:28:17qui ne respecte pas du tout
00:28:19les mêmes normes
00:28:20environnementales
00:28:20ni sociales
00:28:21ce n'est pas les mêmes règles
00:28:22du jeu
00:28:23c'est ce que vous me disiez
00:28:23voilà ce n'est pas les mêmes
00:28:24règles du jeu
00:28:25et donc forcément
00:28:26quand on n'a pas les mêmes
00:28:27règles du jeu
00:28:28on n'obtient pas
00:28:29les mêmes résultats
00:28:30et voilà
00:28:31on ne peut pas admettre
00:28:33qu'on importe
00:28:34une agriculture
00:28:34qu'ici on n'a pas le droit
00:28:36de produire
00:28:36alors le but
00:28:36ce n'est pas
00:28:37d'aller vers
00:28:39ce qu'eux
00:28:39ils font
00:28:40on veut maintenir
00:28:41une qualité
00:28:42de production
00:28:43comme de ce qu'on sait faire
00:28:45merci beaucoup
00:28:46merci Laurent Isabelle
00:28:48il faut le retenir
00:28:49il faut le retenir
00:28:49à chaque fois
00:28:50que vous verrez aujourd'hui
00:28:51des images
00:28:51de ces mobilisations
00:28:53près du Parlement européen
00:28:54à Strasbourg
00:28:55sachez qu'au fond d'eux
00:28:56les agriculteurs
00:28:57nous disent à peu près
00:28:57toujours la même chose
00:28:58c'est un marché
00:28:59qui s'ouvre
00:29:00oui
00:29:00mais c'est un marché
00:29:01qui s'ouvre
00:29:02de manière
00:29:02vécue de manière
00:29:04en tout cas
00:29:04injuste par les gens
00:29:06avec lesquels
00:29:06nous parlons sur le terrain
00:29:07Angelo Atta
00:29:08l'un de nos envoyés spéciaux
00:29:10donc à Strasbourg
00:29:11l'ensemble de nos équipes
00:29:13également au milieu
00:29:14du cortège
00:29:15on le voit ici
00:29:15avec Nicolas Kouadou
00:29:16qu'on retrouvera tout à l'heure
00:29:17et Théo Bassilana
00:29:18et puis Anthony Lobos
00:29:19avec son invité
00:29:20qu'on va entendre
00:29:21dans quelques instants
00:29:21invité politique
00:29:22parce qu'il y a des députés européens
00:29:23qui descendent
00:29:24et qui viennent soutenir
00:29:25les manifestants
00:29:27d'abord
00:29:27on va expliquer les choses
00:29:28Gaëtan
00:29:29parce qu'il en a dit deux mots
00:29:30Angelo
00:29:31l'enjeu ici
00:29:32parce que Mercosur
00:29:33ça y est
00:29:33c'est signé
00:29:34en revanche
00:29:34il y a toujours la possibilité
00:29:35d'un recours juridique
00:29:36recours auprès de la Cour
00:29:38de Justice Européenne
00:29:39de quoi s'agit-il exactement ?
00:29:41Alors oui
00:29:41effectivement
00:29:42Ursula Manderleyen
00:29:43la présidente de la Commission Européenne
00:29:44est allée au Paraguay
00:29:46ce week-end
00:29:46pour signer
00:29:47ce traité de libre-échange
00:29:49avec les quatre pays
00:29:50du Mercosur
00:29:51l'étape suivante
00:29:52c'est tout simplement
00:29:53l'examen
00:29:54au Parlement Européen
00:29:55puisqu'il y aura
00:29:56bel et bien
00:29:57un vote
00:29:57mais avant cela
00:29:59les eurodéputés
00:30:01demain
00:30:02voteront
00:30:02si oui
00:30:04ou non
00:30:04ils demandent
00:30:05la saisie
00:30:06de la Cour
00:30:06de Justice Européenne
00:30:07si le oui
00:30:08l'emporte
00:30:09à la majorité simple
00:30:10et bien
00:30:11il n'y aura pas
00:30:12d'examen
00:30:12de ce traité
00:30:13de libre-échange
00:30:14pendant
00:30:1412 à 18 mois
00:30:17et si jamais
00:30:18la Cour
00:30:18de Justice Européenne
00:30:19estime que ce traité
00:30:20ne respecte pas
00:30:22les règles européennes
00:30:23parce que
00:30:23c'est ça en fait
00:30:24qui est contesté
00:30:25aujourd'hui
00:30:26par certains eurodéputés
00:30:27le fait
00:30:28qu'Ursula Manderleyen
00:30:29ait scindé en deux
00:30:30ce traité
00:30:31de libre-échange
00:30:32une partie commerciale
00:30:33une partie politique
00:30:34une partie commerciale
00:30:35qui n'a pas besoin
00:30:36tout simplement
00:30:37de passer
00:30:38devant les parlements
00:30:39nationaux
00:30:40et donc
00:30:41si la Cour
00:30:41de Justice Européenne
00:30:43dit qu'effectivement
00:30:44ce traité
00:30:45ne respecte pas
00:30:46les traités européens
00:30:48et bien
00:30:48alors il faudra
00:30:49renégocier
00:30:50ce traité
00:30:51du Mercosur
00:30:52avec donc
00:30:53les pays d'Amérique du Sud
00:30:54et que vont voter
00:30:55les parlementaires européens
00:30:57c'est bien sûr
00:30:57la grande question
00:30:58qui se pose
00:30:59aujourd'hui
00:30:59vous êtes à côté
00:31:01de l'un d'entre eux
00:31:02qui va voter
00:31:03a priori
00:31:04contre le Mercosur
00:31:06et donc
00:31:06pour ce recours
00:31:07en justice
00:31:08oui avec Pierre Jouvet
00:31:12eurodéputé français
00:31:13du groupe socialiste
00:31:14au parlement européen
00:31:16devant lequel nous sommes
00:31:17d'ailleurs
00:31:17puisque c'est
00:31:18la destination finale
00:31:20de ce rassemblement
00:31:22place de Bordeaux
00:31:22là où vont converger
00:31:23tous les agriculteurs
00:31:24il y en a déjà
00:31:24une bonne cinquantaine
00:31:26des français
00:31:26des italiens
00:31:27notamment
00:31:27Pierre Jouvet
00:31:28bonjour
00:31:28merci d'être avec nous
00:31:29demain effectivement
00:31:30il y a ce vote crucial
00:31:31presque un vote
00:31:31de dernière chance
00:31:32pour saisir
00:31:33ou non
00:31:34la cour de justice
00:31:35de l'Union Européenne
00:31:35pour tenter de suspendre
00:31:36cet accord
00:31:36qu'allez-vous voter ?
00:31:38je vais évidemment
00:31:39voter la saisine
00:31:39de la cour de justice
00:31:40de l'Union Européenne
00:31:41parce que ce traité
00:31:42du Mercosur
00:31:43est un mauvais traité
00:31:44que madame von der Leyen
00:31:46et la commission européenne
00:31:47veulent l'imposer
00:31:47en faisant
00:31:49un déni démocratique
00:31:50absolu
00:31:51rendez-vous compte
00:31:52qu'ici nous sommes
00:31:52députés européens
00:31:54nous n'avons jamais voté
00:31:55sur le traité
00:31:56du Mercosur
00:31:56et qu'elle veut faire
00:31:58appliquer ce traité
00:31:59qui va mettre à mal
00:32:00nos agriculteurs
00:32:01qui sont déjà
00:32:02dans une situation
00:32:02d'extrême difficulté
00:32:03donc demain
00:32:04avec tous mes collègues
00:32:05socialistes français
00:32:06nous allons voter
00:32:07pour cette saisine
00:32:08parce que
00:32:09si la cour de justice
00:32:10de l'Union Européenne
00:32:11est saisie demain
00:32:12grâce au vote du Parlement
00:32:13alors le traité
00:32:14sera suspendu
00:32:15pendant le temps
00:32:16de l'analyse
00:32:16de la cour de justice
00:32:17si cette saisine
00:32:19est rejetée
00:32:20si le vote
00:32:21demain est négatif
00:32:22que doit faire la France
00:32:24que peut faire la France
00:32:25la France aurait déjà
00:32:26dû être
00:32:26beaucoup plus à l'offensive
00:32:28ça fait 8 ans
00:32:29qu'Emmanuel Macron
00:32:30recule le moment
00:32:31il a finalement
00:32:32pris une décision
00:32:33de voter contre
00:32:33il aurait dû
00:32:34avant
00:32:35arrêter
00:32:36ce carnage
00:32:36du Mercosur
00:32:37il y a eu des concessions
00:32:38obtenues quand même
00:32:39de la part de la France
00:32:39oui mais aujourd'hui
00:32:40les concessions
00:32:41ne sont pas satisfaisantes
00:32:42nos agriculteurs
00:32:42ne vivent plus
00:32:43de leur travail
00:32:44nos agriculteurs
00:32:45se retrouvent dans
00:32:45des situations
00:32:46de concurrence déloyale
00:32:47vis-à-vis de pays du monde
00:32:49qui ne respectent pas
00:32:50le même niveau
00:32:51de réglementation
00:32:52et le même niveau de règles
00:32:52nous voulons une agriculture
00:32:53de qualité
00:32:54nous voulons que nos agriculteurs
00:32:55puissent vivre
00:32:56et donc si demain
00:32:57et j'espère que ça ne sera pas le cas
00:32:59si demain
00:32:59le Parlement
00:33:01ne vote pas
00:33:01cette saisine
00:33:02de la cour de justice
00:33:03nous demandons
00:33:04au président de la République
00:33:05que la France saisisse
00:33:07elle-même
00:33:07la cour de justice
00:33:08de la République
00:33:09même si on sait
00:33:09que l'effet sera moins puissant
00:33:11que si c'est le Parlement européen
00:33:12mais en tout cas
00:33:13Emmanuel Macron
00:33:14doit s'opposer
00:33:15de toutes ses forces
00:33:16à se traiter
00:33:16parce que nous ne voulons pas
00:33:17voir notre agriculture mourir
00:33:19nous ne voulons plus
00:33:20voir nos agriculteurs
00:33:21dans des situations
00:33:22de désespérance
00:33:23telles que nous les voyons
00:33:24chaque jour
00:33:24merci beaucoup
00:33:25Pierre Jouvet
00:33:25eurodéputé socialiste
00:33:26ici au Parlement européen
00:33:28c'est vrai que ce matin
00:33:29d'ailleurs la ministre
00:33:29de l'agriculture
00:33:30a dit soutenir
00:33:31la démarche
00:33:32de saisir
00:33:33la cour de justice
00:33:34de l'Union européenne
00:33:35vous voyez derrière nous
00:33:36ces agriculteurs
00:33:38qui sont là
00:33:38clairement
00:33:39pour mettre la pression
00:33:40sur les eurodéputés
00:33:40afin qu'ils puissent
00:33:41voter pour la saisine
00:33:42de la cour européenne
00:33:43de justice
00:33:44Anthony
00:33:45vous continuez
00:33:45à balader votre micro
00:33:46pour voir si cet avis
00:33:48il est partagé
00:33:48par l'ensemble
00:33:49des autres parlementaires
00:33:50européens
00:33:51Guillaume Daré
00:33:51est-ce qu'on connaît
00:33:52le rapport de force
00:33:54à la veille de ce vote
00:33:55ou pas ?
00:33:56Pour l'instant
00:33:56on sait qu'il y avait
00:33:57à peu près 150 députés
00:33:58qui étaient favorables
00:33:59à cette saisine
00:34:00ce qui est insuffisant
00:34:02évidemment
00:34:02pour l'obtenir
00:34:04on sait qu'il y a
00:34:05un combat politique
00:34:06qui s'est mené en France
00:34:07ça a été reproché
00:34:08aux chefs de l'État
00:34:09et aux pays
00:34:09de ne pas avoir saisi
00:34:10eux-mêmes
00:34:11justement cette instance-là
00:34:12mais c'est vrai qu'il y a une précision importante
00:34:13qui a été donnée
00:34:14en disant
00:34:14ça ne suspendait pas
00:34:16automatiquement
00:34:17le traité
00:34:17si c'est un État
00:34:18qui faisait cette saisine
00:34:19alors que
00:34:20si c'est au terme de ce vote
00:34:21ce sera le cas
00:34:22ça peut basculer encore Gaëtan
00:34:24les rapports de force
00:34:25jusque-là
00:34:25électoraux
00:34:26ils étaient c'est vrai
00:34:27dans le sens de ce qu'a dit Guillaume
00:34:28est-ce que les choses bougent ?
00:34:29Il y a une très grande pression
00:34:30de la part de 21 pays européens
00:34:32pour justement ratifier
00:34:34le plus rapidement possible
00:34:35Voilà l'immense majorité
00:34:36Exactement
00:34:36donc on verra
00:34:37si les eurodéputés
00:34:39qui sont issus
00:34:39de groupes politiques différents
00:34:42on pense bien évidemment
00:34:43donc là
00:34:44au parti socialiste
00:34:45mais on pense aussi
00:34:45aux partis d'extrême droite
00:34:47qui sont en grande majorité
00:34:49contre ce traité
00:34:50effectivement Guillaume le disait
00:34:51150 eurodéputés
00:34:52qui ont mené le combat
00:34:55pour pouvoir saisir
00:34:56cette Cour de justice européenne
00:34:57qui sont à l'origine
00:34:58de ce vote
00:34:59qui se tiendra demain
00:35:00mais effectivement
00:35:01sur 700 eurodéputés
00:35:03tout en sachant pertinemment
00:35:05que les 700 ne voteront pas
00:35:07il faut une majorité simple
00:35:08donc imaginons
00:35:09que même s'ils sont 600
00:35:10il faut 300 votes
00:35:12pour cette saisine
00:35:14de la Cour de justice européenne
00:35:15ça ne sera pas une mince affaire
00:35:16Il y a la politique européenne
00:35:18il y a aussi
00:35:18la politique nationale
00:35:20française
00:35:21l'ambiance va être houleuse
00:35:23aujourd'hui
00:35:24à l'Assemblée nationale
00:35:26au lendemain de l'annonce
00:35:26par le Premier ministre
00:35:27du recours
00:35:28à l'article 49.3
00:35:30une annonce
00:35:30que vous avez vécue
00:35:31évidemment en long en large
00:35:32et en travers
00:35:32sur BFM TV
00:35:33pour faire passer
00:35:34le budget 2026
00:35:35et alors tout à l'heure
00:35:36ça sera annoncé formellement
00:35:38aux députés
00:35:39on va retrouver
00:35:39à l'Assemblée
00:35:40Edgar Becket
00:35:41dites-nous Edgar
00:35:42comment va se passer
00:35:43cette journée
00:35:44est-ce qu'il y aura
00:35:45vraisemblablement
00:35:46des tensions
00:35:46dans les heures qui viennent
00:35:47ou pas ?
00:35:48Alors Sébastien Lecornu
00:35:50ne déclenchera pas un
00:35:51ni deux
00:35:52mais bien trois
00:35:5349.3
00:35:54sur ce budget
00:35:55le premier
00:35:5549.3
00:35:56sera déclenché
00:35:58tout à l'heure
00:35:59dans l'après-midi
00:35:59juste après
00:36:00les questions
00:36:01au gouvernement
00:36:02mais qui dit
00:36:0349.3
00:36:04dit
00:36:04motion de censure
00:36:06la France insoumise
00:36:08et le Rassemblement national
00:36:09comptent déposer
00:36:10une motion de censure
00:36:12pour s'opposer
00:36:13au passage en force
00:36:14de ce budget
00:36:15des motions
00:36:15de censure
00:36:16qui devraient être
00:36:17examinées
00:36:18ce vendredi matin
00:36:19par l'Assemblée nationale
00:36:21mais a priori
00:36:22ces motions de censure
00:36:23seront rejetées
00:36:24et le gouvernement
00:36:25ne devrait pas tomber
00:36:27parce que
00:36:27le socialiste
00:36:28ne compte pas voter
00:36:29ces motions
00:36:30de censure
00:36:31alors vous allez me dire
00:36:32vendredi matin
00:36:33quand ces motions de censure
00:36:35auront été rejetées
00:36:36le gouvernement
00:36:36sera sauvé
00:36:37et bien pas totalement
00:36:38pourquoi ?
00:36:40et bien parce que
00:36:41Sébastien Lecornu
00:36:42vendredi
00:36:43devrait déclencher
00:36:44un deuxième 49.3
00:36:45sur le budget
00:36:46ensuite
00:36:47le texte repartira
00:36:48au Sénat
00:36:49et puis quand il reviendra
00:36:50à l'Assemblée nationale
00:36:51un troisième 49.3
00:36:53sera déclenché
00:36:54par Sébastien Lecornu
00:36:55vous l'aurez compris
00:36:56Julien
00:36:57le chemin
00:36:58est encore long
00:36:58oui merci beaucoup
00:36:59pour nous avoir décliné
00:37:00comme ça
00:37:01ce calendrier
00:37:02que vous connaissez bien
00:37:04Guillaume Daré
00:37:04évidemment
00:37:05alors il a parlé
00:37:06des socialistes
00:37:07les dirigeants socialistes
00:37:08ont dit qu'ils ne voteraient pas
00:37:10ces motions de censure
00:37:11mais est-ce que
00:37:12dans les groupes
00:37:13en off
00:37:14on dit
00:37:14si nous on a envie
00:37:15de faire tomber ce gouvernement
00:37:16et il y aura du suspense
00:37:17quand même sur les votes
00:37:18ou pas spécialement
00:37:18a priori pour l'instant
00:37:19effectivement
00:37:20les socialistes
00:37:21ont bien dit
00:37:22qu'ils avaient obtenu
00:37:22des choses suffisamment
00:37:23importantes
00:37:24pour ne pas voter
00:37:25ces motions de censure
00:37:26je vous rappelle que
00:37:27la semaine dernière
00:37:28il manquait une trentaine de voix
00:37:29à la motion de censure
00:37:30déposée par la France insoumise
00:37:31sur la question du Mercosur
00:37:32c'est 30 voix
00:37:34mais c'est pas si considérable
00:37:35que ça
00:37:36c'est qu'il y a 69 députés
00:37:37socialistes
00:37:37et apparemmentés
00:37:38il ne faut pas qu'il y ait
00:37:39de pertes en ligne
00:37:40a priori il n'y en aura pas
00:37:41on a entendu Olivier Faure ce matin
00:37:42on a entendu Jérôme Gage
00:37:43hier sur notre antenne
00:37:45les républicains
00:37:46eux on le sait
00:37:47traditionnellement
00:37:48ne votent pas
00:37:48les motions de censure
00:37:50parce qu'ils ne veulent pas
00:37:50disent-ils faire tomber
00:37:51un gouvernement
00:37:52et ajouter du chaos au chaos
00:37:53donc a priori
00:37:54Sébastien Lecornu
00:37:55devrait rester à Matignon
00:37:56il y a donc
00:37:57de la satisfaction
00:37:58du côté des socialistes
00:37:59mais en revanche
00:38:00il y a de la colère
00:38:01parce que toutes ces mesures
00:38:02qui leur ont été annoncées
00:38:04et lâchées même
00:38:05il faut bien les financer
00:38:07et du côté
00:38:08des chefs d'entreprise
00:38:09on est très très mécontents
00:38:10parce que ce sont les grands groupes
00:38:12qui vont payer
00:38:12pour l'essentiel
00:38:13et ça n'est pas tout à fait
00:38:14ce qui leur avait été promis
00:38:16il y a encore quelques mois
00:38:17comme vont nous le rappeler
00:38:18maintenant nos éclairs
00:38:19et c'est vous Fanny Wegscheider
00:38:23qui avez regardé
00:38:24un petit peu en arrière
00:38:25parce que
00:38:26les grands groupes
00:38:27vont payer via
00:38:28la contribution
00:38:28exceptionnelle
00:38:29entre guillemets
00:38:30et c'était jury
00:38:31premier craché
00:38:32ça resterait vraiment
00:38:33exceptionnel cette contribution
00:38:34oui c'était une promesse
00:38:35il y a à peine 7 mois
00:38:36souvenez-vous
00:38:36d'Amélie de Montchalin
00:38:38la ministre des comptes publics
00:38:39qui en audition
00:38:41à la commission des finances
00:38:42du Sénat
00:38:42disait ceci
00:38:43concernant cette surtaxe
00:38:44il y a des choses
00:38:45qu'on peut dire très clairement
00:38:46la surtaxe d'impôt sur les sociétés
00:38:48en 2026
00:38:49n'existera plus
00:38:49les choses qu'on peut dire
00:38:51très clairement
00:38:51ce gouvernement
00:38:52n'a pas l'intention
00:38:53de trouver
00:38:55une baguette magique fiscale
00:38:56et donc
00:38:57pour les acteurs économiques
00:38:58je leur dis
00:38:58et leur redit
00:38:59ce gouvernement
00:39:00souhaite préserver
00:39:02tout ce qui concourt
00:39:03à la compétitivité
00:39:04à l'innovation
00:39:05à l'embauche
00:39:06à l'emploi
00:39:07bref
00:39:07à ce qui augmente
00:39:08notre PIB
00:39:08finalement
00:39:10il y aura donc bien
00:39:10une utilisation
00:39:11de cette baguette magique fiscale
00:39:13hier sur BFM TV
00:39:15et même
00:39:15Amélie de Montchalin
00:39:16s'est dit
00:39:16désolé
00:39:17de ce revirement
00:39:18qui était donc prévu
00:39:19comme exceptionnel à la base
00:39:20mais qui répond
00:39:21selon elle
00:39:22à un choix politique
00:39:24donc de stabilité
00:39:25concrètement
00:39:26voici ce que ça va devenir
00:39:27cette surtaxe d'impôt
00:39:28sur les grandes entreprises
00:39:30donc c'est un impôt
00:39:30sur les sociétés
00:39:31un impôt sur les bénéfices
00:39:32les profits
00:39:33des très grandes entreprises
00:39:34il concernerait
00:39:35donc pour le budget 2026
00:39:36environ 300 grandes entreprises
00:39:38on exclut les ETI
00:39:40les entreprises
00:39:40de taille intermédiaire
00:39:41300 entreprises
00:39:42contre 440
00:39:43pour vous donner
00:39:43un ordre d'idée
00:39:44l'année dernière
00:39:45le rendement estimé
00:39:46de cette mesure
00:39:46c'est un rapport
00:39:48de 8 milliards
00:39:50d'euros à l'Etat
00:39:51comme l'année dernière
00:39:52d'ailleurs
00:39:53mais initialement
00:39:54on avait prévu
00:39:54la moitié
00:39:554 milliards
00:39:56voici donc pour cette
00:39:56première difficulté
00:39:58pour les entreprises
00:39:59c'est pas fini
00:39:59puisque le budget
00:40:01également revient
00:40:02sur cette promesse
00:40:03de baisse
00:40:04de la CV
00:40:04à eux
00:40:05la cotisation
00:40:06sur la valeur ajoutée
00:40:08des entreprises
00:40:08c'est un impôt local
00:40:10que payent les entreprises
00:40:11uniquement du secteur
00:40:13industriel
00:40:13un impôt de production
00:40:15qui devait donc
00:40:16être revu à la baisse
00:40:17par le gouvernement
00:40:18là aussi
00:40:19le gouvernement
00:40:20est revenu
00:40:20sur sa décision
00:40:21cette baisse
00:40:22sera annulée
00:40:23dans le budget
00:40:242026
00:40:25le Premier ministre
00:40:27qui justifie ça
00:40:27par un effort
00:40:28patriotique
00:40:29économique
00:40:30notamment pour aider
00:40:31à l'augmentation
00:40:32des dépenses militaires
00:40:34il y a une troisième
00:40:35troisième coup de canif
00:40:36également
00:40:36pour les entreprises
00:40:37c'est celui
00:40:38du pacte d'Utrecht
00:40:40c'est une niche fiscale
00:40:41en gros
00:40:41qui concerne
00:40:42les entreprises
00:40:43dans le cadre
00:40:44d'une transmission
00:40:45d'entreprises
00:40:45c'est un abattement
00:40:46de 75%
00:40:47qui donc
00:40:49permet
00:40:50dans l'usage
00:40:51d'inclure
00:40:51des biens personnels
00:40:52de ces grands patrons
00:40:53là le Premier ministre
00:40:55reste souple
00:40:56dans le budget
00:40:56mais tout de même
00:40:57il décide
00:40:58d'y exclure
00:40:59les biens
00:40:59dits somptuaires
00:41:00les biens de luxe
00:41:01en gros
00:41:01les chalets
00:41:02les yachts
00:41:03ou encore
00:41:03autre tableau de maître
00:41:05ne pourront plus
00:41:06être défiscalisés
00:41:07par ce biais
00:41:08en gros
00:41:08il y a toujours
00:41:09un budget
00:41:10qui devrait répondre
00:41:12à moins de 5%
00:41:16de déficit
00:41:17du PIB
00:41:18mais il manque toujours
00:41:192 milliards d'euros
00:41:20à trouver
00:41:20Merci beaucoup
00:41:22Fanny
00:41:23d'un mot
00:41:24Gaëtan
00:41:25le Medef
00:41:25ce matin
00:41:26évidemment
00:41:26crie au scandale
00:41:27ça aura des conséquences
00:41:28sur l'économie ou pas ?
00:41:29Bien évidemment
00:41:29effectivement
00:41:30le gouvernement a raison
00:41:32ces entreprises
00:41:33vont avoir de la stabilité fiscale
00:41:34ça c'est sûr
00:41:35maintenant ils savent
00:41:36comment ils vont être mangés
00:41:37mais à quel prix
00:41:38et c'est surtout
00:41:39au prix d'investissements
00:41:40supplémentaires
00:41:41d'embauches supplémentaires
00:41:42non effectivement
00:41:43on a eu une politique
00:41:43de l'offre
00:41:44qui a été menée
00:41:45pendant le premier quinquennat
00:41:46d'Emmanuel Macron
00:41:47et aujourd'hui
00:41:48on est en train
00:41:48de tout détricoter
00:41:49et c'est vraiment pas
00:41:50un bon signal
00:41:51envoyé aux entreprises
00:41:51Il y a de la stabilité
00:41:53dont l'instabilité
00:41:54a dit Macron
00:41:55le président du Medef
00:41:57autre président
00:41:58dans quelques instants
00:42:00le président des Etats-Unis
00:42:01qui fait encore des siennes
00:42:01sur le Groenland
00:42:02il promet une réunion
00:42:03demain à Davos
00:42:04et menace la France
00:42:05de droit de douane
00:42:07supplémentaire
00:42:07sur les vins
00:42:08et spiritu
00:42:09tout en publiant
00:42:10un message privé
00:42:10d'Emmanuel Macron
00:42:11bref il s'est passé
00:42:12plein de choses
00:42:12ces dernières heures
00:42:13sur le front diplomatique
00:42:14qu'on vous dit tout
00:42:15dans quelques minutes
00:42:15Il est pratiquement 11h
00:42:18vous êtes dans Arnaud Direct
00:42:19et regardez ce qui nous attend
00:42:20pour l'heure qui vient
00:42:22actualité diplomatique intense
00:42:24ce matin avec Donald Trump
00:42:26qui annonce une réunion
00:42:27demain à Davos
00:42:29au menu bien sûr
00:42:30le Groenland
00:42:31nous irons sur place
00:42:33Emmanuel Macron
00:42:33est attendu à Davos
00:42:35pour les heures qui viennent
00:42:35et il va répondre
00:42:36au président américain
00:42:37Emmanuel Macron
00:42:38qui a envoyé un message
00:42:39d'ailleurs
00:42:39à son homologue
00:42:41et Donald Trump
00:42:42lui a répondu
00:42:43en proférant de nouvelles menaces
00:42:44de droits de douane
00:42:45contre les produits français
00:42:46des centaines de tracteurs
00:42:48dans les rues de Strasbourg
00:42:49nouvelle mobilisation
00:42:50d'agriculteurs
00:42:50pour mettre la pression
00:42:51et inciter les parlementaires
00:42:53européens
00:42:54à voter contre
00:42:55le Mercosur
00:42:56en acceptant
00:42:57un recours juridique
00:42:59devant la cour de justice européenne
00:43:01et puis
00:43:01sur Cramontana
00:43:02l'audition
00:43:03en ce moment même
00:43:04de l'un des propriétaires
00:43:05du bar
00:43:05c'est Jacques Moretti
00:43:06il pourrait être remis en liberté
00:43:07puisqu'il a réuni les fonds
00:43:09pour une caution
00:43:09l'une des parties civiles
00:43:11sera avec nous
00:43:11et réagira
00:43:12voilà pour le programme
00:43:13c'est parti
00:43:14jusqu'à midi
00:43:14et commençons donc
00:43:22par la dernière frasque
00:43:23de Donald Trump
00:43:24sur le Groenland
00:43:25vous allez voir
00:43:26qu'elles sont nombreuses
00:43:28il a été très actif
00:43:29sur son fameux
00:43:30réseau social
00:43:31regardez par exemple
00:43:32cette image
00:43:32qu'il a publiée
00:43:34alors en fait
00:43:34il a republié
00:43:35les images
00:43:36d'une réunion
00:43:37avec des dirigeants européens
00:43:39dans le bureau
00:43:41ovale
00:43:42enfin en tout cas
00:43:43la maison de l'ange
00:43:44non ça ne ressemble pas
00:43:44au bureau ovale
00:43:45si si c'est le bureau ovale
00:43:46c'est le bureau ovale
00:43:47merci beaucoup
00:43:48c'était la réunion
00:43:48sur l'Ukraine
00:43:49souvenez-vous
00:43:49d'accord
00:43:50d'accord
00:43:50effectivement
00:43:51et on voit alors
00:43:51sur la gauche
00:43:51ça c'est la vraie photo
00:43:52avec dans le fond
00:43:54une carte
00:43:54où on voit l'Ukraine
00:43:56et puis
00:43:56en fait elle a été retravaillée
00:43:58et elle a été trafiquée
00:43:59pour dire les choses
00:44:00et on voit
00:44:01à la place maintenant
00:44:02de l'Ukraine
00:44:03on voit le drapeau américain
00:44:04sur le territoire américain
00:44:06bien sûr
00:44:07mais aussi sur le Canada
00:44:08et puis aussi au nord
00:44:10de l'Amérique latine
00:44:11et sur le Venezuela
00:44:12et sur Cuba aussi
00:44:14si on zoome un peu
00:44:15ça fait beaucoup
00:44:15voilà effectivement
00:44:16ça fait beaucoup
00:44:17et il publie tout ça
00:44:18il y a d'autres choses
00:44:18qui ont été publiées
00:44:19qu'on va vous montrer
00:44:20mais il a aussi mis
00:44:22beaucoup de pression
00:44:22et beaucoup d'enjeux
00:44:23autour de la réunion
00:44:24et du sommet de Davos
00:44:25qui commence en ce moment
00:44:27et Donald Trump
00:44:28il dit que sur le Groenland
00:44:29il y aura une réunion
00:44:31décisive à Davos
00:44:32il arrive sur place
00:44:33demain avec une délégation
00:44:34colossale
00:44:35les américains
00:44:36arrivent en masse
00:44:38c'est forcément
00:44:38Léopold Daudbert
00:44:39et Thierry Arnaud
00:44:40vous qui êtes sur place
00:44:41et qui allez nous faire vivre
00:44:42de l'intérieur
00:44:43tous ces rebondissements
00:44:44et ces soubresauts
00:44:45de Davos
00:44:46cette présence américaine
00:44:48et cette tension
00:44:48avec cette réunion demain
00:44:49ça n'est pas passé inaperçu
00:44:50Oui c'est le mot qu'on puisse dire
00:44:54Julien
00:44:54c'est un mélange
00:44:55de sidération
00:44:55et d'inquiétude
00:44:56ici à Davos
00:44:57à moins de 24 heures
00:44:58de l'arrivée du président
00:44:59des Etats-Unis
00:45:00ici
00:45:01c'est clair
00:45:02vous les avez cités
00:45:03vous en avez donné
00:45:03quelques exemples
00:45:04j'ai compté 11 messages
00:45:05sur son réseau social
00:45:07entre minuit
00:45:08et 3h du matin
00:45:09heure de Washington
00:45:10l'activité nocturne
00:45:12débridée du président américain
00:45:13avec un message
00:45:14très clair
00:45:15c'est lui le patron
00:45:16le Groenland
00:45:17va devenir américain
00:45:18et il faudra
00:45:19que tout le monde
00:45:20en passe par là
00:45:21il veut vraiment
00:45:22passer en force
00:45:23ici à Davos
00:45:24les choses sont très claires
00:45:25de ce point de vue
00:45:26vous remarquez à juste titre
00:45:27que la délégation américaine
00:45:28sera pléthorique
00:45:29elle est déjà d'ailleurs
00:45:30pour partie présente ici
00:45:31avec par exemple
00:45:32le secrétaire au trésor
00:45:33Scott Bessens
00:45:34qui est là
00:45:34et qui lorsqu'on lui a demandé
00:45:36s'il redoutait
00:45:38la réponse européenne
00:45:39aux menaces de Donald Trump
00:45:40a expliqué
00:45:41oui je la redoute beaucoup
00:45:42ils vont faire un groupe
00:45:43de travail
00:45:43comme d'habitude
00:45:44une ironie méprisante
00:45:45qui donne une idée
00:45:47de l'état d'esprit
00:45:48dans lequel
00:45:49les américains arrivent
00:45:50ici
00:45:51dans les prochaines heures
00:45:52et puis Léopold
00:45:54il y a eu bien sûr
00:45:55ce message
00:45:55du président de la république
00:45:57adressé à Donald Trump
00:45:58que celui-ci
00:45:59s'est empressé
00:46:00de publier
00:46:01sur son réseau social
00:46:01oui parmi ces 11 messages
00:46:03dont vous parliez
00:46:03effectivement
00:46:04il y a eu ce message
00:46:05lunaire
00:46:05on va le dire
00:46:06comme ça
00:46:06de Donald Trump
00:46:07qui publie
00:46:08sur son réseau social
00:46:09une capture d'écran
00:46:11privée
00:46:11d'un message privé
00:46:13d'Emmanuel Macron
00:46:14qui lui propose
00:46:15notamment jeudi
00:46:16d'organiser à Paris
00:46:17après ce sommet de Davos
00:46:18une réunion
00:46:19en format G7
00:46:20avec en marge
00:46:21en plus
00:46:22les russes
00:46:23dit-il
00:46:24même si on ne sait pas
00:46:24de qui il s'agit précisément
00:46:26ce qui serait une première
00:46:26depuis le début
00:46:28de cette guerre en Ukraine
00:46:29en février 2022
00:46:30l'entourage du chef de l'état
00:46:32après qu'on l'ait interrogé
00:46:34évidemment
00:46:34sur ce message
00:46:35nous confirme
00:46:37qu'il s'agit
00:46:37effectivement
00:46:38d'un message réel
00:46:39d'Emmanuel Macron
00:46:40ne commente pas
00:46:42la méthode
00:46:42de Donald Trump
00:46:43de publier
00:46:44de rendre cela public
00:46:46c'est important
00:46:46de le préciser
00:46:47mais on sent bien
00:46:48que les choses
00:46:49se tendent
00:46:50réactions en parallèle
00:46:51de l'entourage
00:46:53du chef de l'état
00:46:53qui affirme
00:46:54concernant cette menace
00:46:55de 200%
00:46:56de hausse
00:46:57de frais de douane
00:46:59concernant le vin
00:46:59et le champagne
00:47:00également
00:47:01qui affirme
00:47:02cet entourage
00:47:03que ce n'est pas acceptable
00:47:04que c'est inefficace
00:47:06concernant la politique
00:47:07étrangère de la France
00:47:08et puis enfin
00:47:09ces mots
00:47:10de Donald Trump
00:47:10sur le tarmac
00:47:11américain
00:47:13il y a quelques heures
00:47:14qui affirment
00:47:15que plus personne
00:47:16désormais
00:47:17n'écoute
00:47:17Emmanuel Macron
00:47:18qu'en plus
00:47:19je cite
00:47:19il va partir
00:47:20des affaires
00:47:21très bientôt
00:47:22vous comprenez
00:47:23que le climat
00:47:23est très tendu
00:47:24qu'il y a une sorte
00:47:25d'OPA
00:47:25sur ce forum
00:47:26de Davos
00:47:27de la part
00:47:27du président
00:47:28américain
00:47:28on verra donc
00:47:29si Emmanuel Macron
00:47:30reste ou non
00:47:31demain
00:47:31puisque Donald Trump
00:47:33sera présent
00:47:33demain ici à Davos
00:47:34pour l'instant
00:47:35il rentre à Paris
00:47:36ce soir
00:47:37mais évidemment
00:47:37ça peut évoluer
00:47:38et puisque vous évoquez
00:47:39ce message
00:47:40qui a été publié
00:47:41par Donald Trump
00:47:41message d'Emmanuel Macron
00:47:43regardons-le
00:47:44ce fameux message
00:47:45c'est un SMS
00:47:47un texto
00:47:47tout simplement
00:47:48ça se passe aussi
00:47:49comme ça
00:47:49entre chefs d'Etat
00:47:50on s'envoie des SMS
00:47:52et voilà ce que dit
00:47:53Emmanuel Macron
00:47:54alors on ne sait pas
00:47:55s'il le tutoie
00:47:55ou s'il utilise le vous
00:47:57parce qu'évidemment
00:47:57c'est en anglais
00:47:58voilà à priori
00:47:59on est plus dans le tutoiement
00:47:59parce qu'il commence
00:48:00en disant
00:48:01dear friend
00:48:01mon cher ami
00:48:02on essaie de garder
00:48:03un ton le plus amical possible
00:48:05mais tout en disant
00:48:06je ne comprends pas
00:48:07ce que vous êtes en train
00:48:08de faire avec
00:48:08le Groenland
00:48:09et il propose
00:48:10un rendez-vous
00:48:11à Paris
00:48:11à l'Elysée
00:48:12après
00:48:14donc le sommet
00:48:15de Davos
00:48:16Patrick Sos
00:48:17est-ce que vous aviez
00:48:17déjà vu ça
00:48:18est-ce qu'il est coutumier
00:48:19du fait
00:48:19Donald Trump
00:48:20de publier comme ça
00:48:21les messages privés
00:48:21que lui envoient
00:48:22ses homologues
00:48:23il l'a déjà fait
00:48:24j'ai le souvenir
00:48:24notamment d'un texto
00:48:26et on y reviendra
00:48:27de Marc Routteux
00:48:28le secrétaire général
00:48:28de l'OTAN
00:48:29il y a celui de cette nuit
00:48:30mais il y en a eu
00:48:30d'autres avant
00:48:31et l'idée
00:48:32est de montrer
00:48:34de poster les messages
00:48:35des autres
00:48:35mais pas l'échange
00:48:36et pas la réponse
00:48:37on ne sait pas d'ailleurs
00:48:38si Donald Trump
00:48:39a accepté de venir
00:48:40à Paris
00:48:41on se retrouve
00:48:41dans un empilement
00:48:42de dossiers
00:48:43parce que le Kremlin
00:48:44vient de dire
00:48:45écoutez nous
00:48:45on n'a pas été invités
00:48:46à Paris
00:48:48pour l'instant
00:48:48vous avez aussi
00:48:50parce qu'il faut quand même
00:48:51remettre les choses
00:48:51dans leur contexte
00:48:52il y avait le forum
00:48:53de Davos
00:48:54avec une arrivée
00:48:55massive de chefs d'État
00:48:57et de gouvernement
00:48:58on s'était dit
00:48:59du côté des Européens
00:49:00voire du côté
00:49:00de l'administration américaine
00:49:02que ce serait bien
00:49:03en marge de ce forum
00:49:04de se voir
00:49:05avec un format
00:49:07coalition des volontaires
00:49:08Donald Trump
00:49:09Volodymyr Zelensky
00:49:10un vrai sommet
00:49:11avec des choses
00:49:11qui pouvaient être décisives
00:49:12ça c'était prévu
00:49:14et puis patatras
00:49:15le Groenland
00:49:16est passé au-dessus
00:49:17de la pile
00:49:17et donc
00:49:18Volodymyr Zelensky
00:49:20lui-même se dit
00:49:21vu ce qui se passe
00:49:21en ce moment chez moi
00:49:22c'est-à-dire des attaques
00:49:23innombrables
00:49:24sur l'Ukraine
00:49:25il fait moins 25 à Kiev
00:49:27moi je ne vais peut-être
00:49:28pas venir à Davos
00:49:30et donc vous voyez
00:49:30l'enchaînement
00:49:31de ces crises
00:49:32du fait de Donald Trump
00:49:34fait que
00:49:35des dossiers
00:49:36et des guerres
00:49:37qui durent depuis 4 ans
00:49:37passent derrière
00:49:38un territoire arctique
00:49:40alors sur ce SMS
00:49:41Guillaume Sévré
00:49:41du côté de l'Elysée
00:49:42on a reconnu
00:49:43que le SMS
00:49:43avait été envoyé
00:49:44et on peut penser
00:49:45d'ailleurs
00:49:45qu'on s'est douté
00:49:47du côté de l'Elysée
00:49:48qui serait publié
00:49:48par le président
00:49:49oui parce que c'est
00:49:49ce que nous disait
00:49:50tout à l'heure
00:49:50l'ambassadeur Philippe Etienne
00:49:51c'est que désormais
00:49:51dans cette diplomatie
00:49:52avec Donald Trump
00:49:54il faut savoir
00:49:55que tout message
00:49:56qu'on lui envoie
00:49:57il peut potentiellement
00:49:59être rendu public
00:50:00et donc ce que dit
00:50:00ce matin l'entourage
00:50:01d'Emmanuel Macron
00:50:02c'est qu'effectivement
00:50:02c'est un message
00:50:03qui est bien réel
00:50:04mais que ça démontre
00:50:05à leurs yeux
00:50:06finalement qu'Emmanuel Macron
00:50:07défend en coulisses
00:50:08ou sur le devant
00:50:08de la scène diplomatique
00:50:09exactement la même position
00:50:11sur le fond néanmoins
00:50:13l'Elysée répète
00:50:14que ces menaces
00:50:15sont inefficaces
00:50:16et inacceptables
00:50:17ces menaces tarifaires
00:50:18il y avait déjà eu
00:50:19le premier essai
00:50:21c'est samedi
00:50:22dans la fin de journée
00:50:23où Donald Trump
00:50:24avait dit
00:50:24attention
00:50:25ce sera plus 10%
00:50:26en février
00:50:26plus 25% en juin
00:50:27si Paris continue
00:50:29de soutenir
00:50:30le Groenland
00:50:31alors que les Etats-Unis
00:50:32jugent que c'est chez eux
00:50:33et vous avez entendu
00:50:34tout à l'heure
00:50:35la réponse du secrétaire
00:50:36d'Etat américain
00:50:37en finance
00:50:37sur les menaces
00:50:38européennes de rétorsion
00:50:40réponse très très méprisante
00:50:42pour le moins
00:50:42et bien Donald Trump
00:50:43a été interrogé aussi
00:50:44sur la question
00:50:45et il ne fait pas preuve
00:50:47de moins de mépris
00:50:48c'est le moins qu'on puisse dire
00:50:49écoutez
00:50:49je ne pense pas
00:50:52que les Européens
00:50:52résisteront beaucoup
00:50:53nous en avons besoin
00:50:55les Européens
00:50:56ne peuvent pas le protéger
00:50:57les dirigeants
00:50:58sont des gens super
00:50:58le peuple aussi
00:51:00ce sont des gens bien
00:51:03mais ce n'est pas
00:51:04parce qu'ils ont débarqué
00:51:05là-bas
00:51:06qu'ils sont propriétaires
00:51:07j'ai fait plus
00:51:09pour l'OTAN
00:51:10que n'importe qui
00:51:11Gaëtan Mélin
00:51:14c'est quoi exactement
00:51:15ces menaces
00:51:16dont parle Donald Trump
00:51:17et est-ce qu'il a raison
00:51:18de les balayer comme ça
00:51:19d'un verre de marre ?
00:51:20En tout cas
00:51:21une chose est certaine
00:51:21c'est qu'effectivement
00:51:22Donald Trump
00:51:23fait pression sur les Européens
00:51:25comme il l'a fait d'ailleurs
00:51:26l'été dernier
00:51:27souvenez-vous
00:51:28lorsqu'il avait menacé
00:51:29de droits de douane
00:51:30un certain nombre
00:51:31de pays
00:51:32les pays européens
00:51:33mais pas que
00:51:34il est persuadé
00:51:36que l'arme commerciale
00:51:37aujourd'hui
00:51:38peut avoir raison
00:51:40de cette opinion européenne
00:51:42et peut inverser
00:51:43la tendance
00:51:43il estime qu'en menaçant
00:51:45la France
00:51:45de 200%
00:51:46de droits de douane
00:51:48supplémentaires
00:51:48sur les vins et spiritueux
00:51:50et bien
00:51:50la France va tout simplement
00:51:52changer d'avis
00:51:53et se rallier
00:51:54à la cause
00:51:55de Donald Trump
00:51:56il faut dire aussi
00:51:57que effectivement
00:51:58cette menace
00:51:58elle est sérieuse
00:51:59c'est un secteur
00:52:00très important
00:52:01pour la France
00:52:03Alors on verra
00:52:04les réactions tout à l'heure
00:52:04dans ce secteur-là
00:52:06mais il y a aussi
00:52:06les divisions
00:52:07entre Européens
00:52:08parce qu'ils ne parlent pas
00:52:10d'une seule et même voix
00:52:11sur le plan économique
00:52:12Non mais de toute façon
00:52:13les Européens
00:52:14sont plus que divisés
00:52:15sur un certain nombre
00:52:16de questions
00:52:17notamment les questions
00:52:18commerciales
00:52:19mais on l'a bien vu
00:52:20aujourd'hui
00:52:20quand on parle
00:52:21de préférences européennes
00:52:23pour un certain nombre
00:52:24d'achats
00:52:25notamment je parle
00:52:26sous le contrôle
00:52:26de Patrick
00:52:27mais d'achats militaires
00:52:29et bien on voit bien
00:52:30que certains pays européens
00:52:31préfèrent continuer
00:52:32à acheter
00:52:33des armes américaines
00:52:34plutôt qu'acheter
00:52:35des armes européennes
00:52:36C'est le cas des Danois
00:52:37C'est le cas des Danois
00:52:39effectivement
00:52:39donc on voit bien
00:52:40de toute façon
00:52:41ces pays européens
00:52:42sont très divisés
00:52:44et encore une fois
00:52:45ils jouent sur cette corde
00:52:46parce qu'il sait que
00:52:48et ça a toujours été le cas
00:52:49d'ailleurs
00:52:49même dans les négociations
00:52:51commerciales
00:52:52lors de son premier mandat
00:52:54il avait négocié
00:52:56pays
00:52:56enfin
00:52:57de manière isolée
00:52:59justement
00:52:59pour essayer
00:53:00encore une fois
00:53:01d'arriver à convaincre
00:53:02certains
00:53:03aux dépens de d'autres
00:53:04il y a la pression commerciale
00:53:05il y a aussi
00:53:05la pression militaire
00:53:06on a appris
00:53:07que des avions militaires
00:53:08américains
00:53:09étaient arrivés
00:53:09au Groenland
00:53:10il y a aussi
00:53:11des avions canadiens
00:53:13qui sont arrivés
00:53:14alors on explique
00:53:15que c'était prévu
00:53:16ces exercices
00:53:17évidemment
00:53:17mais dans le contexte actuel
00:53:19lieutenant-colonel
00:53:20Vincent Rabarettier
00:53:21évidemment ça prend
00:53:21une dimension
00:53:22un petit peu différente
00:53:24est-ce que même
00:53:24si ces exercices
00:53:25étaient prévus
00:53:25il faut voir
00:53:26une façon pour les américains
00:53:27de faire porter
00:53:29leur ombre
00:53:29encore davantage
00:53:30sur le Groenland
00:53:30alors dans cet exemple
00:53:32précis
00:53:32non
00:53:33parce qu'en fait
00:53:33ça dépend du NORAD
00:53:34c'est-à-dire la défense
00:53:35alliée
00:53:36américano-canadienne
00:53:38du nord
00:53:39de l'Amérique
00:53:41et donc
00:53:42cette action
00:53:43militaire
00:53:43évidemment
00:53:44elle tombe à pic
00:53:44puisqu'elle fait écho
00:53:46à l'action militaire
00:53:48des européens
00:53:49qui est une action
00:53:49de reconnaissance
00:53:51de terrain
00:53:51je reprends
00:53:52les termes
00:53:53donnés par le ministère
00:53:54de la défense
00:53:54allemand
00:53:55qui a dit
00:53:56voilà on a fait
00:53:56au Groenland
00:53:57une reconnaissance
00:53:58de terrain
00:53:58en cas de défense
00:54:00enfin en cas d'attaque
00:54:01des russes
00:54:03voire des chinois
00:54:03c'est quelque chose
00:54:04de très clair
00:54:05donc je pense que
00:54:06derrière
00:54:07toute la mousse
00:54:09médiatique
00:54:10je dirais pas diplomatique
00:54:12parce qu'il y a quand même
00:54:13des positions différentes
00:54:14on l'a bien vu
00:54:15ce week-end
00:54:15entre l'Italie
00:54:16qui s'érige
00:54:18en négociateur
00:54:20entre les européens
00:54:21les plus extrêmes
00:54:22et les américains
00:54:24l'Espagne
00:54:25qui dit
00:54:25si vous
00:54:27continuez
00:54:28cette crise
00:54:28il s'adresse
00:54:29aux européens
00:54:30contre les Etats-Unis
00:54:31sur le Groenland
00:54:32et bien c'est
00:54:33c'est dommage
00:54:34pour l'Ukraine
00:54:35parce que
00:54:35le vrai problème
00:54:36il est en Ukraine
00:54:37donc en réalité
00:54:38moi je pense
00:54:38qu'on est historiquement
00:54:39dans une situation
00:54:40qui ressemble
00:54:41un peu
00:54:42à ce qui se passait
00:54:42il y a 220 ans
00:54:43entre
00:54:44le traité de Tilsit
00:54:46entre l'Europe
00:54:47napoléonienne
00:54:48et le Tsar
00:54:49et la volonté britannique
00:54:51de s'emparer
00:54:52non pas du Groenland
00:54:53mais de l'Islande
00:54:54et Napoléon
00:54:55avait joué un coup
00:54:56ou Talran plutôt
00:54:57en mettant les Russes
00:54:58en disant
00:54:58et donc du coup
00:54:59l'Islande était restée
00:55:00au Danemark
00:55:01qui avait été bombardée
00:55:02Copenhague
00:55:02qui était bombardée
00:55:03par les Britanniques
00:55:03quand même
00:55:04et donc en fait
00:55:05l'Islande n'a jamais été
00:55:06prise par l'Angleterre
00:55:07donc en fait
00:55:07il faut jouer
00:55:08peut-être l'équilibre
00:55:09et c'est peut-être
00:55:09ce que va faire
00:55:10le Quai d'Orsay
00:55:10entre les Russes
00:55:12qui seraient à Davos
00:55:12les Américains
00:55:14les Russes n'ont pas intérêt
00:55:14à ce que le Groenland
00:55:15soit Américain
00:55:17et puis derrière
00:55:18les Chinois aussi
00:55:18donc il faut jouer
00:55:19l'équilibre
00:55:20un peu comme le jouet
00:55:21Talran
00:55:21ou le jouet
00:55:22des grands diplomates
00:55:23qu'on a connus
00:55:24dans notre histoire
00:55:24alors pour l'instant
00:55:25c'est l'OTAN
00:55:25qui a la main
00:55:26a priori
00:55:27sur la défense
00:55:27du Groenland
00:55:28mais comme l'OTAN
00:55:29c'est en très grande partie
00:55:30des Etats-Unis
00:55:30on se demande
00:55:31un petit peu
00:55:31où en est cette institution
00:55:33et regardez ce message
00:55:35que Marc Roteux
00:55:35le secrétaire général
00:55:37de l'OTAN
00:55:38a envoyé
00:55:38au président américain
00:55:39et qui a été publié
00:55:40par le président américain
00:55:42alors il lui rend hommage
00:55:43Patrick
00:55:44on va le voir peut-être
00:55:45tout à l'heure
00:55:45ce message
00:55:46il lui rend hommage
00:55:47est-ce que c'est pour essayer
00:55:48de mieux reprendre la main
00:55:50parce qu'on sait
00:55:50que c'est un peu comme ça
00:55:51qu'il faut fonctionner
00:55:51avec lui
00:55:52plus que dans l'hommage
00:55:52on est dans le domaine
00:55:53de la flagornerie
00:55:54allons-y gaiement
00:55:55Julien
00:55:56lorsque vous voyez
00:55:57que Marc Roteux
00:55:59prévient Donald Trump
00:56:01que lorsqu'il fera
00:56:01des passages médiatiques
00:56:02lorsqu'il y aura
00:56:03des micros tendus
00:56:04il ne manquera pas
00:56:05vraiment de saluer
00:56:06tout le travail
00:56:07qui a été fait
00:56:08par ce cher Donald
00:56:10et puis oui
00:56:11on trouvera peut-être
00:56:12un chemin
00:56:12il a réussi à trouver
00:56:14dans la nuance
00:56:15du vocabulaire anglophone
00:56:16un terme
00:56:18et des termes diplomatiques
00:56:19pour dire qu'on va essayer
00:56:19de trouver un chemin
00:56:20sur le Groenland
00:56:21on le voit ici
00:56:22ce que vous avez accompli
00:56:23en série
00:56:23est incroyable
00:56:24dans mes médias
00:56:26des engagements médias
00:56:27grosso modo
00:56:27lorsque je parlerai
00:56:28aux journalistes
00:56:29je parlerai de votre travail
00:56:30à Gaza
00:56:31en Ukraine
00:56:32et vraiment
00:56:33can't wait to see you
00:56:34c'est vraiment
00:56:35j'ai tellement hâte
00:56:35de vous voir
00:56:36dans un vocabulaire
00:56:37très amical
00:56:38il n'oublie pas
00:56:38qu'il le paye
00:56:39au moins pour moitié
00:56:40le secrétaire général
00:56:41de l'OTAN
00:56:41mais c'est fou
00:56:43comme ce siège
00:56:44vous rend
00:56:45atlantiste
00:56:46lorsqu'on voit
00:56:47les anciens
00:56:47secrétaires généraux
00:56:48de l'OTAN
00:56:49qui retrouvent
00:56:50leur parole libre
00:56:51derrière
00:56:52et sont très critiques
00:56:53vis-à-vis des Américains
00:56:54Marc Rousseau
00:56:55c'était un allié
00:56:56d'Emmanuel Macron
00:56:57jusque-là
00:56:57lorsqu'il était
00:56:58premier ministre néerlandais
00:56:59et par magie
00:57:00et par la magie
00:57:01du siège de l'OTAN
00:57:02à Bruxelles
00:57:03et du financement américain
00:57:04il est devenu
00:57:05totalement
00:57:05Trump compatible
00:57:06il y a une autre image
00:57:07qu'on voulait vous montrer
00:57:08et qui a été publiée
00:57:09par Donald Trump
00:57:09cette nuit
00:57:10entre minuit et trois heures
00:57:11du matin
00:57:11c'est ce drapeau américain
00:57:14planté au Groenland
00:57:15juste derrière lui
00:57:17il y a son vice-président
00:57:18J.D. Vance
00:57:19et le secrétaire d'État
00:57:20américain
00:57:21Marco Rubio
00:57:22il y a marqué
00:57:22Groenland
00:57:23territoire américain
00:57:25comment cette image
00:57:26a-t-elle été reçue
00:57:27au Groenland
00:57:28on va poser la question
00:57:29à notre équipe
00:57:30qui est sur place
00:57:31c'est Élise Phillips
00:57:32avec Sonia Reynaud
00:57:33on imagine
00:57:34qu'au réveil
00:57:35ce matin
00:57:35les Groenlandais
00:57:38ont dû s'étouffer
00:57:39en buvant leur café
00:57:40oui tout à fait
00:57:44cette photo a été jugée
00:57:45sidérante
00:57:46par les quelques habitants
00:57:47qui l'ont vue
00:57:48parce qu'il est encore
00:57:48un petit peu tôt
00:57:49ici à nous
00:57:49mais on a demandé
00:57:50à des habitants
00:57:51de la capitale
00:57:52on leur a montré
00:57:53en fait la photo
00:57:54il y a quelques minutes
00:57:55un homme notamment
00:57:56qui a eu du mal
00:57:56à en croire ses yeux
00:57:57il avait même du mal
00:57:58à trouver les mots
00:57:59pour expliquer
00:57:59ce qu'il ressentait
00:58:00en voyant une photo
00:58:01comme celle
00:58:02qui a été postée
00:58:03par le président américain
00:58:04et il nous a répété
00:58:05plusieurs fois
00:58:05je ne peux juste
00:58:06pas le croire
00:58:07qu'un président américain
00:58:08puisse poster
00:58:08une photo pareille
00:58:10on a demandé aussi
00:58:11à un jeune homme
00:58:12qui était un peu plus loin
00:58:13ce qu'il ressentait
00:58:15en voyant la photo
00:58:16générée par
00:58:17l'intelligence artificielle
00:58:18postée par Donald Trump
00:58:19et lui aussi
00:58:20n'en croyait pas ses yeux
00:58:21et il nous disait même
00:58:22et bien essayer
00:58:23de ne pas trop y faire attention
00:58:24parce que les déclarations
00:58:25du président américain
00:58:26sont toutes plus grosses
00:58:27les unes que les autres
00:58:28qu'il préfère
00:58:29et bien voir
00:58:30comment la situation
00:58:30évoluera
00:58:31parce que c'est vrai
00:58:32que cette photo
00:58:32dont vous parlez à l'instant
00:58:34et qu'on a sûrement vu
00:58:35à l'image
00:58:35est assez étonnante
00:58:36pour ne pas dire autre chose
00:58:37on voit
00:58:38Donald Trump
00:58:39en train de planter
00:58:40un immense drapeau américain
00:58:42sur un territoire
00:58:43avec un panneau
00:58:44juste à côté
00:58:45sur lequel il est écrit
00:58:46Groenland
00:58:47territoire américain
00:58:48établi en 2026
00:58:50bien sûr
00:58:50cette photo est fausse
00:58:52elle a été générée
00:58:52par l'intelligence artificielle
00:58:53mais le message est clair
00:58:54puisqu'on voit
00:58:55Donald Trump
00:58:56et bien en train de conquérir
00:58:57le pays par la force
00:58:58et c'est assez aligné
00:58:59avec un autre message
00:59:01que le président américain
00:59:02a publié dans la nuit
00:59:02aussi sur son réseau social
00:59:04dans lequel il expliquait
00:59:05que pour assurer
00:59:07la paix dans le monde
00:59:08il fallait absolument
00:59:09passer par la force
00:59:10difficile donc
00:59:11de savoir
00:59:11quelle va être
00:59:12la prochaine étape
00:59:13la prochaine déclaration
00:59:14du président américain
00:59:15tant toutes celles
00:59:16que l'on voit
00:59:17passer ces derniers jours
00:59:18sont toutes plus énormes
00:59:20les unes que les autres
00:59:21et on comprend bien
00:59:21la tension
00:59:22dans laquelle
00:59:23les habitants du Groenland
00:59:24vivent ces différents épisodes
00:59:25merci beaucoup
00:59:26Élise
00:59:27avec Sonia Reynaud
00:59:28donc pour les images
00:59:30il y a ce que
00:59:31le président américain
00:59:32publie sur son réseau social
00:59:33puis aussi ce qu'il déclare
00:59:34directement
00:59:35écoutez ce qu'il répond
00:59:37lorsqu'on lui dit
00:59:38que Emmanuel Macron
00:59:39n'a pas l'air
00:59:40de vouloir le suivre
00:59:41que répondez-vous
00:59:44à Macron
00:59:45qui a dit
00:59:45qu'il ne viendrait pas
00:59:46au conseil de la paix
00:59:48ah bon
00:59:49il a dit ça
00:59:50personne ne veut de lui
00:59:51il ne sera plus là
00:59:52très bientôt
00:59:53ce n'est pas grave
00:59:54ce que je vais faire
00:59:56c'est que
00:59:57s'ils se sentent
00:59:58comme Costa
00:59:58je vais mettre
00:59:59200% de taxes
01:00:00sur les vins
01:00:01et les champagnes
01:00:02et il viendra
01:00:02mais il n'a pas besoin
01:00:04de venir
01:00:04mais s'il l'a vraiment dit
01:00:06comme vous le savez
01:00:07il ne sera bientôt
01:00:08plus au pouvoir
01:00:09dans quelques mois
01:00:09et la France a réagi
01:00:11officiellement
01:00:12en jugeant
01:00:13cette menace
01:00:13inacceptable
01:00:14mais pour les producteurs
01:00:16de vins
01:00:16évidemment
01:00:17on sent que
01:00:18l'épée de Damoclès
01:00:19pèse de plus en plus
01:00:20lourd au-dessus des épaules
01:00:21Thomas Guibert est avec nous
01:00:22président de l'appellation
01:00:23question des côtes
01:00:24de Bordeaux
01:00:25comment vous avez réagi
01:00:26en entendant ça
01:00:27est-ce que
01:00:27vous dites
01:00:28bon ben il faut mettre
01:00:29un petit peu d'eau
01:00:29dans son vin
01:00:30pardon pour
01:00:31pour l'expression
01:00:32ou bien au contraire
01:00:33vous dites
01:00:33allez ça suffit maintenant
01:00:34il ne faut plus céder
01:00:35bonjour à tous
01:00:40bon on l'a
01:00:41on l'a quand même appris
01:00:42avec un peu de stupeur
01:00:45et toujours un peu de crainte
01:00:46parce que vous n'êtes pas
01:00:47sans savoir
01:00:47qu'il a déjà passé
01:00:4815% de droits de douane
01:00:50il n'y a pas si longtemps
01:00:51que ça
01:00:52sur nos vins
01:00:52vous savez aussi
01:00:54que le vin
01:00:55vit quand même une crise
01:00:56notamment le vin rouge
01:00:57où on est vraiment producteur
01:00:58à Bordeaux
01:00:59et à Castillon
01:00:59on produit beaucoup de rouge
01:01:01et le rouge souffre
01:01:02un peu plus
01:01:02que les vins blancs
01:01:03donc on est déjà dans une conjoncture
01:01:05assez économique
01:01:05assez difficile
01:01:06des droits de douane
01:01:08qui sont passés à 15%
01:01:09très honnêtement
01:01:10aujourd'hui
01:01:10s'ils passaient des droits de douane
01:01:11à 200%
01:01:12ce serait
01:01:13la mort un peu
01:01:15de la viticulture
01:01:16française
01:01:17il faut savoir
01:01:18que le marché américain
01:01:19reste un des marchés porteurs
01:01:20l'Amérique du Nord
01:01:21est assez porteur
01:01:22sachant que les marchés asiatiques
01:01:23sont un peu en repli
01:01:24les marchés européens aussi
01:01:25donc ce serait
01:01:26un gros coup dur
01:01:27donc bien sûr
01:01:28qu'on le prend
01:01:29pour une menace
01:01:30mais on fait quand même attention
01:01:32parce que les menaces
01:01:33entre les menaces
01:01:34et les faits
01:01:35il n'y a pas une très très grande marche
01:01:37oui même si jusqu'à maintenant
01:01:38c'est pas la première fois
01:01:40qu'ils préfèrent ce genre de menaces
01:01:41et en général
01:01:42ça se finit pas
01:01:43comme ça
01:01:43ils ont l'habitude de mettre
01:01:44la barre très très haut
01:01:45pour finir un petit peu plus bas
01:01:46oui mais on a quand même eu
01:01:49déjà 15%
01:01:50je le rappelle
01:01:5115%
01:01:51donc même si la barre
01:01:52est un peu plus basse
01:01:53et qu'on en met 10 ou 15 de plus
01:01:55on va passer à 25-30%
01:01:57ça va devenir problématique
01:01:59sur le prix de vente
01:02:00qui aura là-bas
01:02:02puisque leur pouvoir d'achat
01:02:03aussi est un peu en difficulté
01:02:05il y a une inflation aux Etats-Unis
01:02:06comme partout
01:02:07et voilà
01:02:08ça deviendrait difficile
01:02:09la deuxième crainte
01:02:10que nous avons
01:02:11c'est qu'aujourd'hui
01:02:12ils ne parlent que sur les vins français
01:02:14ils ne parlent pas sur le reste
01:02:15des vins européens
01:02:16donc ça créerait un décalage
01:02:17avec nos autres vins européens
01:02:19qui sont distribués
01:02:20aux Etats-Unis
01:02:21Merci beaucoup Thomas Guibert
01:02:23on comprend cette pression
01:02:24que vous êtes en train de subir
01:02:26avec ces déclarations
01:02:28du président américain
01:02:30la mort de la viticulture
01:02:31nous avez vous dit
01:02:32c'est vrai Gaëtan
01:02:33que le risque
01:02:34il était évidemment
01:02:36très très important
01:02:37il y a aussi la question
01:02:39du conseil de paix
01:02:40parce qu'on a entendu
01:02:41cette question
01:02:42qui est abordée tout à l'heure
01:02:43par le journaliste
01:02:44qui fait réagir Donald Trump
01:02:45expliquez-nous en un mot Patrick
01:02:47de quoi s'agit-il ?
01:02:47Alors c'est assez simple
01:02:49Donald Trump
01:02:49après avoir torpillé l'ONU
01:02:52l'organisation des Nations Unies
01:02:54veut créer sa propre
01:02:55organisation des Nations Unies
01:02:57dont il serait le patron
01:02:59dont il serait le coopteur
01:03:01et pardon
01:03:02vous allez comprendre
01:03:02qu'il y a un système
01:03:03qui se rapproche quand même
01:03:05de l'extorsion de fonds
01:03:07pourquoi ?
01:03:08Mes mots sont très durs
01:03:09mais comprenez pourquoi
01:03:10c'est-à-dire que Donald Trump
01:03:12choisit
01:03:12envoie des invitations
01:03:13à un certain nombre de pays
01:03:14ça a été la France
01:03:15qui semble-t-il
01:03:16va le refuser
01:03:17c'est la Russie
01:03:18qui est en train
01:03:19d'étudier la chose
01:03:19c'est le Maroc
01:03:20qui vient de dire
01:03:20ah oui oui
01:03:21nous on vient
01:03:21si vous acceptez
01:03:23cette invitation
01:03:24il faut mettre au pot
01:03:25un milliard
01:03:26en espèce
01:03:27en espèce
01:03:28c'est pour ça
01:03:28que je vous parle
01:03:29d'un système d'extorsion
01:03:30aussi
01:03:30ce milliard
01:03:31qui servira
01:03:32pour chaque pays
01:03:33à comment
01:03:35reconstruire
01:03:36la bande de Gaza
01:03:36oui mais ce conseil
01:03:37de la paix
01:03:37va beaucoup plus loin
01:03:38c'est-à-dire
01:03:39qu'il s'agit
01:03:40de régenter le monde
01:03:41avec un homme
01:03:42ou un pays
01:03:43qui pourrait choisir
01:03:43tous les ans
01:03:44ou tous les trois ans
01:03:45selon votre place
01:03:46de vous sortir ou pas
01:03:47cet homme
01:03:48c'est Donald Trump
01:03:48voilà vous avez compris
01:03:49c'est un feuilleton
01:03:50qui n'a pas de fin
01:03:52et dont nous vous expliquons
01:03:54nous tentons de le faire
01:03:54en tout cas
01:03:55le remondissement
01:03:55sur BFM TV
01:03:57autre feuilleton
01:03:58celui des agriculteurs
01:03:59qui continuent à protester
01:04:00contre le Mercosur
01:04:01même s'il a été signé
01:04:02la semaine dernière
01:04:03la manifestation
01:04:04c'est à Strasbourg
01:04:05aujourd'hui
01:04:05qu'elle se déroule
01:04:06devant le Parlement européen
01:04:07et vous verrez
01:04:07dans quelques instants
01:04:08ces images spectaculaires
01:04:09de centaines de tracteurs
01:04:10qui sont rassemblés
01:04:11dans la capitale alsacienne
01:04:12à tout de suite
01:04:13nous irons à Strasbourg
01:04:16dans quelques instants
01:04:17parce que des centaines
01:04:19de tracteurs
01:04:19convergent vers la capitale
01:04:21alsacienne
01:04:22pour protester
01:04:22contre le Mercosur
01:04:23un vote décisif
01:04:24aura lieu demain
01:04:25au Parlement européen
01:04:26on vous dira exactement
01:04:27sur quoi les députés
01:04:28vont se prononcer
01:04:29d'abord le rappel
01:04:30des titres de l'actualité
01:04:31de ce mardi
01:04:32avec Pauline Pioche
01:04:33en commençant Pauline
01:04:35par les recherches
01:04:36qui se poursuivent
01:04:37en Espagne
01:04:38deux jours maintenant
01:04:39après la collision
01:04:40terrible entre deux trains
01:04:41Oui alors ce sont
01:04:42des grues désormais
01:04:43Julien
01:04:43qui ont été déployées
01:04:45sur les lieux
01:04:45de l'accident
01:04:46alors que plusieurs personnes
01:04:48sont toujours portées
01:04:50disparues
01:04:51par ailleurs
01:04:51le bilan humain
01:04:52s'est alourdi
01:04:53un nouveau corps
01:04:54a été justement
01:04:54retrouvé dans la nuit
01:04:55c'est donc 41 personnes
01:04:57au moins
01:04:58qui sont décédées
01:04:59Bonjour Marie Gentry
01:05:00vous êtes en Espagne
01:05:02pour BFM TV
01:05:02où trois jours de deuil
01:05:03national ont débuté
01:05:04aujourd'hui
01:05:05la famille royale
01:05:05d'ailleurs
01:05:05est également attendue
01:05:07sur place Marie
01:05:07Exactement
01:05:11la famille royale
01:05:12va se rendre
01:05:12sur les lieux
01:05:13sur les lieux du drame
01:05:14sur les lieux
01:05:14où a eu lieu
01:05:15l'accident
01:05:16aux alentours
01:05:17de midi
01:05:18midi 30
01:05:19c'est l'heure
01:05:19à laquelle
01:05:19la famille royale
01:05:20est attendue
01:05:21alors que l'enquête
01:05:22continue d'avancer
01:05:24il y a une hypothèse
01:05:25qui est beaucoup discutée
01:05:26dans la presse espagnole
01:05:27c'est que peut-être
01:05:28il y a eu un problème
01:05:29au niveau des rails
01:05:30une soudure
01:05:31qui se serait cassée
01:05:32mais on reste
01:05:33extrêmement prudent
01:05:34sur le sujet
01:05:35puisque le ministre
01:05:36des transports
01:05:37a indiqué
01:05:37que rien n'était sûr
01:05:38que c'était peut-être
01:05:39non pas la cause
01:05:41de l'accident
01:05:41mais tout simplement
01:05:42le résultat
01:05:43à cause du choc
01:05:44et que pour le moment
01:05:45aucune thèse
01:05:46ne peut être définitive
01:05:48vous l'avez dit Pauline
01:05:49le bilan s'est alourdi
01:05:50on parle désormais
01:05:51de 41 personnes
01:05:53qui sont décédées
01:05:54toujours des dizaines
01:05:55de personnes
01:05:55qui sont portées disparues
01:05:56les grues sont en train
01:05:57de travailler
01:05:58pour soulever les wagons
01:05:59avec cette question
01:06:00qu'y a-t-il en dessous
01:06:01y a-t-il de nouveaux corps
01:06:02le wagon 6
01:06:03est particulièrement
01:06:04au coeur de l'enquête
01:06:05c'est le wagon
01:06:06qui a déraillé
01:06:07et donc celui-là
01:06:08devrait rester en place
01:06:09pour que les enquêteurs
01:06:10puissent tenter
01:06:10de rassembler
01:06:11le plus grand nombre
01:06:11de pièces possible
01:06:12merci beaucoup
01:06:13Marie Gentry
01:06:14que vous continuez
01:06:15à surveiller les opérations
01:06:16avec Chloé Berthaud
01:06:17pour les images
01:06:18la tension
01:06:19entre Donald Trump
01:06:21et les Européens
01:06:23elle ne faiblit pas
01:06:23c'est le mot qu'on puisse dire
01:06:24en particulier
01:06:25avec Emmanuel Macron
01:06:26qui pourrait
01:06:27ne pas participer
01:06:28au conseil
01:06:29de la paix
01:06:30ça n'a pas plu
01:06:30à Donald Trump
01:06:31réponse menaçante
01:06:32du président américain
01:06:32qui envisage de taxer
01:06:34à 200%
01:06:35le vin
01:06:35le champagne français
01:06:36Donald Trump
01:06:37qui a même publié
01:06:38sur les réseaux sociaux
01:06:38des messages privés
01:06:39envoyés par le chef
01:06:41d'état français
01:06:42est-ce que vous y croyez
01:06:43à ces menaces
01:06:44est-ce que même
01:06:44vous les craignez
01:06:45on vous a posé les questions
01:06:46les droits de douane
01:06:48c'est complètement
01:06:48contre-productif
01:06:49et ça va se retourner
01:06:50un jour
01:06:50contre les Etats-Unis
01:06:51aujourd'hui
01:06:53taxer le vin
01:06:54et le champagne français
01:06:55pour penser
01:06:56que la politique française
01:06:57va être modifiée
01:06:58vis-à-vis de Trump
01:06:59c'est complètement illusoire
01:07:00et c'est complètement débile
01:07:02est-ce qu'on est alliés
01:07:02maintenant
01:07:03avec l'Amérique
01:07:04il faut se poser
01:07:06sérieusement la question
01:07:07il est temps
01:07:07qu'on se réarme
01:07:08que les Européens
01:07:09en ont tous ensemble
01:07:11se réarment
01:07:12pour être
01:07:13une menace
01:07:14de dissuasion
01:07:15plus qu'offensive
01:07:17pour l'instant
01:07:18mais c'est très important
01:07:19impossible coup dur
01:07:20pour l'emploi
01:07:21maintenant
01:07:21dans l'actualité sociale
01:07:22Pauline
01:07:23ce sont plus de
01:07:242000 postes
01:07:25qui pourraient être menacés
01:07:26au sein du groupe
01:07:27informatique
01:07:27Kajimini
01:07:28il y a des reclassements
01:07:30des départs volontaires
01:07:31c'est ce que précise
01:07:32l'entreprise
01:07:33qui affirme par ailleurs
01:07:34un fort ralentissement
01:07:35de ses activités
01:07:36et puis dans l'actualité judiciaire
01:07:38des gardes à vue
01:07:39quelques semaines
01:07:40après l'incendie
01:07:41d'un collège
01:07:41à Dijon
01:07:42cinq suspects
01:07:43ont été interpellés
01:07:44cet incendie
01:07:44c'était en septembre dernier
01:07:46quatre adolescents
01:07:47de 15 et 17 ans
01:07:49deux sont mis en cause
01:07:49déjà dans des affaires
01:07:50de trafic de stupéfiants
01:07:51les deux autres
01:07:52pour des faits de délinquance
01:07:53de droit commun
01:07:54une femme également
01:07:55en garde à vue
01:07:56de 27 ans
01:07:56sans antécédent judiciaire
01:07:58le parquet
01:07:59qui a par ailleurs
01:08:00confirmé
01:08:00que l'incendie
01:08:01aurait été commandité
01:08:02en réponse
01:08:03aux actions
01:08:03des autorités
01:08:05menées
01:08:05contre le trafic
01:08:06de stupéfiants
01:08:07autre titre
01:08:08merci beaucoup
01:08:08Pauline Pioche
01:08:09de l'actualité
01:08:09ce matin
01:08:10la mobilisation
01:08:10des agriculteurs
01:08:11et c'est à Strasbourg
01:08:12que ça se passe
01:08:13sous les fenêtres
01:08:15du Parlement européen
01:08:17quatre équipes
01:08:18de BFMTV
01:08:19sont mobilisées
01:08:20pour vous faire vivre
01:08:21cet événement
01:08:22au plus près
01:08:23à la fois
01:08:24au cœur du cortège
01:08:25également
01:08:25dans les convois
01:08:26mais également
01:08:27tout près du Parlement
01:08:28européen
01:08:29avec les élus
01:08:31dont certains
01:08:31descendent
01:08:32voir les manifestants
01:08:33pour leur dire
01:08:35tout leur soutien
01:08:36parmi tous ces envahis
01:08:37spécis
01:08:38Nicolas Kouadou
01:08:38qu'on retrouve
01:08:40en direct
01:08:41est-ce que vous êtes
01:08:42en train d'assister
01:08:42Nicolas
01:08:43autour de vous
01:08:44une démonstration
01:08:44de force
01:08:45dans la capitale
01:08:45asacienne
01:08:46oui bien sûr
01:08:50au moins 5000 personnes
01:08:50ici
01:08:51et surtout des personnes
01:08:52qui viennent de partout
01:08:52d'Europe
01:08:53mais aussi de France
01:08:54vous Benoît Naudin
01:08:55vous venez d'Ardèche
01:08:56c'est quand même pas
01:08:57la porte à côté
01:08:58on va essayer
01:09:01d'être très concret
01:09:02maintenant
01:09:02aujourd'hui
01:09:02cette signature
01:09:03du Mercosur
01:09:04en quoi ça peut
01:09:05impacter l'agriculture
01:09:06que vous représentez
01:09:06en Ardèche
01:09:07vous êtes notamment
01:09:07secrétaire
01:09:09de FDSEA
01:09:09d'Ardèche
01:09:10exactement
01:09:11donc en Ardèche
01:09:12on a multi produits
01:09:13on est multi production
01:09:14on a un peu toutes les productions
01:09:16qu'on peut trouver
01:09:16arboriculture
01:09:17viticulture
01:09:18maraîchage
01:09:19toutes les formes
01:09:21élevage
01:09:22etc
01:09:22l'importation de produits
01:09:23qui ne respectent pas
01:09:24nos normes
01:09:25ça va affecter
01:09:26toutes les exploitations
01:09:27quelles qu'elles soient
01:09:27en Ardèche
01:09:28et partout en France
01:09:29il y a un espoir
01:09:30aujourd'hui
01:09:30en venant devant
01:09:31le Parlement européen
01:09:32cueillir cette saisine
01:09:33de la Cour de justice
01:09:34de l'Union Européenne
01:09:35finalement
01:09:35est-ce que c'est
01:09:36une démonstration de force
01:09:37aujourd'hui
01:09:37pour essayer de mettre
01:09:38la pression
01:09:39sur les députés
01:09:39oui
01:09:40et aujourd'hui
01:09:41on avait aussi
01:09:41un sénateur ardéchois
01:09:42qui était présent
01:09:43qu'on a rencontré
01:09:43on continue de discuter
01:09:44on voit que les choses
01:09:45sont en train de bouger
01:09:46on n'est pas sûr
01:09:47d'obtenir
01:09:48mais on se bat pour ça
01:09:49et tant qu'il y aura
01:09:50un espoir d'obtenir quelque chose
01:09:51on va se battre pour ça
01:09:52c'est rassurant
01:09:53de voir que les gens
01:09:53viennent de toute la France
01:09:54on a même vu des Polonais
01:09:55des Italiens
01:09:56qui est finalement
01:09:56une seule voix
01:09:58contre ce Mercosur
01:09:59ouais
01:10:00toute la France
01:10:00et toute l'Europe
01:10:01j'avais été aussi à Bruxelles
01:10:02on avait un Irlandais
01:10:03qui était venu en tracteur
01:10:04d'Irlande
01:10:06et c'est beau de voir
01:10:07que toutes les agricultures
01:10:08tous les agriculteurs
01:10:08dans des cas comme ça
01:10:09on se retrouve
01:10:11on est solidaires
01:10:12on est ensemble
01:10:12dans le même sens
01:10:13donc ça veut dire
01:10:14que les discours qu'on entend
01:10:15pour dire qu'on va faire
01:10:16des gros traités
01:10:17de libre-échange
01:10:17il faut quand même regarder
01:10:18le monde agricole
01:10:19ce qu'il vit
01:10:20et aujourd'hui
01:10:20c'est pas possible
01:10:21c'est pas tenable
01:10:22le message est passé
01:10:22merci beaucoup
01:10:23je voulais terminer
01:10:23en vous montrant une image
01:10:24vous avez de ce côté là
01:10:26le cortège syndical
01:10:27FNSEA
01:10:28jeunes agriculteurs
01:10:29main dans la main
01:10:30plus les Européens
01:10:31avec le Parlement européen
01:10:32en fond juste derrière
01:10:34et regardez
01:10:34venez avec moi
01:10:35un petit peu plus loin
01:10:36il y a aussi
01:10:37la coordination rurale
01:10:39c'est les bonnets jaunes
01:10:40que vous voyez ici au fond
01:10:41qui sont séparés
01:10:42par les forces de l'ordre
01:10:43du cortège syndical principal
01:10:45le but
01:10:46c'est d'éviter
01:10:47des dégradations
01:10:48des débordements
01:10:48comme on a pu en voir
01:10:49à Bruxelles
01:10:50il y a quelques semaines
01:10:50Nicolas Kouadou
01:10:51avec Nicolas Rodier
01:10:53au coeur
01:10:54donc de cette manifestation
01:10:55merci beaucoup
01:10:57on a entendu
01:10:58cet intervenant
01:10:58Gaëtan dire
01:10:59tous les agriculteurs
01:11:00parlent d'une voix
01:11:01les agriculteurs d'Europe
01:11:02c'est pas tout à fait exact
01:11:04non on voit bien aussi
01:11:05que effectivement
01:11:06si certaines agricultures
01:11:08vont être touchées
01:11:09par ce traité
01:11:10de libre-échange
01:11:11il n'en va pas
01:11:12de toutes ces agricultures
01:11:13puisqu'on rappelle
01:11:14notamment cette filière
01:11:16viticole
01:11:16qui vous le savez
01:11:17est menacée par Donald Trump
01:11:18notamment la filière française
01:11:20et bien elle a besoin
01:11:21de déboucher
01:11:22et effectivement
01:11:22ce traité de libre-échange
01:11:24va lui offrir
01:11:26un marché
01:11:26de près de 700 millions
01:11:27de consommateurs
01:11:28alors c'est pas 700 millions
01:11:29de personnes
01:11:29qui boivent du vin
01:11:30mais effectivement
01:11:31ça fait un marché
01:11:32plutôt conséquent
01:11:34donc des agriculteurs
01:11:36qui restent divisés
01:11:38mais on voit bien
01:11:38que malgré tout
01:11:39des agriculteurs italiens
01:11:41qui ont pourtant
01:11:43obtenu pas mal de choses
01:11:44avec la présidente
01:11:45du conseil italien
01:11:47Giorgia Mennoni
01:11:48qui est allée
01:11:49arracher
01:11:50à Ursula von der Leyen
01:11:51des avancées
01:11:52notamment sur la politique
01:11:53agricole commune
01:11:54des agriculteurs italiens
01:11:55qui néanmoins
01:11:56sont présents
01:11:57aujourd'hui
01:11:58c'est un rapport de force
01:11:59qui est en train
01:12:00de se jouer
01:12:01est-ce que les eurodéputés
01:12:03vont les entendre
01:12:05et vont leur donner
01:12:06finalement
01:12:07gain de cause
01:12:08on rappelle que l'objectif
01:12:09c'est tout simplement
01:12:10que demain
01:12:11lors du vote
01:12:13au Parlement européen
01:12:14et bien
01:12:15il y ait une majorité
01:12:16d'eurodéputés
01:12:18qui votent
01:12:20la saisine
01:12:21de la Cour de justice
01:12:22européenne
01:12:23sur justement
01:12:23la validité
01:12:24de ce traité
01:12:26de libre-échange
01:12:26il y a des personnalités
01:12:27politiques
01:12:28qui sont également
01:12:29présentes
01:12:29Anthony Lebeau
01:12:30vous êtes aux côtés
01:12:30de l'une d'entre elles
01:12:31oui avec Sophie Prima
01:12:35sénatrice LR
01:12:37ancienne
01:12:37ministre du commerce extérieur
01:12:39ancienne porte-parole
01:12:40du gouvernement également
01:12:41bonjour madame Prima
01:12:42merci d'être avec nous
01:12:43qu'est-ce que vous êtes venue
01:12:43dire aux agriculteurs
01:12:44que la bataille est perdue ?
01:12:46non non pas du tout
01:12:46au contraire
01:12:47moi j'ai
01:12:48sous le gouvernement
01:12:49de Michel Barnier
01:12:50eu aussi
01:12:51à décider
01:12:52des parlementaires
01:12:53des ministres
01:12:54à décider
01:12:56des syndicats agricoles
01:12:57que la bataille
01:12:58n'était jamais terminée
01:12:59donc il ne faut pas lâcher
01:13:01jusqu'au bout
01:13:02il faut se battre
01:13:03jusqu'au dernier parlementaire
01:13:04faire du lobbying
01:13:06dans tous les pays
01:13:07et j'insiste
01:13:07moi si je suis là
01:13:08aujourd'hui
01:13:08c'est parce que
01:13:09c'est un mouvement européen
01:13:10je vois des Italiens
01:13:11je vois des Allemands
01:13:12je vois des Irlandais
01:13:13et chacun d'entre eux
01:13:14doit aller voir ses parlementaires
01:13:16et obtenir que nous votions
01:13:17dans un premier temps
01:13:18cette saisine du tribunal
01:13:20et ensuite se battre
01:13:21contre le vote
01:13:22au parlement
01:13:23tant que ce n'est pas fait
01:13:24on n'a pas perdu
01:13:25et il ne faut pas renoncer
01:13:26vous évoquiez un vote crucial
01:13:28demain il y a un vote
01:13:28très très important
01:13:29en forme de dernière chance
01:13:30nous disent beaucoup
01:13:31d'agriculteurs
01:13:32mais aussi des responsables politiques
01:13:33un vote pour saisir
01:13:34la cour de justice
01:13:35de l'Union Européenne
01:13:36pour potentiellement suspendre
01:13:37pour plusieurs mois
01:13:38cet accord du Mercosur
01:13:39si ce vote demain est négatif
01:13:41que doit faire la France
01:13:42vous qui avez été au gouvernement
01:13:43si ce vote est négatif
01:13:44il faut continuer
01:13:45parce qu'il y aura un dernier vote
01:13:47qui est le vote des parlementaires
01:13:49pour ratifier le traité du Mercosur
01:13:52et bien il faut encore
01:13:53cette étape se battre
01:13:54pour que chacun des parlementaires européens
01:13:56soit sensibilisé
01:13:57par chacune des administrations
01:13:59des organisations syndicales agricoles
01:14:00dans tous les pays
01:14:01il faut que la France saisisse
01:14:02ou pas la cour de justice européenne seule
01:14:04et bien écoutez
01:14:05ça c'est le président de la République
01:14:07et le Premier ministre
01:14:07qui le décidera
01:14:08mais moi je crois
01:14:09qu'il ne faut saisir
01:14:10il ne faut lâcher aucune piste
01:14:11y compris celle-ci
01:14:12Merci beaucoup Madame Prima
01:14:13d'avoir été avec nous
01:14:14qui est présente
01:14:14avec une délégation
01:14:17pardon
01:14:17de députés
01:14:18et de parlementaires
01:14:19des républicains
01:14:20et aussi des parlementaires
01:14:22de gauche
01:14:22du Rassemblement National
01:14:23alors qu'autour de moi
01:14:24effectivement
01:14:24beaucoup d'agriculteurs
01:14:26venus de toute l'Europe
01:14:26qui appellent notamment
01:14:27à la démission
01:14:28d'Ursula von der Leyen
01:14:30la présidente de la Commission Européenne
01:14:31Oui on rappelle Guillaume
01:14:32que Sophie Prima
01:14:33elle a été porte-parole
01:14:34du gouvernement
01:14:34mais elle vient de la droite
01:14:35il y a une relative
01:14:36unité politique
01:14:38en France sur ce sujet
01:14:39mais qui ne suffit pas
01:14:39à faire basculer l'Europe
01:14:41ce qui prouve
01:14:41que les rapports de force
01:14:42en Europe
01:14:42ne sont pas du tout favorables
01:14:43à la France
01:14:43Oui on peut dire
01:14:44que finalement
01:14:45en termes de politique intérieure
01:14:46vous l'aviez entendu
01:14:47la semaine dernière
01:14:47Benoît Rotaillot
01:14:48avait menacé de voter
01:14:49la motion de censure
01:14:50sur le Mercosur
01:14:51si la France
01:14:52ne s'opposait pas
01:14:53au Mercosur
01:14:54il a reconnu
01:14:55qu'Emmanuel Macron
01:14:56avait voté contre ce Mercosur
01:15:00c'est plutôt la France seule en Europe
01:15:02plutôt qu'Emmanuel Macron
01:15:03tout seul en France
01:15:03Allez on ouvre une page judiciaire
01:15:05maintenant avec
01:15:06pour commencer
01:15:07un volet judiciaire
01:15:09qui est à la fois judiciaire
01:15:10et politique
01:15:10parce que c'est le procès
01:15:11de l'affaire
01:15:12des assistants parlementaires
01:15:13du Front National
01:15:15à l'époque
01:15:15Marine Le Pen est présente
01:15:16à l'audience de ce matin
01:15:18mais il y a aussi
01:15:19Julien Audoul
01:15:19député Rassemblement National
01:15:21qui est auditionné
01:15:22et Vincent Vantiguem
01:15:23vous avez suivi
01:15:23son interrogatoire
01:15:25le moins qu'on peut dire
01:15:25c'est que ça ne s'est pas
01:15:26très bien passé pour lui
01:15:27Non effectivement
01:15:31Julien Audoul
01:15:31le député de Lyon
01:15:33qui est à la barre
01:15:33de la cour d'appel
01:15:34juste derrière moi
01:15:35depuis 9h ce matin
01:15:36et le moins qu'on puisse dire
01:15:37c'est qu'il passe
01:15:38à un mauvais moment
01:15:39pourquoi ?
01:15:39parce que dans ce dossier
01:15:41Julien Audoul
01:15:41il était assistant parlementaire
01:15:44de l'eurodéputé
01:15:45Mylène Trozinski
01:15:46à l'époque des faits
01:15:46on parle de 2014-2015
01:15:48mais il est bien en peine
01:15:49de montrer
01:15:50qu'il a travaillé pour elle
01:15:51à l'inverse
01:15:52il reconnaît
01:15:52qu'il a travaillé
01:15:53pour Marine Le Pen
01:15:54pour le parti
01:15:55puisqu'à l'époque
01:15:56il était aussi
01:15:56conseiller spécial
01:15:57de Marine Le Pen
01:15:58mais quand la présidente
01:16:00Michèle Agil
01:16:00l'interroge
01:16:01je lui dis
01:16:01pourquoi vous n'avez pas
01:16:02travaillé pour Mylène Trozinski
01:16:04votre eurodéputé
01:16:05il peine à répondre
01:16:06et il dit
01:16:06elle n'avait pas
01:16:07beaucoup de travail
01:16:08à me fournir
01:16:09mais c'est vrai
01:16:09qu'il y a beaucoup
01:16:10d'éléments sur la table
01:16:11et notamment cet email
01:16:12que Julien Audoul
01:16:13a envoyé à Marine Le Pen
01:16:14lui demandant un jour
01:16:15d'aller à Strasbourg
01:16:16et de pouvoir rencontrer
01:16:17l'eurodéputé
01:16:18qui l'assistait
01:16:19sauf que
01:16:19ça faisait déjà
01:16:204 mois
01:16:21qu'il était payé
01:16:22par le Parlement européen
01:16:23pour l'assister
01:16:23on le voit ici
01:16:24on est au coeur
01:16:25du sujet
01:16:26c'est-à-dire
01:16:26ces assistants
01:16:27qui ont été payés
01:16:28par le Parlement
01:16:28alors qu'ils travaillaient
01:16:29pour le parti
01:16:30et après lui
01:16:31cet après-midi
01:16:32ça va être la principale
01:16:33prévenue de ce dossier
01:16:34Marine Le Pen
01:16:34qui est attendue à la barre
01:16:35pour une audition
01:16:36très longue
01:16:36cet après-midi
01:16:37et demain
01:16:38toute la journée
01:16:38parce que la chef
01:16:39des files
01:16:40des députés RN
01:16:41est attendue
01:16:41à double titre
01:16:42d'abord
01:16:42elle a été eurodéputée
01:16:43c'est-à-dire
01:16:43qu'elle a bénéficié
01:16:45selon l'accusation
01:16:45de ce système
01:16:46mais surtout
01:16:46c'est l'ancienne
01:16:47présidente du parti
01:16:48qui s'est inscrite
01:16:49selon le jugement
01:16:50de première intense
01:16:51avec autorité
01:16:52et détermination
01:16:53dans les pas de son père
01:16:54pour faire supporter
01:16:55au Parlement européen
01:16:56les salaires de cadre
01:16:57qui travaillaient en fait
01:16:58pour le Front National
01:16:59et vous suivrez
01:17:00cette audience
01:17:01bien sûr
01:17:02pour BFM TV
01:17:02Vincent
01:17:03c'est vrai qu'elle joue gros
01:17:03cet après-midi
01:17:04Marine Le Pen
01:17:05Guillaume
01:17:05oui parce qu'on voit
01:17:06ce qu'elle a commencé
01:17:07à avancer
01:17:07la semaine dernière
01:17:08c'est le fait de se dire
01:17:09prouvez-moi
01:17:10qu'il y a eu un délit
01:17:11puisque tout le monde
01:17:11semble dire
01:17:13qu'il y a eu un délit
01:17:13mais je n'avais pas
01:17:14l'intention en gros
01:17:15de le commettre
01:17:16avec une variation
01:17:18effectivement
01:17:19par rapport
01:17:19à la première instance
01:17:20elle joue gros
01:17:21évidemment
01:17:21parce qu'il y en va
01:17:23de sa candidature
01:17:23à l'élection présidentielle
01:17:25on le rappelle
01:17:26en l'état
01:17:26elle ne peut pas
01:17:27se présenter
01:17:28parce qu'elle est inéligible
01:17:29avec on le disait
01:17:30exécution immédiate
01:17:32et donc c'est cet après-midi
01:17:33qu'on va voir
01:17:34effectivement l'enjeu
01:17:35que peut mettre
01:17:36Marine Le Pen
01:17:36dans cette tension
01:17:37elle-même
01:17:37qui a confié
01:17:38effectivement
01:17:38à ses proches
01:17:39qu'elle allait se défendre
01:17:40extrêmement fortement
01:17:41oui même si on a vu
01:17:42dans un premier temps
01:17:42qu'il y avait sans doute
01:17:43une volonté
01:17:45d'adoucir un petit peu
01:17:46le discours
01:17:47par rapport
01:17:47à la première instance
01:17:48et peut-être
01:17:49de sortir un petit peu
01:17:50du déni intégral
01:17:51la scène
01:17:52à laquelle
01:17:52Vincent Vantiguem
01:17:53a assisté ce matin
01:17:54elle montre que
01:17:55visiblement
01:17:56on reste quand même
01:17:57dans un déni fort
01:17:58malgré certaines preuves
01:17:59qui sont confondantes
01:18:01et qui sont brandies
01:18:01par la présidente
01:18:02comme disait
01:18:02Marine Artinobric
01:18:03quand il y a un flou
01:18:04c'est qu'il y a un loup
01:18:04c'est un petit peu
01:18:05ce qui a été repris
01:18:06effectivement
01:18:06notamment sur le plan politique
01:18:08et on sent effectivement
01:18:09des assistants parlementaires
01:18:10qui ont parfois
01:18:11du mal à justifier
01:18:13un travail
01:18:13au niveau du Parlement européen
01:18:15et qui finalement même
01:18:16concède qu'effectivement
01:18:17il ne faisait pas grand chose
01:18:18au Parlement européen
01:18:20et si j'ose dire
01:18:21comme ils le disent
01:18:21parfois en coulisses
01:18:22donner un coup de main
01:18:22au niveau du parti
01:18:23Allez double actualité judiciaire
01:18:24ce matin
01:18:25parce qu'il y a donc
01:18:26Marine Le Pen
01:18:27et Julien Audou
01:18:28les d'autres
01:18:29qui sont entendus
01:18:30dans ce procès
01:18:30et puis il y a une autre affaire
01:18:32dont on vous parle ce matin
01:18:33mais qui n'a rien à voir
01:18:33avec la politique
01:18:34ce sont les suites
01:18:34du drame
01:18:36de la tragédie
01:18:37de Cran-Montana
01:18:38avec une audition
01:18:39qui est en cours
01:18:40en ce moment même
01:18:42c'est l'audition
01:18:43de Jacques Moretti
01:18:44Jacques Moretti
01:18:44c'est l'un des propriétaires
01:18:46du bar
01:18:47qui a pris feu
01:18:48la nuit du Nouvel An
01:18:49il est en détention
01:18:50depuis plusieurs jours
01:18:51maintenant
01:18:51mais cette détention
01:18:52pourrait être levée
01:18:53à l'issue de cette audition
01:18:55c'est ça le grand suspense
01:18:56de la journée
01:18:57audition
01:18:57que vous suivez
01:18:58depuis l'extérieur
01:18:59Boris Karlamov
01:19:00elle a commencé
01:19:01aux alentours
01:19:01de 8h
01:19:03et ça se poursuit
01:19:03absolument
01:19:06c'est une audition
01:19:07qui constitue
01:19:08une étape importante
01:19:09dans l'instruction pénale
01:19:11qui vise le couple
01:19:11Moretti
01:19:13c'est la deuxième fois
01:19:14que Jacques Moretti
01:19:15est auditionné
01:19:16en temps que prévenu
01:19:17et la première fois
01:19:18depuis son placement
01:19:19en détention
01:19:20le 9 janvier dernier
01:19:22il est arrivé ici
01:19:23aux alentours de 8h
01:19:24sous bonne escorte policière
01:19:26il est entendu
01:19:26par trois procureurs
01:19:28et selon les informations
01:19:29du service
01:19:30Pôle et Justice
01:19:30de BFM TV
01:19:31et bien
01:19:32les premières questions
01:19:33portent sur les normes
01:19:34de sécurité
01:19:34de son bar
01:19:35le Constellation
01:19:36où le drame
01:19:36s'est noué
01:19:37dans la nuit
01:19:38du 31 décembre
01:19:391er janvier dernier
01:19:40et puis il est également
01:19:41interrogé
01:19:41sur le fait
01:19:42que ses employés
01:19:44n'aient jamais reçu
01:19:45de formation
01:19:46de sécurité
01:19:48cet après-midi
01:19:49place au fait
01:19:50il sera interrogé
01:19:51sur la chronologie
01:19:52minute par minute
01:19:54de cette nuit tragique
01:19:56à ses côtés
01:19:56bien sûr
01:19:57ses avocats
01:19:58mais également
01:19:59un certain nombre
01:19:59d'avocats
01:20:00de partie civile
01:20:01et puis la présence
01:20:02également
01:20:02de Jessica Moretti
01:20:04son épouse
01:20:05puisqu'en réalité
01:20:06en tant que prévenue
01:20:07elle a l'obligation
01:20:08d'assister à cette audition
01:20:10et à l'ensemble
01:20:11des actes d'audition
01:20:12Jessica Moretti
01:20:13justement
01:20:13elle sera interrogée
01:20:14à son tour
01:20:15demain matin
01:20:16à partir de 8h30
01:20:17sur les mêmes questions
01:20:19et l'effet
01:20:20de cette nuit
01:20:21tragique du 31 décembre
01:20:23au 1er janvier
01:20:24à quelques kilomètres
01:20:25d'ici à Cranmontonard
01:20:26Boris Karlamov
01:20:27qui surveille évidemment
01:20:27la sortie
01:20:28des uns et des autres
01:20:29de cette audition
01:20:31très très importante
01:20:32il y a un fait important
01:20:33à prendre en compte
01:20:34aussi Alexandra González
01:20:35vous nous avez rejoint
01:20:36on a appris
01:20:37que Jacques Moretti
01:20:39avait réuni
01:20:40les fonds
01:20:40qui pouvaient lui permettre
01:20:41d'être libéré
01:20:42sous caution
01:20:42oui parce que
01:20:44il y a quelques jours
01:20:45le 9 janvier dernier
01:20:46la justice avait décidé
01:20:47de le placer
01:20:48en détention
01:20:49pendant le reste
01:20:51de l'enquête
01:20:51en estimant
01:20:52qu'il y avait
01:20:53un risque possible
01:20:54de fuite
01:20:54à l'étranger
01:20:55et puis finalement
01:20:57ils ont aussi décidé
01:20:58qu'il pourrait
01:20:59ressortir
01:21:00à condition
01:21:00d'apporter
01:21:01des garanties
01:21:02suffisantes
01:21:03selon la justice
01:21:04pour empêcher
01:21:04tout risque de fuite
01:21:05parmi ces conditions
01:21:07il y a le fait
01:21:08de réunir
01:21:08la somme
01:21:09de 215 000 euros
01:21:10une caution
01:21:11ça a été fait
01:21:12en milieu de semaine
01:21:14dernière
01:21:14d'après nos informations
01:21:15quelqu'un
01:21:17de son entourage
01:21:17qui a souhaité
01:21:19rester anonyme
01:21:19pour le moment
01:21:20a réuni ces fonds
01:21:22ils sont sur un compte
01:21:22ils ont été fournis
01:21:23à la justice
01:21:24il y a également
01:21:25le fait que
01:21:26s'il ressort
01:21:27il devra avoir
01:21:27un bracelet électronique
01:21:29l'assignant
01:21:29à son domicile
01:21:30et il devra
01:21:31trois fois par semaine
01:21:32venir au commissariat
01:21:34le plus proche
01:21:35pour se signaler
01:21:37tout cela
01:21:37d'après ses avocats
01:21:38il est prêt
01:21:39à le faire
01:21:40il n'attend donc
01:21:41que le feu vert
01:21:42de la justice
01:21:42pour qu'il ressorte
01:21:43de cette détention
01:21:45est-ce que ce sera
01:21:46le cas aujourd'hui
01:21:47après cette audition
01:21:47ou est-ce que ce sera
01:21:49le cas après l'audition
01:21:50de sa femme
01:21:50demain soir
01:21:51ça fait partie
01:21:52des hypothèses
01:21:53mais c'est à la justice
01:21:54suisse de le décider
01:21:55et on imagine
01:21:56que du côté
01:21:56des victimes
01:21:58des blessés
01:21:59et des proches
01:22:00de ceux qui sont
01:22:01hélas morts
01:22:02dans cette tragédie
01:22:03c'est un moment
01:22:03qu'on attend
01:22:04avec un petit peu
01:22:05d'inquiétude
01:22:06ou d'angoisse
01:22:07on va poser la question
01:22:08à maître
01:22:08Gudicelli
01:22:09qui est avec nous
01:22:10et qui défend
01:22:11certaines de ses victimes
01:22:12expliquez-nous
01:22:13l'état d'esprit
01:22:13de vos clients
01:22:14bonjour maître
01:22:15est-ce qu'il redoute
01:22:15de voir Jacques Moretti
01:22:17remis en liberté
01:22:17ou pas ?
01:22:18bonjour
01:22:19nous ne sommes pas
01:22:20les assesseurs
01:22:21du procureur
01:22:23de la république
01:22:23effectivement
01:22:24je vais dire
01:22:25cette mesure
01:22:27de mise en liberté
01:22:28qui est annoncée
01:22:29depuis quelques jours
01:22:30par les conseils
01:22:32de monsieur Moretti
01:22:34nous inquiète
01:22:36quelque peu
01:22:36elle est de nature
01:22:38encore une fois
01:22:39aggravée
01:22:41la colère
01:22:42bien légitime
01:22:43d'ailleurs
01:22:44et la souffrance
01:22:45des victimes
01:22:46mais monsieur Moretti
01:22:48est un homme d'argent
01:22:49et je ne suis pas
01:22:50très surpris
01:22:51qu'il ait déjà
01:22:52pu réunir
01:22:53consigner
01:22:55cette somme
01:22:56à titre
01:22:57de caution
01:22:58pour recouvrer
01:22:59la liberté
01:23:00c'est le moteur
01:23:02de sa vie
01:23:02l'argent
01:23:03donc par conséquent
01:23:04on n'a aucune difficulté
01:23:05pour se faire assister
01:23:07financièrement
01:23:08réunir cette somme-là
01:23:10et bien évidemment
01:23:12recouvrer
01:23:13toute la
01:23:13sa liberté
01:23:15dans les meilleurs délais
01:23:17Est-ce que ça n'est pas logique
01:23:19de procéder à cette remise
01:23:21en liberté
01:23:21dans la mesure où le couple
01:23:22Moretti dit
01:23:23et leurs avocats
01:23:24disent que
01:23:25depuis le début
01:23:25ils se soumettent
01:23:26à la justice
01:23:28de façon exemplaire
01:23:29Oui je sais bien
01:23:31mais je crains même
01:23:32encore une fois
01:23:33que monsieur Moretti
01:23:35et sa compagne
01:23:36qui se présentent
01:23:37comme des victimes
01:23:38des circonstances
01:23:40
01:23:40poussent un petit peu
01:23:42l'audace
01:23:43et l'extravagance
01:23:44et finalement
01:23:46changer de camp
01:23:48et se constituer
01:23:49parti civil
01:23:50donc effectivement
01:23:51la loi
01:23:53helvétique
01:23:54est une législation
01:23:58beaucoup plus laxiste
01:23:59que celle que
01:24:00nous rencontrons
01:24:01en France
01:24:02et effectivement
01:24:04monsieur Moretti
01:24:06a beau jeu
01:24:07de réunir
01:24:09à la fois
01:24:10cette caution
01:24:11et de se soumettre
01:24:13à toutes ses obligations
01:24:13après ce qui me paraît
01:24:15je vais dire
01:24:15invraisemblable
01:24:16c'est que monsieur Moretti
01:24:18soit remis en liberté
01:24:20de cette manière
01:24:22puisse résider à nouveau
01:24:24retourner
01:24:24à un cran spontané
01:24:26et finalement
01:24:27mener reprendre
01:24:29pas sa vie
01:24:30sa vie passée
01:24:32mais finalement
01:24:32reprendre une vie normale
01:24:34alors que
01:24:35des victimes
01:24:37actuellement
01:24:37sont entre la vie
01:24:40et la mort
01:24:41des victimes
01:24:42sont en phase
01:24:43de reconstruction
01:24:44et effectivement
01:24:45cette mesure
01:24:47de mise en liberté
01:24:47qui nous est annoncée
01:24:49depuis quelques jours
01:24:51constitue à mon sens
01:24:54une véritable
01:24:55première erreur
01:24:57je dis
01:24:57si on faisait
01:24:58monsieur Moretti
01:24:59il est à l'épreuve
01:25:00des faits
01:25:01je veux dire
01:25:01factuellement
01:25:02il est condamnable
01:25:03et encore une fois
01:25:05je serai désagréablement surpris
01:25:08que celui-ci recouvre
01:25:10la liberté
01:25:11dans les heures à venir
01:25:11merci pour cette réaction
01:25:13maître Guilicelli
01:25:15on surveille
01:25:16l'issue de cette audition
01:25:17avec nos équipes
01:25:18sur place
01:25:19c'est Christophe Delay
01:25:20et Roselyne Dubois
01:25:21qui prennent le relais
01:25:22maintenant
01:25:22on se retrouve demain
01:25:23salut
01:25:23et bienvenue
01:25:24à Orso
01:25:25voilà
01:25:26Orso Blo Lucas
01:25:27qui est né
01:25:28la nuit dernière
01:25:28on le félicite
01:25:30on l'embrasse
01:25:30ainsi que la maman
01:25:31évidemment
01:25:31parce que tout s'est
01:25:32parfaitement bien passé
01:25:33et on pense à eux
01:25:35allez à demain
01:25:36à Orso
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