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Le Grand portrait de Sonia Devillers est Louis Arnaud, pris en otage et emprisonné de 2022 à 2024 dans la prison d'Evin en Iran, auteur de “La révolution intérieure” (Les Equateurs). Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-portrait/le-grand-portrait-du-lundi-19-janvier-2026-6172706
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00:00J'ai face à moi un garçon dont le cœur est resté en Iran.
00:05C'est étonnant, dans ce pays, il a vécu le pire cauchemar de sa vie.
00:10Lui, le voyageur, parti à la rencontre du monde, est arrêté en septembre 2022 et incarcéré à Téhéran.
00:19623 jours de détention, dont des mois d'enfer passés en cellule 209, la pire de toute la prison d'Evine.
00:27Il raconte comment il est resté un homme, libre dans sa tête et pas une bête.
00:32Il raconte les interrogatoires et les procureurs véreux.
00:36Il raconte les liens hors du commun qu'il a noués avec ses connets tenus.
00:40Et cette libération qu'il a vécue comme une trahison, lui, il rentre, eux, il reste.
00:46Alors aujourd'hui, comment l'ancien otage français vit-il les nouveaux soulèvements en Iran,
00:53loin de ses frères, manifestants, qui sont abattus en pleine rue ?
00:57Portrait numéro 74.
01:00Bonjour Louis-Arnaud.
01:02Bonjour.
01:02Votre livre paraît aux excellentes éditions des Équateurs.
01:06Je le montre ici pour ceux qui nous regardent en vidéo.
01:11Il paraîtra le 29 janvier et je le redirai à nos auditeurs le jour où il sera en librairie,
01:17parce qu'il est très bien écrit.
01:19Masha Amini, passée à tabac par la police des mœurs, est morte en Iran le 16 septembre 2022,
01:27soit six jours exactement avant votre arrestation.
01:30Vous avez vu l'Iran se soulever pendant ces quelques jours-là ?
01:35Alors, vu oui et non, parce qu'en l'occurrence, moi, je ne me suis jamais rendu aux manifestations.
01:41Et c'était très important pour moi parce que je savais que l'Iran pouvait être un pays dangereux
01:46et qu'il fallait faire très très attention. Et donc, j'ai fait très attention, moi et mes amis,
01:51de ne jamais nous mêler à ces manifestations.
01:52Manifester, voilà. Ce dont vous avez été accusé.
01:54Exactement, parfaitement. Malgré tout, effectivement, on savait que les manifestations avaient lieu
02:00et qu'il y avait des heurtes, notamment dans la ville de Rasht, où on était à ce moment-là.
02:05Et on rentrait toujours avant les manifestations, mais on entendait à ce moment-là déjà les dégâts.
02:09Mais on ne se rendait pas compte de l'ampleur du mouvement.
02:11La ville de Rasht qui, ces derniers jours, manifestement, s'est transformée en bain de sang.
02:16Un carnage.
02:16Un carnage. Vous avez des nouvelles ?
02:18De Rasht, en soi, non. Mais les rapports qui sont faits et les images qui nous parviennent du bazar,
02:26qui a été vraiment une hécatombe de gens qui ont été canardés ou incendiés, sont vraiment absolument atroces.
02:34Le jour du marché. Elle s'appelle Alessia. Elle est italienne. Elle voyageait seule.
02:40Elle aussi. Et je crois que vous êtes tombée amoureuse d'elle. On entend savoir.
02:43J'ai été la première à descendre de la voiture. Je m'apprêtais à rentrer dans l'escape game,
02:49mais il y avait un grand mec barraqué qui bloquait la porte.
02:53Il ne bougeait pas. Alors j'ai demandé à mon amie iranienne,
02:57« Tu peux lui dire de bouger, s'il te plaît ? »
03:01Quand je me suis retournée, il y avait quatre voitures garées devant,
03:05et environ 13 personnes. Que des hommes, tous assez grands.
03:11Donc ils ont juste dit « Couvrez-vous les yeux, mettez vos mains sur les genoux et taisez-vous. »
03:18J'ai pensé qu'ils allaient nous tuer.
03:20Extrait d'un envoyé spécial diffusé sur France 2.
03:25Le jour de cette arrestation est resté un traumatisme très fort pour vous aussi, Louis Arnaud ?
03:34Alors, cette arrestation en soi, à ce moment-là,
03:37ce n'est pas un traumatisme pour moi, parce que c'est plutôt ce qui viendra derrière,
03:41mais c'est surtout la sidération devant la folie.
03:45On n'a rien fait. Il n'y a aucune raison. On n'est jamais allé manifester.
03:49Et on a vraiment l'impression d'être soustrait de la réalité et de ne pas comprendre.
03:53Et on se dit que c'est une erreur.
03:56L'arrivée en prison, ça c'est un choc ?
03:59L'arrivée en prison est un choc énorme.
04:02Parce qu'on nous avait dit qu'on nous emmenait dans un commissariat.
04:06Et là, j'arrive devant ce mur, devant cette porte,
04:11et je déchiffre ce nom.
04:12Et je reconnais ce nom de la prison d'Evine.
04:15La pire prison politique d'Iran.
04:17Un lieu de torture dont beaucoup ne ressortent jamais.
04:20Et à ce moment-là, c'est la terreur.
04:21Et on nous bande les yeux.
04:23Et c'est le début du cauchemar.
04:24C'est le début du cauchemar qui va se dérouler en plusieurs étapes.
04:28Vous décrivez des cellules, des cellules bondées, où on dort à même le sol.
04:35Des cellules sans lit, sans fenêtre, avec un éclairage rationné, avec un éclairage permanent, avec une nourriture rationnée.
04:44Vous allez rester six mois en prison.
04:47Mais vous allez surtout rester, ce qu'on comprend, c'est que vous n'avez aucune certitude.
04:52Vous ne savez pas quand vous allez sortir.
04:53Vous n'avez aucune perspective.
04:55Et ça, psychologiquement, c'est d'une violence inouïe ?
04:58Psychologiquement, c'est extrêmement dur.
05:01Et c'est une forme de torture.
05:04Mais la torture, en soi, elle existe sous plein de formes dans cette prison d'Evine.
05:09Et il faut bien la mentionner parce que c'est ce qui se passe aujourd'hui dans le huis clos.
05:12Au-delà des massacres, de l'horreur à laquelle on assiste, c'est ce qui se passe derrière le voile des prisons.
05:20Et effectivement, c'est ces gens entassés qui, parfois, doivent dormir à tour de rôle tellement les cellules sont remplies.
05:27Et cette pression extrême des conditions que vous avez décrites,
05:32elles sont là pour amener des confessions forcées dans les interrogatoires,
05:37où il y a d'autres formes de torture encore qui peuvent être utilisées.
05:40Et là, il y a des choses comme, évidemment, la violence physique,
05:44des coups, des gens avec des bras cassés, avec des côtes cassées,
05:48mais aussi des visages tuméfiés, des électrocutions,
05:53des simulations de pendaison et même des viols.
05:57Même si, la plupart du temps, tout ça n'est même pas nécessaire.
06:02Parce que le seul fait de savoir que ces monstres sont capables de tout,
06:06est une torture en soi.
06:07Et alors, on se torture soi-même.
06:10Par l'esprit qui tord le réel, qui crée des monstres invisibles,
06:14et où chaque instant devient un massacre contre soi.
06:17Parce qu'on est habité par la menace.
06:20Vous dites, d'ailleurs, que vous allez subir un immense effondrement.
06:26Vous dites, je ne peux plus, je ne veux plus, je veux mourir.
06:30Vous dites que vous êtes, que c'est là d'ailleurs que vous avez trouvé le salut.
06:36Vous avez titré ce livre, La Révolution Intérieure.
06:40C'est ça dont vous venez nous parler ce matin.
06:43Vous dites, cette souffrance extrême qui poussera mon esprit jusqu'aux limites de l'effondrement
06:48deviendra le catalyseur d'une transformation radicale.
06:51La force même qui me fera revenir à la vie.
06:55Exactement.
06:57Et effectivement, il y a au début, parce qu'on me pose souvent la question, comment on tient ?
07:03Au début, on ne tient pas.
07:05Mais c'est justement cette souffrance qui va être l'origine de cette lente métamorphose
07:09qui connaît bien des étapes et bien des périls.
07:11Mais l'une des étapes fondatrices, c'est cette rencontre avec un manifestant.
07:16Cheyenne avait 25 ans.
07:18Sa petite-fille venait tout juste de naître quand il a été arrêté pour avoir poignardé
07:23un policier.
07:25Et je n'avais jamais vu un homme aussi torturé.
07:29Toutes ses dents étaient cassées.
07:31Son corps était couvert d'hématomes.
07:34Et on aurait dit que son âme lui avait été arrachée sous la torture.
07:39Et jusque-là, moi je sympathisais avec ce peuple.
07:43Mais ça n'était pas mon combat.
07:45Mais à ce moment-là, je comprends que l'histoire m'aura placé en témoin absolu.
07:50Et qu'il sera de mon devoir de témoigner pour ces gens, pour ce peuple opprimé
07:54qui a le courage, aujourd'hui encore, de se soulever pour la liberté.
07:58Pas en tant que citoyen français, mais en tant que visage.
08:01En tant que responsable d'une humanité.
08:04Et à ce moment-là, il y a cette transformation qui commence.
08:09Parce que mon individualité s'efface.
08:13Leur visage devient le mien.
08:15Et je deviens l'Iranien.
08:16Je deviens l'un d'entre eux.
08:17Le combattant pour la liberté.
08:19Et c'est à travers cette transformation qui démarre à ce moment-là que je me sauve.
08:25En réalité, ce sont eux, ce sont les Iraniens qui m'ont sauvé des ténèbres.
08:30Vous vous sentez Iraniens aujourd'hui ?
08:32Et c'est ça qui est très difficile pour moi aujourd'hui.
08:34Et c'est là où le paradoxe de mon histoire d'otage, qui est très très différent de toutes les autres histoires de tous les autres otages que j'ai pu côtoyer,
08:44c'est que pour moi, la partie difficile, c'est pas ce que j'ai vécu.
08:48Parce que justement, je l'ai surmonté à travers la puissance de cette révolution intérieure, qui encore une fois connaît bien des étapes.
08:55Mais ma déchirure, elle est dans cette libération parce qu'on m'arrache à mon peuple.
09:00Mon cœur est en Iran, aux côtés de ceux qui m'ont appris ce qu'était la liberté et que j'étais fondamentalement libre.
09:08Eux qui m'ont appris qu'un pouvoir peut nous torturer, il peut nous assassiner, mais qu'il ne pourra jamais nous ôtrer notre liberté, qu'il ne pourra jamais nous asservir.
09:20Et pourtant, Louis-Arnaud, les rares fois où vous avez pu parler à votre mère, par exemple, par téléphone, vous dites « j'ai le cœur broyé ».
09:33Donc, au moment où vous êtes à Évine, au moment où vous êtes en prison, il y a quand même une partie de votre cœur qui est en France,
09:40avec ceux qui souffrent atrocement de ne pas savoir ce que vous allez devenir et de ne pas savoir si vous pourrez un jour en sortir.
09:46Bien sûr, et c'est un tiraillement terrible qui me tient toujours aujourd'hui en réalité.
09:54C'est de ne pas savoir si je suis français, si je suis iranien, d'être en fait dans aucun de ces mondes et c'est ça qui est difficile.
10:04Cette chanson, qu'est-ce que c'est que cette chanson ?
10:09C'est « Baraye » de Sherwin Hadjipour.
10:15C'est l'hymne du mouvement Femmes-Vie-Liberté.
10:20Et là-dedans, il parle de tous les gens pour qui on veut se soulever, pour qui on veut une autre vie.
10:29Parce que ce qui unit tous les manifestants que j'ai rencontrés, parce que j'ai rencontré toutes les couches de la population,
10:36que ce soit les dealers, les étudiants des universités, les médecins, les journalistes, les poètes.
10:44Ce qui les unit, c'est leur désespoir.
10:47Parce qu'il n'y a aucun avenir pour eux dans ce pays.
10:49C'est un peuple en suffocation.
10:51On va l'écouter.
10:51Vous étiez qui, Louis Arnaud, avant de partir en Iran ?
11:16Vous étiez qui pour vous sentir iranien aujourd'hui ?
11:19C'est une autre personne, c'est une autre vie.
11:24Je vous décris.
11:25Pour ceux qui ne sont pas comme moi face à vous, vous êtes un jeune homme très propre sur lui.
11:33Avant ça, j'étais le consultant parisien.
11:36Voilà, un petit bourgeois.
11:37Voilà, parti autour du monde pour savourer sa liberté.
11:42En tout cas, ce que je croyais être la liberté.
11:44Et dont j'ai appris la réalité, le fondement en prison.
11:47Et pourquoi passer par l'Iran ?
11:49Vous saviez, vous étiez consultant, vous êtes un garçon tout à fait éduqué et informé.
11:54Vous saviez que c'était un pays extrêmement dangereux.
11:56Vous saviez que c'était dangereux de voyager en Iran ?
11:59Alors, je savais que ça comportait des risques.
12:02Mais à l'époque, on ne savait pas encore qu'on pouvait prendre des otages,
12:06qu'on pouvait être arrêté de façon arbitraire et garder dans de telles conditions.
12:10Mais surtout, j'étais déjà venu en Iran, quelques jours, enfin deux ans plus tôt, l'espace de quelques jours.
12:20J'étais tombé absolument amoureux de ce pays qui est baigné de poésie.
12:25Et l'hospitalité des Iraniens est vraiment extraordinaire.
12:30Et c'est des gens qui vous accueillent comme l'un d'entre eux.
12:33De la même manière que ce sont des gens qui m'ont, eux aussi, porté jusqu'à s'oublier lorsque j'étais en prison.
12:40Des gens comme Ali et Daï, les petits génies de l'université de Sharif,
12:46qui me contaient les légendes persan pour apaiser mes angoisses.
12:51Et comme le papa d'Ali, qui lui avait déjà fait la révolution
12:55et qui avait déjà passé 15 ans en prison.
12:58À 70 ans, il est toujours en prison.
13:00Et c'est des gens qui continuent la lutte.
13:03Et c'est des gens qui sont devenus ma famille.
13:05Vous avez rencontré des gens, mais vraiment exceptionnels à Evine.
13:10D'ailleurs, vous dites, à un moment, c'est presque la prison d'Evine,
13:15c'est presque l'université d'Evine.
13:17C'est-à-dire que, évidemment, tout ce que l'Iran compte,
13:21de gens éclairés, éduqués, de gens engagés, de gens impliqués, de gens cultivés,
13:28finissent par se retrouver en prison, dans cette prison,
13:31où du coup, il y a une concentration d'intellectuels, de connaissances, de cultures et de savoirs,
13:36comme en fait vous n'en avez jamais croisé de votre vie.
13:38Quelque chose d'absolument, effectivement, extraordinaire.
13:41Et j'ai côtoyé l'élite intellectuelle de ce pays
13:43et les plus grandes figures de l'opposition.
13:47Parce que Evine, c'est ça, c'est le bastion de la résistance.
13:51Et des gens comme Nargès Mohamadi, qui est retourné en prison aujourd'hui.
13:54Et je me souviens très bien de ce moment.
13:56Les hurlements de joie dans la cour des femmes, lorsqu'elles reçoivent justement le prix Nobel de la paix.
14:07Et il y a notamment cette phase qui est extrêmement riche, où je suis dans ces six premiers mois,
14:12où je suis dans ce corridor bondé,
14:15qui a été un tournant du mouvement Femmes, Vie, Liberté,
14:19le tournant justement vers la révolution.
14:22Et en ça, ce livre, effectivement, par les propos qui m'étaient rapportés là-bas,
14:27prédit effectivement ce qui se passe encore aujourd'hui.
14:30Et c'était à ce moment-là,
14:32c'était un moment dont je garde,
14:34enfin une époque dont je garde un tendre souvenir,
14:37malgré la dureté de la répression.
14:39Parce que c'était les meilleures universités,
14:43enfin les étudiants des meilleures universités de Téhéran
14:46qui étaient là avec moi,
14:46et des gens avec qui je me suis lié de façon extrêmement proche.
14:50Vous avez des nouvelles ?
14:51Vous avez de leurs nouvelles ?
14:54Internet est coupé, donc c'est très très compliqué.
14:58Donc c'est presque impossible d'avoir des nouvelles.
15:00C'est impossible de savoir s'ils sont encore vivants aujourd'hui.
15:03Mais en tout cas, ce qui est certain,
15:04et c'est ce qui avait changé à ce moment-là,
15:07c'était justement ce tournant vers la révolution.
15:09Parce qu'en fait, avant, au début du mouvement Femme, Vie, Liberté,
15:13on manifestait pour des réformes, pour du changement.
15:16Mais à ce moment-là,
15:18cette nouvelle répression était le signal
15:21que le régime avait montré son vrai visage
15:24et qu'il n'y aurait aucun autre chemin,
15:26aucune autre solution.
15:27Que le grand soir.
15:28Exactement.
15:29Un mouvement radical jusqu'à la mort s'il le faut.
15:32Exactement.
15:33Aujourd'hui, les Iraniens qui me parlent
15:36me parlent non seulement de liberté,
15:39mais de vengeance aussi.
15:43Vous êtes jugé.
15:45Vous vous écopez d'une peine de 5 ans de prison pour espionnage.
15:49Et puis ensuite, vous commencez les négociations
15:52pour votre libération.
15:53Quand vous avez posé le pied sur le sol européen,
15:59vous dites, Louis Arnaud,
16:00que vous êtes pris d'une crise de sanglots,
16:03que vous êtes secoué par les larmes
16:04comme jamais de votre vie.
16:07Qu'est-ce qu'il y a dans ces larmes ?
16:08C'est un moment terrible.
16:10Parce qu'à ce moment-là,
16:13c'est l'arrachement.
16:14Parce que,
16:14au cours de cette révolution intérieure,
16:18je suis devenu l'un d'entre eux.
16:20Et je suis devenu l'Iranien.
16:22Et donc,
16:23je ne suis pas un Français
16:23qui rentre chez lui à ce moment-là.
16:25Je suis un Iranien
16:27arraché à son peuple,
16:28au sien.
16:29Et c'est ça qui est extrêmement difficile.
16:32C'est que mon cœur est toujours en Iran.
16:35Vous comprenez que c'est difficile à comprendre ?
16:38Je le comprends.
16:39C'est très compliqué.
16:41Que j'imagine, moi,
16:42qu'il y a des gens au Quai d'Orsay,
16:44au ministère des Affaires d'Étrangers,
16:46qui se battent jour et nuit
16:47pour faire libérer
16:48des citoyens français
16:51retenus en prison,
16:53en otages,
16:54dans le monde entier.
16:55Et que pour eux,
16:55c'est vital qu'un Français
16:58puisse rentrer en France.
17:00Et pour nous tous, d'ailleurs,
17:01de savoir que des Français
17:02peuvent rentrer en France.
17:04Et c'était extrêmement beau,
17:06cet élan d'humanité
17:08qu'il y a eu autour de moi,
17:10en France,
17:11de tous les gens
17:13qui m'ont soutenu,
17:14d'élus qui m'ont soutenu.
17:15Il y a des gens, effectivement,
17:16au Quai d'Orsay
17:16et de tous les services autour d'eux
17:19qui se sont battus
17:20pour ma libération.
17:21Et je leur suis extrêmement reconnaissant.
17:23Mais mon message,
17:24ce n'est pas de dire
17:25que je regrette
17:27que vous m'ayez libéré.
17:31Au contraire,
17:32moi, ce qui se passe dans le livre,
17:33c'est que j'ai rejoint
17:34une humanité
17:34beaucoup plus large que ça.
17:36Et je crois que c'est
17:37un message très lumineux.
17:38Et un message très profond.
17:41La Révolution Intérieure
17:42va donc paraître
17:43le 29 janvier
17:45aux éditions
17:46des Équateurs.
17:48Comment j'ai trouvé
17:49la liberté dans les enfers ?
17:51Louis Arnaud l'a écrit
17:52et je le redirai
17:53le jour où il sera
17:54en librairie.
17:55Merci d'être venu
17:56avec quelques jours,
17:57quelques semaines d'avance
17:58témoigner de cette histoire
18:01absolument hors du commun
18:03au micro de France Inter.
18:04Merci Louis Arnaud.
18:05Merci beaucoup.
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