00:0011h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:06Je vais peut-être commencer par Gabriel Cluzel et Karim Maloum.
00:09Selon vous, quelle décision des 50 dernières années a selon vous le plus abîmé notre pays ?
00:14Avant de donner la parole à notre invitée qui va nous parler de son rapport inédit sur le sujet.
00:20Gabriel Cluzel.
00:22Alors, c'est très compliqué de répondre à votre question
00:25parce que je pense qu'il y a un continuum dans l'effondrement de notre pays qui est très frappant.
00:32Moi, je vais vous dire, il y a quand même un sujet qui me semble être la matrice de beaucoup
00:37de nos problèmes aujourd'hui.
00:39Alors, il est plurifactoriel lui aussi, mais c'est l'ouverture de nos frontières et de l'immigration.
00:46Pour moi, il y a une dissolution.
00:50Alors, on n'a pas le droit de l'appeler le grand remplacement, mais on va quand même le faire.
00:53une dissolution de notre identité, de notre culture, de notre civilisation, de notre souveraineté.
01:02Je crois que ce sujet-là est quand même, encore une fois, l'alpha de beaucoup de nos difficultés aujourd
01:08'hui.
01:09Je note immigration.
01:11Si vous vous appelez au standard européen, je prends à vos propositions également.
01:15Et Karim Maloum, je vous écoute.
01:17Rapidement, il y en a beaucoup.
01:19Chaque président, il y en a une quinzaine, une vingtaine.
01:22Notre invité nous donnera 50.
01:24La retraite à 60 ans pour François Mitterrand, qui a un peu déstabilisé les finances publiques.
01:30Le regroupement familial...
01:31Karim Maloum, il ne s'est pas compté.
01:32J'ai dit une et il en met 50.
01:34Non, Karim Maloum, une, notre invité, il va nous dire.
01:38J'en ai d'autres.
01:39Non, mais il y en a plusieurs.
01:40S'il faut en retenir une, vous, la principale pour vous, mon cher Karim Maloum.
01:44Je dirais le regroupement familial, qui est mal fait.
01:47Ok.
01:48Le regroupement familial.
01:49Ok.
01:50D'accord.
01:50Merci beaucoup.
01:51Appelez-nous au standard européen.
01:53Jean de Bélo, pardonnez-moi, je prends le chien Frédéric qui nous appelle de Bordeaux.
01:57Bonjour Frédéric.
01:58Oui, voilà.
01:59Dites-nous, selon vous, mon cher Frédéric, vous aussi, bonjour, quelle décision, selon
02:03vous, a le plus abîmé le pays sur ces 50 dernières années ? Dites-nous.
02:08— Je pense qu'au niveau... Alors il y a deux choses. Je dirais un petit peu ce
02:13qui se passe à l'intérieur en France, c'est-à-dire la notion de ce qu'on pourrait
02:15dire la France. Et puis bon, l'étranger. Moi, j'ai dit un des gros problèmes, c'est
02:22la défense publique qui devient incontrôlable maintenant, si vous voulez. La politique sociale
02:29et tout ça, c'est bien joli. Mais on n'a plus les moyens de l'assumer. C'est clair
02:34et net. Et je pense que là, on va vers des... Bon, c'est tout. Je ne sais pas, je
02:39vais
02:39les misérabilistes, mais on va vers des problèmes très graves. Je pense qu'un grand truc, c'est
02:44d'avoir laissé filer ça en toute connaissance. Parce que vous savez, je pense malheureusement
02:49en France, on est en train... La France sert de laboratoire, si on peut appeler ça, à
02:54la société nouvelle. Vous savez, tous nos grands penseurs de gauche. Donc on se sert de
02:59ce pays pour... Voilà, si vous le savez, on est le nouveau, le nouveau Robespierre,
03:04le nouveau... Regardez M. Mélenchon, regardez, tout le monde se prend pour...
03:08En tout cas, je retiens, mon cher Frédéric, parce qu'on va donner la parole à notre
03:12intervenant. Mon cher Frédéric qui nous a appelé de Bordeaux, je retiens pour vous
03:16la dépense publique. D'accord ?
03:18La dépense publique.
03:19OK. Merci beaucoup pour votre appel. Restez à l'écoute sur Europe 1, même si on vous
03:22a plu en ligne, mon cher Frédéric. On va écouter maintenant notre intervenant,
03:26Jean de Béleau. Vous êtes administrateur de l'Institut Thomas More. Vous avez été
03:30journaliste pendant 21 ans. Vous avez notamment été rédacteur en chef des Echos, directeur
03:35de la rédaction du Figaro, avant de devenir vice-président de l'Euro-RSCG. Depuis 2007,
03:41vous dirigez le cabinet Aria Partners, lobbying, communication sensible, accompagnement
03:46stratégique. Et vous dites appartenir...
03:48J'ai l'impression d'être à mon enterrement et qu'on raconte à moi. Non, non, mais...
03:51Mais c'est très gentil.
03:53Vous savez quoi ? C'est pas gentil. Non, c'est pas gentil.
03:56Non, c'est juste pour les auditeurs d'Europe 1, il faut savoir qui parle.
03:58Vous avez parfaitement raison. Savoir qui parle.
04:00Il faut savoir qui parle.
04:01Je vais vous dire ce que j'ai dit. C'est pour les auditeurs, savoir un peu qui parle.
04:04Voilà, parce que c'est pas... Si c'est moi qui dis oui, voilà, gna gna gna, c'est pas
04:08grave.
04:09Mais vous avez de l'expérience. Et on a envie... Et vous êtes penché sur la question.
04:13Voilà. Vous avez...
04:14Oui, je me suis penché sur la question, je crois, oui.
04:16Alors, dites-nous, d'abord, pourquoi avoir fait ce rapport, Jean de Bélo ?
04:19Alors, d'abord, merci beaucoup de me recevoir, de recevoir en quelque sorte l'équipe qui a fabriqué ce rapport.
04:25On est une vingtaine d'experts autour de Jean-Thomas Lesseur, Tariq Dali, moi-même, avec la tutelle de Charles
04:32Millon.
04:33Pourquoi on a fait ce rapport ?
04:34Et à qui elle est-il destinée dans un deuxième temps ?
04:36Alors, à qui elle est-il destinée ?
04:38La situation du pays, elle est aujourd'hui gravissime, sur le plan économique et financier, sur le plan de la
04:44sécurité intérieure,
04:46sur l'absence de projets politiques, parce qu'on voit bien que la construction européenne,
04:52qu'on nous décrit depuis 30 ans comme étant notre projet, notre cap, se délite d'année en année,
04:58et déstructure plutôt l'idée européenne et les nations européennes plutôt que de construire l'Europe.
05:03Et enfin, il y a la question ontologique, celle qu'abordait Gabriel Cluzel tout à l'heure,
05:09avec un pays qui accueille une immigration très importante, peu formée, qui l'accueille très très mal,
05:15qui, au fond, la méprise, ne veut plus l'assimiler, et qui étouffe à la fois et l'économie et
05:21la culture du pays.
05:23Donc on a quatre enjeux massifs à traiter.
05:25Ce qu'il y a pour toute personne qui réfléchit un peu, on ne peut être qu'effaré par tous
05:32ces politiques qui préparent 2027,
05:34qui ont participé à la gestion des années et des décennies précédentes, et qui nous disent « Yaka, Faucon, je
05:41propose, je vais ».
05:42Mais face à la gravité de la situation, notre démarche a été de se dire « Quelles sont les raisons
05:48qui expliquent cette espèce d'effondrement ? »
05:52Nous avons titré « Les mesures qui ont coulé la France » de déclin que vivent les Français,
05:57qui cause une espèce de rancœur de tristesse profonde à une proportion écrasante de Français.
06:03Et donc, on met sur la place publique une description des erreurs, une description d'un continuum d'erreurs.
06:13Et depuis 1975. Vous allez nous dire aussi pourquoi vous partez de 1975.
06:17On dit aussi pourquoi nous partons de 1975. Bien sûr, Christine, bien sûr.
06:23Et parce que nous pensons que pour proposer tout projet de redressement, il faut d'abord examiner les causes.
06:32Si vous avez une maison qui tombe, vous regardez quels sont les murs qui ne tiennent pas.
06:36Si vous reprenez une entreprise qui va mal, vous regardez les causes.
06:39Et nos politiques sont tellement habitués à jouer avec les postes, à passer d'un poste à l'autre, etc.,
06:46qu'ils en oublient, je dirais même, ce devoir de transparence et d'examen.
06:53Il y a un élément intéressant dans les experts qui ont travaillé avec notre équipe sur ce rapport.
07:00Il y a des gens qui ont participé de très près à certaines des mesures qu'ils dénoncent aujourd'hui,
07:07dont ils n'avaient pas la conscience que ces mesures et ces décisions constituaient des erreurs au moment où ils
07:14les ont prises.
07:15Ma petite prétention à moi, c'est plutôt de les avoir... Pardon.
07:19Non, non, non, je dis que c'est vous.
07:21J'en ai beaucoup en direction.
07:22Ma petite prétention, c'est que je les ai vécues.
07:25On va marquer une pause.
07:26Je vous en prie.
07:27Et je me permets de vous taquiner un petit peu et...
07:30Joie, joie.
07:32Je lance la pause.
07:33Est-ce que ce n'est pas un rapport de plus ?
07:34C'est une question que je pose.
07:35On revient dans un instant.
07:36Est-ce que ce n'est pas un rapport ?
07:37Est-ce que tous les constants, on ne les connaît pas déjà ?
07:39Lorsque j'entends Gabriel Kuzel qui me dit immigration, oui, on l'a déjà dit.
07:42Lorsque j'entends Karim Maloum qui dit oui, c'est la dépense publique, on l'a déjà dit.
07:45Est-ce que ce n'est pas un rapport de plus ?
07:47Vous me permettez de vous taquiner un petit peu.
07:49On revient tout de suite sur Europe 1 avec Jean de Vélo, administrateur de l'Institut Thomas Mour,
07:53en exclusivité pour son rapport, les 50 décisions qui ont coulé la France.
07:58On revient aussi avec vos questions et vos réactions, chers auditeurs.
08:0201, 80, 20, 39, 21, le numéro est non surtaxé.
08:05Je vous rappelle qu'en ce moment, avec Europe 1, vous pouvez plonger dans une nouvelle série inédite du podcast
08:10à succès au cœur du crime.
08:12De la Banque de France au trophée de la Coupe du monde de football,
08:15Reviver les casses les plus spectaculaires de ces dernières décennies, racontées comme de véritables films d'action.
08:21C'est un podcast disponible dès maintenant à écouter d'urgence au cœur du crime Casse impossible
08:25sur toutes vos plateformes d'écoute, sur le site et l'application Europe 1.
08:29Tout à l'heure.
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