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  • il y a 12 minutes
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0011h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:06Je vais peut-être commencer par Gabriel Cluzel et Karim Maloum.
00:09Selon vous, quelle décision des 50 dernières années a selon vous le plus abîmé notre pays ?
00:14Avant de donner la parole à notre invitée qui va nous parler de son rapport inédit sur le sujet.
00:20Gabriel Cluzel.
00:22Alors, c'est très compliqué de répondre à votre question
00:25parce que je pense qu'il y a un continuum dans l'effondrement de notre pays qui est très frappant.
00:32Moi, je vais vous dire, il y a quand même un sujet qui me semble être la matrice de beaucoup
00:37de nos problèmes aujourd'hui.
00:39Alors, il est plurifactoriel lui aussi, mais c'est l'ouverture de nos frontières et de l'immigration.
00:46Pour moi, il y a une dissolution.
00:50Alors, on n'a pas le droit de l'appeler le grand remplacement, mais on va quand même le faire.
00:53une dissolution de notre identité, de notre culture, de notre civilisation, de notre souveraineté.
01:02Je crois que ce sujet-là est quand même, encore une fois, l'alpha de beaucoup de nos difficultés aujourd
01:08'hui.
01:09Je note immigration.
01:11Si vous vous appelez au standard européen, je prends à vos propositions également.
01:15Et Karim Maloum, je vous écoute.
01:17Rapidement, il y en a beaucoup.
01:19Chaque président, il y en a une quinzaine, une vingtaine.
01:22Notre invité nous donnera 50.
01:24La retraite à 60 ans pour François Mitterrand, qui a un peu déstabilisé les finances publiques.
01:30Le regroupement familial...
01:31Karim Maloum, il ne s'est pas compté.
01:32J'ai dit une et il en met 50.
01:34Non, Karim Maloum, une, notre invité, il va nous dire.
01:38J'en ai d'autres.
01:39Non, mais il y en a plusieurs.
01:40S'il faut en retenir une, vous, la principale pour vous, mon cher Karim Maloum.
01:44Je dirais le regroupement familial, qui est mal fait.
01:47Ok.
01:48Le regroupement familial.
01:49Ok.
01:50D'accord.
01:50Merci beaucoup.
01:51Appelez-nous au standard européen.
01:53Jean de Bélo, pardonnez-moi, je prends le chien Frédéric qui nous appelle de Bordeaux.
01:57Bonjour Frédéric.
01:58Oui, voilà.
01:59Dites-nous, selon vous, mon cher Frédéric, vous aussi, bonjour, quelle décision, selon
02:03vous, a le plus abîmé le pays sur ces 50 dernières années ? Dites-nous.
02:08— Je pense qu'au niveau... Alors il y a deux choses. Je dirais un petit peu ce
02:13qui se passe à l'intérieur en France, c'est-à-dire la notion de ce qu'on pourrait
02:15dire la France. Et puis bon, l'étranger. Moi, j'ai dit un des gros problèmes, c'est
02:22la défense publique qui devient incontrôlable maintenant, si vous voulez. La politique sociale
02:29et tout ça, c'est bien joli. Mais on n'a plus les moyens de l'assumer. C'est clair
02:34et net. Et je pense que là, on va vers des... Bon, c'est tout. Je ne sais pas, je
02:39vais
02:39les misérabilistes, mais on va vers des problèmes très graves. Je pense qu'un grand truc, c'est
02:44d'avoir laissé filer ça en toute connaissance. Parce que vous savez, je pense malheureusement
02:49en France, on est en train... La France sert de laboratoire, si on peut appeler ça, à
02:54la société nouvelle. Vous savez, tous nos grands penseurs de gauche. Donc on se sert de
02:59ce pays pour... Voilà, si vous le savez, on est le nouveau, le nouveau Robespierre,
03:04le nouveau... Regardez M. Mélenchon, regardez, tout le monde se prend pour...
03:08En tout cas, je retiens, mon cher Frédéric, parce qu'on va donner la parole à notre
03:12intervenant. Mon cher Frédéric qui nous a appelé de Bordeaux, je retiens pour vous
03:16la dépense publique. D'accord ?
03:18La dépense publique.
03:19OK. Merci beaucoup pour votre appel. Restez à l'écoute sur Europe 1, même si on vous
03:22a plu en ligne, mon cher Frédéric. On va écouter maintenant notre intervenant,
03:26Jean de Béleau. Vous êtes administrateur de l'Institut Thomas More. Vous avez été
03:30journaliste pendant 21 ans. Vous avez notamment été rédacteur en chef des Echos, directeur
03:35de la rédaction du Figaro, avant de devenir vice-président de l'Euro-RSCG. Depuis 2007,
03:41vous dirigez le cabinet Aria Partners, lobbying, communication sensible, accompagnement
03:46stratégique. Et vous dites appartenir...
03:48J'ai l'impression d'être à mon enterrement et qu'on raconte à moi. Non, non, mais...
03:51Mais c'est très gentil.
03:53Vous savez quoi ? C'est pas gentil. Non, c'est pas gentil.
03:56Non, c'est juste pour les auditeurs d'Europe 1, il faut savoir qui parle.
03:58Vous avez parfaitement raison. Savoir qui parle.
04:00Il faut savoir qui parle.
04:01Je vais vous dire ce que j'ai dit. C'est pour les auditeurs, savoir un peu qui parle.
04:04Voilà, parce que c'est pas... Si c'est moi qui dis oui, voilà, gna gna gna, c'est pas
04:08grave.
04:09Mais vous avez de l'expérience. Et on a envie... Et vous êtes penché sur la question.
04:13Voilà. Vous avez...
04:14Oui, je me suis penché sur la question, je crois, oui.
04:16Alors, dites-nous, d'abord, pourquoi avoir fait ce rapport, Jean de Bélo ?
04:19Alors, d'abord, merci beaucoup de me recevoir, de recevoir en quelque sorte l'équipe qui a fabriqué ce rapport.
04:25On est une vingtaine d'experts autour de Jean-Thomas Lesseur, Tariq Dali, moi-même, avec la tutelle de Charles
04:32Millon.
04:33Pourquoi on a fait ce rapport ?
04:34Et à qui elle est-il destinée dans un deuxième temps ?
04:36Alors, à qui elle est-il destinée ?
04:38La situation du pays, elle est aujourd'hui gravissime, sur le plan économique et financier, sur le plan de la
04:44sécurité intérieure,
04:46sur l'absence de projets politiques, parce qu'on voit bien que la construction européenne,
04:52qu'on nous décrit depuis 30 ans comme étant notre projet, notre cap, se délite d'année en année,
04:58et déstructure plutôt l'idée européenne et les nations européennes plutôt que de construire l'Europe.
05:03Et enfin, il y a la question ontologique, celle qu'abordait Gabriel Cluzel tout à l'heure,
05:09avec un pays qui accueille une immigration très importante, peu formée, qui l'accueille très très mal,
05:15qui, au fond, la méprise, ne veut plus l'assimiler, et qui étouffe à la fois et l'économie et
05:21la culture du pays.
05:23Donc on a quatre enjeux massifs à traiter.
05:25Ce qu'il y a pour toute personne qui réfléchit un peu, on ne peut être qu'effaré par tous
05:32ces politiques qui préparent 2027,
05:34qui ont participé à la gestion des années et des décennies précédentes, et qui nous disent « Yaka, Faucon, je
05:41propose, je vais ».
05:42Mais face à la gravité de la situation, notre démarche a été de se dire « Quelles sont les raisons
05:48qui expliquent cette espèce d'effondrement ? »
05:52Nous avons titré « Les mesures qui ont coulé la France » de déclin que vivent les Français,
05:57qui cause une espèce de rancœur de tristesse profonde à une proportion écrasante de Français.
06:03Et donc, on met sur la place publique une description des erreurs, une description d'un continuum d'erreurs.
06:13Et depuis 1975. Vous allez nous dire aussi pourquoi vous partez de 1975.
06:17On dit aussi pourquoi nous partons de 1975. Bien sûr, Christine, bien sûr.
06:23Et parce que nous pensons que pour proposer tout projet de redressement, il faut d'abord examiner les causes.
06:32Si vous avez une maison qui tombe, vous regardez quels sont les murs qui ne tiennent pas.
06:36Si vous reprenez une entreprise qui va mal, vous regardez les causes.
06:39Et nos politiques sont tellement habitués à jouer avec les postes, à passer d'un poste à l'autre, etc.,
06:46qu'ils en oublient, je dirais même, ce devoir de transparence et d'examen.
06:53Il y a un élément intéressant dans les experts qui ont travaillé avec notre équipe sur ce rapport.
07:00Il y a des gens qui ont participé de très près à certaines des mesures qu'ils dénoncent aujourd'hui,
07:07dont ils n'avaient pas la conscience que ces mesures et ces décisions constituaient des erreurs au moment où ils
07:14les ont prises.
07:15Ma petite prétention à moi, c'est plutôt de les avoir... Pardon.
07:19Non, non, non, je dis que c'est vous.
07:21J'en ai beaucoup en direction.
07:22Ma petite prétention, c'est que je les ai vécues.
07:25On va marquer une pause.
07:26Je vous en prie.
07:27Et je me permets de vous taquiner un petit peu et...
07:30Joie, joie.
07:32Je lance la pause.
07:33Est-ce que ce n'est pas un rapport de plus ?
07:34C'est une question que je pose.
07:35On revient dans un instant.
07:36Est-ce que ce n'est pas un rapport ?
07:37Est-ce que tous les constants, on ne les connaît pas déjà ?
07:39Lorsque j'entends Gabriel Kuzel qui me dit immigration, oui, on l'a déjà dit.
07:42Lorsque j'entends Karim Maloum qui dit oui, c'est la dépense publique, on l'a déjà dit.
07:45Est-ce que ce n'est pas un rapport de plus ?
07:47Vous me permettez de vous taquiner un petit peu.
07:49On revient tout de suite sur Europe 1 avec Jean de Vélo, administrateur de l'Institut Thomas Mour,
07:53en exclusivité pour son rapport, les 50 décisions qui ont coulé la France.
07:58On revient aussi avec vos questions et vos réactions, chers auditeurs.
08:0201, 80, 20, 39, 21, le numéro est non surtaxé.
08:05Je vous rappelle qu'en ce moment, avec Europe 1, vous pouvez plonger dans une nouvelle série inédite du podcast
08:10à succès au cœur du crime.
08:12De la Banque de France au trophée de la Coupe du monde de football,
08:15Reviver les casses les plus spectaculaires de ces dernières décennies, racontées comme de véritables films d'action.
08:21C'est un podcast disponible dès maintenant à écouter d'urgence au cœur du crime Casse impossible
08:25sur toutes vos plateformes d'écoute, sur le site et l'application Europe 1.
08:29Tout à l'heure.
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