- il y a 7 heures
Du lundi au jeudi, à 8h13, un invité au centre de l'actualité répond aux questions de Sonia Mabrouk.
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00:00La grande interview sur CNews et Europe 1, mon invité ce matin est le député RN et vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:07Bonjour et bienvenue Sébastien Chenu.
00:09Bonjour Madame.
00:10Après les menaces du président Donald Trump d'imposer des droits de douane punitifs à de nombreux pays européens,
00:15dont la France, des pays, je le rappelle, qui veulent contrecarrer ces velléités de s'emparer du Groenland,
00:19la riposte s'organise.
00:21Tout d'abord, est-ce qu'il faut, est-ce que vous assumez ce matin une guerre commerciale avec les Etats-Unis ?
00:27Ce qui est sûr en tous les cas, c'est que les déclarations de Donald Trump, cette espèce de chantage commercial, il est inacceptable.
00:34La façon dont Donald Trump menace l'Union Européenne et la France, qui sont des pays amis et partenaires, n'est pas acceptable.
00:42Ça, c'est la première des choses.
00:44Je le dis aussi, le fait que Donald Trump cherche à mettre la main sur le Groenland n'est pas acceptable davantage.
00:50Mais ceux qui se réjouissaient de le voir mettre hors d'état de nuire et sortir Maduro,
00:56aujourd'hui, doivent comprendre que c'est la même logique qui habite Donald Trump.
01:00On était très contents de voir Maduro sorti, parce que Maduro était un salaud au Venezuela.
01:05Mais le problème, c'est que la logique de Donald Trump l'amène à continuer à développer cette espèce d'expansionnisme.
01:11Là, vous justifiez votre position qui était de dire, oui, Maduro dehors, mais attention à la méthode trumpienne.
01:16Oui, parce que les souverainetés appartiennent au peuple.
01:17sur, effectivement, votre question et le chantage commercial.
01:23Il est inacceptable et nous avons des moyens de rétorsion qui permettent, d'ailleurs, tout simplement,
01:28de résister à la pression de Donald Trump.
01:30Une norme de dissuasion, rappelons-le, d'ailleurs, à nos auditeurs et téléspectateurs ce matin.
01:34Emmanuel Macron va donc demander, au nom de la France, l'activation du fameux instrument anti-coercution de l'Union européenne,
01:39qui vise, en réalité, à pousser à la négociation un pays tiers qui vous menace.
01:45D'abord, est-ce que vous saluez le volontarisme du président français ?
01:48Non, pas du tout, parce qu'en fait, il fait n'importe quoi, Emmanuel Macron.
01:51C'est totalement illisible et ce mécanisme dont il parle, il y a quand même des choses plus simples à faire.
01:57Il y a eu un accord cadre qui a été signé au mois de juillet dernier entre l'Union européenne et les États-Unis.
02:02Nous, nos députés européens, sous l'égide de Jordan Bardella, s'y sont opposés.
02:06Ils vont être actés dans quelques semaines.
02:07Voilà, s'y sont opposés.
02:08Eh bien, dénonçons, suspendons cet accord.
02:10M. Chenu, qui peut croire qu'en dénonçant un tel accord, M. Trump va arrêter ses appétits du Groenland ?
02:16Mais parce qu'il y a aussi, pour les États-Unis, dans cet accord cadre, des avantages dans l'exportation d'un certain nombre de produits.
02:23Donc, si vous voulez, il faut que les États-Unis comprennent que la politique qu'ils mènent,
02:26ils ont le droit de mener la politique qu'ils veulent, mais elle va avoir un coût et des conséquences aussi pour eux.
02:31Donc, voilà, je pense qu'il faut la volonté politique de le faire.
02:34Au-delà des actes, par exemple, est-ce que vous, au pouvoir, est-ce que vous iriez...
02:37Donc, réciprocité des droits de douane, vous dites oui ?
02:39Oui, mais ça, c'est normal.
02:41Imposer des quotas sur les services numériques, vous dites oui ?
02:43Oui, je pense que ce qui permet, en réalité, de montrer Donald Trump que sa politique a un coût
02:48et que l'Europe n'est pas son vassal, parce que je pense que c'est ça aussi.
02:53Si l'Europe ne montre rien, je parlais de suspendre cet accord cadre
02:57ou de mettre un certain nombre de politiques en place, ça montre que Bruxelles accepte une sorte de vassalitation.
03:02Mais jusqu'où l'échelle ? Interdiction des importations de produits américains ?
03:05Suspension des autorisations d'exercer à certains groupes américains sur le sol européen ?
03:09Est-ce qu'il faut une échelle, une graduation ?
03:11Mais comme dans toute, j'allais dire, négociation, dans toute relation, il faut une échelle des graduations.
03:16Et je pense que... Et d'ailleurs, Donald Trump lui-même...
03:18Donc là, vous assumez une guerre commerciale, une confrontation totale et directe.
03:22Oui, enfin, une guerre commerciale, on peut l'appeler comme on veut, on peut jouer à se faire peur.
03:26On assume le fait de résister, de montrer qu'avec les moyens que nous avons, ils existent.
03:31Encore faut-il vouloir les mettre en œuvre.
03:33Donc, riposte européenne, Sébastien Chenu ?
03:36Oui, d'accord, mais pour que la riposte...
03:37Non, je pose la question pour vous, elle est forcément européenne ?
03:38Parce que là, sur ces accords-là, elle est européenne, puisque c'est l'Europe qui a le mandat de négocier les accords commerciaux.
03:46Moi, je le regrette en partie, parce que sinon, on n'aurait pas le Mercosur.
03:48Moi, je pense que le fait d'avoir délégué à l'Europe nos leviers de souveraineté,
03:53dont les accords commerciaux agricoles, dont la politique agricole commune, est une faiblesse pour notre pays.
03:58Aujourd'hui, l'Europe a cette possibilité, il faut qu'elle l'utilise.
04:02Et il faut peser pour cela.
04:03Mais il faut que les nations soient fortes, également.
04:05Car si les nations sont faibles, Donald Trump le comprend.
04:08Si les nations sont divisées...
04:10Il faut être craint, il faut être puissant.
04:12Oui, d'accord, mais enfin, c'est Emmanuel Macron qui a détricoté notre puissance.
04:15C'est lui qui a sans arrêt donné plus de possibilités, de leviers de décision à l'Union européenne
04:23et qui nous a privés de ces leviers de souveraineté.
04:26Emmanuel Macron qui a vendu Alstom.
04:27Enfin, c'est Emmanuel Macron qui a déconstruit et qui, maintenant, se plaint des effets de la politique qu'il a menée lui-même.
04:33Tout ça n'est pas très sérieux et nous place dans des relations, évidemment, extrêmement difficiles,
04:38aujourd'hui, vis-à-vis des États-Unis.
04:39La question, Sébastien Chenu, est plus large et de savoir si on peut, finalement, à l'intérieur de l'Union européenne,
04:45protéger les intérêts français.
04:47Vous avez parlé du Mercosur.
04:49L'ERN dit oui, affirmant qu'il est possible de transformer l'UE de l'intérieur.
04:53Mais est-ce que vos promesses ne risquent pas de se fracasser sur le mur de la réalité si vous arrivez au pouvoir ?
04:58Non, parce que là aussi, encore, on a des leviers.
05:00C'est toujours pareil, c'est la même chose.
05:02Avec Trump, l'Union européenne a des leviers, il faut qu'elle les active.
05:04Et nous, la France, vis-à-vis de l'Union européenne, on a des leviers, il faut les activer.
05:07Je ne vais même pas encore jusqu'à la politique de la chaise vide que nous pourrions,
05:12que la France pourrait faire si elle est en désaccord.
05:14Vous dites qu'on ne pèse plus rien, alors sur une chaise vide, ou si on y est, qu'en pèse-t-on ?
05:17Par exemple, la contribution de la France à l'Union européenne est extrêmement importante.
05:23Et elle augmente chaque année.
05:24Et dans le budget de Lecornu, elle va encore augmenter.
05:26Eh bien, si on gelait cette contribution, si on disait à l'Union européenne,
05:30encore faudrait-il que Emmanuel Macron veuille défendre les intérêts de la France.
05:33Eh bien, la France ne gelera sa contribution.
05:35Croyez-moi que ça fait bouger les choses.
05:37C'est un des leviers.
05:38Vous dites ce matin, malgré ce qu'on a vu l'épisode sur le Mercosur
05:42et ce que l'on voit là en termes, dites-vous, en tous les cas de transfert de souveraineté,
05:46le R1 ne franchira pas le rubicon de la sortie de l'UE
05:50s'il n'arrive pas à faire bouger de l'intérieur les lignes, si vous arrivez au pouvoir encore une fois.
05:53Non, mais je pense que l'arrivée du Rassemblement national,
05:56d'une présidente ou d'un Premier ministre,
05:58Rassemblement national à la tête de la France,
06:01obligerait de fait, puisque la France est un des premiers contributeurs,
06:04le second, je crois, obligerait l'Union Européenne à se mettre autour de la table.
06:08Ben non, parce que nous sommes un des piliers de l'Union Européenne,
06:11y compris financièrement, à partir du moment où la France dirait
06:15écoutez, nous, on ne contribue pas autant, on recule sur notre contribution,
06:18ou alors vous vous mettez à table pour négocier,
06:20vous nous redonnez des leviers de souveraineté,
06:22croyez-moi que ça les fera bouger.
06:23Mais on n'a pas ça.
06:24Ce discours, il n'existe pas.
06:26Aucun Premier ministre qui se soit succédé n'a porté ce discours,
06:29et surtout pas Emmanuel Macron,
06:30qui, lui, ne croit qu'à la souveraineté européenne,
06:32ce qui n'existe pas.
06:33La souveraineté, c'est les nations qui l'hébergent,
06:36c'est constitutif des nations.
06:37Emmanuel Macron a délégué nos leviers de puissance à d'autres,
06:41je le disais, sur l'agriculture,
06:42sur les accords de libre-échange,
06:44mais aussi sur les frontières.
06:45Et aujourd'hui, il nous laisse dans un état d'extrême faiblesse.
06:48La puissance, en tous les cas, elle est aussi économique,
06:50financière, évidemment.
06:52Venons-en au budget Sébastien Chenu.
06:55Le Premier ministre a écrit aux entrepreneurs
06:57pour tenter de les rassurer, alors que des gages
06:59ont été clairement donnés aux socialistes,
07:01notamment avec cette surtaxe sur les bénéfices
07:03des grandes entreprises.
07:04Rappelons qu'elle concerne quand même 400 entreprises.
07:07Sébastien Lecornu qui justifie le tout
07:08par la stabilité qu'il faute au pays.
07:11Le PS sourit, la censure s'éloigne.
07:13Comment vous qualifiez vous-même ce budget ?
07:16D'abord, qu'elle perde de temps.
07:18Sébastien Lecornu savait depuis le début
07:20qu'il n'avait pas de majorité pour sauver ce budget,
07:24pour voter ce budget.
07:25Et donc, il a fait croire aux députés
07:28qu'ils allaient construire un budget,
07:29alors qu'évidemment, nos positions,
07:31parce que nous, nous sommes élus sur des idées politiques,
07:34sur des positions politiques,
07:35elles sont opposées à celles des macronistes
07:37et opposées à celles de l'extrême gauche.
07:38Donc, il nous a fait perdre du temps.
07:39Puis, il a menti aux Français, accessoirement.
07:41Pourquoi ?
07:42Il avait dit qu'il n'utiliserait pas le 49.3.
07:44Il va l'utiliser.
07:45C'est une question bloquée, dit-il.
07:46Oui, de son fait.
07:48On savait tout ça dès le début.
07:49De son fait, lui, il pense que...
07:50Enfin, je le pense.
07:51L'exécutif affirme que les soboteurs
07:53sont LFI et RN.
07:55Non, mais ça, c'est la facilité.
07:56Nous, on est l'opposition.
07:57On n'est pas d'accord avec ce budget.
07:58On ne le vote pas.
07:59On ne s'est jamais caché derrière notre petit doigt.
08:01On ne vote pas un budget
08:02dans lequel il y a 3 500 milliards d'euros de dettes.
08:05Il n'y a aucun effort qui est fait sur la dépense publique.
08:07Aucun effort qui est fait sur le déficit.
08:09Marine Le Pen avait dit tout ça.
08:11Mais peut-être qu'il y a une chose.
08:11C'est que le PS, il y a quelques mois,
08:14enfin, depuis quelques mois, plutôt,
08:15fait monter les enchères.
08:17Alors, il n'était pas achetable
08:18encore il y a quelques semaines.
08:20Vous parlez d'achetable.
08:22Eux, en tous les cas, sur cette surtaxe,
08:23c'était écrit en noir sur blanc
08:25comme demande du Parti Socialiste.
08:26Alors, c'est en fait...
08:28Les mesures de Sébastien Lecornu
08:30pour acheter les socialistes,
08:31c'est la véroterie avec laquelle
08:33les colons achetaient les indigènes
08:35dans certains pays.
08:37Donc, si vous voulez...
08:37La comparaison va faire réagir.
08:39Oui, oui, non, mais c'est ça.
08:40Les socialistes sont des soumis.
08:43Ils sont soumis électoralement
08:45à la France insoumise.
08:46Ils sont soumis ensuite aux deals
08:48qu'ils font avec le gouvernement.
08:50Ils ne dominent rien du tout.
08:51Ce sont des soumis qui ont peur
08:52pour leur siège.
08:53Ils ne dominent rien,
08:54mais le budget est estampillé
08:55social au Macron.
08:56Ah, mais il colore les choses
08:57parce que la réalité...
08:58Il dirige même, monsieur.
09:00Je ne sais pas s'il dirige
09:01parce que tout ça, c'est la tactique.
09:01Un budget, c'est quand même
09:02la colonne vertebrale d'un pays.
09:04C'est la tactique.
09:05La réalité, celui qui dirige,
09:06qui est Premier ministre
09:06et qui accepte ces magouilles,
09:09ces soumissions,
09:11ces deals pourris
09:12avec le Parti socialiste,
09:13c'est monsieur Lecornu.
09:14Pourquoi n'avez-vous pas censuré
09:15depuis des mois ?
09:16Enfin, on a censuré
09:16la semaine dernière, madame Mabrouk.
09:18Pourquoi pas depuis des mois ?
09:19Si vous tenez ce discours
09:20depuis des mois.
09:21On a censuré,
09:21on a fait tomber Michel Barnier,
09:23on a fait tomber François Béroux.
09:25Écoutez, on est prêt
09:25à faire tomber Sébastien Lecornu.
09:27La semaine dernière,
09:28ni le PS, ni les Républicains
09:29n'ont voté notre motion de censure
09:31parce qu'ils ont la trouille.
09:32Mais ce qui signe le budget,
09:34monsieur Lecornu,
09:35outre le fait que
09:36zéro effort sur le déficit,
09:37zéro effort sur la dette,
09:39c'est l'augmentation,
09:41effectivement,
09:42des impôts pour les Français
09:43parce que les mesures
09:44qu'il sort,
09:45elles ont un coût
09:45qui a été évalué,
09:46je crois, à 7 milliards.
09:48Mais comment va-t-il
09:49les financer ?
09:50Cette fuite en avant,
09:51ces gens vont ruiner
09:52notre pays.
09:52Entre lesquelles la surtaque...
09:53Monsieur Lecornu
09:53va ruiner notre pays
09:55avec l'aide des socialistes.
09:56Les socialistes,
09:57ils sont habitués
09:58à ruiner tout ce qu'ils touchent.
09:59Regardez la gueule
10:00de la mairie de Paris.
10:01Donc les socialistes,
10:02de toute façon,
10:02c'est une pratique,
10:03ruiner tout ce qu'ils touchent.
10:04Mais Monsieur Lecornu
10:05ne mène pas
10:06une politique budgétaire sérieuse.
10:08Il va ruiner notre pays.
10:10En tous les cas,
10:1049-3 au ordonnant,
10:11ce sera décidé
10:12tout à l'heure
10:13au Conseil des ministres exceptionnels.
10:15Vous vous semblez pencher
10:16pour le sénaté du 49-3.
10:19La bataille des municipales
10:20se rapproche, Sébastien Chenu,
10:22des élections sur lesquelles
10:23planent l'ombre
10:23de l'entrisme islamiste,
10:24notamment dans une ville
10:25que vous connaissez bien,
10:27à Denain, dans le nord,
10:28Soufiane-Icuissène.
10:29Ce nom dit quelque chose
10:30forcément à nos auditeurs
10:32et téléspectateurs.
10:32C'est le fils de l'imam
10:33expulsé au Maroc
10:34par les autorités françaises
10:36parce qu'il a tenu
10:36des propos incitants à la haine.
10:38On apprend qu'il est candidat
10:40sur une liste proche,
10:41apparentée ou soutenue
10:42par des cadres locaux LFI.
10:44Quelle est votre réaction ce matin ?
10:46C'est l'entrisme islamiste.
10:48C'est le communautarisme
10:49dans ce qu'il a de plus abouti.
10:51À Denain,
10:52où nous lancions hier
10:52la campagne
10:53de notre candidat,
10:54le sénateur Joshua Auchar,
10:56nous connaissons
10:56la famille Kiusen
10:57depuis toujours.
10:58Moi, je les ai combattues
10:59bien avant même
11:00d'être députés dès 2016.
11:02Ce sont des gens
11:03qui ont un agenda communautaire,
11:05un agenda idéologique
11:07qui n'a rien à voir
11:08avec le bien commun.
11:09Aujourd'hui,
11:10ces gens sont arrivés,
11:11d'ailleurs,
11:12c'est pareil dans les villes d'à côté,
11:13à Douchy-les-Mines,
11:13vous avez un entrisme islamiste
11:14qui existe,
11:15sont arrivés
11:16par les partis politiques
11:17de gauche traditionnels,
11:18le parti communiste,
11:19le parti socialiste
11:20qui les ont hébergés
11:21et aujourd'hui,
11:22ils prennent une sorte
11:23d'indépendance
11:24et la seule réponse à ça,
11:26c'est le vote
11:26du Rassemblement national
11:27parce que sur qui
11:28les électeurs
11:28peuvent-ils compter ?
11:29Peut-être en amont,
11:30pardonnez-moi,
11:30on devrait d'abord
11:30se prémunir
11:31d'un tel entrisme islamiste,
11:32notamment normalement.
11:33Là, ils sont là.
11:35Ils sont là,
11:36ils concourent au scrutin.
11:37Donc, le dénoncer,
11:38expliquer qu'ils sont...
11:39Vous êtes les seuls, la droite ?
11:40Oui, nous sommes les seuls.
11:41Oui, puis ça fait des années
11:42et on a été bien seuls.
11:43D'ailleurs, on a été moqués.
11:44Vous savez,
11:45c'est l'histoire du lycée Averroës.
11:46Tous les autres sont complices
11:46de l'entrisme islamiste aujourd'hui.
11:48Le lycée Averroës de Lille,
11:49puisqu'on est dans le Nord,
11:50financé par les islamistes,
11:52on l'a dénoncé avec Marine Le Pen
11:53dès 2015.
11:54Monsieur Bertrand,
11:54Xavier Bertrand,
11:55qui finançait tout ça,
11:56nous a traité de tous les noms.
11:57Puis maintenant,
11:58il a ouvert les yeux.
11:58Il a remarqué qu'effectivement,
12:00on avait raison.
12:00Donc oui, en réalité,
12:01le Rassemblement national
12:02est toujours le premier
12:03à dire les choses.
12:04Mais c'est la meilleure réponse
12:05aux élections municipales
12:06face à l'entrisme islamiste.
12:10Il y aura le cas
12:10dans des grandes villes,
12:12à Marseille,
12:13à Nîmes,
12:14à Tarascon.
12:16Il y a des villes
12:17dans lesquelles
12:18cette problématique
12:19n'aura que pour réponse
12:21l'élection d'un maire
12:22Rassemblement national.
12:23D'autres tiennent votre discours,
12:25en tous les cas,
12:26veulent vous remplacer,
12:27si je puis dire.
12:28C'est le cas dans la capitale.
12:29Sébastien Chenu,
12:30à Paris,
12:30votre candidat,
12:31Thérémariani,
12:31a beaucoup souffert
12:32de l'entrée en campagne
12:33de Sarah Knafo
12:34qui creuse l'écart
12:35avec le RN.
12:36Elle va jouer
12:36les troubles faites,
12:37selon vous ?
12:38Je n'en sais rien.
12:39Elle a son agenda.
12:40Moi, je crois que
12:41la réponse aux problématiques
12:43des Parisiens,
12:43tant sur l'insécurité
12:44que sur le logement,
12:46elle est la réponse
12:47du Rassemblement national
12:47et la candidature
12:48de Très-Mariadie.
12:49Vous faites de la langue de bois.
12:49Non, je vous dis simplement
12:51que...
12:52En quoi Sarah Knafo de Reconquête
12:54ne dit pas la même chose
12:55sur l'insécurité ?
12:56Oui, c'est vrai qu'elle copie
12:56un peu le programme
12:57du Rassemblement national.
12:58Mais la réalité,
13:00c'est que ces élections
13:00vont être très politiques.
13:02Si les électeurs
13:03veulent un changement politique
13:04dans leur pays,
13:05ça passe aussi
13:06par un changement local.
13:07Moins d'impôts
13:07et plus de sécurité,
13:08c'est ce que les maires
13:09du Rassemblement national,
13:10que ce soit à Hénin-Beaumont,
13:12que ce soit à Bruet
13:13pour rester dans les Hauts-de-France,
13:15c'est la politique
13:16qu'ils ont menée
13:17avec succès.
13:18Donc, il faut que les électeurs
13:19se disent, voilà,
13:20si on veut un changement,
13:21si on veut moins d'impôts
13:21et plus de sécurité,
13:22c'est le Rassemblement national.
13:24Madame Knafo
13:24mène la politique qu'elle veut,
13:26mais elle a un agenda personnel
13:27qui n'est pas celui
13:28de la capitale.
13:30Qui ne l'a pas en politique,
13:31dites-moi.
13:31Oui, mais ce que je veux dire,
13:32c'est qu'elle court après
13:33probablement qu'elle ait
13:34un son sort personnel
13:35qui l'intéresse davantage
13:36que le sort des Parisiens.
13:37C'est témoin un responsable politique
13:38qui n'est pas...
13:39Thierry Mariani, je crois que lui...
13:40Pas du tout interdit
13:40par son sort personnel.
13:42Écoutez, il est député européen,
13:43je pense qu'il a envie
13:43que nos idées progressent.
13:45Au-delà de ça,
13:46il faut absolument
13:46que la gauche soit boutée
13:48hors de Paris.
13:49C'est une nécessité.
13:51Ces gens ont ruiné la capitale,
13:52je le disais tout à l'heure,
13:53les socialistes ruinent
13:54tout ce qu'ils bougent,
13:55tout ce qu'ils touchent.
13:56Ils ont abîmé notre capitale,
13:58ils l'ont abîmé en termes
13:58de sécurité,
13:59en termes de programmes
14:00de logement,
14:01ils ont ghettoisé
14:02notre capitale.
14:03Il y a urgence
14:04à sortir la gauche de Paris.
14:05Est-ce que l'agenda judiciaire
14:07cette fois-ci risque de percuter,
14:09enfin, il risque de percuter
14:10de fait les élections municipales ?
14:12Marine Le Pen joue en ce moment,
14:13elle, son avenir personnel.
14:14Le nouveau procès,
14:15Sébastien Cheney en appelle,
14:16dans l'affaire
14:16des assistants parlementaires,
14:18a entraîné un changement
14:19de ligne,
14:19de stratégie,
14:20semble-t-il,
14:21puisque Marine Le Pen a affirmé
14:22que si un délit avait été commis,
14:24elle veut bien l'entendre,
14:25donc pas d'intention,
14:26dit-elle délibérée,
14:26de commettre un délit.
14:28Mais est-ce que vous reconnaissez
14:29que vous avez entendu
14:30le jugement de première instance ?
14:32L'entendre, oui,
14:33Marine Le Pen le dit.
14:34Qu'est-ce que ce dossier dit ?
14:36Ça dit qu'il y avait
14:37des pratiques administratives,
14:39l'utilisation de collaborateurs
14:41qui ont été validées
14:42par le Parlement européen,
14:44qui a changé un peu,
14:45évidemment,
14:46la règle du jeu
14:46en cours de route,
14:48et qui ont amené
14:48au fait d'être contestés
14:50par le Parlement européen.
14:51On a un désaccord
14:52sur l'utilisation
14:53de ces collaborateurs.
14:53Mais que ne l'avez-vous dit
14:54au premier procès ?
14:55Il n'y a pas eu d'emploi fictif.
14:57Il n'y a pas eu
14:57d'enrichissement personnel.
14:59Et nous entendons que,
15:00c'est ce que dit
15:00la justice,
15:04qu'il y aurait eu un délit.
15:05Marine Le Pen dit,
15:06moi, je veux bien entendre.
15:07Vous dites,
15:08est-ce qu'elle a entendu ?
15:08Je veux bien entendre cela.
15:09Mais il n'y avait
15:10aucune volonté,
15:11aucun acte délibéré
15:13de commettre un délit.
15:15Nous, on a utilisé
15:16les textes qui existaient
15:17et ces textes,
15:18en plus,
15:19ils ont, je vous le dis,
15:20évolué.
15:20Donc, nous entendons.
15:21Marine Le Pen entend cela,
15:23mais elle continue à se battre
15:23pour faire valoir quoi ?
15:24Son innocence.
15:25Elle n'a jamais voulu
15:26frauder quoi que ce soit.
15:28L'une des possibilités
15:28ou l'un des scénarios plausibles,
15:30ce serait deux ans
15:30d'inéligibilité
15:31qui permettrait à Marine Le Pen
15:32d'être candidate
15:33à l'élection présidentielle.
15:34Est-ce que ce serait acceptable ?
15:35Est-ce que, dans ce cas-là,
15:36vous ne dénonceriez pas
15:37un déni de démocratie
15:39puisque ce sont les Français,
15:40in fine,
15:41qui pourraient voter
15:42et donc choisir ?
15:43Non, mais que les Français
15:44votent à la fin
15:45pour le candidat
15:45de leur choix
15:46aux élections présidentielles
15:47me semblent être
15:48la pierre angulaire
15:49de la démocratie.
15:51Donc, il faut que Marine Le Pen
15:52puisse concourir.
15:53C'est ce que nous disons
15:54depuis toujours.
15:55Ce n'est pas à la justice
15:56de décider
15:56qui peut ou pas
15:57être candidat.
15:58Marine Le Pen se bat
15:59pour faire valoir
16:00son innocence.
16:01Il y a seulement,
16:01si je peux dire,
16:02deux ans d'inéligibilité.
16:03Si Marine Le Pen
16:05peut être candidate
16:06à l'élection présidentielle,
16:07elle sera candidate
16:08à l'élection présidentielle.
16:10Ça nous semble être
16:11la logique des choses.
16:13Mais Marine Le Pen,
16:13aujourd'hui, elle se bat
16:14pour faire valoir quoi ?
16:16Son innocence.
16:17Pour conclure,
16:17quelques questions rapides,
16:18Sébastien Genu,
16:19mais sur un thème d'importance
16:20puisque c'est une semaine
16:22décisive autour du projet
16:23sur l'euthanasie au Parlement,
16:24notamment au Sénat.
16:26Pour beaucoup,
16:26nous sommes en train
16:27d'assister à un basculement
16:28éthique et anthropologique
16:30majeur.
16:31Il y a quelques mois,
16:31vous déclariez ceci.
16:32Je vous cite.
16:33de vouloir voter.
16:34Un texte facilitant
16:35la fin de la vie
16:36dans un contexte choisi,
16:38mais pas n'importe lequel.
16:40Vous n'êtes pas sur la même ligne
16:41que Jordan Bardella
16:42qui, dans une tribune
16:43pour le GDD,
16:44a clairement dit
16:45son opposition à l'euthanasie.
16:47Oui, sur les questions
16:48de société
16:48qui font appel à l'intime,
16:50nous avons, nous,
16:51les députés du Rassemblement
16:52national,
16:52une liberté de vote.
16:54Moi, j'ai voté ce texte.
16:55Marine Le Pen ne l'a pas voté
16:56pour des raisons probablement
16:58qui nous habitent intimement
16:59et aussi parce que
17:00j'ai considéré
17:00qu'il y avait des garde-fous
17:01suffisants.
17:02Si ces garde-fous
17:03étaient levés,
17:04évidemment,
17:05ça changerait beaucoup les choses.
17:06Pourquoi ne le sont-ils pas
17:07quand on voit le texte ?
17:08On va voir,
17:08le texte va revenir.
17:09Je pense qu'il y a aujourd'hui
17:10des garde-fous
17:11et je compte sur le Sénat
17:12pour maintenir ces garde-fous
17:13et pour faire en sorte
17:15que ce texte
17:16ne puisse pas permettre
17:17ces dérives
17:18que personne ne veut.
17:20Donc, nous en sommes là.
17:21Moi, je pense que
17:22ce texte,
17:23il a une nécessité
17:23dans notre société.
17:25Je maintiendrai mon vote
17:26si les garde-fous
17:27sont maintenus.
17:28La commission d'enquête
17:29sur l'audiovisuel
17:29va reprendre ses auditions.
17:31Est-ce qu'on a voulu faire taire,
17:32selon vous,
17:32le député Charles Lalon
17:33qui affirme
17:34qu'on ne le baïonnera pas ?
17:36De toute évidence,
17:37tout est fait pour compliquer
17:38la tâche de Charles Lalon
17:39qui est député UTR,
17:40bien courageux,
17:41qui fait des auditions
17:42dans l'adversité
17:43la plus totale,
17:45y compris parfois
17:45de nos institutions.
17:48Charles Lalon
17:48a bien du courage
17:49pour faire la lumière.
17:49On a l'impression
17:50que ça dérange
17:50de poser des questions
17:52à l'audiovisuel public,
17:53mais il va falloir s'y habituer
17:54parce que nous,
17:54on compte évidemment
17:55déranger l'audiovisuel public,
17:57le déranger jusqu'à privatiser.
17:59Une question
18:00que je ne pensais pas poser
18:01parce qu'elle touche
18:02à la fois l'aspect politique
18:03et people,
18:04mais c'est ainsi.
18:04Le Quotidien Le Monde
18:05a publié un long papier
18:06sur le président du RN,
18:07Jordan Bardella,
18:08qui, je cite,
18:08l'article s'est affiché
18:09à l'événement
18:10du bicentenaire de Figaro
18:11avec l'héritière italienne
18:13d'une famille royale,
18:14en l'occurrence
18:14la fille du français
18:15Charles de Bourbon
18:16des Deux Siciles,
18:17parmi les plus fortunés
18:18de la Jet Set internationale.
18:19Pour Le Monde,
18:20je cite,
18:22« Se dire le relais
18:23d'un peuple oublié
18:24s'afficher ainsi,
18:24c'est incompatible. »
18:25Que répondez-vous ?
18:26Non mais,
18:27c'est grotesque
18:28cette attaque du monde.
18:30Si Jordan Bardella
18:31est amoureux,
18:33qu'il le soit
18:33d'une princesse
18:34ou qu'il le soit
18:34d'une étudiante
18:35ou qu'il le soit
18:36de qui que ce soit,
18:37c'est son choix,
18:37c'est une belle histoire
18:38et je lui souhaite
18:39bien du bonheur
18:40dans le cadre de cette histoire
18:42si c'est celle
18:42qu'il souhaite vivre.
18:44Plus gravement,
18:44et c'est l'essentiel
18:45pour vous,
18:46pourquoi le monde,
18:47selon vous,
18:49n'utilise pas autant
18:50pour les Iraniens
18:51que pour les Palestiniens ?
18:53Vous avez raison.
18:55Salutons Isabelle Adjani
18:56et Audrey Lamy.
18:58J'ai vu que c'était
18:59deux comédiennes
18:59qui s'étaient mobilisées
19:00pour soutenir
19:01le peuple iranien.
19:03Ce monde de la culture
19:04qui donne beaucoup de leçons,
19:05qui signe beaucoup de pétitions
19:06pour ce qui se passe
19:07au bout du monde
19:07est incapable d'ouvrir les yeux
19:08pour ce qui se passe
19:09peut-être un peu plus près d'ici.
19:10Peut-être parce qu'ils ont peur
19:12tout simplement
19:12et parce qu'ils sont eux aussi
19:14sous la férule
19:14d'une certaine forme
19:15d'islamisme
19:16menée par les filles
19:18dans notre pays.
19:18En tout cas, c'est aussi
19:19le combat d'Eli Chouaraki
19:20qui sera dans quelques instants
19:21avec Romain Desarbres
19:23sur CNews
19:24et qui porte ces combats
19:25multiples évidemment
19:26et qui ne sont pas
19:27à géométrie variable.
19:28Merci Sébastien.
19:28Merci Madame.
19:29C'était votre grande interview.
19:30A bientôt.
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