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Du lundi au jeudi, à 8h13, un invité au centre de l'actualité répond aux questions de Sonia Mabrouk.
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00:00La grande interview sur CNews et Europe 1, mon invité ce matin, est le député socialiste Jérôme Guedj.
00:07Bonjour et bienvenue.
00:08Bonjour, Sadia Babrouk.
00:09Merci de votre présence.
00:10Alors, essayons de résumer la situation politique qui est la nôtre.
00:12Le gouvernement va donc passer M. Guedj en force en imposant le budget sans vote via le 49-3,
00:17le tout en sauvant sa tête grâce à la clémence et la non-censure du PS.
00:22Au final, parlement contourné, budget décrié, français jamais consulté.
00:26Est-ce que vous êtes satisfait ?
00:27Je ne suis pas satisfait du fait qu'il y ait un recours au 49-3.
00:31Parce que ce n'est pas l'outil qui atteste d'une maturité démocratique.
00:37J'aurais préféré que sur ce budget, on puisse faire ce qui s'est passé sur le budget de la sécurité sociale.
00:43Parce qu'il faut regarder les choses telles qu'elles sont.
00:45Le Premier ministre s'était engagé, à notre demande, je le reconnais, à se dispenser du recours au 49-3.
00:51C'est-à-dire à cet outil qui, lors des précédents gouvernements,
00:54rappelez-vous quand Elisabeth Borne le dégainait tous les trois jours, si j'ose dire,
00:59il n'y avait même pas de discussion de la totalité des articles d'un budget.
01:03Le fait qu'il n'y ait pas eu cette épée de Damoclès a permis au débat de se dérouler à l'Assemblée nationale.
01:09Pour la première fois, on a même fait une seconde lecture, ce qui n'était pas arrivé depuis avant 2022.
01:14Et ça a permis de voter le budget de la sécurité sociale.
01:18Donc ça a été utile de renoncer au 49-3.
01:21Simplement, l'intransigeance d'un certain nombre de groupes politiques à l'Assemblée nationale
01:24a fait que la logique du compromis que nous, socialistes, avons accepté de mettre en œuvre.
01:31Écoutez, quand on débat, quand on dialogue, écoutez, rien que ça, rien que le fait de discuter,
01:37de sortir du confort de la posture qui consiste à dire, j'ai raison tout seul,
01:41moi j'ai la lucidité de voir ce qu'est la réalité de l'Assemblée nationale.
01:44Il n'y a pas de majorité.
01:46Et donc c'est vrai que c'est confortable de se dire,
01:48eh bien, il faut renverser le gouvernement, il faut une dissolution,
01:51il faut une démission du président de la République.
01:53Sauf qu'en attendant, qu'est-ce qui se passe ?
01:54S'il n'y avait pas eu cette négociation,
01:56le gouvernement aurait imposé, par ordonnance ou par un 49-3, des mesures injustes.
02:01Et moi, sur le fond, parce que là on a parlé du tuyau, le 49-3,
02:05mais moi ce qui m'intéresse, c'est est-ce que ce budget a évité les mesures les plus injustes sur nos concitoyens ?
02:11Je vais y venir, mais la tuyauterie, si je puis dire, est importante,
02:13parce qu'elle engage vos promesses quand même.
02:15Je vais rappeler que Sébastien Lecornier avait promis de renoncer au 49-3,
02:18et surtout pour vous, pour vous Jérôme Guèche, pour le Parti Solis,
02:21c'était un motif de censure, c'était une ligne rouge qui est devenue jaune,
02:24qui est devenue ensuite sans couleur et sans saveur.
02:26Comment vous expliquez ce matin à ceux qui nous regardent, qui nous écoutent, votre changement de pied ?
02:30Je viens de vous le dire avec honnêteté,
02:32le fait qu'il n'y ait pas eu de 49-3 dès le début du processus
02:35a permis d'engager cette discussion,
02:38et, je le dis sincèrement,
02:41de réaliser cet apprentissage de quelque chose qui est étranger à la culture française.
02:44La béquille du macronisme ?
02:45Non, ce n'est pas ça.
02:46C'est une culture de compromis qui est nécessaire
02:49quand il n'y a pas de majorité.
02:51Le jour où il y aura une majorité à l'Assemblée nationale,
02:53eh bien, on reviendra à une majorité qui décide toute seule
02:56et une opposition qui joue son rôle en espérant l'alternance à l'élection d'après.
03:02Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité.
03:03Et donc, cet apprentissage du compromis qui est très étranger à la tradition française,
03:08on l'a fait sur le tas.
03:10Ça a été chaotique, ça a été parfois un peu foutraque, je le reconnais,
03:13mais on a posé des graines pour quelque chose, je le dis,
03:17qui nous servira durablement dans la vie politique française.
03:19Parce que je pense que dans la vie politique française,
03:22il faut qu'on sorte de cette tyrannie de la majorité
03:24dans laquelle on pense avoir raison tout seul.
03:24Dans la vie politique française, les oppositions peuvent s'opposer.
03:27Elles peuvent vouloir une motion de censure.
03:28Elles peuvent même vouloir renverser un gouvernement
03:30sans être des agents du chaos ni des saboteurs en chef.
03:34Pourquoi vous semblez accuser le RN et LFI
03:36d'être des agents, finalement, de la déstabilisation ?
03:39Mais parce que, quelle est l'alternative attendue ?
03:41Le fait qu'il n'y ait pas de budget avec la fragilisation ?
03:43Retournez aux urnes.
03:45Je vais y venir.
03:45Mais d'abord, regardons la situation dans laquelle on est.
03:48Le fait qu'il n'y ait pas eu de budget avant le 31 décembre,
03:50c'est qu'on est aujourd'hui sous un dispositif de loi spéciale
03:52qui est extrêmement fragilisateur pour les entreprises,
03:56pour les associations, pour les collectivités locales,
03:58pour les ménages.
03:59Non, il ne faut pas que ça dure.
04:00Parce que durer, c'est reconduire, par exemple,
04:02les dispositifs fiscaux de l'année dernière
04:05et empêcher les moyens qui doivent être dégagés
04:08pour un certain nombre de services publics.
04:09Et puis, j'ajoute un argument.
04:11On va probablement parler tout à l'heure de situation internationale.
04:14La loi spéciale, c'est l'impossibilité de mettre en oeuvre
04:17ce qui a fait consensus à l'Assemblée nationale,
04:19qui est le renforcement des moyens de la défense nationale,
04:22et notamment sur les deux années qui viennent.
04:23En gros, ce n'est pas une forme de chantage.
04:25On peut l'entendre.
04:25Ce n'est pas du chantage, non.
04:27Vous reprenez d'ailleurs les mêmes éléments que le Premier ministre.
04:29Mais écoutez, il y a eu un débat
04:30qui a été organisé pour partie à notre demande
04:33sur les enjeux de la politique de défense.
04:35Et on a constaté, et moi je m'en félicite,
04:37qu'il y a un consensus à l'Assemblée nationale très large,
04:40plus de 450 députés, je crois,
04:42qui ont soutenu la déclaration,
04:44enfin le débat sur les politiques de défense,
04:47sur la nécessité de doter nos armées
04:49de moyens supplémentaires.
04:51Voyez-vous, la semaine dernière,
04:52j'étais à l'OTAN
04:55pour parler des sujets de défense.
04:57Dans quelques jours, je pars à Djibouti
05:00aux côtés de nos forces projetées à l'étranger.
05:04Si nous n'accompagnons pas l'effort de défense
05:06nécessaire dans notre pays,
05:08nous fragilisons la voie de la France et de l'Europe sur le pays.
05:10Je pense que tout le monde veut accompagner cet effort,
05:12mais je vous repose la question.
05:13En quoi vous n'êtes pas la béquille du Macron ?
05:15Et je vais ajouter quand même quelque chose.
05:17Pourquoi vous avez si peur de retourner aux urnes ?
05:19Mais alors, moi je n'ai peur à aucun moment de retourner aux urnes.
05:21Ne me dites pas que le Parti Saliste
05:22ne craint pas la disparition, tout simplement, totale.
05:26Allez, et au contraire, dans la période,
05:28nous avons affirmé une singularité des socialistes
05:31à l'intérieur de la gauche,
05:32avec l'affirmation de la voie que je porte avec d'autres,
05:35qui est celle d'une gauche républicaine, laïque, universaliste,
05:38exigeante sur les questions sociales,
05:40détachée de la France insoumise.
05:42Et c'est aujourd'hui, d'une certaine manière,
05:43j'ai été avec d'autres lanceurs d'alerte,
05:45la position sur laquelle le Parti Socialiste
05:47se réaffirme aujourd'hui.
05:49Donc, le suffrage universel, nous n'en avons jamais peur.
05:53Mais aujourd'hui, lucidement,
05:54s'il y avait une dissolution et des élections dans 20 jours,
05:58vous croyez qu'à l'issue,
06:00on aurait une majorité claire ?
06:02Le grand rendez-vous démocratique,
06:03c'est l'élection présidentielle de 2027.
06:05Préparons-le avec la sérénité nécessaire,
06:08avec la confrontation des idées.
06:10Et le peuple français tranchera,
06:12et nous respecterons son choix en 2027.
06:14Et la vérité à certaines questions,
06:15qui va financer toutes les mesures
06:17sur lesquelles il faut bien reconnaître
06:18que vous avez eu gain de cause ?
06:19Ce sont d'ailleurs les mesures
06:20que vous avez soufflées à l'oreille du Premier ministre.
06:23Qui va les payer ?
06:24Parce que personne ne croit que c'est l'État qui paye.
06:26Derrière chaque entreprise, ce sont des Français.
06:28C'est nous qui allons payer, M. Gage.
06:29Alors, c'était un des éléments de la discussion
06:31que nous avons mis sur la table.
06:32Nous nous souhaitions de la justice sociale,
06:34c'est-à-dire des mesures qui préservent
06:36l'essentiel des Français,
06:38les classes moyennes, les classes populaires.
06:40Je vous prends un seul exemple.
06:41Dans le budget initial,
06:42il était proposé une augmentation des impôts
06:44pour tous les ménages
06:45à travers le gel du barème de l'impôt sur le revenu.
06:50Le fait d'avoir obtenu qu'il n'y a pas ce gel,
06:52ça va éviter à 200 000 ménages
06:54de rentrer dans l'impôt sur le revenu
06:56et à tous d'avoir une augmentation.
06:58Vous voyez le verre à moitié plein,
06:59je vais parler du verre à moitié plein.
07:00Mais attendez, je vous parle de la justice sociale,
07:03c'est aussi de soutenir le pouvoir d'achat.
07:05Elle s'applique aussi aux entrepreneurs.
07:06C'était une demande.
07:06Mais je vais en parler dans une seconde des entrepreneurs.
07:08Simplement, il faut avoir la vision d'ensemble.
07:11La priorité que nous avons mise sur la table,
07:13c'est face au déficit,
07:15qui est le fruit de la politique économique
07:17menée depuis ces sept ou huit dernières années,
07:19il était exclu que ce soit toujours les mêmes,
07:22le plus grand nombre des Français
07:24qui contribuent eux seuls à cet effort.
07:26C'est ce qui a fait qu'on a obtenu,
07:27par exemple, sur le budget de la sécurité sociale,
07:29qui n'est pas la fameuse année blanche.
07:31Celle qui avait été prévue initialement,
07:32qui était on va geler les pensions des retraités,
07:35les prestations sociales.
07:36Les entreprises, les entrepreneurs en colère.
07:38Mais nous prenons plutôt le parti
07:41d'aller chercher sur ceux dont on a estimé
07:44qu'ils étaient plus en possibilité
07:45de participer à cet effort.
07:47Les grandes entreprises et les hauts patrimoines
07:48faisaient partie de ceux dont nous considérons
07:50qu'ils peuvent le faire.
07:51C'est un effort de patriotisme économique
07:54pour des entreprises qui ont des bénéfices importants.
07:59C'est alourdi pour les entrepreneurs.
08:00Vous savez bien que derrière chaque entreprise,
08:01il y a des Français.
08:03On va payer.
08:04Plus personne ne croit que ce sont les entreprises seules qui payent.
08:07Attendez, aujourd'hui, dans la hiérarchie des priorités,
08:09moi, le commerçant, l'artisan, la PME,
08:13celle qui bosse dur et qui, je le dis,
08:16paye proportionnellement plus d'impôts
08:18que la grande multinationale installée en France.
08:21Moi, je suis abasourdi à chaque fois que je discute
08:24avec un patron de Barre-Tabac qui me dit
08:26que lui, ce qu'il va payer comme impôts,
08:29en proportion de son bénéfice,
08:31c'est plus important que le Starbucks du coin
08:33qui, parce qu'il optimise, il suroptimise,
08:36il localise son activité en Irlande
08:39ou dans un autre pays européen,
08:40va payer moins d'impôts en France.
08:42Donc, cette lutte contre ce qu'on appelle
08:43l'optimisation fiscale,
08:45la justice fiscale qui consiste à dire
08:47à ces 300 très grandes entreprises
08:50qui vont être soumises
08:51à cette surcotisation d'impôts
08:54sur les sociétés,
08:56que peut-être, peut-être en contrepartie,
08:59peut-être en contrepartie,
09:00elles vont verser un peu moins de dividendes
09:02cette année.
09:03Elles ont versé 100 milliards de dividendes
09:05l'année dernière.
09:06Donc, nous assumons,
09:07ça s'appelle la justice fiscale,
09:08pour protéger le plus grand nombre
09:09de nos concitoyens.
09:10Et moi, je suis content
09:11qu'on augmente la prime d'activité,
09:13c'est du pouvoir d'achat.
09:14Et c'est des gens qui vont pouvoir consommer.
09:16Ça soutient la demande
09:17pour de nos entreprises.
09:18Et vous l'expliquerez également
09:18à vos électeurs et des sympathisants,
09:20M. Gage.
09:21Pendant ce temps,
09:23il faut qu'on parle de la scène mondiale,
09:24ce qui s'y passe.
09:25Donald Trump qui menace directement la France
09:27et nos vins et champagne tricolores.
09:28Il faut se rendre compte,
09:29200% de droits de douane.
09:31Là, on est dans l'XXL des droits de douane.
09:33Parce qu'Emmanuel Macron ne veut pas,
09:35semble-t-il, participer à une initiative,
09:36d'un conseil de paix,
09:37à l'initiative du président américain.
09:39Le tout, ce télescope avec le dossier
09:41du Groenland.
09:43Est-ce que les Européens vont pouvoir résister
09:45vraiment à Donald Trump ?
09:46Est-ce que vous y croyez ?
09:46Ils n'ont pas le choix, Mme Mabrouk.
09:48Ils n'ont pas le choix.
09:49Il y a un an, jour pour jour,
09:50Donald Trump, qu'on voit à l'image,
09:52prenait ses fonctions à la Maison-Blanche.
09:55Et le monde est devenu sans dessus, sans dessous.
10:00C'est-à-dire, ce qui étaient les fondamentaux,
10:03à la fois des relations commerciales,
10:04des relations diplomatiques
10:05et des relations militaires,
10:07sont balayés par l'ego,
10:08et je pèse mes mots,
10:09par l'ego d'un homme qui aurait pu imaginer,
10:12vous avez vu la lettre adressée hier,
10:13par Donald Trump.
10:14Tout le monde l'a dit il y a un an.
10:15Depuis un an, il dit qu'il veut s'emparer
10:16du Groenland.
10:17Tout le monde aurait pu s'imaginer,
10:18sauf qu'on est restés,
10:19et peut-être vous-même,
10:19les Européens, tétanisés, figés.
10:21Mais là où vous avez raison,
10:22c'est pour ça que je disais
10:24que nous n'avons pas d'autre choix
10:25que de tenir tête.
10:26Parce qu'au bout du bout,
10:29la seule chose qui reste,
10:30c'est vrai en politique intérieure
10:31comme en politique internationale,
10:33c'est l'adhésion et la fédélité
10:34à des principes et à des valeurs.
10:36On a un homme qui, un,
10:37remet en question...
10:38M. Trump s'intéresse aux terres rares,
10:39au Groenland.
10:40On a un homme qui met à l'intérieur
10:41de son pays en péril,
10:42l'état de droit,
10:43et à l'extérieur,
10:44les principes du droit international.
10:46Aussi insuffisant soit-il,
10:48aussi balbutiant soit-il,
10:49mais on ne peut pas s'en remettre
10:50à une seule logique
10:51de rapport de force.
10:53M. Gage, qu'ont fait les Danois
10:53pour le Groenland ?
10:54Les Danois qui achètent, pardon,
10:55Américains,
10:56où est la préférence européenne ?
10:57De quelle Europe parlez-vous ?
10:58Celles qui achètent Américains ?
10:59Mais vous avez parfaitement raison.
11:00C'est-à-dire que les Etats-Unis
11:02ont imposé,
11:04mais nous y étions consentants
11:06depuis le lendemain
11:07de la Deuxième Guerre mondiale,
11:08l'idée d'un partenariat stratégique
11:10dont nous aurions pu prendre
11:12la mesure du fait
11:12qu'il allait déclinant.
11:14Ce n'est pas de Donald Trump
11:16qu'a commencé le retrait
11:17ou le mouvement de retrait en Europe.
11:20Dès Barack Obama,
11:21nous avions des signaux
11:22d'une réorientation
11:24de la politique internationale américaine
11:26vers la zone indo-pacifique.
11:28Et la faute des Européens collectifs
11:30est d'avoir eu la naïveté
11:31de penser que ceci n'arriverait pas.
11:33À marche forcée aujourd'hui,
11:34dans l'adversité,
11:35il faut construire
11:37cette solidarité européenne
11:38approfondir la défense européenne
11:41et l'autonomie stratégique
11:42et aller dans un rapport de force
11:43dont il faut qu'on dise
11:44à nos concitoyens
11:45qu'il aura des conséquences
11:47sur leur propre mode de vie.
11:48C'est-à-dire ?
11:49Un exemple concret ?
11:50Si nous devons résister
11:51à Donald Trump...
11:52Qu'est-ce que ça va entendre ?
11:53Regardez, le président de la République,
11:55Emmanuel Macron,
11:56à juste titre,
11:57a dit que si la surenchère
11:58se poursuivait,
11:59alors il faut qu'on active
12:00les dispositions qui existent.
12:01C'est les clauses
12:02dites anti-coercition.
12:03Rendez-vous compte
12:04qu'il y avait été créé en Europe,
12:06qui n'ont jamais été activées,
12:07en pensant à la Chine.
12:09Et on va devoir peut-être
12:10l'activer...
12:10Face à un allié historique.
12:11Face à un allié historique.
12:12Alors, quelles conséquences
12:13pour nous, très concrètement,
12:14ceux qui nous regardent
12:15et nous écoutent ce matin ?
12:16Je vais dire des choses
12:16un peu provocatrices.
12:17Est-ce que les Français
12:18sont prêts à admettre un jour
12:19que Netflix pourrait être fermé
12:20sur le territoire français
12:21comme mesure de rétorsion
12:23pour l'ingérence ?
12:24Parce que c'est ça,
12:25les motivations.
12:25Vous parlez de valeurs
12:26qui semblent, comment dire,
12:28parler d'un absolu.
12:29Ça peut paraître anecdotique,
12:30mais l'idée de se dire
12:31que plutôt que d'être
12:32dans cette surenchère commerciale
12:34qui vient fragiliser,
12:36là, aujourd'hui,
12:37ce sont les producteurs
12:39du luxe, du vin, du champagne
12:40qui sont menacés,
12:41mais qui sont des tissus économiques
12:42essentiels dans notre pays.
12:44Nous avons 65 milliards
12:45d'exportations de la France
12:46vers les Etats-Unis.
12:47C'est en train de dire, là, quand même,
12:48attention à la guerre commerciale
12:50que nous allons mener.
12:51Je vous dis que si nous décidons
12:53de la mener,
12:54alors il faut que nous assumions
12:55les conséquences.
12:56Mais on y va avec quelle armure ?
12:58Combien de divisions ?
12:59Avec celle qu'il faut construire.
13:01Pour l'instant,
13:01on a la juxtaposition de...
13:02Les Allemands sont en train de partir.
13:05L'Italie de Mélanie,
13:06elle n'est plus très sûre
13:07de ce qu'elle dit par rapport
13:08à M. Trump.
13:09Vous avez parfaitement raison.
13:10Mais vous savez,
13:11c'est le moment
13:11où la singularité française,
13:14celle qui est l'héritage
13:14d'un gaullisme
13:16dans les relations internationales,
13:18d'une capacité de dire
13:20nous pouvons être alliés
13:21sans être alignés
13:21et surtout refuser
13:22ce qui aujourd'hui,
13:24enfin la chose terrible,
13:25ce n'est plus un partenaire,
13:26c'est un parrain
13:27au sens mafieux du terme
13:28qui demande au pays
13:29de venir baiser
13:31la bague du parrain
13:32et de porter
13:33et de prêter allégeance.
13:34M. Trump était à la tête
13:35des Etats-Unis d'Amérique
13:36et était...
13:37Dans une logique mafieuse, oui.
13:38Je le dis,
13:38celle qui consiste à dire...
13:39Vous ne l'avez pas dit
13:39sur notre dirigeant,
13:41je le remarque,
13:42quand parfois on a eu
13:42des relations paroxystiques...
13:44Lesquelles je peux vous dire
13:44la même chose
13:45de Vladimir Poutine
13:48quand il décide.
13:49Mais vous savez,
13:49quand vous remettez en cause
13:50la souveraineté des pays,
13:51quand Donald Trump aujourd'hui
13:52ne dit rien d'autre de différent
13:53qu'un Vladimir Poutine
13:54qui dit les frontières
13:55ne sont pas une logique intangible
13:57et je peux envahir l'Ukraine
13:58et que Donald Trump,
13:59dans un caprice d'égo,
14:01vous vous rendez compte
14:02qu'on a aussi
14:03cette difficulté
14:03quasi psychiatrique
14:05d'un président de la République
14:06qui dit parce que...
14:07M. Gilles,
14:07il faut psychiatriser...
14:08Je m'inquiète.
14:11Quand vous avez un président
14:12qui dit
14:13vous avez refusé
14:14de me donner
14:14le prix Nobel de la paix
14:15en s'adressant
14:16au Premier ministre norvégien
14:17et donc par conséquent
14:18je revendique la souveraineté
14:19sur votre pays,
14:20je ne sais pas qualifier autrement
14:22que dans une irrationnalité
14:23qui devrait réellement
14:24nous préoccuper
14:25parce qu'elle menace
14:26la souveraineté des pays,
14:27l'équilibre international
14:28et la cohésion
14:31de chacun des pays.
14:32Oui, nous parlons là
14:33de valeurs au sens large,
14:36la valeur pour la liberté
14:37contre aussi certains mots
14:39à ma UX,
14:39notamment à l'antisémitisme.
14:40Je voudrais revenir
14:41à l'Assemblée nationale
14:42parce qu'à ce sujet
14:43il y a une proposition de loi
14:44visant, je cite,
14:46à lutter contre les formes
14:47renouvelées de l'antisémitisme
14:48qui est portée
14:48par la députée Caroline Yadant,
14:51elle est examinée là aujourd'hui
14:52par la commission des lois
14:53à l'Assemblée nationale.
14:55Est-ce que vous votez,
14:56est-ce que vous la soutenez
14:57si je puis dire totalement
14:58et sans aucune ambiguïté ?
15:00L'intention portée,
15:01c'est la raison pour laquelle
15:01initialement j'ai signé
15:03cette proposition de loi
15:04avec quelques autres
15:05députés socialistes
15:06dont François Hollande
15:07pour que l'alerte
15:10qui est lancée
15:10qui est de dire
15:10qu'il y a des formes nouvelles
15:11d'antisémitisme,
15:13une explosion des actes
15:15dans le pays
15:15qui ont été constatés
15:17et qu'il faut affirmer
15:18l'intransigeance
15:19de la société tout entière
15:21pour ceux qui,
15:23vous savez,
15:24moi je me suis fait sortir
15:25de manifestations
15:25en me disant
15:26salsionistes
15:27et dans le visage
15:28de ceux que j'avais
15:29en face de moi
15:30je savais qu'ils voulaient
15:30me dire autre chose
15:31que salsionistes.
15:33Simplement,
15:34le texte...
15:34Il voulait me dire salsjuif ?
15:35Il voulait me dire salsjuif.
15:36Je l'ai entendu
15:36et je l'ai vu
15:37et parfois même
15:38je l'ai entendu.
15:39Et donc,
15:40la possibilité
15:41de mettre le lien
15:43entre antisionisme
15:44et antisémitisme
15:45est quelque chose
15:46qui va dans la bonne direction
15:47avec des garde-fous
15:49qui sont nécessaires.
15:49Vous les connaissez ?
15:50Parce que ce que vous disent...
15:51Je vais vous dire,
15:52je termine ma phrase.
15:52Le texte initial
15:53de Caroline Yadant
15:54avait des imprécisions juridiques
15:57qui ont été pointées
15:58par plusieurs observateurs
15:59en sincérité.
16:01Et il y a eu la sagesse
16:02de la présidente
16:02de l'Assemblée nationale
16:03de solliciter l'avis
16:05du Conseil d'État
16:06qui a,
16:07ce qui est rare
16:07pour une proposition de loi,
16:09procédé à une expertise
16:11juridique du texte
16:12et qui a donné
16:13des indications
16:13de modification.
16:15Caroline Yadant
16:15nous a fait savoir
16:16qu'elle allait reprendre
16:17in extenso
16:18toutes ces observations juridiques
16:20qui lèvent les inquiétudes
16:21parfois légitimes
16:22de ceux qui pensaient
16:22qu'à travers un texte
16:24de cette nature,
16:25on n'allait plus être
16:26dans la possibilité
16:27de pouvoir critiquer
16:28tel ou tel.
16:28Moi, je critique
16:29Benyamin Netanyahou
16:30et ça ne fait pas de moi
16:31un anti-sioniste
16:32et a fortiori pas
16:33un anti-sémite.
16:34Donc, la possibilité
16:35de critiquer
16:36quand Smodric
16:37ou Benkvir
16:38venaient à Paris,
16:38je suis allé manifester
16:39contre eux
16:40et personne ne me suspectait
16:42d'une complaisance
16:43à l'endroit d'un régime
16:44et d'un système politique
16:46ou d'un gouvernement
16:47en place actuellement
16:47que je condamne.
16:49En revanche,
16:50l'idée selon laquelle
16:51on peut de manière
16:52tranquille
16:54remettre en question
16:55l'existence même
16:56d'un État
16:56et c'est ça
16:57qui désormais
16:58peut être sanctionné.
17:01Ça, c'est quelque chose
17:02qui est attentatoire
17:03à ce que je pense être
17:04la qualité du débat démocratique.
17:06Donc, faisons-le
17:06de manière apaisée.
17:08Faisons-le en se disant
17:08que si on est tous d'accord
17:11pour lutter
17:12contre l'antisémitisme
17:13sous toutes ses forces,
17:14Vous pensez que tout le monde
17:14est d'accord au Parlement ?
17:15Rassemblons-nous
17:16et n'avons qu'on pas...
17:16Vous pensez que tout le monde
17:16est d'accord, M. Gage ?
17:17Je le redis,
17:18on peut défendre
17:20chalestinienne
17:20et ne pas verser
17:21dans des expressions
17:22qui remettent en cause
17:23l'existence de l'État d'Israël
17:24et qui parfois
17:25viennent pointer
17:27et stigmatiser
17:27les Juifs partout dans le monde.
17:29Dans l'actualité,
17:30là encore,
17:30je vais rester au Parlement
17:31puisqu'il y a la reprise
17:32des auditions
17:32dans le cadre
17:32de la commission d'enquête
17:33parlementaire
17:34sur l'audiovisuel public
17:35dans un contexte tendu.
17:37Le rapporteur Charles Lalon
17:38affirme qu'on ne le baïonnera pas,
17:40qu'on ne le censurera pas.
17:41Est-ce que c'est le cas ?
17:42Est-ce que selon vous,
17:43on a voulu étouffer
17:43cette commission ?
17:45Écoutez,
17:45je vais d'abord vous dire une chose
17:46parce que j'en ai un peu
17:47par-dessus la tête
17:48de ces commissions d'enquête
17:50spectacles
17:50d'un théâtre.
17:51Je vous le dis sincèrement
17:52et elles sont...
17:53Moi, j'ai le souvenir,
17:54vous avez participé
17:54à une commission
17:55où vous nous avez interrogé
17:56avec mes confrères
17:58Pascal Pau et Laurence Ferrari.
18:00J'ai essayé de le faire
18:00avec la rigueur nécessaire
18:01à une commission d'enquête.
18:02Oui, il faut vous le reconnaître.
18:03Mais le résultat,
18:04c'est quoi ?
18:04C'est qu'on a un spectacle
18:05permanent,
18:06on fait des coups,
18:07on fait des vignettes
18:08sur son téléphone portable
18:10pour pouvoir les poster
18:11et on ne fait pas
18:13le rôle du parlementaire
18:14qui est celui
18:15d'alimenter le contrôle
18:16de l'action du gouvernement
18:17et d'améliorer sur les sujets.
18:19Tout ça ne va déboucher
18:20sur rien.
18:21Je pense qu'il y a
18:21des manières plus intelligentes
18:23de poser des questions
18:24qui sont légitimes.
18:25L'audiovisuel public
18:26comme toute politique...
18:27C'est pas assez intelligent
18:27les questions
18:28sur la transparence
18:29ou sur le financement
18:30du service public ?
18:31Vous voyez bien
18:31que les excès
18:33dans la manière de...
18:34Moi, je plaide en politique
18:36pour ce que j'appelle
18:36le courage de la nuance.
18:38La capacité d'être audible
18:39parce qu'on est respectueux
18:41de ceux avec lesquels
18:42y compris on a des désaccords
18:43et cette espèce
18:44de brutalisation
18:45de clivage permanent
18:47dans le débat public
18:48pour moi
18:49ça me pose
18:50de grandes difficultés.
18:53Ceux qui sont là
18:53plaident
18:54et défendent
18:55l'exemplarité
18:56de ceux qui sont
18:57aux responsabilités
18:57de l'audiovisuel public.
18:59Que les parlementaires
19:00eux-mêmes soient exemplaires
19:01dans la manière
19:01de construire les choses
19:03qui sont dans le débat
19:03aujourd'hui.
19:04On va conclure
19:04l'important c'est la liberté.
19:07Écoutez, l'important
19:08c'est la liberté
19:09dans le débat
19:10mais voyez-vous
19:10et j'en profite
19:11j'avais pas prévu
19:13de le faire
19:13Sonia Babrouk
19:14mais vous parlez
19:15d'exemplarité
19:15vous savez
19:16je viens avec plaisir
19:16sur votre antenne
19:17à chaque fois
19:18parce que
19:18même si je suis pas d'accord
19:19avec tout ce qui peut s'y dire ici
19:21moi je suis
19:21comme je viens de vous dire
19:22un partisan
19:23du débat
19:24de la dispute apaisée.
19:25Mais aujourd'hui
19:26parce qu'on parle
19:26d'audiovisuel public
19:27je vais vous parler
19:28d'audiovisuel privé
19:29et je veux
19:29pardon dans une inversion
19:30des rôles
19:31et vous me direz
19:31ce que vous en pensez
19:32mais vous posez
19:33une question à vous
19:33comment est-ce que
19:34comment est-ce que
19:35aujourd'hui
19:37vous vivez le fait
19:38que Jean-Marc Morandini
19:39soit maintenu
19:40sur l'antenne
19:40de votre groupe
19:41alors même
19:42qu'au nom de l'exemplarité
19:43au nom de l'exemplarité
19:45nécessaire
19:45vous aviez dit
19:46les dirigeants de ce groupe
19:47dans le passé
19:48que le jour où la condamnation
19:49définitive serait prononcée
19:50et ça a été le cas
19:51pour un motif
19:51qui était important
19:52en termes de valeur
19:53en termes de principe
19:54la corruption de mineurs
19:55et donc vous voyez
19:56donc moi
19:57je n'aime pas les gens
19:58qui à la fois peuvent dire
19:59on est donneur de l'issons
20:00et donc je suis heureux
20:01ou en tous les cas intéressé
20:02de savoir quelle est la position
20:03d'une femme libre comme vous
20:04face à quelque chose
20:05qui en termes de valeur
20:06doit forcément interroger
20:08bon en tout cas
20:08votre question
20:09elle est parfaitement légitime
20:11Jérôme Gage
20:11moi je voudrais d'abord dire
20:12et je ne vais pas me défausser
20:13que la décision de maintenir
20:15Jean-Marc Morandini
20:16c'est une décision
20:16qui ne m'appartient pas
20:17c'est la direction de CNews
20:19qui a assumé cette décision
20:21par fidélité
20:22semble-t-il à son égard
20:24vous parlez d'une femme libre
20:26moi j'ai beaucoup de respect
20:27pour ma direction
20:28pour ma direction
20:29pour ma hiérarchie
20:30mais en aucun cas
20:31en aucun cas
20:31ça ne vaut
20:32de cautionner cela
20:34en aucun cas
20:35c'est une complaisance morale
20:36par rapport à ce dont nous parlons
20:38et qui est d'une gravité réelle
20:40ça a été jugé
20:41par la justice française
20:41il reste la justice européenne
20:43je ne veux pas me substituer
20:44à la justice
20:45je voudrais simplement dire
20:46il n'a pas été condamné
20:46pour ne plus exercer
20:47sa profession
20:48sur CNews
20:49mais puisque vous m'interpellez
20:50moi CNews
20:51c'est ma chaîne de coeur
20:52je vous remercie de venir
20:53mais c'est ma chaîne de coeur
20:54et vous savez
20:54je vais vous le dire
20:55avec le coeur
20:55je suis une femme libre
20:57moi je suis une citoyenne
20:58je suis une mère de famille
20:59et je suis personnellement engagée
21:01dans la lutte contre les violences
21:02sexuelles et sexistes
21:03je pense ce matin
21:04et comme vous
21:05et avec vous
21:06aux victimes
21:07quelles qu'elles soient
21:07et aux victimes les plus jeunes
21:08je pense aux mineurs
21:09on ne peut pas nous faire ce procès
21:11on ne peut pas me faire ce procès
21:12je vais vous dire
21:13Jérôme Guetsch
21:13vous êtes père de famille
21:15je suis mère de famille
21:15je suis mère d'une petite fille
21:17je vais être mère d'un petit garçon
21:18dans quelques semaines
21:19et dans quelques mois
21:20les seules valeurs
21:21les seules valeurs
21:21quelles que soient nos différences
21:22quelles que soient
21:23les convictions politiques
21:24qu'on nous prête
21:27les seules valeurs
21:27sont les valeurs de respect
21:28de chacun
21:29de la dignité
21:30de chaque personne
21:31et je le dis
21:32d'aura dans les yeux
21:33vraiment
21:33de la sanctuarisation
21:34de l'intégrité physique
21:35et morale de chacun
21:36ça c'est pas négociable
21:38ça c'est pas
21:38géométrie variable
21:39ça c'est ma seule boussole
21:40personnelle et professionnelle
21:41et j'ai la liberté
21:43de le dire
21:43comme vous le dites
21:44comme une femme libre
21:44mais aussi parce que c'est news
21:46c'est la chaîne de la liberté d'expression
21:48et c'est l'expression
21:49que je vous donne ce matin
21:50c'est louable
21:51de pointer
21:52l'importance des valeurs
21:54ça illustre aussi
21:55le fait que nous sommes chacun
21:56traversés par des contradictions
21:57dans la manière
21:58de les incarner
21:59et de les faire vivre
22:00et donc la meilleure
22:01des choses
22:02dans cette nuance
22:03à rechercher
22:04c'est de dire les choses
22:05c'est de ne jamais les taire
22:06d'avoir le courage
22:07de dire la vérité
22:08je le dis
22:08sans nuance
22:09et je vais vous poser cette question
22:10parce que
22:10il y avait aussi un questionnement
22:12presque moral
22:12je parle en mon nom ce matin
22:15je n'avais pas prévu
22:16que vous alliez me solliciter
22:18votre question est légitime
22:20j'avoue
22:20j'en dors pas
22:21depuis plusieurs jours
22:22moi je me suis posé la question
22:22avant de venir sur votre plateau
22:24parce que j'avais jusque là
22:25des désaccords parfois vifs
22:26avec certaines des choses
22:28qui peuvent se dire
22:28sur cette antenne
22:29mais j'assumais le fait
22:30de venir porter sinon
22:31une contradiction
22:32mais dans la qualité
22:33mais là on touche
22:34à quelque chose
22:34de quasi identitaire
22:36comme vous l'avez présenté
22:39et peut-être
22:39c'est ma seule boussole
22:40et je sais que vous reviendrez
22:42avec cette force
22:43et je reviendrai
22:43parce que vous avez la liberté
22:44de le dire
22:44et j'ai la liberté
22:45de vous répondre
22:46merci à vous
22:47merci à vous
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