00:00– Pourquoi les partis dits de gouvernement ont si peur de retourner face aux Français ?
00:09– Oui, c'est une bonne question, oui, oui.
00:12Alors, ils ont peur, dans l'ordre, de la motion de censure,
00:21parce qu'ils ont peur de la dissolution, parce qu'ils ont peur des urnes,
00:26parce qu'ils ont peur des électeurs, parce qu'ils ont peur de leurs électeurs.
00:33Pourquoi ? Parce que, en fait, de compromis en compromis, de compromission en compromission,
00:39comme ils n'ont plus de lignes, les électeurs les renverront chez eux.
00:45En fait, on est dans une situation binaire, où il y a, d'un côté, le camp national,
00:52ceux qui veulent défendre la France ou ce qu'il en reste,
00:54et, de l'autre côté, le camp de l'anti-France, pas besoin d'identifier.
01:00Et, au milieu, il y a tout un marais, comme il y a eu pendant la troisième et la quatrième public,
01:04avec des gouvernements qui se font, qui se défont, des majorités qui se font, qui se défont,
01:09et pas de lignes, il n'y a pas d'horizon, il n'y a pas de priorité.
01:13Or, là, la France, elle est au bord de l'abîme.
01:22Son pronostic vital est engagé, puisqu'on est en train de changer de peuplement.
01:25Son pronostic vital est engagé, puisqu'on a 3 milliards...
01:29– 3 000 milliards.
01:30– 3 000 milliards, 400 millions, maintenant, de dettes.
01:36Son pronostic vital est engagé, puisqu'on ne peut plus sortir dans la rue,
01:40il y a une insécurité grandissante, et que les policiers sont démoralisés,
01:44puisqu'ils sont pointés du doigt par un parti politique.
01:48Le pronostic vital est engagé, puisque, c'est surtout par là qu'il aurait fallu commencer.
01:52L'Europe est devenue une broyeuse, peut-être qu'on aura l'occasion de l'évoquer,
01:58et que, si on y reste, on va être broyés, ce qu'il en reste, ce qu'il reste de nous,
02:04ce qu'il reste du corps social français.
02:07Et donc, en fait, là, c'est le moment de prendre de la hauteur, d'aller sur l'avantin,
02:11de mettre la main en visière, et de dire aux Français,
02:15on a des problèmes insurmontables à surmonter,
02:19et donc, si on a fait appel à l'unité des Français,
02:24ce n'est pas pour un consensus mou,
02:26ce n'est pas pour pratiquer le mentir vrai d'Aragon,
02:30c'est pour pratiquer la vérité, le discours de vérité.
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