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  • il y a 3 jours
Dans C'est Excellent, Judith Beller reçoit le chanteur Dave et le patron du groupe In Vivo, Thierry Blandinieres

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##C_EST_EXCELLENT-2026-01-18##

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Transcription
00:00Sud Radio, c'est excellent, Judith Bélaire.
00:04Il est 19h, nous sommes dimanche et c'est l'heure de C'est Excellent sur Sud Radio,
00:07l'émission qui met en lumière l'excellence française, vous l'aurez compris.
00:11C'est une icône, une voix, un sourire qui traverse les générations.
00:14Dave est l'un des artistes majeurs de notre chanson populaire française avec des tubes devenus cultes.
00:19Bienvenue Dave.
00:20J'ai dit aux auditeurs que j'ai mis le casque parce que c'était tellement gentil ce qu'elle a dit
00:25que j'avais envie de l'entendre mieux.
00:26Donc je disais que vous êtes vraiment un de nos artistes majeurs.
00:31Une grosse icône.
00:33Vous allez être d'ailleurs l'invité d'honneur du Théâtre de la Tour Eiffel le mardi 27 janvier prochain à partir de 20h.
00:38Ça sera une soirée mêlant confidence, souvenirs, humour, de la musique aussi,
00:42l'occasion pour vous de revenir sur votre parcours hors normes.
00:44Puis ça sera aussi l'occasion d'un dialogue avec mes confrères de Téléstar, Télépoche, nous deux,
00:49mais aussi avec le public qui va pouvoir vous poser des questions.
00:51On va en parler évidemment.
00:52C'est ça qui m'inquiète.
00:53Tout un programme et une année qui débute comme on les aime, c'est excellent Dave.
00:57Bienvenue à nouveau.
00:59C'est l'une des figures, des grandes figures du monde agricole et agroalimentaire français.
01:03Thierry Blandinien est le patron du groupe In Vivo, le premier groupe coopératif agricole français.
01:08Thierry, bienvenue.
01:09Bonjour.
01:10Bonjour.
01:10Vous incarnez une vision engagée au service de milliers d'agricultures et de nos territoires.
01:15Et ça, c'est vraiment un sujet d'actualité en ce moment, comme nous le savons tous.
01:18Vous êtes aussi président du CEA de Brive, un club emblématique du rugby français profondément raciné dans son territoire.
01:24Ses valeurs de solidarité de transmission, ce qui n'est pas pour nous déplaire, vous le savez, sur Sud Radio, Thierry Blandinien.
01:29Merci, je suis toujours ravi de venir à Sud Radio, surtout avec Dave, qui était ma star quand j'étais jeune.
01:35Bah écoutez, je suis ravi de vous rassembler.
01:37Allez, deux invités d'excellence pour vous ce soir, chers amis, et c'est normal, c'est excellent, bienvenue chez vous.
01:44Alors Dave, avant de parler, on vous écoute quand même un peu.
01:46Par être plus vieux, j'irais bien refaire un tour du côté de chez Swan, revoir mon premier amour qui me donnait rendez-vous sous le chair et se laisser t'embrasser sur la joue.
02:05Je ne voudrais pas refaire le chemin à l'envers, et pourtant je perds la chair pour revivre un seul instant.
02:17Le temps du bonheur, à l'ombre d'une fille en fleur.
02:23Est-ce par hasard, si j'ai croisé ton regard, pourrais-tu m'expliquer pourquoi ce soir va se jouer ma vie ?
02:40On n'a qu'une vie, faut pas croire, que tu peux payer ma tête et mon cœur sans que je fasse d'histoire.
02:53Oublie tout et le reste, où tu as posé tes clés, ton portant, ton adresse, oublie où tu es garée.
03:09Mais souviens-toi d'aimer.
03:15Et les fesses...
03:16Dave sur Sud Radio.
03:18Alors c'est un choix personnel, cette playlist.
03:20Je me suis dit, qui avait choisi ces enfants ?
03:23Moi comme une grande fille, est-ce que ça vous plaît déjà comme choix ?
03:26Vous savez, quand je marche dans la rue, généralement on dit, oh Vanina, oh du côté de chez Swan.
03:32Mais j'en avais marre.
03:33Bon celle-là je l'ai mise quand même, du côté de chez Swan.
03:35Non, non, mais j'en ai pas marre.
03:37Mais c'est vrai que tu te...
03:38Moi quand c'est marrant, parce que quand je fais un spectacle, j'en ai pas marre.
03:42J'adore être sur scène.
03:43Mais dans les critiques, généralement on dit, qu'est-ce qu'il est drôle, et qu'il a l'air intelligent.
03:49J'aimerais bien le temps qu'on me dit, qu'est-ce qu'il chante bien.
03:51Ça me ferait très plaisir de...
03:52Je sais jamais ce qu'ils disent.
03:54Donc du coup, je dis aux auditeurs ce qu'ils viennent d'entendre.
03:56Il y a du côté de chez Swan, effectivement, qui est sorti en 75.
03:58C'est votre premier album ça.
03:59C'est écrit et composé d'ailleurs par Patrick Loiseau, qui est votre compagnon, comme la majorité de vos chansons.
04:08Il y a aussi Est-ce par hasard, ça c'est en 77, c'est le meilleur de Dave.
04:11C'est cet album-là.
04:12Ah oui, si vous le dites.
04:14J'aime bien l'hasard, parce que j'ai appris dernièrement que pour les musulmans, l'hasard c'est l'ombre de Dieu.
04:19Et pour les catholiques, l'hasard c'est Dieu qui se promène incognito.
04:22C'est joli.
04:23C'est pas mal, on aime bien.
04:25Il y a aussi On n'a qu'une vie, Heart on Fire.
04:27Ça c'est les grands succès de Dave, c'est sorti en 1992.
04:30Et puis il y a Souviens-toi d'aimer, et ça c'est la tout dernière, c'était en 2019.
04:34Souviens-toi d'aimer.
04:35Oui, disque assez étonnant, pour sûr que les auditeurs le savent pas,
04:38et les auditrices aussi ne savent pas toujours que ce disque a été produit par Renaud.
04:42Et c'est quand même très rare.
04:43Qui est un trait proche de vous.
04:44Oui, c'est-à-dire qu'on n'est pas du tout de la même famille du chanteur,
04:47qu'un chanteur comme Renaud, qui est avant tout un poète chantant,
04:51va produire un disque d'un mec qui hurle dans le micro que moi.
04:54Oui, mais en même temps, d'abord vous ne hurlez pas, si je peux faire un maître, vous chantez vachement bien.
05:00Bon, quand même, du côté de chez Swan, c'est une chanson fondatrice, on est obligé d'en parler.
05:05Déjà, c'est Patrick Loiseau qui imprime sa marque.
05:08C'est une écriture subtile, cultivée, accessible.
05:11Et puis ça vous donne une identité tout de suite, cette chanson finalement,
05:14dans la chanson française des années 70, où vous démarquez tout de suite.
05:17C'est-à-dire qu'à l'époque, on faisait beaucoup, et moi aussi, d'ailleurs, beaucoup d'adaptations,
05:21des chansons d'origine américaine ou anglaise, comme en effet Vanina,
05:25et du côté de chez Swan, c'est vraiment une chanson franco-française.
05:29Et c'est là où j'étais différent, parce que la plupart des chanteurs, pour Minette,
05:32comme on nous appelait, injustement, pour se me concerne,
05:36j'ai rien contre.
05:37Enfin, à mon âge, on ne parle plus de tout ça.
05:39On ne le fait plus tôt.
05:44On veut bien, mais on ne peut plus.
05:46Ce n'est pas le sujet.
05:47On va en aller le soir.
05:49Il y a des trucs qui existent pour vous aider à faire ce que vous avez envie de faire dans la vie d'Ev.
05:53Ah bon ? Vous me donnez le nom.
05:55Je pense connaître.
05:58Et alors, ce qui est très intéressant aussi, c'est que, en fait,
06:01à chaque fois, vous parlez des destins, quand même.
06:03Je trouve qu'il y a...
06:05Là, du côté de chez Swan, on parle de désir discret.
06:07Évidemment, on voit la référence à Proust.
06:10Mais on parle de l'amour observé plus que vécu.
06:13C'est vraiment sur le sentiment lui-même.
06:15C'est presque platonique, en fait, cette chanson.
06:18Je suis devenu très platonique depuis...
06:22Mais pas à l'époque.
06:23C'est quand même moi.
06:24D'accord.
06:25Et puis, dans Est-ce par hasard ?
06:27Vous vous interrogez le destin amoureux, l'émotion retenue.
06:31Finalement, c'est un peu ce qui vous caractérise aussi,
06:33parce que vous n'affirmez pas frontalement, vous suggérez.
06:35Vous aimez suggérer, en fait.
06:37Oui, même quand je vais au cinéma, j'aime mieux les scènes suggérées que les mêmes...
06:42Oui, que quand on voit tout, quand on voit tout, je trouve ça assez dépendant.
06:45Pardon.
06:46Excusez-moi du mot.
06:48Et alors, on n'a qu'une vie, il y a une espèce de prise de conscience du temps qui passe déjà, j'ai envie de dire.
06:53Ah oui, ça c'est sûr, on est en face de ça tous les jours.
06:57Et alors, comment vous réagissez par rapport à ça ? Vous vous dévourez encore plus ?
07:01Je ne dirais pas, disons que les seules choses qui me rendent...
07:04Je suis optimiste de nature et donc je me dis que, comme après la mort, on ne revient pas, ça prouve que ça va être mieux après.
07:14Parce que si je ne sais pas bien, on reviendra.
07:15Je suis assez d'accord.
07:16Moi, j'aimerais bien savoir ce qui se passe.
07:16Quand on n'a pas un restaurant, on n'y retourne pas.
07:19Donc, ça va être vachement bien le paradis.
07:21Moi, j'aime bien cette idée.
07:22Qu'est-ce que ça vous inspire, Thierry Blandinard, que quand on n'aime pas ça, on revient ?
07:25Mais il est trop, je...
07:26Mais non, il était...
07:28Non, non, mais je n'étais pas...
07:29C'est la première fois que j'entendrais ça sur Thierry Blandinard.
07:31Il y avait les minettes, effectivement, éliminées à l'époque, dans les années 70.
07:34Vous, j'avais 14 ans, c'est ça, vous étiez fan.
07:37J'étais fan, mais les minettes étaient encore plus fans que moi.
07:40Mais c'est vrai que pour draguer les minettes, il fallait quand même aimer Dev parce qu'elles adoraient Dev.
07:45Donc, du coup, je me suis mis à aimer Dev.
07:47D'accord.
07:47J'ai chanté beaucoup de prénoms de filles.
07:48Oh, Laura, mon coeur est malade.
07:50Vanina, Lettra, il y a des filles partout.
07:53Et vous, vous aviez les posters dans votre chambre.
07:55C'est ça, vous étiez abonné à Podium, Thierry Blandinard.
07:57Moi, j'avais Podium avec toutes les stars des années 70.
08:00J'avais beaucoup, vous les connaissez tous.
08:03Mike Brandt, malheureusement décédé, qui était une des stars.
08:05J'avais beaucoup apprécié, que vous avez peut-être connu, bien évidemment.
08:08Ah, bien évidemment, je l'ai connu grande voix, grande, grande voix.
08:10C'est vrai.
08:11Non, non, j'aimais bien cette époque, parce qu'on allait faire le journal,
08:15évidemment, celui de le copain, mais il y avait aussi Podium.
08:17On allait quasiment toutes les semaines faire un série photo
08:20dans les studios de Claude François Boulevard, exactement.
08:23Donc, ça fait des souvenirs.
08:24Vous n'êtes pas nostalgique.
08:25Moi, je n'ai pas beaucoup d'avenir, mais j'ai beaucoup de souvenirs.
08:28Vous n'êtes pas nostalgique quand même, Dev.
08:29Merci. Vous êtes nostalgique de cette époque ?
08:31Alors, je ne veux pas me passer pour peu d'an,
08:33mais j'ai quand même fait 6 ans de latin et de grec.
08:35Et nostos veut dire retour, mais algie veut dire douleur.
08:39Donc, quand je vais dans le village où j'ai grandi avec mes parents,
08:42je suis très touché et en même temps un peu triste,
08:44parce qu'ils ne sont plus là, évidemment.
08:46Donc, c'est un mélange de tout, la nostalgie.
08:48Mais il faut mieux cueillir le jour.
08:50Carpe diem, comment dire, là-dedans.
08:52Bien sûr.
08:52Voilà, j'ai bien frimé.
08:53Au moins, on sait que vous êtes intelligent, maintenant.
08:57Non, je peux vous donner l'éthlémologie de Godmichet, par exemple.
09:02Ok, voilà.
09:03Mais personne ne me le demande.
09:03Dev, sur Sud Radio, parlons vrai.
09:06Dev, il y a aussi cette chanson « Souviens-toi d'aimer » qu'on a entendue.
09:09C'est le titre le plus récent, peut-être le plus bouleversant aussi.
09:12Parce que vous parlez de mémoire, de ce qui reste quand le temps fait son œuvre, en fait.
09:15C'est ça, c'est encore le même sujet.
09:17Mais finalement, c'est quand même un sujet presque redondant dans votre vie, en général.
09:22C'est-à-dire que, moi, j'aime beaucoup la langue française.
09:26Mais il y a une expression, par exemple, quand quelqu'un a décédé, quand quelqu'un est mort,
09:30et qu'on dit en français, il a disparu.
09:33Et là, je ne suis pas d'accord.
09:34Parce que mes parents ont disparu.
09:36Mais ils sont encore là.
09:36Mais ils sont là.
09:37Ils sont dans ma tête et dans mon cœur.
09:39Et les amis, etc.
09:40Donc, je n'aime pas.
09:41Je dis ça parfois sur scène aussi.
09:44Il ne faut pas dire que quelqu'un qui est mort a disparu.
09:46Il est mort.
09:48Il a décédé.
09:48Ce que vous voulez.
09:49Il est parti ailleurs.
09:50Il est passé dans le monde d'à côté.
09:52Ça vous va comme ça ?
09:52C'est joli.
09:53Oui.
09:54C'est mieux que le monde en haut ou en bas.
09:55C'est cocteau.
09:56C'est très cocteau.
09:58Dans cette chanson « Souviens t'as aimé », il y a aussi une philosophie de vie.
10:01Vous vous rappelez que l'amour, c'est quand même ce qui nous définit en général.
10:03Même quand tout autour, c'est le bazar.
10:05Quand ça vacille, il reste l'amour.
10:07Ah ben, ça, c'est certain.
10:09C'est-à-dire, pendant longtemps, surtout dans les années 70, on rapprochait aux chanteurs pour Minette.
10:14C'est comme on disait, sans nous vouloir dénigrer beaucoup, qu'on sentait que l'amour.
10:19Mais il n'y a pas d'objet tellement plus important que l'amour.
10:21Moi, je suis très impressionné par une chanson de Toulouse de Claude Nougaro.
10:26Mais c'est une chanson d'amour pour une ville.
10:28Donc, ça peut être autre chose que juste une femme ou un homme.
10:30Ça peut être autre chose.
10:32On peut déclarer sa flamme à ce qu'on veut, quoi.
10:34Exactement.
10:34C'est sûr.
10:35Dave, vous avez 81 ans après les Succès et les Silences, les Épreuves.
10:38Vous êtes obligé de le dire.
10:39C'est vous qui le dites dans la presse partout.
10:43Et vous racontez votre chute aussi, parce que vous avez eu un accident assez grave.
10:49Vous êtes revenu debout.
10:51J'ai envie de savoir si c'est quand même le public et cette passion qu'il a pour vous, finalement,
10:57cross-génération, qui vous maintient aussi, qui vous donne envie de tenir la flamme, toujours, comme vous le faites.
11:02Cette maison, parce que ça me fait penser à mon garçon qui travaille avec moi, qui est un peu mon manager, qui s'occupe de mes concerts.
11:09Il m'a déclaré à l'hôpital, où j'étais pendant quand même... Je suis tombé dans l'escalier.
11:15Il y a des milliers d'accidents dans l'escalier tous les ans.
11:18Et moi, j'ai donc quatre jours de coma, un mois à l'hôpital.
11:23Et il m'a dit, mon manager m'a dit, que Depardieu avait eu la même chose que moi.
11:28Et trois semaines après, il était sur scène.
11:30Et j'ai dit, ah, je vais faire peur.
11:31Et c'est pour ça que trois semaines après, j'étais sur scène.
11:33Il n'y a pas meilleure motivation, finalement.
11:35Comment vous êtes arrivé sur scène après ça ?
11:38En boitant.
11:38Oui, mais sinon, dans quelle énergie ?
11:42Je me demandais comment ça allait être, quand même.
11:44Oui, et ça s'est bien passé.
11:46Ça s'est bien passé.
11:47C'est-à-dire qu'un des phénomènes de ce genre de problème,
11:51après une chute qui provoque un trauma important dans le cerveau,
11:57c'est la mémoire.
11:58Et donc, j'ai perdu ce qui s'appelle ça, la mémoire immédiate.
12:01Oui, le problème de mémoire immédiate.
12:04Je peux vous raconter des choses qui me sont arrivées à l'époque de l'école primaire.
12:07Mais du tout, les semaines dernières, je ne sais pas.
12:09Oui, bon, ça, je ne suis même pas sûre que ce soit une histoire d'âge,
12:11parce que ça m'arrive aussi.
12:13Vous n'êtes pas toute jeune.
12:15Voilà, parle au vrai sur Sud Radio.
12:17Ce soir, comme tous les dimanches, vous l'aurez compris,
12:19cette excellence fait plaisir avec le chanteur iconique,
12:22Dev, et le patron de In Vivo Group.
12:25Elle pourrait être ma fille.
12:25Elle pourrait être ma petite fille.
12:28Thierry Blandini a resté avec nous.
12:32Sud Radio, c'est excellent, Judith Bélair.
12:34Sur Sud Radio, l'excellence prend la parole,
12:36et c'est excellent.
12:37Ce soir, pour vous, l'icône populaire, le chanteur Dave,
12:40qui est invité d'honneur, d'ailleurs,
12:42sachez-le, au théâtre de la Tour Eiffel.
12:44Ça sera le mardi 27 janvier, à partir de 20h.
12:47Et puis à ses côtés, le directeur général engagé de In Vivo Group,
12:50Thierry Blandinière, qui est également président du CEA de Brive,
12:53l'excellent club de rugby.
12:55Alors Thierry, déjà, je suis ravie de vous recevoir à nouveau.
12:58Vous êtes chez vous, ici.
13:00C'est pas la truffe noire, Brive.
13:01C'est la truffe noire, c'est le pays, la Corrèze, la truffe, du CEA.
13:05Oui, oui, moi j'avais une maison des côtés de Périgueux.
13:07Ah ben oui, mais voilà, mais c'est Sarlat, vous voyez, c'est très jour.
13:10Mais Hollande n'était pas à Brive.
13:11Et il est à Thule.
13:12Il est à Thule, mais bon...
13:13Ah, c'est Thule, oui, c'est vrai.
13:14C'est vrai que Thule, maintenant, c'est très proche.
13:16C'est pas très loin.
13:17Parce qu'avant, c'était loin ?
13:19Les routes sont un peu meilleures.
13:21Il faut toujours respecter la préfecture et l'appartement.
13:23C'est une, mais c'est pas la plus grande ville.
13:24Voilà, c'est vrai.
13:24Ok, d'accord.
13:26Alors, quand même, un petit mot pour les auditeurs.
13:29InVivo Group, c'est le premier groupe coopératif agricole français
13:32qui fait d'ailleurs plus de 200 coopératives,
13:33représentent des dizaines de milieux d'agriculteurs sur l'ensemble du territoire.
13:37C'est ça ?
13:38C'est ça.
13:38Et on va rentrer évidemment dans le vif du sujet tout de suite.
13:41Thierry Blandina, on connaît le contexte de crise agricole majeure
13:44et du mécontentement de nos agriculteurs.
13:47Et comment on fait pour dépasser les slogans,
13:48pour redonner concrètement du sens, de la reconnaissance
13:50et surtout un avenir à celles et ceux qui nous nourrissent
13:53et qu'on voit pleurer à l'écran parfois en ce moment ?
13:55C'est une excellente question.
13:57Effectivement, il faut regarder l'agriculture avec une vision de long terme.
14:01Il faut donner des perspectives à tous ces agriculteurs
14:04qui aujourd'hui sont dans la pression très court terme qu'on peut comprendre.
14:07avec des totems comme le Mercosur,
14:10avec des totems comme les différentes maladies qui tombent dessus.
14:14En fait, derrière tout ça, ça cache un mal-être
14:17parce qu'on ne leur donne pas une vision sur leur avenir.
14:20Donc il faut qu'on soit en responsabilité à l'échelle européenne
14:23mais aussi à l'échelle française au niveau des politiques
14:26de pouvoir projeter sur un modèle économique
14:28qui leur permet d'espérer et de gagner de l'argent
14:31et de ne pas les envoyer dans des impasses.
14:34Et ça, c'est une responsabilité d'une politique structurante agricole
14:38qu'il faudra construire.
14:39Alors c'est difficile aujourd'hui.
14:40Oui, parce qu'on a envie de dire qu'elle a un peu l'existence pour l'instant.
14:42Parce que le gouvernement, etc.
14:43Mais pour le prochain président, la feuille de route...
14:46C'est dans pas si longtemps que ça.
14:47C'est dans pas si longtemps.
14:48Il s'appelle comment ?
14:49Pour le prochain président...
14:51On aimerait bien savoir.
14:52Il faudra qu'il mette une feuille agricole solide,
14:55disons long terme, comme feuille de route.
14:58Et d'ailleurs, il faudra que les différents candidats
14:59se positionnent et fassent des propositions en ce sens pour être élus.
15:02Si vous deviez citer les trois points principaux, par exemple,
15:05qu'il faut mettre en place pour cette perspective,
15:08mettre en place cette perspective, justement.
15:09D'abord, il y a le réchauffement climatique.
15:11Donc quand vous prenez le sud de la France,
15:13imaginez qu'en 2050, la région de Brie,
15:15ce sera le climat de Barcelone.
15:16Ah oui, c'est ça.
15:17Donc du coup, quel impact sur l'agriculture ?
15:19Donc il faut être en capacité, notamment, d'avoir un plan de l'eau.
15:22La gestion de l'eau, c'est essentiel.
15:24L'irrigation, c'est essentiel.
15:25Et donc ça veut dire être en capacité d'avoir un vrai plan
15:27d'organisation globale, de stockage d'eau,
15:31dans le pays, notamment dans le sud de la France,
15:33avec un schéma d'irrigation qui permet de dire aux agriculteurs,
15:36concrètement, on pense à vous.
15:37D'accord.
15:37Vous voyez, on répond vraiment à une problématique long terme.
15:40Bien sûr.
15:41Derrière ça, ça pose des questions avec, on va dire, les écologistes,
15:44qui se posent des questions en disant
15:45comment on stocke de l'eau, c'est difficile, etc.
15:48On n'entend pas les grandes bassines et tout ça.
15:50Alors les méga-bassines, tout ça.
15:51Donc là-dedans, il faut revenir à quelque chose de raisonnable.
15:54Réconcilier cette vision long terme pour l'agriculture,
15:58pour la souveraineté.
15:59Parce qu'autrement, qu'est-ce qu'on va faire ?
16:00On va importer des produits.
16:01Parce que ça va avec.
16:01Alors qu'on peut les produire.
16:03Et de voir comment on peut les produire dans les meilleures conditions.
16:04Et avoir un dialogue responsable avec les écologistes
16:08sur le sujet de la gestion de l'eau.
16:09C'est essentiel.
16:10Pas d'eau, pas d'agriculture.
16:12Pas d'agriculture, pas d'alimentation.
16:14Il y a aussi les types d'agriculture qui vont changer, Thierry Blandinière.
16:17Si le climat change et qu'il fait plus chaud,
16:20forcément on ne peut plus cultiver les mêmes choses.
16:22Alors il faut adapter effectivement, par exemple,
16:24je parle de la vigne, les cépages vont changer.
16:26On ne sera plus sur les mêmes cépages.
16:27En Bordelais par exemple, ou du côté de Perpignan, c'est sûr.
16:31Mais on a les possibilités d'offrir des productions nouvelles.
16:34Par l'innovation ?
16:35Par l'innovation et aussi par la capacité de dire
16:38on est capable de s'adapter aussi à ce que souhaite le consommateur.
16:41Parce qu'il faut mettre le consommateur au centre.
16:43Donc il faut produire ce que le consommateur souhaite.
16:46Donc qu'est-ce qu'il souhaite le consommateur ?
16:48Des produits de qualité,
16:49faits dans des normes environnementales responsables
16:52et à un prix compétitif.
16:54Parce que le prix est là.
16:55Et donc il faut arriver à conjuguer ces paramètres.
16:57C'est vrai que quand on veut manger bon et bio,
16:59ça coûte plus cher quand même en général.
17:00Donc il faut trouver des solutions pour régler l'équation.
17:02C'est possible.
17:03On a des solutions au niveau qu'on peut proposer
17:05et qu'on propose déjà à certains agriculteurs.
17:08Et donc on voit des fermes pilotes
17:09qui ne s'en sortent pas si mal aujourd'hui.
17:11Et donc qui donnent des raisons d'y croire.
17:12Bien sûr.
17:13Donc on a des petits modèles qui fonctionnent
17:15avec des agriculteurs qui s'engagent
17:16dans certaines agricultures
17:18et qui trouvent effectivement une valorisation.
17:20Donc il y a des raisons d'y croire.
17:22Il faut faire passer le mot quoi aussi.
17:22Parce que c'est peu ça.
17:23Il faut faire passer le mot.
17:25Et là on est dans le totem.
17:26On est dans la posture un peu politique
17:29qui est ce qu'elle est aujourd'hui.
17:31Mais derrière ça, il faut construire l'avenir.
17:33Donc nous on travaille sur le long terme
17:35et on est là pour apporter des solutions
17:36et aider les politiques à construire des programmes
17:38et des politiques agricoles
17:39durables, compétitives et rentables pour l'agriculteur.
17:42Alors ce qui est intéressant aussi chez InVivo
17:44c'est que c'est vraiment le collectif
17:45qui est au cœur du modèle coopératif.
17:49Et ce qui est intéressant aussi
17:50c'est que vous, chez InVivo,
17:52ça repose sur une idée forte.
17:53C'est que les agriculteurs ne sont pas de simples fournisseurs.
17:55Ils sont vraiment des acteurs décisionnaires.
17:58Et ils produisent mais ils gouvernent aussi finalement.
18:00C'est le modèle coopératif.
18:01Le modèle coopératif c'est
18:03un homme, une voix déjà dans la gouvernance.
18:05C'est donc un conseil d'administration
18:07qui est élu tous les trois ans
18:09par tiers renouvelables.
18:10Un président qui est élu tous les ans
18:11qui sont des agriculteurs.
18:13Après qu'ils travaillent avec des
18:14entre guillemets directeurs généraux opérationnels
18:17qui sont là pour mettre en oeuvre
18:18une certaine politique.
18:18Il y a les techniciens et les gens de terrain quoi.
18:20Exactement.
18:20Et donc du coup il y a une très bonne association
18:23entre les opérateurs,
18:24ceux qui sont en capacité de mettre en oeuvre
18:26et de comprendre la volonté politique
18:28d'un groupement de producteurs.
18:30C'est ça l'équation qu'il faut gérer.
18:32Et là du coup on embarque tout le monde en fait.
18:33Vous voyez InVivo, vous l'avez dit,
18:35200 coopératives, 300 000 éclateurs,
18:37la moitié de la ferme France,
18:38on peut les embarquer.
18:39Déjà on a embarqué beaucoup.
18:40On a fait un congrès,
18:41tous les ans on a fait un congrès
18:42à Paris au palais des congrès,
18:44on a 2000 personnes dans la salle
18:46où on présente ce plan.
18:47Donc on a présenté le plan 2050.
18:49Donc voilà, il y a des choses positives.
18:51C'est vraiment le temps long quoi.
18:51Le temps long, le temps long.
18:53Et oui parce que l'agriculteur,
18:54il pense le temps long,
18:55il pense patrimoine pour lui,
18:57pour ses enfants.
18:57Mais il pense surtout à comment il va payer
18:59ses factures et la ferme du mois j'ai envie de dire aussi.
19:00Absolument oui, mais il pense aussi le temps long.
19:02C'est-à-dire qu'il a un capital,
19:02il a un patrimoine aussi,
19:03donc il faut le valoriser.
19:04Il faut passer la ferme.
19:05Donc il faut les deux.
19:06Il faut marcher sur les deux, bien évidemment.
19:08Alors ces agriculteurs,
19:10ce collectif dont vous parlez,
19:12il est un peu mis à l'épreuve
19:13parce qu'il y a les réalités individuelles,
19:14il y a les sentiments d'isolement sur le terrain,
19:16la défiance envers les grosses structures.
19:17On en entend beaucoup parler en ce moment.
19:19Qu'est-ce que vous avez envie de passer
19:20comme message à ces agriculteurs
19:21qu'on entend aujourd'hui et qui souffrent ?
19:24Leur dire que le rôle d'Invivo,
19:26d'une certaine coopérative,
19:27c'est de travailler la compétitivité des filières.
19:29Parce que le consommateur ne voudra pas payer
19:3250% plus cher qu'un produit européen
19:34ou un produit importé.
19:36Donc comment on règle l'équation ?
19:37Travailler ensemble sur un produit
19:39à valeur ajoutée, compétitif,
19:41et rentable pour l'agriculteur.
19:43Et donc c'est ça le travail qu'on propose aux filières.
19:46Travailler ensemble, organiser,
19:48l'union fait la force,
19:49organiser les filières de manière
19:50qu'elles soient compétitives.
19:52C'est possible aujourd'hui.
19:53On le fait.
19:54Les céréaliers, aujourd'hui,
19:56une tonne sur deux de blé
19:57produits en France sont exportés.
19:58Ça veut dire qu'on est compétitifs
19:59à l'exportation aussi.
20:00On fait rayonner la ferme France
20:02dans le monde entier.
20:02Et pourquoi on n'entend pas plus ça alors ?
20:04Aujourd'hui, on est dans une posture
20:06où la filière bovine est en première ligne
20:09par rapport au Mercosur.
20:12Et donc on ne peut être que solidaire
20:13par rapport à cette filière.
20:15On ne veut pas diviser les filières
20:16de l'agriculture.
20:17Donc OK, on comprend le problème.
20:20On sait que derrière,
20:20il y a d'autres filières
20:21qui pourraient fonctionner différemment
20:22ou un peu mieux.
20:23Mais on ne va pas s'opposer entre nous.
20:25Donc je pense qu'il faut trouver des solutions
20:27pour l'ensemble des filières de l'agriculture
20:28et pas les opposer.
20:30Donc du coup, on laisse effectivement
20:31ces manifestants en première ligne.
20:33mais derrière ça, il faut savoir
20:34qu'il y a une chose qui est très importante
20:36et qu'on soutient aussi
20:37derrière leurs demandes, leurs postures.
20:40On est tous solidaires dans le sens de dire
20:41un, il faut baisser les normes.
20:44Aujourd'hui, il y a trop d'administration.
20:46Pour pouvoir se réaligner en fait.
20:48De manière à être compétitif.
20:49Il faut aussi simplifier le travail administratif.
20:52Mais ça, c'est pour tout le monde !
20:54Je ne sais pas ce que vous en pensez,
20:55mais on en a pas.
20:55Mais l'agriculteur, c'est une journée par semaine
20:58pour remplir des papiers.
21:00C'est juste incroyable.
21:01Pour avoir des formulaires.
21:02Et les formulaires, c'est dépendant de leur...
21:04Enfin, la rémunération dépend des formulaires.
21:05Si vous ne le remplissez pas bien,
21:07vous n'êtes pas rémunéré sur les ZPAC, par exemple.
21:08Ça ne va pas.
21:09Donc c'est leur revenu qui est dépendant.
21:11Donc du coup, on les transforme
21:12à un côté administratif qui ne fonctionne pas.
21:14Donc ça, il faut simplifier les choses.
21:16Et ça, c'est essentiel aujourd'hui.
21:18Ça permet de baisser les gens.
21:19Oui, ils entrent leur code.
21:20De plus en plus.
21:21Alors on y travaille, c'est sûr.
21:22Mais de plus en plus,
21:23c'est l'enjeu de l'Invivo et des coopératives
21:25d'apporter des solutions technologiques
21:26notamment avec l'IA,
21:29l'intelligence artificielle, tout ça.
21:31Oui, c'est ça.
21:32Il y a beaucoup de recherches aussi variétales,
21:34des modèles économiques que vous présentez,
21:36différentes solutions finalement qui existent déjà
21:38dont ils doivent se saisir aussi.
21:40C'est ça ?
21:41Oui, c'est pour ça qu'on a beaucoup de fermes pilotes
21:43qui pratiquent ces solutions.
21:44Donc après, il faut vraiment approvisionner,
21:47apprivoiser ces solutions
21:53pour que quelque part,
21:54on les rende accessibles à tous.
21:55C'est ça l'enjeu aujourd'hui.
21:57Dev, quand on écoute parler Thierry,
22:00en fait, on entend le mot collectif
22:01qui revient évidemment.
22:02C'est le but d'une coopérative aussi.
22:04On se demande si finalement le collectif,
22:06ce n'est pas la valeur essentielle
22:08dans tous les métiers.
22:09Vous, vous faites partie d'un collectif.
22:11Votre longévité, c'est aussi ça.
22:12C'est le public, c'est les auteurs,
22:13c'est les musiciens, c'est les fidèles.
22:15Sans le collectif, il n'y aurait pas de Dev,
22:17j'ai envie de dire.
22:18Oui, oui, c'est sûr.
22:20Ce qui est le plus frappant
22:21quand on a plus de 80 ans,
22:24c'est d'avoir vécu des choses,
22:27par exemple, des villes détruites
22:29par le bombardement.
22:30Quand je voyais ça
22:31dans la fin des années 50,
22:33où j'avais 15 ans,
22:34j'ai dit ça, c'est fini.
22:36Eh bien non, ce n'est pas fini du tout.
22:38Quand on a des photos de Kiev,
22:39ce n'est pas vraiment fini,
22:41le bombardement, ou Gaza d'ailleurs.
22:43Donc, il y a des choses,
22:44j'ai peur en vieillissant
22:46que l'histoire se répète.
22:49C'est une formule, tout existe.
22:50Mais est-ce qu'elle ne se répète pas toujours,
22:52l'histoire, finalement ?
22:52C'est bien ce qui m'inquiète.
22:55On parle par exemple de l'eau.
22:57Il y a très longtemps que j'ai compris
22:58que la lutte entre Israël et Palestine,
23:00c'est une histoire d'eau.
23:01Parce qu'il y a plus d'eau d'un côté
23:03que de l'autre.
23:04Que moi, j'ai une maison dans la colline
23:06au-dessus d'une ville
23:07qui s'appelle Lille-sur-la-Sorgue,
23:09je n'ai pas l'eau de la ville
23:10parce que c'est trop loin.
23:10Je suis là depuis 30 ans.
23:13Depuis un an, je n'ai plus d'eau.
23:15C'est-à-dire qu'on me l'amène en camion.
23:17Et on se rend compte
23:19de l'importance de l'eau.
23:20J'avais une maison dans le Périgord
23:22où les fraises ont été remplacées
23:23par les paysans, par les kiwis.
23:26Parce que c'est plus demandé
23:27et c'est plus facile à ramasser.
23:28Parce que les fraises, c'est par terre.
23:29Ils font des kiwis dans le Périgord ?
23:31Et ils font moins que là-bas
23:33et beaucoup plus de kiwis.
23:34Si vous les demandez,
23:35c'est une question agricole,
23:36vous pouvez me parler.
23:38Et les kiwis de la Dour
23:40qui se sont déployés
23:41dans le sud-ouest
23:41et notamment en Périgord.
23:43Et qui sont en place
23:43depuis 30 ans.
23:44C'est des kiwis verts ?
23:45Des kiwis verts.
23:46Vous avez les jaunes
23:47aussi, vous avez les deux.
23:49C'est un grand producteur
23:50de kiwis.
23:51Et c'est dans le Périgord
23:53où il y avait beaucoup de tabac.
23:55C'est excellent.
23:57Ça a permis de remplacer le tabac.
23:58Posez-moi les questions.
23:59J'adore.
24:00C'est excellent.
24:01Sur Sud Radio,
24:01on est avec Dave,
24:02icône de la chanson française
24:03et Thierry Blandinière,
24:05dirigeant engagé
24:06de In Vivo Group
24:07et du Céad Brie.
24:07Vous restez avec nous.
24:08Surtout,
24:09on revient dans un instant.
24:10A tout de suite.
24:12Sud Radio,
24:13c'est excellent.
24:14Judith Bélair.
24:15Sur Sud Radio,
24:16c'est excellent.
24:17Mettant lumière
24:17celles et ceux
24:18qui marquent leur époque.
24:19Avec moi sur ce plateau,
24:20Dave, figure emblématique
24:21de notre chanson française,
24:22invité d'honneur
24:23du théâtre de la Tour Eiffel
24:24le 27 janvier prochain
24:26à partir de 20h.
24:27Et puis Thierry Blandinière,
24:28directeur général
24:29du groupe In Vivo
24:30et puis président du Céad Brie.
24:31Le club de rugby
24:32qui a tout d'un grand.
24:33Il a tout d'un grand
24:34le 7 Brive.
24:35De plus en plus.
24:36Il va falloir le démontrer.
24:36Ça marche bien là.
24:37On va revenir.
24:38C'est un peu difficile.
24:38Faites-moi un petit point
24:39sur ce qui se passe là.
24:41Vous savez,
24:41on était en top 4.
24:42Vous savez qu'on est
24:42un club champion d'Europe.
24:43On est une partie
24:44des premiers clubs
24:44qui ont été champions d'Europe
24:45voire le premier club
24:46avant Toulouse
24:47puisqu'en 97,
24:50il y avait tous les clubs
24:51qui jouaient.
24:52En 96,
24:52finalement,
24:53les Anglais n'étaient pas présents
24:54dans la Coupe d'Europe.
24:55Donc la vraie Coupe d'Europe,
24:56c'est celle de 97.
24:58Donc Brive a été
24:58champion d'Europe.
25:00Ça, c'est super.
25:00Et vice-champion d'Europe
25:01en 98.
25:02C'est un club
25:03qui a une longue histoire
25:03et qui a longtemps joué
25:05en top 14.
25:06C'est un club emblématique.
25:08Et qui est descendu,
25:09malheureusement,
25:10il y a deux ans
25:10en pro des deux,
25:11donc en deuxième division.
25:12Et aujourd'hui,
25:12on se bat
25:13pour remonter en top 14.
25:15Donc ce n'est pas facile
25:16parce que le niveau
25:16de rugby est monté.
25:19Il y a de plus en plus
25:19de monde,
25:20de plus en plus
25:21de bons joueurs.
25:21Le championnat de top 14
25:22est devenu le premier
25:23championnat au monde
25:24aujourd'hui.
25:25Donc la pro des deux
25:26aussi fait partie
25:27d'un championnat
25:28très compétitif.
25:29Et là,
25:30on se bat
25:30pour tout faire
25:31pour remonter en top 14
25:32le plus vite possible.
25:32Ça sent bon, non ?
25:34Comment on fait
25:35pour remonter en top 14 ?
25:36Il faut être prudent.
25:36Vous savez,
25:37en sport,
25:37il faut être prudent.
25:39Vous voyez,
25:40le week-end dernier,
25:41on a joué contre Biarritz
25:41qui est un grand club
25:42aussi en pro des deux.
25:43Et puis on a gagné.
25:44On a mis 60 points
25:45à Biarritz.
25:46Donc on a une équipe
25:46qui est très compétitive.
25:47Je comprends bien, bravo.
25:48Mais tous les dimanches,
25:50tous les dimanches,
25:51il faut preuve d'humilité.
25:55Tous les dimanches,
25:55il y a un match
25:56avec une équipe en face
25:57qui a envie de nous battre.
25:58Donc c'est beaucoup
25:59de matchs à enchaîner
26:00pour monter.
26:01Qu'est-ce que vous aimez
26:01le rugby, vous, Dave ?
26:03Je n'ai pas vraiment
26:04grandir avec le rugby
26:05aux Pays-Bas.
26:05C'était vraiment
26:06le foot quand même.
26:07Oui, c'est vrai.
26:10Mon père m'a amené
26:11voir l'équipe d'Ajac,
26:12que tout le monde
26:13a découvert après,
26:14évidemment.
26:16Et des grands,
26:17grands joueurs.
26:17Donc j'ai joué au foot
26:18moi-même au lycée aussi.
26:20J'adorais ça.
26:21Et mon père voulait
26:22que je jouais au hockey
26:23parce que c'est
26:25c'est pour les riches
26:25et le foot c'est pour les pauvres.
26:27Et du coup,
26:28vous avez fait du hockey ?
26:29Non, non.
26:30J'ai fait du foot.
26:31Je me l'emmerde, mon père.
26:32Par l'envresse.
26:33Je l'aimais, évidemment.
26:34Non, non, non, non.
26:36Non, j'adorais le foot.
26:37J'ai vraiment beaucoup
26:38aimé le foot.
26:39Mais c'est vrai que
26:39l'orchestre,
26:40c'est pas pareil.
26:41Vous avez eu une sacrée
26:42vie d'oeuvre quand même.
26:43Vous arrivez à Paris.
26:44Vous n'avez pas le sou.
26:45C'est en 65, c'est ça ?
26:46Oui.
26:47Vous jouez dans la rue, en fait.
26:48C'est ça ?
26:49Et puis, tout d'un coup,
26:52en 71,
26:53vous devenez une star
26:54française populaire.
26:55Ah non.
26:56C'est pas ça ?
26:56En 71, je suis rentrée
26:57dans un commune musical
26:58pendant lequel...
27:00Mais c'est pas là
27:00que le premier album sort
27:01en 71 ?
27:01Non, c'est en 74.
27:02Oh !
27:03C'était métier.
27:04On va pouvoir la garder.
27:06On la garde.
27:07Les auditeurs sauront
27:08que je me suis trompée.
27:09C'est pas grave.
27:10C'est l'erreur humain.
27:12L'erreur humain.
27:13Non, non, mais j'ai commencé
27:15à gagner ma vie
27:16officiellement au théâtre
27:17de la Porte Saint-Martin
27:18à Paris, puis après
27:19en tournée
27:19avec Daniel Auteuil
27:21qui était aussi
27:22inconnu que moi.
27:23Cette fondate
27:24avec lui, vous nous disiez
27:25en rentable.
27:25C'est drôle.
27:26Mais non, je trouve ça marrant
27:28d'avoir de l'argent
27:29tout le moins
27:29en faisant mon métier
27:30parce que normalement,
27:30je passe avec une petite assiette
27:31ou un chapeau.
27:33Fiscalement,
27:33c'était plus intéressant.
27:34Ah oui, ça c'est sûr.
27:35C'était directement dans la poche.
27:36J'avais bien.
27:37Mais finalement,
27:39ce qui est intéressant
27:40chez vous,
27:40c'est que vous avez compris
27:41assez tôt qu'on ne dure pas
27:42parce qu'on fait du bruit
27:43et qu'on est très visible,
27:44mais aussi parce qu'on gagne
27:45une certaine confiance.
27:46Vous avez créé une confiance
27:47avec votre public,
27:47une répétition.
27:49Vous avez traversé les modes
27:50sans les renier.
27:51Vous êtes resté vous-même
27:52une espèce de repère
27:54comme ça qui a fait
27:55que les gens ont pu
27:55continuer à vous suivre
27:56pendant des générations finalement.
27:57Les gens oublient quand même
27:58parce que moi,
27:58j'ai un coup assez important
28:00dans ma popularité
28:01dans les années 80.
28:02Oui, mais vous n'êtes pas
28:03elle seule.
28:03C'est le disco qui est arrivé
28:04et j'ai commencé d'ailleurs
28:07à gagner ma vue
28:07en faisant des croisières
28:08comme j'adore le bateau.
28:10Et puis c'était pillé au noir.
28:12Allô, monsieur le percepteur,
28:13il y a longtemps.
28:14Il ne peut plus me poursuivre.
28:15Il y a prescription.
28:17Et ce qui est intéressant aussi,
28:19c'est que finalement,
28:20vous n'avez jamais
28:20très équipé.
28:21Vous êtes toujours resté
28:22vous-même.
28:22L'authenticité,
28:23c'est un peu ce qui marche aussi.
28:24Il me semble que
28:25c'est peut-être important.
28:27J'ai un immense défaut
28:28qui en même temps,
28:29comme beaucoup de caractères,
28:31beaucoup de qualités
28:32deviennent des défauts.
28:33Par exemple,
28:34moi, je me considère
28:35comme assez lucide,
28:36mais la lucidité
28:37peut être lourde aussi.
28:39Ce n'est pas toujours agréable
28:40d'être lucide.
28:41Non.
28:42C'est chiant pour les autres.
28:42C'est ça ?
28:44Exactement.
28:45Non, mais j'aime vraiment
28:46le moment le plus heureux
28:49du 24h pour moi,
28:50c'est ou être sur scène
28:51ou dans le lit
28:52à côté de la personne
28:53que j'aime.
28:54Sauf que le deuxième truc
28:55n'est pas payé du tout.
28:57C'est plus agréable.
28:59Non, c'est aussi agréable.
29:00Ce n'est pas pareil.
29:01Cette émission,
29:02elle fait dialoguer
29:03deux mondes
29:03qui en apparence
29:04ne se croisent pas.
29:04La chanson,
29:05l'agriculture,
29:06le rugby,
29:06l'icône populaire,
29:07le dirigeant.
29:08Pourtant, il y a un fil conducteur
29:09évident entre vous deux.
29:10Est-ce que vous voyez
29:10lequel c'est, monsieur ?
29:12Non ?
29:12L'eau ?
29:13Non.
29:14Le temps long.
29:15Le temps long.
29:16La projection du temps long
29:17avec vous, Thierry.
29:18Et vous, vous durez.
29:20C'est-à-dire que vraiment,
29:21il y a la longévité artistique
29:23chez vous,
29:23la fidélité à une voix,
29:25à un public
29:25et puis cette manière
29:26d'être soi
29:26sans se travestir aussi.
29:28Je vous avoue
29:29que le temps long,
29:30je pense à un de mes meilleurs amis
29:32qui est Daniel Auteuil
29:33qui, maintenant,
29:35quand il y a un héros
29:36dans un film,
29:37il joue le père
29:38ou le grand-père de l'héros
29:39tout simplement
29:40à cause de l'âge.
29:40Et moi,
29:41quand je vois une émission
29:42le 31 décembre
29:43et que je vois
29:44que l'âge moyen
29:44des chanteurs invités
29:45sur les chaînes importantes
29:47est entre 20 et 40 ans,
29:49je n'y suis pas.
29:50Et quand j'ai des télés
29:51dans les années 70,
29:52j'ai qu'à fait une heure aussi,
29:53on se dit entre nous
29:53qu'est-ce qu'il fait là
29:54ce vieux con ?
29:55Donc, maintenant,
29:56quand je fais de la télé,
29:57j'ai 80 ans,
29:58je vais au chanteur
29:59et je vais se dire
29:59qu'est-ce qu'il fait là
30:00ce vieux con ?
30:01Donc, c'est très simple.
30:02Mais non, Dave, quand même.
30:03Vous faites partie
30:04de notre inconscient collectif.
30:06On vous connaît tous par cœur.
30:07Même moi qui ne suis pas
30:08tout à fait de cette génération-là,
30:09je vous ai écouté.
30:10Ma mère vous écoutait.
30:11Je vous ai entendue.
30:12Vous m'avez suivi
30:13une bonne partie de ma vie.
30:14Je pense que pour beaucoup de gens,
30:15vous faites partie
30:16de notre cœur, en fait.
30:17C'est-à-dire que ce qui reste,
30:19ce n'est pas les chanteurs,
30:20c'est les chansons.
30:21Et donc, j'espère,
30:23mais je ne serai pas là
30:23pour que dans 20 ans,
30:25quand je serai probablement
30:26de l'autre côté,
30:27quand je siffle du côté
30:30de ses ventes dans la rue.
30:31Je ne le saurais pas.
30:32Mais ce n'est pas moi.
30:33Il y a des chansons
30:34très, très célèbres.
30:34Vous avez dit que ce n'est pas sûr
30:35que vous sauriez peut-être,
30:36parce qu'on n'en revient pas,
30:37mais on ne sait pas où on va.
30:38Non.
30:39Pour moi, mes exemples sont
30:40Judith Magre, 99 ans,
30:42elle est sur scène
30:43le lendemain du soir.
30:44Il n'y a pas longtemps,
30:44elle est seule en scène.
30:45Elle est incroyable.
30:46Elle est à 99 ans sur scène.
30:47Et évidemment,
30:48Hugo Fray,
30:4995 ans,
30:50j'étais à son mariage.
30:50Oui, il est à se marier,
30:51c'est ça.
30:52Elle n'est même pas là
30:53pour le fric.
30:55Elle n'est pas là
30:55pour amour,
30:56par amour.
30:57Et vous, Thierry Blandinard,
30:58chez vous,
30:59le temps long,
30:59c'est celui de la terre,
31:00des saisons,
31:00des générations d'agriculteurs,
31:02des choix structurants.
31:03Et puis,
31:03pas les effets immédiats.
31:04On parle,
31:05comme on disait tout à l'heure,
31:06d'effets durables.
31:07Oui,
31:07il veut surtout la transmission aussi.
31:09Le patrimoine,
31:10en fait,
31:10le patrimoine de Ricoll,
31:11le patrimoine du rugby,
31:12toute une histoire.
31:13On fait partie de l'histoire.
31:14On écrit un chapitre de l'histoire.
31:16On prend une situation,
31:19on l'améliore,
31:20enfin, en tout cas,
31:20et puis on la transmet.
31:22En tout cas,
31:22c'est ça l'intéressant dans la vie,
31:23c'est de transmettre.
31:24C'est ici de faire,
31:25mais pour transmettre,
31:26donner du sens à ce que l'on fait.
31:28Et je pense que quand on est artiste,
31:29c'est ça.
31:30Quand on joue sur un train de lui,
31:31c'est ça.
31:31C'est qu'on est content
31:32d'avoir joué dans un club,
31:33de revenir après
31:37et puis aller le voir dans les vestiaires
31:38et puis leur remettre les maillots.
31:40En disant,
31:40on transmet,
31:41en remettant le maillot,
31:42on transmet une histoire,
31:44un vécu,
31:45les valeurs d'un club,
31:45d'un patrimoine.
31:47Et c'est ça qui est très intéressant
31:48dans la vie.
31:48C'est cette transmission.
31:50Et justement,
31:51ces valeurs de solidarité,
31:52d'efforts de transmission
31:53et puis d'identité aussi au local,
31:55c'est des valeurs
31:56qu'on retrouve tant dans le sport,
31:58dans le rugby,
31:58que finalement,
31:59dans le monde agricole en général.
32:00C'est assez logique pour vous.
32:02C'est pas un hasard
32:02s'il y a beaucoup d'agriculteurs
32:03qui sont proches du rugby
32:07Jean-Antoine Dupont, par exemple.
32:08Oui, bien sûr.
32:09Il a même signé un mur à la radio.
32:10Il est fils d'agriculteur
32:12dans le Gers.
32:13C'est son frère à une ferme.
32:14Vous voyez,
32:15il vient du Gers,
32:15dans un petit village.
32:17Donc ça,
32:17c'est toute l'histoire aussi du rugby.
32:19Il est pied dans la terre.
32:19Il est pied dans la terre.
32:20Et Antoine Dupont,
32:21c'est une star mondiale aujourd'hui
32:22parce qu'il porte ses valeurs.
32:24Bien sûr.
32:25Il a été formé,
32:26il a été formaté comme ça.
32:27Et du coup,
32:28c'est une flèche.
32:28Et du coup,
32:29ça permet de faire émerger
32:30des champions.
32:32Vous, Dave, finalement,
32:33vous parlez de ces jeunes
32:35entre 25 et 40 ans
32:37qui sont le 31 décembre
32:38et pas vous.
32:39Mais en fait,
32:40si vous n'aviez pas été là avant,
32:41ils ne seraient pas là non plus.
32:42Non, mais j'ai entendu...
32:43On parle de transmission,
32:44justement, dans votre cas aussi.
32:45Oui, j'ai entendu
32:45un homme très intéressant.
32:47Clairement,
32:48j'ai oublié son nom
32:48parce que j'ai oublié
32:49beaucoup de choses
32:50qui disaient que pour bien
32:51comprendre le passé,
32:52il faut connaître l'histoire.
32:53Et c'est tout à fait vrai.
32:55Donc c'est bien
32:55de savoir ce qu'il y avait avant
32:58parce que ça nous donne
32:59des leçons pour la vie
33:00d'aujourd'hui
33:00et pour demain.
33:02Absolument.
33:02Est-ce que vous aimez, vous,
33:04ce rôle de transmetteur,
33:05justement,
33:06que vous avez ?
33:07Je ne pense pas
33:08que je m'en rends...
33:09Vous savez,
33:10une des choses les plus typiques
33:11des vedettes de la chanson
33:12comme on ne nous appelle plus
33:13parce que maintenant
33:13on nous appelle des stars,
33:14mais c'est-à-dire
33:15qu'on est très narcissique.
33:18Oui, mais ça n'empêche pas.
33:20L'homme politique aussi
33:21n'est pas mal narcissique.
33:22Ah oui,
33:22il n'y a pas que les stars
33:23de la chanson.
33:24Non, non, non.
33:25Ils sont plusieurs.
33:26La société d'aujourd'hui
33:27est comme ça aussi.
33:28Très individualiste
33:28avec beaucoup d'égo,
33:30quel que soit le mérite.
33:31C'est Warhol
33:32qui avait prévu
33:33le quart d'heure de gloire
33:34pour tout le monde.
33:35On est plein dedans.
33:36Est-ce qu'il y a encore
33:36des Charles de Gaulle ?
33:38Pas sûr.
33:40Isner !
33:41Isner !
33:42Bon, ben,
33:43on saura pour qui
33:43vous allez voter.
33:44Je n'ai pas le droit de vote,
33:45je n'ai pas français.
33:45Ah ben, voilà.
33:46Comme ça,
33:47vous avez le droit.
33:48Vous avez le droit.
33:48Vous n'êtes que pour le municipal.
33:51Allez, c'est excellent.
33:52Sur Sud Radio,
33:52on est avec le chanteur Dave
33:54et puis le directeur général
33:55de In Vivo Group,
33:56président du CED Brive.
33:57Thierry Blandinard
33:58à tout de suite.
33:59Restez avec nous surtout.
34:01Sud Radio,
34:02c'est excellent Judith Bélair.
34:04Bienvenue.
34:04Si vous nous rejoignez
34:05dans cet excellent
34:06sur Sud Radio,
34:07avec moi pour vous,
34:07Dave,
34:08une voix qui traverse
34:09nos générations.
34:10Invité d'honneur
34:11du théâtre de la Tour Eiffel
34:12le 27 janvier
34:13à partir de 20h.
34:14Et puis Thierry Blandinard,
34:15directeur général du groupe
34:16In Vivo,
34:16président du CED Brive.
34:18Un homme bien ancré
34:19dans son territoire
34:19et dans ses valeurs.
34:21Attendez,
34:22je vais rajouter un truc.
34:23Parce que je suis ravi
34:23que vous parlez
34:24du théâtre de la Tour Eiffel
34:25où il y a 450 places.
34:26Non, mais on ne marche,
34:27je fais le sale PL.
34:28Oui, c'est important.
34:30Parce que là,
34:30c'est juste un truc amusant.
34:31C'est le combien en mars ?
34:32Mais de toute façon,
34:33on va le redire les dates
34:34à la fin.
34:34Non, c'est pas grave.
34:35Je pense que c'est vers
34:36le 25 mars.
34:36Je ne sais pas par cœur
34:37parce que j'ai beaucoup
34:38de affaires.
34:39Mais ce truc de théâtre
34:40de Tour Eiffel...
34:41Non, je dis ça
34:42parce que c'est le truc
34:42le plus visible.
34:43Mais après,
34:43j'allais dire quelques dates.
34:45Mais je ne sais même pas.
34:46Je sais que Sylvie Vartan,
34:48pardon,
34:48c'est ma voisine,
34:49elle l'a fait.
34:50Je sais Nicoletta
34:51qui est ma voisine aussi.
34:52Quand on croise
34:53Nicoletta dans la rue,
34:54on traverse la rue
34:55parce qu'elle est adorable
34:56mais elle ne t'est pas
34:56pas dans une heure.
34:57Je l'adore Nicoletta
34:58mais c'est vrai
34:58qu'elle parle beaucoup.
34:59On l'adore.
35:00On lui passe le bonsoir d'ailleurs.
35:01Oui.
35:03Alors Dave,
35:04vous êtes donc parti
35:05des Pays-Bas
35:06dans les années 60
35:07en bateau.
35:08Oui,
35:08quand j'avais 21 ans
35:09parce que la majorité
35:10à l'époque
35:10c'était à 21 ans.
35:11Quand j'ai 21 ans,
35:12je suis allé voir mon père
35:13qui payait mes études
35:14et j'étais inscrit
35:14à la fac des droits
35:16d'Amsterdam
35:16et j'ai dit
35:17papa,
35:17est-ce que tu peux
35:18me donner l'équivalent
35:19on va dire aujourd'hui
35:19de mille florins
35:21et je t'en demanderai
35:22plus jamais rien.
35:23C'est vrai que vous n'avez
35:24plus jamais demandé rien ?
35:25Non.
35:25Et je suis parti.
35:27Pour pouvoir partir,
35:28j'ai fait guide
35:29sur les bateaux mouches
35:30d'Amsterdam
35:30et j'ai rencontré
35:31un autre guide
35:32que j'ai trouvé
35:33très charmant
35:34et on a acheté
35:36un vieux rafiot
35:37et puis on est parti.
35:38Et vous êtes descendu
35:39jusqu'à Marseille,
35:40c'est ça ?
35:40Ah oui,
35:41le bateau a continué
35:42jusqu'aux Antilles.
35:43Et vous,
35:44vous avez commencé
35:44à chanter après
35:45dans les rues de Namur,
35:47de Paris.
35:48C'est là que vous avez
35:48rencontré Patrick Loiseau.
35:50Oui, tout à fait.
35:51Auteur, futur compagnon,
35:52toujours compagnon.
35:53Oui, quand je l'ai connu,
35:54il était vendeur
35:54sur Saint-Laurent.
35:55Pub, pub.
35:57C'est pas grave,
35:58on a le droit.
35:58Non, non,
35:58parce que je l'ai amené
35:59sur le bateau.
35:59On va dire Dior et Chanel
36:00aussi, comme ça,
36:01il n'y aura pas de problème.
36:02Allez-y.
36:02Il a écrit une chanson
36:03pour son plaisir
36:04et il se trouve ça pas mal.
36:06Après, il est venu
36:06m'emparolier
36:07et c'est vrai
36:07qu'il l'a bien fait
36:08parce que, par exemple,
36:09pendant le confinement,
36:10il n'y avait pas de concert.
36:11Évidemment.
36:12Mais ses droits d'auteur
36:13continuaient.
36:14C'est pas pour ça
36:15que je suis resté.
36:17Mais finalement,
36:18cette rencontre,
36:19elle est déterminante aussi
36:20parce qu'elle pose
36:20les bases de votre univers
36:22qui est élégant,
36:23qui est littéraire
36:24et populaire.
36:24On peut être élégant
36:25et populaire, Dave.
36:26En tout cas,
36:27lui, il est élégant
36:27et moi, je suis populaire.
36:29Je ne sais pas
36:29si je suis très élégant.
36:31Mais quand même,
36:32si vous n'aviez pas eu
36:33cette rencontre-là,
36:34vous ne seriez pas
36:34devenu vous-même
36:35comme on vous connaît
36:36aujourd'hui.
36:36C'est vrai.
36:39Nous sommes ensemble
36:39depuis 54 ans
36:40et c'est sûr
36:41que sur les auditeurs
36:42et les auditeuristes
36:43du Sud Radio,
36:44ceux qui sont ensemble
36:45depuis 54 ans,
36:46ce n'est pas la majorité
36:47non plus.
36:48Donc, c'est déjà pas mal
36:49quand même.
36:50C'est vraiment bien.
36:51C'est beau.
36:52C'est une vie, quoi.
36:53Et vous, Thierry, alors ?
36:54Combien d'années
36:55ça fait que vous êtes
36:56votre femme ?
36:58Pas 54 ans, non.
37:00Alors, Thierry,
37:01il ne raconte pas
37:01sa vie dans les médias
37:02comme vous.
37:02Peut-être qu'il a envie
37:03de nous en parler.
37:03Non, non, non.
37:05Voilà.
37:06Moi, j'allais plutôt
37:06vous aborder
37:07sur votre parcours pro,
37:09finalement, Thierry,
37:09puisque vous avez commencé
37:10dans le monde de l'économie
37:11et de l'agroalimentaire.
37:12Vous avez très vite compris
37:13qu'en fait,
37:13les vrais enjeux,
37:14c'était sur le terrain
37:15que ça se passait.
37:17Et c'est pour ça aussi
37:18que vous êtes formé
37:19dans des environnements
37:20exigeants
37:21où finalement,
37:21la performance pour vous
37:22n'était jamais dissociée
37:23de l'humain.
37:24Ça, c'est votre base, quoi.
37:27En fait,
37:27j'ai fait une école de commerce,
37:30voilà,
37:30comme beaucoup.
37:31Enfin, dans les années 80,
37:32il n'y en avait pas
37:33si nombreux.
37:34Et après,
37:34je suis parti aux Etats-Unis
37:35pendant une petite année
37:37faire le tour des Etats-Unis.
37:38Mais sans argent non plus.
37:40Je ne suis pas devenu chanteur,
37:41mais j'ai fait le tour.
37:43Et du coup,
37:43ça m'a donné
37:44l'envie d'entreprendre,
37:46l'envie de relever des défis
37:48parce que l'esprit américain
37:49est comme il est,
37:50mais quelque part,
37:51il met la pêche.
37:52Il met la pêche,
37:53il donne envie de faire des choses.
37:54Et donc,
37:54quand je suis rentré en France,
37:55je me suis dit
37:56je vais chercher un job
37:56et j'ai commencé à regarder
37:58là où était la difficulté.
37:59C'est-à-dire que là
38:00où il n'y avait personne,
38:01pas trop de concurrence finalement.
38:02Quand c'est trop facile,
38:03tout le monde est là.
38:04Et donc,
38:04à chaque fois qu'il y avait
38:05un peu de difficulté,
38:07je me suis dit
38:07tiens,
38:08je vais y aller
38:08parce que pourquoi pas
38:09si personne n'y va.
38:10Donc,
38:10j'ai toujours pris
38:11des chemins de traverse
38:12dans mon parcours professionnel
38:13à aller chercher un peu
38:14la difficulté
38:15parce que la difficulté
38:16nous révèle aussi.
38:17Bien sûr.
38:17Et quelque part,
38:18ça nous permet d'avancer.
38:19Donc,
38:19à chaque fois,
38:19c'est des paris que j'ai pris
38:20quand j'ai changé de job
38:21ou quand j'ai fait autre chose.
38:22Par exemple,
38:23le CABRIV aujourd'hui,
38:24c'est un pari
38:31c'est le cœur,
38:31c'est l'envie
38:32et du coup,
38:32ça permet d'embarquer
38:33beaucoup de monde
38:33parce que ça donne
38:33une véritable envie aux équipes.
38:35C'est ça.
38:35Ça donne des raisons
38:36de croire au projet.
38:37Et c'est comme ça
38:37que vous dirigez
38:38chez Invivu aussi ?
38:39C'est comme ça
38:39que je dirige
38:40chez Invivu depuis maintenant
38:4012 ans.
38:41Oui, c'est ça.
38:41On a doublé la taille du groupe
38:42et qu'on a pu le faire grandir
38:44dans l'international.
38:45Donc,
38:45on a embarqué beaucoup de monde
38:46avec des gens qui ont cru en moi
38:48et qui croient au projet
38:49et qui sont toujours là.
38:50Finalement,
38:51à tous les deux,
38:51votre légitimité
38:52vient du terrain,
38:53pas du discours.
38:54Oui,
38:56vous êtes brivois d'origine ?
38:58Bréviste, on dit.
38:59On dit bréviste ?
39:00On peut dire brévois aussi,
39:01mais c'est bréviste.
39:02Ah d'accord, bréviste.
39:03Oui, je suis né à Brive en fait.
39:04D'accord.
39:06Il n'y a pas d'accent du tout.
39:07Ah ouais ?
39:08J'ai tourné un peu,
39:09donc ça a un peu mixé maintenant.
39:10Oui, absolument.
39:11Parce que moi,
39:12j'ai toujours un accent,
39:12ce qui est grave
39:13parce que j'ai vu quand même
39:14par les dons de mes oreilles
39:15et si je n'entends même pas
39:16que j'ai de l'accent,
39:16c'est grave.
39:17Oui, mais bon,
39:18vous savez avec la personnalité.
39:20Bon messieurs,
39:21on va passer au portrait chinois
39:22parce qu'on est déjà
39:22à la fin de cette émission.
39:23Je serais bien resté
39:24plus longtemps avec vous.
39:25Vous êtes prêts
39:26à répondre vite aux questions
39:27sans en réfléchir ou pas ?
39:28Je passe ma vie à ça.
39:30On n'a pas réfléchi.
39:32Ça, c'est la blondeur.
39:33Je peux témoigner.
39:35Dave,
39:35si vous étiez un mot
39:36que vous aimez entendre ?
39:38Si j'étais quoi ?
39:38Si vous étiez un mot
39:39que vous aimez entendre ?
39:41Loyauté.
39:42Loyauté.
39:42Pourquoi ?
39:43Parce que c'est mieux
39:44que fidélité
39:45parce que je ne suis pas sûr
39:45de pouvoir tenir.
39:47Voilà, c'est une bonne raison.
39:49Vous, Thierry,
39:49si vous étiez un mot
39:50que vous défendez ?
39:53Espérance.
39:54Pourquoi donc ?
39:55L'espoir.
39:56L'espoir parce que
39:57c'est ce qui nous porte
39:57dans la vie.
39:58Si on n'a pas d'espérance,
39:59on ne vit pas.
39:59C'est ce que vous disiez
40:00pour nos agriculteurs tout à l'heure.
40:01Exactement.
40:01L'espérance tous les jours.
40:04Dave,
40:04si vous étiez une chanson ?
40:07Ah, la mer.
40:09Oui ?
40:09Oui.
40:10La mer de Trenet ?
40:11Oui, évidemment.
40:12D'accord.
40:12Je ne connais pas sa mer.
40:14Mais pourquoi cette chanson-là
40:16en particulier ?
40:16Parce que c'est un exemple
40:17d'une chanson française
40:20qui a fait une carrière
40:21absolument incroyable.
40:23C'est pourtant une chanson
40:24assez simple
40:24avec des accords simples.
40:26Qui va droit au cœur.
40:27Voilà.
40:28Et puis la mer
40:28est la base de tout.
40:29Nous sommes 90% d'eau.
40:31Oui.
40:32Donc la mer...
40:32C'est la mer et la mer aussi.
40:34Il y a les deux mers.
40:34Il y a les deux.
40:35Absolument.
40:36Thierry, si vous étiez un paysage ?
40:39Un paysage.
40:40Le Périgord.
40:41Ah.
40:42Voilà.
40:43Dites-nous en plus.
40:44Le Périgord.
40:45Pourquoi ?
40:46C'est la région, on l'a raconté.
40:47C'est un beau paysage.
40:47Très valonné.
40:48Avec la Dordogne.
40:49Avec les châteaux.
40:50Oui.
40:50Les châteaux du Moyen-Âge.
40:52Le château de Joséphine Baker.
40:54Tout à fait.
40:54Les Milan.
40:55Où elle avait 12 enfants.
40:56Toute une belle histoire.
40:57J'ai dit le Becker dans les Milan.
40:58C'est assez incroyable.
40:59Voilà.
41:00Et puis le Périgord, c'est une terre d'accueil.
41:02Avec des Hollandais qui viennent s'installer.
41:04Trop.
41:04Des Anglais.
41:05Trop d'Anglais.
41:05Et donc en fait, il y a un métissage dans cette région qui est super.
41:09Et voilà.
41:10Et dans l'équipe de Rigby de Brive aussi, on a beaucoup d'Anglais.
41:12Donc vous voyez, tout ça, c'est très bien.
41:14Et ça, on est à la fois local et global en fait, dans ces régions.
41:17On pense local, mais aussi on comprend le monde et on est accueillant.
41:20On devrait tous être comme ça.
41:22Dev, si vous étiez un défaut chez vous que vous aimez.
41:28Un défaut que j'aime.
41:30On va redire la loyauté parce que c'est tellement...
41:33C'est un défaut chez vous ?
41:34C'est-à-dire qu'il y a des mots qui se ressemblent parce que la fidélité...
41:38La fidélité, ça serait un défaut et la loyauté une égalité, c'est ça ?
41:42Je ne sais pas dire ça.
41:43Vous ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
41:45Bon, ben pourquoi est-ce que c'est un défaut la loyauté alors ?
41:47Non, justement, c'est une qualité qui ne serait jamais un défaut.
41:53D'accord.
41:53La fidélité non plus.
41:54Vous avez le droit de dire une qualité, je veux dire.
41:55Mais la chair est faible.
41:57Ah oui.
41:58Donc votre défaut, c'est de ne pas être toujours loyal, mais vous vous aimez quand même, c'est ça ?
42:02C'est-à-dire qu'à mon âge, ça ne joue plus du tout.
42:04C'est fini.
42:06On saura tout.
42:08Thierry, si vous étiez trois adjectifs pour vous définir.
42:11Trois adjectifs.
42:12Engagés, voilà.
42:19Après, quelqu'un qui est peut-être courageux, quelque part.
42:24Et puis, j'ai un côté un peu aussi festif, voilà.
42:29Thierry Blandinia, on en saura beaucoup sur vous ce soir, je suis ravie.
42:33Engagés, festifs.
42:35Oui, on a envie de partir danser ce soir.
42:39Sur un titre de dev.
42:40Pas très dansant.
42:43Dev, si vous étiez une première fois.
42:47Ah, première fois.
42:51La première fois que je n'ai jamais fait encore.
42:54Je voudrais bien essayer de sauter un jour avec un parachute.
42:58En parachute ?
42:59Oui.
43:00Ah d'accord.
43:00Ça me fait peur.
43:01Ah oui, mais moi, jamais de la vie, vous me faites monter dans un truc comme ça.
43:04Moi, d'une part peut-être, et ça c'est très hollandais, je voudrais savoir combien c'est payé.
43:08Et si il y a un peu de prêche derrière.
43:13D'accord.
43:14Bon, bah écoutons, on lance un appel.
43:16Qui a envie de faire sauter d'oeuvre en parachute en chantant en même temps ?
43:20Thierry, qu'est-ce que vous cultivez personnellement ?
43:24Parce qu'on parle des cultivateurs, des agriculteurs.
43:26Mais vous, qu'est-ce que vous cultivez ?
43:28Je cultive beaucoup l'amitié, les relations, proches, capacité à...
43:33La proximité.
43:34La proximité.
43:36Tout ça, ça se cultive tous les jours, quelque part.
43:38L'amitié, les relations, c'est très important.
43:42Bien sûr.
43:42Donc d'avoir suffisamment de temps aussi.
43:46C'est pas facile le temps.
43:47Gérer son temps, surtout dans des métiers comme le mien, c'est précieux.
43:50Donc d'essayer d'optimiser le mieux le temps pour avoir plus, pour garder plus de contact et surtout jamais s'isoler.
43:57Bien sûr.
43:59Dave, qu'est-ce qui vous touche le plus chez les autres ?
44:03J'allais dire la fidélité, mais pas dire que je m'en appelle beaucoup.
44:08Non, ce qui me touche sur les autres, c'est la curiosité dans le sens positif.
44:12Oui, mais la curiosité, c'est pas un défaut.
44:15Ça dépend.
44:16Il y a parfois des questions qui me viennent et je sens que je ne peux pas les poser.
44:22D'accord.
44:22Donc il y a des limites quand même.
44:24Vous vous retenez, quoi ?
44:26Pas beaucoup, mais pas assez.
44:28Moi, j'aimerais bien entendre les questions en question.
44:32Quarantaine.
44:33Voilà.
44:34Allez, c'est la dernière question pour l'un et l'autre.
44:37Thierry, où est-ce que vous iriez si vous pouviez tout recommencer ?
44:41Je crois que je recommencerais la même chose.
44:42Voilà, c'est simple.
44:43Et puis avec une poigne d'humour, je pense que cette émission est super parce qu'il y a beaucoup d'humour, Dave.
44:48Ah oui, ça c'est sûr.
44:50Et Dave, qu'est-ce que vous diriez à votre vous de 20 ans ?
44:53À votre vous de 20 ans, quand vous aviez 20 ans, vous auriez un petit message à vous envoyer dans l'espace-temps ?
44:58Ferme ta gueule.
45:00Il parle trop, Dave.
45:01Voilà, c'est ça le mot de la fin.
45:02C'était excellent, merci à tous les deux, Thierry Blandinière, Dave.
45:06Dave, vous êtes l'invité d'honneur du Théâtre de la Tour Eiffel.
45:09C'est le 27 janvier à partir de 20h.
45:11On vous retrouvera aussi, appelez-le, le 25 mars.
45:14C'est bien ça que vous avez dit.
45:15À vérifier sur Internet.
45:17Non, non, mais c'est ça, vous verrez.
45:18Il y a des dates qui arrivent, de toute façon.
45:19Voilà, vous tapez « Dave » dans Google.
45:21Et puis, Thierry, toutes les infos sur le groupe InVivo, c'est invivo-groupe100e.com.
45:28Merci à tous d'avoir écouté cette superbe émission.
45:31C'était excellent, comme chaque dimanche à 19h.
45:33Vous revenez la semaine prochaine, parce qu'il y a des belles histoires qui continuent.
45:36Sans oublier « Parlons Femmes » tous les samedis à 13h30.
45:39Merci à Julien Delmas qui réalise pour vous.
45:41Et puis, je vous embrasse, moi.
45:42Bye bye.
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