- il y a 5 heures
Le 13 janvier, la commission des lois du Sénat auditionnait Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur. Au menu : le retour d'expérience sur la cyberattaque dont a été victime le ministère de l'Intérieur le 9 décembre 2025, et l'application de la proposition de loi visant à "sortir la France du piège du narcotrafic", adoptée par le parlement en avril 2025. Le ministre a rappelé les faits à propos de la cyberattaque et a détaillé les mesures mises en place par ses services pour éviter que cela ne se reproduise. Concernant la loi pour lutter contre le narcotrafic, il a détaillé l'état des décrets d'application.
Revivez leurs échanges. Année de Production : 2025
Revivez leurs échanges. Année de Production : 2025
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00...
00:00:00Effectivement, le ministère de l'Intérieur a subi une attaque cyber.
00:00:12Je tiens à préciser qu'il y a des éléments, c'est compliqué pour moi de tout dire,
00:00:17il y a des éléments qui touchent à la sécurité de nos systèmes d'information qui sont protégés.
00:00:23Premièrement, deuxièmement, il y a une enquête judiciaire en cours.
00:00:26Donc, ce qui m'empêche de révéler un certain nombre de choses,
00:00:31parce que pour certaines, je n'en ai pas forcément connaissance.
00:00:36En vrai, on a connaissance de beaucoup de choses,
00:00:38parce qu'en même temps que l'enquête chemine, nous, on travaille à renforcer nos systèmes d'information, évidemment.
00:00:45Et beaucoup de choses ont été faites immédiatement.
00:00:47Au moment où je vous parle, évidemment, il y a énormément de mesures qui ont été prises
00:00:50de protection pour tirer les conséquences de cette attaque.
00:00:56Sur les faits, comment les choses se sont passées,
00:01:02le 25 novembre, la direction générale de la police nationale a constaté
00:01:08qu'un certain nombre de mots de passe de plusieurs boîtes mail avaient été modifiés.
00:01:14et qu'on a procédé à un certain nombre de vérifications.
00:01:20Et il est apparu que ces adresses mail, qui étaient essentiellement des adresses mail de la police nationale,
00:01:27et quand je dis essentiellement, c'est exclusivement de la police nationale,
00:01:31qui ont été piratées, compromises.
00:01:34Donc, le hacker s'est rendu maître de ces boîtes mail,
00:01:39à travers lesquelles il a pu procéder à un certain nombre de recherches,
00:01:44une fois qu'il était rentré dans ces boîtes mail,
00:01:47en tapant des mots-clés.
00:01:49Et c'est là où on peut parler de défauts d'hygiène numérique.
00:01:55C'est-à-dire que sur ces boîtes mail, il a tapé une cinquantaine de mots-clés secrets,
00:02:02des noms d'applications, mots de passe,
00:02:05pour essayer de sélectionner des mails qui portaient sur ces informations.
00:02:14Et il est effectivement tombé sur des échanges entre des agents,
00:02:17qui s'échangeaient des mots de passe pour l'accès à un certain nombre d'applications.
00:02:21Alors, en même temps, je regarde les directeurs qui me confirmeront,
00:02:25parce que c'est un sujet qui est évidemment très technique.
00:02:27Et il a pu avoir une adresse mail, des mots de passe,
00:02:31qui ont ensuite pu lui permettre de rentrer sur un portail
00:02:35sur lequel figurent beaucoup d'applications de police.
00:02:40Et il a pu aller en consulter un certain nombre.
00:02:43Donc, il a pu en consulter un certain nombre.
00:02:46En fait, ce sont sur...
00:02:48Alors, je donne un chiffre, c'est un ordre de grandeur,
00:02:50mais il y a 150 applications de police.
00:02:54Il a pu, environ 150, il a pu en consulter 7.
00:02:58Donc, 7 qu'il a consultées.
00:03:00Parmi lesquelles, pour les plus importantes,
00:03:03on a le TAJ, le traitement des antécédents judiciaires,
00:03:06le fichier des personnes recherchées,
00:03:08et les fiches interpol.
00:03:12C'est pour les principales.
00:03:14Donc, voilà.
00:03:14Donc, il a consulté un certain nombre de fiches,
00:03:19et il en a extrait un certain nombre.
00:03:22Donc, il y a eu des extractions.
00:03:24Alors, j'avais donné un certain nombre d'éléments chiffrés,
00:03:27parce que je tiens quand même, et j'ouvre une parenthèse,
00:03:28à dire qu'on a fait preuve de la plus grande transparence dans ce dossier.
00:03:31Dès qu'on a eu connaissance de l'attaque,
00:03:35on a...
00:03:36J'ai été interrogé, je crois,
00:03:38très certainement, c'est pas, je crois,
00:03:39à l'Assemblée nationale,
00:03:40où j'ai donné un certain nombre d'informations très précises.
00:03:44Alors, sur ce qu'il a pu consulter,
00:03:49et surtout extraire,
00:03:50donc, les chiffres précis,
00:03:54je vais vous les donner.
00:03:56Donc, voilà.
00:03:58Donc, il a, sur le TAJ,
00:04:00oui, je l'ai là,
00:04:01sur le TAJ,
00:04:02il a...
00:04:03Alors, je tiens à préciser aussi, en préalable,
00:04:06le ministère de l'Intérieur, c'est 300 000 agents,
00:04:08c'est des centaines d'applications,
00:04:09des centaines d'applications,
00:04:11avec plusieurs portails,
00:04:13des dizaines de portails.
00:04:15Donc, là, je ne parle que d'un portail
00:04:17où il y a des applications de police.
00:04:19J'y reviendrai après.
00:04:21On sait que d'autres applications importantes,
00:04:24comme les applications de ressources humaines et autres,
00:04:26n'ont pas été visitées.
00:04:27Enfin, il n'y a pas eu d'intrusion.
00:04:29Donc, sur le...
00:04:31Pour les trois principales,
00:04:32donc,
00:04:33sept consultés,
00:04:35trois vraiment importantes,
00:04:37pour le traitement des antécédents judiciaires.
00:04:39Je tiens à dire,
00:04:39il y a 19 millions de fiches
00:04:42sur ce traitement des antécédents judiciaires.
00:04:45Il en a...
00:04:46Il en a exfiltré 72.
00:04:4972 fiches ont été exfiltrées.
00:04:52Donc,
00:04:52et il a extrait un certain nombre,
00:04:54plusieurs dizaines de milliers de lignes.
00:04:57Les lignes,
00:04:58ce sont des sommaires.
00:04:59C'est le nom de la personne,
00:05:01son état civil.
00:05:02Enfin, un certain nombre d'informations
00:05:03qui ne comporte pas
00:05:05le motif de l'inscription otage.
00:05:09Donc, 72 fiches extraites
00:05:11et plusieurs dizaines de milliers
00:05:13de lignes,
00:05:13donc de noms,
00:05:14de personnes qui sont inscrites otages.
00:05:16Ça, ça a été exfiltré.
00:05:17pour...
00:05:18Donc,
00:05:19au traitement des antécédents judiciaires.
00:05:20Pour le fichier
00:05:21des personnes recherchées,
00:05:25il a procédé à l'extraction
00:05:28de 23 fiches
00:05:32et environ 3 000 éléments de sommaire.
00:05:35Donc, c'est bien ça.
00:05:36Donc, voilà.
00:05:38Et puis,
00:05:38pour ce qui est de la fiche Interpol,
00:05:41il en a consulté 10
00:05:45et une seule a été retirée,
00:05:50a été exfiltrée.
00:05:52Alors,
00:05:52l'attaquant n'a pas procédé
00:05:54à des modifications,
00:05:55destructions,
00:05:56de quoi que ce soit.
00:05:58Donc,
00:05:58il n'est pas intervenu
00:05:59de manière active
00:06:00sur les documents.
00:06:00Il n'y a pas eu de modifications.
00:06:04Et voilà.
00:06:06Donc,
00:06:06il est resté,
00:06:08a priori,
00:06:08je suis très prudent,
00:06:10il est resté
00:06:10sur le portail
00:06:12dont je vous parle.
00:06:13Donc,
00:06:13on a deux visites
00:06:15sur deux autres portails,
00:06:17mais sans certitude
00:06:19quant au fait
00:06:19qu'il est vraiment
00:06:20cheminé dessus.
00:06:21Voilà.
00:06:21Donc,
00:06:22on n'a pas,
00:06:22à date,
00:06:23on n'a pas d'élément,
00:06:24on va dire,
00:06:25d'inquiétude.
00:06:26Mais on reste très prudent
00:06:26parce que les investigations
00:06:27se poursuivent,
00:06:28à la fois dans les services,
00:06:29évidemment,
00:06:30et à la fois en judiciaire.
00:06:34Voilà.
00:06:34Voilà ce que je peux vous dire
00:06:36sur ce qui s'est passé.
00:06:37Alors,
00:06:38on n'a plus eu de...
00:06:40Donc,
00:06:40la détection sur les dates,
00:06:41je vous redonne les dates
00:06:42pour que les choses soient précises.
00:06:43Le 25 novembre,
00:06:45la DGPN se rend compte
00:06:46que des boîtes mail
00:06:47ont été piratées.
00:06:50dès le 28 novembre,
00:06:55évidemment,
00:06:55on procède un certain nombre
00:06:56d'opérations
00:06:57de modifications
00:06:59de mots de passe
00:07:00sur ces boîtes mail.
00:07:02Et on a l'information
00:07:03qu'il a accédée
00:07:05au fichier,
00:07:06au portail, pardon,
00:07:07qui comporte tous les fichiers
00:07:08que je viens de citer,
00:07:10le 8 décembre.
00:07:12Le 8 décembre.
00:07:14Voilà.
00:07:14Et à partir de ce moment-là,
00:07:16il y a évidemment
00:07:16des enquêtes judiciaires
00:07:17qui se mettent en place,
00:07:18une enquête judiciaire
00:07:19qui se met en place.
00:07:20Les services sont saisis.
00:07:21Enfin, même avant ce moment-là,
00:07:22on a lancé
00:07:25des enquêtes judiciaires.
00:07:26Et c'est l'Office
00:07:27de lutte
00:07:28contre la cybercriminalité
00:07:30qui a été saisi
00:07:31et qui est en charge
00:07:31de ces investigations.
00:07:34Voilà.
00:07:35Alors,
00:07:35sur les mesures
00:07:37que nous avons prises
00:07:38immédiatement,
00:07:40suite à ces faits,
00:07:42donc on a évidemment
00:07:43pris un certain nombre
00:07:44de mesures
00:07:44très rapidement
00:07:47que je vais vous citer
00:07:49et dans l'ordre surtout
00:07:51dans lesquelles
00:07:52on les a prises.
00:07:55On a pris des mesures
00:07:56de court terme,
00:07:57des mesures mises en oeuvre
00:07:58à de conjoncturelles,
00:08:00tout de suite,
00:08:00immédiatement,
00:08:01pour limiter l'ampleur
00:08:03de cette attaque.
00:08:04Oui, pardon,
00:08:05à date,
00:08:05on a une personne
00:08:06qui a été interpellée.
00:08:08Elle a été interpellée.
00:08:11Donc,
00:08:11on n'a plus de traces
00:08:13actives
00:08:14d'attaques
00:08:15depuis la mi-décembre
00:08:17et la personne
00:08:17depuis le 12 décembre,
00:08:19je crois,
00:08:19où on n'a plus de...
00:08:20Attends,
00:08:20je regarde
00:08:21la date exacte.
00:08:25C'est le...
00:08:26Depuis le 17,
00:08:27on n'a plus...
00:08:28Le 16,
00:08:29voilà,
00:08:29le 16.
00:08:30Depuis le 16,
00:08:31c'est la dernière trace
00:08:32vivante,
00:08:33on va dire,
00:08:34d'intrusion
00:08:34et il est interpellé
00:08:36le 17.
00:08:38La personne
00:08:39est interpellée
00:08:40le 17.
00:08:41Donc,
00:08:41pour répondre
00:08:41à votre question,
00:08:42a priori,
00:08:43nous,
00:08:43on n'a connaissance
00:08:44que d'un auteur.
00:08:47La probabilité,
00:08:49généralement,
00:08:49l'expérience montre
00:08:50que ce sont souvent
00:08:51des groupes de hackers.
00:08:52Il n'est pas complètement
00:08:53exclu qu'il y ait
00:08:53d'autres personnes.
00:08:54Mais pour l'instant,
00:08:55on a identifié
00:08:56et interpellé
00:08:56qu'une seule personne.
00:08:58Une seule personne.
00:08:59Après,
00:08:59effectivement,
00:09:00il y a eu une revendication
00:09:01d'un groupe
00:09:01qui laisse à penser
00:09:04que l'action
00:09:05pourrait être
00:09:05une représailles
00:09:06contre une opération
00:09:07qui avait été menée
00:09:08par la brigade
00:09:08de lutte contre
00:09:09la cybercriminalité
00:09:10de la préfecture de police
00:09:12dite la Belle de C
00:09:13qui avait interpellé
00:09:14un groupe de hackers.
00:09:16Donc,
00:09:16on a l'impression
00:09:17que la revendication,
00:09:18c'est un peu
00:09:19une espèce d'action
00:09:20qui est annoncée
00:09:21en représailles.
00:09:23Alors,
00:09:23sur les mesures
00:09:24qui ont été prises
00:09:25immédiatement,
00:09:26on a immédiatement
00:09:28réinitialisé
00:09:30tous les mots de passe
00:09:31de l'ensemble
00:09:32des comptes
00:09:33gestionnaires
00:09:34de messagerie.
00:09:36On a supprimé
00:09:37un certain nombre
00:09:38de comptes
00:09:38pour ceux
00:09:39dont les agents
00:09:40étaient partis
00:09:41et qui ne les avaient
00:09:41pas supprimés.
00:09:43Ça représente
00:09:44un millier de comptes
00:09:45à peu près.
00:09:46On a réinitialisé
00:09:48les mots de passe
00:09:49des boîtes
00:09:50qui avaient été
00:09:50compromises
00:09:51immédiatement,
00:09:52tout de suite.
00:09:53Et puis,
00:09:54on a surtout procédé,
00:09:55alors un travail
00:09:56qui a été important,
00:09:56qui a été fait
00:09:57par les équipes,
00:09:58à partir de la,
00:09:59j'emploie le mot signature,
00:10:01ce n'est pas le mot technique,
00:10:02mais de l'assaillant,
00:10:03on a regardé
00:10:04partout où il était passé
00:10:05dans nos systèmes.
00:10:06Donc,
00:10:06c'est d'ailleurs comme ça
00:10:07qu'on a repéré
00:10:08ensuite
00:10:09les sept applications
00:10:11qu'il a visitées
00:10:12et puis sa trace
00:10:14dans deux autres portails,
00:10:15même si,
00:10:16encore une fois,
00:10:16dans ces deux portails,
00:10:18il n'y a pas eu
00:10:18d'action de sa part.
00:10:21Donc,
00:10:22on a fait ce qu'on appelle
00:10:23un criblage
00:10:24et un rétro-criblage
00:10:25pour essayer de voir
00:10:25par où il était passé.
00:10:27Alors,
00:10:28évidemment,
00:10:28mais ça,
00:10:28ça ne relève pas
00:10:29de ma compétence,
00:10:30mais c'est l'ANSI
00:10:31qui est en charge de ça
00:10:31puisque l'ANSI
00:10:32a été associée
00:10:33dès le départ
00:10:33à tout cela.
00:10:36Cette signature,
00:10:36elle a été communiquée
00:10:37à tous les ministères
00:10:38en interministériel
00:10:39pour qu'on puisse s'assurer
00:10:40que l'assaillant
00:10:41n'ait pas agi
00:10:42dans d'autres ministères.
00:10:43Et je n'ai pas connaissance,
00:10:45moi,
00:10:45des investigations en cours
00:10:46dans d'autres ministères.
00:10:48On a ensuite analysé
00:10:50l'ensemble des journaux
00:10:51d'activité
00:10:51sur toutes les applications
00:10:52pour essayer
00:10:54de retrouver trace
00:10:55de cet assaillant
00:10:56ou d'une autre intrusion
00:10:59malveillante.
00:11:00donc on a ensuite
00:11:04effectué un certain
00:11:05de basculements
00:11:06sur tous nos profils
00:11:07Orion
00:11:07et puis on a transmis,
00:11:10comme je le disais
00:11:10à l'instant,
00:11:11les indicateurs
00:11:12de compromission
00:11:13à l'ANSI
00:11:14qui a fait le relais
00:11:15à tous les ministères.
00:11:17Ça, c'était pour les actions
00:11:18évidemment d'urgence
00:11:20immédiates
00:11:22et puis ensuite,
00:11:24on a imposé aussi
00:11:25la double authentification
00:11:27systématique
00:11:28sur tous les portails
00:11:30qui avaient été,
00:11:32sur toutes les applications
00:11:33qui figuraient
00:11:34sur le portail
00:11:35sur lequel avait pénétré
00:11:36l'assaillant.
00:11:37On a immédiatement imposé
00:11:38la double authentification,
00:11:39double authentification,
00:11:40ce qui est évidemment
00:11:41très lourd pour les agents.
00:11:42Ça veut dire,
00:11:43on aura l'occasion
00:11:44de préciser
00:11:44ce que ça signifie exactement
00:11:45en réponse éventuellement
00:11:47à vos questions.
00:11:49Ensuite...
00:11:49Vous pouvez nous dire
00:11:50tout de suite
00:11:50ce que c'est
00:11:51que la double identification ?
00:11:52Alors, je parle
00:11:52sous votre contrôle,
00:11:53c'est l'utilisation
00:11:54à la fois d'une carte,
00:11:56donc soit les agents
00:11:57ont une carte sécurisée,
00:11:58donc c'est la carte,
00:12:00bon, tout le monde
00:12:00n'a pas de carte,
00:12:02soit c'est une double,
00:12:03il y a un double mot,
00:12:04voilà, la carte
00:12:05que vous voyez ici,
00:12:06donc on n'est pas filmée,
00:12:08donc qui est une carte
00:12:09authentifiée,
00:12:10ou alors c'est
00:12:10le double verrou
00:12:12pour entrer
00:12:12sur une application
00:12:13en général,
00:12:13c'est ça.
00:12:14Donc, il y a
00:12:16deux manipulations.
00:12:19Voilà,
00:12:20donc sur le moyen
00:12:21et le long terme,
00:12:21évidemment,
00:12:22on va généraliser
00:12:23cette double authentification
00:12:24sur tous les portails,
00:12:25sur toutes nos applications,
00:12:26que ce soit
00:12:27des applications
00:12:27police ou hors police,
00:12:29et ça,
00:12:29ce travail,
00:12:30il est en cours,
00:12:31il est en cours,
00:12:33on a des centaines
00:12:34d'applications,
00:12:35il faut bien l'avoir en tête,
00:12:36applications police,
00:12:37on a des applications
00:12:38comme la NEF,
00:12:39Rezana,
00:12:40on a énormément,
00:12:41énormément d'applications.
00:12:43Ensuite,
00:12:44on a évidemment
00:12:44renforcé
00:12:45les contrôles internes
00:12:46sur les pratiques
00:12:46de sécurité,
00:12:48nous travaillons
00:12:48à une nouvelle messagerie,
00:12:50à la mise en place
00:12:51d'une nouvelle messagerie,
00:12:52plus sécurisée,
00:12:55bien sûr,
00:12:56bien sûr,
00:12:57et puis,
00:12:58on a créé,
00:13:00voilà,
00:13:00un certain nombre de,
00:13:01on a lancé,
00:13:02pardon,
00:13:02un certain nombre
00:13:02d'audits.
00:13:03Moi,
00:13:04j'ai saisi l'ANSI,
00:13:05j'ai demandé un audit
00:13:06aux inspections générales,
00:13:08et donc,
00:13:10on travaille,
00:13:10évidemment,
00:13:11en interne
00:13:12à plusieurs procédures
00:13:14d'audits
00:13:14qui ont été lancées.
00:13:16Donc,
00:13:16voilà pour les mesures
00:13:17qui ont été
00:13:17mises en œuvre.
00:13:20Je dois dire quand même
00:13:20qu'évidemment,
00:13:23c'est tout ça
00:13:23et ce qui est passé
00:13:25est très grave,
00:13:25je l'avais dit,
00:13:26redit,
00:13:27j'assume de le dire,
00:13:29mais je dois dire aussi
00:13:29que le ministère
00:13:30a fait des efforts
00:13:31énormes ces dernières années,
00:13:32comme tous les ministères,
00:13:34pour sécuriser
00:13:34ces systèmes d'information,
00:13:36notamment à l'approche
00:13:37des JO,
00:13:37pas seulement,
00:13:38mais notamment
00:13:38à l'approche des JO.
00:13:40Sécuriser des systèmes
00:13:41d'information,
00:13:41ça veut dire déjà
00:13:42d'établir une cartographie
00:13:43de tous les systèmes critiques,
00:13:45ce qui a été fait
00:13:47dans le cadre des Jeux,
00:13:49de mettre en œuvre
00:13:50des procédures
00:13:50d'homologation systématique
00:13:52qui se font
00:13:52au fur et à mesure.
00:13:55Voilà,
00:13:55moi je l'ai vécu
00:13:56quand j'étais préfet de police
00:13:57en tant que chef
00:13:58d'administration.
00:14:00Plusieurs de nos systèmes
00:14:01d'information
00:14:01sont passés au crible
00:14:02de l'ANSI
00:14:03et on a homologué
00:14:05les uns après les autres
00:14:06tous nos systèmes
00:14:07d'information.
00:14:10Je vais y venir,
00:14:11je vais y venir.
00:14:11Donc ensuite,
00:14:12ensuite,
00:14:13on a mis sous supervision
00:14:20les systèmes
00:14:21qui sont les plus critiques.
00:14:23Et ça,
00:14:23c'est une mission
00:14:24qui est confiée
00:14:25au centre de cyberdéfense
00:14:26du ministère de l'Intérieur
00:14:27qui, en temps réel,
00:14:29suit un certain nombre,
00:14:30le fonctionnement
00:14:30d'un certain nombre
00:14:31d'applications.
00:14:32J'ai eu la chance
00:14:32de les visiter,
00:14:33ils sont dans un endroit
00:14:34qui est tenu évidemment secret
00:14:35et ils suivent en temps réel
00:14:37les applications.
00:14:38Et le nombre d'applications
00:14:39suivies n'a cessé d'augmenter.
00:14:41Il n'a cessé d'augmenter
00:14:42ces dernières années
00:14:44et surtout,
00:14:45le volume d'informations
00:14:46qui peut être criblées
00:14:47n'a cessé également d'augmenter.
00:14:49Je pourrais éventuellement
00:14:50vous donner un certain nombre
00:14:51de chiffres,
00:14:53évidemment,
00:14:53à cet égard.
00:14:59Et évidemment,
00:15:00au sein des...
00:15:02Pour les forces
00:15:03de sécurité intérieure,
00:15:04on a mis en place
00:15:05évidemment tout un tas...
00:15:06Alors je parle avant l'attaque,
00:15:08tout ce dont je parle,
00:15:08c'était avant l'attaque.
00:15:10On a eu un certain nombre
00:15:11d'homologations,
00:15:14de mesures de prévention
00:15:15qui ont été mises en oeuvre.
00:15:18Voilà.
00:15:18Alors la question évidemment,
00:15:19c'est est-ce que les moyens
00:15:20alloués sont suffisants ?
00:15:21Enfin oui,
00:15:21on a quand même
00:15:22dans chaque service
00:15:23des responsables
00:15:24de la sécurité numérique
00:15:25qui sont désignés,
00:15:26qui sont responsables
00:15:27de ces questions.
00:15:28On a le centre
00:15:28de cyberdéfense
00:15:30du ministère de l'Intérieur
00:15:31qui comporte
00:15:32plusieurs dizaines d'agents
00:15:33et on a investi
00:15:35évidemment chaque année
00:15:35des sommes d'argent
00:15:37considérables
00:15:37dans la sécurisation
00:15:38de nos systèmes
00:15:39d'information.
00:15:41Voilà ce que je pouvais
00:15:42vous dire.
00:15:43Je ne sais pas
00:15:44si vous voyez autre chose
00:15:45à rajouter sur cette attaque.
00:15:46C'est très compliqué.
00:15:49On a quand même
00:15:50des investigations judiciaires
00:15:51en cours.
00:15:52À date,
00:15:53je ne suis pas certain
00:15:55qu'on ait tout identifié,
00:15:57mais la probabilité
00:15:58est même assez forte
00:15:59qu'on ait identifié
00:16:00l'ampleur de l'attaque
00:16:02dont on a été victime.
00:16:03je n'ai pas connaissance
00:16:04à date d'autres éléments
00:16:06que les éléments chiffrés
00:16:07que je vous ai donnés
00:16:07sur les éléments
00:16:09qui ont pu être
00:16:09exfiltrés
00:16:10de nos systèmes
00:16:11d'information.
00:16:12Je n'ai pas connaissance
00:16:13d'autres éléments
00:16:14d'information.
00:16:15Nous avons immédiatement
00:16:16mis en place
00:16:16des cellules
00:16:18que je vais appeler
00:16:19cellules de crise.
00:16:20Ce n'est pas le nom exact,
00:16:21mais qui se réunit
00:16:23tous les jours.
00:16:25On a deux points
00:16:25de synthèse par jour.
00:16:26Ces derniers temps,
00:16:27on est passé
00:16:27à un point de synthèse.
00:16:28Moi, je les ai,
00:16:29ils me sont remis
00:16:30à l'ensemble de l'équipe
00:16:32et ma directrice de cabinet
00:16:33et moi-même personnellement
00:16:34pour suivre
00:16:35au fur et à mesure
00:16:37à la fois
00:16:38les actions
00:16:39de remédiation
00:16:40qu'on met en place
00:16:40et ce qu'on détecte
00:16:42sur l'assaillant.
00:16:44Encore une fois,
00:16:44indépendamment
00:16:45de la procédure judiciaire.
00:16:46Indépendamment
00:16:46de la procédure judiciaire.
00:16:50Voilà.
00:16:50Donc,
00:16:51on peut considérer
00:16:52que pour ce qui est
00:16:52de l'attaque,
00:16:53elle a été endiguée.
00:16:54Donc, elle est endiguée
00:16:55et que maintenant,
00:16:56on est dans une démarche
00:16:57de remédiation
00:16:58mais qui sera forcément longue.
00:17:00qui sera forcément
00:17:01très longue.
00:17:02Et encore une fois,
00:17:02j'insiste,
00:17:02nous avons des centaines
00:17:03d'applications,
00:17:04300 000 utilisateurs
00:17:05et des problèmes
00:17:06d'hygiène numérique
00:17:07qui sont à la base
00:17:08de cette attaque
00:17:09sont pour nous
00:17:11une vraie difficulté.
00:17:13D'autant plus
00:17:14qu'on comprend
00:17:15que l'assaillant
00:17:16a ciblé
00:17:17ceux des personnels
00:17:18qui étaient quand même
00:17:19au cœur de ces sujets.
00:17:21Donc, voilà.
00:17:21On a été quand même
00:17:22un peu surpris
00:17:23de constater
00:17:23qu'il pouvait y avoir
00:17:24des échanges
00:17:25de mots de passe
00:17:26par mail.
00:17:26ce qui permet ensuite
00:17:30d'accéder
00:17:30à des applications,
00:17:31évidemment.
00:17:32C'est le cas
00:17:32de l'agent
00:17:33qui va être en télétravail,
00:17:34c'est le cas
00:17:34de l'agent
00:17:34qui n'a plus son code,
00:17:36qui n'a plus...
00:17:36Voilà.
00:17:37Et donc,
00:17:38c'est pour ça
00:17:38qu'on a souhaité
00:17:39évidemment renforcer
00:17:41nos systèmes
00:17:41d'informations,
00:17:43nos systèmes
00:17:44de sécurisation
00:17:45avec cette double
00:17:45authentification systématique.
00:17:47Voilà ce que je veux vous dire.
00:17:48Précisément,
00:17:48M. le ministre,
00:17:49sans en sorte,
00:17:50pour continuer
00:17:51sur ce point,
00:17:53de ce que vous indiquez,
00:17:54en fait,
00:17:54j'ai compris,
00:17:54le double mot de passe
00:17:55fait que ça n'est pas
00:17:56aussi facile peut-être
00:17:57de hacker une messagerie
00:18:00que ça ne l'a été.
00:18:01Mais la question,
00:18:03elle est moins celle
00:18:03du double mot de passe,
00:18:04si je comprends bien,
00:18:05c'est que de la nature
00:18:06des échanges.
00:18:07Donc,
00:18:07quelles sont les instructions
00:18:09qui sont données au personnel
00:18:10de ce point de vue ?
00:18:11Puisque c'était manifestement,
00:18:13enfin,
00:18:13je pense que ce ne sont pas
00:18:14les instructions
00:18:15du ministère de Théoré
00:18:15que dire échanger
00:18:16vos mots de passe par mail.
00:18:17Non, non, non.
00:18:18Donc,
00:18:19quelle est la remédiation
00:18:21que vous avez trouvée
00:18:22de ce point de vue ?
00:18:22D'abord,
00:18:23il y a des instructions
00:18:24permanentes.
00:18:24Évidemment,
00:18:25c'est totalement proscrit
00:18:26d'échanger des éléments
00:18:27par messagerie.
00:18:29On passe des messages réguliers.
00:18:30On fait des tests.
00:18:32On fait des tests.
00:18:33On fait des tests.
00:18:35On teste les agents
00:18:35pour éviter
00:18:36qu'ils commettent
00:18:38ce type d'imprudence
00:18:39ou voir qu'ils se fassent
00:18:40hameçonner aussi.
00:18:41Il y a aussi
00:18:41les tests anti-hameçonnage.
00:18:43Ce que je tiens à dire,
00:18:44c'est que chaque application
00:18:45où il y avait une double
00:18:46authentification,
00:18:48c'est-à-dire
00:18:49l'enseignant n'a pas rentré
00:18:52sur toutes les applications
00:18:53qui a été déjà pourvue
00:18:54de la double authentification
00:18:55et il y en avait,
00:18:57il y en a,
00:18:58il n'a pas pu pénétrer.
00:18:59Ça, c'est certain.
00:19:00On sait qu'il a tenté,
00:19:01mais il n'a pas pu pénétrer.
00:19:03Voilà.
00:19:03Et donc,
00:19:04on utilise la carte agent
00:19:05et on renouvelle très régulièrement
00:19:06les mots de passe aussi.
00:19:07C'est quelque chose
00:19:07qu'on demande de manière...
00:19:08Voilà.
00:19:08Donc, il y a des instructions
00:19:09permanentes d'hygiène numérique
00:19:11qu'on adresse aux agents
00:19:12et qu'ils doivent évidemment
00:19:13suivre avec beaucoup
00:19:15de précaution
00:19:16et d'attention.
00:19:17Non, non, pour moi,
00:19:25c'est bon.
00:19:25Sauf si on finit les questions
00:19:27peut-être sur ce sujet.
00:19:28Sur ce sujet.
00:19:30Madame Aribet
00:19:30et après M. Benaroche
00:19:31et Mme Delagontri ensuite.
00:19:33C'est une question,
00:19:34en même temps,
00:19:35une remarque
00:19:35parce que moi,
00:19:36j'ai le souvenir quand même
00:19:37dans d'autres fonctions
00:19:39que vous aviez
00:19:41pour les Jeux olympiques,
00:19:42que vous étiez venu
00:19:43nous expliquer
00:19:43la qualité
00:19:44des mesures de sécurité
00:19:46qui avaient été mises en place
00:19:48sur ces éléments
00:19:50de cybersécurité.
00:19:52L'impression qu'on a,
00:19:55c'est quand même
00:19:55qu'il y a eu un relâchement
00:19:57ou en tout cas
00:19:57un manque de culture,
00:20:00de vigilance
00:20:01en matière de cybersécurité
00:20:03qui, quand même...
00:20:06C'est quand même
00:20:07un peu effarant.
00:20:08C'est-à-dire que même nous,
00:20:09ici,
00:20:10on a des doubles authentifications
00:20:12pour rentrer
00:20:13sur nos comptes,
00:20:16nos fameux comptes Julien.
00:20:19Donc, je veux dire,
00:20:20on a du mal
00:20:21à comprendre
00:20:22en tout cas
00:20:22les pratiques
00:20:24qui couraient
00:20:26avant cette attaque.
00:20:30Donc, tout ce que vous dites,
00:20:31c'est du bon sens
00:20:32et à mon avis,
00:20:33oui,
00:20:34c'est des bonnes réactions.
00:20:35Mais est-ce qu'il n'y a pas eu
00:20:36un relâchement quand même
00:20:37depuis les Jeux olympiques
00:20:38où vous nous aviez
00:20:40beaucoup impressionnés
00:20:41sur les mesures de sécurité
00:20:42qui ont été prises
00:20:43et qui ont visiblement
00:20:45donné des résultats ?
00:20:47Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
00:20:48J'espère qu'on n'a pas fait
00:20:49que vous vous impressionnez
00:20:49sur la façon
00:20:50dont on a présenté les choses
00:20:51parce que c'était quand même
00:20:52un sacré challenge.
00:20:53J'ai beaucoup pensé
00:20:53qu'on allait se planter quand même.
00:20:54Je veux le redire.
00:20:57Non,
00:20:57quand on est venu ici,
00:20:59quand on est venu avec...
00:21:00Enfin, moi,
00:21:00comme préfet de police à l'époque,
00:21:02Gérald Darmanin,
00:21:03comme ministre de l'Intérieur,
00:21:04on vous a présenté
00:21:05tout ce qu'on avait fait
00:21:05en termes de sécurisation
00:21:07de nos systèmes d'information
00:21:08qui étaient dédiés aux Jeux.
00:21:10Il n'y a pas un monde
00:21:11ou un assaillant
00:21:11qui s'en serait pris
00:21:12aux Jeux Olympiques
00:21:13qui allait attaquer
00:21:13le Tâche ou le FPR.
00:21:15Donc,
00:21:16ce n'est pas le sujet.
00:21:17Le sujet,
00:21:18c'était le système de billetterie.
00:21:19C'était le système
00:21:20qu'on a créé.
00:21:21D'ailleurs,
00:21:21on en avait débattu ici même
00:21:23pour assurer
00:21:24nos fameux QR codes,
00:21:25les contrôles.
00:21:26Tout ça,
00:21:26c'était robuste,
00:21:27c'était solide
00:21:27parce que ce qu'on a sécurisé,
00:21:29ce qu'on a priorisé
00:21:30une sécurisation,
00:21:32Olivier,
00:21:32je parle sous ton contrôle,
00:21:33de tous les systèmes
00:21:34d'information
00:21:34qu'on a utilisés
00:21:35pendant les Jeux.
00:21:37Voilà,
00:21:37donc toutes les bases
00:21:38de données des Jeux
00:21:39ont été hyper sécurisées
00:21:40et de fait,
00:21:41malgré les nombreuses tentatives
00:21:43qu'il y a eu,
00:21:44il n'y a pas eu
00:21:44d'intrusion
00:21:46sur les systèmes
00:21:47informatiques des Jeux.
00:21:48Mais là,
00:21:49on parle
00:21:49des centaines
00:21:51d'autres fichiers
00:21:52du ministère,
00:21:52des autres applications.
00:21:54C'était une priorité,
00:21:56la sécurisation du cyber
00:21:57pendant les Jeux
00:21:57et on a mis le paquet
00:21:59sur toutes ces applications
00:22:00qui ont été,
00:22:02pour certaines,
00:22:03créées pour les Jeux
00:22:03ou utilisées
00:22:04de manière massive
00:22:05pour les Jeux
00:22:05et elles étaient
00:22:06totalement sécurisées.
00:22:07Je dirais,
00:22:07ce n'est pas un relâchement.
00:22:09Il y a une remise
00:22:10à niveau
00:22:10dans tous les ministères.
00:22:13Les failles
00:22:15qui existent
00:22:15dans nos systèmes
00:22:16d'information,
00:22:16elles sont connues,
00:22:17on y remédie
00:22:18dans tous les ministères
00:22:19et ces dernières années,
00:22:21on a fait beaucoup d'efforts
00:22:22mais force est de constater
00:22:23qu'il y a encore
00:22:24des efforts à mener.
00:22:24C'est ce qu'on fait
00:22:25au ministère de l'Intérieur.
00:22:29Sans rentrer dans le détail
00:22:30des explications factuelles
00:22:32et je vous remercie
00:22:32que vous nous avez donné,
00:22:33Monsieur le ministre,
00:22:34trois questions
00:22:34qui essaye d'élargir
00:22:37en prévision 2
00:22:38et en fonction
00:22:39de ce qui vient de se passer.
00:22:40La première,
00:22:41on a une directive
00:22:42qui s'appelle
00:22:42NIS 2.
00:22:43Cette directive,
00:22:44elle est censée
00:22:44nous faire progresser
00:22:45en matière d'évaluation
00:22:46et de protection
00:22:47contre les attaques,
00:22:50contre les cyberattaques.
00:22:51Voilà.
00:22:51Elle aurait dû rentrer en vigueur,
00:22:52cette directive,
00:22:53mais elle n'est pas rentrée en vigueur
00:22:54puisque le texte
00:22:56sur la cybersécurité
00:22:57est toujours en suspens.
00:22:59Donc,
00:22:59ma question est,
00:23:00bien qu'elle ne soit pas rentrée
00:23:01en vigueur,
00:23:02aujourd'hui,
00:23:02est-ce que les différentes entités
00:23:04dépendantes du ministère
00:23:05de l'Intérieur
00:23:06sont déjà en conformité
00:23:07avec la directive
00:23:08NIS 2 ?
00:23:10Deuxième question,
00:23:11il y a eu une cyberattaque,
00:23:12elle est l'objet d'individus,
00:23:13peut-être un seul,
00:23:14peut-être plusieurs,
00:23:14on ne sait pas exactement,
00:23:15l'enquête est en cours,
00:23:16très bien.
00:23:17Mais aujourd'hui,
00:23:17on sait par contre
00:23:18que l'État,
00:23:19via la DGSI,
00:23:21contractualise
00:23:22avec une société
00:23:23qui s'appelle Palantir.
00:23:25La société Palantir,
00:23:25c'est le principal sous-traitant américain
00:23:27en s'ambiance
00:23:28avec l'appareil de surveillance US.
00:23:30Donc,
00:23:30ma question,
00:23:31un peu étendue
00:23:31par rapport à l'affaire,
00:23:32c'est comment garantir
00:23:33notre souveraineté
00:23:34sur nos fichiers,
00:23:36et c'est sur ceux
00:23:36du ministère de l'Intérieur,
00:23:37en faisant entrer
00:23:38une entité
00:23:39au service
00:23:39d'une puissance étrangère
00:23:40dans nos propres services,
00:23:41surtout quand on connaît
00:23:42aujourd'hui
00:23:43la situation internationale.
00:23:45Et dernière question,
00:23:45on sait que le vol de données
00:23:47se multiplie,
00:23:47pas seulement au ministère
00:23:48de l'Intérieur,
00:23:49partout,
00:23:50beaucoup d'entre nous
00:23:51ont déjà été victimes
00:23:52sûrement de vols de données.
00:23:53Il y a un chiffre qui circule,
00:23:54je ne sais pas si vous le confirmerez,
00:23:55qui dit qu'il y a
00:23:569 Français sur 10
00:23:57qui, d'une manière
00:23:58ou d'une autre,
00:23:58par l'intermédiaire
00:23:59d'un organisme quelconque,
00:24:00Sécurité sociale
00:24:01ou banque ou autre,
00:24:03a été victime
00:24:03d'un vol des données.
00:24:05Donc,
00:24:05est-ce qu'il y a
00:24:05un certain nombre
00:24:06de mesures
00:24:07qui sont mises en place
00:24:08par le ministère
00:24:10de l'Intérieur
00:24:10pour stopper,
00:24:11non pas le vol de données
00:24:12mais pour stopper
00:24:13la revente de ces données
00:24:14puisque la plupart du temps
00:24:15les données sont volées
00:24:16pour être revendues.
00:24:18Merci.
00:24:18Madame Delagontry.
00:24:21Merci Madame la Présidente.
00:24:23Merci Monsieur le Ministre
00:24:24de votre sincérité
00:24:25mais c'est vrai
00:24:26que la description
00:24:27que vous faites
00:24:28est assez effarante.
00:24:29on identifie
00:24:33une espèce
00:24:33de naïveté
00:24:34ou pour ne pas dire
00:24:35amateurisme
00:24:36dans la façon
00:24:37dont tout ça
00:24:37a pu être géré
00:24:39en amont
00:24:39et vous faites référence
00:24:41au jeu,
00:24:42vous avez raison
00:24:42mais donc
00:24:43si j'ai bien compris
00:24:44il y avait plus
00:24:45de sécurité
00:24:45pour un visiteur
00:24:46qui avait un billet
00:24:47pour aller au JO
00:24:48pour assister à une épreuve
00:24:49que pour accéder
00:24:50aux fichiers de police
00:24:51donc on est quand même
00:24:52dans un schéma
00:24:55qui est absolument
00:24:56ahurissant
00:24:57puisque si on en croit
00:24:59à la presse
00:25:00c'était tellement facile
00:25:01qu'un môme de 22 ans
00:25:02a pu pénétrer
00:25:03dans votre système
00:25:04et dans le portail
00:25:05je pense que c'est Kéops
00:25:05dont vous parlez
00:25:07donc tout ça
00:25:08est assez préoccupant
00:25:09parce que
00:25:10je n'ai pas l'impression
00:25:11de ce que vous évoquez
00:25:12que la formation
00:25:13ou la compétence exceptionnelle
00:25:14de ce jeune homme
00:25:15ait été mise en avant
00:25:17il faut dire que
00:25:18si on a le mot de passe
00:25:19et tout ce qu'il faut
00:25:21c'est pas très compliqué
00:25:21de pénétrer bien
00:25:23alors vous avez évoqué
00:25:25alors j'ai pas très bien compris
00:25:27parce que vous avez évoqué
00:25:28sept
00:25:29sept applis
00:25:31mais en fait
00:25:33vous n'en avez évoqué
00:25:33que trois
00:25:34si j'imagine que c'est
00:25:35les principales
00:25:35le TAJ
00:25:37le FPR
00:25:38et les fiches
00:25:39Interpol
00:25:40est-ce que vous pouvez
00:25:41nous affirmer
00:25:42que donc il n'y a eu
00:25:43ni modifs
00:25:44ni destruction
00:25:46des fiches contenues
00:25:48est-ce que
00:25:50il y a eu
00:25:51est-ce que ces fichiers
00:25:52permettent
00:25:53l'accès à des procédures
00:25:55pénales en cours
00:25:56vous savez que le TAJ
00:25:57c'est l'ensemble
00:25:58des mises en cause
00:25:59c'est ce qui fait d'ailleurs
00:26:00que la plupart des français
00:26:01sont dans le TAJ
00:26:01et ne le savent pas
00:26:02comment expliquez-vous
00:26:07que la double identification
00:26:08n'ait pas été mis en place
00:26:09plus tôt
00:26:09parce qu'on souriait
00:26:10parce qu'on est
00:26:11d'un naturel souriant
00:26:12mais même pour faire
00:26:14notre compta au Sénat
00:26:15on doit faire
00:26:15une double identification
00:26:16n'importe quel compte bancaire
00:26:17on a une double identification
00:26:19donc c'est quelque chose
00:26:21d'assez ahurissant
00:26:22est-ce que vous pouvez
00:26:25affirmer que donc
00:26:26certaines applications
00:26:28qui avaient cette double identification
00:26:29n'ont pas été pénétrées
00:26:31et enfin
00:26:32est-ce qu'il y a eu
00:26:34des sanctions
00:26:34à l'égard des personnels
00:26:36qui n'ont pas respecté
00:26:38si j'ai bien compris
00:26:39les règles de sécurité
00:26:40qui leur avaient été demandées
00:26:41Merci
00:26:43Monsieur Hussain Bourgi
00:26:44Merci Madame la Présidente
00:26:47Monsieur le Ministre
00:26:49je voudrais commencer
00:26:49par vous remercier
00:26:50pour la transparence
00:26:52dont vous avez fait preuve
00:26:53depuis le début
00:26:54de cette audition
00:26:55cela vous honore
00:26:57et cela honore
00:26:57toute démocratie
00:26:58dans laquelle
00:27:00un responsable politique
00:27:01vient dire les choses
00:27:02aussi simplement
00:27:03que vous les avez dites
00:27:04donc merci pour cela
00:27:05je voudrais pour ma part
00:27:07témoigner
00:27:08de ce que nous vivons
00:27:10à savoir
00:27:11le risque cyber
00:27:12qui est partout
00:27:13dans nos départements
00:27:14respectifs
00:27:15il y a des communes
00:27:16dans les sites internet
00:27:17sont hackés
00:27:18il y a des hôpitaux
00:27:19il y a divers organismes
00:27:22publics comme privés
00:27:23dont les sites
00:27:24et les données
00:27:25sont hackés
00:27:26pendant très longtemps
00:27:27en France
00:27:27à ce qu'on parlait
00:27:28de la sécurité
00:27:29on parlait de la sécurité
00:27:30des personnes
00:27:31et des biens
00:27:31peut-être que le moment
00:27:33est venu
00:27:33de revoir notre doctrine
00:27:35consistant à dire
00:27:36que les données
00:27:37sont aussi importantes
00:27:38à préserver
00:27:39et à prendre en compte
00:27:41la donnée
00:27:41comme étant
00:27:43un objet
00:27:44à part entière
00:27:46d'intérêt
00:27:47dans notre doctrine
00:27:48et dans notre philosophie
00:27:49et dans notre approche
00:27:50de la sécurité
00:27:51sécurité des biens
00:27:52sécurité des personnes
00:27:53sécurité des données
00:27:54parce qu'aujourd'hui
00:27:55lorsqu'on vous prive
00:27:57de vos données
00:27:57et vous le savez
00:27:59les données peuvent être
00:28:00sensibles
00:28:00parfois elles ne le sont pas
00:28:02mais lorsqu'elles sont sensibles
00:28:03elles peuvent avoir
00:28:04des conséquences
00:28:05délétères
00:28:06pour les personnes
00:28:08qui
00:28:08en sont
00:28:10les victimes
00:28:10ma question
00:28:12ou ma double question
00:28:14est la suivante
00:28:15première question
00:28:16est-ce que les personnes
00:28:17dont les données
00:28:18ont été
00:28:19retirées
00:28:20ont été
00:28:21récupérées
00:28:24par le hacker
00:28:25ont été
00:28:25approchées
00:28:26par vos services
00:28:28par les services
00:28:28de l'état
00:28:29pour savoir
00:28:30tout simplement
00:28:31est-ce que ce hacker
00:28:32ou d'autres donneurs
00:28:33d'ordre
00:28:33ont pu en faire
00:28:34un usage
00:28:35contre les personnes
00:28:37concernées
00:28:38deuxième chose
00:28:40à quelle échéance
00:28:42pensez-vous
00:28:45vous
00:28:46mais
00:28:47le gouvernement
00:28:47de manière générale
00:28:48pouvoir nous présenter
00:28:50un projet d'action
00:28:51qui nous
00:28:53prépare
00:28:54à ce type de risque
00:28:55aujourd'hui
00:28:56on parle d'un fait
00:28:57qui est survenu
00:28:57très bien
00:28:58c'est normal
00:28:59de le comprendre
00:29:00c'est normal
00:29:01de l'appréhender
00:29:02mais ce qui m'importe
00:29:03c'est de me projeter
00:29:04dans les 5
00:29:04les 10
00:29:05les 15
00:29:05les 20 prochaines années
00:29:06comment la France
00:29:08aujourd'hui
00:29:08travaille-t-elle
00:29:09pour être mieux outillée
00:29:11pour tout simplement
00:29:13éviter ce genre
00:29:14de situations
00:29:15qui peuvent être
00:29:15délétères
00:29:16pour à la fois
00:29:17les informations
00:29:18personnelles
00:29:19mais aussi
00:29:20pour l'économie
00:29:21parce que vous le savez
00:29:22avec le piratage
00:29:23on peut mettre un pays
00:29:24à l'arrêt
00:29:25sur le plan économique
00:29:26en bloquant
00:29:27les voies de transport
00:29:29les aéroports
00:29:30les gares
00:29:31et donc
00:29:32nous avons besoin
00:29:33d'être rassurés
00:29:34et de rassurer
00:29:35notre population
00:29:37qui a découvert
00:29:38ces faits-là
00:29:39tant que ça se limitait
00:29:40à une commune
00:29:41ou à un hôpital
00:29:42ça créait
00:29:43de l'émoi
00:29:44au niveau local
00:29:45mais quand ça concerne
00:29:46le ministère
00:29:46de l'Intérieur
00:29:47là l'inquiétude
00:29:48grandit
00:29:48nous avons besoin
00:29:49de rassurer
00:29:50nos concitoyens
00:29:51nous avons besoin
00:29:51de rassurer
00:29:52nos compatriotes
00:29:53et pour les rassurer
00:29:54il faut poser des actes
00:29:55pas tout de suite
00:29:56mais dans quelques semaines
00:29:58dans quelques mois
00:29:58peut-être
00:29:59il serait bon
00:29:59qu'on puisse avoir
00:30:00un véritable cap
00:30:02qui engage notre pays
00:30:03pour les prochaines années
00:30:03en matière de lutte
00:30:04contre le risque cyber
00:30:05Merci
00:30:07et enfin
00:30:07je crois sur le sujet
00:30:08Madame Josande
00:30:09Merci Madame la Présidente
00:30:11Monsieur le Ministre
00:30:12merci effectivement
00:30:13pour ces explications
00:30:14et votre transparence
00:30:15donc je ne sais pas
00:30:15si vous pourrez aller
00:30:16jusqu'à ce niveau
00:30:16de réponse
00:30:17mais j'ai une question
00:30:18de profane
00:30:20en termes de technologie
00:30:21et de cybersécurité
00:30:22le point de départ
00:30:24c'est le constat
00:30:24de l'infraction
00:30:25moi j'ai une interrogation
00:30:28profonde
00:30:28sur le constat
00:30:30de l'infraction
00:30:30et comment
00:30:32puisque j'ai cru
00:30:33comprendre que dans
00:30:34cette affaire
00:30:34vous aviez
00:30:35pisté
00:30:36ou en tout cas
00:30:37été alerté
00:30:38de la situation
00:30:41par le fait
00:30:41qu'il y avait
00:30:42une consultation
00:30:42anormale
00:30:43de la part
00:30:44d'un seul agent
00:30:44ou en tout cas
00:30:45une consultation répétée
00:30:46dédiée fichier
00:30:48et que c'est ça
00:30:48qui vous a mis
00:30:49en alerte
00:30:50donc oui
00:30:50de la situation
00:30:51où quelqu'un
00:30:52qui serait un peu
00:30:53plus averti
00:30:56ferait en sorte
00:30:58de distiller
00:30:59ses consultations
00:31:01pour être moins repéré
00:31:02d'ailleurs peut-être
00:31:04cela se passe-t-il
00:31:05et notamment
00:31:05dans le cas
00:31:06où là
00:31:06vous avez remonté
00:31:07la chaîne
00:31:07pour constater
00:31:09qu'effectivement
00:31:09puisque vos agents
00:31:10s'en sont forcément
00:31:11défendus
00:31:11et vous avez trouvé
00:31:13ce qui s'est passé
00:31:15à savoir
00:31:16cette communication
00:31:16de mots de passe
00:31:17par mail
00:31:17et le fait
00:31:17que ce soit
00:31:18à la base
00:31:18une boîte mail
00:31:19qui a été
00:31:19piratée
00:31:22hackée
00:31:22donc
00:31:24quid des cas
00:31:25où finalement
00:31:26les mots de passe
00:31:26seraient
00:31:27puisqu'on a quand même
00:31:28un sujet aussi
00:31:29en France aujourd'hui
00:31:30sur lequel il faudra
00:31:31s'attaquer
00:31:32en parallèle
00:31:32de la cybersécurité
00:31:33mais celui
00:31:35de la corruption
00:31:35aussi
00:31:36de certains agents
00:31:37quid des cas
00:31:38dans lesquels
00:31:38les mots de passe
00:31:39ont éventuellement
00:31:40été communiqués
00:31:41comment pouvez-vous
00:31:42comment fait-on
00:31:43pour constater
00:31:44l'infraction
00:31:44dès lors
00:31:46qu'il n'y aurait pas
00:31:47justement
00:31:48quelque part
00:31:49cette imprudence
00:31:50puisqu'il n'a pas été
00:31:52forcément très malin
00:31:53celui-ci
00:31:54de hacker
00:31:54en faisant
00:31:55des manipulations
00:31:56qui vous ont mis
00:31:56en alerte
00:31:57parce que
00:31:57autant je comprends
00:31:58comment on se rend compte
00:32:00qu'on a essayé
00:32:01de craquer
00:32:01un mot de passe
00:32:02en insistant
00:32:03autant je comprends
00:32:04moins comment
00:32:05on constate
00:32:05l'infraction
00:32:06quand la personne
00:32:06est rentrée
00:32:07dans une application
00:32:09ou un serveur
00:32:11en ayant eu
00:32:13les informations
00:32:15pour y accéder
00:32:17en étant
00:32:17beaucoup plus discret
00:32:19voilà
00:32:19donc je ne veux pas
00:32:20évidemment
00:32:21vous mettre en difficulté
00:32:22mais c'est une réelle
00:32:23interrogation
00:32:24que j'ai
00:32:25je pense qu'il faut
00:32:26se poser par rapport
00:32:27à ce que disait mon collègue
00:32:28à la définition
00:32:29d'une véritable
00:32:30politique
00:32:31en matière de lutte
00:32:32contre la cybercriminalité
00:32:34je vais les traiter
00:32:45un peu dans le désordre
00:32:46parce qu'il y a plusieurs
00:32:46choses qui m'ont été dites
00:32:47il y a beaucoup de choses
00:32:48qui m'ont été dites
00:32:48d'abord
00:32:51sur le
00:32:52sur les
00:32:53ce qui s'est passé
00:32:56il n'y a pas eu
00:32:57je le redis
00:32:57de modification
00:32:58de fichiers
00:32:59de
00:32:59voilà
00:33:01il n'y a pas eu
00:33:02de destruction
00:33:03et aucun
00:33:04des éléments
00:33:05prélevés
00:33:06ne concernait
00:33:06les procédures
00:33:07en cours
00:33:07il n'y a pas
00:33:08il n'y a rien eu
00:33:11il n'y a pas
00:33:12d'utilisation
00:33:12malveillante
00:33:13si ce n'est que
00:33:14d'essayer
00:33:15je pense
00:33:15de récupérer
00:33:16des données
00:33:16comme le font
00:33:18certains hackers
00:33:18qui ensuite
00:33:19les revendent
00:33:20sur le darknet
00:33:20on peut penser
00:33:21que c'est de ça
00:33:22dont il s'agit
00:33:23on n'a pas détecté
00:33:24d'action
00:33:26faite à dessein
00:33:27sur tel et tel individu
00:33:28qui à ma connaissance
00:33:30sauf à ce que ce soit
00:33:31dans un cadre judiciaire
00:33:33n'ont pas été approchés
00:33:34n'ont pas été approchés
00:33:35il n'y a pas de
00:33:36voilà
00:33:36les personnes qui sont au FPR
00:33:37ne sont pas censées le savoir
00:33:39d'une part
00:33:40et d'autre part
00:33:41pour l'otage
00:33:41l'otage en général
00:33:42elles savent qu'elles y figurent
00:33:43puisqu'elles sont soit victimes
00:33:45soit elles ont été condamnées
00:33:46voilà
00:33:47donc de ce point de vue
00:33:49on n'a pas eu
00:33:50nous on n'a pas approché
00:33:52le ministère de l'Intérieur
00:33:53les personnes concernées
00:33:54en judiciaire
00:33:55je ne sais pas
00:33:56peut-être en judiciaire
00:33:57pour faire des recoupements
00:33:57et autres
00:33:58mais nous on n'a pas identifié
00:33:59on ne nous a pas signalé
00:34:00qu'il y avait un ciblage
00:34:02en tout cas cohérent
00:34:04qui ait pu être effectué
00:34:05voilà
00:34:05mais là encore
00:34:06c'est vraiment du judiciaire
00:34:07moi je suis à la limite
00:34:09de ce que j'ai le droit
00:34:10de dire ou pas
00:34:10mais je peux
00:34:11sauf être ensuite
00:34:13est-ce que l'OFAC
00:34:14me contredise
00:34:15mais pour l'instant
00:34:15moi ça ne m'est pas remontée
00:34:16tel que
00:34:17voilà
00:34:19sur la matébrise
00:34:22madame la sénatrice
00:34:23je veux dire
00:34:25on a mille systèmes
00:34:26d'informations
00:34:26on a mille systèmes
00:34:27d'informations
00:34:28voilà
00:34:28donc
00:34:29et
00:34:29pourquoi on n'a pas mis
00:34:32la double authentification
00:34:33partout dans tous les systèmes
00:34:34parce que ça n'existait pas partout
00:34:36et on le déploie
00:34:38au fur et à mesure
00:34:39évidemment
00:34:39on a accéléré les choses
00:34:41avec ce qu'on a subi
00:34:42mais ça prend énormément de temps
00:34:43on parle de 300 000 agents
00:34:45et c'est évidemment
00:34:47extrêmement perturbant
00:34:48pour le travail des agents
00:34:48on ne peut pas d'un coup de baguette magique
00:34:50passer de l'authentification simple
00:34:52au mot de passe
00:34:53à la double authentification
00:34:54voilà
00:34:55donc on va
00:34:56on a lancé
00:34:59cette action
00:35:00de double authentification
00:35:01qui est devenue effective
00:35:02pour toutes les applications
00:35:03du fameux portail
00:35:04elles le sont maintenant
00:35:05donc le FPR maintenant
00:35:06oui il y a double authentification
00:35:07voilà
00:35:07donc cette décision
00:35:10elle va prendre un certain temps
00:35:11à être mise en oeuvre
00:35:13mais pas tant que ça finalement
00:35:14mais en tout cas
00:35:14elle a un impact assez important
00:35:15pour les agents
00:35:16on a dû prendre
00:35:17un certain nombre de mesures
00:35:18extrêmement restrictives
00:35:20sur la façon
00:35:21dont les agents
00:35:21travaillaient au quotidien
00:35:22je ne peux pas en dire
00:35:24beaucoup plus
00:35:24mais enfin
00:35:24télétravail et autres
00:35:26étaient, s'est retrouvés
00:35:27directement impactés
00:35:28par les mesures
00:35:30qui ont été prises
00:35:31sur le plan d'action
00:35:34moi je suis
00:35:35voilà
00:35:35j'ai lancé un certain nombre
00:35:36d'audits
00:35:36de rapports
00:35:37moi il n'y a pas de problème
00:35:38Madame la Présidente
00:35:39pour que je vienne
00:35:40un jour
00:35:41le moment venu
00:35:42pardon
00:35:43présenter le bilan
00:35:44de tout ce qu'on aura découvert
00:35:46et compris
00:35:47notre plan de remédiation
00:35:48mais je ne peux parler
00:35:48que pour mon ministère
00:35:49que pour le ministère
00:35:50de l'intérieur
00:35:51et pas pour les autres
00:35:52ministères
00:35:53évidemment
00:35:54évidemment
00:35:55sur le sujet
00:35:57de la
00:35:58je n'ai cité
00:36:00que les trois fichiers
00:36:01il y a sept fichiers
00:36:01sur lesquels
00:36:02il s'est baladé
00:36:04et il y en a trois
00:36:05où il a extrait des choses
00:36:06voilà
00:36:07j'ai cité que les trois
00:36:08où il avait extrait des choses
00:36:08donc pas de modification
00:36:09pas de procédure en cours
00:36:11pour ce qui est des sanctions
00:36:12bon ben on verra
00:36:13évidemment
00:36:14il y a une autre
00:36:14c'est quelque chose
00:36:15que j'ai évidemment demandé
00:36:17en administratif
00:36:18oui on va regarder
00:36:19les personnes
00:36:21les personnes
00:36:22qui ont été concernées
00:36:24par
00:36:24dont les messageries
00:36:27ont été compromises
00:36:28et qui ont
00:36:29qui ont échangé
00:36:30des données
00:36:31qui n'avaient pas échangé
00:36:32entre elles
00:36:32de manière
00:36:34en clair
00:36:34voilà
00:36:35en clair
00:36:35j'ouvre les guillemets
00:36:37après sur le hacker
00:36:38il est extrêmement compétent
00:36:40il ne faut pas
00:36:40voilà
00:36:40c'est tout
00:36:42ces geeks à coeur
00:36:44il a 22 ans
00:36:45mais il est manifestement
00:36:46très compétent
00:36:47quand même
00:36:47c'est pas
00:36:48il passe pas
00:36:49c'est pas
00:36:49il y a des
00:36:50il faut une certaine
00:36:53technicité quand même
00:36:53pour faire ce qu'il a fait
00:36:54il faut une certaine
00:36:55technicité
00:36:56sur l'outil
00:36:59Palantir
00:37:00c'est là
00:37:02on est un peu
00:37:03au marge
00:37:04oui on est
00:37:05on n'est pas loin
00:37:07du sujet
00:37:07mais en même temps
00:37:08on est très près
00:37:08parce que moi
00:37:09j'ai été des GSI
00:37:10donc je connais bien
00:37:11le sujet
00:37:11Palantir
00:37:13c'est un outil
00:37:14de traitement
00:37:15de données hétérogènes
00:37:16moi en 2017
00:37:19lorsque j'ai été
00:37:20nommé des GSI
00:37:21il m'avait évidemment
00:37:22été demandé
00:37:22de regarder
00:37:23comment les choses
00:37:24fonctionnaient
00:37:25c'est un choix
00:37:26de mon prédécesseur
00:37:27que j'ai totalement
00:37:28assumé
00:37:28pour deux raisons
00:37:30parce que
00:37:31à date
00:37:32je sais pas
00:37:33où on en est
00:37:34d'ailleurs
00:37:34puisque le déploiement
00:37:35se poursuit
00:37:36à date
00:37:37on n'a pas
00:37:38de capacité
00:37:39souveraine
00:37:40capable de produire
00:37:41les mêmes effets
00:37:42quand vous êtes
00:37:43nommé directeur général
00:37:44de la sécurité intérieure
00:37:45en 2017
00:37:46et qu'on vous montre
00:37:47ce qu'est capable
00:37:47de faire l'outil
00:37:48pour retrouver
00:37:50des ramifications
00:37:51des chaînes de contact
00:37:53entre des individus
00:37:54dont on peut soupçonner
00:37:55qu'elles vont
00:37:56commettre un attentat
00:37:57je peux vous assurer
00:37:59que
00:37:59on réfléchit à deux fois
00:38:02avant de remettre
00:38:02en cause
00:38:03un tel outil
00:38:03donc moi
00:38:06j'ai confirmé
00:38:07le choix
00:38:07pertinent
00:38:08qui avait été fait
00:38:09par Patrick Calvard
00:38:10à l'époque
00:38:10c'était le bon choix
00:38:12je le redis
00:38:13j'assume de le dire
00:38:14et dans le même temps
00:38:16il a été lancé
00:38:17comme vous le savez
00:38:18une réflexion
00:38:19sur un nouvel outil
00:38:20qui serait plus souverain
00:38:22et qui est en cours
00:38:23d'élaboration
00:38:24encore au moment
00:38:24où je vous parle
00:38:25ce qui a conduit
00:38:26et la presse
00:38:27en effet être l'écho
00:38:28à ce que
00:38:28à juste titre
00:38:29la direction générale
00:38:30des sécurités intérieures
00:38:31reconduisent encore
00:38:32le contrat
00:38:33avec Palantir
00:38:34voilà
00:38:34on en est là
00:38:35alors c'est très verrouillé
00:38:36c'est très
00:38:36voilà
00:38:37les équipes
00:38:38sont des équipes dédiées
00:38:40qui sont à la DGSI
00:38:41et toutes les sécurités
00:38:43sont mises en place
00:38:44voilà
00:38:44sur le
00:38:47voilà ce que je pouvais dire
00:38:49sur cet outil Palantir
00:38:50voilà je sors un peu du sujet
00:38:51mais je parle un peu
00:38:52de ce par rapport
00:38:53à mon
00:38:55à mon passé aussi
00:38:56et à mon passé à la fois
00:38:58de DGSI
00:38:59de coordonnateur national
00:38:59du renseignement
00:39:00et maintenant de ministre
00:39:01de l'intérieur
00:39:01évidemment où je suis
00:39:02ce dossier de très très près
00:39:03je ne sais pas si le nom
00:39:05de la nouvelle application
00:39:05est connu
00:39:06non on ne le donne pas
00:39:07donc on ne le donne pas
00:39:08et voilà
00:39:08donc il y a une nouvelle application
00:39:10qui est en cours
00:39:10qui d'ailleurs intéresse
00:39:12plein d'administrations
00:39:13le traitement des données hétérogènes
00:39:14au début on est parti
00:39:15sur le renseignement
00:39:16et puis maintenant
00:39:16il y a énormément
00:39:17de services administratifs
00:39:19qui s'y intéressent
00:39:19voilà
00:39:20mais pour l'instant
00:39:21Palantir
00:39:22donc continue évidemment
00:39:23d'être déployé
00:39:24sur la directive
00:39:26la mise à jour
00:39:29concerne surtout
00:39:30les entreprises
00:39:31en fait
00:39:31pour les administrations
00:39:32elles sont déjà
00:39:33toutes en conformité
00:39:34elles sont toutes
00:39:35en conformité
00:39:36donc évidemment
00:39:37y compris la nôtre
00:39:38alors sur les
00:39:40j'en termine
00:39:41sur le
00:39:41vous me direz
00:39:42si j'ai oublié un point
00:39:43le plan d'action
00:39:45j'en ai parlé
00:39:45on attendra le rendu
00:39:47de l'audit de l'ANSI
00:39:48des inspections
00:39:49il n'y aura pas
00:39:51de difficulté
00:39:52pour que
00:39:52évidemment
00:39:52j'en parle
00:39:54et puis
00:39:55sur l'alerte
00:39:56l'alerte
00:39:56on la détecte
00:39:58enfin l'origine
00:39:59de la détection
00:39:59ce sont les agents
00:40:00qui n'ont pas pu accéder
00:40:02à leur boîte mail
00:40:03en fait
00:40:03car les mots de passe
00:40:04avaient été changés
00:40:05voilà
00:40:05donc c'est ces agents
00:40:06qui se sont rendus compte
00:40:08que des mots de passe
00:40:09avaient été changés
00:40:10ils ne sont pas forcément
00:40:10les agents
00:40:11qui sont à l'origine d'eux
00:40:12mais c'est
00:40:13puisque
00:40:13ceux qui ont fauté
00:40:15sont ceux qui ont échangé
00:40:17en clair
00:40:17des mots de passe
00:40:19en fait
00:40:19qui ont permis ensuite
00:40:20l'intrusion
00:40:20voilà
00:40:23et puis ensuite
00:40:24on est passé
00:40:24sur un suivi
00:40:25du centre
00:40:26le centre de cyber défense
00:40:30du ministère de l'intérieur
00:40:31qui à ce moment là
00:40:32s'est mis à faire
00:40:32un certain nombre
00:40:33de recherches
00:40:34et qui a détecté
00:40:35ces intrusions malveillantes
00:40:36c'est ça
00:40:37voilà
00:40:38c'est ça
00:40:38voilà
00:40:39voilà pour ce sujet
00:40:41hyper sensible
00:40:41je remercie monsieur le sénateur
00:40:43je sais que vous le pensez
00:40:44madame la présidente
00:40:45mais je redis
00:40:45que je considère
00:40:46que
00:40:47et nous avons fait
00:40:49collectivement
00:40:49au ministère de l'intérieur
00:40:50preuve d'une transparence
00:40:51qui je crois
00:40:52qu'il faut aller chercher
00:40:53très loin dans l'histoire
00:40:54je ne sais pas si un jour
00:40:54ça existait
00:40:55sur ce sujet
00:40:57parce que
00:40:58je considère
00:40:59que nous traitons
00:41:00des fichiers
00:41:00et vous l'avez dit
00:41:01madame la sénatrice
00:41:02qui sont extrêmement sensibles
00:41:03d'ailleurs je tiens à dire
00:41:05que nous sommes évidemment
00:41:05sous le contrôle de la CNIL
00:41:06et que la CNIL
00:41:07a été informée
00:41:08à chaque fois
00:41:09puisque
00:41:09l'autorisation
00:41:11que nous donne la CNIL
00:41:12de traiter des données personnelles
00:41:13c'est d'en assurer
00:41:14évidemment
00:41:15la sécurité
00:41:16et donc on a informé
00:41:17immédiatement
00:41:18la CNIL
00:41:19et pour la suite
00:41:20madame la présidente
00:41:21comme je l'ai dit
00:41:21on s'engagera
00:41:22dans la même démarche
00:41:23de transparence
00:41:24sur les suites
00:41:25qui seront données
00:41:26voilà
00:41:26je présente
00:41:28nous ne manquerons pas
00:41:29de vous réauditionner
00:41:30monsieur le ministre
00:41:31puisque vous nous le proposez
00:41:32si gentiment
00:41:32oui on peut passer
00:41:33peut-être à l'autre sujet
00:41:34encore que tout soit lié
00:41:36sur le narcotrafic
00:41:37si vous voulez bien
00:41:38entendu
00:41:40donc sur le narcotrafic
00:41:42merci messieurs
00:41:44donc sur le narcotrafic
00:41:47je reprends
00:41:49je change de dossier
00:41:50j'ai mon dossier
00:41:52donc je vais vous faire
00:41:52un état un peu précis
00:41:53de la mise en oeuvre
00:41:54des décrets d'application
00:41:55alors donc
00:41:56tous nous concernent pas
00:41:57enfin de mise en oeuvre
00:41:58de l'application
00:41:58de la loi
00:41:59d'abord
00:41:59pour dire les choses
00:42:00qui ont été faites
00:42:01puis ensuite
00:42:02des décrets
00:42:03qui restent
00:42:04à prendre
00:42:05quand il en fallait
00:42:07puisque nous avons
00:42:08eu le plaisir
00:42:09et l'honneur
00:42:09d'assister
00:42:11au débat
00:42:14sur l'article 50
00:42:15de la constitution
00:42:16sur le narcotrafic
00:42:19on a bien précisé
00:42:21et à l'Assemblée
00:42:22et au Sénat
00:42:23qu'il y a quand même
00:42:24beaucoup de mesures
00:42:25de la loi
00:42:25qui sont d'application immédiate
00:42:26faut pas l'oublier
00:42:27on avait l'impression
00:42:28dans ce débat
00:42:28que finalement
00:42:29le narcotrafic
00:42:30on l'appliquait pas
00:42:31bon elle a été adoptée
00:42:31il y a 6 mois
00:42:32et j'ai redit
00:42:34et je le redis
00:42:35d'ailleurs
00:42:35la présidente
00:42:36et j'assume de le dire
00:42:36c'est pas l'alpha
00:42:37et l'oméga
00:42:37de la lutte
00:42:38contre le trafic
00:42:38des stups
00:42:39c'est bien
00:42:39c'est une couche
00:42:41supplémentaire
00:42:41couche supplémentaire
00:42:43qui nous est apportée
00:42:44qui est extrêmement
00:42:44utile
00:42:46utile
00:42:46on a des mesures
00:42:47qui vont être
00:42:49très utiles
00:42:50notamment
00:42:50la création du PNACO
00:42:52le chef de fila
00:42:52de la DNPJ
00:42:54les mesures
00:42:55qu'ont les préfets
00:42:56dont je vais parler
00:42:56mais j'avais l'impression
00:42:59quand j'avais été entendu
00:43:00par le Sénat
00:43:00sur le 50-1
00:43:01que la lumière
00:43:02s'était allumée
00:43:03dans mon bureau
00:43:03au mois de septembre
00:43:042024
00:43:05non
00:43:06je peux en témoigner
00:43:07ça fait 10-15 ans
00:43:08qu'on travaille sur les stups
00:43:09sous le quinquennat
00:43:10de M. Hollande
00:43:11on a fait plein de choses
00:43:12sous les deux quinquennats
00:43:14du président
00:43:15on a continué
00:43:15et on continue
00:43:16donc voilà
00:43:16je fais ce propos
00:43:17c'est une liminaire
00:43:18à dessein
00:43:18parce que ça me paraît important
00:43:20mais on a effectivement
00:43:21dans la loi de narcotrafic
00:43:22des mesures
00:43:23qui sont extrêmement importantes
00:43:24et qui sont très utiles
00:43:25à nos services
00:43:27de renseignement
00:43:27de police judiciaire
00:43:29et d'investigation
00:43:33alors sur le
00:43:35et tout ça grâce au Sénat
00:43:36tout ça grâce au Sénat
00:43:37et au rapport
00:43:38sur le narcotrafic
00:43:39de M. Blanc
00:43:42et de M. Dullard
00:43:43voilà
00:43:44alors sur les mesures
00:43:47donc il y a un certain nombre
00:43:48de mesures
00:43:48qui ont été mises en place
00:43:49immédiatement
00:43:50évidemment
00:43:52donc immédiatement
00:43:53et notamment
00:43:54tout ce qui concerne
00:43:57les mesures
00:43:57l'EMCO
00:43:58l'état-major
00:43:59qui a été mis en place
00:44:00dès le 17 juillet
00:44:022025
00:44:04la désignation
00:44:05de la DNPJ
00:44:07comme chef de file
00:44:08qui s'est faite
00:44:08par un décret
00:44:09du 8 septembre 2025
00:44:11donc la création
00:44:13du PNACO
00:44:14qui est devenue
00:44:14effective
00:44:15le 5 janvier
00:44:162026
00:44:18la publication
00:44:20du décret
00:44:21du 30 décembre 2025
00:44:23prévoyant les modalités
00:44:24d'application
00:44:25des demandes
00:44:26de blocage
00:44:26et de déférencement
00:44:27des sites impliqués
00:44:28dans le trafic en ligne
00:44:28par Pharos
00:44:29donc là c'est un décret
00:44:30du 30 décembre 2025
00:44:32depuis l'été 2025
00:44:35dès la parution
00:44:36de la loi
00:44:36sur les mesures
00:44:38vous en parliez
00:44:38Madame la Présidente
00:44:39de police administrative
00:44:41et notamment
00:44:42donc à la main
00:44:43des préfets
00:44:43et notamment
00:44:44les fermetures
00:44:45de commerce
00:44:46les injonctions
00:44:46aux bailleurs
00:44:46et les interdictions
00:44:47de paraître
00:44:48donc elles se sont
00:44:49mises en oeuvre
00:44:49immédiatement
00:44:50nous avons
00:44:51pour les
00:44:53alors je réponds
00:44:53précisément
00:44:54à votre question
00:44:54pour les interdictions
00:44:55de paraître
00:44:56on en a 1682
00:44:57qui ont été prononcées
00:45:00et on a eu
00:45:0096 condamnations pénales
00:45:02pour non-respect
00:45:03ensuite aux violations
00:45:03de ces mesures
00:45:05les fermetures
00:45:06de commerce
00:45:07c'est 96
00:45:08fermetures prononcées
00:45:0959 sont actuellement
00:45:10en cours d'instruction
00:45:1159 en cours d'instruction
00:45:12pour les expulsions
00:45:14locatives
00:45:14on a 185 injonctions
00:45:16aux bailleurs sociaux
00:45:17qui ont été prononcées
00:45:19et 15 substitutions
00:45:22la procédure
00:45:24vous vous souvenez
00:45:24c'est injonction
00:45:25aux bailleurs
00:45:25d'avoir lancé
00:45:26une procédure
00:45:26et quand ce n'est pas fait
00:45:27le préfet peut se substituer
00:45:29aux bailleurs
00:45:30pour lancer
00:45:31en fait
00:45:31purement et simplement
00:45:32la procédure
00:45:33et y compris
00:45:34l'exécuter
00:45:34c'est une interprétation
00:45:36qui est celle
00:45:36du ministère de l'intérieur
00:45:37mais qui je crois
00:45:38fonctionne
00:45:38puisqu'on a eu
00:45:3915 substitutions
00:45:40à bailleurs opérés
00:45:41et donc
00:45:4116 expulsions
00:45:42prononcées à date
00:45:43voilà
00:45:44ensuite nous avons eu
00:45:46depuis le 5 janvier
00:45:492026
00:45:50la mesure du gel
00:45:51administratif
00:45:51des avoirs
00:45:52en matière
00:45:52de criminalité organisée
00:45:55d'une manière générale
00:45:56criminalité organisée
00:45:57donc une procédure
00:45:59importante
00:46:00qui était conditionnée
00:46:00à la création du PNACO
00:46:02et qui s'est créée
00:46:03d'ailleurs il y a
00:46:03une doctrine d'emploi
00:46:04qui a été élaborée
00:46:05en interministériel
00:46:06hors décret
00:46:07hors texte
00:46:08mais qui a été validée
00:46:09et qui est maintenant
00:46:10opérationnelle
00:46:11avec là encore
00:46:12un certain nombre
00:46:12de services
00:46:13qui sont désignés
00:46:15comme chef de file
00:46:16sur les
00:46:18sur les
00:46:19quelques mots
00:46:21sur les autres
00:46:21je vais quand même
00:46:22vous parler
00:46:22des autres textes
00:46:23dire un mot
00:46:24je
00:46:25alors je les ai là
00:46:27il reste
00:46:29oui voilà
00:46:30pour nous pardon
00:46:30j'ai oublié
00:46:31le seul texte
00:46:32qui reste pour nous
00:46:32c'est pour le ministère
00:46:34de l'intérieur
00:46:34c'est l'évaluation
00:46:35collégiale
00:46:36des informateurs
00:46:37donc ce texte
00:46:38c'est un décret
00:46:39en conseil d'état
00:46:40que nous devons
00:46:41encore prendre
00:46:43et qui le sera
00:46:44maintenant
00:46:44rapidement
00:46:45rapidement
00:46:46voilà
00:46:46en tout cas
00:46:47on y travaille
00:46:47alors sur les
00:46:48autres textes
00:46:50sur les autres textes
00:46:52qui sont en
00:46:52courbe
00:46:53voilà
00:46:54je vais m'appuyer
00:46:55sur mes notes
00:46:56et puis je regarde
00:46:56je compléterai
00:46:57avec les tiens
00:46:58donc ça veut dire
00:46:59que les autres textes
00:47:00ça veut dire
00:47:00que ce sont soit
00:47:01des textes
00:47:01qu'on doit prendre
00:47:02avec un autre ministère
00:47:03et pour lesquels
00:47:05nous avons été saisis
00:47:06souvent pour avis
00:47:06c'est à dire que
00:47:07le pilote c'est pas nous
00:47:07c'est un autre ministère
00:47:08cela étant
00:47:09la balle est aussi
00:47:10en partie dans notre camp
00:47:11puisqu'on a un certain
00:47:11nombre de textes
00:47:12pour lesquels moi
00:47:12j'ai été saisi
00:47:13pour avis
00:47:14et donc on va
00:47:15je vais en dire un mot
00:47:17alors à la fois
00:47:18les textes
00:47:19et les arrêtés
00:47:21donc le décret
00:47:25qui instaure
00:47:26l'ADNPJ
00:47:26comme chef de file
00:47:27j'en ai parlé
00:47:28et effectivement
00:47:31alors on a
00:47:33je tiens à le dire aussi
00:47:34c'est pas tout à fait lié
00:47:35c'est pas un décret
00:47:35d'application
00:47:36de la loi
00:47:36la loi
00:47:39narcotrafic
00:47:39mais il est très lié
00:47:40c'est que nous avons
00:47:41et c'est monsieur Rotaillot
00:47:42qui avait validé
00:47:43cette suggestion
00:47:45qui lui était remontée
00:47:46des services
00:47:46et donc nous l'avons
00:47:47évidemment mise en oeuvre
00:47:48donc je l'ai mise en oeuvre
00:47:50parce que c'est vraiment
00:47:51un truc hyper important
00:47:52c'est d'inscrire au RFPR
00:47:54les personnes qui font l'objet
00:47:55d'une interaction
00:47:55de paraître
00:47:56donc on a un décret
00:47:57qui a été publié
00:47:58le 26 décembre 2025
00:48:00qui nous permet
00:48:03d'inscrire au fichier
00:48:04des personnes recherchées
00:48:05c'est-à-dire qu'en cas de contrôle
00:48:06ça match
00:48:07ça match
00:48:08voilà
00:48:08alors sur tous les autres textes
00:48:11que j'ai pas cités
00:48:12on a une circulaire
00:48:13du 24 juillet 2025
00:48:14signée de Bruno Rotaillot
00:48:16qui a été envoyée
00:48:17à tous les préfets
00:48:18sur le
00:48:19tout le dispositif
00:48:20de la loi narco
00:48:21qui relevait
00:48:22de leurs compétences
00:48:23donc ça c'est
00:48:24dès le 24 juillet 2025
00:48:26donc d'où les mesures
00:48:27que j'ai citées
00:48:28les chiffres
00:48:29que je vous ai donné
00:48:30nous avons
00:48:32modifié un arrêté
00:48:34pour la disposition
00:48:35qui concerne
00:48:36l'habilitation
00:48:36des professionnels
00:48:37utilisant le système
00:48:38d'immatriculation
00:48:39des véhicules
00:48:40on a modifié
00:48:41un arrêté
00:48:42portant sur le système
00:48:44d'immatriculation
00:48:45des véhicules
00:48:46pour tenir compte
00:48:47de ces mesures
00:48:48sur le gel administratif
00:48:49je vous ai dit
00:48:50les doctrines sont adoptées
00:48:51nous avons
00:48:52alors là
00:48:53sur le recueil
00:48:54des données
00:48:55des passagers
00:48:55de navires de plaisance
00:48:56en escalpe
00:48:57c'est des dispositions
00:48:59qui sont techniques
00:49:00mais qui nous sont
00:49:00très utiles
00:49:01de la loi Narco
00:49:02notamment quand on sait
00:49:03qu'il y a un certain
00:49:04nombre de trafics
00:49:05qui s'effectuent
00:49:05par un navire
00:49:06en bateau
00:49:06et il y a cette idée
00:49:07de mettre en place
00:49:09un système
00:49:09d'enregistrement
00:49:10des passages
00:49:10dans un certain
00:49:11nombre de ports
00:49:11de plaisance
00:49:12alors le souci
00:49:13c'est qu'on doit
00:49:14prendre un arrêté
00:49:14conjoint intérieur
00:49:16ministère chargé
00:49:17des ports
00:49:17c'est à dire
00:49:17le ministère des transports
00:49:18c'est transport
00:49:19ou transport
00:49:20qui doit déterminer
00:49:22la liste des ports
00:49:22concernés
00:49:23donc on est sur
00:49:23une publication
00:49:24en 2026
00:49:25on y travaille
00:49:26d'arrache-pied
00:49:26et on a un décret
00:49:28qui doit
00:49:29un conseil d'état
00:49:29qui doit préciser
00:49:30les modalités
00:49:31de justification
00:49:32de l'identité
00:49:33puisque ce texte
00:49:35prévoit un relevé
00:49:36d'identité
00:49:36des passagers
00:49:37qui ont débarqué
00:49:39dans les ports
00:49:39dont on va fixer
00:49:40la liste
00:49:41donc ça on y travaille
00:49:42et on aura
00:49:45d'ailleurs
00:49:45un suivi
00:49:49qui sera donc
00:49:49renforcé
00:49:50de ce fait
00:49:50alors concernant
00:49:51Pharos
00:49:52j'en ai parlé
00:49:53concernant
00:49:55on a aussi
00:49:56un décret
00:49:56en conseil d'état
00:49:57qui relève
00:49:58plutôt de la sphère
00:49:58Bercy
00:49:59c'est un décret
00:50:00en conseil d'état
00:50:01extrêmement important
00:50:02qui va obliger
00:50:02les opérateurs
00:50:03à relever l'identité
00:50:05des personnes
00:50:05qui achètent
00:50:06des cartes prépayées
00:50:07donc ça
00:50:08est extrêmement important
00:50:08pour nos contrôles
00:50:09une grande partie
00:50:10des échanges
00:50:11se font par
00:50:12un certain nombre
00:50:12d'applications
00:50:13dont je ne citerai
00:50:15pas le nom
00:50:15d'ailleurs
00:50:16mais qui commercialisent
00:50:17des cartes prépayées
00:50:18et en fait
00:50:19beaucoup de trafiquants
00:50:19utilisent
00:50:20ce moyen
00:50:21de communication
00:50:22et donc
00:50:23là-dessus
00:50:24on a un décret
00:50:25dont la publication
00:50:25est attendue
00:50:26au premier semestre
00:50:28à 2026
00:50:28quand je dis
00:50:292026
00:50:29c'est le premier semestre
00:50:30c'est fixé
00:50:31comme échéance
00:50:31juin 2026
00:50:32en interministériel
00:50:34en juin 2026
00:50:34il faut qu'on ait
00:50:35tous les textes
00:50:35maintenant pris
00:50:36donc là
00:50:37on a un décret
00:50:37en conseil d'état
00:50:38qui va définir
00:50:38les conditions
00:50:39d'application
00:50:39de la vérification
00:50:40de l'identité
00:50:40d'acheteur
00:50:41des cartes SIM
00:50:42prépayées
00:50:42et des modalités
00:50:44évidemment
00:50:44de vérification
00:50:45de l'identité
00:50:47par l'opérateur
00:50:48ainsi que de conservation
00:50:49des données
00:50:50voilà
00:50:51en espérant
00:50:52qu'il soit suivi
00:50:52des faits
00:50:53ça sera
00:50:56un autre challenge
00:50:58mais en tout cas
00:50:58déjà on aura ce décret
00:50:59on a par ailleurs
00:51:00un arrêté
00:51:01du MI
00:51:01du ministre de l'Intérieur
00:51:03ministère de la Justice
00:51:05qui doit désigner
00:51:05les services spécialisés
00:51:08qui seront compétents
00:51:11qui auront la possibilité
00:51:12d'utiliser
00:51:12la pseudonymisation
00:51:14la pseudonymisation
00:51:15pour les enquêteurs
00:51:17affectés
00:51:18dans les services
00:51:18de lutte
00:51:19contre la criminalité
00:51:20organisée
00:51:20voilà
00:51:20donc on a ensuite
00:51:21un projet de circulaire
00:51:22à écrire là-dessus
00:51:23concernant
00:51:26la technique spéciale
00:51:27d'enquête
00:51:28d'activation
00:51:29à distance
00:51:30des appareils
00:51:30électroniques
00:51:31mobiles
00:51:32on a un arrêté
00:51:33qui est venu
00:51:34qui a été
00:51:35pour le coup
00:51:35qui a été pris
00:51:36qui est l'arrêté
00:51:37du 10 novembre
00:51:372025
00:51:38qui tirant la conséquence
00:51:39de cette disposition
00:51:40qui est à l'article 39
00:51:42de la loi
00:51:42est venu modifier
00:51:44l'arrêté de 2018
00:51:45qui crée
00:51:46un service
00:51:46à compétence nationale
00:51:47le service technique
00:51:48national de captation
00:51:49judiciaire
00:51:50qui est placé
00:51:50auprès de la DGSI
00:51:51et on a un autre
00:51:54donc cet arrêté
00:51:55est pris
00:51:55il est modifié
00:51:56ensuite on a
00:51:57la rémunération
00:51:58des informateurs
00:51:59et leur modalité
00:52:00d'évaluation
00:52:00c'est ce dont on parlait
00:52:01à l'instant
00:52:02ça c'est un décret
00:52:03c'est le seul
00:52:03qu'il nous reste
00:52:05à prendre
00:52:06qui relève
00:52:06de ma compétence
00:52:08donc c'est un décret
00:52:11qui doit définir
00:52:11les modalités
00:52:12d'évaluation
00:52:12collégiale
00:52:13des informateurs
00:52:14par les services
00:52:14de police
00:52:15et de gendarmerie
00:52:16voilà
00:52:16et donc ça
00:52:17on est en train
00:52:17de le rédiger
00:52:18et on doit le circulariser
00:52:20en interministériel
00:52:21très prochainement
00:52:21voilà
00:52:23alors ensuite
00:52:24on a un volet
00:52:25qui est extrêmement important
00:52:26donc qui suscite
00:52:29pour l'instant
00:52:30peu d'inquiétude
00:52:31dans les milieux
00:52:32portuaires
00:52:33et les portuaires
00:52:34les ports plus importants
00:52:35c'est-à-dire tous les ports
00:52:35qui ont des contrôles
00:52:37d'accès
00:52:38donc les grands ports
00:52:39ceux par lesquels
00:52:39passe le trafic
00:52:41une partie du trafic
00:52:42malheureusement
00:52:43donc là
00:52:44on a
00:52:45vous savez
00:52:46que les questions
00:52:47que les criblages
00:52:48soient étendus
00:52:49sur ces zones
00:52:50et donc on a
00:52:51plusieurs textes
00:52:52qui sont en préparation
00:52:53donc qui ne relèvent pas
00:52:54du ministère de l'Intérieur
00:52:55mais dont nous avons été
00:52:56dont nous n'avons pas
00:52:57encore été saisis
00:52:58on est en train
00:52:59d'y travailler
00:52:59on travaille dessus
00:53:00donc on n'a pas reçu
00:53:01de projet encore
00:53:02mais on y travaille
00:53:04avec le secrétariat général
00:53:05à la maire
00:53:06donc il y a un décret
00:53:07en Conseil d'État
00:53:08qui définit la liste
00:53:08des emplois publics
00:53:09et privés
00:53:10exposant leurs titulaires
00:53:11à des risques
00:53:11de corruption
00:53:12et ou à des menaces
00:53:14liées à la criminalité organisée
00:53:15quel que soit
00:53:16le lieu de travail
00:53:17donc ça
00:53:18on espère saisir
00:53:19le Conseil d'État
00:53:19en avril 2026
00:53:20donc il faut définir
00:53:22la catégorie d'emplois
00:53:23qui sont concernés
00:53:24et on a
00:53:26un deuxième décret
00:53:28en Conseil d'État
00:53:29toujours
00:53:30qui devra préciser
00:53:32les éléments
00:53:32qui devront figurer
00:53:33dans les conventions
00:53:34de mise à disposition
00:53:35des images
00:53:37des systèmes
00:53:38de vidéo
00:53:38protection portuaire
00:53:40aux forces
00:53:41de sécurité intérieure
00:53:41ce qui est une possibilité
00:53:43aussi offerte
00:53:43par la loi
00:53:44qui est extrêmement utile
00:53:45pour nous évidemment
00:53:46et donc ça
00:53:47ça se passe par
00:53:48convention
00:53:48et la loi renvoyée
00:53:50pour définir le contenu
00:53:51de ces conventions
00:53:51à un décret
00:53:53en Conseil d'État
00:53:53qui là aussi
00:53:54est en cours de préparation
00:53:55et puis on a également
00:53:57un arrêté ministériel
00:54:00dont la publication
00:54:01étant interministérielle
00:54:02dont la publication
00:54:03est envisagée
00:54:04en mars 26
00:54:04qui est relative
00:54:06à la délivrance
00:54:07des autorités
00:54:07d'accès, d'agrément
00:54:08et d'habilitation
00:54:09en matière portuaire
00:54:11ça c'est la DG Team
00:54:12qui est en charge
00:54:13et un autre arrêté
00:54:14interministériel
00:54:15qui est relatif
00:54:15au contrôle de sûreté
00:54:16dans les ports
00:54:17et installations portuaires
00:54:18voilà
00:54:19donc ça
00:54:19c'est aussi en cours
00:54:21avec une publication
00:54:22en mars 2026
00:54:23et puis on aura
00:54:25les préfets compétents
00:54:26ensuite
00:54:26qui auront la possibilité
00:54:27de prendre des arrêtés
00:54:28pour décider ou pas
00:54:31de criblage temporaire
00:54:33donc ça
00:54:33ce qui est évidemment
00:54:34extrêmement important
00:54:34moi en tout cas
00:54:35j'inciterai tous les préfets
00:54:36à le faire
00:54:36c'est-à-dire que
00:54:37dans les zones portuaires
00:54:38il y aura des criblages
00:54:39qui seront renforcés
00:54:40y compris pour les accès
00:54:41temporaires
00:54:42je rappelle que la loi
00:54:43d'ailleurs a prévu
00:54:44la possibilité
00:54:45de cribler
00:54:46à échéance régulière
00:54:47donc voilà
00:54:48donc on a un dispositif
00:54:49dans les ports
00:54:50qui va être vraiment renforcé
00:54:51et voilà
00:54:53où on en est
00:54:54alors l'infiltration civile
00:54:58c'est un peu plus compliqué
00:54:59parce qu'on a mis en place
00:55:00un groupe de travail
00:55:01sur l'infiltration civile
00:55:03c'est un décret
00:55:03en conseil d'état
00:55:04qui doit en déterminer
00:55:05les modalités
00:55:05donc là on parle pas
00:55:07d'informateur
00:55:08on parle d'une infiltration
00:55:09d'agent
00:55:09et donc là on a
00:55:10un groupe de travail
00:55:11qui s'est mis en place
00:55:12donc voilà où on en est
00:55:13exactement
00:55:13de tous les textes
00:55:15donc pour partie
00:55:16j'ai parlé de
00:55:17après nous sommes
00:55:18la DNPJ
00:55:18et chef de file
00:55:19en matière de lutte
00:55:20contre la criminalité
00:55:21organisée
00:55:21donc je me suis senti
00:55:22autorisé de parler
00:55:22des applications
00:55:23des textes réglementaires
00:55:24d'application
00:55:25d'autres ministères
00:55:26mais voilà où on en est
00:55:27madame la présidente
00:55:28bon ça avance
00:55:29à un rythme
00:55:29je redis
00:55:31que l'ensemble
00:55:31de ces mesures
00:55:32sont des mesures
00:55:33qui sont extrêmement
00:55:34importantes
00:55:34pour nous
00:55:36qui sont très attendues
00:55:36par les services
00:55:37juste un mot de fin
00:55:38pour répondre
00:55:40à la question
00:55:40que vous m'avez
00:55:41directement posée
00:55:42madame la présidente
00:55:42comment fonctionne l'EMCO
00:55:43l'EMCO fonctionne bien
00:55:44donc à l'image
00:55:47de l'EMAP
00:55:47qui existe en matière
00:55:48de lutte anti-terroriste
00:55:50on a
00:55:52donc il a été installé
00:55:55cet EMCO
00:55:55par le président
00:55:56de la république
00:55:57en présence
00:55:57des ministres
00:55:58en charge
00:55:59à l'époque
00:55:59c'était en mai
00:56:00ou juin
00:56:00moi j'y étais
00:56:02comme préfet de police
00:56:03j'y étais
00:56:03il y avait
00:56:04le garde des Sceaux
00:56:05monsieur Retailleau
00:56:05le ministre de l'intérieur
00:56:06de l'époque
00:56:07la ministre des comptes publics
00:56:10me semble-t-il
00:56:10et puis
00:56:12le ministre des armées
00:56:15exactement
00:56:15les armées
00:56:16donc monsieur Lecornu
00:56:18je crois était présent
00:56:18lui-même
00:56:19voilà tout
00:56:19donc l'EMCO
00:56:20a été installé
00:56:21donc avec des représentants
00:56:22de 14 services
00:56:23qui sont des représentants
00:56:24de services judiciaires
00:56:25comme services de renseignement
00:56:26avec une présence physique
00:56:28et le but
00:56:29de cet état-major
00:56:31un peu comme l'EMAP
00:56:32même beaucoup
00:56:33comme l'EMAP
00:56:33en tout cas
00:56:34sur le même format
00:56:34c'est une instance
00:56:38où sont criblées
00:56:40en permanence
00:56:41des procédures
00:56:43c'est-à-dire que
00:56:44l'EMAP est saisi
00:56:45par des services enquêteurs
00:56:47ou des services de renseignement
00:56:48d'ailleurs
00:56:48qui saisissent l'EMAP
00:56:49l'EMAP
00:56:50l'état-major EMCO
00:56:52l'EMAP c'est ce que j'ai connu
00:56:53dans d'autres vies
00:56:54et qui s'assurent
00:56:57qui permettent de vérifier
00:56:58si le dossier
00:57:00dont ils ont la charge
00:57:01est connu ailleurs
00:57:02sur le territoire national
00:57:03à un titre ou à un autre
00:57:04ça peut être soit titre principal
00:57:05soit titre accessoire
00:57:06parce que dans un autre dossier
00:57:08vous pouvez être à Marseille
00:57:09et vous vous rendre compte
00:57:10qu'à Rennes
00:57:10l'un des protagonistes
00:57:12du dossier de Marseille
00:57:13est connu pour d'autres choses
00:57:14et donc ça permet
00:57:15de faire des recoupements
00:57:16en renseignement
00:57:18comme en judiciaire
00:57:19le tout évidemment
00:57:20facilité par la disposition
00:57:21de la loi narcotrafic
00:57:23qu'on aimerait d'ailleurs
00:57:25étendre encore
00:57:25qui permet au service judiciaire
00:57:28de communiquer
00:57:29alors pour les dossiers
00:57:30qui sont suivis par les GIRS
00:57:31de communiquer
00:57:33des informations
00:57:34au service de renseignement
00:57:35c'est-à-dire qu'en judiciaire
00:57:36on peut communiquer
00:57:37des informations
00:57:37au service de renseignement
00:57:39c'est une disposition
00:57:40qui a parfaitement fonctionné
00:57:42pour la lutte antiterroriste
00:57:44depuis 2017
00:57:45qui a été étendue
00:57:46je crois
00:57:47à la cybercriminalité
00:57:49me semble-t-il
00:57:49ou à la pédocriminalité
00:57:50qui a été étendue
00:57:51et qui maintenant
00:57:52a été étendue au narcotrafic
00:57:54voilà
00:57:54et donc l'EMCO
00:57:55pour vous donner
00:57:56à septembre 2025
00:57:59on avait donc
00:58:00en termes de criminalité
00:58:01organisée
00:58:02à peu près
00:58:04on va dire
00:58:05une dizaine de demandes
00:58:06de criblage par jour
00:58:07donc ce qui est quand même
00:58:08assez important
00:58:09et les affaires de stupéfiants
00:58:11c'est 40%
00:58:12les atteintes aux personnes
00:58:13mais qui peuvent être liées
00:58:14au trafic de stupéfiants
00:58:15à la crimorque
00:58:1620%
00:58:16les associations de malfaiteurs
00:58:18même chose
00:58:19qui peuvent être liées
00:58:19au narcotrafic
00:58:21ou à la crimorque
00:58:22c'est 12%
00:58:22la criminalité financière
00:58:2414%
00:58:25le trafic d'armes
00:58:26ou explosifs
00:58:267%
00:58:27voilà
00:58:28donc c'est un dispositif
00:58:29qui fonctionne
00:58:29qui fonctionne très bien
00:58:31et qui permet
00:58:32de faire des recoupements
00:58:32et qui est particulièrement
00:58:33adapté évidemment
00:58:34à le fait
00:58:36que les trafics
00:58:37maintenant
00:58:37se multiplient
00:58:39sur l'ensemble
00:58:40du territoire national
00:58:40donc c'est parfaitement adapté
00:58:42voilà Madame la Présidente
00:58:43Merci Monsieur le Ministre
00:58:46y a-t-il des questions
00:58:47supplémentaires
00:58:47Madame de Lagontry
00:58:48Merci Madame la Présidente
00:58:51merci Monsieur le Ministre
00:58:52c'est vrai que
00:58:53on revient souvent
00:58:54sur ce pourcentage
00:58:55de décrets
00:58:55et ils ne relèvent pas
00:58:56tous de votre ministère
00:58:57non publiés
00:58:59parce qu'on entend souvent
00:58:59qu'il faudrait
00:59:00renforcer le texte
00:59:01etc etc
00:59:02alors que le texte existant
00:59:04n'est pas encore
00:59:04totalement en vigueur
00:59:05mais c'est sur un sujet
00:59:07un peu connexe
00:59:08que je souhaitais vous entendre
00:59:09j'ai déjà eu l'occasion
00:59:11de vous questionner
00:59:14sur le sujet
00:59:14c'est la question
00:59:15du protoxyde d'azote
00:59:16à chaque fois
00:59:19que nous en parlons
00:59:20à un ministre
00:59:20vous-même
00:59:21le ministre de la Justice
00:59:22tout le monde est convaincu
00:59:23de ce qu'il faut agir
00:59:25sur ce sujet
00:59:26voter un texte législatif
00:59:28ne plus laisser les maires
00:59:29seuls
00:59:30face à cette situation
00:59:31qui prennent des interdictions
00:59:33mais qui sont plus ou moins
00:59:35instables juridiquement
00:59:36bref
00:59:37donc
00:59:38est-ce que le gouvernement
00:59:41va agir
00:59:42et concrètement
00:59:43nous saisir
00:59:44très rapidement
00:59:44d'un texte
00:59:45qui permettrait
00:59:45de compléter le dispositif
00:59:46pour être efficace
00:59:47effectivement
00:59:49nous sommes un tout petit peu
00:59:50à côté du sujet
00:59:51mais ça reste un produit
00:59:52dangereux
00:59:53tout à fait
00:59:53tout à fait
00:59:55alors madame
00:59:55Brian Guillemont
00:59:57merci madame la présidente
00:59:58monsieur le ministre de l'Intérieur
00:59:59j'ai aussi une question
01:00:00qui ne porte pas
01:00:01sur la loi
01:00:02narcotrafic
01:00:03directement
01:00:03mais bien sur
01:00:04l'arcotrafic
01:00:04qui est le fait
01:00:05qu'on parle souvent
01:00:06du duo
01:00:06intérieur-justice
01:00:08sur le sujet
01:00:08et je voulais
01:00:09vous interroger davantage
01:00:10sur le sujet
01:00:11du duo
01:00:12intérieur-affaires étrangères
01:00:13Jean-Noël Barraud
01:00:16a fait un certain
01:00:16nombre de propositions
01:00:18et d'annonces
01:00:20à la demande
01:00:20du Premier ministre
01:00:21et notamment
01:00:22une sorte de plan
01:00:22de bataille
01:00:23contre les trafiquants
01:00:24et il a identifié
01:00:27notamment trois régions
01:00:28prioritaires
01:00:29l'Amérique latine
01:00:29évidemment
01:00:30avec les Caraïbes
01:00:31le Maghreb
01:00:31Moyen-Orient
01:00:32et les Balkans
01:00:33si on prend le cas
01:00:35de l'Amérique latine
01:00:36traditionnellement
01:00:37sur la production
01:00:38de cocaïne
01:00:38on estime que c'est
01:00:3950-30-20
01:00:4050 Colombies
01:00:4230 Pérous
01:00:4320 Bolivie
01:00:44or si on prend
01:00:45par exemple
01:00:46le cas de la Bolivie
01:00:47ça fait plusieurs années
01:00:48qu'on n'a pas
01:00:48d'attaché
01:00:49de sécurité intérieure
01:00:50donc est-ce que
01:00:52vous comptez
01:00:52renforcer
01:00:53les effectifs
01:00:54puisque c'est
01:00:57un des angles
01:00:57importants
01:00:58pour lutter
01:00:59contre le narcotrafic
01:01:00en amont
01:01:01de l'arrivée
01:01:02de la drogue
01:01:03en France
01:01:03Merci
01:01:05Monsieur Guy
01:01:06Benaroche
01:01:06Merci Madame la Présidente
01:01:09Trois petites remarques
01:01:11réflexions
01:01:11aux questions
01:01:12la première
01:01:13vous avez parlé
01:01:14à juste titre
01:01:15de tout ce qui concerne
01:01:16la partie administrative
01:01:17du rôle du préfet
01:01:17et vous avez cité
01:01:19l'interdiction de paraître
01:01:20la fermeture de commerce
01:01:21et l'injonction
01:01:22aux bailleurs sociaux
01:01:23sur trois éléments
01:01:25effectivement importants
01:01:26de la loi
01:01:27sur lesquels
01:01:27j'avais juste
01:01:28une remarque
01:01:29et en liaison
01:01:31avec un autre problème
01:01:32qui est celui
01:01:33de l'exfiltration
01:01:36et de la protection
01:01:37des familles de victimes
01:01:38familles de victimes
01:01:39qui sont souvent
01:01:40d'ailleurs liées
01:01:40aussi à des acteurs
01:01:42du narcotrafic
01:01:42puisque être petit acteur
01:01:44du narcotrafic
01:01:45n'empêche pas
01:01:46d'être aussi victime
01:01:47du narcotrafic
01:01:48vous le savez très bien
01:01:49c'est une des façons
01:01:50pour narcotrafic
01:01:51de maintenir
01:01:52une sorte d'emprise
01:01:53sur la totalité
01:01:54des habitants
01:01:56de lieux
01:01:57de cités
01:01:59ou d'autres lieux
01:02:00bon
01:02:00donc vous avez dit
01:02:03il y a eu
01:02:031682 interdictions
01:02:04de paraître
01:02:05et en fait
01:02:05on a trouvé
01:02:0696 personnes
01:02:07qui ne les avaient pas
01:02:07respectées
01:02:08donc ils ont été
01:02:08condamnés
01:02:09très bien
01:02:09les interdictions
01:02:11de paraître
01:02:12sont des interdictions
01:02:12qui sont liées
01:02:13en fait
01:02:13à la présence
01:02:15de gens
01:02:15auxquels on a interdit
01:02:17d'y être
01:02:17dans un certain
01:02:18nombre d'endroits
01:02:18qui sont liés
01:02:19à leur activité
01:02:21dans de l'arcotrafic
01:02:22par expérience
01:02:25mais vous avez
01:02:26une expérience
01:02:26plus importante
01:02:27que la mienne
01:02:27y compris à Marseille
01:02:28puisque
01:02:29par expérience
01:02:30vous savez à quel point
01:02:32des interdictions
01:02:33de paraître
01:02:33pour pouvoir être
01:02:34contrôlés
01:02:34et respectés
01:02:35demandent aussi
01:02:36la mobilisation
01:02:37d'un certain nombre
01:02:37de forces de police
01:02:38parce que pour savoir
01:02:39que quelqu'un
01:02:40n'est pas là
01:02:40où il devrait être
01:02:41faut-il encore
01:02:41pouvoir accéder
01:02:42à ces lieux
01:02:42qui sont souvent
01:02:43des lieux
01:02:44où on trouve aussi
01:02:44des points de deal
01:02:45ou des points de vente
01:02:45de narcotrafic
01:02:46et pour lesquels
01:02:47on n'intervient pas
01:02:48systématiquement
01:02:49soit parce qu'on n'en a
01:02:50pas les moyens
01:02:50soit parce que
01:02:51pour les besoins
01:02:53de l'enquête
01:02:53il vaut mieux laisser
01:02:54un certain nombre
01:02:54de chances
01:02:55avancer
01:02:55d'une manière
01:02:57ou d'une autre
01:02:57donc est-ce que
01:02:58vous pensez réellement
01:02:58que ces 96
01:03:00condamnations
01:03:01entre une incidence
01:03:02réelle
01:03:02ou une influence
01:03:03réelle
01:03:03sur l'organisation
01:03:04du narcotrafic
01:03:05est-ce que c'est
01:03:05vraiment un instrument
01:03:06de combat
01:03:08contre le narcotrafic
01:03:09avec tout ce que ça
01:03:10suppose comme
01:03:11intervention des forces
01:03:12de police
01:03:13qui est actif
01:03:14et est-ce que c'est
01:03:14vraiment là-dessus
01:03:15qu'il faut porter
01:03:16l'effort
01:03:16je ne dirais pas
01:03:17la même chose
01:03:18des fermetures
01:03:18de commerce
01:03:19puisque les fermetures
01:03:20de commerce
01:03:20sont un élément
01:03:21excessivement important
01:03:22le préfet des Bouches-du-Rande
01:03:23enfin l'ancien préfet
01:03:24enfin parce qu'il change
01:03:26régulièrement
01:03:26ces derniers temps
01:03:27et ils sont préfets
01:03:28de police en même temps
01:03:29maintenant
01:03:29on a fait un certain nombre
01:03:31à juste titre
01:03:32et vous parlez en fait
01:03:33des injonctions
01:03:34aux bailleurs sociaux
01:03:35il y a eu 16
01:03:36cas
01:03:38où il y a eu
01:03:39des expulsions
01:03:39qui ont été prononcées
01:03:40je ne vais pas prendre
01:03:42les cas un par un
01:03:43j'en connais un certain nombre
01:03:44sur ces cas
01:03:45il y a un certain nombre
01:03:46de cas où les personnes
01:03:46qui ont été expulsées
01:03:48sont des familles entières
01:03:49bien entendu
01:03:50c'est pas logique
01:03:51parce qu'il y a une
01:03:52des personnes
01:03:53pas forcément
01:03:53le chef de famille
01:03:54d'ailleurs
01:03:54avaient été condamnées
01:03:57avaient donc été
01:03:58avaient subi
01:04:00une injonction
01:04:00on se retrouve donc
01:04:02avec des familles
01:04:02qui sont victimes
01:04:03du narcotrafic
01:04:04parce qu'elles ne sont pas
01:04:06volontairement
01:04:07vous m'avez répondu une fois
01:04:08il y a les méritants
01:04:08il y a les moins méritants
01:04:09je comprends bien
01:04:10monsieur
01:04:10mais il n'empêche
01:04:12que quand vous avez
01:04:13un exemple
01:04:13où il y a 4 enfants
01:04:14une mère de famille
01:04:15et un 5ème enfant
01:04:16qui est délinquant
01:04:16que celui-ci
01:04:17qu'une expulsion
01:04:18de la totalité
01:04:19de la famille
01:04:20est prononcée
01:04:20et que donc
01:04:21on retrouve la totalité
01:04:22de ces gens-là
01:04:23qui sont expulsés
01:04:24de leur logement
01:04:24sans aucun reclassement
01:04:26qu'il a reproposé
01:04:27pérenne
01:04:27en fait
01:04:28honnêtement
01:04:29la question c'est
01:04:30est-ce qu'on a vraiment
01:04:30lutté contre le narcotrafic
01:04:32en faisant cela
01:04:32ou est-ce qu'en fait
01:04:34on a précarisé
01:04:34encore plus des gens
01:04:35qui vont devenir
01:04:36encore plus précaires
01:04:37et encore plus vulnérables
01:04:39à l'emprise
01:04:39du narcotrafic
01:04:40et quand je parle
01:04:42d'exfiltration
01:04:42ou de protection
01:04:43des familles de victimes
01:04:44je ne vais pas revenir
01:04:45sur l'affaire
01:04:46d'un ami
01:04:48enfin de Médic et Sassi
01:04:49que je connais bien
01:04:50et lui
01:04:51et ce qui s'est passé
01:04:52mais est-ce que vous pensez
01:04:54que
01:04:54ce n'est pas l'objet
01:04:56du débat aujourd'hui
01:04:57mais pensez-vous
01:04:58aujourd'hui
01:04:58qu'il n'y a pas
01:05:00un certain nombre
01:05:00de mesures
01:05:01d'exfiltration
01:05:02de protection
01:05:03et de déplacement
01:05:04d'un endroit à un autre
01:05:06d'un logement social
01:05:07à un autre
01:05:08de gens dont on sait
01:05:09qui sont sous la vénage
01:05:10du narcotrafic
01:05:11dont on sait pertinemment
01:05:12qu'ils vont être l'objet
01:05:13de représailles
01:05:15ou de menaces
01:05:15et qu'ils n'arrivent pas
01:05:17à obtenir
01:05:17qu'ils n'arrivent toujours
01:05:18pas aujourd'hui
01:05:19à obtenir
01:05:20parce qu'ils ne sont pas
01:05:20condamnables
01:05:21on ne va pas les expulser
01:05:22on va juste les reloger
01:05:24alors ça a été fait
01:05:25pour la famille
01:05:25de Kessassi
01:05:26je le sais bien
01:05:27mais bon
01:05:27il y a d'autres cas
01:05:29et quand ça a été fait
01:05:30pour la famille Kessassi
01:05:31ça fait deux ans
01:05:32que j'allais voir
01:05:32les préfets des Bouches-du-Ronde
01:05:35en expliquant
01:05:35à quel point
01:05:36il fallait s'occuper
01:05:36des familles des victimes
01:05:37et les amener ailleurs
01:05:38voilà
01:05:39donc ça n'a pas été fait
01:05:40aujourd'hui
01:05:40est-ce qu'il y a des mesures
01:05:40en dehors de ce que vous avez dit
01:05:42qui ont été prises
01:05:43les derniers points
01:05:44de l'intervention
01:05:45j'en ai des centaines
01:05:46mais celui-ci
01:05:46ce sera le dernier
01:05:47pour aujourd'hui
01:05:47j'ai regardé quelques-uns
01:05:49c'est le statut du repenti
01:05:51alors je sais bien
01:05:52que le statut du repenti
01:05:53ne dépend pas forcément
01:05:54directement de votre ministère
01:05:56me semble-t-il
01:05:58il dépend plus
01:05:58du ministère de la justice
01:05:59bon
01:06:00mais néanmoins
01:06:01vous nous avez expliqué
01:06:02que vous étiez pilote
01:06:02et que vous travaillez ensemble
01:06:03la mise en place
01:06:05du statut du repenti
01:06:06me paraît être
01:06:07une des priorités
01:06:09dans la façon
01:06:11dont il faut aujourd'hui
01:06:12profiter des avantages
01:06:14de la loi
01:06:15que vous a offert le Sénat
01:06:16et donc je vous demande
01:06:17aujourd'hui
01:06:18où en êtes-vous
01:06:19avec le ministère
01:06:20de la justice
01:06:21dans la mise en oeuvre
01:06:23réelle
01:06:23d'un statut du repenti
01:06:24parce que c'est maintenant
01:06:25qu'il y a un certain nombre
01:06:26de gens
01:06:27qui sont prêts
01:06:27à se repentir
01:06:29et donc en l'occurrence
01:06:30l'action doit être
01:06:31la plus rapide possible
01:06:32merci
01:06:34monsieur Bourgie
01:06:35pas de centaines de questions
01:06:36monsieur Bourgie
01:06:37on est d'accord
01:06:38merci madame la présidente
01:06:39monsieur le ministre
01:06:40la lutte contre
01:06:41le narcotrafic
01:06:42continue
01:06:44à l'appel de notre part
01:06:45une action en amont
01:06:46comme en aval
01:06:47action en amont
01:06:49vous l'avez évoqué
01:06:50tout à l'heure
01:06:51en parlant
01:06:51des ports
01:06:53il se trouve
01:06:53que je suis élu
01:06:54dans un département
01:06:55qui est le département
01:06:55de l'Hérault
01:06:56dans lequel nous avons
01:06:56le port de Sète
01:06:57mais lorsqu'on parle
01:06:59aussi des frontières
01:07:00ce sont les frontières
01:07:01régionales
01:07:02je parle sous le contrôle
01:07:03de ma collègue
01:07:04Lauriane Josande
01:07:05qui est sénatrice
01:07:06des Pyrénées-Orientales
01:07:07nous aurons
01:07:08dans les prochaines semaines
01:07:09l'occasion
01:07:10d'examiner le projet
01:07:11de loi
01:07:11sur la police municipale
01:07:13avec des collègues
01:07:14sénatrices
01:07:15rapporteurs
01:07:16de ce projet de loi
01:07:17nous aurons
01:07:17des propositions
01:07:18à vous faire
01:07:19ces propositions
01:07:20concernent par exemple
01:07:21la possibilité
01:07:22que les polices municipales
01:07:24puissent contrôler
01:07:25visuellement
01:07:25le contenu
01:07:26des coffres
01:07:27des véhicules
01:07:27parce qu'effectivement
01:07:29aujourd'hui
01:07:29le coffre des véhicules
01:07:30regorge de cigarettes
01:07:31de contrebande
01:07:32regorge de drogue
01:07:34de stupéfiants
01:07:35regorge de protoxyde
01:07:37d'azote
01:07:37donc monsieur le ministre
01:07:38c'est un appel
01:07:39que je lance en amont
01:07:40de ce débat
01:07:41que nous aurons
01:07:42les 3, 4 et 5 février
01:07:43prochain
01:07:44nous vous tondrons la main
01:07:45nous vous ferons
01:07:46des propositions
01:07:47parce que notre volonté
01:07:48c'est de vous accompagner
01:07:49dans la lutte
01:07:50contre le narcotrafic
01:07:52la lutte contre le narcotrafic
01:07:54ce sont les épiceries
01:07:55de nuit
01:07:55et vous l'avez peut-être vu
01:07:57dans la presse aujourd'hui
01:07:58le maire de Montpellier
01:07:58a pris un arrêté municipal
01:07:59hier
01:08:00interdisant
01:08:02l'ouverture des épiceries
01:08:03de nuit
01:08:03entre le jeudi soir
01:08:05et le dimanche soir
01:08:06j'habite une ville
01:08:07où les épiceries de nuit
01:08:08ont vu leur nombre
01:08:09se démultiplier
01:08:10de manière exponentielle
01:08:12mais derrière
01:08:13chaque épicerie de nuit
01:08:14qui est un lieu
01:08:15où on blanchit
01:08:16de l'argent sale
01:08:17il y a de l'argent
01:08:18de la drogue
01:08:19il y a de l'argent
01:08:20de la criminalité
01:08:22mais lorsqu'un maire
01:08:23prend une décision
01:08:24aussi courageuse
01:08:25ces épiceries de nuit
01:08:26vont devant la justice
01:08:28ils sont accompagnés
01:08:30par des avocats
01:08:31c'est tout à fait normal
01:08:31ils usent et abusent
01:08:33de tous les leviers juridiques
01:08:34qui peuvent exister
01:08:35parfois les maires
01:08:36se retrouvent démunis
01:08:38donc si jamais
01:08:39il faut restreindre
01:08:40certaines dispositions légales
01:08:42s'il faut donner
01:08:42un peu plus de pouvoir
01:08:43aux maires
01:08:44je vous demande vraiment
01:08:45de bien vouloir
01:08:46regarder cela
01:08:48de très près
01:08:49parce que
01:08:50les maires
01:08:50prennent leur part
01:08:51mais ils ont la chance
01:08:53d'être épaulés
01:08:54par les préfets
01:08:55et je veux en particulier
01:08:56rendre hommage
01:08:57à l'ancien préfet
01:08:58que nous avions
01:08:58François-Xavier Loche
01:08:59mais parfois
01:09:00la justice
01:09:01n'entend pas nécessairement
01:09:03les questions
01:09:04d'ordre public
01:09:05que certaines pratiques
01:09:07commerciales
01:09:08peuvent générer
01:09:09comme nuisances
01:09:10dans nos villes
01:09:11ça c'était
01:09:11le premier témoignage
01:09:12et l'appel
01:09:13que je vous lance
01:09:14en prévision
01:09:14des débats
01:09:15que nous aurons
01:09:15deuxième question
01:09:17pendant que
01:09:18nous vous auditionnons
01:09:19un journaliste
01:09:20vient de mettre en ligne
01:09:21le rapport
01:09:22d'un rapport
01:09:24de 35 pages
01:09:25intitulé
01:09:26sur les influences
01:09:27nationales
01:09:28du crime organisé
01:09:29daté du 21 juillet 2025
01:09:31qui a été commis
01:09:32par le service
01:09:32d'information
01:09:33de renseignement
01:09:34et d'analyse stratégique
01:09:35sur la criminalité organisée
01:09:36donc qui dépend
01:09:37de la direction nationale
01:09:38de la police judiciaire
01:09:39qui documente
01:09:40de manière très précise
01:09:42les risques
01:09:43en matière de menaces
01:09:44de chantage
01:09:44de corruption
01:09:46que peuvent subir
01:09:47les institutions
01:09:48policières
01:09:48et judiciaires
01:09:49le Parisien
01:09:50avait publié
01:09:50un article
01:09:51à ce sujet
01:09:52aujourd'hui
01:09:52nous venons
01:09:53d'avoir
01:09:53mis en ligne
01:09:55ce rapport
01:09:56de 35 pages
01:09:57il date depuis
01:09:58quelques mois
01:09:59qu'est-ce que
01:10:00vous pouvez nous dire
01:10:00sur ce rapport
01:10:01sur cette menace
01:10:03de la DZ
01:10:04qui est là
01:10:05aujourd'hui en France
01:10:06et qui veut clairement
01:10:06attenter
01:10:07à l'état de droit
01:10:09tel qu'il existe
01:10:09en France
01:10:10en ciblant
01:10:10très simplement
01:10:11deux institutions
01:10:12que sont la police
01:10:13et la justice
01:10:14en ayant recours
01:10:15soit à la menace
01:10:16soit au chantage
01:10:17soit à la corruption
01:10:18qu'avez-vous pris
01:10:19comme mesure
01:10:20depuis que vous êtes
01:10:21en fonction
01:10:21et quelles mesures
01:10:22vos prédécesseurs ont pris
01:10:23pour faire face
01:10:24à ce risque
01:10:25qui est réel
01:10:26qui est documenté
01:10:26et qui est attesté
01:10:28par les services
01:10:29du ministère
01:10:29dont vous avez
01:10:30la responsabilité
01:10:31Monsieur le ministre
01:10:33Merci beaucoup
01:10:35Madame la Présidente
01:10:36Donc d'abord
01:10:36sur le protoxyde d'azote
01:10:38oui effectivement
01:10:39ça devient un problème
01:10:40ça devient un vrai problème
01:10:43on est parti
01:10:44d'une substance
01:10:46qu'on qualifiait
01:10:47un peu de gaz hilarant
01:10:48il y a quelques années encore
01:10:50on se rend compte
01:10:51maintenant
01:10:51que l'usage
01:10:53et les trafics autour
01:10:56maintenant
01:10:56des trafics autour
01:10:57donc vous voyez récemment
01:11:00que la préfecture de police
01:11:01a fait plusieurs affaires
01:11:02et d'autres services
01:11:03de police et de gendarmerie
01:11:04sur le territoire national
01:11:04il y a un trafic
01:11:06qui s'organise
01:11:06de vente de ces bonbonnes
01:11:08de protoxyde d'azote
01:11:08normalement destinées
01:11:10à la cuisine
01:11:11ou aux soins médicaux
01:11:12donc on est passé
01:11:14du gaz hilarant
01:11:15à une consommation
01:11:16qui altère le discernement
01:11:18on l'a vu
01:11:19dans plusieurs accidents
01:11:20y compris dramatiques
01:11:21mortels
01:11:21comme à Lille
01:11:22au mois de novembre
01:11:25oui oui
01:11:26au mois de novembre
01:11:26autour de la Toussaint
01:11:28donc ça altère
01:11:30le discernement
01:11:31et maintenant
01:11:31il y a même
01:11:34des altérations de santé
01:11:35extrêmement graves
01:11:36donc oui
01:11:37on va porter
01:11:38des mesures législatives
01:11:39il y a une proposition
01:11:40de loi
01:11:41sénatoriale
01:11:42sur le sujet
01:11:43il y a un texte
01:11:44sur la sécurité du quotidien
01:11:45qu'on prépare
01:11:46qui n'est pas encore
01:11:47totalement arbitré
01:11:47mais qui va l'être sous peu
01:11:48en tout cas
01:11:49qui sera présenté très vite
01:11:50où on verra
01:11:53si on reprend
01:11:53ces mesures
01:11:54ou si on pousse
01:11:55la PPL
01:11:55qui est en cours
01:11:57ça va dépendre
01:11:58un peu du calendrier
01:11:59parlementaire
01:12:00mais l'idée
01:12:00c'est bien
01:12:01d'aboutir
01:12:01sur des mesures
01:12:01législatives
01:12:02qui seront des mesures
01:12:03d'interdiction
01:12:04de consommation
01:12:04évidemment
01:12:05interdiction
01:12:05d'usage détourné
01:12:07probablement
01:12:08on va en faire
01:12:09un délit ou pas
01:12:10il y a toute une réflexion
01:12:11sur produit stupéfiant
01:12:12pas produit stupéfiant
01:12:13voilà
01:12:13en cours
01:12:14en cours
01:12:15voilà
01:12:15donc ça
01:12:16oui
01:12:16on aboutira
01:12:17là-dessus
01:12:18sur
01:12:19les volets
01:12:21plus d'affaires étrangères
01:12:22je suis intervenu
01:12:24avec Jean-Noël Barraud
01:12:25devant les ambassadeurs
01:12:26vendredi
01:12:27donc
01:12:28c'était pour
01:12:29marquer
01:12:30l'importance
01:12:31que nous accordons
01:12:32à ce sujet
01:12:33j'ai déjà
01:12:34la collaboration
01:12:35d'une manière générale
01:12:36entre les ambassadeurs
01:12:37et le ministère
01:12:37de l'intérieur
01:12:38qui ont effectivement
01:12:40des ASI
01:12:41dont on est représenté
01:12:43dans 160 pays
01:12:44alors on n'a pas toujours
01:12:46deux services
01:12:46de sécurité intérieure
01:12:48dans chaque ambassade
01:12:49mais on peut avoir
01:12:50des services
01:12:50qui couvrent plusieurs pays
01:12:52et c'est
01:12:53la coopération
01:12:54en matière de narcotrafic
01:12:55avec eux
01:12:56en matière
01:12:56la coopération
01:12:58elle est extrêmement importante
01:12:59elle est extrêmement importante
01:13:00sur plusieurs volets
01:13:01il y a d'abord
01:13:01sur le renseignement criminel
01:13:03connaître les circuits
01:13:04connaître les réseaux
01:13:05savoir où ils arrivent
01:13:06d'où ils partent
01:13:07c'est extrêmement important
01:13:08savoir comment
01:13:08les circuits
01:13:09d'acheminement de la drogue
01:13:10s'organisent ou pas
01:13:11notamment dans la zone caraïbe
01:13:13on se rend compte aussi
01:13:14que de plus en plus
01:13:15d'ailleurs la drogue
01:13:16qui arrive d'Amérique du Sud
01:13:17passe par l'Afrique
01:13:18de l'Ouest
01:13:19remonte par le Maghreb
01:13:20et utilise les réseaux
01:13:21d'importation du cannabis
01:13:24et donc
01:13:25le renseignement criminel
01:13:26c'est déjà important
01:13:27c'est hyper important
01:13:28ensuite
01:13:29il y a tout
01:13:30il y a tout le volet
01:13:31de la coopération judiciaire
01:13:32qui est extrêmement important
01:13:33donc on a
01:13:34un certain nombre
01:13:34d'objectifs
01:13:35de procédure française
01:13:36qui sont dans un certain
01:13:37nombre de pays étrangers
01:13:39et donc
01:13:39voilà donc
01:13:40pour cette matinée
01:13:41d'audition
01:13:42sur Public Sénat
01:13:43c'était l'occasion
01:13:44de faire un point
01:13:45sur la loi
01:13:45narcotrafic
01:13:46vous savez
01:13:47cette loi
01:13:47adoptée l'année dernière
01:13:49à l'initiative du Sénat
01:13:50c'est un sujet
01:13:51dont on reparlera
01:13:52bien évidemment
01:13:52sur Public Sénat
01:13:54voilà
01:13:54c'est la fin de cette émission
01:13:55merci de l'avoir suivie
01:13:56restez avec nous
01:13:57la formation politique
01:13:58continue
01:13:58sur notre antenne
01:14:00merci d'avoir regardé cette vidéo !
01:14:01merci d'avoir regardé cette vidéo !
01:14:02merci d'avoir regardé cette vidéo !
Écris le tout premier commentaire