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Transcript
00:00Générique
00:00Bienvenue dans le débat, il est consacré au Groenland alors que les chefs de la diplomatie du Groenland et du Danemark ont été reçus à la Maison Blanche par J.D. Vance, le vice-président américain et le secrétaire d'Etat.
00:16Marco Rubio, une rencontre tendue bien sûr. Avant cette rencontre, Trump avait réitéré que les Etats-Unis avaient besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale.
00:26Il est vital pour le Dôme d'Or, le projet de bouclier antimissile que nous construisons, a-t-il affirmé sur son réseau Truth Social.
00:36Il a même ajouté que l'OTAN devrait ouvrir la voie pour que nous l'obtenions.
00:40Face à ces menaces, le ministre de la Défense du Danemark a annoncé ce matin qu'il allait continuer de renforcer la présence militaire sur l'île.
00:50La Suède et la Norvège viennent d'annoncer qu'elles allaient envoyer du personnel militaire au Groenland pour des exercices.
00:58Et hier, lors d'une conférence de presse commune avec la première ministre du Danemark, le premier ministre du Groenland a affirmé qu'il préférait Copenhague à Washington.
01:08La France, on l'apprend également, va ouvrir un consulat au Groenland le 6 février.
01:13C'est une annonce du chef de la diplomatie française.
01:15C'est un signal politique, a-t-il dit.
01:17Cette rencontre à la Maison-Blanche marque-t-elle finalement d'abord le grand retour sur la scène géopolitique de Jelly Vance ?
01:22Restez un peu discret sur le dossier vénézuélien.
01:25Quelles sont les options présentées par Washington ?
01:28Est-ce un deal ou une annexion pure et simple ?
01:31Quelles conséquences pour l'OTAN ?
01:32Et quelle est la réponse du Danemark, du Groenland ainsi que celle des Européens ?
01:37On en parle avec mes invités.
01:39J'ai le plaisir d'avoir à mes côtés Patrick Martin-Génier.
01:41Bonsoir.
01:41Bonsoir.
01:42Merci d'ĂŞtre lĂ  ce soir.
01:42Vous êtes enseignant à Sciences Po et à l'INALCO, spécialiste des questions européennes.
01:46Quatrième édition de votre livre « L'Europe a-t-elle un avenir ? »
01:50Donc une quatrième édition qui vient de sortir au mois de janvier.
01:54Nous avons David Delos avec nous ce soir.
01:56Bonsoir David.
01:57Bonsoir Stéphanie.
01:58Chroniqueur international pour France 24.
02:00Merci d'ĂŞtre lĂ .
02:01Et puis nous avons en direct de Finlande, Mika Bleujeune-Mérette.
02:05Bonsoir Ă  vous.
02:07Merci d'ĂŞtre avec nous ce soir.
02:09Chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique à l'Université du Québec à Trois-Rivières.
02:14Vous avez préfacé le livre « Alors tu veux acheter le Groenland ? » des Vikings à Trump.
02:19Et c'est sorti aux éditions Saint-Simon.
02:23Sonia Dridi est avec nous ce soir, correspondante de France 24 Ă  Washington.
02:28Bonsoir Sonia.
02:30Je vais justement me diriger vers vous très vite Sonia.
02:32On va voir Ă  nouveau cette carte du Groenland juste avant puisqu'on en parle de ce Groenland
02:37qui est géographiquement en Amérique du Nord, un territoire immense situé entre l'océan Atlantique et l'océan Arctique.
02:44Un territoire autonome rattaché au Danemark depuis 1912.
02:49Le Danemark qui fait partie de l'Union Européenne et de l'OTAN.
02:52Mais le Groenland ne fait pas partie de l'Union Européenne même s'il a des accords avec l'Union Européenne.
02:57Et puis il y a une loi sur l'autonomie du Groenland qui est entrée en vigueur en mai 2009.
03:02Le Groenland qui compte 57 000 habitants.
03:05VoilĂ  pour cette fiche technique Groenland.
03:07Direction tout de suite Washington.
03:09Sonia, cette réunion entre J.D. Vance, le vice-président américain,
03:13ainsi que le ministre des Affaires étrangères du Danemark et le ministre des Affaires étrangères du Groenland.
03:20Elle vient de se terminer.
03:21Qu'en est-il ressorti ?
03:22C'est un petit peu, on se disait, le grand retour de J.D. Vance également.
03:28Oui, alors cette réunion s'est terminée il y a environ une heure et demie.
03:32Elle s'est déroulée dans le bâtiment que vous pouvez voir derrière moi.
03:34située juste à côté de la Maison Blanche.
03:37Et on n'a pas encore eu de déclaration publique des Danois ou des Groenlandais.
03:42Donc on ne sait pas exactement comment cela se déroulait.
03:45Rien du côté américain non plus.
03:46Mais selon une source danoise, un représentant danois présent lors de cette réunion
03:52a déclaré qu'il était soulagé que cette réunion s'était bien passée.
03:56Une réunion qui a duré environ une heure et demie.
03:59Donc elle n'a pas duré non plus très longtemps.
04:01Et en effet, au départ, c'est Marco Rubio qui devait recevoir les ministres des affaires étrangères
04:06du Danemark et du Groenland.
04:08Et puis J.D. Vance, lui, le vice-président, a tenu à être présent.
04:12On sait que c'est un dossier qui lui tient à cœur.
04:14Il y travaille depuis longtemps.
04:15Il a notamment visité il y a quelques mois le Groenland aux côtés de sa femme,
04:19la base militaire américaine du Groenland.
04:22Et puis, en tout cas, il y a toujours une communication très franche de la part de la Maison Blanche
04:27sur la volonté très claire de Donald Trump d'obtenir, d'acquérir le Groenland
04:31puisqu'il y a quelques heures, la Maison Blanche a publié sur son réseau social X
04:36une photo sur laquelle on voit des chiens de traîneau
04:39avec d'un côté le drapeau américain, de l'autre les drapeaux russes ou chinois
04:43avec cette légende alors « ou homme du Groenland, où préfères-tu aller ? »
04:48Donc, en gros, soit vers les États-Unis, soit vers la Chine et la Russie.
04:52Donc, la Maison Blanche, on le sait, est décidée,
04:55en le cas de Donald Trump, est décidé à obtenir le Groenland
04:58et il doit s'exprimer, il pourrait s'exprimer dans les prochaines heures
05:01parce qu'il y aura un événement où des journalistes seront présents.
05:05Donc, il pourrait s'exprimer sur la question.
05:07Restez avec nous, Sonia. Un mot, Patrick Martin-Jeanier.
05:10Il faut tout de même imaginer ces deux mises des affaires étrangères,
05:13celui du Danemark et celui du Groenland face Ă  Jellyvans
05:16et Marco Rubio Ă  la Maison Blanche.
05:18Enfin, alors, il se dit soulagé.
05:20Elle s'est bien passée, cette réunion.
05:21Enfin, bon, dans quel état d'esprit pouvait-il être ?
05:25Écoutez, être soulagé peut-être, se rendre à la Maison Blanche
05:29à une réunion à Washington pour essayer de tenter de savoir
05:32quelles sont les intentions de la Maison Blanche,
05:35c'est extrĂŞmement aventureux.
05:36Mais ils ont du courage parce que le ministre des Affaires étrangères
05:38est un fin limier.
05:40Il a une grande expérience.
05:41Il sait sentir les pièges qu'on lui tend.
05:43Et il est accompagné de cette ministre des Affaires étrangères du Groenland.
05:46Vous vous rendez compte ? C'est le pot de fer contre le pot de terre.
05:49En fin de compte, des petits pays qui n'ont aucun poids
05:52et qui vont voir la plus grande puissance mondiale
05:54qui menace de les annexer.
05:55Alors, la circonstance que ce soit bien passée,
05:58on est bien contents.
05:59Mais ce que dit le vice-président,
06:01ce n'est pas nécessairement ce que pense le président des États-Unis
06:03qui a dit de toute façon que,
06:06par la force ou par la diplomatie,
06:08il allait prendre contrĂ´le du Groenland,
06:11quel qu'en soit le scénario,
06:12soit militaire.
06:13D'ailleurs, il n'a pas besoin d'investir l'île sur le plan militaire.
06:16Il y a suffisamment de bases.
06:17Ou par la diplomatie et par des accords commerciaux.
06:20C'est peut-être cela dont il a été question ce matin.
06:23En tout cas, ton très menaçant de Donald Trump, David Delos.
06:25Et puis un agenda, tout de même, peut-être spécifique aussi
06:27à J.D. Vance, qu'on n'avait pas entendu dans le dossier vénézuélien.
06:30Effectivement, ça faisait quand même plusieurs semaines
06:32qu'on n'avait pas vu J.D. Vance sur le devant de la scène.
06:35D'ordinaire, quand un président des États-Unis s'exprime,
06:39à ses côtés, il y a le vice-président américain,
06:42mĂŞme si lui ne prend pas la parole.
06:44Or, souvenez-vous, lors de l'arrestation,
06:47de l'exfiltration de Nicolas Maduro,
06:49lorsque Donald Trump avait débriefé l'opération
06:52des forces spéciales américaines,
06:55J.D. Vance brillait par son absence.
06:57Il n'était pas présent.
06:58Et c'est Marco Rubio qui avait pris, Ă  ce moment-lĂ , la parole.
07:02Alors, certains y voient une forme de ligne de fracture
07:06au sein du camp MAGA, Make America Great Again,
07:10le camp Trumpiste, avec d'un côté J.D. Vance
07:13qui est le tenant de la ligne America First,
07:15qui est le credo sur lequel Donald Trump s'est fait élire
07:19pour son deuxième mandat, face à Marco Rubio
07:21qui, lui, est beaucoup plus interventionniste
07:23et qui prône peut-être un impérialisme américain
07:28un peu forcené.
07:30Mika Blejeune-Merède, votre analyse, justement,
07:34sur cette rencontre, on disait, cet état d'esprit
07:36de ces deux mises des affaires étrangères
07:39face Ă  J.D. Vance et juste Trump,
07:41juste avant cette réunion,
07:43qui, donc, envoie ce message sur son réseau social.
07:46Il est vital pour le dĂ´me d'or, ce Groenland.
07:49Ce dĂ´me d'or, c'est le projet de bouclier antimissile,
07:52donc très offensif.
07:54Vous pensez que c'est essentiellement pour la sécurité
07:56des États-Unis que Trump veut absolument ce Groenland ?
08:00Non, non, mais en fait, quand on réfléchit,
08:03ou en tout cas, si on se dit, si on admet l'idée
08:05que Donald Trump est un individu qui est un peu planificateur
08:08et qui réfléchit de manière rationnelle,
08:10en fait, il n'y a rien qui puisse expliquer
08:12pourquoi l'annexion du Groenland.
08:14Sinon, peut-ĂŞtre, deux initiatives, deux logiques.
08:18Une première logique qui serait de prendre le Groenland
08:20pour essayer de prendre en étau le Canada
08:22dans un genre de billard Ă  trois bandes assez malvenu,
08:25ou alors tout simplement d'essayer de galvaniser
08:28la sphère MAGA autour de sa candidature
08:30et de ses candidats, bien sûr, pour les mid-term qui arrivent.
08:33Parce que c'est vrai que depuis qu'il parle du Groenland en 2018,
08:36Ă  chaque fois qu'il parle, qu'il envoie une nouvelle carte postale
08:39sur le sujet du Groenland, de fait, ça galvanise son électorat.
08:42À part ça, pour tout ce qui va être sécurité nationale,
08:45pour tout ce qui va ĂŞtre enjeu de projection sur l'Arctique,
08:48pour tout ce qui va être accès aux ressources, etc.,
08:50en fait, les cadres légaux actuels de la coopération
08:54entre les États-Unis et le Danemark avec le Groenland, bien sûr,
08:57sont tout Ă  fait insuffisants et, deux, permettent absolument
09:00aux États-Unis de faire à peu près ce qu'ils veulent
09:02tant qu'ils acceptent une logique de consensus et de coordination
09:05avec le Danemark et le Groenland pour ne pas y faire non plus n'importe quoi.
09:09Et ce qu'on peut se dire, c'est que là, il y a autre chose, évidemment,
09:13qu'essayer d'aller récupérer le Groenland pour le Dôme d'or
09:16ou que sais-je, dans cette histoire d'annexion en particulier.
09:19Sonia, il y a autre chose.
09:20Donc, finalement, ça serait facile pour Trump.
09:23Il pourrait même superviser une opération depuis Maré-Lago
09:27comme il a fait pour l'opération à Caracas.
09:29Ça, ça rentre en jeu aussi, ce côté un peu spectaculaire ?
09:34Non, mais je pense qu'il y a plusieurs choses qui intéressent Donald Trump
09:37avec l'idée d'acquérir le Groenland.
09:42Tout d'abord, oui, il y a un intérêt stratégique pour lui,
09:45du point de vue des États-Unis.
09:48Il disait il y a quelques jours, lorsqu'une journaliste lui a posé la question
09:50« Mais pourquoi vouloir posséder le Groenland
09:53alors que vous avez déjà une base américaine
09:54et que vous pourriez étendre votre présence sur place ? »
09:57Eh bien, il a répondu avec la logique d'un agent immobilier en disant
10:00« Parce que lorsqu'on possède quelque chose,
10:03lorsqu'on est propriétaire, on défend mieux que lorsqu'on est locataire. »
10:08Et donc, pour lui, sa logique, c'est pour mieux défendre le Groenland
10:12face Ă  la menace russe et chinoise.
10:15Eh bien, je veux être propriétaire du Groenland.
10:18Et puis, évidemment, il y a d'autres intérêts
10:21parce qu'avec le changement climatique,
10:23les eaux vont ĂŞtre de plus en plus accessibles.
10:25Les États-Unis sont également intéressés par les ressources
10:28qui se trouvent au Groenland.
10:30Donc, il y a plusieurs choses.
10:32En tout cas, ce qui est certain, lorsqu'on entend ici régulièrement
10:35Donald Trump Ă  la Maison-Blanche,
10:37il est vraiment persuadé qu'il doit obtenir le Groenland,
10:42qu'il doit posséder le Groenland.
10:44Et donc, on sent que c'est un dossier qui va continuer de l'occuper
10:49et que c'est une priorité pour Donald Trump.
10:52Et d'ailleurs, face à une partie de son électorat,
10:54qui en a assez, de voir Donald Trump tenter des aventures à l'étranger,
10:59se préoccuper de l'international,
11:02alors que pour beaucoup,
11:04eh bien, il devrait davantage se préoccuper des sujets domestiques.
11:07Il y a maintenant des officiels de l'administration,
11:10également Donald Trump,
11:11qui répètent à l'envie que l'Amérique, d'abord,
11:14sait aussi se préoccuper et défendre
11:17les intérêts stratégiques des Etats-Unis.
11:19Et donc, c'est un peu cet argument qu'ils mettent en avant.
11:22Et c'est pour ça qu'il parle beaucoup de la menace russe et chinoise.
11:25Mika Bledjean-Merède, vous n'êtes pas d'accord,
11:28vous voyez votre analyse.
11:31Je pense qu'il faut faire attention à la frontière
11:35entre reprendre les éléments de langage de Donald Trump,
11:39desquels on n'est pas capable, nous,
11:41quidam, de pouvoir déceler ce qu'il croit vraiment,
11:43ce dont il est vraiment persuadé,
11:45ce qui relève de stratégies sur le moment,
11:47de stratégies plus larges, bref.
11:49Il faut distinguer ça du reste de la réalité du Groenland.
11:53Le Groenland, aujourd'hui, les Etats-Unis,
11:55encore une fois, j'insiste,
11:56peuvent faire ce qu'ils veulent légalement,
11:59dans une logique, lĂ  encore une fois,
12:00de concertation et de consultation
12:02avec les Danois et les Groenlandais.
12:04Si les Américains voulaient installer de nouvelles capacités militaires,
12:08de nouvelles capacités de surveillance,
12:10de nouvelles capacités, même nucléaires, s'ils le voulaient,
12:13le DĂ´me d'Or, etc.,
12:15le cadre actuel de l'accord d'Igalicou de 2004,
12:19qui prolonge contemporainement le pacte de défense de 1951,
12:24ne pose aucune difficulté,
12:26si ce n'est donc de s'accorder avec les Danois et les Groenlandais,
12:29qui, jusqu'Ă  maintenant, dans l'histoire,
12:31ont toujours été accommodants sur le Groenland.
12:34Ni le Groenland, ni le Danemark,
12:36n'ont fait de difficultés aux Etats-Unis,
12:38que ce soit leur demande.
12:40Il n'y a pas de sujet en réalité.
12:42Il n'y a pas de sujet,
12:43mais on voit bien que ce n'est pas la méthode de Trump
12:45que de proposer une coopération aux Groenlandais et aux Danois.
12:49Il veut du territoire.
12:50Bien sûr que ce n'est pas la méthode.
12:51Est-ce que ce n'est pas avant ?
12:52Bien sûr que ce n'est pas la méthode, vous avez raison.
12:55Sauf que ce que je veux vraiment ici rappeler,
12:57c'est que les cadres sont suffisants.
12:59Et peut-ĂŞtre que je radote, c'est vrai.
13:02Mais ce qu'il faut bien avoir en tĂŞte ici,
13:04c'est que si Donald Trump poursuivait vraiment
13:07les objectifs stratégiques qu'il dit poursuivre
13:10et qui, en plus, changent,
13:12parce qu'il dit des choses très différentes
13:13déjà entre 2018, 2019 et maintenant,
13:16il dit des choses très différentes
13:17également d'une semaine à l'autre,
13:19voire mĂŞme parfois du jour au lendemain.
13:20Donc s'il poursuivait vraiment
13:22les objectifs stratégiques qu'il évoquait,
13:24tout simplement, il n'y a pas besoin
13:26d'aller dans une logique d'annexion,
13:28de mettre par terre l'OTAN,
13:30de mettre par terre le pacte transatlantique,
13:32de mettre par terre la relation avec l'allié
13:33parmi les alliés OTAN,
13:35qui est le plus fidèle parmi les fidèles,
13:37le Danemark.
13:38Il n'y a aucun besoin de ça.
13:39Et même pour faire des accords économiques,
13:41les Groenlandais ne font pas d'accord économique,
13:44ne font pas d'accord pour se vendre
13:46ou que sais-je d'autre,
13:47avec une nation qui ne respecte pas
13:49la culture groenlandaise.
13:50Tout ce que les Groenlandais demandent,
13:53c'est d'être respectés
13:55dans leur logique décoloniale.
13:56Patrick, Martin Génier,
13:58juste une réaction là-dessus.
13:58C'est quand mĂŞme, lĂ ,
13:59c'est la force utilisée
14:01Ă  la fois dans le langage,
14:02également par son équipe.
14:04Alors, Jelly Vance,
14:05on ne sait pas très bien, finalement,
14:06ce qui ressort de cette discussion.
14:08Mais enfin, il était tout de même sur place.
14:10Il est allé au Groenland
14:11dès l'arrivée au pouvoir de Trump.
14:13Donc, ça montre bien
14:14qu'on veut y mettre un pied,
14:15tout de mĂŞme.
14:16Oui, oui.
14:17C'est lui, vous l'avez dit,
14:18avec son épouse qui est arrivée là-bas
14:19d'une façon théâtrale,
14:21avec son avion.
14:22Alors qu'il n'était pas invité.
14:23Il n'était même pas invité.
14:26Donc, il est arrivé là-bas.
14:27Il n'est pas dans la coopération du tout.
14:29Non, il n'est pas du tout
14:30dans la coopération.
14:31C'est vraiment, on a l'impression,
14:32la volonté impérialiste des États-Unis
14:36qui considère à tort,
14:37on leur a compris,
14:38qu'il faut posséder ce territoire
14:41pour assurer la sécurité nationale,
14:43alors que cela a été démontré.
14:44Pas besoin de posséder,
14:46d'acquérir ou de violer
14:47la souveraineté territoriale de ce territoire.
14:50Il suffit d'agrandir des bases militaires,
14:51d'augmenter les effectifs militaires.
14:53Il n'y a que 57 000 habitants.
14:55Oui, mais si vous faites ça,
14:56vous ne mettez pas le drapeau américain
14:58sur le territoire.
14:59C'est ce que veut Donald Trump.
15:01Mais il y a d'autres éléments
15:03pour renforcer cette sécurité.
15:05C'est aussi parce que,
15:05n'oublions pas que Donald Trump,
15:07avant tout,
15:07c'est la Trump Tower,
15:08si je peux me permettre.
15:09C'est un businessman.
15:10C'est Calvin qui veut conclure
15:12des contrats des minerais rares
15:14comme il l'a fait en Ukraine,
15:15pour le lithium,
15:16pour le cobalt,
15:17l'essentiel des minerais rares
15:19pour la transition écologique, etc.
15:20Donc, lui, il veut un deal
15:22Ă  ce niveau-lĂ .
15:23Et finalement,
15:24c'est peut-ĂŞtre ce qu'il recherche,
15:25renoncer aux coups de force militaire
15:27pour obtenir quelque chose
15:28sur le plan économique.
15:29Alors, qu'en pensent
15:29les Groenlandais ?
15:30On a un retour en image
15:33avec Ludovic de Foucault.
15:35On va voir tout de mĂŞme
15:35qu'ils sont inquiets.
15:39Anouk, capitale du Groenland,
15:41on se rend vite compte
15:42qu'il y a plusieurs manières
15:44de réagir aux menaces
15:45d'annexion américaine.
15:46Il y a la manière douce.
15:50Quoi qu'il arrive,
15:51nous, le peuple groenlandais,
15:52sommes attachés à la diplomatie,
15:54à la démocratie et à la justice
15:55et nous ne prendrons pas les armes.
15:58En aucun cas,
15:58nous n'entrerons en guerre.
16:00Nous espérons qu'on trouvera
16:02une solution diplomatique.
16:04Et puis, il y a l'autre manière.
16:07Il faut réfléchir clairement
16:08et se demander
16:09comment défendre notre pays.
16:13La sécurité, c'est qu'un prétexte.
16:16Ils ont des installations militaires
16:17partout au Groenland.
16:20Ils peuvent les rouvrir
16:21s'ils le veulent.
16:24Mais ils ne vont pas nous acheter.
16:26Donald Trump continue de marteler
16:28que les Etats-Unis ont besoin
16:29du Groenland pour des raisons
16:30de sécurité,
16:31que tout scénario autre
16:32qu'un Groenland sous contrôle américain
16:34serait inacceptable.
16:36Pour les habitants ici,
16:37son comportement est surtout
16:38puéril.
16:39Il ne peut pas tout avoir
16:42simplement parce qu'il dit
16:43« je veux ça ».
16:45Les menaces du président américain
16:47font réagir en Europe.
16:48Pour Bruxelles,
16:49le Groenland appartient Ă  son peuple.
16:51Pour Paris,
16:51une violation de la souveraineté
16:53du Groenland
16:54entraînerait des conséquences
16:55en cascade
16:56qui seraient inédites.
16:58L'autre scénario,
16:59c'est d'acheter le Groenland.
17:00Oui, effectivement.
17:02C'est le crédo de Donald Trump,
17:05le maître du deal
17:07tel qu'il se le présente
17:08lui-mĂŞme.
17:10Un homme qui,
17:10effectivement,
17:11veut toujours passer
17:12par la transaction.
17:14Mais on a vu les réactions...
17:15Le Groenland n'est pas Ă  vendre.
17:16Le Groenland n'est pas Ă  vendre.
17:17Le Groenland n'est pas Ă  vendre.
17:18Vous savez,
17:19en ce moment,
17:20circulent sur les réseaux sociaux
17:21des vidéos
17:22reprises en cœur
17:23par des centaines
17:25de Groenlandais
17:26et de citoyens
17:27du Danemark
17:29dans lesquels
17:29ils disent
17:30« Je me battrai
17:32jusqu'Ă  la mort
17:34contre vous »
17:35en s'adressant directement
17:36Ă  Donald Trump
17:36en termes
17:38assez fleuris.
17:38Je ne vais pas les répéter ici,
17:39mais en tout cas,
17:40ça implique un mot
17:41que tout le monde connaît
17:41très très bien.
17:42ça dit bien...
17:45Que Donald Trump
17:45utilise aussi...
17:46Que Donald Trump
17:47utilise aussi
17:48Ă  outrance.
17:50Mais ça dit bien,
17:51effectivement,
17:51la position
17:52de ce petit peuple,
17:54effectivement,
17:54vous l'avez rappelé,
17:5557 000 habitants
17:57sur une terre
17:58immense,
17:59aride,
18:00et qui veut rester
18:03pour l'instant,
18:03en tout cas,
18:04Ă  85%,
18:0585% des Groenlandais
18:07disent « Nous voulons
18:08rester rattachés
18:09Ă  l'Europe,
18:10au royaume du Danemark,
18:13laissez-nous tranquilles. »
18:15Et effectivement,
18:16on peut se demander
18:16si c'est arrivé
18:18aux oreilles
18:18de Donald Trump.
18:19Mika Bujon-Mered,
18:20est-ce que 85%
18:22des Groenlandais,
18:22c'est plutĂ´t 85%
18:23des Groenlandais
18:24qui veulent,
18:25en tout cas,
18:26ni Danemark,
18:27ni Etats-Unis,
18:29ou est-ce qu'ils veulent
18:30être aussi indépendants ?
18:32Finalement,
18:32ça serait ça
18:32l'objectif ultime
18:34de ces 57 000 Groenlandais
18:36et peut-ĂŞtre
18:36que les Américains
18:37voudraient en profiter.
18:38Est-ce qu'ils...
18:39VoilĂ ,
18:39on est vraiment
18:40finalement,
18:41c'est quoi leur position,
18:42vous qui les connaissez bien ?
18:44Mais oui,
18:45effectivement,
18:46on est dans un cas
18:46de décolonisation,
18:48c'est aussi simple que ça.
18:49On a un peuple ici
18:50qui s'estime colonisé
18:51par le Danemark
18:52depuis 1721,
18:53c'est-Ă -dire
18:54depuis l'arrivée
18:54du missionnaire
18:56luthérien
18:57Hans Egede.
18:59Et dans ce contexte-lĂ ,
19:01la logique,
19:02c'était déjà essayer
19:03d'obtenir une indépendance
19:04en 2021,
19:05pour le 300e anniversaire
19:07de ce début
19:07de la colonisation danoise.
19:09Ça n'a pas pu se faire
19:10pour une raison assez simple,
19:11c'est que le modèle économique
19:13groenlandais ne tient pas.
19:14Et donc,
19:14j'en viens Ă  votre question,
19:16c'est-Ă -dire qu'aujourd'hui,
19:17le modèle économique groenlandais,
19:18il est essentiellement basé
19:19sur la pĂŞche,
19:20il y a des ressources minières
19:21qui sont exploitées,
19:22des rubis,
19:23de la nortosite,
19:24dans quelques années maintenant,
19:25de molybden également,
19:27notamment avec des capitaux européens.
19:29Et donc,
19:29le principe ici,
19:30il est en fait très simple.
19:32Pour pouvoir déclarer
19:33son indépendance
19:34en toute sérénité,
19:36le Groenland doit lever
19:37Ă  minima 600 millions de dollars
19:39à peu près,
19:40qui est en fait
19:40l'équivalent
19:41de la subvention
19:42que le gouvernement danois
19:43donne au gouvernement
19:45semi-autonome
19:46donc de Newhook,
19:47du Groenland.
19:49Et dans ce contexte-lĂ ,
19:50il faut développer
19:50des activités économiques nouvelles
19:52pour générer cette manne,
19:54pour pouvoir déclarer
19:55son indépendance.
19:55Et aujourd'hui,
19:56ce que les Groenlandais disent
19:57en un mot,
19:58c'est en grande majorité,
20:00c'est-Ă -dire plus des deux tiers
20:01des Groenlandais
20:02de manière constante,
20:03quelles que soient les études,
20:04les enquĂŞtes,
20:04les sondages,
20:05les modalités,
20:06etc.,
20:07depuis des décennies,
20:08on veut l'indépendance.
20:10C'est l'objectif final.
20:12Et après,
20:12ça va se diviser
20:13au sein de la société
20:14groenlandaise
20:14entre ceux qui veulent
20:15une indépendance rapide
20:16et radicale
20:17et ceux qui sont prĂŞts
20:18Ă  prendre plutĂ´t
20:19le temps long.
20:20Mais,
20:20il faut bien avoir en tĂŞte
20:22que les trois quarts
20:23des Groenlandais
20:24ne veulent pas non plus
20:25d'une indépendance
20:26si l'indépendance
20:27voulait dire
20:28une baisse du niveau de vie,
20:29voulait dire
20:30une baisse des redistributions
20:31parce que le Groenland
20:32est une société
20:33très solidaire en cela.
20:34elle a été
20:35parfaitement
20:35scandinavisée
20:36si vous me permettez
20:37l'expression,
20:38mais elle l'était déjà
20:38avant dans la culture inuite
20:39et donc fondamentalement
20:41aujourd'hui
20:41ce que veulent
20:41les Groenlandais
20:42c'est un modèle économique
20:43qui permette
20:44une indépendance durable
20:45et un modèle économique
20:46qui ne vienne pas
20:47non plus
20:47comme Donald Trump
20:48voudrait le faire,
20:49exploiter toutes les ressources
20:50Ă  tout crin
20:50sans prendre en compte
20:51les questions
20:52de pollution
20:52ou de protection environnementale.
20:54Patrick Martin-Génier,
20:55ce qu'ils veulent
20:56les Groenlandais.
20:57enfin, ce que veulent
20:58les Groenlandais
20:58je suis d'accord
20:59mais il y a aussi
20:59ce qu'il veut
21:00le Premier Ministre
21:01c'est quand mĂŞme
21:01une démocratie parlementaire
21:03et le Premier Ministre
21:04a très clairement dit
21:05en présence de Metté
21:06Frédéric Seine
21:07la Première Ministre danoise
21:08je préfère
21:09entre les Etats-Unis
21:10et le Danemark
21:11non, non, il a dit ça
21:13vous me laissez parler
21:14il a dit
21:14je préfère rester
21:15dans le Royaume du Danemark
21:17donc pour l'instant
21:18oui, il y a des indépendantistes
21:19mais très clairement
21:20ils n'ont pas
21:21la possibilité
21:22d'être indépendants
21:23en fait c'est comme le Brexit
21:24vous voyez
21:24c'est comme l'Écosse
21:25où je suis allé
21:26les Écossais
21:27voulaient leur indépendance
21:28mais sans le Royaume-Uni
21:29ils n'en ont pas la possibilité
21:30donc financièrement
21:31pour l'instant
21:31les Groenlandais
21:32ne pourraient pas
21:33assumer cette indépendance
21:34donc ils passeraient fatalement
21:36sous la coupe
21:36d'une grande puissance
21:37qu'il s'agisse d'ailleurs
21:38des Etats-Unis
21:39ou d'une autre
21:39et donc le Premier ministre
21:41Groenlandais
21:41s'est affiché
21:42avec la Première Ministre
21:43Mettevri Daiksen
21:44en disant que pour l'instant
21:44il préférait le Royaume du Danemark
21:46justement on va les écouter
21:47c'était lors d'une conférence
21:48de presse hier
21:49Ă  la fois donc
21:50la Première Ministre du Danemark
21:51et le Premier ministre Groenlandais
21:52Il n'a pas été facile
21:55de résister à la pression
21:57tout Ă  fait inacceptable
21:58exercée par notre plus proche allié
22:00depuis toujours
22:00cependant
22:01de nombreux indices laissent penser
22:03que le plus difficile
22:04reste Ă  venir
22:04Nous sommes confrontés
22:07à une crise géopolitique
22:08et si nous devons choisir
22:09entre les Etats-Unis
22:10et le Danemark
22:11lĂ  maintenant
22:11nous choisissons le Danemark
22:13Mika Blujenmeret
22:14je sais que vous vouliez réagir
22:15en fait cette stratégie
22:16c'est tout de mĂŞme
22:17on reste ensemble
22:18face à l'Amérique
22:19finalement
22:20Oui oui mais en fait
22:23ce que Yen Frédéric Nielsen
22:25le Premier ministre Groenlandais
22:26a dit hier
22:27de manière précise
22:28et c'est ce point-lĂ 
22:29de la phrase
22:30qui est le plus important
22:31pour les Groenlandais
22:32comme pour nous autres
22:33analyses spécialistes du sujet
22:34c'est
22:34si je dois choisir
22:36parce que c'est le cas stratégique
22:39du moment
22:39et il le dit bien encore
22:41en réinsistant
22:42en disant
22:42si je dois choisir
22:43ici et maintenant
22:45c'est-Ă -dire
22:45dans un dilemme stratégique
22:47oĂą lĂ 
22:48en ce moment
22:48l'indépendance
22:50n'est pas un choix possible
22:51donc dans ce contexte
22:52il dit je choisis le Danemark
22:53et il a dit
22:54je choisis l'OTAN
22:55je choisis l'Union Européenne
22:56et on le comprend tout Ă  fait
22:57parce qu'entre une puissance
22:58qui respecte
22:59tout simplement
23:00les droits des Groenlandais
23:02de plus en plus
23:03au fur et Ă  mesure
23:04qu'il y a eu des dévolutions
23:05de compétences
23:06aux Groenland
23:07et un État voyou
23:09aujourd'hui les États-Unis
23:09qui de fait
23:10ne respecte rien
23:11ni personne
23:11et encore moins
23:12les Groenlandais
23:12comme on l'entend Ă  chaque fois
23:13dès que Donald Trump
23:15ou J.D. Vance
23:16prennent la parole
23:17sur le sujet
23:18on comprend qu'il fasse ce choix
23:19c'est évident
23:20cependant
23:20j'insiste une nouvelle fois
23:22sur le si
23:22ici et maintenant
23:24parce que le Premier ministre
23:25il est indépendantiste
23:26comme les autres
23:27c'est juste une question lĂ 
23:28d'une indépendance
23:29sur le temps long
23:30alors que dans la coalition
23:32gouvernementale
23:32vous avez d'autres partis
23:33qui militent plutĂ´t
23:34pour une indépendance
23:35radicale et rapide
23:36On va revoir
23:36cette réaction
23:38de Donald Trump
23:38sur son réseau social
23:40Truth
23:40il est vital pour le DĂ´me d'Or
23:42le projet de bouclier
23:43antimissile
23:43que nous construisons
23:44donc de mettre la main
23:45sur le Groenland
23:47et il a également ajouté
23:49l'OTAN devrait ouvrir la voie
23:50pour que nous l'obtenions
23:52alors ça
23:53c'est tout de mĂŞme
23:53David Delos
23:54ironique
23:56puisque évidemment
23:57la chose
23:58qu'a affirmé
23:59la première ministre
23:59du Danemark
24:00c'est que
24:01l'OTAN était menacée
24:03par une éventuelle annexion
24:05du Groenland
24:06par les Etats-Unis
24:07et lui dit l'inverse
24:07l'OTAN doit s'ouvrir
24:08quand il dit
24:09que l'OTAN
24:10devrait ouvrir la voie
24:11aux Etats-Unis
24:12au Groenland
24:12on peut dire
24:14et pardonnez-moi
24:14d'utiliser un langage
24:17un peu vulgaire
24:19mais qu'il ne manque pas
24:20de culot quand mĂŞme
24:20lui qui tire Ă  boulet rouge
24:23sur l'OTAN
24:24en disant que
24:25les pays membres
24:27de l'Alliance
24:28ne financent pas assez
24:29ne mettent pas assez
24:30au pot
24:30pour construire
24:33la défense
24:34de l'Alliance Atlantique Nord
24:35il demande aujourd'hui
24:37Ă  l'OTAN
24:38de lui ouvrir la voie
24:40Ă  une annexion
24:41qui ressemble plus
24:42Ă  une lui
24:42qu'Ă  autre chose
24:43est-ce qu'il a réellement
24:45besoin
24:45du Groenland
24:47pour mettre en place
24:48son dĂ´me d'or
24:49non
24:50selon les spécialistes
24:51de la géostratégie
24:53il a assez de radars
24:55en Pologne
24:56en Roumanie
24:57dans le nord
24:58du Royaume-Uni
25:00dans l'est
25:00des Etats-Unis
25:01autant de pays
25:02qui accessoirement
25:03font aussi partie
25:03de l'OTAN
25:04je dis ça
25:05je dis rien
25:05il n'a pas besoin
25:07d'installer
25:08des batteries
25:09de missiles
25:11ou de contre-missiles
25:13balistiques
25:14au Groenland
25:15il n'en a pas besoin
25:16c'est une lubie
25:17ça reste une lubie
25:19et il faut la prendre
25:20comme telle
25:20Patrick Martin-Génier
25:21mais est-ce que l'objectif
25:22justement
25:22c'est pas de donner
25:23encore un coup
25:25Ă  l'OTAN
25:26lorsqu'il fait
25:27de telles déclarations
25:28de Donald Trump
25:29et qu'il menace
25:29de l'annexer
25:30ce Groenland
25:32donc qui est
25:32territoire autonome
25:33danois
25:34le Danemark
25:34appartenant
25:35Ă  l'OTAN
25:36elle c'est ainsi
25:37en tout cas
25:38qu'elle l'a interprétée
25:38la première ministre
25:39elle l'a interprétée
25:41de cette façon
25:41de façon tout à fait légitime
25:43enfin voilĂ 
25:43l'OTAN mourrait
25:46ah mais oui
25:46elle a eu raison
25:47ce serait la porte ouverte
25:49Ă  une sorte de vide
25:50c'est la fin
25:50de l'ordre international
25:52de sécurité collective
25:53issu de l'ONU
25:55de 1945
25:55la convention
25:56de San Francisco
25:57il n'y aurait plus
25:58d'OTAN
25:58il n'y aurait plus
25:59d'ONU
25:59puisque seule la force
26:00l'emporterait
26:01ce serait effectivement
26:02la fin de l'OTAN
26:03mĂŞme si
26:05je doute
26:05parce qu'on ne pourrait plus
26:06utiliser l'article 5
26:07qui en fait
26:08un article
26:08ça voudrait dire
26:09qu'on va mobiliser
26:10les alliés de l'OTAN
26:11pour une agression
26:12contre un membre
26:14de l'OTAN
26:14au sein mĂŞme
26:15alors que les Etats-Unis
26:16sont dans l'OTAN
26:16on imagine les Etats-Unis
26:18se réunir
26:18article 4
26:19article 5
26:20sur la solidarité mutuelle
26:21pour dire attention
26:22qu'est-ce qu'on va faire
26:23contre nous
26:23non c'est complètement ridicule
26:24donc effectivement
26:25ce serait la fin
26:26de la sécurité collective
26:27ce serait donc
26:28eh bien
26:29la primauté
26:31de la force
26:32sur le droit international
26:33et bien sûr
26:34que ce serait la fin
26:34de l'OTAN
26:35il faudrait voir
26:36comment l'Europe réagit
26:37effectivement
26:38j'ai vu votre interview
26:39oĂą certains estiment
26:40qu'Ă  aucun moment
26:41on ne prendrait les armes
26:42j'ai pourtant entendu
26:43des danois
26:44dire moi je prendrai
26:45les armes
26:46et je me battrai
26:47contre les américains
26:48donc parce qu'il y a
26:49un fort sentiment
26:49d'appartenance patriotique
26:51j'allais dire
26:52et que ce territoire
26:53n'est pas Ă  vendre
26:54et enfin
26:55on verra
26:56quelle est la réaction
26:56d'Europe
26:57parce que si l'Europe
26:57mĂŞme si ce territoire
26:58n'appartient pas en tant que tel
26:59à l'Union Européenne
27:00mais elle est quand mĂŞme
27:01associée à des subventions
27:02si l'Europe ne réagit pas
27:03c'est aussi la fin
27:04d'une certaine façon
27:05de l'Union Européenne
27:07incapable de se défendre
27:08vis-Ă -vis
27:08de l'agression russe
27:10en Ukraine
27:10elle ne serait pas capable
27:11de se défendre
27:14effectivement la France
27:16par exemple
27:16par la bouche
27:17d'Emmanuel Macron
27:19alors ce n'est pas un acte
27:20ce n'est pas une action
27:21ce sont encore
27:22des déclarations
27:23mais Emmanuel Macron
27:24ne dit pas autre chose
27:25quand il dit
27:26que l'annexion
27:28une atteinte
27:29à la souveraineté
27:30du Groenland
27:30ouvrirait la porte
27:33à des conséquences
27:35en cascade inédites
27:36ça en fait partie
27:38c'est quand mĂŞme
27:39assez important
27:40pour être souligné
27:40et on va écouter
27:41justement Jean-Noël Barraud
27:42le chef de la diplomatie
27:43française
27:44qui réagit
27:44s'il s'agit
27:46de s'en emparer
27:48autrement
27:49qu'en achetant
27:50le Groenland
27:50évidemment
27:51ça paraît
27:52évidemment très incongru
27:54parce que pour un membre
27:55de l'OTAN
27:56cette alliance
27:56de sécurité
27:57qui depuis
27:58presque 80 ans
27:59associe
28:00l'Amérique du Nord
28:01avec l'Europe
28:02sans prendre
28:04un autre membre
28:04de l'OTAN
28:05ça n'aurait aucun sens
28:06ça serait contraire
28:07même aux intérêts
28:09des Etats-Unis
28:10et j'entends
28:11de plus en plus
28:12de voix aux Etats-Unis
28:12le dire
28:13et donc ce chantage
28:14doit évidemment cesser
28:15est-ce que la France
28:18l'Allemagne
28:19seraient prĂŞtes
28:20à défendre
28:21le Groenland
28:21et le Danemark
28:22contre les Etats-Unis
28:23ici il faut distinguer
28:26deux choses
28:27il y a déjà
28:27dans la réponse
28:28graduée des Européens
28:29un premier niveau
28:30de réponse opérationnelle
28:32qui est Nordefco
28:33alors Nordefco
28:34c'est pas quelque chose
28:35qui est assez connu
28:36c'est en fait
28:37la coopération
28:38de défense
28:38des pays nordiques
28:39donc c'est-Ă -dire
28:40le Danemark
28:41la Suède
28:41la Finlande
28:42l'Islande
28:43et la Norvège
28:44et c'est en fait
28:45ce qui est en train
28:45de se passer
28:45on a vu
28:46et c'était quelque chose
28:47de prévisible
28:48moi je l'avais évoqué
28:48et on était plusieurs
28:49sur un certain nombre
28:50de plateau
28:51dès la semaine dernière
28:51s'il y avait une agression
28:52une menace d'agression
28:53ou une tentative
28:55de dissuasion
28:56que les Danois voulaient faire
28:57ils pouvaient appeler
28:58la Suède
28:59ils pouvaient appeler
28:59la Norvège
29:00et on a vu
29:00les annonces
29:01des premiers ministres
29:02suédois et norvégiens
29:02qui annonçaient
29:03le détachement
29:04de militaires
29:05de leur pays
29:06pour soutenir
29:07le Groenland
29:07et soutenir
29:08évidemment le Danemark
29:09donc Nordefco
29:09c'est le premier
29:10niveau de réponse
29:11puis ensuite
29:12au sein de l'Union Européenne
29:13il y a l'Allemagne
29:15qui est en train
29:15de mener
29:16un certain nombre
29:16de propositions
29:17dans le cadre de l'OTAN
29:18ça c'est une chose
29:18et je la mets de côté
29:19parce que pour la France
29:21il y a un enjeu existentiel
29:22c'est-Ă -dire
29:23qu'il faut bien se rendre compte
29:24que le statut
29:25du Groenland
29:25au niveau de l'Union Européenne
29:26ça a été rappelé
29:27par l'un de vos intervenants
29:28Ă  l'instant
29:28c'est un statut d'association
29:30et nous avons en France
29:31plusieurs territoires
29:32qui sont dans un cas
29:34assez similaire
29:34au Groenland
29:35et qui ont le mĂŞme statut
29:36européen
29:37de PTOM
29:38donc de pays et territoires
29:38d'outre-mer
29:39qui pourraient potentiellement
29:40ĂŞtre une cible
29:41et le premier d'entre eux
29:43toujours dans cette logique
29:44impérialiste de Donald Trump
29:45en tout cas sur le discours
29:46on verra sur les actes
29:47ou plutôt j'espère
29:48qu'on ne le verra pas
29:48c'est effectivement
29:50le territoire de Saint-Pierre-et-Miquelon
29:51qui est un territoire français
29:53qui ne cherche pas
29:54une décolonisation
29:55qui cherche à rester français
29:56et qui cherche Ă  rester
29:57un PTOM européen
29:58qui est au large de Terre-Neuve
29:59au large du Canada
30:00et qui fait que la France
30:01est partie prenante
30:02de cette question
30:03de l'Amérique du Nord
30:04si les Etats-Unis
30:05venaient Ă  ĂŞtre
30:06dans une dynamique impérialiste
30:07vis-Ă -vis du Groenland
30:08avec lequel Saint-Pierre-et-Miquelon
30:10a pas mal de relations
30:11y compris sur le volet
30:12par exemple de la recherche
30:13du sauvetage en mer
30:14dans les eaux compliquées
30:15de l'Arctique
30:16ou avec le Canada
30:17la France
30:18non seulement a les moyens
30:19mais en fait
30:19un devoir de solidarité
30:20de répondre
30:21en tant que partie prenante
30:22dans cette zone
30:23de l'Atlantique Nord-Ouest
30:24Patrick Martin-Génier
30:25alors le devoir de solidarité
30:26ça se manifesterait comment ?
30:28Pour l'instant
30:28le ministre des Affaires étrangères
30:29français a dit
30:30qu'on allait ouvrir
30:30un consulat au Groenland
30:32ça c'est la première réponse
30:34mais est-ce qu'il pourrait y avoir
30:35un affrontement
30:36de soldats français
30:37et de soldats américains
30:38sur le territoire
30:39du Groenland ?
30:41J'en doute
30:41d'abord l'ouverture
30:42de ce consulat
30:43c'est quelque chose
30:44d'extrĂŞmement symbolique
30:45parce que j'ai cru comprendre
30:46qu'il n'y avait que 6 personnes
30:48qui avaient la nationalité française
30:49ou Groenland est française
30:50donc voilĂ 
30:51mais c'est une majorité
30:52Mais on pourrait dépêcher des forces
30:53par exemple
30:53comme le font la Suède
30:54la Norvège
30:55A titre individuel
30:56oui
30:57on pourrait ĂŞtre solidaires
30:58envoyer des détachements
30:59pour faire des exercices militaires
31:00pour bien monter
31:01que la France est solidaire
31:02il n'y aurait pas que la France
31:03moi j'imagine
31:04Elle ne le fait pas pour l'instant
31:05Elle ne fait rien
31:06mais évidemment
31:06on ne fait jamais rien
31:07en Europe pour l'instant
31:08regardez cette fameuse
31:09coalition des volontaires
31:10Bon on attend
31:11C'est un autre sujet
31:12Non mais ce que je veux dire par lĂ 
31:14c'est qu'on pourrait avoir
31:15l'équivalent
31:15mĂŞme plus restreint
31:17d'une sorte de coalition
31:18des états
31:19Regardez ce qui s'est passé
31:20il y a une semaine
31:21c'était précisément
31:22à l'Elysée
31:22avec la coalition des volontaires
31:23un communiqué commun
31:25signé par le Royaume-Uni
31:26l'Allemagne
31:26la France
31:27l'Italie je crois
31:28en disant
31:28qu'il fallait absolument
31:29respecter la souveraineté
31:31territoriale du Groenland
31:32et donc du Danemark
31:33Et on apprend Ă  l'instant
31:34selon la presse
31:35le Bild
31:36selon la presse allemande
31:37que l'Allemagne
31:38enverrait
31:40enverra des soldats
31:41au Groenland
31:43alors si l'Allemagne le fait
31:44j'imagine que la France
31:45Alors l'Allemagne
31:46oui c'est toujours
31:46La source c'est le Bild
31:47Oui bah pourquoi pas
31:49mais on sait aussi
31:50que Frédéric Schmerz
31:51le chancelier
31:51ne veut pas envoyer
31:52de soldats en Ukraine
31:53Bref
31:53Donc en tout cas
31:54oui
31:54Voilà donc ça c'est selon
31:55les médias
31:55ce n'est pas confirmé
31:56pour l'instant
31:57Alors mais c'est vrai
31:58que les états européens
31:59Mais ça serait une hypothèse
32:00C'est une hypothèse
32:02mais sérieuse
32:02parce que plus on reste
32:04sans rien faire
32:05plus Donald Trump
32:06va vous écraser
32:07et donc à un moment donné
32:08c'est l'existence mĂŞme
32:11de l'Europe
32:11la crédibilité européenne
32:13qui est en cause
32:13qui est en jeu
32:14si nous ne sommes pas capables
32:15d'intervenir Ă  titre individuel
32:17à défaut de faire
32:17Ă  titre collectif
32:18j'imagine bien
32:19une coalition
32:20entre la France
32:21l'Allemagne
32:22le Royaume-Uni
32:22mĂŞme le Royaume-Uni
32:23pour éventuellement
32:25dépêcher des militaires
32:26sur place
32:27pour bien montrer
32:27que cela pourrait avoir
32:28un effet dissuasif
32:30en tout cas
32:30sur la mentalité
32:31et la méthode de Trump
32:32L'Union Européenne
32:33pourrait-elle
32:33constituer un rempart ?
32:35L'Union Européenne
32:36a tout intérêt
32:37Ă  constituer
32:37un rempart
32:38aux appétits
32:39de Donald Trump
32:41parce que
32:41ouvrir la porte
32:42du Groenland
32:44à l'administration américaine
32:45c'est ouvrir
32:46et ça a été dit
32:47il y a quelques minutes
32:49la porte
32:50Ă  d'autres annexions
32:51de territoires
32:52qui seraient
32:54susceptibles
32:55de passer
32:55sous impérialisme
32:56américain
32:57aujourd'hui
32:59aujourd'hui
32:59l'Allemagne
33:00serait prĂŞte
33:01Ă  envoyer
33:01selon les médias
33:04des soldats
33:06si la France
33:08ouvre un consulat
33:09au Groenland
33:10on peut imaginer
33:11qu'une force militaire
33:13serait envoyée
33:14pour protéger
33:15cette représentation française
33:16en territoire
33:17groenlandais
33:18mais c'est vrai
33:19qu'il y a besoin
33:20aujourd'hui
33:21d'une
33:22concertation
33:24européenne
33:24pour réellement
33:26donner une réponse
33:26ferme
33:27définitive
33:28Ă  Donald Trump
33:29et pardon
33:31mais
33:31on n'a pas
33:34aujourd'hui
33:34les moyens
33:35on ne les voit pas
33:36venir en tout cas
33:37de réponse
33:39Ă  cette administration
33:40qui est
33:41carnivore
33:43on va le dire
33:43comme ça
33:44Mika Bluejeune-Méred
33:45justement sur
33:46votre réaction
33:46face Ă  cette
33:47information de la presse
33:49allemande
33:49que des soldats
33:50allemands
33:51pourraient arriver
33:51au Groenland
33:52donc après les Suédois
33:53donc on a dit
33:54les Suédois
33:54vous aviez
33:56il me semble
33:56aussi la Norvège
33:58d'autres pays
34:00donc d'Europe du Nord
34:01l'Islande peut-ĂŞtre
34:03et peut-ĂŞtre
34:03donc l'Allemagne
34:04peut-ĂŞtre la France
34:05alors pour l'Islande
34:09ça ça risque pas
34:09puisqu'en Islande
34:10il n'y a pas d'armée
34:10il n'y a pas d'armée
34:11il n'y a pas d'armée
34:12donc l'Islande c'est non
34:14en revanche
34:14sur l'Allemagne
34:15je ne suis pas du tout étonné
34:16dans le sens oĂą
34:17effectivement
34:17depuis le début
34:18de la semaine dernière
34:19Ă  part la France
34:21les pays européens
34:22non nordiques
34:23les plus impliqués
34:24dans justement
34:25une réponse
34:25Ă  Donald Trump
34:26sur le Groenland
34:27c'est l'Allemagne
34:27et le Royaume-Uni
34:28dans deux cadres différents
34:29le Royaume-Uni
34:30c'est dans le cadre
34:31essentiellement
34:31de la coopération
34:32qu'ils ont
34:33avec les pays
34:34et les territoires
34:35de l'Atlantique
34:36nord-ouest
34:37typiquement
34:37l'Islande
34:38les îles ferroées
34:39le Groenland
34:40historiquement
34:41donc il y a une relation
34:42particulière
34:43pour ce qui est de l'Allemagne
34:44on a vu donc
34:45que le gouvernement allemand
34:46avait proposé
34:46de mettre en oeuvre
34:47pour l'Arctique
34:49en général
34:49histoire de pouvoir
34:50dégroenlandiser
34:53la situation
34:54et la dédramatiser
34:55sur le Groenland
34:55et l'inclure
34:57dans quelque chose
34:57de plus large
34:58une mission
34:59au sein de l'OTAN
35:00de protection
35:02et d'exercice
35:02similaire Ă  ce qui existe
35:04par exemple
35:04sur les états baltes
35:05et de fait
35:06on a vu
35:07les trois premiers ministres
35:08des états baltes
35:08soutenir également
35:09cette idée-là
35:10on a vu l'Italie
35:12on a vu la Pologne
35:13soutenir cette idée-là
35:14donc fondamentalement
35:15je ne suis pas étonné
35:16que l'Allemagne
35:16participe de cela
35:17et pour ce qui est
35:18des français
35:19il faut bien rappeler
35:19aussi une chose
35:20c'est que
35:21Ă  part les militaires
35:23britanniques
35:23ou les militaires nordiques
35:25ce sont les militaires
35:26français
35:26qui aujourd'hui
35:28notamment par le lien
35:29avec Saint-Pierre-et-Miquelon
35:30mais pas seulement
35:31ont le plus de compétences
35:33le plus d'entraînement
35:35le plus de régularité
35:36sur le terrain
35:37au Groenland
35:38avec différents corps d'armée
35:39tous les ans
35:40que ce soit
35:41la marine
35:41l'armée de l'air
35:43et de l'espace
35:43et l'armée de terre
35:45il y a des entraînements
35:46au Groenland
35:47seuls les français
35:48aujourd'hui
35:49ont la compétence
35:49par exemple
35:50commando
35:51froid extrĂŞme
35:52pour vivre en autonomie
35:53plusieurs jours
35:54sur la banquise
35:56pardon
35:56sur la canotte glaciaire
35:57du Groenland
35:57autrement que les Danois
35:59il n'y a que sinon
36:00les Danois
36:00qui ont véritablement
36:01cette compétence
36:01avec la patrouille Sirius
36:03donc il y a des éléments
36:04concrets
36:05qui font qu'aujourd'hui
36:06chaque parti européen
36:08a un rĂ´le Ă  jouer
36:09et ce que disait
36:10votre chroniqueur
36:11Ă  l'instant
36:11je voudrais juste
36:13apporter un complément
36:13c'est que
36:14c'est le Danemark
36:15qui est en train
36:16d'organiser le tempo
36:17au niveau européen
36:18depuis les déclarations
36:20de Donald Trump
36:20d'il y a un peu plus
36:21de dix jours
36:22c'est le Danemark
36:23qui est à la manœuvre
36:24pour activer
36:25les uns et les autres
36:26c'est pas la France
36:27c'est pas l'Allemagne
36:27et du coup
36:29au niveau français
36:30je ne peux pas dire
36:31qu'on ne fait rien
36:32puisque l'ambassadeur
36:33des pĂ´les
36:33Olivier Poivre d'Arvor
36:34la diplomatie française
36:36fait des choses
36:37mais selon le tempo
36:39qui est proposé
36:40par le Danemark
36:41puisque le Danemark
36:42est quand mĂŞme
36:42l'État
36:42qui est évidemment
36:43en première ligne
36:44Patrick Martin-Génier
36:45vous pensez que la France
36:46pourrait envoyer des troupes
36:47donc si effectivement
36:48l'Allemagne
36:48le fait
36:49des soldats
36:50au Groenland
36:51parce qu'il manque quoi
36:52la volonté politique
36:53pour l'instant
36:54il n'y a pas d'annonce
36:54c'est le calendrier
36:55d'après ce que dit
36:56Mika Blejeune
36:57c'est le calendrier danois
36:59mais ça pourrait se terminer
37:01en fait par une présence
37:02un renforcement
37:02de troupes
37:04européennes
37:05au Groenland
37:06oui je pense que oui
37:07je pense que la France
37:08pourrait dépêcher
37:09des militaires
37:10ce serait un beau
37:12un bel exemple
37:12de coopération
37:13entre la France
37:14l'Allemagne
37:14et le Royaume-Uni
37:15pour dire effectivement
37:16d'aller lĂ -bas
37:17maintenant
37:17mais est-ce que c'est pas
37:18trop tard lĂ 
37:18maintenant j'imagine
37:20vous savez qu'Ă  Berlin
37:21il va sans doute
37:21Ă  Berlin
37:22il va y avoir sans doute
37:22un débat
37:23parce qu'on est quand mĂŞme
37:24pro pro américain
37:25chez le SPD
37:27les socialistes
37:27ils sont plutĂ´t pacifistes
37:28donc j'ai des doutes
37:29cela va susciter probablement
37:31un débat
37:31au sein du Bundestag
37:33mais je crois que le chancelier
37:34qui a manifesté sa volonté
37:36de compter en Europe
37:37pourrait avec Emmanuel Macron
37:39avec Kirsten
37:40le Premier ministre britannique
37:41et d'autres états du nord
37:42notamment Ă  la demande
37:44de Mette Frédéric Seine
37:45la première ministre danoise
37:46intervenir
37:47envoyer des détachements
37:48ce qui serait Ă  mon avis
37:49quelque chose de très important
37:50qui fâcherait évidemment
37:52Donald Trump
37:52mais il montrerait en tout cas
37:54la détermination
37:55de certains pays
37:56de défendre ce territoire
37:57alors on attend toujours
37:58pardonnez-moi David
37:59juste
37:59on attend la prise de parole
38:01l'un des ministres
38:03des Affaires étrangères
38:03du Danemark
38:04et du Groenland
38:05dans quelques instants
38:06qui viennent de voir
38:07donc J.D. Vance
38:08allez-y
38:09oui moi je voulais juste
38:10rappeler une petite chose
38:11quand J.D. Vance
38:12avait fait son déplacement
38:13au Groenland
38:14il avait taxé le Danemark
38:17d'être un mauvais allié
38:18je pense qu'il y a
38:21cette administration
38:24n'a pas de mémoire
38:25parce que le Danemark
38:26pendant la guerre
38:27en Afghanistan par exemple
38:28a été le pays
38:30qui a payé
38:30le plus lourd tribut
38:32aux côtés des Etats-Unis
38:33lors de cette guerre
38:35qui a été terrible
38:36en termes de perte
38:38par habitant
38:39Copenhague a investi
38:42quelques 12 milliards d'euros
38:44pour renforcer
38:45la sécurité
38:46dans l'Arctique
38:47il y a quand mĂŞme
38:49une sorte de mauvaise manière
38:51faite Ă  Copenhague
38:52qui n'avait rien demandé
38:53Ă  personne
38:54et qui au contraire
38:55semblait plutĂ´t
38:57incline
38:58Ă  jouer avec
39:00les Etats-Unis
39:01avec Washington
39:02Mika Bjornmeret
39:03plutôt très atlantiste
39:05d'ailleurs
39:05le Danemark
39:06très ouvert
39:07à une défense
39:08américaine
39:09ils achètent encore
39:10des avions
39:10semble-t-il
39:11des F-35
39:12aux Etats-Unis
39:13bien sûr
39:15et c'est ce qui
39:15inquiète énormément
39:17bien sûr
39:17au Danemark
39:17mais comme au Groenland
39:18moi quand j'échange
39:19avec nos copains
39:20groenlandais
39:21c'est assez triste
39:22et désolant
39:22de voir des aînés
39:24ou des très jeunes
39:24se dire
39:25mais attends
39:26c'est quand
39:27qu'ils vont nous envahir
39:28on voit des jeunes
39:29qui sont en train
39:29tout simplement
39:29de perdre la boule
39:30littéralement des enfants
39:31qui se demandent
39:32comment on peut vivre
39:33avec un allié
39:34comme celui-lĂ 
39:35je la fais très courte
39:36mais sur les militaires français
39:39il y a quelque chose
39:40qu'il faut dire rapidement
39:40c'est qu'on n'est pas obligé
39:41d'envoyer des militaires d'actifs
39:43de tous les corps d'armée
39:44Ă  la fois
39:45des gendarmes
39:46peuvent suffire
39:46des spécialistes
39:48du service
39:49d'infrastructure de la défense
39:50des spécialistes
39:50du service
39:52des santé des armées
39:52il y a plein d'éléments
39:54et plein de compétences
39:55Ă  envoyer au Groenland
39:55qui sont militaires
39:56mais qui ne seront pas
39:57des forces d'affrontement
39:58et qui peuvent aider
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