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  • 13 hours ago

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00:00Alors que plusieurs pays de l'Union Européenne ont évoqué la préparation de contre-mesures face aux menaces de Trump,
00:07le Premier ministre britannique a lui aussi réagi tout à l'heure.
00:09Keir Starmer qui s'est dit déterminé à travailler, je le cite, avec ses alliés européens mais aussi américains.
00:17Lui qui semble déterminé à maintenir le dialogue entre les deux parties.
00:22Il estime qu'une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne aujourd'hui. Écoutez-le.
00:26Les alliances perdurent car elles reposent sur le respect et le partenariat et non sur la pression.
00:33C'est pourquoi j'ai affirmé que l'imposition de droits de douane contre les alliés est totalement inacceptable.
00:39Une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne et mon rôle est toujours d'agir dans l'intérêt national du Royaume-Uni.
00:47Le président américain a lui déclaré en Premier ministre norvégien tout à l'heure qu'il n'avait plus besoin de penser uniquement à la paix
00:55après avoir échoué à remporter le prix Nobel. On s'en souvient qu'Arem Yahyaoui, bonjour, un déci qui continue de faire beaucoup réagir en ce début de semaine.
01:03Les Européens se disent déterminés à faire bloc face aux menaces américaines. Quelle riposte possible aujourd'hui ?
01:10C'est vrai que c'est en train de se transformer. Les menaces premières de Donald Trump semblaient plutôt des menaces militaires.
01:17On se souvient qu'emportées par son opération qui a réussi du côté du Venezuela, on avait senti que le président américain imaginait déjà envoyer ses soldats,
01:27planter un drapeau du côté du Groenland. Là, c'est plutôt une guerre économique qu'on est à deux doigts de se livrer.
01:33Et on l'a brièvement évoqué dans le reportage il y a quelques instants. Il y a un instrument de dissuasion, ce qu'on appelle l'instrument anti-coercition en Europe.
01:43On va découvrir une petite infographie qui nous montre les deux aspects de cet instrument.
01:49Il y a une dimension dissuasive d'ailleurs. Et on a entendu Roland Lescure expliquer que le simple fait d'évoquer cet instrument
01:58allait peut-être faire changer les Américains de point de vue, ou en tout cas Donald Trump.
02:03Et si la dissuasion ne suffit pas, eh bien il y aura des contre-mesures qui seront mises en place.
02:08Un large éventail de restrictions commerciales, des restrictions sur les investissements américains, des restrictions sur les financements américains.
02:17Cet instrument anti-coercition est présenté finalement comme ce qu'on a de plus efficace en Europe.
02:23Alors il a été mis en place, ou en tout cas créé il n'y a pas si longtemps, en décembre 2023.
02:29C'est donc le plus agressif des moyens de riposte en cas de litige commercial.
02:34Qu'est-ce qu'un litige commercial ? Eh bien selon les textes de l'Union Européenne,
02:39la coercition économique existe lorsqu'un pays tiers applique une menace ou menace d'appliquer des mesures
02:48qui affecteraient le commerce et les investissements, dans le but d'interférer dans le choix souverain et légitime de l'Union Européenne.
02:55On est exactement dans ce cas de figure, mais pour activer cet instrument anti-coercition,
03:00on découvre cette autre infographie, il faut au moins 55% que des États membres de l'Union Européenne le décident,
03:08et que parmi ces 55% des pays membres de l'Union Européenne, ça représente 65% de la population de l'Union Européenne.
03:17Donc il faudra un peu de temps pour activer ces mesures de riposte du côté de l'Union Européenne.
03:22Mais tout de même, ça marque une volonté des Européens, ils l'ont clamé haut et fort, notamment les Allemands,
03:29de faire face aux menaces américaines, avec toute la puissance économique et tous les outils dont l'Europe dispose.
03:40Et clairement, on rentre dans un face-à-face qui pourrait être évidemment dommageable, et pour les États-Unis, et pour l'Union Européenne.
03:48Bon, tout le monde à y perdre, donc visiblement Karim. On a entendu ce matin le ministre de l'Économie dire
03:52qu'on est face quand même à une situation très sérieuse aujourd'hui. Jusqu'où Donald Trump est-il prêt à aller ?
03:59Alors depuis le début de cette crise américano-européo-groenlandaise, on a certainement que Donald Trump veut aller jusqu'au bout.
04:07On a presque l'impression qu'il y a une forme d'obsession pour le Groenland.
04:12Il y a en réalité une obsession américaine pour ce territoire.
04:15Le pays de l'oncle Sam a à maintes reprises tenté de mettre la main sur le Groenland.
04:21Et on connaît les rêves de grandeur de Donald Trump, qui veut être peut-être le premier à y parvenir.
04:27Et il envoie des signaux sur le fait qu'il se réserve toutes les options possibles.
04:33Vous avez évoqué il y a quelques instants le fait que le premier ministre norvégien, pays du prix Nobel,
04:39avait reçu un message de Donald Trump, un message qui était en réalité une réponse à un SMS qui lui avait été envoyé,
04:47où les Norvégiens l'invitaient finalement à revenir à la raison et ne pas rentrer dans une logique de guerre commerciale.
04:54Et Donald Trump a répondu en expliquant que puisqu'il n'avait pas eu le prix Nobel de la paix,
04:58eh bien la paix pour lui n'était plus forcément l'objectif prioritaire.
05:04L'objectif prioritaire c'est l'intérêt des Etats-Unis.
05:07Et l'intérêt des Etats-Unis c'est d'avoir le Groenland.
05:09Et au milieu de tout ça, on a Vladimir Poutine qui vient en quelque sorte souffler sur les braises.
05:15Un message, ou plutôt un communiqué de Dimitri Peskov, le porte-parole du Kremlin,
05:21qui explique que si les Etats-Unis prenaient le contrôle du Groenland,
05:24le président américain entrerait dans l'histoire.
05:27Mais en tout cas, on sent bien que les Européens veulent faire face.
05:31Et d'ailleurs, les opérations militaires conjointes des Européens,
05:35eh bien on a appris, notamment via le général Soren Andersen,
05:39qu'elles pourraient finalement ne pas être ponctuelles, mais durer un ou deux ans.
05:43Et puis il y a un dernier élément qui pourrait faire réfléchir Donald Trump,
05:47c'est que si on rentre dans une guerre commerciale sans merci,
05:50vers qui les Européens pourraient-ils se tourner ?
05:52Vers la Chine.
05:52Et ça, Donald Trump, à mon avis, il ne le veut absolument pas.
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