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00:00Bonjour, et merci d'être avec nous sur France Info, on va parler d'international, avec vous le Venezuela, Donald Trump bien sûr, on va parler aussi des municipales, mais avant cela, la menace de la dissolution, tiens, fait son retour, Sébastien Lecornu, on l'a appris hier soir, a demandé au ministre de l'Intérieur de se préparer à organiser de possibles élections législatives au même moment que les élections municipales, c'est donc mi-mars, est-ce qu'à vos yeux c'est une forme de chantage pour espérer éviter la censure ?
00:30D'abord, le Rassemblement National est cohérent, que ce soit Marine Le Pen, Jordan Bardella ou tous nos députés, nous réclamons une dissolution, il n'y a plus de majorité en France, on n'a toujours pas de budget, on ne sait pas exactement où on va, donc une dissolution, rendre la parole aux Français, ce serait la moindre des choses.
00:45Après, effectivement, je pense que vous avez bien compris que, juste à la veille de l'adoption possible, ou le refus possible d'un budget, faire cette annoncée qu'on peut faire des législatives en même temps que les municipales, c'est une menace voilée, c'est attention, et cette menace, elle est destinée à qui ?
01:03Elle est destinée en réalité à cette fausse opposition qui permet au gouvernement de rester en place, les républicains et les socialistes.
01:10Ça vous semble une bonne idée, y compris d'organiser un scrutin le même jour que les municipales ?
01:15La bonne idée, c'est d'avoir très vite une majorité en France, donc que si c'est le même jour que les municipales, pourquoi pas ? Je sais qu'on m'explique qu'il va y avoir un problème d'urne, enfin voilà, on m'explique qu'on est une grande puissance mondiale, si on n'est pas capable de fabriquer...
01:27Personne n'a parlé de ça !
01:28Si, certains techniciens disent que les mairies, et c'est vrai, auraient des problèmes pour trouver des urnes, mais c'est un problème mineur, voilà, tout à fait, c'est ce que je veux dire.
01:35Non, c'est une bonne idée de retourner devant les électeurs, voilà, il n'y a pas de majorité, c'est le principe de nos institutions ?
01:41Alors, l'ERN a déposé une motion de censure, LFI également, à la suite du vote sur le Mercosur, l'accord avec le Mercosur, les pays du Mercosur, parce que Emmanuel Macron, bon, a voté contre, mais l'Union Européenne, finalement, a donné son accord, sauf qu'Emmanuel Macron a donc voté contre, comme je le disais, vous êtes contre aussi, on a du mal à comprendre pourquoi vous voulez donc censurer le gouvernement, qui a finalement voté ce que vous auriez voté, vous aussi ?
02:09Parce que ce gouvernement est responsable de la procédure dans laquelle ce traité a été adopté. Si vous me donnez une minute.
02:16Une minute.
02:17Les traités politiques, ce qu'on appelle au Parlement européen, doivent être adoptés à l'unanimité.
02:22Donc, tous les pays.
02:23De tous les pays.
02:24Les traités commerciaux doivent être adoptés à une majorité de 4 États représentant 35%, enfin, pour les bloquer, il faut 4 États représentant 35%.
02:31La minorité de blocage que cherchait la France.
02:33Voilà.
02:34Or, qu'est-ce qui s'est passé ?
02:35Le Mercosur, qui était négocié depuis 20 ans, je crois, était un traité politique.
02:40Le 3 septembre 2025, retenez bien cette date, le 3 septembre 2025, la Commission européenne propose que ce traité, qui était un traité politique, avec un volet politique et un volet commercial, devienne deux accords.
02:53Un accord politique, un accord commercial.
02:56À partir de ce moment-là, les carottes sont cuites.
02:58Vous ne pouvez pas nier le fait qu'Emmanuel Macron ait cherché ?
03:01Parce qu'à partir de ce moment-là, la majorité qualifiée suffisait, et M. Macron le savait.
03:05M. Mariani, vous ne pouvez pas nier que le Président de la République a cherché à modifier cet accord ?
03:11Non, il a joué un double jeu.
03:12Il a joué un double jeu.
03:14A le modifier en faveur des intérêts français, notamment des agriculteurs ?
03:17En même temps, fait qu'il a joué un double jeu, et je répète, il prend vraiment les agriculteurs pour des naïfs.
03:25Je répète, le 3 septembre 2025, il suffisait de rester à la règle de l'unanimité.
03:31Mais est-ce que, vous aussi, vous êtes bien sérieux avec les agriculteurs ?
03:35Je pense quand même à l'Italie, qui est dirigée par Giorgia Meloni.
03:40Alors, ce n'est pas directement vos alliés, mais vous en êtes quand même proches.
03:43Qui avait fait mine de peut-être soutenir un petit peu la France,
03:46puis finalement, s'est rangée du côté de la Commission européenne, et a voté en faveur de l'accord.
03:50Giorgia Meloni, ce n'est pas éloigné de vos positions, quand même.
03:53Giorgia Meloni, elle soutient les positions italiennes, point final.
03:55Elle défend les intérêts italiens.
03:57À un moment donné, ça sert à ça d'avoir des alliés aussi, quelquefois.
03:59Oui, mais enfin, comme vous l'avez dit vous-même, on n'est pas dans la même partie politique.
04:03On a des points rapprochés.
04:05Mais Mme Meloni défend, avant tout, quand vous regardez son action depuis deux ans,
04:10globalement, les positions de l'Union européenne.
04:12Voilà, elle a défendu à un moment les positions des agriculteurs italiens.
04:16Je pense qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait, elle a changé d'opinion.
04:20Si la position, si la survie des agriculteurs français dépend de la première ministre italienne,
04:26on est tombé bien bas.
04:27Non, la minorité de blocage, on dépend en revanche.
04:29Oui, mais d'accord, mais il suffisait, il suffisait, en septembre 2025,
04:32que la France n'accepte pas la transformation de cet accord.
04:36Thierry Mariani, on voulait également vous parler du Venezuela, des Etats-Unis.
04:39Vous dites qu'en tant que souverainiste, l'intervention américaine au Venezuela vous dérange ?
04:42Absolument, absolument, je veux dire, attendez, comme l'a dit Marine Le Pen,
04:46il y avait mille raisons de condamner le régime de Maduro.
04:48On n'a aucune sympathie pour ce régime, comme on n'a aucune sympathie pour de nombreux autres régimes.
04:55L'actualité, malheureusement, nous en fournit des exemples dramatiques en ce moment.
04:59Mais de là à faire des opérations d'intervention sur un État, sur un chef d'État, etc.,
05:06on ne peut que le désavouer.
05:08On doit respecter la souveraineté des États.
05:10Or là, c'est un coup de force des Etats-Unis, et on ne peut pas...
05:14Je suis désolé Thierry Mariani, je reviens encore à vos alliés,
05:16alors cette fois pas en Italie, mais en France.
05:19Éric Ciotti lui dit, soulagement pour le Venezuela.
05:22C'est pourtant votre allié.
05:23Ah mais si, soulagement...
05:24Attendez, mais je peux dire soulagement pour le Venezuela.
05:26Il se félicite quand même de cette intervention, il ne dit pas, il n'y a pas de problème.
05:28Mais moi j'aurais préféré, et on est d'accord avec Éric Ciotti,
05:32il n'y a pas de problème, soulagement pour le Venezuela,
05:36d'avoir un... peut-être, c'est un peu tôt pour le dire,
05:39peut-être un nouveau gouvernement, une nouvelle politique.
05:42Non, lui, il dit que l'intervention américaine est une bonne chose, c'est différent.
05:45Nous, on condamne très clairement cette intervention.
05:47Je veux dire, on n'est plus à l'étape, on n'est plus à la période du Far West,
05:50où on peut jouer Pirate des Caraïbes, quand on est président des États-Unis.
05:54Non, c'est des procédés totalement contraires aux droits internationaux.
06:00J'entends votre attachement au souverainisme, aux droits internationaux,
06:04mais on peut avoir le sentiment qu'il y a une géométrie variable.
06:06En juin dernier, quand il s'agissait de l'Iran,
06:09dont les sites militaires ont été attaqués par Israël,
06:11Marine Le Pen a salué ces frappes préventives.
06:14Il y a de bonnes et de mauvaises ingérences étrangères ?
06:16Il y a une différence entre empêcher la mise en place d'une force nucléaire dans un pays
06:22et changer le gouvernement par la force.
06:27Un pays n'est pas souverain ?
06:28Comment ?
06:29Un pays n'est donc pas souverain chez lui ?
06:30Oui, chaque pays est souverain, mais par exemple,
06:33empêcher la prolifération nucléaire, pour moi, c'est une bonne chose.
06:37Donald Trump répondrait que lutter contre le trafic de drogue au niveau américain,
06:42c'est une bonne chose également.
06:43En 2002, c'était aussi lutter contre les armes de destruction massive.
06:44C'est juste pour comprendre comment vous arbitrez
06:47et comment vous positionnez votre souverainisme au niveau mondial ?
06:51Le souverainisme, il est, chaque État doit choisir et mettre son destin.
06:56Mais chacun plus que d'autres ?
06:57Ou d'autres moins que d'autres ?
06:59Non, au contraire, chacun est maître de son destin.
07:02Il n'y a pas d'avoir de règle où, aujourd'hui,
07:05l'État le plus fort sur la planète peut changer tel ou tel dirigeant.
07:08Quant au prétexte de la drogue, soyons sérieux,
07:11ça me rappelle un peu le prétexte des armes de destruction massive en Irak.
07:15J'attends le procès parce que la justice américaine, des fois, nous surprend.
07:19J'attends le procès pour voir comment ça va se passer.
07:21Je ne suis pas persuadé que ce soit une partie de plaisir pour M. Trump.
07:24Vous dites qu'un gouvernement étranger ne peut pas changer un autre gouvernement.
07:29Est-ce qu'il peut changer la souveraineté d'un État ?
07:31Je pense évidemment au Groenland.
07:33Si Donald Trump...
07:34Non, non, non, bien sûr que non, bien sûr que non, voilà.
07:36Non mais attendez, j'ai jamais été,
07:38et le Rassemblement National n'a jamais été un adorateur de M. Trump.
07:45Ça dépend qui ?
07:46Certains étaient à son investiture quand même.
07:48Oui, mais ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella.
07:51Et Louis Alliot.
07:51Louis Alliot, vice-président du parti.
07:53Ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella.
07:55Je vous rappelle qu'il y a un parti, par exemple, Reconquête,
07:58qui avait envoyé et M. Zemmour et Mme Knafow
08:00pour être aux premières loges pour applaudir M. Trump.
08:03Vous savez, un pays qui dit...
08:07Il y a un président qui dit « America first ».
08:10C'est son droit.
08:11Ça veut dire surtout que les autres passent après.
08:13Ça veut dire surtout que les autres sont piétinés.
08:15Mais juste sur le Groenland, Thierry Mariani.
08:17Si le président Trump s'en prend au Groenland,
08:19est-ce que nous, on doit aller « se battre » pour le Groenland ?
08:23Ou est-ce qu'on dit, à un moment donné,
08:25on ne peut pas non plus faire la guerre aux Etats-Unis ?
08:28On ne peut pas accepter qu'un État, quel qu'il soit,
08:33prenne le Groenland par la force.
08:34Ça, c'est un peu incantatoire.
08:35On n'accepte pas, personne n'accepte.
08:37Vous êtes assez sérieux pour savoir très bien
08:39qu'on n'ira pas se battre contre les Etats-Unis.
08:42Voilà, j'ai vu certains éditorialistes de télé concurrentes
08:45expliquer qu'il faut aller envoyer des drogues pour qu'elles se battent.
08:47Donc, on les laissera faire à la fin.
08:48Donc, non, mais attendez, il faut que l'Union...
08:50Pourquoi aujourd'hui on est dans cette situation ?
08:53Parce que l'Union européenne,
08:55depuis l'arrivée de Trump, se laisse piétiner.
08:58On l'a vu avec les droits de douane,
09:00où Mme von der Leyen est allée poser le genou à terre
09:03et a accepté tous les droits de douane
09:04que nous imposait M. Trump sans la moindre réponse.
09:08Voilà, il y a un moment aussi où l'Union européenne,
09:10qui est, je le rappelle, un marché commercial plus grand que les Etats-Unis,
09:14doit montrer qu'elle existe.
09:15Après, on est en train de se mettre complètement pieds et poings liés
09:18dans les mains des Américains.
09:20Aujourd'hui, notre défense, en réalité,
09:22dépend toujours en partie des Etats-Unis.
09:25On prie tous les jours qu'ils ne nous abandonnent pas,
09:27qu'ils n'abandonnent pas l'Europe sur la question ukrainienne.
09:31Notre gaz, désormais, il ne dépend plus des Russes.
09:33On va parler plus longuement de l'Union européenne.
09:37Juste pour rester sur Donald Trump un instant,
09:40on a l'impression qu'à la fois, il vous fascine parfois,
09:42parfois vous entendez,
09:43et en même temps, vous cherchez à vous en distancer.
09:47Excusez-moi, mais cet été, le site Politico a raconté,
09:51il y a quelques mois, pardon,
09:52que les diplomates américains de Donald Trump
09:54étaient venus rencontrer des cadres du Rassemblement national.
09:57Et selon Politico, c'était pour proposer au Rassemblement national de l'argent.
10:01Qu'est-ce qu'il en est ?
10:02Écoutez, ça a été démenti formellement.
10:05Voilà.
10:06Alors, cette rencontre a été confirmée au journal Le Monde
10:09par le département d'État américain lui-même.
10:11Moi, écoutez, j'ai essayé de voir qui avait rencontré,
10:14paraît-il, ces gens.
10:16À ma connaissance, personne ne les a rencontrés.
10:18Après, vous êtes journaliste...
10:19On peut imaginer que si l'administration américaine
10:21confirme aux journalistes français qu'il y a eu une rencontre,
10:24c'est qu'elle a existé.
10:25Moi, je fais plus confiance dans les responsables du RN
10:27que dans l'administration américaine.
10:29Voilà, l'administration américaine, c'est des champions
10:31pour nous manipuler, pour vous manipuler.
10:33Et puis, je comprends un peu votre position,
10:36je le dis avec un sourire,
10:37parce que j'aime bien les journalistes.
10:38Votre rêve, c'est de nous coller l'étiquette Trump.
10:41Voilà, comme à un moment,
10:43on nous a collé une étiquette Russie
10:44pendant les présidentielles.
10:46Non, je suis désolé.
10:47Nous ne sommes pas les adorateurs de M. Trump,
10:49parce que, tout simplement,
10:50nous respectons les États-Unis.
10:52Moi, je n'en veux pas du tout aux États-Unis d'être forts.
10:54J'en veux à l'Europe d'être faibles.
10:56On nous a expliqué qu'à 27,
10:57on serait plus forts
10:58qu'on allait pouvoir résister, etc.
11:00C'est l'inverse, voilà.
11:01Et donc, aujourd'hui,
11:03notre salut,
11:04nous devons le trouver avant tout en France.
11:06Thierry Mariani, vous restez avec nous.
11:08On se retrouve, juste après l'info,
11:10en une minute, il est 9h moins le quart.
11:11Et voici Diane Ferchit.
11:13L'exécutif se prépare
11:14à une éventuelle dissolution
11:16de l'Assemblée nationale
11:17en cas de censure du gouvernement
11:18des législatives anticipées
11:20qui pourraient se tenir en mars
11:21aux dates des municipales.
11:23Le Premier ministre, Sébastien Lecornu,
11:24demande en tout cas
11:25au ministre de l'Intérieur
11:26d'en préparer l'organisation.
11:28Les syndicats des médecins libéraux
11:30rejettent la proposition
11:31de la ministre de la Santé.
11:32Elle leur avait proposé
11:33de les rencontrer.
11:34Aujourd'hui, en marge
11:35de la manifestation prévue à Paris
11:37pour l'intersyndical,
11:38ce rendez-vous ne semble pas
11:39de nature à modifier
11:40le cours des lois votées
11:42où, en attente de vote,
11:43il dénonce une dérive autoritaire
11:44du système de santé.
11:46L'enquête sur la mort
11:46de 40 personnes
11:48la nuit du Nouvel An
11:49à Grand-Montana, en Suisse.
11:50Et le gérant du bar
11:51est incarcéré.
11:52Jacques Moretti,
11:53entendu une nouvelle fois hier,
11:54présente un risque
11:55de fuite élevé
11:56de par ses liens avec la Corse.
11:57Selon la justice suisse,
11:59sa femme, elle, reste libre.
12:0195 600 foyers
12:02sont encore sans électricité
12:04ce matin,
12:04principalement en Normandie,
12:06après le passage
12:06de la tempête Goretti.
12:086 départements
12:09sont en vigilance orange,
12:11mais pour neige
12:11et verglas
12:12des Vosges au Jura.
12:16France Info
12:17Et nous sommes toujours
12:24avec Thierry Mariani,
12:26eurodéputé du Rassemblement
12:27National.
12:27On voulait vous faire réagir
12:29à des propos de Steve Bannon,
12:30l'ancien conseiller
12:31de Donald Trump.
12:32Il a confié un entretien
12:33à nos confrères
12:34de France 2,
12:35dans lequel il a dit
12:35beaucoup de bien
12:36de Marine Le Pen,
12:37dont il souhaite la victoire.
12:38Il a aussi dit ceci.
12:39Écoutez.
12:39Enfin, le dernier élément
12:42qui va vraiment tuer
12:43l'Union Européenne,
12:44ce sera l'élection
12:44de Marine Le Pen
12:45et du Rassemblement National.
12:47Parce que vous savez,
12:50l'Europe oppose seulement
12:51sur l'Allemagne
12:52et la France.
12:54Et en ce moment même,
12:55ces deux pays
12:56traversent une crise économique.
12:57C'est pour ça que je pense
12:58que Marine Le Pen
12:59va intervenir.
13:00Quand elle sera élue
13:01en 2027,
13:02elle va renverser
13:03les choses.
13:03Thierry Mariani,
13:06ce qui va vraiment tuer
13:08l'Union Européenne,
13:09ce sera l'élection
13:09de Marine Le Pen.
13:10C'est le vœu de Steve Bannon.
13:11Comment vous réagissez
13:12à ces propos ?
13:13Écoutez, c'est les vœux
13:14de l'Américain.
13:15Je vous rappelle que
13:16Jordan Bardella a quitté
13:17une manifestation aux Etats-Unis
13:18parce que,
13:19si ma mémoire est bonne,
13:19c'était M. Steve Bannon
13:20qui faisait un bras tendu
13:23qui ne s'apparentait plus
13:23à un salut nazi
13:24qu'à autre chose.
13:25Donc voilà,
13:26je laisse ce personnage.
13:27Est-ce que l'arrivée
13:28de Marine Le Pen...
13:28Il n'est pas crédible,
13:29Steve Bannon ?
13:31C'est un personnage américain
13:33qui a aidé Trump
13:35dans son premier mandat
13:36qui aujourd'hui
13:36est même un peu rejeté
13:37par Trump.
13:37Il vous a aussi aidé,
13:39a structuré...
13:39Non, il ne nous a pas aidé.
13:41Il est venu une fois
13:41à une conférence
13:42du Rassemblement National.
13:44Il a participé
13:44à des réunions également.
13:45Oui, il a participé,
13:46d'accord.
13:47Mais décidément,
13:48vous voulez absolument
13:49qu'on soit...
13:49Ah non, mais c'est factuel.
13:50C'est factuel.
13:51Il a participé à des réunions
13:52sur le financement
13:53du Front National à l'époque.
13:54Attendez, oui, d'accord.
13:55Vous savez,
13:56je pense qu'on est le parti
13:56le plus surveillé de France.
13:58Voilà, s'il nous avait filé
13:59un copec ou un dollar,
14:01on le saurait.
14:02Ces réunions ont été filées d'ailleurs.
14:03À présent, il n'y a rien eu.
14:04Non, est-ce que l'arrivée...
14:06Il pose une vraie question.
14:07Est-ce que l'arrivée
14:08de Marine Le Pen
14:09va changer quelque chose
14:10en Europe
14:11si Marine Le Pen
14:12ou Jordan Bardella
14:12sont élus ?
14:13La réponse est oui.
14:14Notre but,
14:14c'est pas de faire...
14:15Comme Georgia Meloni à l'époque ?
14:17Oui, mais regardez...
14:17Qui n'a pas changé grand-chose finalement.
14:18Non, vous avez raison.
14:19Mais Georgia Meloni
14:20est aussi, je vous rappelle,
14:21pied et poilillé
14:22parce qu'elle attend
14:23l'argent du plan Covid,
14:24194 milliards.
14:25En réalité,
14:26qu'est-ce que peut changer
14:27l'arrivée de Marine Le Pen ?
14:27Il dit tuer l'Union Européenne.
14:28Il ne dit pas changer.
14:29Oui, je sais.
14:30Mais moi, je pense
14:31qu'on ne veut pas tuer
14:31l'Union Européenne.
14:32C'est là où on n'est pas d'accord.
14:33On veut que l'Union Européenne
14:34revienne à ses fondamentaux.
14:36C'est-à-dire qu'elle arrête
14:36de s'occuper de tout.
14:38Aujourd'hui,
14:38si on regarde l'action
14:39de l'Union Européenne
14:40ces deux derniers mois,
14:41c'est sauver l'Ukraine,
14:43sauver le Groenland.
14:43On oublie,
14:44on ne s'occupe pas
14:44de l'immigration,
14:45on ne s'occupe pas
14:45de notre économie
14:46qui se casse la gueule,
14:47on laisse tomber
14:48notre agriculture.
14:49Voilà.
14:49On peut peut-être
14:50s'occuper des affaires
14:51des Européens.
14:52En parlant des affaires
14:53des Européens,
14:53j'ai regardé les votes
14:54qu'il y a eu récemment
14:55au sein de l'Union Européenne,
14:57notamment en décembre.
14:58C'était il n'y a pas longtemps.
14:59Les députés ont voté
14:59un plan qui prévoit
15:00la suppression progressive
15:01des importations
15:02de gaz naturel russe
15:03à partir de 2026
15:05pour s'en passer
15:06et aussi de pétrole
15:07pour 2027.
15:13Pourquoi ?
15:14Est-ce que c'est le signe
15:15d'un tropisme pro-russe
15:17qui continue ?
15:17Non, c'est signe
15:18qu'on fait attention
15:20aux intérêts de la France.
15:21Aujourd'hui,
15:21on dépend pour notre gaz
15:22de qui ?
15:23En partie des Etats-Unis,
15:25en partie du Qatar
15:25qui est une grande démocratie.
15:28Que disait cette délibération ?
15:29Je vous invite à la lire.
15:30Alors, je savais
15:31que vous alliez me poser la question
15:31dont je l'ai lu.
15:32Et alors, elle dit quoi ?
15:33Elle dit qu'on a intérêt
15:34pour notre indépendance,
15:36notre souveraineté,
15:36pour ne pas donner,
15:37comme aujourd'hui,
15:387,2 milliards d'euros
15:39au Kremlin
15:40en payant notamment
15:41ce gaz liquéfié
15:42à se passer des importations
15:44de gaz russe.
15:44Et elle dit que
15:45même quand la paix sera signée,
15:46on ne devra plus jamais
15:47acheter de gaz russe.
15:51C'est ça qui est complètement fou.
15:52C'est comme si
15:53on avait dit
15:54pendant la guerre
15:54on va signer un traité de paix
15:56quand on aura gagné
15:57avec l'Allemagne
15:58et après on les ignore complètement,
15:59on ne veut plus les voir.
16:01Or, ce qu'on dit tout simplement
16:02que oui,
16:03pour le moment,
16:03il y a des sanctions
16:04qui sont votées.
16:05Le groupe,
16:06dans sa majorité,
16:06les vote.
16:07Que vous ne votez pas, vous ?
16:08Je suis peut-être une exception.
16:10Il faut de temps en temps
16:10des exceptions
16:11pour confirmer la règle.
16:12La règle,
16:12c'est le Rassemblement national
16:14a voté en grande partie
16:15ses sanctions.
16:16Mais pas vous.
16:16Mais aujourd'hui,
16:17dire que pour l'éternité,
16:20on n'achètera plus de gaz russe,
16:21c'est suicidaire.
16:23Si aujourd'hui,
16:23les Français payent
16:24leur énergie aussi cher,
16:25c'est parce que
16:26depuis le début
16:26de ces conflits,
16:28en réalité,
16:28on s'est privé
16:29d'une énergie propre,
16:30proche et pas chère.
16:32Il faut arrêter.
16:32Peut-être en ce moment,
16:34ok,
16:34mais une fois que la paix
16:35sera rétablie,
16:36on ne change pas nos voisins.
16:37Et notre voisin
16:38de l'Union Européenne,
16:39ça restera toujours la Russie.
16:40Si on se prive
16:41des matières premières
16:42pas chères
16:43qu'il y a en Russie,
16:44on est complètement
16:45suicidaire.
16:46Alors Thierry Mariani,
16:46je voulais aussi vous entendre,
16:47et vous allez encore dire
16:48que je parle des Etats-Unis,
16:49mais du fait que
16:51certains aux Etats-Unis,
16:53alors que Marine Le Pen
16:54sera jugée en appel
16:55à partir de mardi
16:56sur la question
16:57des emplois présumés
16:59fictifs au Parlement européen,
17:00certains soutiennent
17:00aux Etats-Unis
17:02des sanctions
17:03contre les juges
17:05de Marine Le Pen.
17:06Des sanctions,
17:07donc interdiction de visa,
17:08interdiction d'utiliser
17:10certains services américains.
17:11Qu'est-ce que vous en pensez ?
17:12Ceci est complètement aberrant.
17:15On ne veut pas
17:16de sanctions
17:16contre des juges.
17:17On veut que les juges
17:18rendent de la justice.
17:19Point final.
17:20Voilà,
17:20il y a un procès à Nappel,
17:21c'est notre procès.
17:22On a décidé
17:23de faire confiance
17:24à la justice.
17:26Marine Le Pen
17:26s'y présentera
17:27avec ses arguments.
17:29J'ai trouvé d'ailleurs
17:29que les propos
17:30du procureur général
17:31qui mettaient l'accent
17:34sur cette rumeur.
17:35C'est une rumeur
17:35parce que ça a été pris
17:36si ma mémoire est bonne
17:37que dans un seul
17:38magazine allemand
17:39et au conditionnel.
17:42Steve Bannon notamment
17:43a dit qu'il était
17:43100% favorable
17:44à des sanctions
17:45contre les juges.
17:45Steve Bannon,
17:45il n'écrit pas
17:46l'actualité.
17:46Aujourd'hui,
17:47ça existe.
17:47Il y a un juge français,
17:48membre de la Cropénale
17:49internationale
17:49qui est sous sanction américaine.
17:51Oui, d'accord.
17:51Mais écoutez,
17:52on n'attend pas
17:53notre salut des Américains,
17:54on attend le salut
17:55de la France,
17:55des Français.
17:56Et nous,
17:57on compte,
18:00en France,
18:01on la rend équitablement.
18:03On ne veut aucune sanction
18:04sur les juges.
18:05Vous savez,
18:06par moment,
18:06on est plus ennuyé
18:07par ses propres pseudo-amis
18:09que par ses adversaires.
18:11Je pense que
18:12M. Trump,
18:12en réalité,
18:13et certains de ses amis,
18:15rendent beaucoup de service,
18:16peut-être sans le vouloir,
18:18à ceux qui ne veulent
18:19absolument pas
18:20que Marine Le Pen
18:21ou Jordan Bardella
18:21gagnent les élections.
18:23La justice française
18:24doit décider sereinement,
18:26mais ne doit pas dramatiser
18:27aussi cette rumeur
18:29au conditionnel
18:30Voilà,
18:31point final.
18:31J'ai trouvé d'ailleurs
18:32que les propos du procureur général
18:33étaient inutilement alarmistes.
18:36Très rapidement,
18:36vous êtes candidat
18:37à Paris,
18:38au municipal,
18:38vous avez lancé
18:39votre campagne.
18:39Au Rassemblement national,
18:40on raconte que
18:41si vous êtes candidat,
18:42c'était une condition
18:42émise par Jordan Bardella
18:43pour que vous gardiez
18:45votre place
18:45sur la liste aux européennes.
18:47D'où ma question,
18:47est-ce que vous en avez
18:48vraiment envie
18:49de cette campagne ?
18:50Oui,
18:50j'en ai envie.
18:50La preuve,
18:51ça fait depuis trois semaines
18:52que je sillonne les arrondissements.
18:53Je vais vous quitter
18:54pour aller distribuer des tracts
18:55avec mes militants
18:56dans le 15e arrondissement.
18:58Je vous rassure,
18:59je n'ai plus passé l'âge
19:00où on me force
19:00à être candidat.
19:03C'était pour moi.
19:04J'ai été élu
19:04pendant 20 ans
19:05dans le Vaucluse.
19:06Mais j'habite Paris
19:07depuis aussi 1978
19:08comme beaucoup
19:10de provinciaux.
19:12Je suis candidat
19:13parce qu'à Paris,
19:14on a une opportunité
19:15extraordinaire
19:16si on n'est pas divisé.
19:17Moi,
19:17j'ai fait l'union
19:18avec les parties
19:19de M. Ciotti
19:20et les représentants
19:22du parti de Mme Maréchal
19:23étaient à...
19:23Ce n'est pas très bien parti.
19:24Sarah Knafow
19:25qui a annoncé
19:25sa candidature cette semaine.
19:26Oui,
19:27mais écoutez,
19:28je veux dire,
19:29c'est une candidature
19:30pour moi valable
19:31mais une fois de plus,
19:32c'est un peu comme
19:32aux présidentielles.
19:33C'est la candidature
19:34de M. Zemmour
19:35afin de empêcher
19:36Mme Le Pen
19:36d'être présente
19:37au second tour.
19:38Merci beaucoup
19:38Thierry Mariani,
19:39députée européenne
19:40Rassemblement National.
19:41Merci Camille Vigogne.
19:42Le quad du Nouvel Obs.
19:44Restez sur France Info.
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