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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-01-12##

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Transcription
00:00Et Vraie Voix Sud Radio, 17h20, Philippe David, Cécile de Minibus.
00:05Et pour m'accompagner tous les soirs, le chauve, sexy, Philippe David, c'est bien ça non ?
00:11Vous pouvez mettre divin aussi comme Lise Stéphanie ?
00:13Non, demain, on ne peut pas faire tout du premier coup.
00:15On ne peut pas mentir comme ça tous les jours, ce n'est pas possible.
00:17Ah bon, vous avez menti ?
00:19Euh...
00:20Sur chauve, non, mais divin, justement, l'apathie divin !
00:25Après c'est comme les roues, ça s'écrit différemment,
00:28et ça peut se conjuguer à plusieurs mots, hein ?
00:30Oui, oui.
00:31Divin...
00:32Divin, différent.
00:33Ah, oui, ou divin, vènement.
00:36En deux mots pour lui.
00:37Surnommé vènement.
00:38Oui, c'est ça, c'est ça, c'est ça.
00:40En tout cas, vous les avez entendus, Philippe Bilger est avec nous,
00:42Loïc Guérin, avocat pénaliste.
00:45Et vous, 0826 300 300, tout de suite, la question du soir.
00:50Les élections municipales ont lieu tous les six ans dans près de 35 000 communes.
00:54Les habitants sont appelés à élire leurs conseillers municipaux
00:57au suffrage universel direct.
01:00Le maire, lui, n'est pas élu directement par ses administrés.
01:03Alors, prenons l'exemple d'une ville de 8 000 habitants.
01:05Elle doit élire 29 conseillers municipaux.
01:08Cinq listes se sont présentées.
01:11A l'issue du premier tour, vous le voyez,
01:13aucune liste n'a obtenu la majorité absolue.
01:16Il va donc y avoir un second tour.
01:18Seulement, attention,
01:19seules les listes qui ont obtenu plus de 10% des voix
01:22vont pouvoir participer à ce second tour.
01:25La liste qui a obtenu moins de 5% des voix est éliminée.
01:29Le résultat, maintenant, du second tour.
01:32Le conseil municipal est constitué d'une majorité
01:34qui a 22 sièges
01:36et d'une opposition qui a 7 sièges.
01:39Et les candidats aux prochaines élections municipales
01:45sont en train, justement, de se préparer à entrer en campagne.
01:48Et face à eux, les Français qui attendent des réponses très concrètes,
01:51des grands sujets, des thèmes qui vont peser lourd,
01:53en tout cas dans les mois qui viennent.
01:54Et on vous pose cette question,
01:56quels sont les sujets importants pour vous lors des prochaines municipales ?
01:59Alors, on vous propose l'insécurité, les services publics,
02:01la qualité de vie ou l'environnement.
02:02Et c'est l'insécurité qui écrase tout avec 59% des votes.
02:08Et avec nous, Éric, qui nous appelle de Nîmes, 0826 300 300.
02:11Bonsoir, Éric.
02:12Bonsoir, Éric.
02:13Oui, bonsoir tout le monde, là. Bonsoir.
02:16Bienvenue.
02:17Merci à vous, cher Éric.
02:20Et bienvenue sur Sud Radio.
02:21On est ravis de vous accueillir.
02:23Quels sont les sujets pour vous,
02:25en tout cas, primordiaux pour cette campagne municipale ?
02:30Ben bon, pour parler de ma ville de Nîmes,
02:34je vais dire l'insécurité.
02:37Alors, ce qui se passe un peu dans la ville, si vous voulez.
02:39Moi, le soir, je suis retraité,
02:41donc il m'arrive d'aller marcher.
02:43Et je reconnais que quand il commence à faire nuit,
02:45je ne me sens pas tranquille.
02:46Oui.
02:47Voilà.
02:47Les rues ne sont pas forcément bien fréquentées.
02:49Il y a de plus en plus de FDF dans la rue.
02:51Je croyais que la manécité était interdite,
02:53mais je vois que la mairie va se faire.
02:56Alors, au moins, il faut les aider, il n'y a pas de soucis.
02:59Mais bon, ça crée un sentiment d'insécurité, ça aussi.
03:03Après, pour tout ce qui est le reste,
03:07le service public, moi, j'ai un petit reproche
03:09à faire le service public.
03:10C'est-à-dire que les horaires d'ouverture,
03:13ça ne va pas avec les horaires de travail.
03:15Vous sortez du boulot et tout est fermé.
03:17Oui, c'est toujours des problèmes.
03:19C'est sûr.
03:19C'est un problème, voilà.
03:21Alors, après, demander au service public
03:22de tout bosser le dimanche,
03:24je reconnais que ça peut être compliqué.
03:25Mais comme les services de la Poste, par exemple,
03:28les gens sont mousculés toute la semaine.
03:30Le service de la Poste, ça sera ouvert le dimanche matin.
03:33Ça pourrait aider beaucoup de gens.
03:35Je vous donne des exemples, en fait.
03:37Mais vous dites que vous ne vous sentez pas en sécurité à Nîmes.
03:41Parce qu'il y a un quartier qui défraie,
03:43malheureusement, souvent la chronique pour les règlements de compte.
03:45C'est le quartier de Pisevin pour le narcotrafic.
03:47Vous êtes dans ce quartier-là
03:48ou dans un quartier, on veut dire, plus calme ?
03:51Non, non, non.
03:52Je suis sur le Beauvoir Jean-Jaurès,
03:53si vous voulez.
03:54C'est un peu plus côté centre-ville.
03:56C'est entre deux, quoi.
03:57Oui.
03:57Alors, c'est un grand boulevard, voilà.
04:01Comment dire ?
04:02En fait, si vous voulez, le souci de l'insécurité,
04:05moi, je dis toujours, on s'attaque aux effets
04:08plutôt de s'attaquer aux causes.
04:09C'est-à-dire, quand je dis on s'attaque aux effets,
04:12face à l'insécurité,
04:14la pensée unique,
04:15j'aime bien dire la pensée unique,
04:16c'est remplir les prisons.
04:18Moi, je suis plutôt d'avis de s'attaquer aux causes.
04:20La cause, c'est la pauvreté, voilà.
04:23Et pourquoi il y a de la pauvreté ?
04:25Le sujet est un peu tabou.
04:26Je peux vous donner mon avis.
04:27Est-ce que vous voulez l'entendre ?
04:28Bien sûr, bien sûr.
04:29On parle en vrai.
04:30Le sujet est tabou,
04:31mais je trouve que c'est dommage.
04:33Je veux dire, ce que je vais vous dire,
04:34c'est très honnête.
04:36Moi, je pense qu'on ne contrôle pas ces naissances.
04:39Vous avez beaucoup de familles nombreuses.
04:41Ils n'ont pas les moyens de nourrir deux enfants
04:43et on leur propose de l'argent
04:45pour qu'ils en fassent 4, 5, 6, 7, 8.
04:46Moi, je pense qu'il faut conditionner
04:49les allocations familiales
04:50pour responsabiliser les familles.
04:52Parce que l'insécurité vient de là, en fait.
04:56Et ça, personne n'en parle.
04:57Alors, je ne sais pas pourquoi le sujet est tabou.
04:59Moi, je n'ai pas de tabou avec ça.
05:00C'est-à-dire, je trouverais logique.
05:02D'ailleurs, pour adopter un enfant,
05:03il faut remplir X conditions.
05:05C'est très compliqué pour adopter un enfant.
05:07Et en parallèle,
05:08vous avez des gens qui n'ont pas les moyens,
05:10des pères de famille qui ont deux enfants,
05:12ils n'ont pas les moyens d'en nourrir deux.
05:13Et puis, à côté, ils en font 4, 5, 6.
05:15Parce qu'il y en a qui prennent les aides sociales
05:18pour des revenus.
05:19Les allocations familiales sont censées être
05:21des compléments de revenus,
05:22pas des revenus.
05:24Donc, il faut justifier des revenus.
05:27Vous voyez ?
05:27Éric, restez avec nous.
05:28On va faire réagir Philippe Bilger.
05:30Oui.
05:30La société, dont parle notre ami,
05:33me fait un petit peu peur.
05:34D'abord, pour une raison simple,
05:36c'est que je ne crois pas que la délinquance
05:38soit la conséquence de la société.
05:42Parce qu'on constate que dans des familles modestes...
05:46Il a dit de la pauvreté.
05:48D'accord, la pauvreté.
05:50On constate que dans des familles modestes,
05:53il y a parfois, heureusement,
05:56des fratries qui se comportent parfaitement bien
05:59et d'autres qui se dégradent,
06:02qui l'un commet des infractions,
06:05l'autre se tient bien.
06:06Donc, la société n'est en aucun cas
06:09la responsable de la délinquance personnelle
06:12ni la pauvreté.
06:14Alors qu'on en tienne compte
06:16lorsqu'on juge des délinquants
06:18en disant qu'il n'a pas eu toutes les chances,
06:21on doit le faire bénéficier
06:23de circonstances atteignantes.
06:24Et surtout, lorsqu'il a un grand avocat pénaliste
06:27comme mon voisin,
06:29il peut s'en tirer très remarquablement.
06:31Mais je nie le fait,
06:34et de manière très courtoise,
06:36que la pauvreté soit la cause de la délinquance.
06:40Non, mais peut-être que ce que dit Eric,
06:42c'est que lorsqu'un foyer n'a pas beaucoup de sous
06:45pour se gérer des enfants,
06:47il faut aller que le papa et la maman aillent travailler.
06:49Quand vous n'avez pas beaucoup d'argent,
06:51plus vous faites d'enfants,
06:52moins chaque enfant a la possibilité
06:54de faire des grandes études.
06:56Je pense que c'est dans ce sens-là,
06:57vous dites Eric, peut-être.
06:59Mais voilà, donc mon idée, c'est...
07:01Ah bon, d'accord.
07:02Je n'interdis pas de faire 3, 4, 5 enfants.
07:05Mon idée, c'est responsabiliser les familles.
07:07C'est-à-dire leur expliquer,
07:08au minimum, c'est leur dire.
07:10Mais si vous...
07:11C'est connu statistiquement.
07:12Au-delà de deux enfants,
07:14les familles sont en difficulté.
07:16Au-delà de deux enfants.
07:17Alors au moins, quand je...
07:18Bon, regardez...
07:20Après, c'est peut-être un peu...
07:22C'est peut-être un peu restrictif
07:24de dire qu'au-delà de deux enfants...
07:26Mais je vais faire réagir.
07:27Bougez pas, Eric.
07:28Loé Guérin.
07:28Alors là où je ne vais pas nécessairement
07:30être d'accord avec le ministère public,
07:33c'est évidemment que la pauvreté
07:38a quand même, à l'évidence,
07:40un impact sur un certain type de délinquance.
07:42Après, il faut différencier les délinquances.
07:43La délinquance col blanc
07:44concerne par définition plutôt des gens
07:46qui sont les dans de beaux milieux
07:47et qui en profitent.
07:48Mais la délinquance dont votre éditeur parle,
07:50c'est plutôt la délinquance de rue.
07:51Donc plus d'une délinquance
07:52qu'on appellerait de col bleu, entre guillemets.
07:54Donc une délinquance de personnes
07:56en situation économique difficile.
07:59Les gens qui sont évidemment SDF,
08:01peu importe comment vous les appelez,
08:03en mettant du politiquement correct,
08:04mais leur situation, ça ne se trouve pas améliorée
08:05par le politiquement correct.
08:07Et les familles nombreuses.
08:08En tout cas, situation dégradée.
08:10Évidemment.
08:10Et effectivement, on l'a tous vécu.
08:12Pour avoir moi aussi vécu
08:13dans des quartiers moins favorisés,
08:15on voyait dix enfants,
08:17sept enfants dans certaines fratries
08:18qui traînaient dans la rue
08:19parce que les parents ne pouvaient pas
08:20de toute façon, même matériellement,
08:21les garder en permanence dans les appartements
08:23parce qu'il n'y a pas la place.
08:25Et de fait, ils s'éduquent un peu tout seuls
08:27dans la rue au contact de ce qui peut
08:29parfois se faire de pire.
08:30Donc pour le coup,
08:31je rejoins l'auditeur sur ce point-là.
08:33Après, la difficulté,
08:35c'est quelles solutions on peut apporter à ça.
08:37Ce n'est pas simple.
08:39Fiscalement, vous pouvez évidemment inciter.
08:40Vous pouvez essayer de contrôler un peu.
08:43Mais bon, il ne peut pas y avoir
08:44de décision autoritaire là-dessus.
08:45Chacun fait ce qu'il veut.
08:46On est libre, fort heureusement.
08:47Mais après, il peut y avoir
08:48des mesures fiscales.
08:49Cela étant, ça fait 20 ou 30 ans
08:51qu'il y a un sentiment d'insécurité
08:54qui augmente.
08:55J'ai moins le sentiment
08:56que ce n'est pas qu'un sentiment.
08:58C'est clair.
08:58Mais que malheureusement,
08:59il faut reconnaître que...
09:01Alors, il y a toujours un delta
09:02entre ce qu'on ressent
09:03et ce qui est réel.
09:04Mais le réel, à l'évidence,
09:06est là aussi.
09:07Ce n'est pas juste un fantasme.
09:08Non mais Eric,
09:09dans une ville comme Nîmes,
09:10parce qu'on parle des municipales
09:11où il y a quand même,
09:12on l'a dit,
09:12un quartier, entre autres,
09:13qui se défraye malheureusement
09:15trop souvent la chronique.
09:16Vos amis, votre famille,
09:17si vous avez de la famille à Nîmes aussi,
09:19ils vous disent que pour eux,
09:20l'insécurité, ce sera le point clé
09:22de la prochaine municipale.
09:23C'est dans deux mois.
09:24Ça va aller très vite.
09:26Sans plus, par rapport à ça,
09:27je n'échange pas trop
09:28avec ma famille.
09:29J'échange un peu plus
09:30avec les personnes
09:31qui sont dans mon immeuble.
09:33Voilà, dans mon immeuble,
09:34il y a pas mal d'amitié
09:35et on échange beaucoup.
09:37D'ailleurs, mes voisins me disent pareil
09:38et ils ne se sentent pas
09:39en sécurité quand on sort.
09:42Mais franchement,
09:43je vous dis,
09:44pour faire simple,
09:46je dis toujours,
09:47dans les quartiers dissensibles,
09:48il y a deux fois plus de misère,
09:49deux fois plus de précarité,
09:51deux fois plus de mal de logement.
09:52Vous avez des familles
09:53qui vivent à 7 ou 8
09:54dans les trois pièces.
09:56Alors, le problème,
09:57c'est que moi,
09:58je dirais la gauche,
09:58entre guillemets,
10:00elle montre du doigt
10:02les riches,
10:03les Juifs,
10:04parce qu'ils sont riches,
10:05les patrons,
10:06tous ne sont pas riches.
10:07Et alors que c'est la faute du père
10:10qui n'a pas fait attention
10:12à son nombre d'enfants.
10:14Vous avez beaucoup de pères,
10:14ils font 4, 5, 6 enfants.
10:15Après, qu'est-ce qu'ils font ?
10:16Bon, il y en a certains
10:17qui retournent au pays,
10:18ils quittent le foyer,
10:19ils laissent les mères et enfants
10:20à la charge de la société.
10:21Moi, ça me pose un problème.
10:23Moi, je pense qu'il faut
10:24responsabiliser les gens
10:24et dire aux enfants
10:26que ce n'est pas la faute des autres,
10:28c'est la faute de votre père
10:29qui n'a pas fait attention
10:30au nombre d'enfants.
10:30Moi, je pense que c'est ça,
10:31c'est qu'il y a la gauche
10:32et dit qu'il y a de la misère.
10:34C'est la faute des autres.
10:35Ça, je ne supporte plus.
10:37Il y a quand même une question,
10:38désolé, que je vais poser.
10:39Est-ce que le département
10:40le plus pauvre de France
10:41par habitant,
10:42je crois savoir que c'est la Creuse ?
10:43La Creuse, oui.
10:44Et pourtant, la Creuse,
10:45la plus grande ville guérée,
10:46il doit y avoir 10 000 habitants.
10:47Dans la Creuse,
10:48il n'y a pas de rafale de Kalachnikov
10:50pour le narcotrafic.
10:51Il n'y a pas de voiture
10:52qui brûle aux dernières nouvelles.
10:53Donc, c'est que le problème
10:55est peut-être plus vaste
10:56que la pauvreté, quand même, non ?
10:59Il y a l'éducation en même temps.
11:01On est bien d'accord.
11:02Moi, je dis toujours,
11:03l'éducation,
11:03j'aurais même plus point que ça.
11:05Moi, je dis,
11:05c'est peut-être un manque d'amour.
11:06Je dis, quand une famille,
11:07je vous donne un exemple,
11:08une famille qui a 4 enfants,
11:10l'aîné, il a 6 ans.
11:11Comment voulez-vous
11:12que les parents s'occupent bien
11:13de l'enfant de 6 ans
11:14quand elle en a 3,
11:15ou plus 4,
11:16plus jeunes que lui ?
11:18Il s'occupe plutôt
11:18des plus petits
11:19et lui, il est un peu délaissé.
11:20Oui, mais il faut avoir
11:22des parents à la maison
11:23un peu plus longtemps.
11:24C'est vrai que si les deux parents
11:25travaillent, c'est très compliqué.
11:26Le problème,
11:27c'est la présence des parents
11:28et vous avez raison
11:29de le dire, Eric.
11:31Merci en tout cas
11:31de votre témoignage.
11:34Vous restez avec nous
11:35dans un instant.
11:37On va retourner
11:38dans une autre ville
11:39pour voir s'il y a
11:41quelque chose qui vous plaît
11:42ou qui vous déplaît
11:43dans votre ville.
11:44On en parle dans un instant.
11:46Sud Radio.
11:47Sud Radio.
11:48Parlons vrai.
11:49Parlons vrai.
11:49Sud Radio.
11:50Parlons vrai.

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