Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Quand on est avec Sabrina Medjobber, Georges Fenech, Eliott Deval, Gautier Lebrette et Olivier Guenegg,
00:04j'ai l'habitude de tout dire aux auditeurs.
00:08Et c'est vraiment intéressant parce que je suis avec ces deux jeunes gens que vous connaissez,
00:11qui sont particulièrement brillants, particulièrement doués, particulièrement jeunes.
00:16Et je leur ai dit tout à l'heure, je voudrais parler de François Mitterrand.
00:19Et ils m'ont dit, ça n'a aucun intérêt.
00:22C'est très intéressant d'ailleurs de dire ça.
00:24Parce qu'évidemment, je ne suis pas d'accord avec eux, mais peu importe.
00:27Peu importe. Parce qu'effectivement, pourquoi je trouve intéressant de parler de François Mitterrand ?
00:31Pourquoi j'en ai parlé ce matin ? Pour une seule raison.
00:34C'est que Mitterrand est au pouvoir en 1981.
00:37Toutes les portes qu'il a ouvertes sont allées dans le mur.
00:41C'est ça qui m'intéresse. Ce n'est même pas le bilan de Mitterrand.
00:43C'est que toutes les options qu'on a choisies à partir de 1981, qui est un moment de rupture,
00:49la Ve République, c'est quoi ?
00:51C'est Charles de Gaulle qui construit un État moderne
00:55et qui le rend en parfait État en dix ans.
00:57Ce qu'il a fait est incroyable, de Gaulle.
00:59En dix ans, remettre la France comme il la bise sur pied, c'est incroyable.
01:04Pompidou continue et Giscard enchaîne.
01:07Et le 10 mai 1981 est une rupture.
01:10Une rupture pour l'école, c'est-à-dire qu'on commence à ne pas plus parler de la hiérarchie ou de la sélection.
01:16Une rupture pour la justice.
01:17La culture de l'excuse qui arrive.
01:20Exactement, on change complètement.
01:21C'est-à-dire qu'on va favoriser par un adoucissement des lois pénales, finalement, la criminalité et la délinquance.
01:28Sur l'immigration, on commence à faire absolument n'importe quoi,
01:32à accueillir beaucoup de gens sur le territoire,
01:34mais surtout à refuser l'assimilation.
01:38Le mot assimilation était un mot qui était à l'époque un gros mot.
01:43Donc on dit aux gens, venez comme vous êtes.
01:44On a les résultats, on a aujourd'hui le résultat de tout cela.
01:48L'Europe, ça commence avant Mitterrand, si on est très honnête.
01:51L'immigration, regroupement familial, c'est Valérie Giscard d'Esta.
01:54Le mot assimilation, pardonnez-moi, c'est vraiment les années Mitterrand.
01:56Oui, mais il n'y a pas qu'une question de mots.
01:58Oui, mais le modèle de la France, c'était l'assimilation.
02:01C'est-à-dire que ceux qui arrivaient, il fallait qu'ils acceptent d'oublier une partie ou de leur mœur,
02:06ce qui n'est jamais facile d'ailleurs, de leur mœur, de leur coutume, de leur histoire, etc.
02:09Pour, au nom de la société française.
02:11J'ajoute l'Europe, avec Maastricht en point d'orgue,
02:16l'entreprise évidemment, puisqu'on a commencé à travailler moins, et à travailler moins longtemps.
02:20C'est la retraite à 60 ans de Mitterrand.
02:23Donc toutes les options ouvertes en 1981 s'avèrent des échecs.
02:29Donc moi ça m'intéresse, parce qu'on paye toutes les factures 40 ans plus tard.
02:32Je suis d'accord avec tout ce que vous venez de dire.
02:34L'histoire de la Ve République me passionne.
02:36Je suis en train de regarder la série d'ailleurs produite par le service public sur Mitterrand,
02:39qui est pour le coup assez juste.
02:41Après, je dis juste, quand on disait que ça n'a aucun intérêt avec Kellyot,
02:45on veut dire que dans le flux d'informations qu'on a et dans le direct qu'on a,
02:50moi je trouve ça plus intéressant de parler des agriculteurs et de la crise d'aujourd'hui,
02:55que de faire le bilan depuis 1981.
02:57C'est tout ce qu'on disait.
02:58C'est pas d'ailleurs le bilan depuis 1981, parce que j'entends ce que vous dites,
03:02c'est davantage de dire que ces options qui ont été prises,
03:07alors après c'est les conséquences.
03:09Vous avez raison.
03:10Les conséquences, c'est toutes les factures.
03:12On avait réussi à faire reculer sur l'école privée.
03:15Oui, alors sur l'école, ça aurait été une catastrophe.
03:19Sur l'école libre, mais effectivement, par exemple, l'école, c'est quoi ?
03:23Avant Mitterrand, il y a plus de sélection, plus de hiérarchie.
03:26Là, on décide d'amener 95% d'une génération au bac.
03:30Mais en fait, c'est pas une bonne idée, parce que tout le monde ne peut pas suivre.
03:33Mais ça veut pas dire que les gens qui ne peuvent pas suivre sont moins intelligents, loin de là.
03:37Simplement, après, tu enchaînes avec un parcours sub,
03:40parce qu'il y a trop de gens qui vont en fac.
03:41Des gens qui vont en fac, qui ont des diplômes, qui ne veulent rien dire.
03:45T'es à bac plus 4, bac plus 5, ça ne veut rien dire.
03:47Donc tout ça est au fond des mauvaises politiques.
03:51Alors que si à 14, 15, 16 ans, ces gosses qui ne vont pas aller au bac,
03:55tu les formes avec de l'artisanat, tu mets des filières rapides,
04:00tu leur donneras un job, parce que tu leur donneras un job.
04:03Si vous avez 15 ans aujourd'hui, 16 ans ou 17 ans,
04:05si vous vous mettez plombier, vous allez avoir un job.
04:08Parce qu'il y aura de la demande pour être plombier.
04:11Il y a plein de jobs où il y a beaucoup de demandes.
04:14C'est ça qu'il faut souligner.
04:16Et c'est les années Mitterrand, donc j'ai souligné ça.
04:18Et vous, on parlait pendant la publicité aussi de l'intelligence,
04:21c'est pas forcément un CV avec des grandes écoles, des grands noms.
04:25Bien évidemment, c'est la capacité aussi de s'adapter.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations