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  • il y a 8 mois

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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:05Autour de la table, Catherine Ney, bonsoir Catherine, journaliste politique et grande voix d'Europe 1.
00:09Bonsoir Antonin André, rédacteur en chef politique du journal du dimanche.
00:13Bonsoir à vous Bertrand Venteau, merci d'être avec nous.
00:16Vous êtes en direct devant l'Assemblée nationale au micro de Cyril Delamorinerie.
00:20Vous êtes éleveur, président de la coordination rurale.
00:22On va parler de cette annonce d'Emmanuel Macron qui dira non au Mercosur dans un instant.
00:28D'abord, la prise de parole du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez qui dit au syndicat de sortir de la manifestation parisienne.
00:35Qu'est-ce que vous décidez ce soir ?
00:37Écoutez déjà, on n'est pas dans l'injonction à nous obliger à sortir.
00:40Si on sort, c'est parce que nos troupes sont fatiguées qu'elles ont besoin d'être reposées.
00:44Sinon, on n'aurait pas faibli face à une injonction.
00:47De toute façon, on ne faible pas face à une injonction.
00:49Ce n'est pas la véritable histoire.
00:50On s'en va parce que nos troupes sont fatiguées.
00:52Elles ne sont pas toutes parties.
00:53On a besoin de se reposer.
00:54Et surtout, on veut se reposer et entendre les annonces qui vont avoir lieu apparemment ce soir de la ministre de l'Agriculture pour juger ce qu'on fait par la suite.
01:02Donc, pour l'instant, vous dites vous partez mais parce que les troupes sont fatiguées.
01:06Quand vous entendez Laurent Nunez dire j'aurais préféré que cette manifestation qui n'était pas permise, qu'on ait un dialogue avec les syndicats, est-ce que vous répondez à Laurent Nunez ?
01:17Je dis quand on va avoir du dialogue et quand on entend des médias ou qu'on a des réponses qui arrivent, on y répond.
01:22Sinon, ça veut dire qu'on n'a pas envie de construire et pour faire une opération pacifique et qu'on veut, une fois de plus, essayer de faire de la CR un vilain petit canard avec des arguments qui sont faux.
01:33Il faut apprendre à dialoguer avec les corps intermédiaires.
01:35Et aujourd'hui, les réponses du ministre, elles n'ont jamais été présentes.
01:41Donc, c'est un vrai sujet.
01:42Il faut qu'aujourd'hui, il faut que l'État, il faut que les ministres comprennent qu'il faut composer avec la coordination rurale.
01:46C'est tout, c'est comme ça.
01:47Quel dialogue avez-vous aujourd'hui avec l'exécutif ?
01:51Vous avez vu Mme Gennevard peu de temps, je crois, mais en revanche, vous avez vu Mme Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale.
01:59Écoutez, j'ai vu Gérard Larcher aussi sur un dialogue qui était technique avec quelqu'un qui maîtrise les sujets.
02:06Voilà, j'ai eu plaisir à converser avec lui.
02:09Je ne sais pas ce qu'il en sortira, mais il y a quand même des choses qui sont sorties du Sénat, en particulier la loi Duplan.
02:13Donc là, il y a un vrai travail de fond.
02:14Après, Mme Braun-Pivet, je ne la connaissais pas, je ne peux pas la juger.
02:19Je ne sais pas, je n'ai pas d'avis.
02:22Ça peut arriver de ne pas avoir d'avis, je n'ai pas d'avis.
02:23Oui, oui, vous avez le droit.
02:25Antoine André.
02:25Bonsoir, monsieur.
02:28Qu'est-ce que vous attendez au front du gouvernement ?
02:29Parce que, que ce soit sur le Mercosur, il va voter contre, mais le Mercosur, comme on n'a pas de minorité de blocage, risque de s'appliquer.
02:35Sur la dermatose nodulaire, le gouvernement s'appuie sur le collège des vétérinaires, des experts,
02:40pour dire qu'il n'y a pas d'autres mesures efficaces pour éteindre l'épidémie que de s'en tenir à ce protocole sanitaire.
02:46Qu'est-ce qu'il vous reste, au fond, à négocier avec le gouvernement ?
02:49Parce qu'il n'y a plus vraiment de grain à moudre.
02:53Sur la dermatose, je pense qu'il y a encore du grain à moudre, en particulier sur l'approche de l'abattage total.
02:58Je pense que, peut-être que tout n'est pas foutu.
03:01Je pense qu'ils n'ont toujours pas compris qu'il fallait élargir la zone vaccinale, mais on ne sait jamais.
03:06Il peut y avoir une étincelle dans leur cerveau pour éviter à ce que la maladie reparte d'ici un mois ou deux mois et fasse des ravages,
03:13et où là, il faudra nous obliger à vacciner en urgence.
03:16Donc, écoutez, on ne peut pas non plus avoir raison trop tôt, c'est un fait,
03:20mais au moins, on aura positionné l'avis des paysans pour la France, ce que réclame la base, ce qui est censé d'ailleurs.
03:26Et si l'exécutif ne l'a pas fait, qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ?
03:29Il faut qu'on fasse quoi ? Il faut qu'on continue à bloquer intégralement le pays, c'est ça, pour qu'ils comprennent ?
03:34– Mais monsieur, il me semble qu'en Savoie et dans l'Ain, c'est par ce processus-là qu'on a réussi à éteindre l'épidémie.
03:42Alors, il y a eu des abattages de tête de bétail, mais finalement, infiniment moins,
03:46que si on n'avait pas pris ces mesures-là.
03:48Il y a aussi des comportements, par exemple, dans le Sud-Ouest, si je ne m'abuse,
03:53l'épidémie a démarré notamment parce qu'il y avait eu des transports d'animaux.
03:56Donc, vous voyez…
03:58– Ça, c'est votre approche, mais je vais vous dire, sur la gestion de la maladie en Savoie, on dit qu'elle est indemne,
04:03et j'espère qu'elle le restera en particulier au printemps.
04:05Par contre, ce qui s'est passé en Franche-Comté, ça venait quand même certainement de Savoie.
04:09Et puis après, l'approche qu'on a, c'est qu'on ne sait pas non plus tous les vecteurs de contamination.
04:14Est-ce que simplement un boulanger, est-ce que simplement un facteur,
04:18est-ce que simplement le transport d'équins ou de tout autre animaux qui sont des bovins n'ont pas été un vecteur ?
04:23Les grands sachants, comme les appellent nos ministres, qui sont des gens qui sortent de l'école vétérinaire,
04:28ont été incapables de nous éclairer sur ces choses-là.
04:31Donc, bon, la gestion de la maladie est riche en Savoie, oui, mais enfin, la maladie, elle n'est pas sous contrôle en France.
04:36Donc, c'est quand même aussi un échec du pouvoir,
04:38et dire que c'est toujours la faute des commerçants bestiaux qui répandent la maladie ou des éleveurs,
04:43c'est un peu facile quand même.
04:45– Je rappelle aux auditeurs d'Europe 1 que nous sommes en ligne en direct en duplex devant la Monnaie Nationale
04:50avec Bertrand Vanteau, éleveur-président de la coordination rurale.
04:52M. Vanteau, Emmanuel Macron, dit non au Mercosur.
04:56Il dit aussi que la signature de cet accord, ce n'est pas la fin de l'histoire.
04:58Il continuera à se battre pour la mise en œuvre des engagements obtenus auprès de la Commission européenne
05:03et protéger les agriculteurs. Comment est-ce que vous réagissez ?
05:05– Je réagis à ce que… Il ne faut pas croire que les paysans de la base n'ont pas compris que le Mercosur s'était perdu.
05:11On n'est pas complètement idiots quand même.
05:13Et tout reporter sur la question européenne élu des problèmes franco-français.
05:18Donc, le Mercosur est effectivement un problème,
05:21mais qui, malheureusement, ce traité va être ratifié.
05:24Et à ne pas parler du franco-français et comment on met la France agricole à pouvoir reproduire,
05:29simplement pouvoir reproduire, c'est le sujet de fond.
05:31Donc, en fait, Emmanuel Macron, qui est le roi de la pirouette,
05:35il tape en touche parce qu'il sait qu'il est en incapacité de régler les problèmes franco-français
05:40et de faire fonctionner son administration à soutenir et encourager l'agriculture.
05:44C'est ça, le sujet.
05:45Très concrètement, si on met de côté le Mercosur, la dermatose, qui est un sujet ponctuel,
05:50dans les mesures de fonctionnement et les mesures, j'allais dire, structurelles que vous attendez,
05:54est-ce que vous pouvez nous dire concrètement, voilà, quel geste vous attendez aujourd'hui du gouvernement
05:58de façon concrète pour faciliter la vie des agriculteurs et les aider davantage ?
06:01Écoutez, déjà, la première chose à faire, c'est un moratoire sur tout ce qui est réglementaire,
06:08c'est-à-dire jusqu'à la présidentielle, il n'y a plus de contrôle dans les exploitations agricoles,
06:13il y a des économies à faire dans le fonctionnement de l'État,
06:16et en particulier en supprimant des agences et des offices qui sont néfastes aux agriculteurs,
06:20où on va faire énormément d'économies qui peuvent venir sur un plan de soutien
06:23pour aider les agriculteurs qui sont en grande fragilité
06:26et aider ceux qui veulent encore avancer à investir.
06:29C'est, en gros, les demandes qui peuvent être rapidement faites
06:33et qui ne coûtent pas un denier public,
06:35qui, justement, peuvent en faire économiser pour en remettre dans l'agriculture.
06:38Mais pour ça, il faut avoir de la volonté politique.
06:41Et je le dis et je le répète, à un an de la présidentielle,
06:44ce qui est important, c'est qu'il y ait une certaine, entre guillemets, stabilité,
06:46que rien ne bouge, et c'est malheureux, parce que c'est un vrai chantier qu'est l'agriculture,
06:50et si l'agriculture se relance, ça va inspirer d'autres corps de métier à être relancé aussi.
06:54Ce qui doit primer aujourd'hui pour réduire le déficit public,
06:57c'est relancer l'économie, l'agriculture en fait partie,
07:00et puis surtout que les paysans se sentent soutenus,
07:02parce qu'ils vivent une période qui est vraiment difficile,
07:04et on ne sent pas de soutien de la part de l'État,
07:07ni des collectivités locales, je dois le préciser.
07:08Merci.
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