- il y a 1 semaine
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NewsTranscription
00:00On vit pas dans la même France.
00:04Magali Verda sur Sud Radio, il est 20h03, nous sommes en direct.
00:07Alors pour le coup c'est un vrai direct.
00:09J'ai un problème de casque.
00:11Ceux qui me voient en live, là ça doit être spectaculaire.
00:13J'ai le casque qui est tout de travers.
00:16C'est horrible.
00:17J'espère que vous allez bien.
00:18On vit pas dans la même France.
00:19Aïe ! Mais qu'est-ce que c'est ?
00:22On vit pas dans la même France, cette émission qui casse les codes.
00:26Dès le début ça casse les codes, il n'y a rien de normal dans cette émission.
00:29L'animatrice n'est pas normale, le co-animateur encore moins.
00:33Lui est en boîte de nuit toute la journée, du matin au soir.
00:36On reçoit tous les soirs des oufs, des influenceurs qui parlent avec des politiques.
00:44Autant vous dire que c'est ouf, chaque soir c'est une surprise.
00:48C'est très intéressant en vrai.
00:49Ça casse les codes, ça permet aux politiques de pouvoir parler un peu différemment,
00:53de mieux se faire comprendre, d'avoir une autre cible,
00:55de parler avec du public auquel ils n'ont pas l'habitude de parler.
00:58Et les influenceurs, ça leur permet de se servir de leur notoriété pour servir à quelque chose de bien.
01:04C'est-à-dire de replonger les gens un petit peu dans la politique, de gauche, de droite, on s'en fout.
01:09Ce qui compte c'est qu'on ramène les gens à la politique pour reconstruire ce beau pays
01:14qui est tant en souffrance actuellement.
01:17Et ce soir on reçoit, alors ce soir on va parler d'un sujet ultra politique les amis, ça fait le buzz.
01:22Est-ce qu'on est en live d'ailleurs sur les réseaux sociaux ?
01:24Évidemment !
01:25Alors on est en live sur le compte Instagram et sur le compte Youtube de Sud Radio.
01:29Premier compte Youtube de France d'une radio.
01:31Moi je le dis tous les soirs parce que je me la pète un peu.
01:34Voilà, c'est 1 200 000 abonnés sur le compte Youtube de Sud Radio.
01:37C'est la plus grosse radio de France.
01:39Merci sur Youtube.
01:40Et je suis bien sûr accompagnée de Mathias.
01:44Comment ça va Magali ?
01:45Ça va et toi ?
01:45Tout va bien ?
01:46T'es en train de parler à qui Mathias ?
01:47Non, je suis en train de régler les petits trucs parce que je suis le monsieur des réseaux sociaux.
01:50Ah bon ?
01:50Donc je suis en train de préparer le terrain.
01:51Monsieur boîte de nuit la nuit et monsieur des réseaux sociaux la journée.
01:54Voilà, la journée en fin de journée.
01:55C'est toute une vie Mathias.
01:56Tout va bien ? Ça a été avec la neige aujourd'hui ?
01:58Eh ben écoute, je me suis régalée, je me suis levée, j'ai compris qu'aucun employé ne viendrait travailler.
02:02Donc je me suis dit bah je reste chez moi du coup.
02:03C'est la première fois.
02:04On a tous fait du télétravail.
02:10Moi je trouve que c'est vraiment une excuse pour ne pas bosser.
02:13Et là quand je suis arrivée tout à l'heure, tu m'as dit écoute, aujourd'hui j'ai mis tout le monde en télétravail.
02:16Toi Magali ?
02:17Non, j'ai fait ça parce qu'il y a la moitié qui m'envoyait un message de bon matin à 8h en m'envoyant le screen des trucs du RER, etc. qui étaient bouchés.
02:25Et je me suis dit, c'est pas logique que la moitié soit chez soi et que l'autre moitié, les pauvres, ils viennent se geler, etc.
02:31Donc tout le monde au même niveau.
02:33C'est bon les gars, restez tous chez vous.
02:34T'avais envie de dormir un peu aussi, non ?
02:35Et aussi.
02:36Ah voilà, c'est pour ça.
02:36Non mais par contre, je n'ai pas réussi à bosser.
02:39Bon bref, on ne s'en fout, on n'est pas là pour parler de ma vie.
02:41Ce soir, on parle d'un sujet, donc je vous le disais, très politique.
02:45On parle de Donald Trump.
02:47Alors Donald Trump, c'est toute une histoire.
02:49Il fait le buzz toutes les semaines.
02:51C'est-à-dire que Donald Trump, je ne vais pas dire que c'est comme un candidat de téléralité, parce que c'en est temps, quelque part.
02:56Mais on est vraiment...
02:57Il a une téléralité, Donald Trump.
02:58Il a une téléralité.
02:59Est-ce qu'aujourd'hui la politique avec Donald Trump est une téléralité ?
03:02Ou est-ce que la politique avec Donald Trump est une vraie politique ?
03:05C'est la question, est-ce qu'il est dangereux ?
03:07Oui ou non ?
03:08Alors, il y a beaucoup de réactions sur Donald Trump sur les réseaux sociaux.
03:12Beaucoup qui sont complètement fans de Donald.
03:15Et beaucoup qui sont complètement haters de Donald.
03:18C'est soit on l'aime ou on ne l'aime pas.
03:19Ah bah soit on l'aime et soit on le déteste.
03:21Moi je parle avec des mots très très réseaux sociaux.
03:23C'est les haters, les machins, etc.
03:26Et ce soir, pour parler de ce sujet, on reçoit une députée qu'on a déjà reçue et qu'on adore recevoir et qui est revenue nous voir ce soir.
03:33C'est Alma Dufour, députée LFI de Seine-Maritime, qui va débattre de ce sujet avec un influenceur politique de droite qui s'appelle Lucas Fourcade, que je vais vous présenter immédiatement.
03:46Donc autant vous dire que ça va chauffer les amis.
03:48Alors, la dernière fois d'ailleurs qu'on a reçu Alma, elle était en face de, comment il s'appelle, Bruno Monroe.
03:57Avec une vidéo qui a fait plus.
03:58Oui, c'est vrai.
03:58La vidéo a fait sur TikTok, je crois, plus d'un million, tu dis ?
04:02Oui, plus d'un million, trois cent mille, c'est ça.
04:04Plus d'un million, trois cent mille vues.
04:06Donc c'était sympa.
04:07Alors, je me suis le coup.
04:09Je sais qu'Alma ne trahit jamais le vendredi.
04:11Pourquoi ?
04:12C'est le théorique pour Bruno Monroe.
04:13C'était nul.
04:16Il est mieux en boîte de nuit, hein, Mathias ?
04:17Attends, elle est exceptionnelle, celle-là.
04:20Non, c'était nul.
04:21C'était vraiment nul.
04:22Elle est très parisienne, en tout cas.
04:24C'est pas pire que ce qu'il a fait au député d'Ir.
04:26Hier, on était dans un grand record.
04:27En fait, je crois que tous les soirs, j'ai une casserole.
04:29Oui.
04:30Je crois que le pire...
04:31Bon, bref, on en parle.
04:32Vas-y, vas-y.
04:32Non, le pire, ça a été avec l'ex-copain d'Emmanuel Brisson.
04:37Non, mais on ne redonne pas le nom.
04:38Tu t'étais, tu t'étais.
04:39Stop, stop, stop.
04:40L'autre, il lui a balancé le nom de son ex en direct.
04:44C'était d'une gênance, le pauvre politique.
04:46C'est sûr que ça l'échange des autres télés ou des radios.
04:50Tu as l'habitude, il se crie dessus, là, c'est « alors ton ex ? »
04:53On ne leur parle que de Macron.
04:54Nous, on leur dit « alors ton ex, comment elle va ? »
04:56Alors, Lucas Fourcade, votre parcours est pour le moins singulier.
05:01Alors, vous êtes un ancien fleuriste.
05:02Vous avez opéré une reconversion remarquée en investissant les réseaux sociaux
05:06où vous développez aujourd'hui une parole politique assumée, ancrée et de droite.
05:12Complètement de droite.
05:13Complètement de droite.
05:13Et conservatrice.
05:14À travers vos prises de position, vos vidéos et vos échanges en ligne,
05:18vous vous êtes construit une communauté très fidèle,
05:20tout en suscitant le débat et parfois, bien sûr, la controverse.
05:23De toute manière, quand on est en politique, on est controversé.
05:26Je pense que je l'ai compris, tout le monde l'a compris.
05:28Votre trajectoire illustre une nouvelle génération d'influenceurs politiques
05:31issus de parcours non conventionnels.
05:34C'est vrai qu'il y a de plus en plus, aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, d'influenceurs politiques.
05:38Alors ça, moi, je dois dire qu'il y a encore...
05:41Enfin, moi, quand j'ai créé ma boîte d'influenceurs, c'était il y a dix ans,
05:44on n'était au départ que sur de la télé-réal, presque.
05:46Après, on est passé à un autre cap.
05:48Il y avait des influenceurs beauté, des influenceurs trucs, machin, etc.
05:51Ça s'est vraiment étendu.
05:53Et là, maintenant, il y a la nouvelle mode, c'est les influenceurs politiques.
05:56C'est les influenceurs qui s'expriment sur les sujets d'actualité,
05:58qui prennent position, etc.
06:00Avant de parler de l'actualité, j'aimerais savoir pourquoi
06:03vous avez décidé de parler politique sur vos réseaux sociaux.
06:07Alors, pourquoi j'ai décidé de parler de politique sur mes réseaux sociaux ?
06:10Je pense qu'il est important, aujourd'hui, d'apporter à la nouvelle génération,
06:15qui est la génération des réseaux aujourd'hui,
06:19leur apporter ce qui se passe aujourd'hui en politique.
06:22C'est-à-dire que moi, je décrypte tout ce qui se passe à l'Assemblée nationale, par exemple,
06:27je récupère des directs de séance à l'Assemblée nationale,
06:31que je décortique entièrement.
06:34C'est le bastos du politique.
06:35C'est ça.
06:36Il récupère les vidéos, des stories, et il les clash.
06:40En fait, je pense qu'aujourd'hui, il est important que la nouvelle génération puisse s'intéresser à la politique.
06:51C'est-à-dire que tout le monde a décroché la politique.
06:53Aujourd'hui, on parle de politique avec un jeune de 17-18 ans.
06:58Il ne sait même pas citer un député.
06:59C'est incroyable.
07:02Moi, à 17 ans, je connaissais pratiquement tous les députés de droite.
07:05On a reçu Zizou, qui est un des plus grands tiktokers France,
07:08avec 13 millions d'abonnés en tout, qui est venu sur notre plateau lundi,
07:11faire un débat, et qui n'avait pas encore la notion de la différence entre la gauche et la droite.
07:15Et en fait, on a fait un super cours lundi dans cette émission.
07:18C'était hyper constructif.
07:19C'est qu'on a expliqué à sa communauté ce que c'était la gauche et ce que c'était la droite.
07:25C'était très intéressant.
07:27Dans ton contenu, tu clashes un peu les politiques ?
07:29Bien sûr.
07:30Ça veut dire que pour un ancien fleuriste, tu ne leur fais pas des fleurs.
07:33Complètement.
07:35Deux fois zéro.
07:37Il est mort de rire.
07:38C'était nul.
07:38Il est mort de rire.
07:40C'était nul.
07:41Comment ça va-t-il dans le live-là ?
07:42Ils sont tous morts de rire.
07:44Ils n'ont pas dit tout morts de rire.
07:45Je clashe beaucoup de politiques.
07:46Malheureusement, beaucoup à gauche.
07:50Non, mais elle est sympathique.
07:51J'ai beaucoup de clashes avec Mathilde Panou.
07:54On a énormément de clashes.
07:55Ah, Mathilde !
07:56Ouais.
07:58On ne s'aime pas trop.
08:00Moi, tu t'entends, c'était Seb de Logu.
08:02Bon, c'est exactement pareil avec Sébastien de Logu.
08:05Tu es tombé dans le panneau.
08:06Je suis tombé dans le panneau plusieurs fois.
08:08Oh là là.
08:09On est sur une troisième panne à zéro ?
08:11Ok, super.
08:12Super.
08:12Quand moi, j'ai lancé mes immersions en politique,
08:16donc c'était en 2022, c'était les candidats à la présidentielle,
08:19où je suis partie en immersion avec chaque président,
08:21enfin chaque candidat, pardon, à la présidentielle,
08:24c'était super mal vu.
08:25J'ai eu beaucoup, beaucoup de relais médiatiques, etc.,
08:27parce que ça a un peu choqué tout le monde.
08:29mais les médias ont eu comme un espèce de braquage avec ça,
08:33en se disant que je n'avais pas ma place et que ce n'était pas mon rôle d'aller voir les...
08:38Et pourtant, j'ai été reçue même par le président de la République, Emmanuel Macron,
08:41qui m'avait fait l'honneur, je dois le dire, pour un...
08:43C'est quand même un président, qu'on aime ou qu'on n'aime pas,
08:45ça reste un président, de m'accueillir en immersion.
08:48Est-ce que tu es critiqué par rapport à ce que tu fais ?
08:50Est-ce qu'aujourd'hui, tu te sens crédible et tu sens que tu es légitime ?
08:55Alors, est-ce que je sens que je suis légitime ?
08:58Oui, en tant que citoyen français.
08:59Tout citoyen français doit avoir sa part de responsabilité aujourd'hui dans la politique en France.
09:04C'est vrai.
09:04Voilà, c'est comme ça, c'est-à-dire qu'on est citoyen d'un pays,
09:09si on veut que le pays marche, chacun doit pouvoir apporter sa pierre à l'édifice.
09:14Alors, c'est bien de critiquer la politique, voilà.
09:16Moi, je critique la politique, mais j'essaye aussi d'apporter des solutions.
09:21Voilà.
09:21Donc, oui, oui, bien sûr.
09:22Comment tu apportes des solutions ?
09:23Comment j'apporte des solutions ?
09:25J'écris très régulièrement au ministre.
09:28Voilà, j'écris très régulièrement au président de la République.
09:30Tu fais des SMS ?
09:31Non, non, non, j'envoie des courriers qui sont reçus sans jamais avoir aucune réponse.
09:36Non, non, non, bien sûr que non.
09:38Mais au moins, on ne pourra pas dire que je n'essaye pas.
09:40Voilà, j'écris aussi à certains députés.
09:44Et tu n'as jamais eu de réponse ?
09:45Si, si, si.
09:46Alors, avec les députés de ma circonscription, on discute souvent.
09:50C'est-à-dire que moi, je vais à la rencontre des agriculteurs en ce moment.
09:54Je suis beaucoup sur le terrain avec les agriculteurs en ce moment.
09:57Et donc, je fais des remontées d'informations directement aux députés de ma région.
10:01Alors, pourquoi un jeune, aujourd'hui, s'il investit en politique, il devient influenceur politique ?
10:06Du coup, est-ce que ton objectif, alors tu nous répondras juste après cette petite pause, mais est-ce que ton objectif, c'est d'être politique ?
10:11Est-ce qu'un jour, tu as envie de devenir député, par exemple ?
10:13Tu nous réponds juste après cette petite pause.
10:15A tout de suite sur Sud Radio.
10:16Il est 20h15.
10:22Nous sommes en direct sur une émission extraordinaire que j'aime d'amour.
10:26On ne vit pas dans la même France.
10:27Et ce soir, on ne vit pas dans la même France.
10:29On a la gauche et la droite.
10:30Influenceurs de droite, politiques de gauche, tout va bien.
10:33Alors, non mais c'est très instructif, parce que du coup, on aura un vrai débat.
10:36On reçoit avec nous ce soir, donc on va parler de Donald Trump.
10:40Est-ce que Donald Trump est dangereux ?
10:41Est-ce qu'il vous fait peur ?
10:42Est-ce que Donald Trump est plus un candidat de ténéralité qu'un politique ?
10:46Est-ce que vous trouvez qu'au contraire, c'est un président qui prend les choses en main ?
10:48C'est un vrai débat.
10:50Et pour cela, on reçoit Alma Dufour, députée LFI de Seine-Maritime,
10:55qui va débattre avec Lucas Fourcade, influenceur politique de droite.
10:58Alors, Lucas, tu nous expliquais ta passion pour la politique depuis tout jeune,
11:02que pour toi, c'était important de ramener les jeunes à la politique,
11:05que tu fais énormément de vidéos, tu décryptes, entre guillemets,
11:09par exemple, les vidéos de l'Assemblée nationale, etc.
11:12Est-ce que tu as envie d'aller en politique ?
11:15C'est quoi ton but ?
11:16Alors, mon but, ce n'est pas d'aller en politique.
11:18Moi, je veux vraiment rester dans ce côté influence,
11:23c'est-à-dire essayer d'apporter ma pierre à l'édifice,
11:26tout en continuant à décrypter, en fait, cette actualité politique,
11:30les séances à l'Assemblée nationale, etc.
11:32Moi, en fait, je pense qu'il y a les politiques,
11:37et il y a les influenceurs politiques,
11:39ce que moi, je suis, donc je ne veux pas être politique, en fait.
11:42Ce qui est très nouveau.
11:44Alors, c'est très nouveau, je crois qu'on est une dizaine en France.
11:47Et pourquoi la droite ?
11:49Alors, pourquoi la droite ?
11:50Moi, je viens d'une famille très attachée à la France,
11:54c'est-à-dire que je viens d'un petit village de 800 habitants à la Basin,
11:57donc un petit village profond de la France,
11:59dans le Médoc, au nord de Bordeaux.
12:02Ils ne sont pas balades, là-bas ?
12:03Non, ils ne sont pas...
12:05Ils ne sont pas balades, c'est dans le Médoc.
12:07C'était la blague.
12:07C'était la blague.
12:09Non, mais il y a du très bon vin.
12:11C'est la blague 4.
12:12C'est la blague 4.
12:14Aïe.
12:16On a été où ?
12:17Elle tique un peu celle-là, quand même.
12:19Mais tu sais qu'Alma, elle est toute prête, là, pour le débat.
12:22Elle sort du four.
12:23Non, non, non, non, non, non, non, non.
12:26Alma Dufour, non ?
12:27Ouais, non, on évite les blagues.
12:28Nous sommes en direct.
12:29Alors, blague 5, zéro.
12:32Voilà.
12:33Non, vraiment.
12:34Non, pardon.
12:35Donc, du coup, je viens d'une famille, quand même,
12:38qui est très conservatrice.
12:39C'est-à-dire que j'avais un papa qui était un peu fan de Jean-Marie Le Pen.
12:44Ah oui ?
12:45Voilà, c'est-à-dire que chez nous, on a toujours été de cette droite-là.
12:49Donc, toi, tu l'identifies au RN ?
12:51Alors, je n'identifie pas spécialement au RN.
12:53C'est-à-dire qu'il y a des très bonnes idées chez les LR.
12:57Il y a des très bonnes idées au RN.
13:00Je les cherche encore.
13:01Il y a quelques bonnes idées chez Zemmour.
13:07Je pense que si on prenait tout ça et qu'on créait un parti avec toutes ces idées...
13:12Et l'UDR, alors ? C'est l'Union des Droites, ils disent ?
13:14L'Union des Droites, oui, oui, oui.
13:16C'est le parti d'Éric Ciotti qui s'est rallié au RN.
13:20J'en connais tellement, j'ai tellement appris avec ces missions, je suis trop fière.
13:23Oui, l'UDR aussi a de très bonnes idées, même si aujourd'hui, il partage pratiquement
13:27toutes les idées du RN, c'est pour ça que je ne les ai pas citées à part.
13:31Mais voilà.
13:31Moi, je ne m'identifie pas à un parti spécial.
13:34C'est-à-dire que je pense que, encore une fois, il faudrait prendre toutes les idées
13:38de chaque parti de droite et créer un seul parti.
13:42Alors lundi, on a fait une émission, il se crée, sur le rassemblement des partis politiques
13:47pour savoir pourquoi ils se divisent autant et pourquoi tout le monde est...
13:50Est-ce qu'on ne pourrait pas tous s'unir pour avoir une meilleure France ?
13:53C'était la question du jour de lundi.
13:54Est-ce que tu as perdu des amis suite à tes prises de position ?
13:57Oui, oui, des amis, même de la famille.
14:00Mais pourtant, tu as dit que ta famille était de droite.
14:01Oui, ma famille de droite, mais j'ai des nièces qui ne sont pas de droite.
14:04Voilà, qui sont plutôt la France insoumise.
14:09Et on ne se parle plus, on est bloqué sur les réseaux sociaux.
14:11Ah oui, bien sûr.
14:14Et pourquoi est-ce que tu n'identifies pas comme un influenceur d'extrême droite ?
14:20Alors, parce que je pense que l'extrême droite, aujourd'hui, en France, n'existe pas.
14:25Il n'y a pas d'extrême droite, toujours en France.
14:26C'est pas ce que dit le Conseil d'État, monsieur.
14:28C'est pas ce que dit le Conseil d'État.
14:29Bon, après, ça reste le Conseil d'État.
14:31Alors, justement...
14:32Ah, vous voulez supprimer aussi ?
14:34Ah, intéressant !
14:35Ah bon, commencez-moi !
14:36Il est d'extrême droite.
14:39Merci pour la passation.
14:40Merci beaucoup.
14:41Justement, on accueille, du coup, Alma Dufour, qui rentre dans le lard direct.
14:45Bonjour, madame.
14:46Bon, excusez-moi, mais bon, c'était un peu temps de temps.
14:48Alma Dufour, vous êtes députée de la France insoumise de la quatrième circonscription de Seine-Maritime.
14:53Vous incarnez une nouvelle génération politique issue des luttes sociales et écologistes.
14:57Vous êtes une ancienne militante syndicale engagée de longue date sur les questions du justice sociale, de climat et de conditions de travail.
15:04Gilets jaunes.
15:05J'ai jamais été syndicaliste.
15:06J'ai jamais été syndiquée.
15:08Parce que j'ai jamais été dans une structure où...
15:09Mais vous étiez genre, super, vous nous racontiez ça la dernière fois, je le redis, super engagée dans les assos, etc.
15:15Depuis la fac, et c'est comme ça que vous êtes rentrée à LFI, vous portez à l'Assemblée Nationale une parole combative, souvent critiquée, à l'égard des politiques libérales.
15:26Votre engagement vise à défendre les classes populaires et à transformer en profondeur le modèle économique et social français.
15:32Ça va ?
15:32Ouais, ça va.
15:33C'est bon ?
15:33Ça va, c'est bon.
15:34Je fais des super présentations.
15:36J'y ai travaillé toute la journée.
15:37Bravo.
15:38Entre Delay et Whatnot.
15:41Avant de rentrer dans le débat de ce soir, je voulais faire un point avec vous sur la situation politique en France.
15:45On a l'impression que ça se calme un peu ou est-ce que c'est une vérité, c'est une impression ou pas ?
15:50C'est le calme avant la tempête.
15:51Ah, carrément.
15:53Oui, parce que là, on a reculé pour mieux sauter à la fin du mois de décembre avec ce qui s'appelle, excusez-moi, je vais vulgariser, une loi spéciale.
16:01Une loi spéciale, c'est-à-dire permettre de continuer à dépenser l'argent de l'État sans qu'il y ait de nouveaux budgets.
16:07Parce que le budget pour cette année n'est toujours pas voté.
16:10Donc, on s'est donné le temps, justement, et j'alerte, par exemple, tous les gens qui seraient dans des associations, etc.,
16:16qui entendraient le gouvernement dire, ah, on ne peut pas dépenser ça parce que le budget est bloqué.
16:20Non, il y a une loi spéciale qui est justement là pour décaisser les crédits.
16:24Mais donc, on a le budget à voter et force, c'est de constater qu'il n'y a pas de majorité pour se voter ce budget,
16:30que même les macronistes ne soutiennent même pas le gouvernement et ne sont pas là pour voter ou votent des fois contre les propositions du gouvernement.
16:36Nous, on est solide sur nos positions, budget est catastrophique socialement.
16:40Donc, ça risque d'être assez chaud dans les deux prochaines semaines.
16:44Ok, super.
16:45Alors, avant les fêtes, on a vu pas mal...
16:46On vous avait manqué, mais on revient.
16:50Ça va être tendu.
16:52Alors, avant les fêtes, on a vu pas mal de Français en colère, dont les agriculteurs.
16:56Est-ce que vous pensez qu'on peut encore prendre des décisions en France sans que l'Europe ne change tout ?
17:01Je pense surtout qu'il va falloir, Europe ou pas Europe, prendre les décisions nécessaires pour protéger les Françaises et les Français,
17:09les ouvriers de l'industrie qui est en train de boire complètement la tasse, et aussi les agriculteurs.
17:13C'est-à-dire que, dans notre parti, on prône la désobéissance mesurée, mais quand elle est nécessaire, il faut le faire.
17:20Et là, typiquement, sur le Mercosur, il est absolument hors de question que cet accord soit passé en force, ratifié, saucissonné par l'Union Européenne,
17:27pour le faire avaler à la France, tout comme sur le marché européen de l'électricité, qui nous fait payer deux fois plus cher que ce qu'on devrait.
17:32On est quand même assez clair, et c'est bien ce qui nous oppose avec M. Macron d'une part, avec M. Glucksmann, par exemple, d'autre part.
17:39C'est que, pour nous, il ne s'agit pas de sortir de l'Union Européenne, ce n'est pas la question.
17:43Il s'agit de renégocier un très grand nombre de choses, et de ne pas laisser notre pays se faire piétiner pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres.
17:52C'est-à-dire ceux de l'Allemagne, ceux de l'Allemagne dans la guerre commerciale avec les États-Unis.
17:54Là, je pense qu'on va en parler beaucoup.
17:56Et donc, effectivement, nous, on doit reprendre une partie, en tout cas, de notre souveraineté sur des sujets qui sont absolument majeurs.
18:03Sur les agriculteurs, il faut prendre le taureau par les cornes.
18:06Elle est pas mal.
18:06C'est mignon, ça.
18:08Ça va, ça va.
18:10Voilà, il a fait la bonne vanne.
18:12On peut arrêter, maintenant.
18:13Avant que tu fasses les puissants, lui, par la racine.
18:15Maintenant, tu peux t'en dire.
18:17C'est bon, c'est la fin.
18:18Alors, début janvier 2026, les tensions entre le Venezuela et les United States.
18:26Qu'est-ce que c'est que ce...
18:27C'est quoi les Venezuela ?
18:29Le Venezuela et les États-Unis, tout simplement, ont atteint un point critique.
18:33Le 3 janvier, dans une opération militaire de grande ampleur baptisée Absolute Resolve,
18:38Les forces américaines ont frappé plusieurs sites militaires autour de Caracas, la capitale vénézuélienne.
18:44L'armée américaine a capturé le président Nicolas Maduro et sa femme Cilia Flores pour les transférer vers les États-Unis.
18:52Arrivé à New York, Maduro et Flores ont été présentés devant un tribunal fédéral
18:56où ils ont plaidé non coupable des accusations de narcoterrorisme, de trafic de drogue et autres chefs d'accusation.
19:02Cet acte militaire américaine, sans mandat du Conseil de sécurité de l'ONU,
19:08a suscité de nombreuses critiques internationales et des inquiétudes sur une violence du droit international
19:13et une possible ingérence étrangère.
19:16Alors, ce soir, on se pose la question, est-ce que pour vous, Donald Trump est dangereux ?
19:22Est-ce que...
19:23C'est clair ?
19:25Je ne le trouve pas dangereux.
19:26Allez, salut ! Bonne journée, bonne soirée.
19:31La capture de Nicolas Maduro.
19:32Par les forces américaines, vous inquiète-t-elle plus pour la stabilité mondiale, Alma Dufour,
19:37ou pour l'avenir des relations internationales ?
19:40Les deux, mon capitaine.
19:42Non, mais très très honnêtement, ce qui vient de se passer est excessivement inquiétant.
19:46Et si j'ai aussi accepté cette émission, c'est justement pour pouvoir parler à l'audience
19:50dont vous parlez de ce qui est vraiment en train de se passer.
19:52On est aujourd'hui face à la première ou la deuxième puissance mondiale,
19:58quelle que ce soit dans l'ordre qu'on veut classer la Chine et les États-Unis.
20:00En tout cas, les États-Unis, avec son président Donald Trump,
20:03qui bafoue effectivement le droit international, mais à plate couture.
20:07Il l'avait déjà fait pour Gaza, pour la question de la Palestine,
20:11mais il le fait là avec le Venezuela.
20:13Il kidnappe un chef d'État.
20:14Il vient de voler au Venezuela 3 milliards de pétrole, là, aujourd'hui.
20:17Donc, tous ceux qui disent que c'est pour la démocratie vénézuélienne,
20:20que c'est une histoire de narcotrafic aussi,
20:23alors que le Venezuela produit 1% de la cocaïne mondiale.
20:25Enfin, c'est faux.
20:26La réalité, c'est qu'aujourd'hui, on est face à un président
20:29dont l'économie du pays est en train, en fait, de subir des très grandes difficultés
20:34dans une compétition très violente avec la Chine
20:36et qui est prêt à tout pour sauver le modèle américain.
20:39Et d'ailleurs, il a été très clair.
20:41En 2023, il avait dit qu'il envahirait le Venezuela pour lui piquer son pétrole.
20:44Il l'avait dit texto.
20:45Donc, ce que je vous dis, je ne l'invente pas.
20:47Il l'a dit lui-même.
20:48Il y a des extraits qui circulent sur les réseaux.
20:50Vous pourrez vérifier.
20:51Et maintenant, il parle du Groenland, il parle du Mexique, il parle de la Colombie.
20:55Il vient de capturer un navire russe dans les eaux islandaises.
21:00Donc là aussi, en termes d'escalade mondiale,
21:02on n'est pas à l'abri de répercussions assez fortes.
21:09La Chine se fait, entre guillemets, voler son deal de pétrole avec le Venezuela sous son nez
21:14parce que le jour même où Maduro a été kidnappé,
21:16il y avait un deal qui était en train d'être signé.
21:18C'est bien pour ça qu'il a été kidnappé.
21:20Donc, en fait, ça craint.
21:21Vous pensez qu'il a organisé ça pour éviter une signature entre la Chine et le Venezuela ?
21:26Je le pense, oui.
21:28Et non pas par...
21:29On entend beaucoup dans les médias dire que Nicolas Maduro est un dictateur.
21:35Est-ce que pour vous, Nicolas Maduro est un dictateur ou pas ?
21:38Écoutez, pour moi, en tout cas, il a eu une dérive en 2024 lors des dernières élections,
21:44clairement, on va dire, autoritaire.
21:47Il a voulu l'élection.
21:48Après, le Venezuela, c'est quand même quelque chose de très particulier.
21:51Il faut comprendre aussi...
21:52Moi, je viens d'Argentine, mais ça ne m'autorise pas à parler du Venezuela.
21:57Mais il faut comprendre aussi ce que c'est l'Amérique latine
21:59et comment les États-Unis se sont ingérés dans les politiques nationales d'Amérique latine
22:06pendant plus de 60 ans.
22:07Nous, par exemple, en Argentine, on a vécu un coup d'État argentin par des militaires,
22:12mais qui était lourdement soutenu par les États-Unis.
22:15Il y a eu plus de 30 000 morts, des gens qui ont été balancés dans l'océan,
22:18des enfants qui ont été kidnappés, qu'on n'a toujours pas retrouvés aujourd'hui.
22:21Voilà, il faut comprendre aussi de quoi on parle.
22:23Le Venezuela, c'est une société extrêmement fracturée,
22:25où il y a quand même un fort soutien au chavisme, en fait,
22:28et donc à Maduro, qui est l'héritier d'Hugo Chavez.
22:31Mais aussi, évidemment, une opposition plus aisée,
22:34qui demande plus de liberté, etc.
22:35Mais il y a aussi une opposition qui a essayé d'organiser des coups d'État.
22:38Donc, en fait, il faut aussi comprendre que ce n'est pas si simple.
22:41Mais quoi qu'il en soit, la question n'est pas vraiment celle-là.
22:44La question, c'est que si on devait envahir tous les pays où il y a des dictateurs,
22:48on envahirait l'Arabie saoudite.
22:49Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
22:50Vous voyez très bien qu'en fait, derrière cette question démocratique,
22:54comme pour la guerre en Irak, se cache en fait la question de la prédation des ressources,
22:57comme pour la guerre en Irak.
22:58Je rappelle que la guerre en Irak, elle a fait un million de morts.
23:01Donc, il ne s'agirait pas de recommencer les mêmes erreurs.
23:03Mais ce qu'on n'arrive pas à comprendre par rapport au LFI,
23:04c'est que, pour vous, LFI, est-ce que Nicolas Maduro est un dictateur ?
23:10Vous le reconnaissez comme un dictateur ou pas ?
23:12Non.
23:12Mais par contre, qu'il soit un président autocratique,
23:15oui, qu'il ait une dérive autocratique,
23:16oui, qu'il y ait une transition qui doit s'opérer au Venezuela, oui.
23:19Mais en tout cas, ce n'est certainement pas aux États-Unis de kidnapper un président et sa femme.
23:23Sa femme, elle a été battue.
23:24D'ailleurs, vous avez vu les images, elle est apparue devant le tribunal.
23:27Elle avait des bleus jusque-là.
23:28Et clairement, encore une fois, les Venezuela, c'est la première réserve pétrolière mondiale.
23:33Ce qui se passe n'a absolument rien à voir avec les Vénézuéliens.
23:36Et M. Trump n'a aucun intérêt pour la population vénézuélienne
23:39puisqu'il leur vole directement leur pétrole.
23:41C'est ça qui est en train de se passer.
23:42Et jusqu'en 1976, le pétrole du Venezuela
23:45était administré directement par des multinationales américaines.
23:49Et ces multinationales, elles volaient quasiment la moitié de la richesse du pays.
23:52Elles s'accaparaient pour elles la moitié de la richesse du pays.
23:55Donc c'est ça l'histoire du Venezuela avec les États-Unis.
23:58Donc il faut vraiment voir au-delà.
23:59Et c'est pour ça que j'alerte en fait.
24:01Parce qu'encore une fois, on peut continuer à discuter de M. Maduro.
24:04Mais la question, elle n'est pas là.
24:05C'est qu'il vient de dire qu'il allait envahir le Groenland.
24:07Le Groenland, ça appartient au Danemark jusqu'à preuve du contraire.
24:10Donc un État européen.
24:11Il parle du Mexique, où il y a une présidente élue démocratiquement.
24:15Il parle de la Colombie.
24:16Enfin bref, vous voyez bien que là, la menace, elle s'étend.
24:19Et il a même menacé l'Union Européenne.
24:21Pas d'invasion militaire, mais d'ingérence claire.
24:23Il a dit qu'il fallait aider, c'est en langage plus châtié,
24:27l'Union Européenne à corriger sa trajectoire.
24:29C'est dans un document stratégique du Pentagone.
24:31Donc en fait, oui, aujourd'hui, Donald Trump est une menace mondiale.
24:34Y compris pour l'Union Européenne.
24:36Alors restez avec nous sur Sud Radio.
24:37On revient tout de suite pour entendre la réponse de notre influenceur de politique de droite,
24:43Lucas Fourcade, qui va répondre aux propos d'Alma Dufour, députée LFI de Seine-Maritime.
24:48Et c'est sur Sud Radio.
24:48A tout de suite.
24:49Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai, Sud Radio, parlons vrai.
24:55Magali Berda, Sud Radio, on vit pas dans la même France.
25:01Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h32.
25:04Nous sommes en direct pour une émission très spéciale sur Donald Trump.
25:08Est-ce que Donald Trump vous fait peur ?
25:09Est-ce que Donald Trump est dangereux ?
25:11Est-ce que Donald Trump prend les choses en main ?
25:13Est-ce que Donald Trump va sauver le monde ?
25:15Est-ce que Donald Trump va le jeter dans la lune ?
25:18On ne sait rien, on peut dire ça ce soir.
25:20On va accélérer la Troisième Guerre mondiale.
25:23On peut éviter la guerre, Donald, s'il te plaît.
25:25Il vient d'envahir un pays et puis de kidnapper un bateau russe.
25:28Je pense qu'il faut vraiment se poser des questions.
25:29Les prochains jours, ça va être chaud.
25:31Je n'étais pas au courant pour le bateau russe.
25:32Je n'ai pas eu l'info.
25:34Ah, c'était là.
25:35Il y a deux heures, j'ai vu que l'info est sortie.
25:37Ce soir, on reçoit Alma Dufour, députée LFI de Seine-Maritime, en face de Lucas Fourcade,
25:44qui est influenceur politique de droite, juste avant cette pause.
25:47Donc, Alma Dufour, au nom du LFI, vous nous dites que Nicolas Maduro n'est pas un dictateur
25:53et que Donald Trump a bombardé le Président du Vénézuéla pour empêcher un contrat entre la Chine et le Vénézuéla.
26:08C'est une question de stratégie et non pas une question de sauver les Vénézuéliens.
26:12C'est votre position.
26:14Qu'est-ce que tu en penses, Lucas Fourcade ?
26:17Alors, moi, je le dis clairement, cet homme est un dictateur.
26:21Alors, on l'a vu, il a volé une élection présidentielle en 2024.
26:28Dès l'instant où on vole une élection présidentielle et qu'on fait taire son peuple, on est un dictateur.
26:34Point.
26:36Aujourd'hui, ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a été arrêté, un dictateur.
26:42Il l'a mis en prison et je trouve ça très bien.
26:45Et qu'est-ce que vous faites du Groenland, du coup ?
26:48Alors, le Groenland, pour le moment, il n'y a rien d'acté.
26:50Est-ce qu'on peut prendre le pari dans deux semaines ? Qu'est-ce que vous direz ?
26:53Écoutez, on s'en reparle dans deux semaines et vous verrez que tout ça est une...
26:58Non, non, mais il a été très très clair.
27:00C'est-à-dire que... Et qu'est-ce que vous pensez de l'Irak ?
27:02Est-ce que vous pensez... Saddam Hussein était un dictateur aussi.
27:04Est-ce que vous pouvez... Parce que ça, c'est exactement le même scénario.
27:07Est-ce que vous pouvez regarder aujourd'hui les gens dans les yeux et dire que l'invasion américaine en Irak était une bonne chose ?
27:12Alors, je suis d'accord avec vous sur ce sujet.
27:15L'invasion américaine en Irak n'était pas une bonne chose.
27:18Oui, mais pourtant, c'est un dictateur.
27:19Et il y a pourtant eu un million de morts.
27:21C'est ça la question.
27:21Les choses sont beaucoup plus compliquées que juste cette question-là.
27:25Et si les États-Unis étaient un bon gendarme du monde, ça se saurait.
27:29Encore une fois, les États-Unis, quand vous demandez à la population mondiale dans différents pays,
27:33quel est le pays qui leur fait le plus peur ?
27:34C'est les États-Unis.
27:36Et je vous le dis, en Argentine, on ne les aime pas beaucoup, pour les raisons que je vous ai expliquées.
27:41Au Chili non plus, d'ailleurs, où ils ont aidé à tuer un président socialiste, le premier élu démocratiquement.
27:48Je veux dire, ça, c'est l'histoire des États-Unis.
27:50C'est difficile à entendre pour des gens...
27:51On a grandi avec le rêve américain, tout c'est tout.
27:53On regarde des séries américaines, tout c'est tout.
27:55Moi, j'ai Netflix, il n'y a pas de problème.
27:56Donc, en fait, c'est très, très...
27:58Cette image-là, comparée au soft power américain et au fait qu'on a tous des stars américaines qu'on adore, etc.,
28:03est difficile à entendre.
28:05Elle est difficile à entendre pour des Occidentaux.
28:06Néanmoins, c'est la vérité.
28:08Les États-Unis ont construit un ordre géopolitique et international pour leurs intérêts avant tout.
28:14Il ne faut jamais l'oublier.
28:15Cherchez le pétrole, vous trouvez les guerres.
28:18Et le fait que Trump soit à la tête de ce pays dans un moment où il a une économie qui vacille,
28:23l'économie américaine vacille, c'est bien pour ça qu'il fait tout ça.
28:27Et la Chine ne va pas lui faire de cadeaux.
28:29Et une question, elle m'a du fond.
28:30Ce que je veux dire, c'est que Trump, en fait, révèle au grand jour, avec toute sa folie aussi,
28:36le visage, le vrai visage de la géopolitique américaine depuis 70 ans.
28:41Et en fait, maintenant, on se rend compte, parce qu'il va beaucoup plus loin, il ne fait plus semblant, en fait.
28:45Avant, les États-Unis soutenaient des coups d'État,
28:49mais ils n'avaient pas directement eux-mêmes avec leurs bottes.
28:51Là, ils ne s'embarrassent plus des apparences.
28:54On va dire qu'ils vont directement et c'est ça qui choque les gens.
28:56Et s'ils faisaient ça, par exemple, à Poutine, est-ce que vous trouveriez ça bien ou pas ?
29:01C'est une très bonne question.
29:05En fait, s'ils faisaient ça à Poutine, moi, je suis pour que le régime de Poutine tombe,
29:11tout comme je suis pour que le régime des mollahs iraniens tombe.
29:13Je suis pour qu'ils tombent des mains de la population iranienne.
29:16Parce que, comme on l'a dit et comme on l'a vu avec l'Irak,
29:19une invasion militaire étrangère qui crée énormément de dégâts collatéraux,
29:23qui vient aussi pour piller des ressources, ne crée jamais sur le long terme du bon.
29:27Ce n'est pas comme ça qu'on apporte la démocratie.
29:29Malheureusement, c'est vraiment les faits, nous l'ont appris.
29:30Après, on peut refaire 100 fois la même erreur.
29:34Et ça coûtera la vie à combien de millions de personnes ?
29:35Mais quand vous voyez le peuple vénézuélien dans la rue être heureux aujourd'hui
29:39et se réjouir de cette capture,
29:41est-ce que vous ne vous dites pas qu'effectivement, il y a un problème dans le pays ?
29:44Bien sûr qu'il y a un problème dans le pays, mais il y a un problème dans plein de pays.
29:46Mais attendez, parce qu'il y a plein de vidéos qui ont été...
29:48C'est des fake vidéos.
29:50Il y a aussi une vidéo qui a été générée par l'intelligence artificielle d'Elon Musk.
29:53Mais c'est une vidéo sur combien de vidéos ?
29:56Il y a beaucoup de manifestations pro Maduro, ou en tout cas contre son kidnapping.
30:01C'est-à-dire qu'il y a même des opposants à Maduro en interne qui ont dit,
30:04avec beaucoup de sagesse, je hais Maduro,
30:07mais en fait ce n'est certainement pas en le faisant kidnapper par les Etats-Unis
30:11que ça va régler nos problèmes démocratiques au Venezuela.
30:13Pour finir sur Poutine, si ça, ça se passait,
30:18là on peut aussi se diriger vers une guerre d'ampleur mondiale.
30:22On parle d'un pays qui a quand même, la Russie, plus de 2000 têtes nucléaires.
30:26Vous voyez ce qu'on est en train de jouer avec des concepts qui nous mettent tous en danger.
30:29Est-ce que vous vous rebelleriez autant sur Poutine ?
30:33Est-ce que s'il le faisait à Poutine, vous voyez ce que je veux dire ?
30:35Oui, oui, je vois ce que vous voulez dire, mais vous, quel est votre avis ?
30:39Parce que c'est des questions morales tellement immenses.
30:41Poutine a fait énormément de mal en Ukraine.
30:45Poutine a servi aussi sa propre population,
30:47parce que si vous êtes contre en Russie la guerre en Ukraine, vous allez en prison.
30:50Si vous refusez la conscription militaire qui est imposée aux Russes,
30:53il y a eu plus de 100 000 morts sur le front ukrainien côté russe,
30:56donc en fait, il y a eu aussi énormément de morts, vous allez en tôle.
30:59Donc ça, nous, on a accueilli, par exemple, des opposants de gauche à Poutine.
31:03La France Insoumise les a accueillis, les a fait exfiltrer grâce au Quai d'Orsay.
31:06C'est une des seules fois où on a collaboré ensemble de façon très active
31:08et on a aidé à les cacher, voilà, pour être tout à fait clair.
31:11Donc on est tout à fait contre ce régime, mais là, qu'est-ce que je veux dire ?
31:14Je pense que c'est de la politique fiction.
31:15Enfin, je veux dire, je pense que la Russie a la dissuasion nucléaire,
31:18la Chine aussi, les Etats-Unis aussi, la France aussi,
31:21même si, bon, par rapport à eux, on n'a que 300 têtes nucléaires.
31:24Mais on ne peut pas souhaiter un conflit direct entre des puissances nucléaires.
31:28Je veux dire, en fait, ça s'appelle la guerre nucléaire.
31:30Et c'est quel que soit ce qu'on pense moralement des régimes.
31:33Vous n'imaginez pas le monde dans lequel on bascule,
31:35si on dit, ah ben, il n'a qu'à aller capturer...
31:36Enfin, il faut absolument que le régime russe tombe d'une révolution en Russie, en fait.
31:41Sinon, là, vous parlez d'échanger des tirs de missiles nucléaires à travers le monde.
31:45Et c'est qui au milieu ? Ben, c'est nous aussi.
31:47Mathias ?
31:48Sur le live Instagram, il y a une personne qui dit
31:50qu'est-ce qui vous dérange le plus, le kidnapping ou le fait que ce soit Trump ?
31:54Moi, ce qui me dérange le plus, c'est que...
31:56C'est pas un kidnapping, encore une fois,
31:59c'est le vol de ressources naturelles, essentielles,
32:03qui appartiennent à un pays souverain.
32:05Il le fera au Groenland, il le fera ailleurs.
32:07Je ne sais pas si...
32:08Imaginez...
32:09Enfin, nous, en France, on n'a pas grand-chose à...
32:12Voilà, mais l'Ukraine...
32:12Voilà, je vais prendre un exemple très...
32:13On n'a rien en France, non ?
32:14Voilà, pour beaucoup de ressources naturelles.
32:16On a le fromage et le vol.
32:16On a le fromage et le vol.
32:18Imaginez, il vient et il bat tout, il y a le fromage.
32:20Une petite truffe.
32:21Au nom de la démocratie...
32:22Non, non, pardon, c'est vraiment pas drôle en plus,
32:24mais bon, j'essaie d'alléger un peu le débat.
32:26Un petit peu du mort.
32:26Mais l'Ukraine, c'est exactement un très bon exemple.
32:29En fait, en Ukraine, et la Russie, et les Etats-Unis,
32:32sont en train de dépecer le pays.
32:34La Russie, évidemment, ils vont essayer de se garder la Crimée,
32:37le Donbass, on a compris.
32:38Mais les Etats-Unis, il ne faut pas croire que c'est des gentils dans l'affaire.
32:42Ils ont prêté énormément en matériel militaire.
32:44C'est des prêts, ce n'est pas des dons.
32:46Contrairement au soutien, par exemple, inconditionnel à Israël,
32:49où c'est des dons.
32:50Là, c'est des prêts.
32:51Ils ne vont pas réussir à rembourser les dizaines de milliards de prêts militaires
32:54qu'on leur a fait.
32:56Et sur quoi sont engagés ces prêts ?
32:57Sur les ressources, sur les mines ?
32:59L'Ukraine, c'est un des pays les plus riches du monde en ressources.
33:01Et c'est ça qui est en train de se passer.
33:03Donc c'est ça qui me dérange.
33:04Ce qui me dérange, c'est qu'on a un pays aujourd'hui
33:06qui rétablit la loi du plus fort.
33:09Et ce qui se passe pour le Venezuela, ça va suivre pour d'autres.
33:11Mais si on est tous à l'aise avec le fait que
33:14la première réserve pétrolaire mondiale soit captée par la force,
33:16par les Etats-Unis, pour nous être vendus 5 fois plus cher
33:19que le prix de marché, allez-y.
33:21C'est ce qu'ils ont fait avec le gaz.
33:22Le gaz américain, le gaz de schiste américain,
33:27depuis le début de la guerre en Ukraine,
33:29les Etats-Unis nous en vendent énormément.
33:30Ils le vendent 4 fois plus cher
33:32que ce qu'ils vendent à leur marché interne.
33:35Et ils ont fait signer à l'Europe
33:36un accord de libre-échange.
33:37On est censé en acheter 2 fois plus.
33:39En fait, c'est l'Union européenne
33:40qui économiquement paye le prix de ces guerres.
33:42Parce qu'une fois qu'ils auront toutes les ressources,
33:44ils vont nous les vendre vraiment au prix qu'ils veulent.
33:46Il n'y a plus de marché.
33:47Pour des libéraux, c'est un peu particulier.
33:49Lucas ?
33:51Je pense que pour le moment,
33:52il faut attendre.
33:54Les filles, on connaît un petit peu
33:57de l'instant où il y a quelque chose qui se passe
34:02autour de sa fabule.
34:04Je vous dis ce que dit Trump.
34:06Après, vous êtes sans doute plus fan de lui que moi.
34:09Mais moi, je regarde ses interviews.
34:11J'ai lu l'article qui parle du Groenland.
34:16C'est pas un article, j'ai une carte carrément.
34:18Moi, j'ai lu un article qui parle du Groenland.
34:21Et en fait, Trump n'a pas dit
34:24qu'il allait envahir le Groenland
34:26ou qu'il allait...
34:27Rien de tout ça.
34:28Et qu'est-ce que vous pensez de l'Ukraine alors ?
34:30De BlackRock, de tout ce qu'ils font en Ukraine aujourd'hui ?
34:33Vous trouvez ça juste qu'ils leur volent leurs ressources
34:35au prix d'une victoire militaire
34:37qui n'en est même pas une ?
34:37Puisqu'en fait, dès que Trump est arrivé,
34:38il a dit bon ok, ciao les gars, on va s'arrêter là.
34:40Maintenant, où on signe ?
34:42Parce que c'est ça qui s'est passé.
34:43Alors, sur l'Ukraine, je suis encore une fois d'accord avec vous.
34:47Voilà.
34:48C'est bien, c'est presque l'infini.
34:50Non, non, non, non, non.
34:51Mais c'est vrai que...
34:52Après, attention, j'aime beaucoup la politique de Donald Trump.
34:57J'aime beaucoup Donald Trump.
34:59Je trouve que c'est quelqu'un qui a fait des choses
35:02que certains n'ont pas pu faire.
35:05Par exemple, sur les otages israéliens.
35:08Aujourd'hui, si les otages ont été rendus à leur famille,
35:12c'est grâce à Donald Trump.
35:14Voilà.
35:15Pendant deux ans, tous les politiques n'ont rien foutu sur le sujet.
35:19C'est-à-dire que pendant deux ans, on a eu des otages
35:22qui ont été dans des caves, etc.
35:24Vous savez combien de fois Netanyahou a refusé l'accord de libération des otages ?
35:30Au moins quatre ou cinq fois, je crois.
35:31C'est un journal israélien qui le dit.
35:33Donc, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé, monsieur.
35:35C'est juste que, oui, il a réussi à dealer avec Netanyahou,
35:38mais ce n'est pas qu'il a dealé avec le Hamas.
35:40Le Hamas était déjà prêt à libérer les otages depuis, allez, au moins un an.
35:44Ça n'a rien à voir.
35:45Et par contre, le génocide continue.
35:46Mais bon, on peut parler de Gaza si vous voulez.
35:49Non, on ne va pas rentrer sur le sujet de Gaza.
35:54Je pense que sur le sujet de Gaza, on ne sera vraiment pas d'accord.
35:59On va l'idée de se mettre en colère ce soir.
36:03Non, non, mais il n'y a pas de souci.
36:04Moi, je vous le dis.
36:05Non, non, mais voilà.
36:06C'est bien entendu pour vous.
36:07D'ailleurs, vous êtes fan de Jean-Marie Le Pen ou pas ?
36:10Est-ce que je suis fan de Jean-Marie Le Pen ?
36:11Comme votre papa ?
36:12Alors non, je ne suis pas fan de Jean-Marie Le Pen.
36:14Qu'est-ce qu'il a trouvé, votre papa, Jean-Marie Le Pen ?
36:16Mon papa trouvait que c'était un homme qui était visionnaire.
36:22Ah oui, visionnaire sur la Shoah, par exemple ?
36:24Alors, peut-être pas sur la Shoah, mais visionnaire sur l'immigration, par exemple.
36:29Sujet que je reviens beaucoup dans mes vidéos sur les réseaux.
36:34Si vous voulez que les Etats-Unis foutent la merde absolument partout dans le monde,
36:36il n'y aura plus d'immigration, ça je vous le dis.
36:38Je ne suis pas sûr.
36:39Regardez Gaza, si ce n'est pas des morts, c'est des déplacés.
36:41C'est exactement ce qu'un sujet...
36:43Là c'est pareil, on revient encore sur le génocide à Gaza.
36:48Oui, oui, je suis là pour ça aussi.
36:50Pour moi ce n'est pas un génocide, c'est simplement une réponse à une attaque terroriste.
36:56Alors, on reste sur Sud Radio, on revient juste après cette petite pause,
36:59et on repart sur Donald Trump.
37:02Voilà, à tout de suite.
37:03On fait un progrès, c'est encore au Groenland.
37:04On est au Groenland.
37:06On est au Groenland.
37:06Du coup, on a investi le Groenland dans les studios de Sud Radio.
37:09À tout de suite sur Sud Radio.
37:10Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h46, on ne vit pas dans la même France.
37:26Un sujet ce soir qui fait débat.
37:28Donald Trump, vous fait-il peur ?
37:30Donald Trump, c'est un sujet.
37:32Alors, on reçoit pour débattre de cela Alma Dufour, députée LFI de Seine-Maritime,
37:37et Lucas Fourcade, qui est influenceur politique de droite.
37:42Est-ce que pour toi, Lucas, Donald Trump est le garant de la paix de l'homme ?
37:49Parce qu'on parle beaucoup de prix Nobel de la paix.
37:52Il a demandé à la FIFA de le créer pour qu'il se voie...
37:55Justement, j'allais revenir sur le prix Nobel de la paix.
37:58J'ai été un des premiers à le réclamer pour Donald Trump, sur les réseaux sociaux.
38:02Et d'ailleurs, on peut retrouver, je pense, la vidéo qui a fait, je crois, 7 millions de vues à peu près.
38:09Et cette vidéo, je crois que sur les 7000 commentaires,
38:12il y en a plus de 5000 qui sont pour qu'on donne le prix Nobel de la paix à Donald Trump.
38:16Vous avez 5000 personnes en France qui sont pour, c'est bien, bravo.
38:19Bah, 5000 sur une vidéo de 7 millions, c'est 5000 commentaires.
38:23C'est pas beaucoup, monsieur.
38:24C'est un bruit tout d'engagement.
38:25Oui, oui, c'est...
38:26Vous êtes vraiment... C'est beau, l'avis des influenceurs.
38:30Non, mais excusez-moi, monsieur, depuis qu'il est président, il a bombardé 7 pays.
38:33C'est ça, le prix Nobel de la paix ?
38:35Non, mais vous vous rendez compte, quand même, que vous nous forcez de vivre dans une réalité,
38:38mais qui est complètement matrixée.
38:40C'est-à-dire que vous l'aimiez ou pas son bilan, etc.
38:42Vous êtes obligés d'aller jusqu'à insulter l'idée même de prix Nobel de la paix
38:46en disant que 7 personnes pourraient incarner une vision de la paix
38:51alors qu'il a bombardé 7 pays, qu'il utilise la force de façon autoritaire,
38:55qu'il menace absolument tout le monde.
38:56C'est ça que j'arrive pas à comprendre.
38:58Jusqu'où vous êtes capables d'aller ?
38:59Vous êtes censés être un patriote ?
39:01Oui, bonsoir, je suis un patriote.
39:02Vous avez vu comment il parlait de notre président, par exemple ?
39:04J'aime pas, mais Emmanuel Macron, personne va pouvoir imaginer une seule seconde
39:08que j'ai des accointances avec Emmanuel Macron.
39:10Est-ce que vous trouvez ça normal, la façon dont il singe le président de la France
39:16en public depuis au moins 3 ans, 4 ans ?
39:19Il s'était aussi moqué de Brigitte Macron, etc.
39:22Par exemple, vous trouvez ça normal ?
39:23Vous avez l'impression que la France est respectée ?
39:24Alors sur Brigitte Macron, non, mais sur Emmanuel Macron aujourd'hui,
39:27en fait, Emmanuel Macron aujourd'hui, c'est un peu le clown du monde.
39:31C'est-à-dire qu'il est vu...
39:32Ah ok, mais c'est bien !
39:33Mais Emmanuel Macron est vu comme ça aujourd'hui.
39:35C'est-à-dire que sur les réseaux sociaux aujourd'hui,
39:37moi je vous parle en connaissant de cause, sur les réseaux sociaux,
39:39moi je passe ma journée sur les réseaux, à décortiquer un peu...
39:43Faites attention, des fois ça déforme un peu les prises folies.
39:46Mais aujourd'hui, les Français voient Emmanuel Macron comme un singe.
39:52Voilà.
39:54C'est-à-dire que c'est un petit peu le pantin de l'Europe.
39:56Voilà, c'est-à-dire que, eh ben, on va aller faire le Mercosur,
40:00ok, on va y aller devant les agriculteurs, non, non, surtout pas.
40:03Non, mais que les Français détestent Emmanuel Macron, je ne vous l'enlève pas,
40:06je suis d'accord avec vous, mais là, encore une fois,
40:08je vais appliquer exactement le même raisonnement à la France
40:10que celui que j'ai essayé d'appliquer aux autres pays.
40:13Il y a une question qui s'appelle la démocratie,
40:16qui s'appelle, ça nous regarde nous,
40:18en fait, qui on a mis, bon gré, mal gré, à la tête de notre État.
40:23Vraiment, encore une fois, je suis vraiment la dernière à saluer le bilan d'Emmanuel Macron.
40:26Il a envoyé notre pays dans le mur, je le pense.
40:28Mais ça, pour moi, ça ne me donne absolument pas l'autorisation à un président
40:34dont le bilan économique est quand même assez catastrophique.
40:36Je rappelle que les États-Unis sont en train, pour la première fois de leur histoire,
40:38de se rapprocher de la récession, parce qu'on pourrait aussi parler de ce qui se passe aux États-Unis.
40:42Pour les Américains eux-mêmes, c'est pas facile du tout de devoir supporter ce type.
40:46Le prix du jus d'orange en Floride, je ne sais plus, il a augmenté de, je ne sais pas, 100%, 200%.
40:51Il a mis des droits de douane sur tout, même sur ce qu'on ne produisait pas aux États-Unis,
40:54genre les mangues, enfin le mec est fou, pardon, mais vraiment.
40:57Donc, est-ce que ça nous donne, est-ce que ça lui donne l'autorisation de s'ingérer dans notre vie politique ?
41:03Parce que c'est ça qui est marqué dans le papier du Pentagone,
41:05et c'est exactement là où je veux en dire.
41:06Si vous êtes patriote, vous devez refuser les ingérences.
41:10Les ingérences, qu'elles soient américaines, russes, chinoises, ce que vous voulez,
41:13c'est marqué dans un document de la défense américaine
41:16qu'il va falloir s'occuper des affaires internes européennes.
41:19Vous faites référence à l'ingérence politique sur Marine Le Pen, peut-être ?
41:23Non, je fais référence à un papier tout à fait officiel qui est sorti,
41:28où il y a marqué l'Union européenne est en train de dévier de sa trajectoire,
41:32le grand remplacement, patati patata, ils ne vont pas bien,
41:36une décadence civilisationnelle, enfin vraiment un discours d'extrême droite très appuyé.
41:40Nous allons, nous devons aider l'Union européenne à se réformer.
41:44Quand les États-Unis proposent ce genre d'aide, il faut y lire exactement une menace, en fait.
41:49Mais est-ce que vous ne pensez pas, Alman Dufour, que l'Europe va mal ?
41:52Est-ce que pour vous, dire que la France ou l'Europe a besoin d'aide aujourd'hui, c'est forcément négatif ?
42:00Encore une fois, quand les États-Unis vous proposent de l'aide, ça veut dire qu'ils viennent vous piller.
42:04C'est ce que je vous ai expliqué sur l'Ukraine.
42:05Mais ça, c'est ce que vous...
42:06Non, non, non, c'est ce qu'ils sont exactement en train de faire en Ukraine.
42:08Et je vais vous donner des chiffres très concrets.
42:10Depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir, il a bien servi, il a bien servi les intérêts américains,
42:14puisque il y a...
42:16Mais je crois que la moitié des entreprises françaises ont été rachetées par des entreprises américaines.
42:20L'affaire Alstom, qui a beaucoup fait parler, c'est une affaire où, en gros, des Américains ont racheté Alstom,
42:26qui était un bijou stratégique qu'on a dû racheter.
42:29Ça nous a coûté plusieurs dizaines de milliards d'euros.
42:31D'ici, les Etats-Unis avaient lancé une enquête contre Alstom,
42:36avaient commencé à...
42:37Comme ils le font contre toutes les entreprises françaises et autres,
42:40c'est-à-dire pour protéger leurs intérêts, c'est un peu compliqué, là, peut-être, pour ce soir.
42:44Mais en tout cas, il y a eu une attaque américaine concertée sur Alstom
42:48pour empêcher des affaires d'Alstom à l'étranger,
42:51puisque les Etats-Unis s'arrogent le droit de faire respecter ce qu'ils décident, eux, par le monde entier.
42:55Par exemple, BNP s'était pris une amende, mais record,
42:58parce qu'elle est changée avec le Soudan,
43:00alors qu'il y avait des entreprises américaines qui échangeaient aussi avec le Soudan,
43:02qui est sous embargo, mais ça, ça ne posait pas de problème.
43:05Ce que j'essaie de vous expliquer, c'est que les Etats-Unis sont des prédateurs, des rapaces.
43:09Je vous explique ce qu'ils ont fait avec le gaz.
43:11En fait, on va payer, nous, sur notre pouvoir d'achat,
43:14l'addition des guerres qu'ils sont en train de faire.
43:17Et si vous ne le voyez pas, je ne vois pas comment, aujourd'hui,
43:19et je suis... ça ne m'étonne pas en même temps.
43:21Vous êtes des patriotes en carton.
43:24Vous devriez nous protéger et défendre un non-alignement au niveau français,
43:29mais aussi au niveau européen, parce qu'aujourd'hui,
43:32on est encore sur ce bateau qui n'est pas dans des conflits directs
43:35comme la Russie, la Chine, les Etats-Unis.
43:38Et vous, vous leur mangez dans la main aux Américains.
43:40Je trouve ça fou.
43:41Vous demandez à n'importe quel ouvrier dans l'industrie stratégique, etc.
43:45Il vous dirait ce qu'ils pensent des Etats-Unis
43:46et comment ce sont des prédateurs, tout autant que les Chinois,
43:49tout autant que l'industrie chinoise.
43:53Je ne sais pas quoi vous dire de plus.
43:54C'est quel patriotisme, ça ?
43:56Pour en revenir, juste, moi j'ai une question,
43:58parce qu'on arrive bientôt à la fin des mois,
43:59c'est passé extrêmement vite là, ce soir.
44:01Pour en revenir au Venezuela,
44:03quand vous dites que les images du peuple vénézuélien
44:07sont des fausses images.
44:09Il y en a eu des fausses, oui, beaucoup.
44:11Sur les premiers jours, il y a eu une fausse vidéo,
44:13notamment générée par l'IA d'Elon Musk,
44:15ou des vidéos qui dataient de quelques années passées.
44:18Donc des vraies vidéos de manifestations,
44:19mais qui n'étaient pas dans le contexte, en fait.
44:20Donc pour vous, le peuple vénézuélien ne souffre pas ?
44:23Pour moi, le peuple vénézuélien souffre de pauvreté,
44:27comme beaucoup de peuples.
44:27Le peuple bangladais aussi, par exemple.
44:30Non, mais le peuple vénézuélien souffrait surtout
44:32de la dictature de leur président.
44:34Et le peuple vénézuélien est extrêmement divisé.
44:36Ça, je vous l'accorde.
44:37Et oui, il y a un vrai problème de solution
44:39et de sortir en avant pour le peuple vénézuélien
44:42dans son ensemble.
44:42Il y a un bloc chaviste qui est extrêmement fort.
44:45Il y a un bloc anti-chaviste qui est extrêmement fort.
44:48Il y a une société qui est extrêmement fracturée.
44:51Et donc, oui, le peuple souffre.
44:52Je pense que c'est une évidence.
44:54Mais je pense encore une fois
44:55que depuis le kidnapping de Maduro
44:57et le vol de 3 milliards de dollars de pétrole le lendemain,
45:01alors on va voir ce qu'il va faire demain et après-demain,
45:03quand ils auront enlevé tout le pétrole,
45:05je ne pense pas qu'ils seront dans une meilleure forme économique.
45:08Et question, pardon, qui n'a rien à voir avec le sujet du Venezuela,
45:12mais c'est pour juste faire un parallèle.
45:15Pour vous, est-ce que le peuple gazaoui souffre du Hamas ?
45:18Ah, waouh !
45:20Est-ce qu'est-ce qu'il reste du peuple gazaoui ?
45:22Non, ce n'est pas ma question.
45:23Ma question, c'est est-ce que pour vous,
45:25le peuple gazaoui souffre du Hamas ?
45:27Je ne répondrai pas à cette question
45:28parce que c'est tellement grossier.
45:31Je veux dire, qui est en train de les tuer
45:32par centaines de milliers ?
45:34Bon, c'est Israël.
45:34Je m'arrête là, je n'ai rien à dire.
45:36Je ne vais pas rentrer dans cette rétorique.
45:38Est-ce que le Hamas est un mouvement islamiste ?
45:39Oui.
45:40Est-ce qu'ils font du bien au peuple gazaoui ?
45:43De toute manière, ce n'est plus eux qui gèrent.
45:44Aujourd'hui, c'est Israël qui les empêche de manger.
45:46Donc moi, je ne réponds plus à cette question.
45:47Je ne peux pas répondre à cette question.
45:48Ils ont des contrats avec le Hamas.
45:50Pardon ?
45:51Monsieur, ça c'est de la diffamation.
45:52Quel contrat vous parlez, monsieur ?
45:54Je parle de Rima Hassan et de ses virés...
45:56Mais quel contrat, monsieur ?
45:57C'est viré où, ça ? Avec le Hamas ?
46:00C'est viré avec le Hamas ?
46:01Non, je parle de ses virés en bateau.
46:02Vous savez, la première semaine.
46:04J'ai risqué ma vie sur ce bateau, monsieur.
46:07On m'a pointée avec une Kalachnikov.
46:09Je ne vous permets pas de parler de mon expérience comme ça.
46:10J'ai fait quelques vidéos sur vous.
46:12Écoutez, je vois ça.
46:13Maintenant, on va s'arrêter là,
46:14parce que moi, je ne peux plus répondre à ces questions-là.
46:16J'en profite de votre antenne pour dire
46:18qu'il y a environ 600 000 morts à Gaza,
46:20que le blocus a repris, que le génocide a repris,
46:22qu'il n'y a pas un médicament,
46:23ni de la nourriture qui rentre,
46:24que les ONG ne peuvent plus agir.
46:26Voilà.
46:27On passe aux questions Flash & Cash
46:30tout de suite sur Sud Radio.
46:32Désolée.
46:34Alors, la question Flash & Cash,
46:38c'est rapide, efficace et court, OK ?
46:39On n'a pas beaucoup de temps en plus.
46:41Alma Dufour, fin du squat en Italie.
46:43Giorgia Meloni fait adopter une loi
46:45prévoyant l'expulsion immédiate des squatteurs
46:47et des peines de prison ferme.
46:48Bonne ou mauvaise idée, selon vous ?
46:50Mauvaise idée.
46:51Lucas Fourcade, en France,
46:53le système d'aide sociale protège-t-il réellement
46:55les plus vulnérables
46:55ou entretient-il une dépendance
46:57qui décourage le travail et l'effort ?
46:59Là-delà de la deux heures.
47:01OK.
47:02Alma Dufour,
47:02aujourd'hui avaient lieu les obsèques de Brigitte Bardot.
47:04Doit-on continuer à célébrer Brigitte Bardot
47:06pour son combat animalier,
47:08malgré des prises de positions jugées racistes
47:10par la justice ?
47:11Non.
47:12Lucas Fourcade,
47:13En France,
47:13l'immigration est-elle aujourd'hui
47:15une richesse que le pays s'est intégrée
47:17ou un phénomène que l'État ne maîtrise plus ?
47:19Ah non, c'est un phénomène
47:20que l'État ne maîtrise plus du tout.
47:21La France est un hall de gare aujourd'hui.
47:23Et Alma Dufour,
47:24le dérèglement climatique
47:26et des épisodes de neige
47:28de plus en plus imprévisibles à Paris.
47:29D'ailleurs, il paraît qu'il y a une tempête demain.
47:31Faites attention à vous.
47:32La France pète-elle aujourd'hui
47:33les décennies de sous-investissement
47:35et d'impréparation
47:36non, c'est trop compliqué pour moi les mots, les gars.
47:37D'impréparation de ces infrastructures.
47:41Oui, totalement.
47:42Et ce n'est pas fini.
47:44Merci à vous.
47:45Alors, c'était très mouvementé ce soir.
47:46Mais bon, voilà,
47:47c'était les réponses à la question d'Alma Dufour.
47:52Merci beaucoup pour votre présence.
47:54Merci, Lucas Fourcade.
47:55Vous n'étiez pas du tout d'accord.
47:57Ce soir, nous n'étions pas du tout dans la même France.
47:59Mais c'est un peu le principe de l'émission.
48:01On se retrouve demain à 20h sur Sud Radio.
48:03Et tout de suite,
48:04vous retrouverez les clés d'une vie
48:05avec Jacques Pessis et son invité.
48:07l'un des patrons du Gorati,
48:11Sébastien Liebus.
48:12Gorafi.
48:13Gorafi.
48:13Oui, Gorafi.
48:14Merci, je suis perturbée.
48:15Comme cette émission-là.
48:17Allez, à demain sur Sud Radio.
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