- il y a 3 mois
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NewsTranscription
00:00Magali Verda sur Sud Radio, il est 20h02, on ne vit pas dans la même France, cette émission qui casse les codes, cette émission extraordinaire qu'on ne retrouve uniquement sur Sud Radio.
00:10Cette émission qu'on a voulu faire pour mélanger deux mondes qui ne se parlent jamais, qui n'ont aucun lien, aucun rapport et qui se ressemblent tellement finalement dans le fond.
00:18Les personnalités publiques, les personnes influentes, les influenceurs qui, eux, arrivent, alors qu'on les aime ou qu'on ne les aime pas, ils arrivent à fédérer des dizaines, des centaines, des milliers de personnes.
00:32Ce qui n'est pas vraiment le cas des politiques en général.
00:36Donc on s'est dit, pourquoi si eux, ils arrivent autant à bien parler avec les gens, à vous fidéliser, pourquoi on ne passerait pas par eux pour essayer de vous faire comprendre un petit peu mieux la politique ?
00:45Parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont en rupture politique, qui n'ont plus envie d'écouter, qui ne comprennent rien à ce qu'on dit dans certaines chaînes d'infos, etc.
00:53Donc on a voulu faire une émission un peu plus cool, avec des mots beaucoup plus simples, avec les politiques, nos chères politiques qu'on aime tant, des députés, des sénateurs, des ministres, des députés, anciennement ministres.
01:06Comme ce soir, on a la chance de recevoir ma ministre préférée, Chouchoute.
01:11Et je suis accompagnée ce soir de Mathias, comme tous les soirs d'ailleurs.
01:15Bonjour Mathias !
01:16Bonsoir Magali !
01:17Comment ça va ?
01:18Et toi ?
01:18Tu vas bien ?
01:19Ça va.
01:19Mais pourquoi à chaque invité, tu dis que c'est ton préféré ?
01:22Parce que j'adore tous mes invités.
01:23Ouais, en fait c'est ça.
01:24C'est vrai qu'on a eu de la chance avec les invités.
01:26Je suis très sensible moi.
01:27Ça se voit ?
01:28Ouais, je sais.
01:29Tu es un peu une drama queen.
01:30Non, je ne suis pas une drama queen.
01:31Tu n'es pas une drama queen ?
01:32Non.
01:32Est-ce que les gens, il faut qu'ils aillent sur ton live Instagram ou sur le live YouTube ?
01:36Mais on est en live !
01:37Tu as un pull ce soir, tout de paillettes.
01:40C'est des tigres, c'est des lions.
01:41Celui-là, je ne le vendrai pas sur Whatnot, je me le garde.
01:43Ah oui, tu as raison, c'est des lions.
01:46C'est l'espèce de lion.
01:47C'est beau, non ?
01:47Est-ce que tu as passé une bonne soirée hier soir ?
01:49Hein ?
01:50Tu as passé une bonne soirée hier soir ?
01:51Ah là là, hier soir, ah là là là là là, j'étais au concert d'Omer Adam.
01:56Très grand chanteur.
01:57Et je suis désolée pour nos auditeurs.
01:59Non, mais c'est quand même pour lui qu'il y a eu une rediff de mes émissions hier soir.
02:04Parce que c'était une date exceptionnelle.
02:05Je ne rappellerai pas le concert d'Omer Adam en France.
02:07Je suis désolée, je ne peux pas.
02:09Donc, Omer Adam, c'est celui qui chante « Tel Aviv, Yahabibi Tel Aviv ».
02:15Un grand chanteur israélien.
02:16C'est le plus gros chanteur israélien au monde.
02:19Et t'as chanté, t'as dansé et tout ?
02:24J'ai tout dansé.
02:25Alors, j'ai chanté, j'ai dansé, je me suis amusée.
02:28Bref, je suis KO.
02:29Ça t'a fait du bien.
02:30C'était extraordinaire.
02:31Trop bien.
02:31Il est incroyable.
02:32Je l'aime d'amour.
02:33Voilà, Omer, je t'aime.
02:34Même si tu nous écoutes certainement pas.
02:37Mais voilà.
02:38Et toi, Mathias ?
02:39Bah moi, écoute, du coup, on rediff, je nous ai écoutés.
02:41Je me suis dit, mais elle est quand même pas mal, notre émission.
02:44Le mec se kiffe.
02:45Non, non, je l'écoutais toi.
02:46Dès que c'était moi, je coupais son.
02:47Ouais, c'est ça.
02:49Mytho, mytho, mytho.
02:50Bon, alors, Mathias, alors, pour vous dire un peu qui est Mathias, pour ceux qui nous rejoignent
02:53et qui savent pas qui est Mathias, même si tout le monde connaît Mathias Renner,
02:56c'est le monsieur des réseaux sociaux.
02:58C'est celui qui va vous lire, qui va répéter un petit peu tout ce que vous dites là sur les réseaux.
03:02On est en direct live sur Instagram.
03:04On est aussi en direct live sur YouTube.
03:06Voilà, c'est là que ça se passe.
03:07C'est sur YouTube.
03:08C'est là où il y a le plus de vues, le plus de visibilité.
03:11Sur cette chère et tendre chaîne YouTube qui compte 1 million 2.
03:16Voilà, 1 million 2.
03:171 million 2 abonnés.
03:19La plus grosse radio France.
03:21Sur YouTube.
03:22Sur YouTube.
03:22Non, mais il faut le dire, parce que Sud Radio, c'est quand même celle qui a le plus d'abonnés
03:25en France sur YouTube.
03:27On est devant toutes les autres.
03:28C'est incroyable.
03:28Je suis trop fière.
03:29Tu penses que c'est grâce à nous ou pas ?
03:30Pas du tout.
03:31Ils avaient 1 million 2 avant qu'on arrive, Mathias.
03:34Mais c'est pour ça qu'on est là.
03:35Du coup, c'est vraiment une radio très très présente sur le web.
03:38Alors ce soir, on reçoit.
03:40Ce soir, on va parler de quelque chose de très important.
03:44Un sujet ultra hypersensible.
03:46L'affaire Camélia, cette jeune fille qui s'est suicidée, qui a vécu du harcèlement scolaire.
03:53Je pense que toute la France a été émue par cette histoire là, il y a quelques jours.
03:56Et ça reflète encore des problèmes d'harcèlement.
04:00Et ça ne s'arrête jamais.
04:01On a l'impression que c'est toujours, toujours, toujours la même histoire qui se répète.
04:04C'est toujours un suicide pour que les gens se révoltent.
04:07C'est toujours des politiques qui disent ce qu'ils font, mais qu'ils ne font pas.
04:11C'est toujours...
04:12Bref, voilà.
04:12Donc c'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur.
04:15Je pense que tous ceux qui me connaissent savent pourquoi.
04:17Comment rendre les établissements scolaires plus sûrs ?
04:21Là, on parle de nos élèves.
04:22On parle de nos enfants.
04:23On ne parle pas du cyberharcèlement.
04:24On parle vraiment de nos enfants et de ce qui se passe à l'école.
04:27Pour parler de ce sujet, qui de mieux qu'Anne Jente, l'ancienne ministre de l'éducation nationale,
04:35députée EPR des Français de l'étranger.
04:39Qui de mieux que vous, Anne Jente, pour nous parler de ça ce soir ?
04:42Merci d'être avec nous.
04:43Bonsoir, Magali.
04:44Merci de me recevoir.
04:45Avec grand plaisir.
04:46C'est nous qui nous avons cet honneur.
04:47Et vous allez pouvoir faire un débat, ou plutôt une discussion, je pense, constructive,
04:51avec Jade Serrano.
04:53Alors, Jade Serrano, qui est autrice.
04:55Alors, tu me dis, Jeanne, si je dis tout correctement.
04:58Jade, qui est autrice, qui est chroniqueuse aussi, qui était chroniqueuse sur Sud Radio.
05:03On est toujours en podcast.
05:04Toujours dispo.
05:05Et on marche à fond.
05:06L'affaire dans l'affaire.
05:07Journaliste d'investigation.
05:09Réalisatrice.
05:09T'as travaillé chez Marianne ?
05:11Oui, Canard enchaîné en ce moment.
05:13Voilà.
05:13Donc, je ne suis pas influenceuse.
05:15Non, mais tu es personnalité influente.
05:17Oui, peut-être.
05:18On le dit, on le dit.
05:19T'as écrit combien de livres ?
05:20Ben, un.
05:21C'est pas mal, déjà ?
05:22Non, bientôt deux, bientôt deux.
05:23C'est sur le deuxième, là ?
05:24Oui.
05:24Alors, on va vous présenter toutes les deux.
05:29Alors, Jade, tu es autrice de livres qui se...
05:34Alors, non, je ne comprends pas ce que tu m'as écrit, Winnie.
05:36Je suis désolée.
05:36Je suis en plein direct.
05:38Mais alors là, c'est trop pour moi, les gars.
05:39J'ai fait des phrases plus compliquées que d'habitude.
05:41Vous êtes une autrice de live à l'écriture qui se distingue par...
05:45De livres.
05:46De livres.
05:47Il manque un R.
05:48Non, mais je vais me présenter vite.
05:49On m'a accusé de faire du chat de GPT, preuve en est que c'est moi qui l'ai écrit.
05:52Ah, c'est drôle.
05:53Ou alors, t'as mal recopié le chat de GPT.
05:54Non, non, non, copié-collé quand même, je sais faire.
05:56On ne pense pas qu'on me trouve sur chat de GPT quand même.
05:59Je ne sais pas.
05:59Tu peux reprendre, Magali.
06:00Je ne sais pas, puisque Winnie ne fait pas de chat de GPT.
06:03Il travaille.
06:04Tout est dans son cerveau.
06:06On arrête un peu de chat de GPT.
06:08Alors, je ne supporte pas en ce moment cette photo que toutes les influenceuses mettent.
06:11C'est des trends.
06:12C'est normal.
06:12Ah, la rose, là ?
06:13Oui, mais c'est trafiqué.
06:14Oui, mais c'est des trends.
06:15C'est la mode.
06:16En fait, plus personne s'embête maintenant à faire des photos.
06:18Plus personne s'embête à rien faire.
06:20Oui, mais ça arrive parfois.
06:21Je suis d'accord, c'est ridicule aussi.
06:24Mais non, mais ça veut dire qu'il n'y a plus de recherche maintenant.
06:25Tu fais un truc, tu tapes sur un...
06:28Enfin, je ne sais pas, on sera tous pareils.
06:30Oui, c'est ça.
06:30On sera tous pareils.
06:31Ils ont tous la même photo.
06:32Si on est un peu créatifs et se distinguer, il vaut mieux ne pas utiliser ça.
06:35Mais ça m'a fait penser au pack starter, vous vous rappelez, de la traîne de l'année dernière.
06:38C'est insupportable.
06:40Non, c'est pas...
06:40Là, c'est trop compliqué pour Magali.
06:41Mais si, tu l'as fait.
06:42Moi, j'ai fait ?
06:43Oui, le pack starter pack.
06:44Non, c'est pas moi qui l'ai fait, c'est toi.
06:47Désolé, c'est pour moi.
06:49Voilà.
06:49Moi, je suis incapable de faire ça.
06:50Je ne sais pas.
06:51Tu sais que je n'ai pas de chat GPT dans mon téléphone.
06:53Je pense que je suis la seule meuf.
06:54Non, mais par contre, il faut quand même que j'avoue quelque chose à nos auditeurs.
06:57C'est que j'ai monté cette société.
06:58Non, mais il faut quand même savoir.
07:00Parce que je suis un peu TDAH.
07:02Un peu beaucoup même.
07:03J'ai des stylos, des cahiers, machin.
07:05Et en fait, j'ai monté cette société magnifique,
07:08Shona Evans, qui est montée beaucoup, beaucoup, beaucoup, très, très haut.
07:13Sans ordinateur.
07:15Sans ordinateur.
07:16C'est-à-dire que je n'ai pas d'ordinateur.
07:17Je ne sais pas me servir d'un ordinateur.
07:19Je fais tout sur un cahier à l'ancienne,
07:20avec des stylos de toutes les couleurs pour m'y retrouver.
07:23Donc, je n'ai pas de chat GPT.
07:25Je ne veux pas de ça.
07:25Ça ne m'intéresse pas.
07:26Ça me fait peur.
07:27Je n'ai pas de tableau Excel.
07:28Moi, je fais des tableaux avec une règle et un stylo.
07:29Je confirme.
07:30On a travaillé ensemble.
07:32Et on était les deux vieilles,
07:33avec des cahiers, des stylos, des stabilos et des règles.
07:36On n'était pas une petite sur l'ordinaire.
07:37Tu perds ton ordinateur, tu perds toutes tes lignes.
07:39C'est ridicule.
07:40Alors, bref.
07:41Passons.
07:42Ce n'est pas très intéressant, ma vie.
07:43On n'est pas là pour ça.
07:44Alors, ce soir, Jade, tu vas pouvoir débattre.
07:49Tu as fait pas mal de recherches aussi, toi,
07:53sur le harcèlement, sur tous ces sujets-là.
07:55Oui, des enquêtes.
07:56Je pense que tu es assez passionnée à travers des articles.
07:59Tu avais même fait plusieurs articles sur mon affaire.
08:01de cyberharcèlement, à l'époque, avec Booba.
08:04Quand tout le monde parlait de clash, tu te souviens ?
08:06Oui, c'est vrai.
08:06Quand tout le monde parlait de clash,
08:07c'est ce qu'on disait un petit peu tout à l'heure,
08:09c'est que les gens ont tendance à relativiser un petit peu ce qu'ils voient, etc.
08:12Et moi, ce qui me faisait profondément mal,
08:14c'est de souffrir et de voir que les gens disaient
08:16c'est quoi ce clash entre deux personnalités publiques,
08:18alors qu'en fait, je n'étais pas du tout en clash.
08:20J'étais en train de souffrir mortellement.
08:21Donc voilà.
08:23Angente, vous êtes députée ensemble pour la République,
08:26représentant les Français établis hors de France.
08:30Vous êtes l'ancienne ministre de l'Éducation nationale.
08:33Vous êtes engagée de longue date sur les questions d'éducation,
08:36de citoyenneté et de transmission des valeurs républicaines.
08:39Votre parcours vous place au croisement des enjeux éducatifs,
08:42diplomatiques et sociaux,
08:43avec une attention particulière portée aux Français de l'étranger
08:47et à l'école comme pilier de la République.
08:49Vous pensez vraiment que l'école, c'est aujourd'hui le pilier de la République ?
08:53L'école, enfin, nos jeunes qu'on a là, on les fait grandir.
08:57Et demain, qui seront-ils ?
08:58Les citoyens qui font ce que vous faites aujourd'hui
09:00et qui défendront notre République demain ?
09:02C'est rien que ça.
09:04C'est beaucoup. Et c'est tout.
09:06Alors, avant de parler du sujet de ce soir,
09:07je me dois de vous poser une question
09:09sur ce qui se passe un petit peu à l'international avec Donald Trump.
09:12Vous représentez les Français de l'étranger.
09:14Comment ils vivent cette situation instable ?
09:18Surtout que moi, j'ai des Français qui sont dans des pays
09:20qui ne sont pas simples.
09:21Ils sont en Russie, ils sont en Ukraine,
09:23ils sont en Moldavie, ils sont en Biélorussie,
09:24ils sont en Iran, ils sont en Chine.
09:26Ça, c'est toute ma circonscription.
09:27Des pays un peu plus calmes, comme l'Australie et d'autres.
09:30Ils vivent ça avec la distance qui est la leur
09:32par rapport à ce qui se passe en Europe,
09:34mais avec beaucoup d'inquiétude, évidemment,
09:36et beaucoup de fierté dès que l'Europe commence à mordre.
09:39Parce que je crois qu'aujourd'hui, il va falloir qu'on morde.
09:41Et qu'on soit peut-être les harceleurs de M. Trump.
09:44Il vaut mieux être député de Loire-et-Cher.
09:46Quand tu as la Russie, l'Ukraine, Moldavie,
09:49vous allez avoir un boulot monstre avec tout ça.
09:52C'est un travail de toute façon tellement passionnant.
09:54Moi, je suis passionnée et je suis au service de mon pays.
09:57J'ai juste envie que mon pays continue à rayonner
09:59comme il a toujours rayonné depuis des années et des années.
10:01On a des atouts fantastiques, on a des énergies fantastiques,
10:04on a des talents, on a tellement de choses positives.
10:07J'ai juste envie que ça continue, mais il faut donner à chacun
10:11les moyens de se déployer et de le faire.
10:13Et puis permettre à notre jeunesse de s'épanouir.
10:15Ça, ce n'est pas gagné, mais j'ai tellement envie d'y travailler.
10:18Alors, est-ce qu'on doit avoir peur de l'escalade
10:22entre Emmanuel Macron et Donald Trump, justement ?
10:25Parce qu'on dirait qu'il se cherche un peu.
10:27On ne sait pas trop s'il s'aime bien, finalement,
10:29s'il se moque, si c'est la guerre entre eux,
10:30s'il est en train de monter.
10:32Est-ce qu'on sait que Donald Trump, il est assez imprévisible ?
10:35On sait qu'il ne rigole pas.
10:36On sait qu'il est capable d'agir, on l'a vu.
10:38Mais son sens de l'humour est assez limité, en effet.
10:41Mais du coup, comment, selon vous, Emmanuel Macron
10:45devrait se comporter en réponse à Donald Trump
10:49et à ses attaques un peu moqueuses, on dit ?
10:52Alors, de temps en temps, je vous laisse me répondre
10:54juste après cette petite pause.
10:55On va avoir votre petite analyse sur le sujet.
10:58Et à tout de suite sur Sud Radio.
11:00Sud Radio.
11:00Sud Radio.
11:01Parlons vrai.
11:01Parlons vrai.
11:02Sud Radio.
11:03Parlons vrai.
11:03Magali Verda sur Sud Radio, il est 20h15.
11:05Nous sommes en direct sur l'émission
11:07On ne vit pas dans la même France.
11:09Ce soir, on parle d'un sujet très important.
11:12Et vraiment, je vous demande toute votre attention.
11:14Comment rendre les établissements scolaires plus sûrs
11:16après l'affaire Camélia ?
11:18Cette petite jeune fille, on va en parler après,
11:19qui s'est suicidée il y a quelques jours.
11:21Il y en a tant, il y en a trop.
11:24On reçoit ce soir pour parler de ce sujet
11:26Anne Genté, qui est l'ancienne ministre
11:28de l'éducation nationale
11:29et qui est aujourd'hui députée des Français hors de France.
11:32C'est ça, on dit ça ?
11:34Et qui va faire cette discussion, ce débat
11:36avec Jade Serrano, qui est autrice, chroniqueuse, animatrice.
11:41Donc, je vous pose la question.
11:42Elle ne veut pas dire journaliste.
11:44Journaliste, pardon.
11:46Journaliste, ça va.
11:47La chipote.
11:48C'est vrai que tu es journaliste, toi ?
11:49Ben oui.
11:49Pas moi.
11:50Tu sais que tu ne peux pas inviter Anne à des soirées ?
11:54Pourquoi ?
11:54Parce qu'Anne, je ne t'ai pas vue aux soirées.
11:57Et celle-là, on ne l'avait jamais faite dès donc.
12:00Elle est incroyable.
12:01Je n'ai pas compris.
12:02Alors, madame la ministre s'appelle Anne Genté.
12:05Donc, il a fait un jeu de mots.
12:06Ok, j'ai compris avec le nom de famille.
12:08C'est bien parce que Mathias,
12:08à chaque fois qu'il a une blague,
12:09tu fais un décryptage derrière.
12:10Joli petit sujet de harcèlement après
12:12pour les enfants d'entre eux-mêmes.
12:13Non, non, non.
12:15Alors, je m'excuse,
12:16mais elle était quand même incroyable.
12:18Elle était nulle.
12:21Alors, on parlait de Donald Trump
12:22et de ce côté un petit peu hargneux.
12:25Est-ce qu'il faut avoir peur aujourd'hui
12:26de l'escalade entre lui et Emmanuel Macron ?
12:29Comment doit réagir Emmanuel Macron
12:31face aux attaques répétées de Donald Trump ?
12:33Est-ce que vous trouvez qu'il se comporte bien aujourd'hui ?
12:35Donald Trump n'est pas hargneux.
12:36Il est outrancier.
12:38Outrancier à un point inimaginable.
12:40Je n'ai pas de leçon à donner au président de la République.
12:42C'est ça, moi, qui vais lui dire ce qu'il doit faire.
12:44En tout cas, aujourd'hui, ce qui est certain,
12:45c'est que lui et puis l'ensemble des partenaires européens,
12:47les 27, là, sont en train de se réveiller,
12:49de se redresser comme des cobras
12:51et de mordre l'outrance Trump.
12:54Et c'est une excellente chose
12:55et de montrer qu'on ne va pas se laisser faire.
12:57Il n'y a que le rapport de force
12:58que M. Trump comprend.
12:59Eh bien, on entend dans le rapport de force.
13:01Enfin, c'est une bonne chose.
13:02Avec aussi cette méthode
13:04qui est de le piquer au vif sur son orgueil.
13:05C'est parfait.
13:06Ça, j'avoue que j'apprécie beaucoup.
13:08J'invite à suivre le compte du Quai d'Orsay,
13:10du ministère des Affaires étrangères,
13:13qui s'appelle French Response.
13:14C'est en anglais.
13:15Et qui tacle systématiquement
13:17toutes les outrances de Trump.
13:18Je pense que c'est exactement ce qu'il fait.
13:19Vous ne connaissez pas ce compte Instagram ?
13:21C'est le gouvernement qui...
13:22Compte X.
13:23C'est A, ce n'est pas un stat.
13:24Mais quand est-ce qu'ils vont aller sur Instagram ?
13:27Ah non, mais là...
13:28Allez, ça vient.
13:28C'est déjà X, c'est déjà pas mal,
13:30il y a un peu d'humour, on avance.
13:31Mais nos jeunes, tout ça,
13:32ils ne sont pas sur Twitter sur X.
13:33Je suis bien d'accord.
13:34Encore hier, je parlais avec un ministre
13:36en disant, en fait, vous êtes sur TikTok.
13:37Ah ben non, vous ne trouvez pas bizarre
13:39d'être sur TikTok
13:39alors qu'on dit qu'il ne faut pas
13:40d'électro d'écran pour les jeunes ?
13:42Je dis oui, mais enfin, les jeunes,
13:43ils ont aussi besoin d'infos.
13:44Ils s'informent comme ça.
13:45Donc, je ne vois pas pourquoi on n'y serait pas.
13:46Bien sûr.
13:46On choisit ses formats,
13:47on le fait bien.
13:49Mais sinon, on va laisser ces réseaux-là
13:51basculer dans ce qui est outrancé, justement.
13:54Donc, il faut, je pense,
13:55c'est un outil qui peut être utile.
13:56C'est comme un stylo,
13:56on peut écrire des injures,
13:57on peut écrire des poèmes.
13:59C'est vrai.
13:59C'est beau, ça.
14:00C'est joli, c'est très beau.
14:01Bah, dis-moi,
14:02ministre de l'Éducation nationale,
14:04excuse-nous.
14:05Elle n'est pas chroniqueur
14:06ou animateur sur une radio,
14:07c'est vrai.
14:08C'est sûr.
14:09Alors, on passe à l'affaire Camélia,
14:13qui a profondément bouleversé
14:14l'opinion publique.
14:16Cet adolescent,
14:17ça me fait triste de dire l'affaire Camélia,
14:18parce qu'en vrai,
14:20c'est une jeune fille.
14:22C'est cette adolescente
14:23qui s'est donnée la mort
14:24peu après être sortie de son lycée.
14:27Un drame qui soulève
14:27de lourdes interrogations
14:28sur la souffrance psychologique
14:30des jeunes
14:30et le rôle de l'environnement scolaire.
14:32Selon les premiers éléments,
14:34Camélia traversait
14:34une période de grande détresse,
14:36des témoignages évoquant
14:36un mal-être persistant,
14:38possiblement lié
14:39à des pressions scolaires,
14:40des conflits relationnels
14:41ou des situations de harcèlement
14:43sans que toutes les circonstances
14:44n'aient encore été clairement établies,
14:46bien évidemment.
14:47Une enquête est en cours
14:48afin de déterminer
14:49les responsabilités éventuelles
14:51et de comprendre
14:52ce qui a pu conduire
14:53à un tel geste.
14:54De leur côté,
14:54les autorités éducatives
14:55assurent coopérer pleinement
14:57et rappellent l'existence
14:58des dispositifs de prévention
15:00et d'écoute
15:01au sein des établissements.
15:02Ce drame relance le débat
15:03sur la détection
15:04des signaux faibles,
15:06la formation des personnels
15:07et l'accompagnement psychologique
15:08des élèves.
15:10Je rajoute également
15:10que la petite Camélia
15:12a écrit à sa maman
15:14quelques minutes avant
15:15de finir,
15:18de mettre fin à ses jours
15:20en disant qu'elle aimait sa maman.
15:23C'était la meilleure maman du monde.
15:24C'est trop dur, franchement.
15:26Et elle était allée voir
15:30le directeur, je crois,
15:31de l'établissement
15:31qui ne l'a pas écouté
15:34et qui lui a dit
15:34qu'elle se victimisait.
15:36De toute manière,
15:38dès qu'il y a un problème,
15:39je pense que c'est vraiment
15:40la réponse systématique
15:42de tous les gens.
15:43C'est-à-dire que
15:44quand on a un problème
15:45et qu'on dit aux gens
15:46j'ai un problème
15:47et que les gens
15:48ne veulent pas l'entendre
15:48parce qu'il y a plein de raisons,
15:50arrête de te victimiser.
15:51C'est la réponse
15:52que tout le monde fait
15:53pour...
15:55En fait,
15:57c'est vraiment une réponse
15:58qui est automatique
15:59et ça, moi,
15:59je le sais aussi.
16:01Alors qu'en fait,
16:01les gens ne s'imaginent pas
16:02une seule seconde
16:03et c'est violent
16:03et ça renvoie à cette jeune fille
16:05du coup,
16:06c'est des murs,
16:08c'est des kilomètres
16:09de douleur
16:10qu'elle se prend
16:11en pleine figure
16:11alors qu'elle est déjà
16:12par terre.
16:13Et bon, bref.
16:16Elle avait 17 ans surtout,
16:18même n'importe quel âge.
16:19Et en plus,
16:20dans les messages
16:20où on l'envoie à sa mère,
16:22j'ai vu le descriptif
16:23des messages,
16:23c'est à 16h43,
16:24elle lui dit
16:25je t'aime, etc.
16:26À 17h,
16:27elle fait ses affaires,
16:27elle sort de l'école
16:28et à 16h30,
16:28elle s'allongeait
16:29sur les rails et s'est fait...
16:30Et apparemment,
16:31de ce qui a été réveillé
16:32dans la presse,
16:33c'est qu'elle s'allonge
16:33sur les rails,
16:34elle sort de l'école
16:35juste après avoir prévenu
16:36l'approviseur
16:37qui lui dit
16:38tu te victimises.
16:40Oui, elle est sortie
16:40juste après ça.
16:41Oui, c'est ça.
16:42Le suicide a eu lieu
16:43après le rendez-vous.
16:45Anne Gente,
16:45qu'est-ce que vous pensez
16:46aujourd'hui ?
16:47Est-ce que...
16:48Alors,
16:49beaucoup de gens
16:50lancent la pierre
16:51aujourd'hui
16:52sur le directeur
16:53de l'établissement
16:54ou la directrice,
16:54je ne sais pas
16:55si c'est un homme ou une femme.
16:56Est-ce que vous pensez
16:57qu'il y a un vrai problème
16:59dans notre système
17:00d'éducation nationale ?
17:02D'abord,
17:02je voudrais juste dire
17:03que ce drame,
17:04il me bouleverse
17:06et me met en colère.
17:08C'est vraiment
17:08les deux sentiments
17:09qui m'animent aujourd'hui.
17:11C'est bouleversant
17:11parce que c'est
17:12profondément injuste
17:13qu'un jeune déjà décède.
17:15Ce n'est pas dans cet ordre-là
17:16que la vie est prévue
17:17et dans ces conditions-là,
17:19dans ces circonstances-là.
17:19C'est un drame effroyable.
17:21Moi, je veux vraiment
17:21penser à sa maman,
17:22notamment.
17:23Moi, je suis maman moi-même.
17:25Je trouve ça effroyable.
17:27C'est même difficile
17:28d'en parler.
17:29Un mot aussi,
17:32avant d'expliquer ma colère,
17:33c'est dire aux jeunes,
17:34parce que je pense
17:34qu'aujourd'hui,
17:35à un moment,
17:35on parle en ce moment.
17:36Il y a d'autres jeunes
17:37qui sont peut-être
17:37dans ce cas-là.
17:39Ils ressentent, eux,
17:41un phénomène de harcèlement.
17:43Moi, adulte,
17:43je n'ai pas à le mettre en cause.
17:44Je n'ai pas à le critiquer.
17:46Et je veux leur dire
17:46à ces jeunes,
17:47si tu te trouves
17:47face à un adulte
17:48dont tu sens qu'il ne t'en comprend pas
17:49et que tu ne comprends pas,
17:50la première chose que tu fais,
17:51tu prends ton téléphone,
17:52tu appelles le 3018.
17:53Parce que là,
17:54tu as des gens
17:54dont tu sais
17:55qu'ils vont t'écouter.
17:56Je peux te le garantir,
17:57ils t'écouteront.
17:58Donc, tout jeune
17:59qui se sent harcelé,
18:00je n'ai pas à juger,
18:01c'est vrai, c'est faux,
18:02ce n'est pas le sujet.
18:03Tu te sens harcelé,
18:03tu considères
18:04que tu es victime de harcèlement.
18:06Appelle le 3018.
18:07Après, tu vas démêler
18:08autour de toi,
18:09tes parents,
18:10le proviseur,
18:10le principal,
18:11le prof, le machin.
18:12On verra.
18:12Appelle le 3018.
18:13Parce que là,
18:14tu auras des gens
18:14qui vont t'écouter.
18:16Et la colère,
18:17c'est justement que
18:17quand un jeune
18:19vient face à nous,
18:20et moi, je disais aussi
18:21que je suis médecin au départ,
18:22quand un patient
18:23vient face à moi
18:23qui me dit
18:24je suis malade,
18:24je ne vais pas commencer
18:25par le dire
18:25que ce n'est pas vrai.
18:27Ça ne marchera jamais.
18:28Je n'arriverai jamais
18:29à l'aider
18:29si je commence
18:30par le dire
18:30que ce n'est pas vrai.
18:31Donc, comme adulte,
18:32on doit accueillir la parole
18:33et ensuite,
18:35pour le coup,
18:35au sein de l'éducation nationale,
18:37il y a tout un protocole,
18:38on pourra y revenir,
18:39qui est prévu pour aider
18:40et ça commence
18:41par la formation justement
18:42des adultes
18:43pour qu'ils apprennent
18:43à accueillir la parole.
18:45Je n'ai pas à la juger.
18:46Je l'accueille,
18:47j'accompagne.
18:49À côté,
18:50je prends ceux
18:51qui sont désignés
18:52comme harceleurs.
18:53Il y a tout un protocole
18:53qui s'appelle
18:54la préoccupation partagée
18:56pour aider à comprendre
18:57et ça démêle 80% des cas.
18:59Il en reste 20%
19:00très compliqué.
19:01C'est à quel point
19:01il faut vraiment écouter,
19:03accueillir,
19:04accompagner
19:04et dire pour les jeunes surtout
19:06« Appelez le 38 si ça va pas ».
19:07C'est vraiment, voilà,
19:08ma colère,
19:08elle est là
19:08parce qu'en tant qu'adulte,
19:10qui que nous soyons,
19:11accueillons cette parole
19:12des jeunes
19:13et on ne la juge pas
19:14et on ne la critique pas.
19:15Quelle que soit
19:15la personnalité du jeune,
19:17ils sont variés.
19:18En plus,
19:18on sait qu'aujourd'hui
19:18la souffrance psychologique
19:19des jeunes
19:20est extrêmement importante,
19:22extrêmement répandue.
19:23S'il vous plaît,
19:24vous êtes adulte,
19:24vous avez un jeune
19:25qui vient à vous,
19:25vous ne le repoussez pas,
19:27vous accueillez sa parole
19:28et puis après,
19:28on verra.
19:30Moi,
19:31j'ai une autre forme
19:32de colère.
19:34Quand je vous entends dire,
19:35il faut former
19:36les personnels
19:38de l'éducation nationale
19:39à recevoir la parole,
19:41j'ai l'impression
19:41que ce n'est quand même
19:42pas une formation.
19:43Vous voyez ce que je veux
19:44dire,
19:44c'est quelque chose
19:45d'humain,
19:46c'est aussi simple
19:48et quand justement
19:50le gouvernement
19:51a déployé
19:52à partir de 2023
19:53le programme phare
19:55où il propose
19:56de former
19:57des enseignants
19:58et tous les personnels
19:59éducatifs
20:00dans la prise en charge
20:01des situations
20:01de harcèlement
20:02pendant 4 ans,
20:04pardonnez-moi,
20:05mais s'il faut 4 ans
20:06pour apprendre
20:06à des adultes
20:07qui travaillent
20:07pour l'éducation nationale
20:08à accueillir
20:09la parole des enfants,
20:10il y a un problème
20:11de vocation
20:11et je pense
20:13qu'il y a aussi
20:14un problème
20:14à la base
20:16de prise en charge
20:17de ces situations.
20:18C'est quand même
20:1940 millions
20:19d'euros par an
20:20le budget dédié
20:21à la lutte
20:23contre le harcèlement scolaire.
20:25Je me demande
20:25pour répondre
20:28complètement
20:28à votre question
20:28d'abord,
20:29comme médecin
20:29on sait tous
20:30qu'on va chez le médecin
20:31et on tombe
20:32sur des médecins
20:32qui savent nous écouter
20:33et d'autres pas.
20:34Donc ce n'est pas inné
20:35de savoir accueillir
20:35la parole de quelqu'un.
20:36Hélas, c'est comme ça.
20:37Il y a des gens
20:38qui savent le faire
20:38et d'autres
20:39qui ne savent pas le faire
20:39mais quand on ne sait pas le faire
20:41on peut être formé à ça.
20:42Alors les 4 ans
20:43ce n'est pas pour une personne
20:44je vous rassure tout de suite
20:45on ne passe pas 4 ans
20:46à vous former
20:46pour accueillir la parole.
20:47Non mais j'ai été prête
20:48ce qui se passe
20:49l'idée c'est
20:50pour le moment
20:50on a comme il y a quand même
20:51l'éducation nationale
20:52c'est 1 200 000 personnes
20:54plus on a des contractuels
20:56donc on a besoin de temps
20:57pour pouvoir former
20:58tout le monde
20:58l'objectif c'est de former
20:59100% des personnels
21:00on en est à la moitié
21:01actuellement
21:02et ça ne prend pas 4 ans
21:03les 4 ans
21:04c'est sur 4 ans
21:05on vaudrait réussir
21:06à former 100% des gens
21:07c'est ça l'idée
21:07mais après ça ne suffira pas
21:09parce que c'est pas
21:10parce qu'une fois
21:10on les a formés
21:11il faut continuer
21:11à faire des groupes de parole
21:12des réunions
21:13il faut qu'ils puissent aussi
21:14eux vider leur sac
21:16par moment
21:16quand ils ont vécu
21:17des phénomènes
21:17qu'ils ont dû traiter
21:18parce que c'est prenant aussi
21:19quand on est prof
21:20si vous avez des profs
21:20quand vous avez des cas
21:21qui vous sont remontés
21:22psychologiquement
21:23il faut être solide
21:24pour accueillir ça
21:25et pouvoir s'accompagner
21:27il y a des cas
21:28qui sont très très moires
21:29moi j'étais prof en détention
21:30donc c'est vrai qu'après
21:31c'est pas pareil
21:32je trouve qu'il faut
21:33accompagner aussi
21:34ceux qui reçoivent
21:35et du coup tout ça
21:36pour en dire
21:36il faut y revenir après
21:37il faut leur donner
21:37la possibilité d'y revenir
21:38si un enseignant
21:39un éducateur
21:40peu importe vous dit
21:41là j'ai besoin à nouveau
21:43de revoir quelqu'un
21:44pour comprendre
21:45comment je vais prendre
21:45telle ou telle situation
21:46il faut qu'il puisse le faire
21:47donc c'est tout ça
21:48qu'on met en place
21:48la protection fonctionnelle
21:49en fait
21:49alors ça c'est autre chose
21:50ça c'est quand il y a
21:51un cas de harcèlement
21:52sur un enseignant
21:53ou un cas d'incivilité
21:54ou de difficulté
21:55il faut qu'il soit protégé
21:57et là
21:57la protection fonctionnelle
21:58lui permet que toute
22:00la procédure judiciaire
22:01soit prise en charge
22:01que ce soit pas en plus
22:02une charge administrative
22:03pour lui
22:04donc au moins ça le décharge
22:04ça suffit pas
22:05il faut un cran de plus
22:06que je défends
22:07il faut que l'institution
22:08puisse l'accompagner
22:09dans sa défense
22:09ça c'est le verrou
22:10législatif qui manque
22:11que moi j'attends
22:12depuis un an
22:13je regrette que ça
22:15ne soit toujours pas
22:16en débat
22:17en hémicycle
22:18alors que les députés
22:19l'ont à portée de main
22:20pour pouvoir le faire
22:20le texte est écrit
22:22et tous les enseignants
22:23tous les fonctionnaires
22:24parce que c'est pas
22:24que les enseignants
22:25dans une mairie
22:26dans un département
22:27dans un hôpital
22:27tous ils l'attendent
22:29ça ça sera un verrou
22:30important pour eux
22:31pour les protéger
22:31c'est très très important
22:33mais après
22:34tout ce dispositif
22:35qui existe
22:35avec des élèves ambassadeurs
22:37parce que
22:37il y a aussi un moment
22:38parfois parler à un adulte
22:39ça peut être difficile
22:40mais parler à un camarade de classe
22:42bon il y a ceux qui harcèlent
22:43mais il n'y a pas tous
22:43il y en a qui ne sont pas
22:44forcément harceleurs
22:45et pouvoir s'ouvrir à eux
22:46et qu'il y en a justement
22:47un jeune lui aussi
22:47qui sera formé
22:48à ne pas juger la parole
22:49de son camarade de classe
22:50et pouvoir dire
22:51hola et lui
22:52se faire le relais
22:53auprès des adultes
22:53en disant
22:54j'ai accueilli une parole
22:55il y a quelque chose
22:56qui ne va pas pour tel ou tel élève
22:57il faut pouvoir l'aider
22:58c'est tout ce dispositif
23:00que moi j'ai pu visiter
23:01je l'ai visité
23:02parce que même les lycées
23:02sont labellisées maintenant
23:03alors il faut qu'ils forment
23:04les enseignants
23:05tous les personnels
23:06il faut qu'ils
23:06c'est un certain nombre
23:07d'élèves ambassadeurs
23:08aujourd'hui on a à peu près
23:0912 élèves ambassadeurs
23:10par collège ou lycée
23:12aujourd'hui
23:12c'est un début
23:13l'objectif c'est d'en avoir
23:14au moins un par classe
23:15minimum
23:16ça serait vraiment bien
23:17on a des équipes dédiées
23:18dans chaque établissement
23:19qui sont vraiment formées
23:20parce qu'encore une fois
23:20il y a des cas
23:21très très très lourds à gérer
23:22psychologiquement
23:23ça peut être hyper difficile
23:24ensuite il y a des événements
23:25à faire
23:26parce qu'il faut sensibiliser
23:27parce qu'on a beaucoup
23:28parlé du pas de vague
23:29pas de vague
23:29on est en train
23:30petit à petit
23:31de bien avancer là-dessus
23:32il faut aller de l'étape d'après
23:33l'étape d'après
23:34c'est pas de faiblesse
23:35c'est quoi pas de faiblesse
23:36le pas de vague
23:37c'est dire
23:38il y a un certain moment
23:39ça va aller
23:41on va arranger ça entre nous
23:42on va arranger ça entre nous
23:45il ne faudra pas non plus qu'on sache
23:46pour que l'établissement
23:47soit déjà un peu difficile
23:48on va rajouter une couche
23:49oui oui ça c'est pas possible
23:50ça est arrivé une fois
23:50dans un établissement
23:51il y avait un élève
23:52qui avait ramené un 1144
23:53et ils ont fait
23:54un signalement
23:55comme pistolet d'alarme
23:56pour justement
23:58Madame la Ministre
24:00je peux vous appeler
24:01Madame la Ministre
24:01l'autorité des enseignants
24:03est-elle suffisamment protégée
24:05pour garantir
24:06un climat scolaire apaisé
24:08à votre avis
24:09si vous pouvez nous répondre
24:10juste après cette petite pause
24:11sur Sud Radio
24:12à tout de suite
24:12Sud Radio
24:14Sud Radio
24:14Parlons Vrai
24:15Parlons Vrai
24:16Sud Radio
24:16Parlons Vrai
24:17On vit pas dans la même France
24:19Magali Berda
24:21sur Sud Radio
24:22il est 20h30
24:22nous sommes en direct
24:23pour parler du harcèlement scolaire
24:25après le suicide
24:26de la jeune fille Camélia
24:27à qui on pense très fort
24:28à elle
24:29à sa famille
24:29à ceux qui restent
24:30aujourd'hui
24:31et on pense même
24:34je vais vous dire
24:35moi j'ai une pensée aussi
24:36pour ces jeunes
24:38qui harcèlent
24:40sans des fois
24:40s'en rendre compte
24:41parce qu'à 16-17 ans
24:42et je le dis
24:42on a tous été
24:44on a tous été des fois
24:44un peu
24:45pardon du terme
24:47mais je peux le dire
24:47à l'antenne
24:48on a tous des fois
24:48été un peu cons
24:49on a pu faire des conneries
24:50sans s'en rendre compte
24:51forcément
24:52des fois certains
24:53ont plus de sensibilité
24:54que d'autres
24:54peut-être accompagner aussi
24:56ces jeunes
24:56ces jeunes gens-là
24:57qui aujourd'hui
24:58vont porter un fardeau
24:59à vie
25:00est-ce qu'elles seront
25:01est-ce qu'elles auront
25:03les épaules
25:03pour supporter ça
25:04parce que
25:04c'est dur
25:05en fait c'est une situation
25:06qui est dramatique
25:07pour tout le monde
25:07je veux dire
25:08alors bien sûr
25:09la petite Camélia
25:09c'est évidemment
25:10la pire des choses
25:12qui puissent arriver
25:13mais c'est pour ça
25:14qu'il faut lutter
25:15encore plus
25:16pour le harcèlement scolaire
25:18parce qu'il y a trop d'enjeux
25:20pour plein de monde
25:21c'est-à-dire
25:21il y a la petite Camélia
25:22il y a sa famille
25:23il y a ses parents
25:24il y a ses gamines
25:24qui ont peut-être 16-17 ans
25:26est-ce qu'elles ont gâché leur vie ?
25:28enfin je ne leur souhaite pas
25:29mais en vrai
25:30il faut vivre avec ça maintenant
25:31donc c'est très très difficile
25:33Soit tu le dis ça
25:35avec ta bienveillance
25:35mais je vous rappelez vous
25:36de l'affaire Linsey
25:37l'affaire Linsey
25:39donc elle s'est suicidée
25:40par pendaison
25:41voilà
25:42et en fait
25:44une fois que ses harceleurs
25:45ont découvert qu'elle était morte
25:47ils ont continué à harceler
25:49sa meilleure amie
25:50en fait
25:50donc ça ne s'est pas du tout arrêté
25:52oui mais là
25:52tu rentres dans des cas
25:53qui sont
25:54tu sais moi je différencie
25:55ceux qui ont un vrai problème
25:57de comportement
25:59et tu sais
25:59vraiment
26:01je l'ai vécu
26:02mais tu vois moi
26:03quand j'étais au tribunal
26:04devant mes harceleurs
26:05parce que j'ai quand même fait
26:05trois mois de tribunal
26:06à voir mes harceleurs
26:08défiler les uns après les autres
26:10et à les écouter
26:11sur comment ils étaient
26:12tous
26:13les trois quarts te disent
26:14j'ai fait ça
26:14parce que j'étais mal dans ma peau
26:16déjà il faut savoir
26:16que le prétexte du harcèlement
26:19c'est la personne
26:20qui est mal dans sa peau
26:21harceler parfois peut-être eux-mêmes
26:22avant
26:23peut-être
26:23il y en a deux
26:24sans les excuser
26:25il y en a deux
26:26dans toute la masse
26:27pour qui j'ai pleuré
26:30j'ai pleuré
26:31pour eux
26:31pour mes harceleurs
26:31un qui nous a raconté
26:35que sa mère s'est suicidée
26:36sa mère a été tuée
26:38par son beau-père
26:39son beau-père en prison
26:40s'est suicidé
26:40il le battait
26:42et quand j'entendais ça
26:43je me disais
26:43j'ai presque envie
26:45de retirer ma plainte
26:47parce que j'avais peine
26:48pour lui
26:49mais il y en avait
26:50quelques-uns aussi mag
26:51il y en avait beaucoup
26:51des tordus
26:52on est d'accord
26:55mais là il faut des soins
26:56obligatoires
26:57il faut des soins psychiatriques
26:58obligatoires
26:58il faut encadrer
26:59mais moi j'ai eu affaire
27:00à des gens de 30 ans
27:0135 ans
27:0240 ans
27:02on était hyper raisonné
27:04des profils
27:04tu vois
27:05j'ai pas eu moi
27:07contrairement à ce que
27:07les gens pensent
27:08sur les réseaux sociaux
27:08où on vous dit
27:09ce sont des gamins
27:10qui vous harcèlent
27:11et bien je peux vous garantir
27:12que sur les 34 personnes
27:13condamnées
27:14et les deux qui vont être
27:15jugées vendredi en plus
27:16parce que j'en ai deux de plus
27:17qui vont être jugées vendredi
27:17ce ne sont que des adultes
27:19entre 25 et 50 ans
27:22donc les enfants
27:23sont beaucoup moins
27:25je pense
27:26dangereux
27:27finalement que les adultes
27:28eux-mêmes
27:29et puis ils étaient insérés
27:30c'était quand même
27:30des gens qui avaient un boulot
27:31ah non mais complètement
27:32c'est rien à voir
27:34là dans l'histoire
27:35de l'affaire Camélia
27:36là pareil
27:37c'est les adultes
27:38les plus dangereux
27:38parce que le proviseur
27:39au final il ne fait rien
27:40les profs ils font
27:41il ne se passe rien
27:42à l'école
27:43sur ça
27:44en fait c'est ça qui est dramatique
27:45c'est ça on ne sait pas
27:46si je ne peux pas
27:46une juste d'intervenir
27:47on ne sait pas
27:47on ne peut pas aller au conditionnel
27:49mais en tout cas
27:49en tout cas ce qui est certain
27:50c'est qu'il y a une jeune fille
27:51forcément en grande souffrance
27:53qui a reçu un message
27:55du monde adulte
27:56qui a aggravé sa souffrance
27:58c'est ça
27:59donc je ne sais pas
28:00et c'est là qu'en tant qu'adulte
28:01on doit vraiment réfléchir
28:02vraiment quand on a l'expression
28:04tourner sa langue
28:04cette fois dans sa bouche
28:05et réfléchir avant de parler
28:06c'est super important
28:07je ne sais pas ce qui a été dit
28:08l'enquête le dira
28:09mais en tout cas elle
28:10elle l'a reçu
28:11comme quelque chose
28:12qui ne faisait que
28:13aggraver sa souffrance
28:14et je pense que ça doit
28:15nous interpeller tous
28:16je pense aussi aux professeurs
28:17qui peut-être n'ont pas vu
28:19la souffrance de Camélia
28:19parce qu'ils l'avaient dans leur classe
28:20prof de maths, français, etc
28:22ils l'ont vu dans leur classe
28:23ils n'ont pas vu sa souffrance
28:24qu'ils devaient peut-être
28:25s'exprimer peut-être
28:26par une chute du niveau scolaire
28:27par un désintérêt
28:28peut-être par des retards
28:29peut-être par des absences
28:30je ne sais pas
28:30l'enquête le dira
28:31et je pense aussi à ces professeurs
28:33qui doivent aujourd'hui
28:33être en souffrance eux-mêmes
28:34de ne pas avoir vu
28:35de ne pas avoir peut-être
28:37réagi suffisamment vite
28:39donc encore une fois
28:40comme adulte
28:40il faut se dire que
28:41des petits signaux
28:43peuvent être des grandes souffrances
28:44et donc il faut vraiment
28:45être sensible
28:45et recevoir tout
28:46mais est-ce que vous pensez du coup
28:47pour en revenir à la question
28:48que je vous ai posée
28:49avant cette petite pause
28:50est-ce que l'autorité
28:51aujourd'hui des enseignants
28:52est suffisamment protégée
28:54pour garantir
28:55un climat scolaire apaisé ?
28:57le sujet de l'autorité
28:58moi j'ai fait un colloque
28:59il y a quelques jours
28:59sur l'autorité de l'école
29:01en tant qu'institution
29:02et l'autorité à l'école
29:03ces deux notions
29:04qui sont imbriquées
29:05les unes dans les autres
29:06il y avait plein de chercheurs
29:08d'enseignants
29:09tout le monde de l'école
29:10était là
29:10des parents, des élèves aussi
29:11qui étaient là
29:12pour en parler
29:13et en fait on se rend compte
29:14il y a plusieurs choses
29:15trois choses
29:16pour être très simple
29:16très courte
29:17d'abord il faudrait que
29:17les règlements des établissements
29:18soient les mêmes
29:19sur toute la France
29:19ça doit être un cadre clair
29:20tout le monde a le même
29:21aujourd'hui
29:21si je grille un feu rouge
29:23là ici à Boulogne
29:24ou que je le grille
29:25à Bourg-en-Bresse
29:26j'ai la même sanction
29:28il faut que dans les écoles
29:29ce soit pareil partout
29:30on a le même règlement
29:31on déroge pas à ça
29:32ensuite la deuxième chose
29:34c'est qu'il faut vraiment
29:35prévoir
29:36non seulement des sanctions
29:37des punitions
29:38qui soient clairement établies
29:38mais également
29:39qu'on ait une récompense
29:41des comportements positifs
29:42et ça aujourd'hui
29:43c'est tout bête
29:44mais les remises de prix
29:44les récompenses
29:45et ça peut être récompense
29:47pas seulement sur des résultats
29:48de maths, de français
29:49mais ça peut être sur un comportement
29:50un élève qui en a beaucoup aidé d'autres
29:52un élève qui a fait du soutien
29:53pour un autre
29:54un élève qui a peut-être
29:55dénoncé un fait de harcèlement
29:56vraiment valoriser
29:58les comportements positifs
29:58on a des témoignages de profs
30:00qui nous disent
30:00c'est incroyable
30:01comme ça fonctionne
30:02extrêmement bien
30:03voilà déjà
30:04deux pistes qui sont importantes
30:05et puis par ailleurs
30:06quand on a une sortie de route
30:07dans un établissement scolaire
30:08ce que j'appelle
30:08une sortie de route
30:09un comportement qui ne va pas
30:10qu'il soit systématiquement fonctionné
30:13et là on avait
30:13un conseiller principal d'éducation
30:15qui a témoigné
30:16qui nous a dit
30:17moi c'est ce que j'ai mis en place
30:18dans mon établissement
30:18depuis un peu plus d'un an
30:19et bien j'ai divisé
30:20pratiquement par deux
30:21le nombre d'exclusions
30:22de mon collège
30:23donc ça marche
30:24donc on voit bien
30:25un règlement pour tout le monde
30:26des sorties de route
30:28systématiquement reprises
30:29et une bienveillance
30:31une récompense
30:33pour les comportements positifs
30:34voilà un peu un arsenal
30:35qui en plus a été
30:36complètement établi
30:37par la science
30:37et qui permet d'avancer
30:38ça permet que l'école
30:40retrouve son autorité
30:42institutionnelle
30:43et que les parents se disent
30:44j'ai confiance
30:45quand je mets mes enfants
30:46à l'école
30:46c'est une institution
30:47que je respecte
30:48ce n'est pas toujours
30:49le cas aujourd'hui
30:49et ensuite
30:51ça permet également
30:52que peut-être
30:53à un moment
30:53on soit fier
30:53de ses professeurs
30:54que les professeurs
30:55se soient soutenus
30:56par des règlements
30:57par des méthodes
30:57par des protocoles
30:59et puis récompensés
30:59par un comportement
31:00d'élève qui s'améliore
31:01donc c'est tout ça
31:02l'autorité de l'école
31:03et à l'école
31:04et on a aujourd'hui
31:05les preuves qu'on a
31:05des protocoles
31:06qui peuvent fonctionner
31:07Mathias
31:07il y a une question
31:08sur les réseaux
31:09c'est est-ce qu'il n'est pas
31:09temps de mettre
31:10deux ou trois psychologues
31:11par école ?
31:12alors ça c'est une bonne question
31:13oh là là
31:13j'adore cette question
31:14on n'a absolument
31:16pas assez de psychologues
31:17pas du tout du tout
31:18et on sait bien
31:18que pour le moment
31:19si on veut un psychologue
31:20même deux ou trois
31:21par école
31:21en fonction du nombre d'élèves
31:22ce serait le rêve
31:23mais on n'y est pas
31:24on les a même pas
31:25on n'a même pas
31:25ils sont même pas assez nombreux
31:26en France
31:27pour le faire
31:28donc en revanche
31:29on a mis en place
31:30depuis 2022
31:31et précisément
31:33depuis 2022-2024
31:35peu importe l'année
31:35en tout cas aujourd'hui
31:36chaque élève
31:38chaque enfant
31:38à partir de l'âge de 3 ans
31:40a droit à 12 consultations
31:42de psychologues par an
31:43prises en charge
31:44par l'assurance maladie
31:4512
31:45une par mois
31:45chaque élève
31:47dans des CMP
31:47ou n'importe quel cabinet ?
31:49n'importe quel psychologue
31:50installé en ville
31:52en tant que psychologue
31:52peut accueillir
31:54il y a une consultation
31:55qui va à une par mois
31:56en gros
31:57et à partir de l'âge
31:58de 3 ans
31:58c'est dire aussi
31:59que les faits de harcèlement
32:00les faits de troubles du comportement
32:02c'est tout petit
32:03que ça commence
32:03pour un enfant
32:04pour un jeune harcelé
32:05ça peut être
32:06il peut avoir peur
32:08ou avoir honte
32:08de se dire
32:09il faut que je prenne
32:10le rendez-vous
32:10chez le psychologue
32:11plus que d'en avoir un
32:12directement à l'école
32:13parce que t'en ailles
32:13ils ont peur de parler
32:14que si c'est directement sur place
32:16ils se disent
32:16je vais toquer à la porte
32:17je le dis maintenant
32:18que là
32:18il faut en parler aux parents
32:20il y en a
32:20moi je connais
32:21j'ai mes cousins
32:22et mes cousines
32:23qui sont à l'école
32:23et ils disent
32:24des fois on a peur de parler
32:25parce qu'on a honte
32:26et comme il se passe là
32:27dans plein de cas
32:28de harcèlement à l'école
32:29c'est que
32:30les profs ils leur disent
32:31tu sais quoi
32:32je ne vais pas te mettre
32:33dans son cours à lui
32:34tu changeras de cours
32:34mais ce n'est pas à lui
32:35de changer de cours
32:36et c'est là
32:37qui est un vrai problème
32:37mais ça c'est comme
32:38pour les violences conjugales
32:39c'est toujours
32:40la femme et les enfants
32:41qui doivent partir du domicile
32:42et l'homme violent qui reste
32:44mais par exemple
32:45des infirmières scolaires
32:46s'il y en avait plus
32:48on n'en a que 10 000
32:48voilà
32:49et donc par exemple
32:50ça peut remplacer
32:50ça peut être l'infirmière
32:51mais c'est pour ça
32:52le psychologue
32:53c'est une très bonne raison
32:54on n'en a pas assez
32:55c'est clair
32:55on n'en a pas assez
32:56on en rêverait
32:57moi j'en rêverais
32:57et je vais dire un truc
32:58pas politiquement correct
32:59mais je m'en fiche
33:00je le dis
33:00on a beaucoup de psychologues
33:01scolaires qui sont très concentrés
33:03parce qu'on leur demande
33:04dans leur mission
33:04de s'occuper de l'orientation
33:05des élèves
33:05je voudrais juste
33:06qu'ils s'occupent
33:07de leur santé mentale
33:08ça serait déjà un bon pas
33:08bon voilà
33:09j'ai fermé ma parenthèse
33:10politiquement pas correct
33:11mais par ailleurs
33:13en fait on sent que le jeune
33:15il faut qu'il ait à un moment
33:16un adulte qui accueille sa parole
33:17alors ça peut être
33:18un psychologue scolaire
33:19s'il y en a un
33:20ça peut être une infirmière scolaire
33:21ça peut être un médecin scolaire
33:22on n'en a que 1000
33:22ça peut exister parfois
33:23par chance
33:24dans certains établissements
33:25ça peut être un prof
33:26et c'est là qu'on a
33:27la notion de référent
33:28harcèlement
33:29qui dans chaque établissement
33:30il y en a au moins
33:31ou il y a une équipe
33:31d'au moins 5 personnes
33:32c'est le minimum
33:33pour pouvoir être justement
33:35capable d'accueillir cette parole
33:36parce qu'on n'a pas toujours
33:37tous les personnels
33:38après eux ils peuvent dire
33:39tiens voilà l'adresse d'un psychologue
33:41est-ce que tu sais que
33:42c'est une première étape
33:43ça peut être une étape
33:44pour l'orienter après
33:45s'il en a besoin
33:45il faut le rassurer
33:46surtout redire
33:47si tu te sens vraiment mal
33:48en souffrance
33:4930-18
33:50c'est la première chose
33:51Madame la ministre
33:51vous qui êtes au ministère
33:53de l'éducation nationale
33:55sans langue de bois
33:57et pas politiquement correct
34:00pareil
34:00moi j'aime votre franchise
34:01est-ce que vous pensez
34:03aujourd'hui
34:03que le gouvernement
34:05que le ministère
34:07de l'éducation nationale
34:09est responsable
34:10de ce qui se passe
34:11dans les écoles
34:11aujourd'hui
34:11est-ce que vous pensez
34:13que le ministre
34:13aujourd'hui en poste
34:14est-ce que
34:15Elisabeth Borne
34:16a fait ce qu'il fallait
34:17est-ce que le ministre
34:18en place aujourd'hui
34:19est suffisamment
34:20comment dire
34:22compétent
34:23pour être au poste
34:24qu'il exerce aujourd'hui
34:26est-ce qu'il n'y a pas
34:27un problème
34:27aujourd'hui au gouvernement
34:28pour en arriver à ça
34:29pour en arriver à
34:30tant de détresse
34:31chez nos jeunes
34:32pour en arriver à des profs
34:33qui ne tiennent plus debout
34:34qui sont en dépression
34:35pour en arriver à
34:36des profs
34:38qui sont plus respectés
34:39qui se font taper dessus
34:40des élèves
34:40qui sont en dépression
34:41qui ne peuvent plus étudier
34:42qui se suicident
34:43est-ce qu'aujourd'hui
34:44le problème
34:45ce n'est pas
34:45le gouvernement
34:47ce n'est pas
34:48ceux qui nous dirigent
34:48est-ce que ce n'est pas
34:49et je sais que c'est compliqué
34:50pour vous de répondre
34:51parce que vous étiez ministre
34:52mais franchement
34:54il n'y a pas un truc à faire
34:55une remise en question
34:55à faire complète
34:56alors
34:56là vous abordez un sujet
34:58que j'adore
34:59et que je traite moi
34:59sur lequel je travaille beaucoup
35:00c'est toute une histoire
35:02la situation dans laquelle
35:03on est aujourd'hui
35:04ce n'est pas juste hier
35:05ce n'est pas juste l'année dernière
35:06c'est toute une histoire
35:07qui est très ancienne
35:08que moi je mettrais à peu près
35:10au début des années 70
35:11à peu près
35:11c'est là qu'il y a une bascule
35:13dans le fonctionnement
35:14je pourrais vous en parler
35:16pendant des heures
35:16je ne vais pas saouler
35:17tout le monde avec ça
35:17mais c'est à peu près
35:18à cette époque-là
35:19que ça a commencé à basculer
35:21et qui fait qu'aujourd'hui
35:22on a beaucoup trop
35:23d'enseignants
35:24qui se retrouvent
35:25dans des situations
35:25de se sentir pas assez soutenus
35:27pas assez considérés
35:28et vous avez une maison
35:29je ne vais pas être
35:31politiquement correct
35:31encore
35:31mais en fait
35:34vous avez une maison
35:34qui fonctionne en silo
35:35c'est-à-dire que vous avez
35:37le prof de lycée
35:38qui ne parle pas
35:39au prof de collège
35:40qui ne parle pas
35:40au prof de classe primaire
35:41qui ne parle pas
35:42au prof de maternelle
35:43je caricature un peu
35:44mais je ne suis pas très loin
35:45vous n'êtes pas très loin
35:46de la vérité
35:46parce qu'on a même
35:47le prof titulaire
35:48qui ne parle pas
35:48au prof contractuel
35:49au sein d'un même établissement
35:50c'est vous qui l'avez dit
35:51mais je suis d'accord
35:52et ensuite il y a
35:54le silo
35:56des conseillers principaux
35:57d'éducation
35:57le silo du médico-social
35:59moi j'ai été médecin de PMI
36:01en PMI
36:01on fait les bilans
36:02de santé scolaire
36:03des enfants de première année
36:04protection maternelle infantile
36:05pardonnez-moi
36:06qui est un système
36:07de santé scolaire
36:08pour l'enfant
36:09de 0 à 6 ans
36:10gratuit
36:10ouvert à tout le monde
36:11et on y fait aussi
36:12de l'accueil des femmes enceintes
36:13des suivis de grossesse etc
36:14c'est obligatoire
36:15après la grossesse
36:15et donc on fait
36:17les bilans de santé
36:18des enfants de moins
36:19de 3 ans
36:20première année maternelle
36:21on dépiste
36:22les maltraitances
36:23les problèmes sensoriels
36:24les déficits visuels
36:25auditifs etc
36:26les troubles du langage
36:26du comportement
36:27moi je faisais ça
36:29j'allais dans plein
36:29d'écoles maternelles
36:30dans mon département
36:31et bien
36:32quand j'allais faire ces visites
36:33j'avais zéro contact
36:35avec l'enseignant
36:35donc si je voulais faire le lien
36:37en disant en fait
36:37comment ça va
36:38l'élève machin
36:38l'élève truc
36:39comment il se comportait
36:40zéro
36:41j'avais pas de contact
36:42parce qu'il ne faudrait
36:42quand même pas se parler
36:43ça baissait à se parler
36:44je sais pas si c'est encore
36:45comme ça maintenant
36:45mais ça ça va pas
36:46donc c'est une maison
36:47qui fonctionne en silo
36:48et qui souffre terriblement
36:49de ça parce que chacun
36:50dans son silo en fait
36:51est en souffrance
36:52les chefs d'établissement
36:53sont en souffrance
36:54les professeurs sont en souffrance
36:55le monde médico-social
36:56est en souffrance
36:57et les inspecteurs
36:58sont en souffrance
36:59chacun a perdu du sens
37:00à sa mission
37:01alors qu'en revanche
37:02et je veux vraiment
37:02le souligner
37:03parmi tous ces personnels-là
37:04vous avez des pépites
37:05des gens qui ont vraiment
37:07encore la passion
37:07moi je l'avais dit
37:08quand j'avais quitté le ministère
37:09il y a encore des gens
37:10passionnés qui ont envie
37:11de faire réussir cette maison
37:12mais l'élastique
37:13on a tellement tiré
37:15sur leur mission
37:15sur ce qu'ils doivent faire
37:16c'est comme un élastique
37:17là on tire dessus
37:18si on tient un coup de plus
37:19ça va lâcher
37:20et donc c'est là que
37:22l'institution quand même
37:23se remet en question réfléchie
37:24je pense qu'il y a beaucoup à faire
37:26et là ça rentrerait
37:26vraiment plus dans le cadre
37:27d'un programme présidentiel
37:28que tu penses pas
37:29à mettre sur les jambes de bois
37:30en ce moment
37:30vraiment pour aller plus loin
37:31déjà moi je le dis
37:33c'est le ministère
37:34où t'es le plus mal payé
37:35des très mauvais payeurs
37:36moi je suis resté
37:37trois mois sans salaire
37:38donc si tu veux
37:40bien compliqué
37:41donc du coup
37:42qu'est-ce que tu fais
37:43droit de retrait
37:44t'envoies un mail
37:45je dis bah écoutez
37:46moi tant que j'ai pas
37:47mon salaire de verser
37:48je retourne pas travailler
37:49mais ce qui est normal
37:50mais ça veut dire
37:51que moi qui étais prof
37:52de l'aide moderne
37:52j'avais des élèves
37:53qui n'avaient pas de prof
37:54donc il fallait aussi
37:55que je pense à eux
37:57donc voilà
37:58il y a énormément de concurrence
38:00entre les professeurs
38:01on sait même pas pourquoi
38:01c'est vraiment
38:03un environnement de travail
38:04qui est passionné
38:05et passionnel
38:07et toxique
38:08pour vous c'est le président
38:09de la république
38:09qui est responsable
38:10plus que le ministre
38:11vous dites que c'est
38:12c'est un système tout entier
38:14c'est une institution
38:15tout entière
38:16c'est toute une institution
38:17parce que pour le coup
38:18vous savez quand on est ministre
38:19on est là pour faire des arbitrages
38:20on nous présente des solutions
38:21des propositions
38:23il faut qu'on fasse un choix
38:24et qu'on arbitre
38:25par exemple l'année dernière
38:26quand j'ai mis en place
38:26ce programme EVAR
38:27en primaire et maternelle
38:29EVAR pour le secondaire
38:30et qui permet justement
38:31c'est un programme
38:32qui permet
38:33de découvrir l'empathie
38:35de découvrir l'autre
38:36de découvrir sa différence
38:37découvrir la manière
38:39dont on doit se comporter
38:40dont on doit recevoir
38:41la parole de l'autre
38:42on doit lutter
38:42contre le harcèlement
38:43on doit favoriser
38:44l'égalité filles-garçons
38:45voilà ce programme
38:47je l'ai arbitré
38:47j'ai beaucoup de gens
38:48contre moi
38:48oh les gens qui voulaient
38:49ne pas le publier
38:50j'en ai eu des tonnes
38:51et j'ai dit non
38:52j'ai arbitré
38:53un ministre
38:54il est là pour ça
38:54après il faut qu'on lui remonte
38:56les bons faits
38:56le harcèlement ça a pris du temps
38:57mais ça y est
38:58on est dedans
38:59il faut saluer tout le travail
39:00de Gabriel Attal
39:01quand il était
39:01ministre de l'éducation
39:02et premier ministre
39:03je veux quand même le défendre
39:04parce qu'il a fait beaucoup
39:05il a même une fondation
39:06maintenant faire face
39:06pour lutter contre le harcèlement
39:08et c'est à travers ça
39:09qu'on y arrive
39:10sur ses réseaux sociaux
39:11Gabriel Attal
39:11vous pouvez aller voir
39:12un post Instagram
39:13où il a donné des solutions
39:14où il a donné des consignes
39:16il a dit tant que vous n'appliquerez pas ça
39:17tant qu'il n'y aura pas ça
39:18il a listé point par point
39:19on en parle juste après
39:20cette petite pause
39:21Mathias tu peux nous rappeler
39:22le numéro de téléphone
39:23c'est le 3018
39:23pour toutes les personnes
39:24qui sont harcelées
39:25vous pouvez contacter le 3018
39:26n'hésitez pas
39:27pour vous décharger
39:29mentalement
39:29ça fait du bien
39:30donc n'hésitez pas
39:32et on revient tout de suite
39:32après cette pause sur Sud Radio
39:34pour parler justement
39:35des recommandations
39:36de Gabriel Attal
39:37à tout de suite
39:37Magali Berda
39:40Sud Radio
39:4020h 21h
39:42on vit pas dans la même France
39:44pas dans la même France
39:45Magali Berda
39:48sur Sud Radio
39:48il est 20h46
39:49nous sommes en direct
39:50pour parler
39:51du harcèlement scolaire
39:53suite au suicide
39:54de la petite Camélia
39:55qui on pense très fort
39:57à sa famille
39:58à elle
40:00et à tous ses proches
40:01on voulait revenir
40:03sur le post
40:04de Gabriel Attal
40:05effectivement
40:05qui l'a fait
40:06je crois hier
40:07ou avant-hier
40:07je sais plus
40:09sur Instagram
40:10sur Instagram
40:10je vais regarder tout de suite
40:11pardonnez-moi
40:12je suis en direct
40:12mais je trouvais ça
40:14très pertinent
40:16Gabriel Attal
40:16très engagé
40:17sur la cause
40:19de l'harcèlement scolaire
40:20depuis des années
40:23Camélia a été victime
40:24de harcèlement
40:24de la part
40:25de deux autres filles
40:26de sa classe
40:27et il nous dit
40:29hop
40:30tac tac tac
40:32voilà
40:33ministre de l'éducation nationale
40:34donc il a interpellé
40:34directement le ministre
40:35de l'éducation nationale
40:36il lui dit
40:37qu'il avait exigé
40:38mener un véritable électrochoc
40:39pour faire reculer
40:40le fléau
40:41des nouvelles règles
40:42c'est au harceleur
40:43et non plus à la victime
40:44c'est ce que vous disiez
40:45tout à l'heure
40:45de changer d'établissement
40:47la généralisation
40:48du programme phare
40:50le questionnaire annuel
40:52pour détecter
40:52les situations
40:53de harcèlement
40:53du CE2
40:54à la fin du lycée
40:56la création
40:57d'une brigade
40:58anti-harcèlement
40:59dans chaque académie
41:00la généralisation
41:01des cours d'empathie
41:02pour apprendre
41:04aux élèves
41:04à respecter
41:05les différences
41:05et ce qu'on en vient
41:06à ce qu'on disait tout à l'heure
41:07à ces deux jeunes filles
41:08qui finalement
41:09se sont peut-être
41:11gâchées leur vie
41:12à avoir fait ça
41:13alors que si elles avaient
41:15été sensibilisées
41:16à avoir un peu plus d'empathie
41:17peut-être qu'on n'en serait pas
41:18arrivé là non plus
41:18on vit dans un monde
41:19où on donne des cours d'empathie
41:20oui mais c'est malheureux
41:21mais c'est ça
41:21le renforcement des moyens
41:24alloués au 30-18
41:25est-ce que
41:27toutes ces demandes
41:29de Gabriel Attal
41:29pourquoi
41:30moi j'ai envie
41:31de vous poser une question
41:32madame la ministre
41:33pourquoi
41:33on a des gens
41:36comme Gabriel Attal
41:37qui donnent une liste
41:38parfaite
41:39qui pourraient
41:40sauver des vies
41:41pourquoi aujourd'hui
41:42en France
41:43on a tant de mal
41:44à mettre les choses en place
41:45pourquoi c'est si compliqué
41:46alors qu'il y a quand même
41:47des moyens
41:47comme disait Jade
41:49tout à l'heure
41:49et vous nous confirmerez
41:50je crois que le budget
41:51sur l'étude
41:53de l'harcèlement
41:54scolaire
41:56c'est entre
41:5630 millions d'euros
41:57c'est ça ?
41:58tu dis par an ?
41:5930 à 40 millions d'euros
42:00c'est ça ?
42:01oui à peu près
42:01comment avec 30 millions d'euros
42:03on n'arrive pas
42:04à faire ce que demande
42:05Gabriel Attal
42:06pour sauver des vies ?
42:07je veux apporter
42:08un petit correctif
42:09aujourd'hui
42:09on a 97%
42:10de nos établissements
42:11qui ont les équipes
42:13systématiquement
42:14une équipe
42:14anti-harcèlement
42:15on en a une par académie
42:17dans chaque académie
42:18donc dans chaque
42:18pratiquement
42:19c'est pas tout à fait
42:19un département
42:20mais à peu près
42:20dans chaque académie
42:21il y a une équipe
42:22de 5 personnes
42:23ça veut dire quoi ?
42:24c'est-à-dire qu'en pratique
42:24s'il y a un cas de harcèlement
42:26qu'en interne
42:28on n'arrive pas
42:28avec le protocole phare
42:29à résoudre
42:30auquel on ne peut pas
42:31répondre convenablement
42:32le proviseur
42:33le chef d'établissement
42:34le principal
42:34peut appeler cette équipe
42:36qui vient dans l'établissement
42:37reprendre entièrement
42:39la situation
42:40pour essayer de la démêler
42:41de voir comment on peut avancer
42:42avec les protocoles phares
42:44tels qu'ils sont
42:44avec les ambassadeurs
42:45qui sont les élèves
42:46les référents anti-harcèlement
42:48qui sont dans chaque établissement
42:49les professeurs
42:49à peu près la moitié
42:50sont en forme
42:50professeurs
42:51CPO
42:51enfin tout le monde
42:52tous les acteurs de l'école
42:53avec tout ça
42:54on arrive à résoudre
42:5580% des cas
42:57il en reste 20%
42:58c'est 20% de trop
42:59évidemment
42:59donc ça prend du temps
43:01je le regrette
43:02parce que voilà
43:02le temps que ça prend
43:03est-ce qu'on arrivera
43:05à 100% de cas résolus
43:07et qu'on fasse
43:08je crois que
43:09hélas
43:09le comportement humain
43:10fait que le harcèlement
43:11il existera toujours plus ou moins
43:12ça veut dire que
43:13la vigilance
43:14qu'il faut avoir
43:14les protocoles qu'on met en place
43:16les dispositifs
43:16les formations dont on parle
43:18ça sera à vie
43:19il ne faudra jamais
43:21relâcher la pression
43:22jamais relâcher
43:23la vigilance
43:24et jamais
43:25avoir de faiblesse
43:26face à ça
43:27jamais
43:28jamais
43:28jamais
43:28ça prendra du temps
43:29et ça sera toute la vie
43:31et après
43:31quand ils ne seront plus à l'école
43:33il ne faut pas croire que dans le monde du travail
43:34c'est un monde d'ange
43:35on peut retrouver à nouveau la même chose
43:38il y a une jeune femme
43:38qui vient de se suicider
43:39j'ai vu ça passer tout à l'heure
43:40aussi sur les réseaux sociaux
43:41je crois une jeune femme de 30 ans
43:42ou très jeune
43:43je ne veux pas dire de bêtises
43:44qui s'est suicidée
43:45pareil parce qu'elle avait subi du harcèlement
43:47dans le cadre de son travail
43:48et elle n'a pas tenu le choc
43:50on pourrait dire que le programme phare
43:52je ne sais pas s'il existe la même chose
43:53dans le monde du travail
43:54mais il peut peut-être inspirer
43:55d'autres organisations
43:57comme le monde du travail
43:58et vous pensez que les cours d'empathie
43:59c'est quelque chose qu'il faut mettre en place
44:00je vais vous dire
44:01je me suis trouvée à un moment
44:02dans un établissement
44:03qui était face à un prof
44:05qui avait été agressé
44:06et les profs
44:07voilà ce qu'ils m'ont dit
44:07ils m'ont dit
44:08vous savez aujourd'hui
44:08nos élèves en fait
44:10ils ne savent plus lire notre visage
44:12et donc quand on leur dit
44:13une phrase aussi bête
44:14que sortez vos affaires
44:14parfois certains
44:15prennent cette phrase
44:16sur un ton très neutre
44:17pour une phrase hyper agressive
44:19je suis sortie de là
44:20en me disant
44:20au cours évar
44:22ou d'empathie
44:23qu'on met en place
44:23j'aimerais bien
44:24en école maternelle
44:26chez les tout petits déjà
44:27rajouter quelques notions
44:28de langage des signes
44:30quand vous signez
44:31vous êtes obligé
44:32de regarder la personne
44:33le mouvement de ses lèvres
44:34de ses mains
44:34de ses grimaces
44:36vous êtes obligé
44:37et je me suis dit
44:37est-ce qu'à travers ça
44:38on ne pourrait pas
44:39sensibiliser
44:40dès le plus jeune âge
44:41quand tu parles
44:42regarde celui qui te parle
44:44essaye de comprendre
44:45oui
44:45les cours d'empathie
44:46ça me surprend
44:47parce que moi
44:47c'était pas de imagination
44:48peut-être qu'il y avait
44:48plus de harcèlement
44:49à mon époque
44:49j'en sais rien
44:50en tout cas on n'en parlait pas
44:51il y a une augmentation
44:52quand même
44:53c'est 300%
44:54de ce suffisant en plus
44:55et c'est 700 000
44:57et entre 700 000
44:58et 1 million d'élèves
44:59qui se disent
45:00avoir été harcelés
45:01d'où l'importance
45:02du questionnaire annuel
45:03très important pour dépister
45:05quelque chose
45:05que je ne comprends pas
45:06ça veut dire que
45:07par école
45:07il y a une équipe de 5 personnes
45:08c'est ça
45:09mais si l'élève
45:10a peur d'aller les voir
45:11est-ce que ces 5 personnes
45:13elles passent classe par classe
45:14toutes les semaines
45:15en disant
45:15voilà
45:15on est là
45:16si vous avez besoin de parler
45:16on est là pour parler
45:18parce que
45:18les élèves
45:20peut-être que ça va les aider
45:21à aller
45:22libérer la parole
45:23à ce moment-là
45:24parce que s'ils sont juste là
45:25dans leur salle
45:26et les élèves
45:27ils ont peur d'y aller
45:28personne ne va être au courant
45:29ou d'être moqué
45:30parce qu'ils y vont aussi
45:31parce que tout le monde le voit
45:32dans le couloir
45:32ils sont dans un monde idéal
45:34et je veux croire
45:36que dans beaucoup d'établissements
45:37en tout cas tous ceux
45:37qui sont labellisés
45:38la plupart maintenant
45:39c'est le cas
45:39ils ont à un moment
45:41une information
45:42dès le début de l'année
45:43qui leur dit
45:43la personne
45:44que vous pouvez aller voir
45:45si vous êtes harcelé
45:46c'est monsieur machin
45:47madame truc
45:47c'est une fois dans l'année
45:48déjà en début d'année
45:49il faut déjà poser le décor
45:50oui c'est important
45:51ça devrait être une fois par semaine
45:53avec ce qui se passe
45:55parce qu'après
45:55ça va être encore une
45:56qui va se suicider
45:57encore une autre
45:58après
45:58après il y a
46:00les délégués de classe
46:01il y a les ambassadeurs
46:03par classe
46:03ils ont peut-être peur
46:04de parler aux délégués aussi
46:05la cooptation entre
46:06les ambassadeurs
46:07vraiment j'ai vu
46:09alors pour le coup
46:09je peux me tromper
46:10j'ai vu des établissements
46:11dans lesquels
46:11avec les ambassadeurs
46:12ce que je leur ai demandé
46:13je leur ai dit
46:14mais est-ce que vraiment
46:14les camarades
46:15ils viennent vraiment te voir
46:16il y a vraiment de confiance
46:17qui est établie
46:18parce qu'ils savent
46:18qu'ils ont été formés
46:19ils savent qu'avec eux
46:20c'est pas forcément
46:21délégué de classe d'ailleurs
46:22l'ambassadeur
46:23je parlais des heures
46:23de vie de classe
46:24après il y a les heures
46:25de vie de classe
46:25on les professeurs principales
46:26on les a
46:27ça dépend comment
46:28le professeur l'anime
46:29on peut en tout cas
46:30on est censé pouvoir
46:31le faire à ce moment-là aussi
46:32c'est très personne
46:33dépendant de tout ça
46:34moi ce que j'avais mis en place
46:34c'était une boîte anonyme
46:35dans lesquelles
46:36ils pouvaient mettre
46:36des petits papiers
46:37et le questionnaire
46:38annuel
46:39hyper important ce questionnaire
46:40parce qu'on décèle
46:41beaucoup de choses
46:42est-ce que vous pensez
46:43aujourd'hui
46:44pour une dernière question
46:46que notre système
46:48d'éducation nationale
46:49est à la hauteur
46:49aujourd'hui
46:50de notre société
46:51alors là
46:53je vais être franche
46:53ben non
46:55aujourd'hui
46:56il n'est pas à la hauteur
46:57il y a des élèves
46:58qui sont super bien formés
46:59d'autres beaucoup moins
47:00on sait qu'il y a
47:01une inégalité sociale majeure
47:02que l'égalité des chances
47:04elle n'est pas là aujourd'hui
47:05c'est pas un système
47:07à la hauteur
47:07je le regrette infiniment
47:09mais c'est la réalité
47:10et c'est pour ça
47:11qu'il va falloir travailler
47:12moi je pense que c'est
47:13uniquement dans le cadre
47:13d'un programme présidentiel
47:14maintenant
47:14moi j'ai appelé ça
47:16un sursaut
47:17moi je fais des colloques
47:17à l'assemblée
47:18qui s'intitulent le sursaut
47:19parce que là
47:19les gars
47:20il va falloir se réveiller
47:21vous voulez pas y retourner
47:23au ministère ?
47:23j'adorerais
47:24parce que c'est une très belle maison
47:27c'est une très belle maison
47:28et tous ceux qui m'ont dit
47:30quand j'y suis allée
47:30ouais tu vas voir
47:31c'est impossible
47:31on n'arrive à rien
47:32je suis pas d'accord
47:33parce qu'il y a suffisamment
47:34d'énergie
47:35et de très bonne volonté
47:36pour qu'on puisse faire
47:36de très belles choses
47:37petit message au président
47:39Emmanuel Macron
47:40si vous nous entendez
47:41votre ministre souhaite revenir
47:43elle n'a pas eu le temps
47:44de montrer ce qu'elle voulait faire
47:45c'est ça en fait ?
47:46il y a un turnover énorme
47:48au ministère de l'éducation nationale
47:49alors que quand vous êtes là-bas
47:51comment on peut voir les faits ?
47:52d'abord il faut être hyper humble
47:53parce que je prends une mesure
47:54demain matin
47:54quand est-ce que j'enverrai le résultat ?
47:56c'est sur la scolarité d'un jeune
47:573 ans jusqu'à 15 ans
47:59donc on a le temps de voir
48:00donc c'est pas moi
48:00qui verrai le résultat
48:01je m'en fiche
48:02moi ce que je veux
48:03c'est qu'il y ait des résultats
48:03pour les jeunes
48:04donc que ce soit pour moi
48:05qui emporte les fruits
48:06moi ça m'est complètement égal
48:07donc il faut une certaine
48:08forme de continuité
48:09et aussi assurer comme ministre
48:10que j'y resterai pas 15 ans
48:11ça c'est certain
48:12donc en tout cas
48:13que je mettrai en place des mesures
48:14la lutte contre le harcèlement
48:15et je veux voir une amélioration
48:17une amélioration de l'autorité
48:19de l'école et à l'école
48:20qui fait qu'il y ait moins d'exclusion
48:21et qu'il y ait plus d'élèves
48:22qui améliorent leur comportement
48:24mais ça c'est sur le temps long
48:25ça prend du temps
48:26c'est Elisabeth Borne
48:27qui vous a succédé ?
48:28oui
48:29ah bah dis donc
48:30ça va on avait eu Blanquer avant
48:33c'était ici
48:33les questions flash and cash
48:34c'est tout de suite
48:35sur Sud Radio
48:35les questions flash et cash
48:38c'est le moment préféré
48:40de nos auditeurs
48:40Jade elle a dit
48:41ah enfin
48:42enfin
48:42alors des questions
48:43simples, rapides et efficaces
48:45réponse courte
48:45simple, rapide et efficace
48:46Angente
48:47faut-il boycotter
48:49la coupe du monde 2026
48:50si Donald Trump
48:51annexe le Groenland ?
48:54alors d'abord
48:55on va la gagner
48:55la coupe du monde 2026
48:57ça c'est sûr
48:57et la deuxième chose
48:59le Groenland ne sera pas annexé
49:00point bas
49:01Jade Serrano
49:02à Paris
49:03une librairie perquisitionnée
49:04après avoir mis en vente
49:05un livre
49:05pour enfants controversés
49:06sur la Palestine
49:07qui est en tort
49:08pour vous
49:08la librairie ou l'éditeur ?
49:10bah l'éditeur
49:11Anne Gente
49:13en France
49:14pour la première fois
49:14depuis très longtemps
49:15la natalité est en baisse
49:17faut-il mettre en place
49:18une politique
49:18pour le retour de la natalité ?
49:20un ministère du sexe
49:22il faut juste
49:24se poser la bonne question
49:25pourquoi on fait plus d'enfants
49:26et quand on aura la réponse
49:27on saura mettre en place
49:27une bonne politique
49:28elle a vraiment réponse à tout
49:30donc à mettre
49:30faire des campagnes
49:31de don de gamètes
49:32il n'y a pas que ça
49:33enfin
49:34bah je vous dis
49:35je suis en parcours de PM1
49:36on galère pour trouver du sperme
49:37ça c'est un vrai sujet
49:40mais à côté de ça
49:40pourquoi j'ai envie
49:42de faire des enfants ou pas ?
49:44et voilà
49:45donc pourquoi il y a des gens
49:46qui font plus d'enfants ?
49:47est-ce que c'est pas parce que
49:48l'avenir leur fait peur ?
49:49est-ce que c'est pas parce que
49:49ça coûte trop cher ?
49:50est-ce que c'est pas parce que
49:51ça a toujours coûté cher ?
49:52il y a beaucoup
49:53aujourd'hui c'est bien pire
49:55donc voilà
49:56est-ce que j'ai envie
49:57qu'il ait la même égalité
49:58des chances
49:58que celle que j'ai eue
49:59qui n'était pas là ?
50:00voilà
50:00Jade Serrano
50:02en France
50:024% des personnes âgées
50:04de 18 à 64 ans
50:08sont en situation
50:09d'illettrisme
50:10pensez-vous que l'école
50:12et la lecture
50:12est délaissée par les français ?
50:14oui il y a un vrai problème
50:15de formation
50:16pas des enseignants
50:17mais en tout cas
50:18de façon d'inculquer
50:19la lecture
50:20et moi je me rends compte
50:21quand on les avait
50:22en 6ème déjà
50:23ils ne savaient déjà pas lire
50:24donc on s'est demandé
50:25comment ils étaient passés
50:26de classe en classe
50:27en élémentaire
50:28Anne Gente
50:29dans quelques semaines
50:30on a les élections municipales
50:31pensez-vous que les députés
50:32ou ministres
50:33qui vont être élus
50:33doivent démissionner ?
50:35de toute façon
50:35la règle est très claire
50:36quand on est
50:37alors ça dépend
50:38si on devient maire
50:39on ne peut plus être député
50:40ça c'est la loi
50:41en revanche
50:41quand on est juste conseiller municipal
50:43moi c'est mon cas
50:43moi je suis conseiller municipal aussi
50:44on n'est pas obligé
50:45de démissionner
50:45et c'est hyper intéressant
50:47conseiller municipal
50:48j'apprends plein de choses
50:48sur le terrain
50:49je suis dans un petit voyage
50:49de 200 personnes
50:50en pleine campagne
50:51pour moi qui suis une citadine
50:53qu'est-ce que j'ai pris
50:54comme claque ?
50:54ça m'a pris beaucoup de choses
50:55j'imagine
50:56alors merci à vous
50:57merci Anne Gente
50:58de nous avoir fait cet honneur
50:59d'être avec nous ce soir
51:00ancienne ministre
51:01de l'éducation nationale
51:02et aujourd'hui députée
51:03des français hors de France
51:06et Jade Serrano
51:07journaliste
51:08écrivain
51:10auteur
51:11autrice
51:12animisatrice
51:12médiatrice
51:14psychologue
51:16tout quoi
51:17copine de Magali Berna
51:18Jacques Plessis
51:20on lui fait des bisous
51:21et à Jean-Marie Bordry
51:22qui ce soir
51:23est allé voir
51:24oui il allait voir
51:25le roi Lyon
51:25au théâtre Mogador
51:26Jean-Marie
51:27Jean-Marie
51:27alors Mathias
51:29merci beaucoup
51:30tu nous rappelles
51:31le 30-18
51:32c'est le 30-18
51:32c'est le numéro
51:33pour le cyberharcèlement
51:34et le harcèlement scolaire
51:35c'est important
51:35on se retrouve demain
51:36à 20h sur Sud Radio
51:37et tout de suite
51:38vous retrouvez
51:38les clés d'une vie
51:39avec Jacques Pessis
51:40notre star incontournable
51:41et son invitée
51:42l'actrice et chanteuse française
51:44Béatrice Constantini
51:46à tout de suite
51:46sur Sud Radio
51:47et en ce qui me concerne
51:47à demain
51:48Magali Berda
51:50Sud Radio
51:5120h21h
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