00:00Bon, Emmanuel Marcoux a affirmé hier que plusieurs milliers de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine après un éventuel cessez-feu.
00:07Et alors, ce qui est tout à fait extraordinaire, et c'est Gauthier Lebrecht qui me faisait remarquer ça,
00:12il l'a dit hier sur France 2, il l'a dit, ça a été une exclusivité France 2, puisqu'il était dans son bureau,
00:18c'était pas une interview posée avec Léa Salamé et un journaliste pour l'interroger, c'était vraiment une séquence assez courte.
00:27Donc, ce qu'il a dit, c'est pas rien, il a dit, ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat,
00:32leur mission serait de participer à la régénération de l'armée ukrainienne.
00:35Mais il a dit qu'il y aurait quand même des soldats, plusieurs milliers, personne n'en parle.
00:40Écoutez Emmanuel Macron sur France 2.
00:41Nous souhaitons pouvoir, un, fournir des images et de l'observation, parce que ça, on a la capacité de le faire, on le fait aujourd'hui.
00:47Deux, nous participerons évidemment à la régénération de l'armée ukrainienne.
00:50Et trois, nous avons montré notre disponibilité aussi pour nous être déployés dans cette force multinationale.
00:56Ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat.
00:58C'est ça que je veux clarifier.
00:59Il faut vraiment que nos compatriotes aient ça en tête.
01:01C'est le jour d'après la paix, comment apporter une garantie de paix et de sécurité, une force de réassurance.
01:07Donc, combien ? Pardon, c'est un certain.
01:08Non, mais la potentialité de plusieurs milliers d'hommes, mais ça n'est pas, un, ce qu'on va faire dès maintenant.
01:14Deux, ça sera planifié.
01:16Trois, ce sera dans le cadre de nos opérations extérieures.
01:19Et donc, on fera des arbitrages.
01:20Plusieurs milliers d'hommes.
01:23Et donc, ça pourrait quand même faire la une des journaux ce matin.
01:25Non, ce n'est pas d'actualité.
01:27C'est-à-dire ?
01:28C'est après la paix.
01:29Après la paix, dit-il.
01:31C'est pour le maintien de la paix.
01:31Non, mais c'est pour le maintien de la paix.
01:32C'est pour le maintien de la paix, excusez-moi.
01:33Il est à contre-temps.
01:35On dit que c'est l'homme du même temps.
01:36Là, il est à contre-temps.
01:37Déjà, il y en a deux.
01:37Il est à contre-temps.
01:38Il y a deux pays seulement qui s'engagent à envoyer des hommes sur le sol ukrainien.
01:42C'est-à-dire, c'est le Royaume-Uni et la France.
01:45L'Allemagne, Frédéric Schmerz, il dit non.
01:47Il dit, moi, je peux envoyer des hommes dans un pays tiers, mais je n'envoie pas mes soldats en Ukraine.
01:51Parce que l'idée, c'est le faire, effectivement, après le cessez-le-feu.
01:55Cessez-le-feu que Poutine refuse, puisqu'il ne veut pas de cessez-le-feu.
01:58Il veut un accord de paix total, avec évidemment l'Ukraine qui est amputée d'une partie de son territoire.
02:04Mais il ne veut pas de cessez-le-feu.
02:05Il ne les a jamais respectés.
02:06Donc, s'il y a un cessez-le-feu, mettons que le cessez-le-feu n'est pas respecté,
02:10qu'est-ce qui se passe pour les milliers de soldats français qui sont soi-disant garantis de paix entre Russes et Ukrainiens ?
02:16Les fusils ukrainiens et les fusils russes se remettent à parler.
02:20Qu'est-ce qui se passe pour la force d'interposition que représentera la France à ce moment-là ?
02:24Il se passe quoi ?
02:25C'est une bonne question.
02:26Il se passe qu'ils vont être obligés d'ouvrir le feu.
02:30Ils ne peuvent pas faire autrement.
02:32Et donc la France est en guerre avec la Russie ?
02:35Absolument. C'est pour ça que cette décision me paraît quand même un peu hasardeuse.
02:40En tout cas, elle est assez peu commentée.
02:42C'est ça qui nous a intéressés ce matin.
02:45En même temps que la paix qu'on annonçait possible avant Noël,
02:50manifestement, elle tarde à être mise en place.
02:54Et ce cessez-le-feu tarde à être d'actualité.
02:59Donc je ne sais pas...
02:59Il y avait quand même un fait nouveau hier à Paris,
03:00puisque c'était la nouvelle réunion des volontaires,
03:03la coalition des volontaires, c'est qu'il y avait la présence américaine
03:05de Steve Whitcoff, qui est l'envoyé de Trump,
03:07qu'il met à chaque fois en avant pour résoudre des conflits bien compliqués,
03:12et son beau-fils, Jared Kushner,
03:15dont le père est ambassadeur des États-Unis en France.
03:19Donc c'était quand même un fait nouveau d'avoir les Américains autour de la table pour la première fois.
03:23En tout cas, ça fera réagir sans doute ces prochaines heures,
03:26mais c'est vrai que l'actualité neige a peut-être mis de côté cette intervention.
03:31C'est ça qui est fou.
03:32C'est-à-dire le déséquilibre parfois.
03:34C'est-à-dire qu'effectivement, on voit les difficultés que peut apporter la neige aux Parisiens.
03:38On a juste le président de la République qui nous a dit
03:40« Je pourrais envoyer plusieurs milliers de soldats français en Ukraine ».
03:44Je veux juste ajouter quelque chose.
03:45Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Gauthier Lebrecht.
03:47Bien sûr qu'il y a un risque, si on déploie les forces.
03:50Bien sûr qu'il y a un risque.
03:51Notamment de devenir co-billigérant.
03:53Mais on ne peut pas à la fois reprocher à la France et à l'Europe
03:56de devenir une sorte de vassal des États-Unis
04:00et d'être englué dans le temps,
04:02et de ne pas prendre des initiatives pour dire
04:05« Nous prenons à bras-le-corps des initiatives de paix,
04:08lorsqu'il y aura cessé le feu, en Europe. »
04:10Vous voyez ?
04:10Non mais c'est important aussi.
04:12C'est-à-dire que l'Europe est affaiblie.
04:14Très bien, si cette coalition des volontaires
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