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  • il y a 7 semaines

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Transcription
00:00On entend parler depuis maintenant plusieurs jours du droit international,
00:02je pense que tout le monde piétine le droit international avec des conséquences qui ne sont pas toujours les mêmes.
00:07Donald Trump n'a pas respecté le droit international, je ne suis pas sûr que Vladimir Poutine ne l'ait fait non plus,
00:10mais par exemple je pense à des élections comme en Roumanie et en Moldavie,
00:14où il y a des candidats qui étaient accusés d'ingérence, qui ont été enlevés des élections,
00:20qui ont été retirés des élections parce qu'ils ne plaisaient pas à l'Union Européenne.
00:25On pourrait aussi considérer que ça va à l'encontre du droit international.
00:28Et puis le droit international, qu'est-ce qu'il a fait par exemple pour le peuple vénézuélien depuis 25 ans ?
00:32Ça c'est une question à laquelle personne n'est capable de répondre.
00:34Qu'est-ce que le droit international a fait pour le peuple iranien depuis maintenant 50 ans ?
00:38La réponse c'est rien.
00:39C'est un échec de l'ONU ?
00:40C'est absolument un échec de l'ONU.
00:42Et d'ailleurs j'en veux pour preuve que l'échec de l'ONU, il est double,
00:45parce que ce que propose Emmanuel Macron sur l'envoi de troubles d'interposition en Ukraine.
00:51D'ailleurs je constate quand même que c'est le seul pays de l'Union Européenne
00:55qui va possiblement envoyer des troupes en Ukraine.
01:00Parce que l'Italie de Giorgia Meloni a complètement exclu tout ça.
01:03Le chancelier allemand Frédéric Schmerz a dit oui, pourquoi pas,
01:06mais dans un pays de l'OTAN, donc possiblement on pense à la Pologne.
01:09Mais certainement pas en Ukraine,
01:11parce que ce serait là aussi une déclaration de guerre à Vladimir Poutine.
01:15Mais l'ONU a ce qu'on appelle des casques bleus,
01:18et les casques bleus sont là pour justement positionner des soldats,
01:22donc des soldats qui sont là pour des forces d'interposition,
01:25et pour assurer un cessez-le-feu,
01:27ou assurer une zone tampon pendant un accord de paix.
01:30Bon ben je constate qu'il y a aussi l'échec de l'ONU,
01:33et c'est sans doute aussi pour cela que Donald Trump aujourd'hui,
01:36eh bien demande à son pays et implore son pays,
01:38et il va sans doute le faire,
01:40eh bien de quitter toutes ces instances internationales,
01:41qui de toute manière ne servent plus à rien.
01:43On a vraiment changé, je pense que c'est très important de le redire,
01:46on a changé d'ordre mondial,
01:47on n'est plus du tout dans les mêmes codes d'avant,
01:50où on parlait de l'ONU, on parlait des Nations Unies,
01:52de l'OTAN, de l'OMS, de l'OMC,
01:54tout ça s'est terminé avec les nouvelles puissances qu'on a autour de nous.
01:57Alors puisque vous avez abordé ce qu'on appellera les accords de Paris,
02:00qui ont été signés avant-hier,
02:01où justement Emmanuel Macron a déclaré que plusieurs milliers de soldats français
02:05pourraient être déployés pour maintenir la paix,
02:08c'est l'étape 2, il faut déjà qu'il y ait un cessez-le-feu,
02:11on en parlait avec vous, Xena Fedorova d'ailleurs, il y a deux jours,
02:15c'est l'étape d'après, mais en tout cas elle a déjà été signée,
02:18la Russie vient de répondre,
02:19elle a fustigé des déclarations, je cite,
02:21« militaristes » après cet accord entre Kiev et ses alliés européens,
02:25les nouvelles déclarations militaristes de la soi-disant coalition des volontaires
02:29et du régime de Kiev font d'eux un véritable axe de guerre,
02:32donc elle a averti qu'elle considérerait la Russie,
02:35toute présence occidentale en Ukraine,
02:36comme une cible légitime pour ses forces armées.
02:39Finalement, elle l'a dit là, mais elle redit ce qu'elle a toujours dit.
02:43Exactement.
02:43Pas de présence européenne en Ukraine.
02:45C'était plutôt pas de présence de force de l'OTAN en Ukraine,
02:49parce que c'est exactement ce que la Russie veut éviter,
02:52pas l'Ukraine dans l'OTAN, pas l'OTAN en Ukraine.
02:55Et en fait, aujourd'hui, cette déclaration,
02:58cet accord qui était signé par les Ukrainiens et les Européennes,
03:03ça montre que s'il y aura un accord de paix,
03:08ils vont envoyer les soldats.
03:10Sauf que je regardais un petit peu plus de presse qui se donne,
03:14et en fait, les soldats sont envoyés pour renforcer l'armée ukrainienne,
03:18pour faire les instructages, pour préparer l'armée.
03:22Donc en fait, c'est toujours dans cette même idée de militéralisme.
03:25Et pour la Russie, c'est en fait, c'est pas une paix durable,
03:30c'est juste une préparation pour une deuxième partie de la guerre,
03:33éventuellement.
03:34Je pense que c'est très important de souligner que la Russie,
03:38à mon avis, va pas accepter un accord où il y a des forces de l'OTAN en Ukraine.
03:43Mais là, ça veut dire que, alors qu'on s'est quitté à la fin de l'année,
03:46en disant peut-être qu'il y aura une paix, un cessez-le-feu du moins en 2026,
03:52là, on a l'impression qu'on s'en éloigne.
03:53Oui, c'est vrai qu'on a l'impression,
03:57surtout quand on regarde la déclaration qui a été faite à Paris,
04:00je pense qu'aujourd'hui, il y a encore les négociations,
04:03si je ne me trompe pas, entre les Américains et les Ukrainiens.
04:08Mais ce qui est important, c'est que sans la Russie, en fait,
04:11il n'y aura pas de paix.
04:12Donc ce qui est important, c'est qu'est-ce qui sera proposé à la Russie,
04:18en revanche, pour cet accord.
04:21Et je pense que la prochaine étape est la plus importante.
04:23parce que, comme je dis, aujourd'hui, c'est la Russie qui détermine.
04:28La Russie continue à avancer sur les tirants.
04:30Donc si les conditions ne sont pas du tout acceptables pour la Russie,
04:34elle ne finira pas.
04:36Oui, parce que je me souviens très bien,
04:37on s'est quitté en parlant notamment des réchauffements
04:40qu'il pouvait y avoir entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine,
04:42avec possiblement une rencontre,
04:44et on arrive et on recommande en cette rentrée,
04:47cette déclaration, je vais peut-être vous choquer,
04:50mais qui est quand même un petit peu vatanguerre et un petit peu belliciste d'Emmanuel Macron.
04:54Quand tous les pays européens, il y en a quand même 27,
04:56il y en a donc 26 qui refusent d'envoyer des troupes au sol en Ukraine.
04:59Et il y a un seul pays, la France, qui décide d'envoyer des soldats.
05:03Ça peut poser des questions,
05:04et d'ailleurs je regrette qu'il n'y ait aucune question
05:07qui soit posée au président de la République,
05:08parce qu'une telle décision amène à mon avis deux questions extrêmement importantes.
05:12D'abord, si un cessez-le-feu ou un accord de paix ne dure pas,
05:17ce qui peut arriver dans une période de guerre,
05:19ça veut dire qu'il va y avoir du sang français qui va couler.
05:22Et la deuxième question, c'est est-ce qu'on est prêt à devenir co-béligérant
05:25dans une guerre avec la Russie,
05:28donc avec deux puissances nucléaires ?
05:29Ça c'est une vraie question,
05:30et malheureusement le président de la République n'y a pas répondu,
05:33parce qu'on ne lui a pas posé, il faut quand même le dire.
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