00:00Je ne fais pas qu'une analyse de Vladimir Poutine, je fais une analyse de l'intégralité de la rencontre.
00:07Je tiens à préciser la couleur. Je travaille pour plusieurs think tanks américains, donc mon point de vue est un point de vue conservateur américain.
00:16Je dirais que cette rencontre n'a pas été un échec. Je suis en désaccord avec ce que vient de dire Claude Maniquet, pour qui j'ai de l'estime par ailleurs, mais on peut être en désaccord.
00:26Je dirais que Trump n'est pas du tout imprévisible. Il suit une ligne très précise et j'ajouterais que cette rencontre a été utile.
00:35Trump a donné un entretien sur la chaîne Fox News avec Sean Hannity après la rencontre et il a expliqué très précisément qu'il a posé des jalons pour le futur.
00:47C'est-à-dire que cette rencontre a débouché sur des choses, simplement elles ne sont pas encore concrétisées.
00:53Pourquoi est-ce qu'elles ne sont pas concrétisées ? Parce qu'il n'est pas possible d'obtenir un cessez-le-feu sans l'accord de l'Ukraine et sans l'accord de Volodymyr Zelensky.
01:05Or, pour le moment, les positions de Volodymyr Zelensky et les positions des Européens sont des attitudes, sont des positions intransigeantes.
01:15Et ces positions intransigeantes sont des positions qui font qu'il y a une situation de blocage dont Vladimir Poutine a profité au cours de ces dernières semaines.
01:26Donc la tâche que va se donner Donald Trump maintenant, je pense, cela va être de tout faire pour débloquer la situation.
01:34Débloquer la situation n'est pas du tout impossible. Cela implique simplement que Volodymyr Zelensky infléchisse un peu ses positions.
01:47Volodymyr Zelensky continue à dire qu'il veut que l'Ukraine rentre dans l'OTAN.
01:53Je dirais que la plupart des dirigeants européens, même s'ils peuvent dire le contraire, ne sont pas du tout pour que l'Ukraine rentre dans l'OTAN.
02:00Les États-Unis ne veulent pas non plus que l'Ukraine rentre dans l'OTAN.
02:05Volodymyr Zelensky dit qu'il veut récupérer l'intégralité des territoires qui ont été pris par la Russie.
02:13Chacun de ceux qui connaît un peu la situation concrète sur le terrain sait que c'est impossible et que c'est impossible entre autres.
02:20Parce que pendant les années Biden, la Russie a eu le temps de consolider ses populations et de consolider ses positions à l'intérieur du combat.
02:31Guy, je vous interromps. Claude Moniquet veut réagir à ce que vous dites.
02:36Oui, bien sûr, bien sûr. Il n'y a aucun problème.
02:39Allez-y, Claude, on vous écoute.
02:40Merci Marine. Je trouve que ce que dit Guy Millière, que j'aime bien, je lui réciproque les gentils mots qu'il a eus pour moi, ce que dit Guy Millière est intéressant.
02:51Mais c'est une position et qui est effectivement peut-être, parce que honnêtement, nous ne le savons pas vraiment, la position de Donald Trump.
02:57Mais il faut revenir aux fondamentaux. S'il y a un blocage de l'Ukraine et de l'Europe, c'est quand même parce que, et c'est fondamental, en février 2022, c'est la Russie,
03:09quelles que soient par ailleurs les erreurs commises dans le passé par l'Ukraine, c'est la Russie qui a franchi la frontière, qui a envoyé ses troupes, qui a envahi l'Ukraine.
03:17Ce n'est pas le contraire. C'est la Russie qui bombarde les populations ukrainiennes presque toutes les nuits depuis plus de trois ans.
03:26Donc, effectivement, il y a un blocage ukrainien, mais on pouvait très facilement en sortir.
03:33Il suffisait que Donald Trump invite Volodymyr Zelensky à Anchorage et que ce soit un sommet à trois et pas à deux, ce que souhaitait Zelensky, ce que souhaitait l'Europe.
03:43Ça ne s'est pas fait. Le choix a été fait de privilégier le dialogue univoque avec la Russie. Je ne pense pas que ce soit la meilleure manière de sortir de l'impasse.
03:56Merci.
03:57Merci.
03:58Merci.
03:59Merci.
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