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  • il y a 11 minutes
Avec Philippe Baptiste, Ministre de l'Enseignement supérieur de la Recherche et de l'Espace
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-10-05##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:07Il est 8h30, merci d'être à l'écoute de Sud Radio.
00:10C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui, Jacques, vous recevez
00:13Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et de l'espace.
00:18Philippe Baptiste, bonjour.
00:20Bonjour.
00:20On va parler des établissements supérieurs fermés aujourd'hui,
00:23mais d'abord on est tous heurtés par le degré de violence des plus jeunes
00:26à l'égard de ceux qui représentent l'autorité, les professeurs, les proviseurs,
00:30un professeur asperger d'essence par un adolescent de 16 ans, notamment à la Ciotat.
00:34Est-ce qu'au sein de l'enseignement supérieur, on s'inquiète de ce qui se passe dans la rue
00:38et de cette violence qui nous vient des lycées ?
00:41Évidemment, mais tout citoyen ne peut que s'en inquiéter.
00:44On vit dans un état de droit et dans un état de droit, on peut contester,
00:49on peut demander d'ouvrir des dossiers, on peut demander à discuter,
00:52mais la violence n'est pas un moyen d'expression.
00:56Et les images qu'on voit depuis une semaine sont abominables.
01:00Elles sont inquiétantes et elles sont abominables.
01:03Évidemment, moi je pense évidemment aux forces de l'ordre qui payent un très lourd tribut,
01:07mais aussi aux chefs d'établissement, aux professeurs,
01:10aux lycéens qui sont des lycéens, mais grévistes ou pas grévistes,
01:12qui aussi sont blessés par les propres blocages.
01:16Donc tout ça doit cesser, parce que ça n'a aucun sens,
01:20ce n'est pas comme ça qu'on débat.
01:21Ce n'est pas comme ça qu'on débat.
01:22Je pense qu'effectivement, on a des sujets autour de la jeunesse,
01:26il y a peut-être des choses qu'il faut faire et qu'il faut ouvrir.
01:29Le Premier ministre l'a dit et l'a écrit hier,
01:31mais pas avec ce niveau de violence qui est simplement abominable.
01:35Et les personnes qui allument le feu et qui continuent à allumer le feu
01:39et à souffler sur les braises pour en obtenir un intérêt politique
01:43et qui tentent minute après minute de récupérer le mouvement,
01:47et je pense évidemment à LFI, ces gens-là ont une très lourde responsabilité.
01:51C'est-à-dire une très lourde responsabilité, il faudra qu'ils en soient considérés comme responsables.
01:56Je pense que c'est une responsabilité politique, c'est tout, et puis je ne dis pas autre chose.
02:00Alors une grosse manifestation est prévue demain,
02:02étudiants et syndicats sont appelés à se mobiliser.
02:05Combien de facs d'abord seront perturbés aujourd'hui ?
02:08Quel est l'état des lieux ?
02:09Oui, c'est difficile à dire, mais j'aurais envie de dire, je pense,
02:16je pense qu'on devrait être dans un mouvement, dans une certaine stabilité
02:19par rapport aux chiffres qu'on avait jeudi et vendredi derniers,
02:22c'est-à-dire une trentaine ou une quarantaine, alors pas d'université, mais de sites.
02:26Alors pardon, parce qu'un site, ça peut être un bâtiment,
02:29ou ça peut être quelques bâtiments qui sont soit bloqués,
02:32soit des fois on fait des fermetures aussi, ce qu'on appelle des fermetures administratives,
02:35quand on sent qu'on va avoir un moment de tension, et puis un risque d'ébordement et de danger.
02:39Ce sont des fermetures de prévention, d'une certaine façon.
02:42Exactement, parce que simplement, on pense qu'il va y avoir des conditions
02:47où la sécurité ne sera pas réunie, donc on préfère fermer avant.
02:50Et quand je dis on, c'est évidemment la responsabilité des présidents d'universités.
02:53Alors là, ce sont les fermés, mais combien d'universités ont été perturbées jusqu'à présent ?
02:58C'est le même chiffre ou pas ?
03:00Oui, c'est à peu près.
03:01En fait, on est sur un mouvement depuis jeudi,
03:04où effectivement, il y a des étudiants et des lycéens qui manifestent parfois ensemble.
03:10C'est vraiment parti, je crois, d'un mouvement lycéen.
03:13C'est très clair et c'est assez facile à suivre.
03:18Évidemment, il y a des discussions aujourd'hui entre des lycéens et des étudiants.
03:22On a des blocages.
03:23Il n'y a pas eu de violence dans les universités, ou très marginalement.
03:26Donc c'est quand même radicalement, c'est très différent de ce qu'on peut voir dans les lycées.
03:29Et je voudrais saluer quand même le travail à la fois des présidents, des enseignants-chercheurs et puis des étudiants
03:35aussi.
03:35Parce que jusqu'à maintenant, ils ont réussi à canaliser quelque part ces débordements.
03:39Combien d'entre eux pourraient être mobilisés ? Est-ce que vous avez fait des estimations ?
03:42Non, je ne suis pas capable de vous donner un chiffre.
03:43Vous pensez que ce sera suivi, très suivi ?
03:46Demain ? Je pense que ce sera suivi.
03:48Mais après, je suis incapable de vous donner un chiffre en l'état.
03:51Alors, c'est la grande question.
03:53Les étudiants vont-ils rejoindre les lycéens ?
03:55Et du coup, donner un autre visage à ce mouvement qui est déjà très fort ?
04:01Oui.
04:02Il y a une différence aussi fondamentale.
04:04C'est que dans les discussions qu'on a, qui sont quand même très nourries avec les syndicats étudiants,
04:11les organisations représentatives étudiantes plutôt,
04:14c'est des discussions qu'on a depuis très longtemps,
04:16qui sont très...
04:17Alors, on est d'accord sur pas grand-chose,
04:19mais on a des discussions qui sont très régulières,
04:22mais par contre, ils ont des revendications qui sont très construites.
04:27Alors qu'au début, en tout cas, du mouvement lycéen,
04:30on a tous eu, les observateurs comme les politiques,
04:33un peu du mal aussi à attraper les revendications des lycéens.
04:37Donc la situation aussi, je pense, est un peu différente.
04:39Vous avez le sentiment que les demandes des lycéens n'étaient pas très structurées ?
04:43Au tout début du mouvement, je pense qu'en tout cas,
04:45peut-être qu'elles étaient structurées,
04:46mais qu'on avait peut-être du mal à les percevoir comme on était en structure.
04:49En tous les cas, vous, vous avez reçu les syndicats étudiants,
04:52et Sébastien Lecornu annonce donc cette feuille de route.
04:55Est-ce que ce n'est pas un peu tard ce matin pour faire des propositions ?
04:58Non, je ne crois pas.
04:58Non, non, non, je pense que c'est le bon moment.
05:01Et je pense que c'est à la fois un signe, évidemment, de préoccupation,
05:06parce qu'il y a une situation sociale qui est tendue,
05:08mais aussi un signe d'ouverture sur différents sujets
05:11qui sont des sujets qui sont importants pour les étudiants
05:13et pour les lycéens surtout.
05:15Et donc, je pense que, non, non, je crois que c'est le bon timing.
05:18Alors, Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur,
05:20de la recherche et de l'espace,
05:22est-ce que vous craignez un embrasement demain,
05:24de voir des affrontements entre ceux qui jouent des rôles très différents,
05:30finalement, puisqu'on a le sentiment que tous les mouvements étudiants
05:33ne sont évidemment pas tous alignés ?
05:36Alors, demain, embrasement au niveau national,
05:40enfin, sur lycéens plus étudiants,
05:42oui, je le crains, évidemment,
05:44mais c'est comme tout le monde, je suis vigilant.
05:46Je suis aussi vigilant au fait qu'on voit
05:49qu'on a depuis quelques jours,
05:52à côté des étudiants et à côté des lycéens,
05:56aussi des casseurs, des black blocs et des casseurs,
05:59qui s'infiltrent dans le mouvement,
06:01qui sont, en général, très, très, très violents,
06:05ce qui pose, évidemment, pour les forces de l'ordre,
06:07des difficultés supplémentaires.
06:09Et je voudrais quand même souligner aussi
06:10que les forces de l'ordre ont fait preuve,
06:13vraiment, d'une très grande proportionnalité
06:17jusqu'à maintenant,
06:18sur un mouvement qui était un mouvement à la fois dur
06:20et avec en face des mineurs.
06:22Vous citez la LFI
06:24comme ayant instrumentalisé ce mouvement.
06:27Est-ce que c'est de sa faute,
06:29s'il y a des casseurs, aujourd'hui, dans les rangs des lycéens ?
06:31Oui, moi, j'aurais plutôt instrumentalisé.
06:34Ils ont soufflé sur les braises, d'une part, ça, c'est sûr.
06:37Puis, ils essayent de tout récupérer, c'est surtout ça.
06:39Et, quelque part, aussi, de voler le mouvement,
06:41qui est un mouvement...
06:43J'entendais un lycéen qui disait ça,
06:46qui disait, en fait, ils sont en train de nous piquer,
06:48de nous piquer notre mouvement.
06:50Et ça, je pense que c'est quelque chose qu'il faut aussi dire.
06:52Je veux dire, enfin, c'est...
06:53Voilà, donc c'est plus ça.
06:57Concernant les revendications,
06:58passons aux revendications des étudiants.
06:59Tout d'abord, est-ce que vous pouvez nous confirmer
07:01l'abandon des frais annuels
07:03pour les étudiants non boursiers,
07:04inscrits en BTS et en classe préparatoire ?
07:07Alors, je crois que le ministre en charge de...
07:11Enfin, Edouard Geffrey a vraiment confirmé la chose
07:13et l'a dit, effectivement, oui.
07:15Les étudiants manifestent aussi
07:16contre l'augmentation des frais de scolarité
07:18pour les étrangers, cette fois-ci.
07:20Alors, je sais que le système est un petit peu complexe,
07:22mais vendredi, le président de l'école des hautes études
07:25en sciences sociales, Romain Huret,
07:26a estimé que cette augmentation risquait
07:28de renforcer le décrochage français à l'international.
07:31Qu'est-ce que vous lui répondez ?
07:32Que toutes les statistiques démontrent le contraire.
07:35Et que si vous regardez aujourd'hui
07:36les très grands pays attractifs
07:38pour l'enseignement supérieur et pour la recherche,
07:41ils pratiquent des droits pour les étudiants
07:43qui ne sont pas nationaux,
07:44qui sont infiniment plus élevés
07:46que ce qui est proposé aujourd'hui en France.
07:48Mais quand je dis infiniment,
07:49on est en train de parler, je ne sais pas,
07:50en Grande-Bretagne,
07:52de master à 20 000 euros l'année,
07:55ou aux Etats-Unis jusqu'à 100 000.
07:57Donc tout ça, pardon,
07:58on est en train de parler ici d'une participation,
08:00ce qu'on dit aujourd'hui au travers des droits
08:02pour les différenciés,
08:03pour les étudiants internationaux,
08:04et je sais que c'est un irritant
08:05pour la communauté universitaire,
08:07mais ce qu'on est en train de dire aujourd'hui,
08:09c'est qu'une scolarité,
08:09ça coûte à peu près 12 000 euros par étudiant.
08:12Et ce qu'on est en train de demander,
08:14c'est qu'on est en train de demander
08:15une contribution aux étudiants internationaux
08:17non communautaires
08:19qui viennent étudier en France
08:20d'à peu près un quart.
08:22Et avec des mécanismes
08:24qui permettent de déroger à ces droits
08:27qui sont extrêmement larges,
08:29soit parce que vous êtes boursier,
08:31soit parce que vous avez un accord de coopération
08:33entre l'université d'origine
08:34et l'université d'accueil, etc.
08:36Enfin, il y a plein de raisons.
08:37Pour être plus précis,
08:38vous demandez 3 000 euros,
08:40ça c'était ce que permettait
08:42la disposition qui est passée au printemps,
08:44mais on sait que c'est ensuite
08:45à la discrétion d'une certaine façon
08:47des établissements
08:48qu'ils ont un droit d'exonération.
08:50C'est ça ?
08:50Alors, ça c'était déjà le cas depuis 2019.
08:53Mais maintenant, il y a une limitation de cette...
08:55Non, mais c'est vrai qu'on a un peu resserré le système
08:56en disant qu'il y avait trop d'exonération,
08:58nous semblait-il,
08:59et donc on a un petit peu resserré le système.
09:01Mais encore une fois...
09:02Donc vous allez maintenir cette mesure.
09:03Mais encore une fois,
09:04je pense que les choses...
09:05Enfin, en tout cas,
09:06l'argument qui consisterait à dire
09:07que ça nuirait à l'attractivité de la France,
09:09honnêtement,
09:09j'y crois pas du tout.
09:11C'est pas vrai, c'est pas le cas.
09:12Moi, je crois qu'il faut attirer les meilleurs,
09:14leur donner des bourses,
09:15et puis les autres qui veulent venir
09:17et qui peuvent pas,
09:18et bien à ce moment-là,
09:19avoir de bourses,
09:20et bien à ce moment-là,
09:21il faut qu'ils soient capables
09:21de vivre en France.
09:22Parce que vous savez,
09:23le système actuel,
09:24il crée une immense précarité
09:25au sein des étudiants internationaux.
09:27Et ça, c'est pas acceptable.
09:28Alors, autre point très sensible,
09:30cette fois aussi bien pour les lycéens
09:32que pour les étudiants,
09:33c'est Parcoursup.
09:34Et c'est là,
09:35on se dit que la jonction peut se faire.
09:37D'ailleurs,
09:37en termes de revendications,
09:39la porte-parole de l'union étudiante,
09:41Sabrina Carbage,
09:41dénonce Parcoursup
09:42en disant que
09:44ces plateformes
09:46ne permettent pas
09:47de gérer les dossiers
09:49de façon égale.
09:50Elle dit qu'un étudiant
09:51à nom à consonance africaine
09:52ou maghrébine
09:53a 8% de chances de moins
09:54d'être accepté
09:55qu'un non-juif,
09:56ce sont ses termes,
09:57ou asiatique.
09:59Parcoursup est-elle raciste ?
10:02Je n'ai même pas envie
10:03de vous dire non
10:04tellement ce point est stupide,
10:07pardon de dire les choses
10:08aussi brutalement.
10:11Parcoursup,
10:11c'est une plateforme
10:13qui est...
10:15Je sais que c'est
10:17à la fois un mot
10:18qui concentre
10:19beaucoup de stress
10:19pour les familles.
10:20Ça, c'est vrai.
10:21Parce que c'est le stress
10:22de l'orientation,
10:23c'est le stress de...
10:24C'est le moment
10:25où vous arrivez en terminale
10:26et vous vous dites
10:27qu'est-ce que je fais ?
10:28C'est aussi peut-être
10:28parce que le système
10:29était beaucoup plus simple avant
10:30et que maintenant,
10:31il y a beaucoup plus
10:31de filières.
10:32Non, excusez-moi,
10:32mais le système précédent,
10:33on tirait au sort.
10:35Pardon, mais excusez-moi
10:36de vous le rappeler,
10:36mais avant,
10:37quand il y avait
10:38trop de personnes
10:39qui voulaient faire
10:39la même formation,
10:40on n'avait rien trouvé
10:41de meilleur
10:41que de tirer au sort
10:42les étudiants.
10:43Alors, si ça,
10:44on m'explique que c'est simple,
10:46ça, c'est pas possible.
10:48La plateforme aujourd'hui,
10:49par contre,
10:49des fois,
10:50on a un sentiment
10:50et on entend beaucoup
10:51le fait que c'est pas transparent.
10:53On comprend pas.
10:54Et c'est un peu ce que...
10:54C'est aussi une des pistes
10:56qui a été mise en avant
10:57par Sébastien Lecornu.
10:58Et je pense qu'on a
11:00un immense travail
11:00encore à faire
11:01auprès des lycéens
11:02pour leur expliquer.
11:03Pardon,
11:04juste un instant.
11:06C'est une plateforme numérique.
11:09C'est probablement
11:10un des seuls outils.
11:11Le code est intégralement disponible.
11:13Alors, pardon,
11:13je suis un tout petit peu technique.
11:14Non, mais c'est important
11:15parce que c'est un gros point
11:16de crispation.
11:17Il est intégralement disponible
11:18depuis des années.
11:19Ça veut dire qu'en gros,
11:19tout le monde
11:20peut aller regarder le code.
11:21Il y a des conseils
11:22qui associent
11:23des personnalités
11:24de la société civile,
11:25qui regardent
11:26les évolutions,
11:27qui regardent
11:27comment se passent
11:28les affectations,
11:29etc.
11:30Je veux dire,
11:31les indicateurs
11:31qui sont des indicateurs
11:32factuels montrent
11:34que la plateforme
11:35n'est évidemment
11:36ni raciste
11:37et fait bien le contraire
11:38que du tri social.
11:39Elle fait plutôt le contraire.
11:41C'est à peu près
11:4120 000 étudiants
11:42chaque année
11:42qui, grâce à la plateforme
11:44et à des quotas
11:45qui sont mis en place
11:46pour les boursiers,
11:47par exemple,
11:48donnent des places
11:48aux boursiers
11:49qu'ils n'auraient pas eues
11:50autrement.
11:50Donc, c'est le contraire.
11:51Mais par contre,
11:52je pense que...
11:53Pardon, je ne devrais pas
11:54dire ça à la radio,
11:54mais on a perdu
11:55le combat de la communication
11:56sur cette plateforme
11:57et de l'explication.
11:59Donc, c'est un manque
11:59de transparence ?
12:00Non, je crois.
12:02La plateforme
12:02d'explication et de pédagogie,
12:04je pense qu'il y a
12:04un travail énorme à faire
12:05et je pense qu'il faut le faire.
12:07Après, il faut aussi
12:07éventuellement continuer
12:08à faire vivre la plateforme
12:09et continuer à la faire évoluer.
12:11Et s'il y a des propositions,
12:12s'il y a des bonnes idées,
12:13honnêtement,
12:14je serai le premier
12:14à les prendre.
12:15Mais donc,
12:15vous vous inscrivez en faux
12:16par rapport à tous ceux
12:17qui disent
12:18Parcoursup,
12:18c'est un monstre
12:19et qui ne fonctionne pas ?
12:21Qui ne fonctionne pas.
12:22Moi, je voudrais rappeler
12:22qu'on a un million d'étudiants
12:24sur la plateforme,
12:24un peu plus d'un million
12:25de candidats sur la plateforme.
12:27D'accord ?
12:28Le jour des résultats,
12:30on a deux lycéens sur trois
12:31qui ont une solution.
12:32D'accord ?
12:33Et puis, en juillet,
12:35on avait 90% des bacheliers
12:38qui avaient une solution.
12:39Et puis là,
12:40maintenant,
12:40on travaille depuis.
12:41Donc, c'est un million de personnes.
12:43Enfin, je veux dire,
12:43on a un système.
12:44Ça veut dire quoi ?
12:44Ça veut dire que le tiers
12:45Donc, on peut l'améliorer.
12:46On peut l'améliorer.
12:47On peut l'améliorer.
12:48C'est sûr et certain.
12:49Il faut des propositions.
12:50Il faut des propositions
12:51qui marchent aussi.
12:52Parce que quand j'entends dire,
12:53quand j'entends les populistes
12:54de tous bords
12:55qui nous disent
12:55qu'il faut supprimer
12:56Parcoursup,
12:57super.
12:58Et donc,
12:59après, concrètement,
13:00vous faites quoi ?
13:01Tirage au sort.
13:02On revient au tirage au sort.
13:02Je ne sais pas.
13:03En tout cas,
13:04moi, personnellement,
13:05je n'y suis pas favorable.
13:06Mais je pense qu'on ne peut pas
13:08juste dire...
13:09C'est un outil
13:09qui a pu permettre
13:10de franchir un pas.
13:11Moi, je crois.
13:11Mais après, maintenant,
13:13il faut le faire évoluer.
13:14Et ça, honnêtement,
13:14il faut être très ouvert
13:15sur le sujet.
13:16Et je le suis.
13:16Alors, autre point
13:17très important
13:18dont on a beaucoup entendu parler,
13:19malheureusement,
13:20qui va avec la paupérisation
13:21de cette population,
13:23ce sont les repas à 1 euro.
13:25Est-ce que vous allez maintenir
13:26les repas à 1 euro ?
13:27Ah mais...
13:28Enfin,
13:29ces repas à 1 euro,
13:31revenons un instant
13:32sur le passé,
13:33ça a été l'objet
13:34d'un accord politique
13:35avec le Parti Socialiste
13:37au moment du précédent budget.
13:40Moi, je respecte
13:42la parole donnée.
13:43On a dit qu'on faisait
13:43les repas à 1 euro,
13:45on fera les repas à 1 euro.
13:46Et on les fait.
13:47Ce qui se passe,
13:48c'est que par contre,
13:49comme je l'avais prévu initialement,
13:51ça génère un appel d'air
13:53considérable.
13:54On a un certain nombre
13:55de restaurants universitaires
13:56qui ont vu
13:57leur taux de fréquentation
13:58augmenter
13:59de près de 150%.
14:01Et qui ne peuvent pas
14:02totalement servir les repas.
14:03Et donc,
14:03on a des files d'attente,
14:05etc.
14:05On a fait des efforts.
14:06On a rajouté 50 millions d'euros
14:08une première fois en 2026.
14:09On en re-rajoute 20
14:10toujours en 2026.
14:12Il y en aura 150 de plus
14:14dans le prochain budget 2027.
14:16Et à côté de ça,
14:17on a rajouté au total
14:19200 plus 600,
14:20800 emplois dans les crousses,
14:22dans les restaurants universitaires.
14:24Je ne sais pas
14:25si tout le monde réalise
14:26ce que ça veut dire,
14:27mais dans les temps
14:27de dizaines budgétaires actuels,
14:29800 emplois de plus,
14:30c'est considérable.
14:32On fait vraiment des efforts
14:33pour pousser les murs.
14:34Donc on aura les moyens
14:35de poursuivre cette offre ?
14:36Bien sûr.
14:36Après, il faut évidemment
14:37que le budget soit voté.
14:38Ça, je l'ai déjà dit
14:39plusieurs reprises.
14:40C'est-à-dire ?
14:40Mais ce n'est pas compliqué.
14:41C'est-à-dire qu'en fait,
14:42comme toute mesure nouvelle,
14:43si le budget n'est pas voté,
14:44ça veut dire qu'en fait,
14:45on fait les services votés.
14:46C'est-à-dire qu'on reproduit
14:47en gros le budget
14:48des années précédentes.
14:49Et dans ce cadre-là,
14:50je ne sais pas comment on fait
14:50pour continuer une politique
14:52dans laquelle l'année précédente
14:54ne s'était pas prévue.
14:55Est-ce que vous nous redites ce matin
14:56s'il n'y a pas de budget,
14:57il n'y aura pas forcément
14:57le repas à 1 euro pour tous ?
14:59Mais tout ça est mécanique
15:01et est vrai
15:01pour toutes les nouvelles mesures.
15:03Il faut un budget à la France.
15:05Il faut un budget à la France.
15:06Et je veux dire,
15:07le repas à 1 euro
15:08n'est qu'un seul
15:09des très nombreux sujets.
15:10Qu'est-ce que vous dites
15:11aux étudiants à ce sujet ce matin ?
15:13Je leur dis,
15:13il faut un budget à la France.
15:15Évidemment.
15:15Sinon ?
15:16Mais encore une fois,
15:18pardon,
15:18mais par exemple,
15:19mon budget,
15:20aujourd'hui au ministère,
15:21il augmente de 500 millions d'euros.
15:23Il y a un effort
15:23qui est considérable,
15:25qui est fait pour la jeunesse
15:26et pour la recherche.
15:27Mais évidemment,
15:28que si le budget n'est pas voté,
15:30cet effort n'aura pas lieu.
15:31Mais c'est vrai chez nous,
15:32mais c'est vrai pour la défense.
15:34Et donc,
15:34il n'y aura moins de repas
15:35à 1 euro disponible.
15:36Mais il y aura plein de choses en moins.
15:38La France marchera
15:39sur une demi-jambe.
15:40Donc,
15:40le problème,
15:41évidemment,
15:42il faut voter un budget.
15:44Philippe Baptiste,
15:45ministre de l'Enseignement supérieur
15:46de la recherche et de l'espace
15:47est l'invité du Grand Matin.
15:48On se retrouve dans la deuxième partie,
15:50Monsieur le ministre.
15:51Un auditeur vous interrogera
15:52sur le niveau des Français
15:53et puis sur,
15:54évidemment,
15:54l'actualité des réseaux sociaux.
15:56A tout de suite.
15:56Le Grand Matin Sud Radio,
15:587h10,
15:59Jacques Cardose.
16:00Philippe Baptiste,
16:01ministre de l'Enseignement supérieur
16:02de la recherche et de l'espace
16:03est notre invité ce matin
16:05sur Sud Radio.
16:06Commençons,
16:06Monsieur le ministre,
16:07par vos trois minutes
16:07pour convaincre.
16:08Vous avez choisi
16:09le thème de la recherche
16:10et vous voulez lancer
16:11un cri d'alarme à ce sujet.
16:12On vous écoute.
16:14En fait,
16:14la recherche,
16:17elle construit
16:18l'avenir du pays.
16:19Et quand je dis
16:20qu'elle construit
16:20l'avenir du pays,
16:21c'est non seulement,
16:22évidemment,
16:23quand on finance de la recherche,
16:24qu'on fait de la recherche
16:25dans les laboratoires,
16:27c'est important
16:27pour développer les connaissances,
16:29pour comprendre le monde,
16:30pour comprendre l'univers,
16:32pour comprendre
16:32la biologie fondamentale,
16:34etc.
16:34C'est important aussi
16:36pour construire
16:36les médicaments de demain,
16:38etc.
16:38Mais c'est aussi important,
16:40et ça,
16:40je pense qu'il faut
16:40que les Français
16:41le comprennent,
16:42c'est-à-dire que
16:42cette recherche
16:43qu'on fait là,
16:44en fait,
16:44elle va se retrouver
16:45dans 5 ans,
16:46dans 10 ans,
16:47dans 20 ans,
16:48dans les produits,
16:49dans votre voiture,
16:51dans vos téléphones,
16:52dans tous les produits
16:54que vous consommez
16:55et qu'on construit.
16:57On n'en a pas suffisamment conscience ?
16:58Oui,
16:59parce qu'en fait,
16:59si on n'investit pas
17:00dans la recherche,
17:01ça veut dire
17:01qu'on aura après,
17:02on va avoir une industrie
17:03qui va être une industrie
17:04qui ne va pas être
17:05très innovante,
17:06donc qui va avoir
17:07des parts de marché
17:07pas très très fortes
17:08sur les produits innovants,
17:10donc avec de la grosse valeur ajoutée,
17:11et on va avoir une industrie
17:13qui va faire une industrie
17:14de masse,
17:14et on va être
17:15en compétition directe
17:16avec des pays
17:18qui ont un coût
17:18de main-d'oeuvre
17:19très très bas,
17:20et on n'y arrivera jamais.
17:22Donc,
17:22il faut qu'on vise
17:24des produits innovants,
17:25il faut qu'on vise
17:26la technologie,
17:27il faut qu'on vise
17:28la recherche,
17:29et pour ça,
17:30il faut investir
17:30dans la recherche,
17:31et il faut croire
17:31dans la recherche
17:32et dans la science.
17:33Et ça,
17:34c'est un truc,
17:34enfin pardon,
17:35mais on n'en parle pas
17:35assez en France,
17:37moi c'est le combat
17:37probablement d'une vie,
17:38mais vraiment,
17:40je pense que c'est
17:41quelque chose
17:41qui est fondamental.
17:42A ce propos,
17:42vous pensez que
17:42les candidats
17:43à la présidentielle
17:44s'en fichent pas mal ?
17:45Vous en avez entendu
17:46beaucoup s'exprimer
17:47sur le sujet ?
17:49Oui,
17:50on a la réponse.
17:51On va passer
17:51à la question
17:52de l'auditeur,
17:53monsieur le ministre.
17:55Bonjour monsieur Juvain,
17:56le mensonge en politique
17:58est vu comme le monde.
17:59Volcker disait,
18:00mensonge n'est qu'un vice.
18:02Lorsqu'il fait du mal,
18:03c'est une grande vertu
18:04et lorsqu'il fait du bien.
18:05Aujourd'hui,
18:06la France est confrontée
18:07à un grand nombre
18:07de défis
18:08dans lesquels
18:09figurent notamment
18:10sa santé financière
18:11et sa santé nationale.
18:14C'est aussi,
18:14monsieur Juvain,
18:15comme moi.
18:17Pardon pour ce petit souci technique.
18:19On était censé avoir
18:20un auditeur
18:21qui devait vous poser
18:22une question
18:22sur le classement PISA.
18:24C'est une petite erreur
18:25et on l'écoute
18:26le bon auditeur.
18:27On a plein d'auditeurs
18:27qui nous appellent,
18:28donc c'est pour ça.
18:29Bonjour monsieur le ministre,
18:30bonjour,
18:30je suis enseignant d'histoire,
18:32je suis historien également,
18:33j'ai eu tous les niveaux de classe,
18:34je suis enseignant à la retraite
18:36et je m'interroge aujourd'hui
18:37sur le rôle
18:38que joue le bac en 2026.
18:40Monsieur le ministre,
18:42comment retrouver
18:43le niveau
18:43d'exigence
18:45pour redonner
18:45sa vraie valeur au bac ?
18:50Vaste question.
18:52Ce qui est sûr,
18:52c'est qu'on a
18:53un taux de réussite
18:53au baccalauréat
18:54qui est extraordinairement
18:55élevé aujourd'hui.
18:57Et c'est pas normal.
18:57Extraordinairement élevé
18:58aujourd'hui.
19:00Et en tout cas,
19:01du point de vue
19:01de l'enseignement supérieur,
19:03ça questionne.
19:04Parce que
19:05une de nos difficultés
19:06aujourd'hui,
19:06bon d'abord,
19:07on a beaucoup plus de,
19:08on a beaucoup,
19:09beaucoup de candidats
19:09et ça continue à croître
19:10parce qu'en fait,
19:11on a non seulement
19:11l'effet démographique,
19:12mais en plus,
19:12les taux de succès au bac
19:13qui ont monté.
19:15Et c'est surtout
19:16qu'on récupère
19:17des étudiants
19:18en première année
19:19qui parfois
19:20ont des lacunes
19:22qui sont des lacunes
19:23fortes.
19:24Parce que,
19:25ils avaient
19:25une année de terminale
19:27qui n'était pas extraordinaire
19:28du tout
19:28et puis le baccalauréat
19:31vraiment...
19:31Donc on a des étudiants
19:32qui ont fait passer
19:33au second cycle
19:33mais qui en réalité
19:34ne sont pas préparés
19:35pour cela.
19:36Et qui sont parfois
19:36mal préparés.
19:37Et c'est surtout...
19:38Et moi,
19:39je vous rappelle,
19:40la loi aujourd'hui,
19:41elle m'impose,
19:42comme ministre
19:43de l'enseignement supérieur,
19:44quand quelqu'un
19:44a le baccalauréat
19:45et qu'il le réclame,
19:47je dois lui trouver
19:47une place dans le supérieur.
19:49Et il y a parfois
19:51des moments
19:51où je vais voir
19:52les commissions
19:53qui s'occupent des candidats
19:54qu'on est en train
19:54de repêcher
19:55un par un,
19:56etc.
19:56Et où on leur trouve
19:57des solutions
19:58et on trouve...
19:59Voilà,
19:59maintenant la probabilité
20:00de succès,
20:01elle est très faible.
20:01Je vais vous donner
20:02un chiffre,
20:03un seul chiffre,
20:04un seul,
20:05un seul.
20:05Un bachelier professionnel,
20:07quand il se lance
20:08dans une licence
20:09à l'université,
20:12il a 96%
20:14de chances
20:15de ne pas réussir.
20:16Et donc,
20:17quelque part,
20:18on voit bien
20:19qu'on a quand même
20:19un problème.
20:20C'est-à-dire que
20:21ne pas le dire en amont
20:22et laisser tout faire
20:24dans tous les sens,
20:25c'est à la fois très facile
20:26mais c'est très hypocrite.
20:28Donc,
20:28je pense qu'on a un problème
20:29effectivement
20:29autour du baccalauréat.
20:31En un mot,
20:32ça veut dire quoi ?
20:32Ça veut dire qu'il faut
20:33revoir les conditions,
20:34relever le niveau
20:35pour ce qui est du lycée
20:36pour que la sélection
20:38se fasse de façon
20:39qui corresponde
20:40à la réalité des choses ?
20:41Je pense qu'en fait,
20:42ce débat-là,
20:43ça ne peut pas être
20:43un débat qu'on prend maintenant.
20:45Ce n'est pas un débat.
20:46On ne va pas changer
20:48évidemment,
20:49ce n'est pas du tout le sujet.
20:50Mais moi,
20:50je crois qu'effectivement,
20:51il faut que,
20:52on parlait de la présidentielle
20:53tout à l'heure,
20:54il faut que ce sujet-là
20:56soit discuté
20:57pour la présidentielle.
20:58Et alors,
20:58on peut soit décider
20:59effectivement
21:00de tendre un petit peu
21:01le niveau du baccalauréat,
21:03soit avoir d'autres systèmes
21:04disant que le baccalauréat
21:05est une condition nécessaire
21:06mais pas suffisante
21:07pour rentrer dans le supérieur.
21:09Je pense qu'il faut
21:10qu'on réfléchisse à ça
21:11parce qu'aujourd'hui,
21:11on a une sélection
21:12parfois par l'échec
21:13et ça,
21:14c'est le pire
21:15parce qu'en termes
21:15de frustration
21:16et on importe
21:18du malheur
21:19chez les gens
21:20et chez les élèves
21:21comme chez les profs.
21:23Philippe Baptiste,
21:24passons à l'actualité
21:25des réseaux sociaux
21:25avec Benjamin Aglès
21:26qui nous a retrouvé.
21:27Bonjour.
21:28On parle de la France insoumise
21:29qui s'en prend
21:30à l'une des figures
21:30de la mobilisation lycéenne.
21:32Il s'appelle
21:33Nathanael Combary.
21:35Il est à la tête
21:35du syndicat Renouveau Lycéen.
21:37On l'a beaucoup vu
21:38dans les médias
21:39ces derniers jours.
21:39Il a même été invité
21:40au ministère de l'Éducation
21:41vendredi dernier.
21:42Alors,
21:42pourquoi est-il critiqué
21:43par la France insoumise ?
21:44Eh bien,
21:45il lui est reproché
21:45d'être un militant
21:46de renaissance.
21:47Le parti politique
21:47de Gabriel Attal.
21:48Écoutez,
21:49c'est le député LFI
21:50Paul Vannier
21:50qui l'a affiché
21:51sur le plateau d'Elsi.
21:52Et je comprends
21:52que monsieur,
21:53qui est à la fois
21:53un responsable lycéen
21:54mais qui est aussi
21:54un militant
21:55de la campagne
21:55de Gabriel Attal,
21:56c'est important de le dire
21:57parce que vous êtes
21:58engagé politiquement,
21:59vous avez le droit de l'être.
22:00Et voilà,
22:00un petit peu de transparence
22:01pour comprendre peut-être
22:02pourquoi est-ce qu'il focalise
22:03sur Bali Bagayoko.
22:04Nathanael Combary.
22:04Je voudrais vous répondre,
22:05monsieur Vannier,
22:20suite à cette séquence,
22:21Nathanael Combary
22:22a publié un long texte
22:23sur Twitter.
22:24Il raconte avoir reçu
22:25des centaines de messages
22:26d'insultes, de menaces.
22:27Jamais je n'aurais imaginé
22:28un tel déferlement
22:29au sujet de mon engagement
22:30en faveur de la jeunesse.
22:31Rapidement,
22:32pour ce qui est du fond,
22:32il se défend.
22:33Il dit oui,
22:34je suis adhérent
22:34au parti Renaissance.
22:35Non, je ne travaille pas
22:36pour l'agence de communication Minerva
22:38tenu par un proche
22:39de Gabriel Attal.
22:39J'ai été stagiaire là-bas,
22:41dit-il,
22:41mais depuis,
22:41il a arrêté.
22:42Et enfin,
22:43il n'est plus lycéen,
22:44certes depuis la rentrée,
22:44mais il passera le relais
22:45après les prochaines élections
22:46des conseils de vie lycéenne.
22:48Sur ce point,
22:49Jean-Luc Mélenchon
22:50l'avait qualifié
22:51d'être un faux lycéen
22:52mis en scène par BFM.
22:53Comment vous jugez
22:54l'attitude de la France insoumise
22:55à l'égard de ce jeune syndicaliste ?
22:58Moi, j'ai découvert
22:59cette histoire,
23:00effectivement,
23:01comme d'autres.
23:03D'abord,
23:05ce qui se passe,
23:06c'est scandaleux
23:07de jeter en pâture
23:08un nom
23:09et le lynchage
23:11dont il fait l'objet
23:12aujourd'hui,
23:12le lynchage médiatique,
23:13évidemment,
23:14ou sur les réseaux sociaux,
23:15plutôt pour être exact,
23:16il est simplement abominable
23:18et je trouve ça,
23:19c'est juste dégueulasse,
23:20pardon,
23:21excusez-moi,
23:21mais c'est ça la vérité.
23:24Après,
23:25ça me fait,
23:25quand j'entends
23:27la France insoumise
23:28s'insurger
23:29sur les doubles,
23:31les engagements
23:32qui seraient doubles,
23:33c'est-à-dire à la fois
23:33politiques et syndicalistes,
23:35permettez-moi
23:36de rire un instant
23:37quand je regarde
23:38à la fois
23:39l'histoire du parti
23:40ou même
23:41si vous regardez
23:43les prises de position
23:44politiques
23:45ou le militantisme
23:46des anciens militants
23:47de l'UNEF,
23:48ce qu'ils ont fait,
23:49ce qu'ils sont devenus,
23:50pardon,
23:50mais bon,
23:51on peut sourire
23:53quand même cinq minutes
23:53quand on connaît un petit peu
23:54l'histoire
23:55et la réalité des choses
23:56et en particulier
23:57dès aujourd'hui
23:58et surtout
23:59quand on voit
24:00en particulier
24:00la confusion
24:01des rôles
24:02qu'on a aujourd'hui
24:02entre des activités
24:04qui sont des activités
24:05syndicales
24:06et des activités politiques
24:07et LFI
24:08est quand même
24:09le moteur de ça,
24:10est quand même
24:10le moteur de ça.
24:11On a quand même vu
24:12le jeune Louis,
24:12qui n'est plus jeune,
24:13le député Louis Boyard,
24:15pardon,
24:15excusez-moi,
24:16le député Louis Boyard
24:17passer quand même
24:18sa vie dans les lycées
24:19depuis six mois
24:20et dans les universités
24:21pour essayer
24:22d'allumer le feu
24:22site par site,
24:25université par université,
24:26lycée par lycée
24:27jusqu'au moment
24:28où il a pu trouver
24:29un endroit
24:29où ça allait prendre.
24:30Il a une part de responsabilité
24:31Louis Boyard
24:31dans ce qui se passe aujourd'hui ?
24:32Mais vous en doutez un instant ?
24:34C'est la question
24:34que je vous pose ?
24:35Je vous ai répondu.
24:37Benjamin,
24:37une question sur le rôle ?
24:39Juste un mot
24:39sur ce jeune syndicaliste.
24:40Il continuera d'être invité
24:42au ministère de l'Éducation
24:43s'il y a besoin
24:44de nouvelles réunions de crise,
24:45de discussions,
24:46de négociations ?
24:46Alors d'abord,
24:47il faut demander
24:47au ministre de l'Éducation nationale
24:48puisque je ne suis pas
24:49ministre de l'Éducation nationale.
24:50Moi, je m'occupe
24:50des universités du supérieur.
24:52Mais le principe,
24:53c'est que vous invitez
24:55les responsables élus
24:56des organisations représentatives,
24:58qu'elles soient lycéennes
24:59ou qu'elles soient syndicales.
25:00Et on ne va pas aller faire le tri
25:01en sachant
25:02quelles sont les activités
25:03des uns et des autres.
25:04Et pour le coup,
25:06c'est vrai pour les responsables
25:07de tous les syndicats,
25:09quelles que soient
25:10les couleurs politiques.
25:11Vous parliez de lynchage médiatique
25:12d'une certaine façon.
25:13Cette façon qu'a LFI
25:15de faire une forme de sélection
25:17entre les uns et les autres
25:19de ceux qui seraient autorisés
25:20à s'exprimer,
25:22à revendiquer,
25:23vous la condamnez ?
25:24Je pense qu'elle doit nous laisser
25:29méditer un petit peu
25:29justement sur la conception
25:31de ce qu'est un pays démocratique
25:33et ce qu'est le débat public
25:34auprès d'un certain nombre
25:35de personnes.
25:36Et à commencer par
25:37l'extrême-gauche aujourd'hui.
25:39Cela étant dit,
25:40je pourrais vous dire
25:40la même chose de l'extrême-droite.
25:42Merci,
25:43M. le ministre,
25:43d'avoir été notre invité ce matin.
25:46Philippe Baptiste,
25:46ministre de l'Enseignement supérieur,
25:48de la recherche et de l'espace.
25:49On vous souhaite une bonne journée.
25:51Qu'est-ce qu'il y a
25:51au programme d'un ministre
25:52comme pour la journée d'aujourd'hui
25:54avec les manifestations
25:56qui vont se dérouler, évidemment ?
25:58Aujourd'hui, il y a beaucoup de temps
26:00de discussion et d'interaction
26:01sur le terrain
26:02avec des présidents d'universités,
26:04avec des responsables locaux.
26:06Il y a du suivi,
26:07il y a comprendre
26:07ce qui se passe, évidemment.
26:09Et puis, il y a aussi
26:09des rendez-vous autour
26:10de questions budgétaires,
26:12d'organisation,
26:13de préparation de l'avenir.

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