Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Martial You refait le monde avec Stéphane Boudsocq, monsieur cinéma de RTL, Thierry Desmichelle, directeur général de la SND, et Catherine Boullay, responsable de la rubrique médias et pouvoirs à "La Lettre".
Regardez On refait le monde en route pour 2026 avec Martial You du 26 décembre 2025.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Martial You
00:00Bonsoir et bienvenue Netflix, Amazon Prime Video, Disney+, Apple TV+.
00:16Est-ce que tous ces groupes vont dévorer le cinéma en 2026 ?
00:20C'est la question qu'on se pose ce soir jusqu'à 20h.
00:22Évidemment, le séisme, c'est ce raid de Netflix sur Warner Bros,
00:27un des plus grands géants d'Hollywood.
00:30Et ça pose beaucoup de questions sur l'avenir de l'industrie cinématographique.
00:34Surtout que la fréquentation tout au long de l'année a quand même été difficile dans nos salles.
00:38Et le film, d'ailleurs, qui symbolise un peu cette année noire,
00:41c'est Papa Mobile avec Can Merade.
00:43Un flop historique.
00:45Papa Mobile n'est sorti que dans 7 salles en France cet été.
00:49Une sortie technique, comme on dit.
00:50Et il a fait 500 entrées.
00:52Son producteur avait déclaré dès le début que cette histoire de kidnapping d'un faux Saint-Père était ratée.
00:57Et d'ailleurs, Can Merade avait assumé cet échec avec Hubourg.
01:00Ça, c'est insolite quand même ce qui s'est passé là.
01:02Ça passe ou ça casse.
01:03Là, bon, ça n'a pas vraiment passé.
01:05A priori, je l'ai fait et je continue de revendiquer.
01:09Moi, ça fait partie de ma carrière.
01:11Vous savez, j'ai fait le plus grand succès du cinéma.
01:13Là, bon, je vais peut-être me retrouver dans le build le plus important.
01:16Ben voilà, c'est une carrière.
01:18Et ça ne sera peut-être pas la dernière fois.
01:20Ce ratage illustre en tout cas aussi une année 2025 calamiteuse avec 15% de baisse de la fréquentation dans les salles tout au long de l'année jusqu'au mois de décembre.
01:30Les plateformes vont-elles tuer nos salles en 2026 ?
01:32On va en parler avec le patron du producteur SND, avec une spécialiste des médias et avec notre monsieur cinéma, bien sûr, Stéphane Boutsoc.
01:39On se retrouve dans quelques instants.
01:41Martial You, on refait le monde en route pour 2026.
01:45Pour votre santé, bougez plus.
01:48Martial You, on refait le monde en route pour 2026.
01:53Merci d'être avec nous sur RTL.
01:54Vous avez vos pop-corns, vous êtes bien installés.
01:57C'est parti.
01:58C'est parti.
01:58Merci d'assister à la séance avec nous.
02:00Les plateformes vont-elles tuer le cinéma en 2026 ?
02:03C'est la question jusqu'à 20h.
02:05On va en parler avec Stéphane Boutsoc, bien sûr.
02:07Catherine Boulet, responsable de la rubrique Média et Pouvoir à la Lettre.
02:10Et Thierry Desmichels, le directeur général de SND.
02:13C'est un des gros producteurs français.
02:14Alors, l'année n'a pas été terrible dans les salles.
02:16Et puis, alors, elle s'est achevée par un coup de massue.
02:19Un monstre rouge, une étrange chose, apparu dans le paysage français le 15 septembre 2014
02:25et qui est en train de tout chambouler.
02:30Vous savez, depuis ce matin, nous sommes absolument ravis à faire un an que nous attendons de nous lancer ici en France.
02:41La réception est excellente.
02:43Polémique sur la croisette.
02:44Netflix, la plateforme de streaming, présente deux films en compétition officielle.
02:49Problème, elle ne compte pas les présenter en salle et veut les réserver à ses abonnés.
02:52Les exploitants crient au scandale et le festival est obligé de changer ses règles.
02:56Depuis 2019, en fait, il y a une directive européenne qui dit clairement que les artistes interprètes doivent être rémunérés
03:03selon la diffusion de leurs œuvres sur les plateformes.
03:06En gros, plus c'est regardé, plus ça devrait être payé.
03:09En 2021, tout cela a été fixé par la loi.
03:11Loi qui n'a toujours pas été appliquée parce que les différentes parties n'ont pas encore réussi à se mettre d'accord.
03:16Tiens, tiens, il y a une voix que je reconnais et qu'on va retrouver dans un instant.
03:20Netflix et sa signature immanquable.
03:22Bien entendu, Netflix est le générique de sa série incontournable en cette fin d'année Stranger Things.
03:27C'est pour ça que je vous parlais des étranges choses.
03:30Et Netflix qui a lancé donc, il y a quelques jours, un raid à plus de 80 milliards de dollars
03:35pour racheter un géant des studios hollywoodiens, Warner Bros.
03:39C'est un séisme Catherine Boulet, vous êtes responsable de la rubrique Média et pouvoir à la lettre.
03:44Oui, Netflix qui rachète la Warner, c'est potentiellement un énorme tremblement de terre.
03:48Pourquoi ? Parce que la stratégie de Ted Sarandos, le patron de Netflix,
03:52ça a toujours été la priorité pour ses abonnés, pour la plateforme.
03:56Donc ça veut dire quoi ?
03:57Ça veut dire que s'ils rachètent, ça fait moins de films en salle.
04:01Moins de films en salle, ça veut dire moins de billets vendus.
04:04Moins de billets vendus, ça veut dire quoi ?
04:05Ça veut dire moins de taxes affectées pour la CNC.
04:08Vous savez, c'est cette partie du billet qui va directement pour financer le cinéma français.
04:13Ça c'est chez nous, vous parlez du tout.
04:14Et c'est chez nous.
04:15Et donc ça a un énorme impact pour les salles de cinéma,
04:18mais aussi pour le financement du cinéma français.
04:21Mais cet impact-là, il existera aussi dans tous les pays du monde qui ont des salles de cinéma.
04:26Je ne parle pas du financement, je parle des salles de cinéma.
04:29Là, c'est un séisme effectivement, comme vous l'avez dit.
04:31Et ça montre en tout cas, quand on regarde ce qui est en train de se passer,
04:34c'est que finalement, l'abonné vaut plus que le spectateur, a plus de valeur marchande.
04:39Absolument, ça c'est la logique et c'est la stratégie de Ted Sarandos depuis le débarque.
04:43C'est-à-dire que l'exclusivité de ces films sur la plateforme, c'est ce qui lui ramène des abonnés.
04:48Donc, il ne peut pas négliger ça.
04:50Et la salle arrive forcément en second.
04:52Donc, oui, l'abonné vaut plus, oui, tout à fait.
04:55Stéphane Boutsoc, notre monsieur cinéma, qu'on entendait dans l'archive il y a quelques minutes.
04:59Qu'est-ce que ça veut dire, le fait que Netflix rachète Warner potentiellement pour le monde du cinéma ?
05:05C'est un signal assez redoutable qui est envoyé,
05:08parce qu'on a complètement inversé les rôles.
05:10Il faut quand même se souvenir que Warner, c'est une création des frères Warner en 1923.
05:15C'est un des piliers du cinéma qui a accompagné toutes les évolutions de la salle,
05:20l'arrivée du parlant, l'arrivée de la couleur du cinémascope.
05:23Donc, c'est un studio qui a été créé pour que les films aillent rencontrer le public dans la salle.
05:27Là, il y a plein de questions, parce que la politique de Netflix,
05:31c'est de passer directement sur le format plateforme.
05:34Comment ça va se passer ?
05:35Alors, aux Etats-Unis, c'est plus permissif.
05:37Ce qu'on appelle, nous, la chronologie des médias chez nous est très encadrée.
05:41À ce stade, d'ailleurs, je crois que Max, qui est la plateforme de Warner,
05:45doit attendre 17 mois pour diffuser ses films.
05:47Là, comment ça va se passer aux Etats-Unis ?
05:49Vous restez 4 jours dans les salles, vous pouvez basculer tout de suite en plateforme.
05:52Et c'est un peu la stratégie de Netflix, justement,
05:54de limiter le temps en salle quand ils produisent un film qui sort en salle.
05:57Alors, ils limitent le temps, ça leur permet de concourir aux Oscars,
06:00puisque quand même, la loi aux Etats-Unis impose que pour concourir aux Oscars,
06:03il faut qu'il y ait une sortie salle.
06:06Mais le laps de temps est tout petit.
06:08Comment ça va se passer en France et en Europe ?
06:10Parce qu'il y a une chronologie des médias européennes.
06:12Les exploitants sont hystériques.
06:14à cette idée, parce que Warner, il faut quand même rappeler,
06:16c'est un studio extrêmement puissant.
06:18C'est le studio de la franchise de Superman, de Batman,
06:20c'est le studio de Nils Wood, de Denis Villeneuve.
06:23Il y a des cinéastes emblématiques qui, eux,
06:25refusent absolument que leurs films aillent directement sur les plateformes.
06:28Et on ne peut pas imaginer, quand on s'appelle Netflix,
06:30n'être intéressé que par le catalogue,
06:33qui est extraordinaire de Warner.
06:34Mais ça ne peut pas être que ça, l'intérêt.
06:36On ne met pas 85 ou 100 milliards pour un catalogue.
06:39Alors, on met la main là-dessus, oui, évidemment.
06:41Mais il y a aussi l'idée, j'imagine, comme l'a fait Disney,
06:44de développer aussi des séries adaptées de l'univers DC Comics.
06:49Encore une fois, c'est une gamme de super-héros.
06:51C'est Batman et Superman, Superman, Wonder Woman, tous les autres.
06:54Donc ça, je pense qu'évidemment, ça va très vite arriver
06:57si l'offre est concrétisée.
06:59Et puis, en effet, on peut imaginer qu'il y ait des films emblématiques.
07:02Pourquoi est-ce que Dune, par exemple,
07:03qui est une des belles franchises de Warner,
07:05le troisième est prévu en salle à la fin de cette année 2026,
07:08devienne lui aussi une série qui ait des spin-offs sur certains personnages,
07:12des séries dérivées ?
07:13C'est ça l'idée.
07:14C'est d'ouvrir totalement.
07:15Adlibidum.
07:15Comme Disney l'a fait avec Star Wars ou avec plein d'autres franchises.
07:19Catherine Boulet, là où les plateformes sont fortes quand même,
07:22c'est qu'il n'y a jamais d'échec sur Netflix,
07:25sur Amazon Prime Video ou Apple Plus,
07:28à la différence des entrées de cinéma qu'on voit chaque semaine.
07:30Alors, il n'y a jamais officiellement d'échec,
07:34même si elles en concèdent un certain nombre.
07:36On peut se souvenir, par exemple, de la série Drôle,
07:39qui n'a connu qu'une saison.
07:41La saison 1, c'était la série de Fanny Herrero.
07:44Minuit dans l'univers, réalisé par Georges Clooney,
07:46ça n'a pas été un carton non plus.
07:48Donc ça disparaît, en général, dans le catalogue, un peu plus loin.
07:51Ce n'est pas que ça disparaît,
07:51parce qu'il y a quand même une communication de la part des plateformes
07:54sur ces échecs, ou en tout cas ces pseudo-échecs.
07:57Ce que nous offrent les plateformes, c'est un classement, des plus-vues.
07:59Donc vous avez toujours le numéro 1, le numéro 2, le numéro 3.
08:02Mais pas de chiffres à côté.
08:04Donc, là-dessus, on peut rendre hommage au cinéma français
08:07et à sa transparence, puisque chaque mois, ici en France,
08:10vous avez les chiffres des entrées en salle.
08:13Et ça, c'est plutôt à mettre à leur honneur.
08:15Alors, Stéphane Boutsoc, on va faire le bilan de cette année,
08:18parce que ça a été terrible, l'année, au niveau fréquentation.
08:20Tout le monde a souffert.
08:21Les films américains, les films français,
08:23on dit que c'est la pire année depuis 1999, c'est ça ?
08:27On fera les comptes, là, dans quelques jours.
08:30Et on laisse passer l'épisode Avatar, qui est sorti en 17,
08:33et qui va évidemment amener, on l'espère, pour les exploitants,
08:35surtout des millions de personnes dans les salles.
08:37Mais vous donniez un peu la tendance en début d'émission,
08:40il va manquer 20, 25 millions de spectateurs dans les salles
08:43par rapport à l'an dernier.
08:44C'est-à-dire, une année normale, c'est quoi ?
08:46C'est 180 millions ?
08:47Alors, les très belles années, on a frôlé,
08:49même atteint les 200 millions.
08:50Il y a eu, évidemment, l'épisode Covid,
08:52et on était revenus l'an passé à un peu plus de 180 millions,
08:55181 millions, qui était une très belle année.
08:57Mais, il y a un vrai mais, c'est que l'année dernière,
09:00elle était exceptionnelle, parce qu'il y a eu le phénomène Artus,
09:03parce qu'il y a eu Monte Cristo,
09:04et parce que les gros films américains ont aussi performé.
09:07Ce qui n'est pas non plus l'amour rouge.
09:09Il faut aussi dire un mot du cinéma américain.
09:11On parle du cinéma français, là,
09:12mais le cinéma américain n'a pas non plus surperformé cette année,
09:14loin de là.
09:15Donc, il a manqué quelque chose cette année,
09:17et moi, je pense que c'est l'offre.
09:18Il a manqué une offre cette année, clairement.
09:20L'an dernier, c'est une année exceptionnelle.
09:22Et alors, si on fait ce bilan,
09:24on n'a évidemment pas tous les ans Monte Cristo,
09:26mais depuis le début du mois de décembre,
09:30on voit arriver quand même,
09:31il y a Avatar, on l'évoquait,
09:32il y a Zootopie, qui a très bien démarré aussi.
09:34Qui est le Disney de Noël,
09:35qui est traditionnellement extrêmement attendu,
09:37qui est réussi en plus,
09:38et c'est vrai que la première semaine d'exploitation,
09:40c'est plus de 2 millions d'entrées.
09:41Donc, il y a un signal envoyé,
09:43preuve que quand l'offre est là,
09:46le public vient aussi.
09:46Il y a quand même un public, oui.
09:47Mais un mois de décembre ne peut pas sauver une année.
09:50Non, ça va un peu tempérer les choses.
09:52Et encore une fois, on attend les chiffres d'Avatar
09:54et de voir comment le phénomène va ou pas se reproduire.
09:56Avatar, c'est 2 fois 14 millions d'entrées,
09:58quand même, pour les deux premiers.
09:59Donc, attendons.
10:01Thierry Desmichels est avec nous.
10:02Bonjour.
10:03Bonjour.
10:03Vous êtes directeur général de SND.
10:05Donc, vous, vous avez produit,
10:07puisque vous êtes producteur de cinéma,
10:08évidemment, de nombreux films cette année,
10:11et notamment Kaamelott,
10:12qui a dépassé le million,
10:14et pourtant, on dit, c'est un peu une déception.
10:16Ah non, c'est très clairement une déception.
10:18Le film n'a pas convaincu totalement le public,
10:22et en plus de ça, il est trop long,
10:23donc on a eu 4 séances par jour au lieu de 5,
10:26donc c'était un vrai problème.
10:27Ah oui, trop long, c'est ça.
10:28C'est-à-dire que lorsque la durée est trop longue,
10:30vous ne pouvez pas l'exploiter autant de fois qu'un autre film.
10:32Ah oui, c'est intéressant ça.
10:33C'est un peu dommage,
10:33on avait fait 2 millions aussi sur le premier,
10:35le deuxième n'a pas trouvé son public.
10:37Ça veut dire qu'une suite sur un film très attendu
10:41ne suffit pas à faire un succès ?
10:42Vous savez, c'est le public qui décide,
10:45et le métier du distributeur, c'est d'ouvrir,
10:47c'est les 5 premiers jours où il fait son travail.
10:50Derrière, si le bouche à oreille n'est pas bon,
10:53le public ne suit pas.
10:55Et d'ailleurs, Stéphane Lutzuck, c'est ça ?
10:56C'est le produit en tant que tel,
10:58en tout cas pour Kaamelott,
10:59qui fait qu'on n'atteint pas les chiffres du premier ?
11:00Kaamelott, ça fait partie des marques,
11:02c'est-à-dire que c'est une franchise.
11:03À la télévision, rappelons que c'est quand même
11:05toujours diffusé quasi quotidiennement
11:08sur les chaînes du groupe M6,
11:09et que ça marche plutôt bien.
11:10En effet, Thierry le disait,
11:11le premier épisode qui était sorti après le Covid
11:15avait vraiment marché.
11:16Je crois qu'il y avait aussi une envie des gens
11:17de retrouver la salle.
11:18Exactement, il y avait le premier film
11:20avec le pas sanitaire,
11:21et malgré ça, on a fait 2 600 000 entrées.
11:25Et là, celui-ci, 1 million,
11:26il y a une deuxième partie qui est tournée,
11:29qu'on n'a pas encore vue,
11:30qui est en montage.
11:31Donc c'est vrai que l'exercice va être
11:33compliqué.
11:34Ben oui, c'est ça.
11:34C'est-à-dire que là, dans ces cas-là,
11:35du coup, on a déjà mis des billes
11:37sur quelque chose dont on n'est plus très certain.
11:38Mais quand je regarde, Stéphane Boustock,
11:40justement, cette année où il a manqué d'offres,
11:42il y a eu beaucoup de suites aussi.
11:43Il y a eu Mission Impossible,
11:45il y a eu du Rassipac,
11:46et ce n'était pas forcément des réussites.
11:48Non, parce qu'il y a un double souci cette année.
11:49Il y a un souci d'offres, en effet,
11:51et quand l'offre est là,
11:52avec des marques fortes,
11:53vous parlez de Mission Impossible,
11:55on a l'impression aussi
11:55qu'on est peut-être arrivé au bout d'un modèle,
12:03où on met Tom Cruise à l'affiche en se disant
12:05« Ben oui, ça va cartonner »,
12:06alors ça marche,
12:07mais la boîte qui a produit,
12:09donc Paramount qui a produit Mission Impossible,
12:11va perdre aussi énormément d'argent,
12:13parce qu'en plus,
12:14et Thierry connaît ça mieux que moi,
12:15en plus de la fabrication du film,
12:17vous payez la promo du film Mission Impossible,
12:19Tom Cruise, il a fait le tour du monde,
12:21donc ça a coûté quasiment autant.
12:22Donc là, il y a une énorme somme d'argent.
12:24Même venu pour les JO à Paris.
12:26Catherine Boulet ?
12:27Est-ce que Formule 1 n'est pas un contre-exemple ?
12:29Exactement.
12:30Formule 1 avec Brad Pitt,
12:31qui a fait 3 300 000 entrées,
12:32qui est un des plus gros succès de cette année,
12:34qui est un film qu'on n'attendait pas forcément,
12:36sur un modèle un peu classique,
12:38vous savez, c'est les producteurs de Top Gun,
12:39donc il y a ce côté, la star,
12:40et puis le personnage un peu déchu
12:42qui va revenir à la lumière.
12:45Il y a le charisme de Brad Pitt,
12:46évidemment qu'on ne voit pas tant que ça au cinéma finalement.
12:48Et puis oui, il y a une proposition,
12:49il y a un univers qu'on a assez peu abordé au cinéma,
12:52et le film cartonne.
12:52Pour revenir au thème de ce soir,
12:55est-ce que ce n'est pas aussi,
12:55moi c'est l'impression que j'ai eu en regardant F1,
12:58un film à la Netflix,
13:01à la plateforme,
13:01dans la façon de raconter, de tourner ?
13:03Alors moi je trouve que c'est un vrai film de Cinoche,
13:05pour le coup.
13:05Je trouve que le film a une, pardonnez-moi,
13:07mais a une gueule assez folle,
13:08et moi j'étais ravi de voir ça au cinéma.
13:10Alors là, pour le coup,
13:11j'étais très content de voir ça sur un très grand écran.
13:13C'est un film de Cinoche, F1.
13:14Parce qu'il y a du rythme,
13:15ça rappelle évidemment aussi une série qui existe sur Netflix,
13:18consacrée au Grand Prix de Formule 1.
13:19Vous voyez, il y avait des trucs
13:20qui pouvaient éveiller en tout cas un public
13:22sensibilisé du côté des plateformes.
13:25Vous vivez la vitesse,
13:26vous vivez le son avec le grand écran.
13:28Et ça, cette expérience-là,
13:29vous ne l'avez pas devant votre ordinateur.
13:31Et bien vous savez quoi ?
13:32Je vous propose de rester dans le fauteuil,
13:34justement, dans votre salon,
13:35ou devant votre ordinateur,
13:36et puis de continuer cette fois l'expérience radio
13:38avec nous jusqu'à 20h.
13:40On va marquer une pause,
13:41et puis on continue à voir comment
13:44les plateformes sont en train de changer
13:46le monde du cinéma.
13:47C'est après quelques réclames.
13:48Merci d'être avec nous sur RTL.
14:02Est-ce que vous êtes allé au cinéma hier ?
14:04Oui, et pourquoi je vous demande ça ?
14:05Parce que le jour de Noël,
14:07c'est le jour où on va le plus au cinéma dans l'année.
14:10Et on en a besoin parce que la fréquentation a souffert en 2025,
14:13on en parle depuis le début de cette émission.
14:15Heureusement, il y a Avatar en ce moment,
14:17ça va peut-être nous sauver,
14:18mais vous êtes peut-être resté aussi à la maison,
14:20devant une série.
14:21Alors, est-ce que Netflix, Disney, Apple, Amazon et autres
14:24vont tuer nos salles ?
14:25On en parle avec Stéphane Boutsok,
14:27notre spécialiste cinéma à RTL,
14:28Catherine Boulet, la responsable de la rubrique
14:30Média et Pouvoir à la Lettre,
14:32et Thierry Desmichels, le directeur général de SND,
14:35le producteur de cinéma.
14:36Alors justement Thierry,
14:38est-ce que le rythme, le séquençage en feuilleton
14:41qu'on a sur les plateformes,
14:42ça vous oblige aussi, vous,
14:44à changer l'écriture des films qui sortent au cinéma ?
14:46Pas du tout, c'est pas du tout ce que je pense.
14:48Certes, l'offre est morcelée,
14:49le spectateur, je dirais, a une offre gigantesque,
14:52mais moi je n'oppose pas les deux types de consommation.
14:57Et je crois que l'un ne remplacera pas
15:00l'expérience du cinéma.
15:02J'ai totalement confiance en l'exploitation du cinéma,
15:04totalement confiance aux films de cinéma qui vont venir.
15:07Alors il y a un problème d'offres,
15:08sur 2025, c'est évident,
15:10mais il y a plein d'autres problèmes.
15:11Il y a peut-être trop de films dans les salles,
15:13je rappelle quand même que...
15:14Oui, c'est vrai qu'il y avait une quinzaine de films par semaine.
15:17En 2024, il y a eu 401 films français produits,
15:20il y en avait 240 en 2008, je crois.
15:22Donc il y a plein de problèmes sur lesquels il faut vraiment réfléchir.
15:27Mais je ne crois pas du tout que les plateformes,
15:30quelles qu'elles soient,
15:31fassent à terme beaucoup de mal au cinéma.
15:33Ce n'est pas la même expérience.
15:35Oui.
15:35Catherine Boulet, si on fait un parallèle,
15:37moi je me souviens, dans les années 2000,
15:40lorsqu'on parlait de piratage musical,
15:41on disait que c'est les plus gros amateurs de musique
15:44qui vont pirater justement,
15:45ils achètent des disques et ils piratent la musique.
15:47Est-ce qu'aujourd'hui,
15:49le gros consommateur de plateformes
15:50est aussi finalement un cinéphile assez assidu ?
15:53Je pense qu'effectivement,
15:55comme le disait Thierry,
15:57on ne peut pas opposer les modes de consommation.
15:59Ce que je trouve moi très intéressant de voir,
16:02sur l'évolution des chiffres que vous avez évoqués tout à l'heure,
16:05200 millions de personnes allaient au cinéma en France
16:08d'ici la fin de l'année, avant le Covid.
16:10Maintenant, vous avez 70% des gens
16:13qui ont un abonnement à une plateforme.
16:15Ça veut dire quoi ?
16:16Ça veut dire qu'en parallèle,
16:17on est aussi abreuvés d'images,
16:19mais abreuvés en permanence,
16:20avec les vidéos courtes de TikTok,
16:22d'Instagram,
16:23sur YouTube,
16:24c'est 720 000 productions d'images,
16:27ou d'heures d'images par jour.
16:29Alors, on ne consomme pas tout ça.
16:30Mais ça veut dire qu'il faut qu'on répartisse notre attention.
16:33Au bout du compte,
16:34quand est-ce qu'on décide d'aller regarder un film d'une heure et demie ?
16:36Et cette question-là, elle se pose avec acuité pour les jeunes,
16:40notamment les 15-26 ans.
16:41Alors, eux, avant 2013, en tout cas,
16:45on avait des chiffres qui nous indiquaient qu'ils allaient 6 fois par an au cinéma.
16:49Maintenant, c'est 4 fois par an.
16:50Résultat net, 20 millions de personnes en moins au cinéma chaque année.
16:55C'est énorme.
16:56Parallèlement, vous avez aussi un facteur qu'on n'a pas évoqué,
16:59qui est le prix.
17:00Oui, j'allais y venir, j'allais y venir, bien sûr.
17:027 euros en moyenne nationale,
17:04mais si vous y allez en famille,
17:06dans un multiplexe à 25 euros,
17:08c'est un budget.
17:10Oui, parce qu'il faut ajouter...
17:11Les pop-corns.
17:12Voilà, le petit soda et tout ça.
17:14C'est pas obligatoire, mais c'est vraiment un choix.
17:17Et enfin, moi, il y a un truc qui m'interpelle,
17:19c'est que l'événement, il n'est pas toujours au cinéma.
17:22C'est-à-dire que quand on a
17:23House of Dynamite sur Netflix,
17:26qui fait événement,
17:27qui est sur la fin du monde avec une guerre nucléaire...
17:30Très bien fait, d'ailleurs, Sophie.
17:31C'est incroyable.
17:32Incroyable.
17:33On reste en haleine.
17:34On n'a pas envie d'aller au cinéma.
17:36On veut voir ça en octobre.
17:37Il faut quand même se rendre compte aujourd'hui
17:38que le français regarde pas moins de vidéos
17:43ou de films ou d'images animées.
17:45Voilà, il en regarde tout autant.
17:47Moi, j'ai un peu tendance à dire
17:49que c'est pas du tout la même expérience
17:51et qu'en fait, le cinéma va rebondir.
17:55Voilà.
17:56Après, en effet, il faut créer...
17:57Mais rebondir avec moins de monde,
17:59moins de volume ?
18:00En tout cas, moi, je dirais plus de volume.
18:02Enfin, aujourd'hui, je pense qu'on a atteint
18:04un niveau assez bas.
18:05Et je pense qu'en 2026, ça va changer un tout petit peu
18:08parce que l'offre sera nettement meilleure.
18:10Moi, je pense que le cinéma va rebondir.
18:13J'en suis absolument convaincu
18:14et je ne suis pas du tout inquiet.
18:16Non, mais Stéphane...
18:16En fait, ce que dit Thierry est juste...
18:19En fait, on a fêté, là, en 2025,
18:21les 130 ans du cinéma.
18:22La première séance de cinéma,
18:24c'était le 28 décembre 1895 dans un café...
18:26Eh ben, on n'est pas très loin.
18:27On n'est pas loin de l'anniversaire.
18:28Depuis le début, on dit
18:29ça marchera pas, le cinéma va mourir.
18:31On a dit ça quand la radio est arrivée,
18:33quand la télé est arrivée,
18:34et quand le Covid est arrivé,
18:35et après Covid, on a fait, allez,
18:37plus de 180 millions d'entrées.
18:38Donc, une fois que ce problème d'offres
18:41sera réduit, et en effet, l'année prochaine,
18:43ça va commencer fort, là.
18:44Le mars du Piloni arrive dans les salles
18:45le 4 février.
18:46Il y aura le film sur Michael Jackson
18:48en avril.
18:49Et puis, il y a les projets.
18:50Il y a Coco Rico, il y a les De Gaulle,
18:52il y a des films américains qui arrivent sur le papier.
18:55Il faut juste donner ça.
18:56Et moi, je rebondis sur les plateformes.
18:57Oui, on a tous les plateformes.
18:59Moi, je regarde aussi les plateformes.
19:00Mais il y a aussi beaucoup de déchets
19:01sur les plateformes.
19:02Il faut arrêter de dire que tous les soirs...
19:03C'est là où ils sont très forts, oui.
19:05Non, non, non, on commence à le savoir
19:06quand il y a des déchets.
19:07Il faut quand même bien le savoir.
19:09Mais moi, je voudrais rebondir
19:10sur ce que disait Catherine sur l'événement.
19:11Au cinéma, on doit absolument créer l'événement.
19:13C'est indispensable.
19:14Parce que les gens doivent se déplacer,
19:15ils doivent garer leur voiture,
19:16ils ont des enfants,
19:17ils achètent du pop-corn,
19:18et voilà, ils ne sont pas à la maison
19:19dans leur soir.
19:20Donc, c'est un tout petit peu...
19:22Il y a plein de raisons pour ne pas y aller, en fait.
19:24Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
19:26l'offre au cinéma, elle est dingue.
19:28Il y a trop de films,
19:30et il y a beaucoup de films
19:31qui ne sont pas des événements.
19:32Et qui, quelque part, aussi polluent.
19:34Tout ça aussi va devoir se réformer,
19:36et à mon avis,
19:36il va se faire assez naturellement.
19:38Bon, 7 Français sur 10
19:39ont un abonnement,
19:40on le disait avec Catherine Boulet,
19:41à une plateforme de streaming.
19:43Au premier semestre 2025,
19:45selon Just Watch,
19:46le marché était largement dominé
19:48par trois acteurs.
19:49Netflix, Amazon Prime Video,
19:51et Disney, bien sûr,
19:52qui pèsent à E3 70% du marché.
19:54Loin derrière, on trouve donc Apple TV,
19:56Canal+, HBO.
19:58La dynamique, elle est du côté des plateformes,
20:00il ne faut pas le nier,
20:00mais ce n'est pas la première fois
20:02qu'on annonce la fin du cinéma.
20:03Donc, dans les années 70-80,
20:05vous savez qu'on aime les archives
20:06dans cette émission,
20:07c'est la télévision qui rendait idiot
20:09et qui nous éloignait de l'art,
20:10le grand art, le septième art.
20:12Archives RTL,
20:13avec un casting de haut niveau,
20:15quand même, sur RTL,
20:15puisqu'on va retrouver
20:16Eugène Lionesco
20:17et Jean-Christophe Averti en 1976.
20:23Depuis quelques années,
20:24le cinéma et la télévision
20:25sont en concurrence.
20:26Le niveau d'écoute de la télévision
20:28a baissé au cours des deux dernières années
20:30et cela, malgré la multiplication
20:32des passages des films.
20:33Par ailleurs,
20:34les producteurs de cinéma
20:35se plaignent du taux de fréquentation
20:36de leur salle.
20:37Bref, personne ne les concerne.
20:38Balzac, 0-0-0-1.
20:41Bon, il est inutile de dire
20:44que la télévision est infiniment
20:46mais qu'au point de vue culturel,
20:48au point de vue artistique,
20:49c'est une catastrophe.
20:52Systématiquement,
20:53on ne porte pas à votre point
20:53des feuilletons américains
20:54qui font des choses misérables.
20:56Feuilletons contre feuilletons,
20:58film contre film,
20:59blablabla contre blablabla.
21:00Mais qu'est-ce qu'est-ce que
21:00c'est de politique
21:01où on est en France ?
21:02Bon, ils sont durs, hein ?
21:04Jean-Christophe Averti.
21:05Ah là, Averti en 76
21:06contre la télé.
21:07Stéphane Boutsoc,
21:09bon, on souriait
21:10de la contre-performance
21:12de Can Mérade tout à l'heure
21:14mais si on regarde ses films
21:16depuis deux ans,
21:17il a du mal, hein ?
21:18Il n'y en a aucun
21:19qui a dépassé les 250 000 entrées.
21:21100 millions avec Michel Larocque,
21:23quand même plutôt un duo
21:26qui marche d'habitude.
21:27Les Boules de Noël,
21:28Le Larbin,
21:29Le Dernier Souffle
21:29de Costa Gavras,
21:30finalement de Lelouch.
21:32Ça veut dire que
21:33c'est aussi compliqué
21:34d'avoir des têtes d'affiches
21:36qui portent les films en ce moment ?
21:37Alors, cette recette-là,
21:38elle ne fonctionne plus forcément.
21:39J'ai regardé juste avant de venir,
21:40vous avez La Palme d'Or cette année,
21:42film iranien
21:42qui sera le candidat
21:43de la France aux Oscars
21:44qui fait 860 000 entrées.
21:46Si vous ajoutez
21:47le dernier Can Mérade,
21:48le dernier Danny Boon
21:49et un des derniers claviers,
21:51vous n'arrivez pas à ce chiffre.
21:52Ce qui veut dire qu'aujourd'hui,
21:53vous avez des stars encore,
21:55ce sont des stars de l'humour,
21:55ce sont très bons acteurs,
21:56tous ceux que je viens de citer,
21:57mais ça ne suffit plus
21:58à faire venir en masse,
22:00ou en tous les cas par million,
22:01des spectateurs en salle.
22:02Les gens veulent être surpris.
22:04Il y a eu un mouvement
22:05après le Covid
22:06qui a été initié par Pathé,
22:07pour ne pas décider,
22:08qui a décidé de mettre
22:09beaucoup de sous,
22:09mais vraiment beaucoup,
22:10beaucoup de sous sur la table
22:11pour faire des films de patrimoine.
22:13Donc, on a eu
22:13Les Trois Mousquetaires,
22:14on a eu Le Conte de Monte Cristo,
22:15on a eu Notre Dame Brûle,
22:17qui ont des films
22:17qui ont pour certains
22:18extrêmement bien marché
22:19et ça a donné un mouvement.
22:20Et je ne dis pas ça
22:21parce que Thierry est là,
22:22mais SND, par exemple,
22:23va relancer
22:24un personnage culte du cinéma
22:27qui est Fantomas,
22:28en revenant, je crois,
22:29Thierry,
22:30à la base de ce qu'est le personnage.
22:31Fantomas, c'est un méchant.
22:32Oui, ben oui.
22:33Dans Les Deux Funès,
22:33c'est un...
22:34Voilà.
22:34Mais là, on va revenir à la base
22:36et il faut aussi oser.
22:38Alors, ça coûte des sous,
22:39j'imagine,
22:39mais il faut essayer
22:40de surprendre les gens
22:41et de leur dire,
22:42tiens, ça,
22:42vous ne l'avez pas vu
22:43depuis 50 ans,
22:44on va vous le montrer,
22:45mais en plus différemment.
22:46Et c'est ce qu'a fait Pathé
22:46avec Les Mousquetaires.
22:48Thierry Desmichels,
22:48on refait la même chose
22:49d'essayer avec
22:50Le Fantôme de l'Opéra.
22:51Exactement.
22:51Qui est tourné
22:52et dont j'ai déjà vu
22:54deux montages.
22:54Très réussi.
22:55Très réussi, tant mieux.
22:57Mais ça veut dire quoi ?
22:58Ça veut dire que
22:58ce genre de licence
23:00qui parle aux souvenirs
23:01du téléspectateur,
23:02c'est important
23:03d'aller les rechercher,
23:04ces patrimoines-là
23:05de la culture ?
23:06On cherche quand même
23:07des marques.
23:08Ça nous aide.
23:09C'est pas un manque
23:10d'inventivité ?
23:12Non, parce qu'il faut
23:12réécrire le script,
23:13réécrire le personnage
23:14et les Fantomas,
23:16dans un peu
23:16l'esprit collectif,
23:17c'est quand même
23:18Louis de Funès et Jean Marais.
23:19Donc là, on change
23:20totalement de braquet.
23:23Donc non,
23:23c'est pas un manque
23:24de créativité.
23:24Mais une marque,
23:25ça nous aide.
23:26Là, c'est un gros budget
23:27puisqu'on est à 35 millions d'euros.
23:29Tout le marché a répondu,
23:30à la fois le marché français
23:32que le marché international
23:33puisqu'on revient
23:33dans l'American Film Market
23:34et on l'a très bien vendu.
23:36On cherche des marques,
23:38on va essayer
23:38de trouver une cohérence,
23:39d'avoir un bon script,
23:41un bon casting.
23:42L'équilibre,
23:42c'est toujours un pari,
23:43comme d'habitude.
23:44L'équilibre sur un film
23:44comme ça, Thierry Desmichels,
23:46pour SND,
23:47c'est aussi l'international
23:48parce que vous dites
23:48que ça a coûté 35 millions.
23:50Je pense au film de Besson,
23:52c'est 45 millions, je crois.
23:54Le budget,
23:54il a fait 650 000 entrées.
23:56Oui, mais il a très bien marché.
23:58Il a très bien marché.
24:00Même en France,
24:00il a marché.
24:01Je rappelle que c'est SND
24:02qui l'a sorti.
24:03Oui, mais 650 000 entrées
24:04pour un Besson,
24:04c'est pas non plus démentiel quand même.
24:06Bien sûr,
24:06mais c'était un Dracula,
24:07encore un Dracula.
24:08Donc voilà.
24:09Le film est très réussi.
24:11Donc l'histoire d'amour,
24:12je ne sais pas si vous l'avez vu,
24:13mais il fait très bien.
24:15Et l'international
24:16a son rôle dans ces cas-là.
24:17L'international a son rôle.
24:19Et d'ailleurs,
24:19c'est intéressant
24:19parce qu'on voit
24:20comment réagit le marché.
24:21À l'American Film Market,
24:22il y avait tous les distributeurs
24:24du monde qui étaient là.
24:25Ils ont tous fait des offres.
24:26Ça prouve que le script
24:27et le casting
24:27et le réalisateur
24:28étaient convaincants.
24:30Catherine Boulet,
24:31il y a aussi, c'est vrai,
24:31un financement
24:32typiquement français,
24:34une forme d'exception française
24:35aussi sur le financement
24:36de ce cinéma
24:36avec le CNC
24:37qui a sa part aussi
24:38dans l'existence
24:39d'une offre française.
24:41C'est capital.
24:41On a un socle
24:43à notre écosystème de cinéma
24:44en France
24:46via le CNC aussi,
24:47la chronologie des médias.
24:48Alors, vous parliez tout à l'heure
24:49de la télévision
24:50en concurrence
24:51avec le cinéma
24:52dans les années 70.
24:53Vous aviez,
24:54quand la télévision est devenue,
24:55est entrée dans les foyers français,
24:57cinq ans
24:58entre le moment
24:58où le film sortait en salle
25:00et le moment
25:00où il pouvait arriver
25:01à la télévision.
25:02Ça paraît lunaire aujourd'hui,
25:03cinq années.
25:04Donc, pour protéger le cinéma,
25:06vous avez toujours,
25:07aujourd'hui,
25:07le cinéma en salle,
25:08une fenêtre d'exclusivité.
25:10Donc, le cinéma sort en salle.
25:12Ensuite, quatre mois plus tard,
25:13il va sortir en VOD.
25:14Ensuite,
25:15vous allez avoir les plateformes
25:16et tout ça,
25:17c'est très, très codifié.
25:18Sauf que,
25:19quand vous avez,
25:20on en parlait tout à l'heure,
25:21Netflix ou Amazon
25:22qui sortent un film-événement
25:24directement sur la plateforme,
25:26ça casse notre bouclier.
25:27Et c'est là-dessus
25:28qu'il faut s'interroger.
25:29Vous parliez tout à l'heure
25:30de la stratégie de Pathé
25:31qui s'oriente vers le film patrimonial.
25:33Mais il faut voir
25:34que Pathé,
25:34Jérôme Cédoux,
25:35il vient juste de revendre,
25:36alors, certes,
25:37une part minoritaire
25:39de son groupe.
25:40Mais à Rodolphe Saadé,
25:41c'est M.
25:42Voilà.
25:43Et donc,
25:43ça veut dire qu'il a quand même
25:44besoin d'argent frais
25:45pour garder ça.
25:46Mais alors,
25:47on a aussi réussi à arrimer
25:48quand même les plateformes,
25:49précisément.
25:50On les a arrimées
25:51dans le financement,
25:52on le disait,
25:52pour qu'elles fassent partie
25:53de l'écosystème quand même.
25:54Elles sont dans l'écosystème,
25:56mais avec quand même
25:57des tiraillements.
25:57Par exemple,
25:58vous avez Netflix
25:58qui fait un recours
25:59devant le Conseil d'État
26:00pour dire,
26:01attendez,
26:01nous,
26:01on n'est pas d'accord,
26:02on arrive 15 mois
26:03après la sortie en salle,
26:05c'est beaucoup trop pour nous,
26:06on n'est pas d'accord
26:07avec ce système
26:08et on verra
26:09ce que dit le Conseil d'État.
26:10Et puis,
26:10c'était une obligation,
26:11elles ne sont pas venues volontairement.
26:12Oui,
26:12bien sûr,
26:13bien sûr.
26:13Pour ça,
26:13on les a arrimées.
26:15On leur a tordu le bras
26:16et elles ne sont pas d'accord
26:17et elles le disent.
26:17Et Stéphane Boutsoc,
26:19est-ce qu'il y a un changement
26:21dans l'attente du public aussi ?
26:23Avec cette offre pléthorique
26:24qu'on évoque depuis le début,
26:26le fait qu'on est beaucoup plus sujet
26:28à regarder des vidéos,
26:30des images,
26:31des plateformes
26:32et donc avec une autre attente
26:34vis-à-vis du cinéma derrière.
26:36Oui,
26:36l'attente,
26:36elle est simple,
26:37c'est surprends-moi.
26:38Surprends-moi,
26:38montre-moi un truc
26:39que je n'ai pas déjà vu
26:40et qui mérite
26:41que je paye en effet
26:427 euros
26:43plus la bouteille d'eau
26:44plus le paquet de bonbons.
26:45Oui,
26:45bien évidemment,
26:46mais ça passera
26:47aussi par là
26:48et quand vous regardez
26:49le box-office cette année,
26:50je pense à un film
26:51comme Une bataille après l'autre
26:52avec Leonardo DiCaprio
26:53qui est un vrai film
26:55d'auteur américain.
26:56Le film fait 1 million,
26:571 million 400 000 entrées
26:58en France.
26:59Alors,
26:59ça ne sera pas assez
27:00pour rembourser le film
27:01non plus au niveau international
27:02mais c'est un vrai score,
27:04vous vous rendez compte ?
27:05Pour un film qui est très long,
27:06qui est un film politique,
27:07qui est un film aussi spectaculaire
27:08mais qui a très très bien marché
27:09et je trouve que le signal là,
27:10il est très bon.
27:11Oui,
27:11quand vous proposez ça aussi,
27:12les gens y vont.
27:13Et il faut être audacieux
27:14mais est-ce qu'il faut réduire l'offre ?
27:15On en parle un tout petit peu
27:16avec Thierry Desmichels tout à l'heure
27:18parce que finalement,
27:1915 films qui sortent par semaine,
27:21évidemment qu'il va y avoir du déchet.
27:22Évidemment que c'est trop.
27:23Bien évidemment,
27:23sans vous regarder les chiffres,
27:25ce qui est intéressant,
27:25on a les chiffres de la première journée
27:27et même de la première séance,
27:28vous avez 15, 17 sorties,
27:30allez vous en avez 4, 5
27:32où c'est pas mal
27:33et le reste,
27:35ils sont sur le champ de bataille.
27:36C'est toutes les semaines pareil
27:37et quoi qu'on en pense,
27:39un réalisateur,
27:40il ne fait pas forcément un film
27:41pour faire un film.
27:41Il y met 2 ans, 3 ans de sa vie,
27:43il y a des boîtes de prod,
27:44il y a des sociétés de distribution,
27:45ça coûte de l'argent
27:46et quasiment à 9h le mercredi matin,
27:49on sait que c'est perdu.
27:51On a gagné,
27:51heureusement,
27:52on s'est gagné de temps en temps.
27:53Mais je trouve que la règle est terrible.
27:54Donc oui,
27:55il y a trop de films,
27:55évidemment qu'il y a trop de films.
27:56Il y a 30% de films
27:59qui font moins de 20 000 entrées.
28:01Alors ça,
28:02c'est énorme.
28:02C'est comme dans l'édition.
28:03Pas le même prix.
28:04Oui, c'est ça, oui.
28:05Oui,
28:05donc il y a quand même énormément de déchets,
28:06c'est ça que vous voulez dire.
28:07Ce n'est pas du déchet.
28:08Parce que dans ces films
28:09qui font moins de 1 000 entrées,
28:10il y a des choses superbes aussi.
28:12Mais ça n'arrive pas au public,
28:13en fait.
28:14Et c'est aussi parce qu'on donne
28:15leur chance à certains réalisateurs,
28:17à certains producteurs
28:18de faire un premier,
28:19un deuxième,
28:19un troisième film
28:20que vous arrivez
28:21à Anatomie d'une Chute,
28:22Justine Trié,
28:23à l'Oscar en 2024.
28:25C'est parce qu'on a
28:26ce système de préservation
28:27et peut-être cet écosystème
28:28un peu,
28:29une sorte d'éprouvette
28:30de laboratoire
28:31avec des films ratés
28:32qu'on arrive à en réussir certains.
28:34Est-ce que les plateformes
28:34peuvent être la voiture balai justement ?
28:36Récupérer ces films
28:37que les gens n'ont pas forcément
28:37vu en salle
28:38et puis leur donner une chance
28:39sur une plateforme ?
28:41Thierry Desmichels.
28:41Moi, je ne crois pas du tout.
28:42Les plateformes,
28:43elles doivent aussi
28:44avoir un public,
28:45trouver leur public
28:46et le conserver.
28:47Donc,
28:48elles ont une démarche qualitative
28:49et elles ont une démarche...
28:51C'est vrai,
28:51mais vous voyez,
28:51vous avez des séries
28:52comme Casa de Papel
28:53qui ont existé en télévision
28:54en Espagne
28:55et qui ne marchaient pas trop.
28:56Dans la mémoire collective.
28:57Et qui ont marché après
28:58parce que Netflix
28:59l'a récupéré, quoi.
28:59Oui, bien sûr.
29:04en cohérence avec le marché.
29:05Cohérence avec le marché,
29:06ça veut dire qu'il faut
29:07qu'il y ait un public aussi en face.
29:08Parfois,
29:09on ne se pose pas forcément
29:09la bonne question.
29:10C'est quoi la bonne question alors ?
29:11Est-ce qu'on fait quelque chose
29:12qui peut intéresser le monde ?
29:14Par exemple ?
29:14Surprendre,
29:15comme disait Stéphane.
29:15Par exemple.
29:16On a peu de temps
29:16pour vendre un film
29:17à un public.
29:19Est-ce qu'on sait le vendre ?
29:20Est-ce qu'on peut le vendre ?
29:21Vous avez des films invendables,
29:22même parfois
29:23des films de bonne qualité.
29:24Vous pensez à quoi ?
29:25Parce que...
29:26Non.
29:26Non, vous ne pouvez pas le dire.
29:28On va l'éviter.
29:29Mais ça m'arrive
29:32de le penser très fort.
29:34Est-ce qu'aujourd'hui,
29:35SND a les moyens
29:37de s'offrir des acteurs
29:39comme Omar Sy,
29:40comme Georges Clounet ?
29:41Je vous dis Omar Sy
29:42parce que je me souviens
29:43qu'SND avait produit
29:44de l'autre côté du périph
29:45au cinéma.
29:47Co-produit.
29:47Co-produit.
29:48Et la suite,
29:49elle est partie sur Netflix
29:50parce qu'à l'époque,
29:52M6 disait
29:53qu'on n'a plus les moyens.
29:54Il est trop cher pour nous.
29:56Non, non.
29:56Ce n'était pas du tout
29:57à cause de Omar Sy.
29:57C'est pas à cause
29:58du budget du film.
29:59Où, globalement,
30:01Netflix a décidé
30:01de payer intégralement
30:02le budget du film.
30:03Alors qu'en France,
30:04le film se monte
30:06par compartiment.
30:07La télévision payante,
30:09la télévision gratuite,
30:10le distributeur,
30:11les ventes internationales
30:12et comme ça.
30:13Netflix est arrivé,
30:14ils ont fait un chèque
30:14de la globalité,
30:15le producteur a décidé
30:16d'aller là-bas.
30:17C'est son choix.
30:18Moi, je considère
30:19qu'au bout de 28 jours,
30:21le film, il a disparu.
30:22Parce qu'au début,
30:23il est en front page
30:25et puis ensuite,
30:26il a disparu.
30:27Et d'ailleurs,
30:27je pense que le premier
30:28restera dans la mémoire
30:29collective
30:30et beaucoup moins
30:31le deuxième.
30:32Il y a les plateformes
30:33qui chamboulent le cinéma.
30:34On en parle depuis tout à l'heure.
30:35Et puis, il y a une révolution
30:36technique de plus
30:37qui est en train d'arriver.
30:38C'est l'intelligence artificielle.
30:39Alors, est-ce que l'IA
30:41va venir perturber
30:42le 7e art ?
30:43On va en parler dans quelques jours.
30:44Martial You,
30:45on refait le monde
30:46en route
30:47pour 2026.
30:4975-13-13.
30:50Appel non sur taxé.
30:51On refait le monde
30:52en route
30:52pour 2026.
30:53Martial You
30:54sur RTL.
30:56Merci d'écouter RTL.
30:57On est ensemble
30:58jusqu'à 20h.
30:59Le cinéma,
31:00c'est une industrie.
31:01On en parle
31:01depuis tout à l'heure.
31:02C'est aussi un commerce
31:03local.
31:04Parce que vous avez
31:042000 cinémas en France.
31:06Vous avez 250 multiplexes,
31:085 réseaux de diffusion.
31:09Vous les connaissez.
31:10C'est Pathé,
31:10CGR,
31:11UGC,
31:12Megarama,
31:13Kinépolis.
31:14Ils concentrent
31:15la moitié des entrées.
31:16Et aujourd'hui,
31:17on dit que les plateformes
31:18menacent les salles.
31:19Dans les années 70,
31:20c'était la télévision
31:21qui concurrençait le cinéma
31:23avec des mouvements de grève
31:24contre le film
31:25du dimanche soir
31:26à la télévision.
31:27Vous allez l'entendre
31:27dans un instant.
31:28Et il y a eu parfois aussi
31:29des actes de piratage
31:31comme on en connaît aujourd'hui.
31:32On va retrouver
31:33une pépite.
31:35Elle date de 1973
31:36où un film érotique,
31:38figurez-vous,
31:38était apparu
31:39au beau milieu
31:40de la série
31:40Les Rois Maudits.
31:52Donc,
31:53mardi,
31:53les téléspectateurs
31:54sont tranquillement
31:55assis chez eux
31:56en train de regarder
31:56le dernier épisode
31:57des Rois Maudits.
31:58Tout se passe bien
31:59lorsque soudain,
32:00l'histoire de France
32:00s'estompe
32:01et laisse la place
32:02à une autre histoire
32:03bien connue
32:04mais qui n'a absolument
32:05aucun rapport
32:06avec la précédente.
32:07On a vu le sexe de la femme,
32:08le sexe de l'homme
32:09et uniquement ceci.
32:12Donc,
32:12le temps n'est pas
32:13tellement propice
32:13à la promenade.
32:14Mieux vaut rester chez soi
32:15mais un dimanche encore
32:17sans télé.
32:17La grève des techniciens
32:19de l'ORTF
32:19n'a toujours pas trouvé
32:20de solution.
32:22Un dernier mot,
32:22François Truffaut.
32:23Qu'en ferez-vous
32:23de la télévision ?
32:24Un jour.
32:25Je ferai de la télévision
32:26le jour où l'argent
32:27sera davantage sur l'écran
32:28et un peu moins
32:29dans les bureaux.
32:29J'ai l'impression
32:32d'entendre des réflexions
32:33d'aujourd'hui
32:33avec François Truffaut
32:34à la fin.
32:35C'était pour l'anecdote
32:36l'histoire du film érotique
32:37au milieu des rois maudits.
32:39Catherine Boulet,
32:40est-ce que l'économie
32:41des plateformes,
32:42elle oblige aujourd'hui
32:43les chaînes de télévision
32:45à changer leur stratégie
32:46aussi pour monétiser
32:47les contenus ?
32:48Aujourd'hui,
32:49il faut voir
32:49que les chaînes de télévision
32:50sont confrontées
32:52à un énorme enjeu
32:53qui est la baisse
32:54des revenus publicitaires.
32:55Et ça,
32:55c'est vraiment
32:56leur priorité numéro un.
32:57Des baisses de revenus publicitaires
32:59ont chuté de 7%
33:01au bas mot.
33:02Et donc là,
33:03elles s'adaptent
33:03avec une stratégie
33:04de rediffusion.
33:06Donc,
33:06elles ne peuvent pas
33:07investir autant.
33:08D'abord,
33:08parce que justement,
33:09elles n'ont pas l'argent
33:10en ce moment,
33:10qu'elles sont obligées
33:11de compresser
33:12leurs investissements.
33:13Et ça,
33:14ça va être à suivre
33:14dans les prochains mois
33:15parce que ça va avoir
33:16un vrai impact
33:17sur le cinéma.
33:18Sur le financement
33:19du cinéma,
33:20Stéphane Boutsoc,
33:21est-ce que
33:22toutes ces offres
33:23sur différents supports,
33:25ça éparpille
33:26le financement
33:27qui lui,
33:27n'est pas pléthorique.
33:28Et donc,
33:29ça oblige à faire des choix,
33:30voire à mettre
33:31un peu moins ici
33:32et un peu plus là.
33:33C'est notamment le cas
33:34pour les chaînes de télévision
33:35qui depuis toujours
33:36financent.
33:37On parlait de France Télévisions
33:37qui est aussi un acteur
33:38extrêmement important
33:39de la production
33:40de films en France
33:41comme Canal+,
33:42d'ailleurs,
33:42mais qui est obligé,
33:43encore une fois,
33:44ça passe par là.
33:45Le système français,
33:46il est ultra vertueux
33:47parce que quel que soit
33:47le film,
33:48celui qui fait 20 000 entrées
33:49comme celui qui en fait
33:5011 millions,
33:51on prélève une partie
33:52de la recette
33:53pour financer le cinéma français.
33:54C'est notre modèle.
33:55C'est aussi pour ça
33:56que le cinéma français
33:57reste une exception.
33:59Et c'est bien de le rappeler
34:00parce que le CNC
34:00est régulièrement obligé
34:01de se défendre
34:02en disant
34:02que ce n'est pas l'argent
34:03des impôts des Français,
34:04c'est l'argent des entrées.
34:05Exactement.
34:05Quand vous allez voir Superman,
34:06vous financez aussi
34:07le prochain Jacques Audiard.
34:09C'est un cercle
34:10extrêmement vertueux.
34:11Thierry Desmichels,
34:12c'est compliqué
34:13quand on est à la tête
34:14de SND comme vous
34:15de monter le financement
34:17d'un film aujourd'hui.
34:18C'est plus compliqué
34:18qu'il y a 10, 15, 20 ans ?
34:20C'est plus long.
34:21Alors, en fait,
34:21quand vous avez
34:22un bon film
34:23avec un bon casting,
34:24une bonne équipe artistique,
34:25un bon réalisateur...
34:26Mais quand tout est bon,
34:27ça ne va plus.
34:28C'est plus facile.
34:29Mais je prends
34:30l'exemple récent
34:31de Fantomas.
34:33Tout le monde
34:33s'est positionné
34:34sur le film.
34:35Malgré ça,
34:35ça m'a pris
34:364 mois et demi
34:37pour monter le financement.
34:38Pour rassembler les fonds ?
34:39Je pense qu'il y a
34:403 ans,
34:42je l'aurais fait
34:42en 1 mois et demi.
34:43Et c'est quoi la différence ?
34:44Qu'est-ce qui s'est passé ?
34:45Je pense que
34:45tout est tendu actuellement.
34:47Les entrées ne sont pas là.
34:48Je pense que
34:49Canal Plus a ses difficultés.
34:51Tout est très tendu.
34:53Donc, les gens
34:54font un peu attention.
34:56Le marché est difficile,
34:57objectivement.
34:58Je vais vous poser
34:58la question,
34:59Thierry Desmichels,
35:00et puis je la poserai
35:00à Stéphane Boutsok aussi après.
35:02Mais est-ce que, du coup,
35:03cette pression,
35:04cette concurrence,
35:04et puis le fait
35:05qu'il y ait un peu
35:05moins d'entrées,
35:07ça rend les producteurs
35:08frileux et moins inventifs
35:10ou pas ?
35:10Pour éviter les risques ?
35:11Moi, je n'ai pas
35:12ce sentiment-là, non.
35:13Je crois qu'on est tous
35:15à la recherche
35:15d'histoires singulières,
35:17insolites,
35:18et d'essayer
35:19d'aller vers la qualité.
35:21En tout cas,
35:22il y a beaucoup
35:23de producteurs
35:23qui sont comme ça.
35:24La difficulté,
35:25c'est qu'il y a aussi
35:26beaucoup de films
35:26qui se font peut-être
35:27pour des mauvaises raisons
35:28ou en tout cas,
35:30la réflexion sur
35:31certains films
35:33n'est pas très aboutie.
35:35On monte un film
35:35en n'ayant pas
35:37suffisamment réfléchi
35:38à son potentiel.
35:39Commercial.
35:40J'insiste bien
35:40sur le côté commercial.
35:41Il y a un moment
35:41où il faut bien faire
35:42venir les gens dans les salles.
35:43Une fois que j'ai dit ça,
35:44je trouve que l'exercice
35:45est assez délicat
35:46de dire
35:47qu'il faut faire moins de films,
35:49mais lesquels ?
35:50Parce qu'il faut aider
35:51à la création.
35:52Mais il n'empêche
35:53qu'aujourd'hui,
35:54on ne peut pas produire
35:55400 films par an.
35:56Je ne crois pas.
35:57Combien vous voyez
35:58de films par semaine,
35:59Stéphane ?
36:00Sur une année,
36:01plutôt,
36:01on est sur 400,
36:02mais avec les festivals.
36:04Et votre sentiment,
36:04c'est que vous êtes
36:05autant surpris
36:06qu'il y a 10 ans,
36:08que c'est aussi inventif
36:09qu'il y a 10 ans
36:10ou on s'ennuie un peu plus ?
36:11Non.
36:11Moi, je m'ennuie
36:13assez rarement au cinéma.
36:14Je trouve, oui,
36:15qu'il y a encore
36:16des choses
36:16qui vous chopent
36:18pendant un film,
36:19que ce soit...
36:20Vous voyez,
36:20moi, le dernier Avatar,
36:21je n'ai pas regardé
36:22ma montre une fois
36:22en 3 par 15.
36:23J'ai vu un spectacle
36:24total.
36:25Mais j'avais été
36:26absolument saisi,
36:28bouleversé,
36:28par le film
36:29de Romain de Boranger,
36:30qui est sorti
36:31au tout début du mois,
36:33et ce n'est pas péjoratif
36:34ce que je veux dire,
36:34qui est un tout petit film
36:35où part,
36:36les enfants vont bien
36:36avec Camille Cotin,
36:37qui est une pure merveille.
36:38Donc, non,
36:39moi, je ne ressens pas
36:40du tout ce côté
36:41on n'est plus inventif,
36:43etc.
36:44Et je pense que même
36:44dans cette période
36:46extrêmement compliquée,
36:47les producteurs,
36:48les distributeurs
36:49doivent peut-être
36:49être encore plus audacieux,
36:51justement.
36:52Et en effet,
36:52ce que disait Thierry,
36:54arrêter peut-être
36:54certaines formules
36:55qui paraissent toutes faites
36:56qui ne fonctionnent plus
36:57pour se lancer
36:58des vrais défis.
36:59Alors, peut-être
36:59sur des gros films,
37:00on parlait de Fantomas,
37:01mais aussi des petits films
37:02qu'il faut continuer à faire
37:03et qui, par moment,
37:04y arrivent,
37:04on trouve le public.
37:06Ces formules toutes faites
37:07qui ne fonctionnent peut-être
37:07plus en salle,
37:08elles fonctionnent
37:09sur les plateformes
37:09pour le coup ?
37:10Pas toujours.
37:11Alors, c'est vrai
37:11que vous le disiez
37:12au tout début,
37:12on n'a pas les chiffres.
37:13On a ce classement
37:14hebdomadaire top 1,
37:16top 2, top 10 en France.
37:18On n'a pas vraiment
37:18de chiffre de clics,
37:19sauf quand ça devient
37:20stratosphérique
37:21sur des séries comme
37:22Stranger Things,
37:23par exemple.
37:24Après, l'effet de ces films
37:26qui semblent tout fait
37:27au cinéma sur les plateformes,
37:28il n'est absolument pas garanti.
37:30Il n'y a aucune raison.
37:31Il y a une telle offre
37:32aujourd'hui aussi
37:33sur les plateformes
37:34et puis sur les chaînes
37:34dites classiques
37:36que le public,
37:37à un moment,
37:37il va là où on vit d'aller.
37:38Et c'est pareil,
37:39vous avez beau lui surligner
37:40c'est un film,
37:41il y a des stars,
37:41c'est un film en public,
37:42il n'y va pas forcément.
37:43Mais bien sûr que...
37:43Oui.
37:44Alors, le truc des plateformes,
37:45c'est, Catherine Boulay,
37:46qu'on peut regarder 15 minutes
37:47dire je m'ennuie
37:49et je passe à autre chose.
37:50Bon, voilà.
37:51Évidemment,
37:51on ne fait pas ça au cinéma
37:52et tant mieux.
37:52Mais est-ce qu'il n'y a pas
37:53une uniformisation des goûts
37:55quand même
37:55à cause de ces plateformes ?
37:56Je pense à Lupin.
37:58Vous regardez Lupin,
37:59vous voyez bien
37:59que c'est fait
38:00pour le public américain
38:01puisqu'on vous vend
38:01les toits de Paris
38:02et les plus beaux monuments.
38:03Ça, c'est une vraie question
38:04et je pense qu'on commence
38:05à voir se dessiner
38:06une sorte de réponse.
38:08D'abord parce que
38:09ce n'est pas parce que
38:09vous avez justement
38:10des grands talents
38:11comme Scorsese
38:12avec The Irishman,
38:13comme Clooney
38:14qui a fait
38:15Minuit dans l'univers,
38:15on en a déjà parlé
38:16à plusieurs reprises,
38:17ce qui n'était pas
38:17une grande réussite.
38:18Ce n'est pas parce que
38:19vous avez des grands noms
38:20comme ça qui arrivent sur Netflix
38:21que c'est super réussi,
38:23une garantie.
38:24Et puis vous avez aussi
38:25un moule Netflix
38:27avec des contraintes.
38:28Alors, c'est des contraintes
38:29budgétaires,
38:30des contraintes de jours
38:30de tournage,
38:31une pression
38:32et aussi une sorte
38:33de pression éditoriale
38:34sur laquelle on n'a pas
38:36beaucoup travaillé,
38:37nous les journalistes médias,
38:37mais qui mériteraient
38:39sans doute un focus.
38:41C'est une ligne éditoriale
38:43parfois un peu woke
38:44qui parfois est dénoncée
38:45mais pas encore beaucoup.
38:48C'est reproché aux Etats-Unis.
38:49C'est reproché aux Etats-Unis
38:50et ça peut être
38:51la limite du système,
38:53cette espèce de carcan éditorial
38:56bien pensant
38:57qui peut transparaître.
38:58Thierry Desmichels,
38:59producteur SND,
39:01quand vous regardez
39:02les plateformes,
39:03vous vous dites
39:03qu'ils ont quand même
39:04ce talent,
39:05comme l'a eu
39:06ou l'a encore Disney,
39:07de créer des marques,
39:09des licences.
39:10On parlait de
39:10Stranger Things tout à l'heure,
39:12Squid Game.
39:12Ils ont cette capacité
39:13avec des produits dérivés,
39:14etc.
39:15Ça vous fait un peu rêver ?
39:17Oui, ils ont cette capacité.
39:18Ils ont surtout l'argent
39:19pour le faire.
39:21Depuis le début,
39:21c'est un moteur.
39:23Ils ont les poches profondes.
39:23Ils ont les poches profondes.
39:25C'est très clair.
39:27Je pense que vous ne pouvez pas
39:28comparer un acteur français
39:30avec Netflix.
39:32Ça n'a rien à voir.
39:33Et l'argent,
39:33ça aide,
39:34surtout quand vous êtes
39:34dans la création
39:35et que vous le devez financer.
39:37Après,
39:37ça n'empêche pas le talent
39:38et la réflexion
39:40et le fait qu'ils trouvent
39:41des bonnes idées.
39:42Pas tout le temps.
39:43Oui,
39:43on ne le voit pas forcément.
39:43Ils ont des échecs
39:44parce qu'on dit
39:45qu'ils ont des échecs
39:46et nous,
39:46on les voit très bien,
39:47les échecs.
39:47Et puis,
39:48il leur manque,
39:48à mon sens,
39:49un truc.
39:50Quand il y a de très grands cinéastes
39:51ou de grandes stars qui arrivent,
39:53et en effet,
39:53il y en a,
39:54je vais prendre deux exemples.
39:55Je prends en effet Scorsese
39:56sur The Irishman
39:57et Guillermo del Toro
39:58sur le Frankenstein
39:59qu'on a vu,
40:00il manque un truc
40:00qui est essentiel au cinéma,
40:02c'est un producteur,
40:03c'est-à-dire un type
40:03qui dit
40:03là,
40:04tu es trop long,
40:05là,
40:05tu ne me racontes plus ton histoire,
40:07là,
40:07j'ai perdu tes personnages,
40:08c'est le cas
40:09du Guillermo del Toro,
40:11le film est sublime,
40:12chaque plan,
40:13c'est un tableau,
40:13mais moi,
40:14je n'ai pas été ému
40:15une seconde,
40:15alors que cette histoire,
40:16elle est hallucinante.
40:18Et moi,
40:18il manque ce type
40:20qui dit,
40:21si tu enlevais 20 minutes.
40:22Quand vous avez un talent
40:23comme Guillermo del Toro,
40:24il a le final cut
40:25et personne ne...
40:27Et il n'y a que Netflix,
40:28il n'y a que lui qui décide.
40:29Et on est très content
40:29de l'avoir chez Netflix,
40:31donc du coup,
40:31ça suffit.
40:32C'est du marketing.
40:33Thierry Desmichel,
40:34producteur aujourd'hui,
40:35donc,
40:35de cinéma.
40:36Comment vous regardez
40:37l'intelligence artificielle ?
40:38Une opportunité ou pas ?
40:39Beaucoup.
40:40Bien sûr,
40:41c'est une opportunité,
40:42c'est à plein de sujets.
40:43Alors,
40:44pour l'instant,
40:45très clairement,
40:46je vous le dis
40:46sur un plan éditorial,
40:48la création d'un script,
40:50on gagne du temps
40:51à la lecture,
40:53dans la création,
40:54ce n'est pas très probant.
40:55En revanche,
40:56il y a des sujets
40:56sur la post-production,
40:58sur le montage,
40:59sur les effets spéciaux.
41:01Alors là,
41:02en animation,
41:03ça va être
41:03un vrai sujet aussi.
41:06Alors là,
41:06je pense que
41:07ça va aider.
41:09Mais une fois encore,
41:09ça va être une chance.
41:10On peut dire,
41:11on peut en avoir peur.
41:12Moi,
41:12je ne crois pas.
41:12Il faut épouser ça,
41:14y aller.
41:15Et je pense
41:16qu'on va faire baisser
41:17les budgets.
41:18Ça va nous aider.
41:19Voilà.
41:20En tout cas,
41:20c'est comme ça
41:20que je le vois.
41:21On y travaille même
41:22sur un plan éditorial.
41:23Aujourd'hui,
41:24c'est...
41:24Ce n'est pas créatif
41:25pour l'instant,
41:26l'intelligence artificielle.
41:26Pas trop.
41:27Catherine Boulet ?
41:28Sur les chiffres,
41:28le cabinet d'études McKinsey
41:30s'est intéressé au sujet
41:32et ils ont calculé
41:33que la post-production
41:34en termes de coûts
41:35baisserait de 15 à 20%
41:37d'ici 2026.
41:38Donc,
41:38c'est l'année prochaine.
41:40Donc,
41:40ça arrive à grands pas.
41:41Post-production,
41:42donc c'est réduire
41:42le temps de montage,
41:43les doublages,
41:45tout ce qui se passe
41:46après en salle de montage.
41:47Donc,
41:47ça,
41:47c'est absolument énorme.
41:49Après,
41:49vous pouvez faire
41:49des choses formidables
41:50avec l'intelligence artificielle.
41:52Ressusciter un acteur décédé,
41:54utiliser sa voix,
41:56vous supprimer les figurants,
41:57vous n'en avez plus besoin,
41:58vous créez une foule.
41:59C'est formidable,
42:00ça.
42:00C'est ce que vous êtes
42:01en train de dire.
42:01Ça veut dire,
42:02c'est un nouveau modèle économique.
42:04Vous faites des économies
42:05et comment vous gardez
42:07effectivement le côté créatif ?
42:08Et c'est là
42:09qu'il manque peut-être
42:10le supplément d'âme.
42:11C'est-à-dire que
42:11vous ne pouvez pas
42:12tout déléguer à la machine.
42:13Qu'est-ce qui fait
42:14qu'un film a une âme ?
42:15Bon,
42:15là,
42:16il nous faudrait 4 heures.
42:17Le sujet du bac final.
42:19C'est la question
42:20qui se posera.
42:21Stéphane Boutsok,
42:22parce qu'on se souvient
42:23de la grève
42:24des scénaristes
42:26d'Hollywood
42:26qui ont très peur
42:27de l'intelligence artificielle,
42:28du mouvement aussi
42:29chez nous
42:30des doubleurs.
42:31Et c'est eux
42:32qui ont le plus à perdre.
42:33C'est un outil formidable,
42:34on est tous d'accord,
42:35dont il faut garder la maîtrise.
42:37Voilà.
42:38On verra jusqu'où
42:38on peut aller dans ce domaine.
42:40Mais à mon sens,
42:41il faut quand même,
42:42si on ramène ça au cinéma,
42:43sanctuariser certaines choses.
42:45Oui,
42:46la France,
42:46c'est un pays
42:47où le doublage,
42:48c'est un art.
42:48Où les effets spéciaux,
42:49c'est un art.
42:50Où nos animateurs
42:51sont recherchés.
42:52Et la machine va
42:54ou peut déjà
42:55permettre énormément de choses.
42:56Cette machine-là,
42:57cet outil-là,
42:58mais je crois qu'il faut garder
42:59le mot âme,
43:00c'est beau quand même.
43:02Anima.
43:03Et être doubleur,
43:04c'est un métier incroyable.
43:06Et on a eu des doubleurs
43:07et on a des doubleurs
43:08formidables en France.
43:09La machine peut le faire,
43:10mais est-ce qu'elle doit le faire ?
43:11Moi, j'ai un petit doute.
43:12Et puis cadrer
43:12la propriété intellectuelle.
43:14Parce qu'effectivement,
43:15je parlais d'une manière
43:16enthousiaste
43:17du fait de ressusciter
43:17des acteurs décédés.
43:18Je ne valide pas ça.
43:20Ce que je veux dire simplement,
43:21c'est que si on le fait,
43:22il faut le faire avec des codes,
43:23il faut le faire avec des règles.
43:25Et pour l'instant,
43:25là, on navigue dans une jungle
43:27qui peut être effrayante.
43:28Oui.
43:29Si vous avez la possibilité,
43:31Thierry Desmichels,
43:32de faire demain
43:33un film avec Robert Redford
43:34qu'on ressuscite,
43:36est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
43:37Je ne peux pas vous répondre
43:38comme ça.
43:39J'ai oublié de vous dire
43:40oui, c'est une bonne nouvelle.
43:42Mais tout dépend
43:43derrière comment c'est fait.
43:44je crois qu'avoir peur
43:46d'une nouveauté,
43:48c'est le meilleur moyen
43:49d'en mourir.
43:50Quand il y a une nouveauté
43:51qui arrive,
43:51il faut y pousser.
43:52Moi, j'en suis absolument convaincu.
43:54Il faut y aller,
43:54il faut chercher.
43:55Après, il faut préserver
43:56les uns, les autres,
43:58les emplois,
43:58les talents,
44:00les héritiers aussi,
44:00ces gens-là.
44:01Donc, bien sûr.
44:02Mais en tout cas,
44:03il ne faut pas en avoir peur.
44:04Il faut y aller.
44:04Je peux vous dire que nous,
44:05on y va,
44:06on réfléchit.
44:07Et peut-être d'ailleurs,
44:08les économies
44:09qu'on va faire,
44:10on dépensera l'argent ailleurs,
44:12mais toujours pour le cinéma.
44:14C'est une période de mutation, là.
44:15C'est quelque chose
44:15qu'on n'a pas connu.
44:16Oui, mais elle va durer
44:17un peu plus longtemps
44:18qu'on croit.
44:19Parce qu'au début,
44:20on dit toujours,
44:21voilà, puis en définitive,
44:22c'est toujours un peu plus lent.
44:24Parce que c'est de l'artisanal,
44:25le cinéma, quand même, encore.
44:26Mine de rien.
44:26C'est de l'artisanal, bien sûr.
44:28En tout cas,
44:28notamment en tournage,
44:30notamment en post-production.
44:33Le montage,
44:33c'est vraiment de l'artisanal.
44:35Bien sûr,
44:35c'est de l'artisanal.
44:36C'est très bien.
44:37Stéphane Boutsok,
44:38on va se quitter
44:39dans quelques instants.
44:41On va essayer
44:41de se projeter sur 2026.
44:43On l'a un tout petit peu dit
44:44au début,
44:45il y a quand même
44:45des belles sorties
44:46qui nous attendent.
44:47Et peut-être qu'on peut
44:47être assez enthousiaste
44:48à l'idée d'avoir
44:49une belle année 2026 au cinéma.
44:51D'abord,
44:51il faut être enthousiaste.
44:52Bien sûr.
44:52Il faut aller au cinéma,
44:54il faut continuer
44:54d'aller en salle.
44:56Je parlais du Marsupilami
44:57qui va être le premier
44:57gros événement février.
45:00Le fameux biopic
45:01sur Michael Jackson
45:02qui arrive enfin
45:02le 22 avril.
45:04Il y aura un film
45:05de l'univers Star Wars
45:06autour du 20 mai,
45:08le Mandalorian
45:08tiré d'ailleurs
45:09d'une série télé.
45:10En animation,
45:11il y a un Toy Story 5.
45:12Sur le papier,
45:13je pense aussi
45:13que chez SND,
45:14il y aura Kaamelott
45:15qui de toute façon
45:15sera quand même
45:16un événement.
45:17De toute façon.
45:18Il y a plein de choses.
45:20Sur le papier,
45:20il y a une année géniale.
45:21Il y a Nakash Toledano
45:22qui arrive aussi.
45:24Il y a de très belles choses
45:25prévues.
45:26Il y a une belle année
45:27qui se profile.
45:27C'est vrai que 2025,
45:28Stéphane,
45:28c'était quoi ?
45:29Une demi-douzaine
45:29de films français
45:30qui avaient dépassé le million ?
45:31Oui, à peu près.
45:32Ce qui est des tiages bas.
45:34On est d'accord.
45:34Oui, oui.
45:35Bon, merci à tous les trois
45:36d'avoir passé la séance
45:38avec nous.
45:39Stéphane Boutsoc,
45:40Monsieur Cinéma de RTL,
45:41Thierry Desmichels,
45:42directeur général de SND,
45:44le producteur de cinéma
45:45et Catherine Boulet,
45:46responsable de la rubrique
45:48Média et pouvoir à la lettre.
45:49La réalisation de cet épisode
45:51était signée Hervé Pépion,
45:52la production Thomas G.
45:54A la préparation Thomas Bernardon.
45:56Les archives étaient sélectionnées
45:57par Quentin Baron.
45:58Passez un bon week-end.
45:59On se retrouve lundi
46:00avec un personnage
46:02qui va forcément marquer
46:032026 comme il a marqué
46:052025 d'ailleurs.
46:06Une star hollywoodienne
46:07de cinéma mondial quasiment.
46:09Donald Trump,
46:09la chute ou le prix Nobel ?
46:11On se posera la question
46:11à lundi.
46:12Martial You,
46:13on refait le monde
46:14en route pour 2026.
Commentaires

Recommandations