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  • il y a 7 semaines
Martial You refait le monde avec Maurice Lévy, président d'honneur de Publicis, Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint du département analyse et prévisions à l'OFCE, et Richard Werly, correspondant France et Europe du média "Blick".
Regardez On refait le monde en route pour 2026 avec Martial You du 22 décembre 2025.

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Transcription
00:00Jusqu'au début de janvier, belle soirée.
00:0319h15, 20h, on refait le monde, en route pour 2026, avec Martial New sur RTL.
00:10Bonsoir et bienvenue, alors 2026 c'est maintenant, principalement aujourd'hui,
00:15maintenant parce qu'il y a le mélodrame du budget, je vais être honnête avec vous,
00:19on va dépasser dans cette émission largement les commentaires sur le budget de cette année,
00:24parce qu'il n'y a pas de bon budget 2026 en réalité,
00:27et puis ce sera comme ça jusqu'à la présidentielle de 2027,
00:31et c'est ça qui va nous intéresser en réalité ce soir.
00:33Et ce qui nous arrive aujourd'hui, c'est déjà le fruit de plus de 50 ans de dérapage.
00:41Et si nous faisions les comptes ?
00:43La dépense publique est passée de 35% du PIB en 1960 à 56,4% aujourd'hui.
00:49Depuis 1974, la France n'a pas eu un seul budget en équilibre.
00:53Cette politique tiendra compte des impératifs de justice sociale,
01:12et je dirais même de progrès dans la justice sociale, et par l'esprit de justice.
01:17La vérité c'est que moi je suis à la tête d'un État qui est en situation de faillite sur le plan financier.
01:29Je suis à la tête d'un État qui est depuis 15 ans en déficit chronique.
01:34Voilà donc pour le diagnostic avec Julien Clerc pour la musique,
01:39les archives RTL de 2018, des propos du ministre de l'économie de 1974 Valéry Giscard d'Estaing,
01:47et bien sûr François Fillon en 2007 à la tête d'un État en faillite.
01:51Autant dire, les choses ne se sont pas vraiment améliorées depuis au niveau comptable.
01:56Alors dans quel État financier sera la France au moment de la prochaine présidentielle ?
01:59On en parle avec mes invités dans un instant, le sage de l'économie, Maurice Lévy,
02:03le patron des petits patrons de PME, Amir Reza Tofighi,
02:07l'économiste Mathieu Planné, le regard d'un journaliste suisse sur notre situation, Richard Verli.
02:12A tout de suite.
02:13On refait le monde en route.
02:15Avec un grand A.
02:18Martial You.
02:19On refait le monde en route pour 2026.
02:21La France a déjà été dégradée par les agences de notation.
02:26Est-ce qu'elle risque de tomber encore plus bas l'an prochain ?
02:30Il y a un risque, on ne va pas se mentir.
02:31Et on va aussi essayer de capter quelques lueurs d'espoir.
02:34Bah oui, parce que c'est quand même le miracle et la magie de Noël en ce moment.
02:37Mais la photo n'est pas très lumineuse ce soir.
02:38Et je suis entouré, pour parler de ça, de Maurice Lévy, président d'honneur de Publicis,
02:43un regard sur le monde économique partout.
02:46Bonsoir Maurice.
02:47Bonsoir.
02:47Amir Reza Tofighi, le président de la CPME.
02:51Mathieu Plann, économiste et directeur adjoint du département analyse et prévision à l'OFCE.
02:55Bonsoir à vous tous les deux.
02:57Bonsoir.
02:57Et puis Richard Verli, correspondant France et Europe du média Blic et auteur du livre
03:02C'est Amérique qui nous déteste.
03:04Bonsoir Richard.
03:04Bonsoir.
03:05Amir Reza Tofighi, déjà, est-ce que le représentant des PME que vous êtes
03:10est inquiet de la situation du marasme que l'on vit depuis la dissolution
03:14et avec une espèce de temps suspendu jusqu'en 2027 ?
03:19Bien sûr que ce n'est pas encourageant.
03:20Et on voit bien aujourd'hui que les entrepreneurs, ils ont besoin de visibilité.
03:24Maintenant, moi, je ne suis pas là pour avoir un discours négatif.
03:27Vous savez, les entrepreneurs, tous les jours, ils sont là à créer de l'emploi.
03:30Ils sont là à répondre aux besoins de leurs clients.
03:32Et ils sont là à répondre à des défis.
03:34Et donc, moi, le message que je veux passer, c'est bien sûr que c'est difficile
03:37et on se bat pour ne pas avoir encore plus d'impôts,
03:39ne pas avoir encore une situation économique plus compliquée.
03:41Mais je pense qu'on doit aussi avoir un discours positif.
03:43Notre économie, elle tient.
03:45On continue à créer de l'emploi, même si le taux de chômage, il augmente.
03:48Et donc, il ne faut pas tomber dans le piège d'avoir un discours
03:50continuellement négatif qui fait que ça alimente un effet récessif,
03:54ça alimente un frein dans les investissements des entreprises
03:56et à la fin, ça provoque une crise supplémentaire.
03:59Oui, mais il y a un mouvement des patrons qui disent
04:01trop c'est trop, trop de fiscalité.
04:03Il y a quand même une peur vis-à-vis des années et des mois qui viennent.
04:06Moi, je me bats tous les jours pour que justement,
04:07on n'est pas encore dans le pays qui prélève le plus,
04:10qu'on n'est pas encore des nouveaux impôts parce que c'est lunaire.
04:12Mais se battre, ça ne veut pas dire accepter le marasme économique,
04:15ça ne veut pas dire accepter le pessimisme.
04:17Moi, je ne suis pas dans le pessimisme qui est prévu,
04:20qui est déjà accepté.
04:22Moi, je me bats pour que, en effet, nos politiques ont trouvé la raison.
04:25Mais donc, oui, c'est inquiétant de voir ce débat public,
04:29mais malgré tout, il faut se battre et il faut garder espoir.
04:32Maurice Lévy, vous allez rejoindre Amir Rezatofi quelque part,
04:35parce qu'on se connaît depuis quelques années.
04:37Vous avez toujours eu une vision assez optimiste de l'économie,
04:40en tout cas généreuse.
04:41Est-ce que vous vous dites là, par rapport à ce qu'on est en train de vivre,
04:44et avec la vision un peu mondiale que vous avez,
04:47on regarde la France toujours comme avant, avec espoir,
04:50ou il y a quelque chose qui s'est passé et qui a un jouet un peu cassé ?
04:53Alors, le jouet est un peu cassé,
04:56mais en même temps, il faut, comme le dit Amir,
05:00être optimiste et se battre avec un esprit positif.
05:04Il est vrai que, et vous l'avez rappelé,
05:07depuis 1974, on n'a pas cessé de dévier,
05:11on n'a pas eu un seul budget, une seule année,
05:13où le budget était positif,
05:16ou au minimum à l'équilibre,
05:18et les taux de prélèvement n'ont cessé de grimper.
05:22Donc là, il faut ramener un peu la raison dans tout ça,
05:24au moins pour se relancer ?
05:25Il faut que la France redevienne compétitive.
05:28Il faut que les hommes et les femmes politiques qui nous gouvernent
05:31se rendent compte qu'à force de faire des prélèvements,
05:35on tue progressivement la bête.
05:38Et qu'actuellement, la situation est telle pour les entreprises
05:43qu'il est très difficile d'être compétitif à l'international,
05:48qu'il est très difficile de réindustrialiser la France,
05:51qui est un problème essentiel.
05:53On n'a pas cessé de détruire notre industrie.
05:56Et on ne pourra pas continuer ainsi
05:59si on n'a pas un minimum de compétitivité,
06:02si on ne réduit pas les prélèvements.
06:05On a pris énormément de fois des exemples
06:07entre ce qu'est le brut d'un salaire en Allemagne
06:12et ce qu'est le net pour le salarié.
06:14La même chose en ce qui concerne la France
06:17est avec un écart assez exorbitant.
06:20On sait ce qu'il en est pour les petites et moyennes entreprises.
06:23Il se trouve que j'ai repris une entreprise
06:25qui était en difficulté, qui est sur le local,
06:28les anciennes à jaune.
06:30Et je suis confronté tous les jours
06:33à la situation de ces petites et moyennes entreprises
06:36qui se battent avec beaucoup de courage
06:37et qui sont essentielles au tissu économique français.
06:42Et donc, à imaginer que l'on peut sans cesse,
06:46comme les socialistes l'ont imposé au gouvernement,
06:51avec la suspension...
06:53Nous ne parlons pas des taxes.
06:55Mais déjà, la suspension de la réforme de la retraite,
06:59on est dans la folie furieuse.
07:01Je crois qu'on est hors sol.
07:03Les gens ne se rendent pas compte de ce qui se passe.
07:07Et heureusement qu'il y a des entrepreneurs,
07:09des entrepreneuses, des gens qui se battent,
07:11des start-up avec beaucoup de succès.
07:14Mais il y a un moment où il va falloir dire stop
07:18et cesser de dire encore.
07:21Pour prendre une émission célèbre.
07:22Une émission star de RTL.
07:24Je vous remercie, Maurice.
07:25Mathieu Plannes, avec les discussions interminables
07:28sur les différents budgets qu'on vient de vivre
07:30depuis la dissolution,
07:33on va arriver dans quel état, selon vous,
07:35en 2027, puisqu'on va être comme ça jusqu'à 2027 ?
07:38On va arriver dans quel état au moment de la présidentielle ?
07:40Ce n'est pas un choc violent,
07:42c'est une langue de dégradation, en fait.
07:44C'est ça qui est plus inquiétant,
07:45c'est qu'on ne s'en aperçoit pas réellement,
07:47parce que ça a été dit.
07:49Et c'est plutôt une bonne nouvelle.
07:50Il y a une forme de résilience, quand même,
07:51malgré toute l'économie.
07:52Il y a un an, on a entendu,
07:54ça sera la récession en France, etc.
07:55Et alors la croissance n'est pas glorieuse.
07:58On tourne à 0,8, 0,9, si vous voulez,
08:00mais on n'est pas en négatif.
08:01Et on est même juste en dessous de la moyenne de la zone euro.
08:04Par exemple, l'Allemagne ou l'Italie,
08:05aujourd'hui, sur un an, sont un peu en dessous de nous.
08:08Et ça, ça a été plutôt une bonne surprise,
08:10entre guillemets.
08:10D'ailleurs, le troisième trimestre,
08:11on fait 0,5% de croissance,
08:12c'est un des meilleurs chiffres de la zone euro.
08:13Et le chômage...
08:13Donc ça va contre tout ce qu'on aurait pu...
08:15Le chômage se maintient, enfin c'est vrai.
08:17Et ça, c'est...
08:18Voilà, il se maintient, il augmente un peu,
08:20mais il se maintient.
08:21Et ça, c'est la bonne nouvelle.
08:22C'est-à-dire qu'on a été plutôt surpris
08:23par la forme de résilience de l'économie.
08:25Mais malgré tout, on le voit dans les comportements.
08:27Aujourd'hui, il y a une forte incertitude.
08:29Et cette incertitude, elle se traduit,
08:31comme vous l'avez dit,
08:32par une forme d'extrême prudence.
08:34C'est-à-dire qu'on n'a pas une croissance catastrophique,
08:36mais elle pourrait être bien meilleure.
08:37Et cette extrême prudence, c'est quoi ?
08:38C'est que les entreprises, assez logiquement,
08:41gèlent ou reportent certains investissements,
08:43décalent des embauches.
08:44Et donc forcément, ça a des effets sur l'activité.
08:46Et puis du côté des ménages,
08:47on a aussi quelque chose d'assez symétrique,
08:49même qui est encore, j'allais dire, plus marqué.
08:51On voit que les ménages n'ont jamais autant épargné
08:53de l'histoire.
08:54J'allais dire, si on prend les 30-40 dernières années,
08:56on n'a jamais eu un tel taux d'épargne.
08:58C'est-à-dire que la bonne nouvelle...
08:59On est sur pause, quoi, en gros, si je résume.
09:00Et donc cette épargne-là,
09:01c'est une épargne de précaution, de sécurité.
09:03C'est-à-dire que les ménages sont inquiets face à l'avenir.
09:06Et si vous épargnez beaucoup, c'est bien,
09:07parce que ça permet d'avoir des réserves.
09:09Mais de l'autre côté, vous ne consommez pas.
09:11Et la consommation, c'est les carnets de commande des entreprises.
09:13C'est plus de 50% du PIB.
09:15Donc on voit bien qu'on a un problème de confiance.
09:18Et donc nous, on avait chiffré le coût de l'incertitude à l'OFCE
09:20pour 2025 et 2026.
09:23Sur les deux années cumulées, on est à 0,7 points de PIB perdus.
09:26Pour vous donner un ordre de grandeur, c'est 20 milliards d'activités.
09:28C'est loin d'être négligeable.
09:29Et donc forcément, ça a aussi un effet sur les filles.
09:32Donc j'allais dire, la première chose,
09:33c'est de retrouver une forme de stabilité politique.
09:35Moi, j'ai tendance à dire, au fond,
09:37l'économie française ne va pas très bien,
09:39mais les fondamentaux économiques ne se sont pas dégradés du jour au lendemain.
09:41Par contre, le point de rupture, il est politique.
09:43C'est-à-dire que l'éclatement politique nous empêche de nous projeter dans l'avenir,
09:47à la fois sur la réduction du déficit public,
09:49quelle trajectoire on est capable de mener,
09:51parce que ça ne se fait pas du jour au lendemain,
09:52c'est sur plusieurs années.
09:52On s'est engagé à ramener le déficit en dessous de 3% d'ici 2029.
09:55On a un programme sur plusieurs années.
09:57Et puis, les investissements d'avenir.
09:59Parce que là, petit à petit, on est en train, effectivement,
10:01de perdre du terrain vis-à-vis des autres.
10:03On voit le virage de l'innovation, de l'IA, de la transition énergétique,
10:07tous ces facteurs d'innovation et de croissance future
10:09dans lesquels il faut mettre le paquet.
10:10Et aujourd'hui, on prend du retard.
10:12Richard Verly, journaliste suisse pour le média Blic, mais en France.
10:16Vous, vous êtes un peu notre vigie européenne ce soir.
10:20Comment est-ce qu'on nous voit, les Français,
10:22avec ces discussions politiques interminables,
10:24ces tiraillements, ces perçus ?
10:26Comment ? Parce que, malgré tout, la France,
10:28ça reste la deuxième économie de la zone euro.
10:30Lorsque les pays européens regardent la France,
10:33ils regardent l'État.
10:35Et c'est une spécificité française,
10:36parce qu'ils savent qu'en France, l'État est omniprésent.
10:38Beaucoup plus que dans d'autres pays.
10:41Donc, ils savent, les entrepreneurs,
10:43je parle là des entrepreneurs suisses, par exemple,
10:44qui investissent en France,
10:46que quand l'État est paralysé,
10:48tout le pays est paralysé.
10:49Ce qui n'est pas vrai dans d'autres pays.
10:50Vous parliez d'Italie, par exemple.
10:52Très longtemps, l'Italie a été confrontée
10:54à une quasi-paralysie politique,
10:56mais les investisseurs et les entrepreneurs suisses
10:58qui étaient en Italie,
10:59ça ne les ébranlait pas particulièrement.
11:01En France, ils savent que ça a des conséquences
11:02sismiques, littéralement.
11:04Et le deuxième élément,
11:05moi, il y a une expression que j'entends de plus en plus
11:08lorsque je suis soit à Bruxelles,
11:11soit en Suisse,
11:11j'étais en Italie la semaine dernière,
11:13et qui fait de la peine,
11:15c'est que la France est un pays
11:15qui n'est plus considéré sérieux.
11:18Pas sérieux.
11:19Pas sérieux,
11:20pour les raisons qui viennent d'être évoquées,
11:21parce que, par exemple,
11:22la réforme des retraites,
11:23sur laquelle on planchait,
11:25je parle sous le contrôle de Maurice Lévy,
11:26mais les directions de ressources humaines entières
11:29dans des entreprises,
11:30elles ont dû faire des plans,
11:31elles ont mis des chiffres en phase de colonne,
11:33de combien ça va nous coûter,
11:34combien de gens vont partir en retraite.
11:36Tout ça,
11:36c'est mis pas tout à fait à la poubelle,
11:38mais on n'en est pas loin quand même,
11:39c'est au bord de la poubelle.
11:41Et donc,
11:41ce travail,
11:41c'est de l'argent,
11:42c'est des gens qu'on a payés
11:43pour faire ces études.
11:44Tout ce travail,
11:45eh bien,
11:45il risque de partir en fumée.
11:47Deuxième élément
11:48qui, moi,
11:48m'a été cité,
11:49c'est bien évidemment
11:50tout ce qui concerne
11:51l'imprévisibilité fiscale.
11:53C'est-à-dire,
11:53on ne sait pas
11:54à quelle sauce
11:55on va être mangé
11:55l'année prochaine
11:56de l'année suivante.
11:58Donc,
11:58ça ne remet sans doute pas en cause
12:00des investissements structurels,
12:02importants,
12:02de grosses entreprises
12:03qui, de toute manière,
12:04regardent avant tout
12:05le marché français.
12:06C'est ça qui les intéresse.
12:08Mais en revanche,
12:09pour ce qui est
12:09des investissements futurs,
12:11pour ce qui est peut-être
12:12d'investissements
12:12de plus petites entreprises,
12:14ça,
12:15ça crée un sentiment
12:16de distance.
12:17On reste à distance.
12:18Si je voulais employer
12:19une expression très suisse,
12:20on garde sa résidence secondaire
12:21en France
12:22et on se garde bien
12:23de mettre davantage d'eux
12:24dans le panier français.
12:25Maurice Lévy,
12:25vous vous voyagez,
12:26partout dans le monde,
12:28on entend la colère
12:29des grands patrons.
12:30On en a parlé.
12:31Certains menacent de partir.
12:33Certains envoient
12:33des signaux
12:34comme Total Energy
12:35qui s'introduit
12:36en bourse à Wall Street.
12:38C'est un signe quand même.
12:39Mistral,
12:39notre pépite
12:40de l'intelligence artificielle
12:41qui ouvre des bureaux
12:42en Suisse.
12:42Alors oui,
12:43ils restent en France
12:44mais quand même,
12:44ça fait peur.
12:45Le danger de la situation
12:46actuelle,
12:47Maurice Lévy,
12:48c'est de voir partir
12:49nos fleurons à l'étranger.
12:51Ça veut dire tout simplement
12:52que les entreprises
12:54sont confrontées
12:55à des plans d'avenir
12:57et qu'elles n'ont pas confiance
13:00dans la France.
13:02C'est horrible à dire
13:04mais c'est la situation
13:06des investisseurs américains.
13:08Il a été extrêmement difficile
13:10de les convaincre
13:11de réinvestir en France.
13:13C'est un des plus beaux succès
13:16avec Choose France
13:17de l'ère Macroniste.
13:20Et tout ceci est en train
13:21d'aller de nouveau
13:23à la poubelle
13:23tout simplement
13:24parce que
13:25s'il y a une chose
13:27à laquelle les investisseurs
13:28sont très attachés,
13:30c'est la stabilité
13:31et en particulier
13:32la stabilité économique,
13:35sociale et fiscale.
13:37Tout ceci est en train
13:38de foutre le camp.
13:40Et donc,
13:41ils se disent
13:41je ne peux pas investir
13:43si je ne sais pas
13:45ce qui va se passer
13:46dans 3 ans,
13:47dans 4 ans,
13:47dans 5 ans
13:48et s'il va y avoir
13:49encore
13:50des gens
13:50qui vont venir jouer
13:52avec
13:53les réformes fiscales,
13:54les réformes sur les retraites
13:56et que
13:57tout ce sur lesquels
13:58j'ai bâti des plans
13:59va être remis en cause.
14:01Amir Reza Tofigi,
14:03j'aimerais avoir
14:03votre regard
14:03par rapport à ça
14:04parce que vous,
14:04vous représentez
14:05les petites et moyennes entreprises
14:06et j'ai l'impression
14:08qu'elles,
14:09elles sont un peu piégées.
14:10C'est-à-dire qu'elles ne peuvent pas
14:11forcément partir en Suisse,
14:12partir ailleurs,
14:13les PME.
14:14Donc,
14:15elles doivent subir
14:16et souffrir en silence.
14:18La difficulté
14:18auxquelles sont confrontées
14:19aujourd'hui
14:19les petites entreprises,
14:21c'est qu'elles sont souvent
14:22sur un marché fixe,
14:23donc elles n'ont pas
14:23différents marchés,
14:24donc moins diversifiés.
14:26Elles sont en France
14:26et pas toujours
14:27à l'international,
14:28donc très dépendantes
14:29du marché français,
14:30très dépendantes
14:30de l'incidentité.
14:31Aujourd'hui,
14:32elles sont confrontées,
14:33malheureusement,
14:34à 200% à cette crise.
14:35Ce que dit Maurice Lévy
14:36est totalement vrai,
14:37c'est qu'aujourd'hui,
14:38lorsque les grandes entreprises
14:39sont impactées,
14:41qu'est-ce qui se passe derrière ?
14:42C'est que leurs sous-traitants
14:43vont être impactés aussi.
14:44Et donc,
14:45il va y avoir des PME
14:46qui vont être impactées
14:47par le fait que les grandes entreprises
14:48vont du coup
14:49moins investir
14:49parce qu'on est en train
14:50de leur dire
14:51qu'elles vont payer plus d'impôts,
14:52qu'elles vont avoir
14:53potentiellement des nouvelles taxes,
14:55que leur cadre fiscal
14:56qui était défini
14:57va changer
14:57et donc,
14:58elles vont également
14:59jouer leurs investissements
15:00et ça va se répercuter
15:01sur tous leurs sous-traitants.
15:03Donc,
15:03l'économie,
15:04c'est un tout.
15:05On va continuer
15:05à décortiquer
15:06parce que c'est ce qu'on fait,
15:07l'impact des discussions politiques
15:09autour du budget
15:10parce que ça a des conséquences
15:11très concrètes
15:12pour les entreprises
15:12et donc pour vos emplois.
15:14On en discute
15:15juste après la pause.
15:17On refait le monde
15:18sur RTL.
15:19En route.
15:20Tous les jours sur RTL.
15:22On refait le monde
15:22en route pour 2026.
15:24Marcia Liu sur RTL.
15:262026,
15:27année de la dégradation.
15:28C'est le thème
15:28de ce premier numéro
15:30de notre série
15:31puisque pendant 15 jours,
15:32on va s'intéresser
15:33aux grands enjeux
15:34de 2026 tous les soirs
15:36et on en parle
15:36avec Maurice Lévy,
15:38le patriarche,
15:39Mathieu Plannes,
15:39l'économiste,
15:40Amir Reza Tofighi,
15:42l'entrepreneur
15:42et Richard Verli,
15:43le journaliste suisse
15:44qui nous observe.
15:452026,
15:46ce sera sans doute
15:47un mauvais budget
15:49comme 2025
15:50et comme 2027,
15:51on peut le redouter.
15:54Et puis,
15:54ça arrive surtout
15:55après un 2024
15:56où là,
15:57le budget
15:57avait un trou inexpliqué
15:59de 30 milliards
16:00dans la caisse.
16:01On a un objectif
16:09de 4,9%
16:10de déficit.
16:11L'objectif
16:11n'a pas été atteint.
16:12Il y a eu
16:13moins de recettes
16:14que prévu.
16:15Moins de recettes
16:15de TVA,
16:16donc moins de recettes
16:17aussi sur la masse salariale,
16:19moins d'impôts
16:19sur le revenu,
16:20moins d'impôts
16:21sur les sociétés.
16:22La perte de recettes fiscales
16:23au total,
16:24elle est de 21 milliards d'euros.
16:25Vous avez le pouvoir
16:31de renverser le gouvernement,
16:33mais vous n'avez pas
16:34le pouvoir
16:34d'effacer le réel.
16:36Les dépenses
16:37continueront
16:38d'augmenter
16:38plus encore
16:39et le poids
16:41de la dette
16:41déjà insupportable
16:43sera de plus en plus lourd
16:45et de plus en plus cher.
16:49Oh,
16:49qu'il semble loin
16:51tous ces sonores
16:52qu'on vient d'entendre.
16:53Bruno Le Maire
16:54qui tente d'expliquer
16:55l'erreur de compte
16:55et François Bayrou
16:56qui annonce
16:57le chaos budgétaire
16:58avant de quitter Matignon.
17:00C'était il y a
17:00trois mois seulement.
17:02Mathieu Plan,
17:03économiste à l'OFCE,
17:04le problème,
17:05c'est que François Bayrou
17:06a raison
17:06et que la situation
17:08va sans doute
17:09continuer de se dégrader.
17:10Oui,
17:10le diagnostic,
17:11il est relativement partagé.
17:13Après,
17:14François Bayrou
17:14a peut-être un peu
17:15exagéré sur certains points
17:16qui, à mon avis,
17:17n'ont pas aidé
17:18sur la question
17:20du risque du FMI
17:21ou des choses comme ça.
17:22On a un problème
17:23avec nos comptes
17:24publics,
17:24c'est sûr.
17:25Il faut les rétablir
17:26et pour ça,
17:27il faut une stratégie.
17:28Le problème,
17:28c'est que cette stratégie,
17:29elle doit se porter
17:30sur plusieurs années.
17:31En fait,
17:32ce qui manque aujourd'hui,
17:32c'est la visibilité
17:33et avoir un programme
17:34de moyen terme
17:35parce qu'en fait,
17:35on additionne des mesures
17:37qui n'ont pas forcément
17:37du sens.
17:38Ce sont des mesures
17:39court-termistes
17:39qui vont être balottées
17:41un coup à droite,
17:42à gauche,
17:43superposées
17:43et donc,
17:44on voit bien
17:44qu'il n'y a pas
17:44une cohérence économique
17:46globale.
17:47Juste pour vous donner
17:48un chiffre,
17:48pour réduire le déficit
17:49à moins de 3%
17:50d'ici 2029,
17:51si on intègre
17:51la hausse de charges
17:52d'intérêts à venir
17:53parce qu'on a une hausse
17:53des taux et des charges
17:54d'intérêts
17:55qui devraient atteindre
17:56pas loin de 100 milliards
17:56d'euros aussi
17:57d'ici la fin de la décennie.
17:59L'ajustement,
17:59ce qu'on appelle structurel,
18:00c'est une centaine
18:01de milliards d'euros
18:01budgétairement à trouver
18:02et ça,
18:03c'est sans tenir compte
18:04de l'effort de défense,
18:06sans tenir compte
18:07de l'effort de la transition
18:07donc ça veut dire...
18:08Et on prend un peu de retard
18:10sur ces choses-là
18:11tous les ans.
18:11Et on prend un peu de retard.
18:13Alors,
18:13la bonne nouvelle
18:13c'est qu'apparemment
18:14on va tenir notre objectif
18:15pour 2025
18:16mais la question
18:17c'est pour la suite.
18:18Et donc 2027
18:19va être cranté
18:20sur une question
18:21budgétaire forte
18:22c'est-à-dire qu'on va
18:22avoir des programmes
18:23ou en tout cas
18:24une campagne présidentielle
18:25savoir comment
18:26cette contrainte budgétaire
18:27va être intégrée ou pas.
18:28Je vais vous dire une chose
18:29c'est que redresser
18:30les comptes publics
18:31c'est pas populaire.
18:32C'est rarement populaire.
18:33Vous l'êtes plus tôt après
18:34qu'avant.
18:35C'est-à-dire que vous faites
18:35des annonces
18:36qui ne sont pas très sympathiques
18:37sur la réduction
18:37des dépenses publiques,
18:38certaines dépenses sociales
18:39les retraites,
18:40la santé,
18:40les collectivités locales,
18:41les fonctionnaires
18:42ou des hausses de fiscalité.
18:44Et donc globalement
18:45il faut prendre conscience
18:46qu'il faut à la fois
18:48que tout le monde
18:49participe à cet effort.
18:50En tout cas
18:50c'est dans l'intérêt de la France
18:52et dans son intérêt
18:53ça a été dit
18:53c'est qu'elle reste attractive
18:55la France
18:55et qu'on continue
18:56à emprunter à des taux
18:57qui sont bas.
18:57On ne se rend pas compte
18:58mais avoir accès
19:00sur des marchés
19:00à des taux bas
19:01c'est assez proche de l'Allemagne
19:02où on est aujourd'hui
19:03les taux
19:04ce qu'on appelle
19:04la prime de risque ont augmenté
19:05c'est un coût budgétaire
19:06qui est énorme
19:07qui est énorme
19:07un point de taux
19:08un point de taux d'intérêt supplémentaire
19:10pour l'Etat
19:11à la fin
19:11au bout de 10 ans
19:12c'est une facture
19:13de plus de 30 milliards d'euros.
19:14La France doit retrouver
19:15sa crédibilité
19:15c'est ce qui est
19:16à mon avis primordial.
19:18Richard Verli
19:18journaliste suisse
19:20pour le média Bli
19:21observateur
19:22de la situation en Europe
19:23je rebondis sur ce que dit
19:24Mathieu Plan
19:25les autres ont fait des efforts
19:27ils commencent à nous dire
19:28ce serait bien
19:29que vous vous y mettiez aussi
19:29parce que pour l'instant
19:30il y a une espèce
19:30d'exception française
19:32qui agace non ?
19:34Pour être juste
19:35les autres ont fait des efforts
19:36parce qu'ils y étaient forcés
19:37il faut quand même dire la réalité
19:40j'étais correspondant à Bruxelles
19:42pendant toute la crise financière
19:44les espagnols
19:45les portugais
19:46les italiens
19:46tout cela
19:47aurait aimé ne pas faire d'efforts
19:49ils étaient sous pression
19:50de la commission européenne
19:51pour les faire
19:52et dans certains cas
19:53comme la Grèce
19:53c'était même plus des pressions
19:54c'était une tutelle
19:55littérale de la commission européenne
19:57et du fonds monétaire international
19:58juste quand même
19:59pour corriger
20:00les peuples
20:01ne veulent pas spontanément
20:02faire des efforts
20:03quand il y a eu
20:04des dérapages budgétaires
20:05ils ont pris l'argent
20:06l'argent d'une manière
20:07ou d'une autre
20:08est allé dans les poches
20:09de l'administration
20:10des fonctionnaires
20:11des employés
20:12et cet argent
20:12ils ont de la peine
20:13à se serrer la ceinture
20:16c'est ce que disait Mathieu Plante
20:17c'est jamais populaire
20:18par contre
20:18je crois qu'il y a
20:19deux éléments aujourd'hui
20:21qu'on entend beaucoup
20:21à propos de la France
20:22quand on la regarde
20:24depuis l'étranger
20:25et notamment
20:25depuis les autres pays européens
20:27premièrement
20:28c'est que
20:29elle n'a pas su
20:30arrêter les dépenses
20:31elle ne sait pas
20:32freiner les dépenses
20:32parce que quand même
20:33depuis des années
20:34des décennies
20:35vous l'avez dit
20:36on sait que l'état français
20:37dans toute son acception
20:38dépense trop
20:40et ça
20:40visiblement
20:42le frein
20:42le frein à la dépense publique
20:44en France
20:44on ne l'a pas trouvé
20:45on ne l'existe pas
20:46ou s'il existe
20:47on ne le trouve pas
20:48ou on ne le cherche pas
20:49et puis la deuxième chose
20:50c'est alors là
20:51une sévérité particulière
20:52pour Emmanuel Macron
20:54qui a quand même
20:55été le président
20:56du plus terrible
20:57des en même temps
20:58c'est à dire
20:59le en même temps
20:59de la compétitivité
21:00avec les sommets
21:01de choses France
21:02réussis
21:02les PDG qui viennent
21:03et le en même temps
21:04de l'explosion
21:05de la dette publique
21:06et là
21:06de ce point de vue là
21:07ceux qui regardent la France
21:08ne lui pardonnent pas
21:09parce qu'ils attendaient
21:10d'Emmanuel Macron
21:11qu'il n'ait pas
21:12en la matière
21:13en même temps
21:13mais qu'il soit cohérent
21:15c'est à dire
21:15qu'il défend
21:16simultanément
21:17compétitivité
21:18et réduction
21:19des dépenses publiques
21:20assainissement
21:21il ne l'a pas fait
21:22et moi une dernière chose
21:23je suis très frappé
21:24il y a un problème en France
21:26autour de la notion
21:27d'argent public
21:28vous savez en Suisse
21:29la Suisse n'est pas du tout
21:30un modèle ni un exemple
21:31loin s'en faut
21:31mais les gens savent
21:33d'une manière presque
21:34j'allais dire
21:35naturelle
21:36que l'argent public
21:37c'est le leur
21:38et que quand l'argent public
21:39il est dépensé
21:40c'est leur argent
21:41qu'on dépense
21:41en France
21:42on a l'impression
21:43que dans la tête
21:44de beaucoup de gens
21:44l'argent public
21:45c'est l'argent des autres
21:46c'est l'argent de l'Etat
21:47et l'Etat
21:48c'est pas nous
21:49or in fine
21:50l'argent public
21:51c'est l'argent des contribuables
21:52Maurice Lévy
21:53vous avez été en contact
21:55avec Emmanuel Macron
21:56très tôt
21:56vous l'avez connu
21:57à Davos
21:58je m'en souviens
21:59comme ministre de l'économie
22:01il a été à vos côtés
22:03sur Vivatech
22:03quand il a fallu pousser
22:05effectivement
22:05la start-up nation
22:07est-ce qu'aujourd'hui
22:07vous vous dites
22:08vous êtes déçu
22:09du bilan
22:11des années Macron
22:12et du personnage peut-être
22:13du président qu'il a été
22:14je pense que
22:16la situation
22:17pour Emmanuel Macron
22:18n'a pas été facile
22:20depuis la période
22:22des gilets jaunes
22:23et en fait
22:24le moment
22:25où les choses
22:27ont grippé
22:28et ont dévié
22:29c'est bien
22:30ce moment clé
22:33et depuis
22:33ce moment clé
22:34il n'y a plus eu
22:36de véritable contrôle
22:37ni de la dépense
22:39ni d'un certain
22:40nombre de situations
22:40et de ce fait
22:42en même temps
22:44qui a été évoqué
22:45c'est plutôt mal passé
22:47l'idée du en même temps
22:48était une idée
22:50compte tenu
22:51de la situation
22:52de la France
22:53avec une France
22:54profondément
22:55sociale
22:57voire socialiste
22:58mais en même temps
23:00très à droite
23:01donc c'est
23:02cette espèce
23:03de
23:04complexité
23:06le centre
23:08qui n'existe pas
23:09c'est une situation
23:11qui a été
23:13extrêmement difficile
23:14à gérer
23:15et qui
23:16en plus
23:17s'est complexifiée
23:19avec
23:19la pandémie
23:22le Covid
23:23et
23:24une situation
23:25qui est devenue
23:26complètement hors de contrôle
23:27les circonstances
23:28ont été loin
23:29de favoriser
23:30tout à l'heure
23:31Mathieu a évoqué
23:33Bayrou
23:35enfin vous l'avez évoqué
23:36il en a parlé
23:37moi je trouve que
23:38Bayrou
23:39non seulement a fait
23:40un très bon diagnostic
23:41je regrette
23:42quelques dérapages
23:43sur le plan
23:45de la communication
23:46mais
23:47il a eu
23:48une expression
23:49très juste
23:50c'est que
23:51le réel
23:52s'impose
23:52aux gens
23:53et le réel
23:54aujourd'hui
23:55il est que
23:56nous avons
23:57des dépenses
23:58qui ont dévié
23:59depuis
24:0050 ans
24:01faut pas se tromper
24:02c'est quelque chose
24:04qui est profondément
24:05ancré
24:05dans la société française
24:06ce n'est pas
24:07un instant
24:08macroniste
24:09récent
24:11et avec
24:13un défaut
24:14c'est que
24:15nous ne savons pas
24:16ce qu'est un
24:17taxpayer
24:17en France
24:18et cette notion
24:21de taxpayer
24:22est une notion
24:23c'est quoi
24:24contribuable
24:24le taxpayer
24:25oui mais
24:25contribuable
24:26c'est celui qui paye
24:27et si les français
24:29pensaient
24:30je suis un taxpayer
24:31au lieu de penser
24:32je contribue
24:33mais on contribue
24:34mais qu'est-ce que ça veut dire
24:35contribuer
24:35on paye
24:36on paye l'impôt
24:38et s'ils avaient conscience
24:40que c'était
24:41leurs impôts
24:42mais comme de toute façon
24:43on a cette obsession
24:45depuis très longtemps
24:46de faire en sorte
24:48que des gens
24:48ne payent pas
24:49et qui sont
24:50de ce fait
24:50un peu
24:51exclus
24:52de cette dimension
24:54de contribution
24:55on a
24:56une France
24:57terriblement déséquilibrée
24:58et tant qu'il y aura
25:00des partis politiques
25:01qui ne veulent pas
25:02voir le réel
25:03et qui
25:04vont
25:04caresser
25:05dans le sens
25:06du poil
25:07la population
25:08et bien
25:09l'effort
25:10ne peut pas
25:11être consenti
25:12Amir Reza
25:13Tofighi
25:13président de la CPME
25:15quelles sont
25:16les conséquences
25:17pour les entreprises
25:18de tout ce qu'on est
25:19en train de dire
25:19il faudrait que la France
25:20puisse investir
25:22dans les dépenses
25:22d'avenir
25:23nous ce qu'on a besoin
25:24c'est d'avoir une économique
25:25qui investit dans l'IA
25:26qui investit dans les sujets
25:27du futur
25:28et quand je parle
25:29des dépenses d'avenir
25:29c'est également aussi
25:30des dépenses
25:30de souveraineté
25:31par rapport à notre
25:32souveraineté militaire
25:33on voit bien aujourd'hui
25:33qu'on a besoin
25:34que la France
25:35ait un tissu économique
25:35de PME
25:37et de grands groupes
25:37qui puissent produire
25:38de quoi
25:39permettre à la France
25:41de se défendre
25:41or aujourd'hui
25:42on voit bien
25:43que notre déficit
25:44il est tourné vers
25:44le social
25:45vers nos coûts de fonctionnement
25:47et pas du tout
25:47vers les dépenses d'avenir
25:48ça c'est le premier défi
25:49sur lequel
25:49nous on se bat en permanence
25:51pour dire aux français
25:52il n'est pas normal
25:53d'avoir un déficit
25:54sur notre modèle social
25:56on doit avoir un déficit
25:57sur des dépenses d'avenir
25:58sur ce qui permet
25:59à nos petits-enfants
26:00c'est l'avenir
26:00qu'on hypothèque
26:01mais vous savez
26:03le pire c'est quoi
26:04c'est que
26:04on a un niveau
26:05de dépense publique
26:06qui est de plus en plus
26:07important
26:08et pourtant
26:08il y a une dégradation
26:09des services publics
26:10et mon combat permanent
26:12c'est de faire comprendre
26:12que le niveau
26:13de service public
26:14que notre niveau
26:16de modèle social
26:16n'est pas proportionnel
26:17à la dépense publique
26:18et donc si on arrive
26:19à mettre dans
26:20le débat public
26:21le sujet de l'efficience
26:23de la dépense publique
26:23de dire que
26:24un euro prélevé
26:25doit être bien dépensé
26:26on aura résolu
26:28une grande partie du problème
26:28parce qu'une fois
26:29qu'on aura fait ce travail là
26:30on pourra à ce moment là
26:31se demander
26:31c'est quoi le bon niveau
26:32le bon niveau d'imposition
26:33le bon niveau de répartition
26:34en fonction des revenus
26:35de chacun
26:35mais déjà
26:36un débat qui a été
26:38totalement absent
26:38de se dire
26:39comme dans toute entreprise
26:40comme ce que nous on fait
26:41chaque fois dans notre entreprise
26:42c'est on s'assure
26:43qu'on dépense bien l'argent
26:44si tout le monde se disait
26:45c'est mon argent
26:45le premier défi serait de dire
26:47d'abord je veux qu'il soit
26:48bien dépensé
26:48avant d'aller chercher
26:49à en prélever plus
26:51s'il y a des besoins
26:51alors on connaît
26:53l'exception culturelle française
26:54on est en train de parler
26:55maintenant d'une exception
26:56budgétaire française
26:57c'est moins glorieux
26:59et bien après la pause
27:00on va élargir un peu
27:01la focale
27:02et puis on va effectivement
27:03se tourner vers nos voisins
27:05regarder comment eux
27:06voient la France
27:07et puis quand même
27:07essayer de trouver
27:08deux trois atouts
27:08à la France
27:10pour pouvoir attirer
27:10encore des investisseurs
27:11à tout de suite
27:12Alors 2026
27:24est-ce que c'est l'année
27:25où la France va se faire
27:26remonter les bretelles
27:27par ses voisins
27:28peut-être
27:29on est avec Maurice Lévy
27:31président d'honneur
27:32de Publicis
27:33Mathieu Plain
27:34économiste à l'OFCE
27:35Amir Reza Tofighi
27:36président de la CPME
27:38et Richard Verly
27:39du Média Blic
27:41nos voisins
27:41grecs, portugais
27:42italiens, espagnols
27:43ont tous redressé
27:45la barre budgétaire
27:46mais tous ces pays
27:47ont connu des plans
27:48d'austérité
27:49très lourds
27:50on en parlait juste
27:51avant la pause
27:51il n'empêche aujourd'hui
27:52l'Espagne n'a pas
27:54de budget depuis 2023
27:56mais sa croissance
27:57est à peu près
27:58trois fois plus forte
27:59que la moyenne européenne
28:00il y a de quoi avoir
28:00les yeux qui brillent
28:01reportage d'Aurélie Chameroy
28:11une croissance
28:14à près de 3%
28:16et des notes
28:16en progression
28:17de la part
28:17des grandes agences
28:18de notation
28:19par chance
28:20le secteur privé
28:21prend de plus en plus
28:22le pas sur le secteur public
28:23et c'est ce qui permet
28:24à l'économie
28:25de maintenir des niveaux
28:26d'activité importants
28:27comme le reflète
28:27non seulement la conjoncture actuelle
28:29mais aussi les projections
28:30sur les prochains mois
28:31une situation
28:32qui ne peut toutefois
28:33pas durer indéfiniment
28:34selon les décideurs économiques
28:36qui réclament
28:37de plus en plus fort
28:38un consensus politique
28:39pour 2026
28:40tout ça sans faire sauter
28:45la banque d'Espagne
28:46puisque vous avez reconnu
28:47peut-être la bande originale
28:49de la série espagnole
28:50Casa de Papel
28:51sur Netflix
28:52Mathieu Plan
28:53économiste
28:54à l'OFCE
28:54est-ce qu'on va pas
28:56aboutir
28:56à une espèce de paradoxe
28:58par rapport
28:58à nos voisins européens
29:00qui ont certes
29:01fait des efforts budgétaires
29:02pour redresser la barre
29:03ont eu des populistes
29:05ou des extrémistes
29:05derrière
29:06parce que politiquement
29:07c'est dur
29:08à assumer
29:08mais finalement
29:09sont mieux
29:10aujourd'hui
29:11est-ce que nous
29:12on va pas aboutir
29:13au paradoxe
29:13d'avoir d'abord
29:14les populistes
29:15ou les extrémistes
29:16et un plan de rigueur
29:17quand même à faire derrière
29:18on peut pas l'écarter
29:19c'est sûr
29:20ce qu'a dit
29:21Richard Verly
29:22tout à l'heure
29:22est assez juste
29:23c'est que
29:24ça s'est fait
29:25sous la contrainte
29:26rappelons
29:27la crise des dettes souveraines
29:28et une crise
29:29des pays
29:30d'Europe du Sud
29:31ce que vous appelez
29:32le Club Med
29:32les plus méchants
29:33les appelaient les PIGS
29:33quand même
29:34les cochons
29:35c'est-à-dire
29:36Portugal
29:36il y avait
29:37Italie
29:38Grèce
29:39Espagne
29:40à ce moment-là
29:41une partie du gouvernement allemand
29:42souhaitait la sortie
29:43de la Grèce
29:45de la zone euro
29:46donc ce qui a
29:47planché quand même
29:48une crise financière
29:49importante
29:50c'est vrai que
29:51ces plans de redressement
29:52ils ont été faits
29:53sous la contrainte
29:53c'est-à-dire
29:54ça a été
29:54un marasme
29:56je rappelle
29:57le taux de chômage
29:57des jeunes
29:57en Espagne
29:59au Portugal
29:59je parle même pas
30:00de la Grèce
30:01ça a dépassé
30:01les 50%
30:02à ce moment-là
30:02donc l'idée
30:04c'est d'éviter ça
30:04c'est redresser
30:05mais est-ce qu'on va éviter
30:06parce que moi
30:07je sais
30:07casser totalement l'économie
30:08parce qu'il a fallu 15 ans
30:09pour se remettre de ça
30:10mais Mathieu Plain
30:11j'essaie de comprendre
30:11ce que vous dites
30:12c'est qu'en gros
30:12on va pas y échapper
30:13non mais alors
30:14l'effort budgétaire
30:16heureusement
30:16c'est pas 10 points de PIB
30:18c'est 3 points de PIB
30:19donc c'est beaucoup
30:19mais c'est pas infaisable
30:21on l'a fait
30:22par exemple
30:22ça n'a pas été forcément
30:24une grande réussite
30:24mais François Hollande
30:25l'a fait entre 2012
30:27et 2015
30:28ça a été un ajustement budgétaire
30:30difficile
30:30avec un ras-le-bol fiscal
30:32certes
30:33mais on s'est pas retrouvé
30:34avec une situation
30:35à l'espagnol
30:37à portugais
30:37etc
30:38pardon de vous interrompre
30:39il l'a fait en prélevant
30:41encore plus d'impôts
30:42on ne résout pas
30:43le problème comme ça
30:45je suis désolé
30:46je dis pas qu'il faut
30:47prélever plus d'impôts
30:48ce que je veux dire
30:48c'est que la marge d'escalier
30:49c'est pas 10 points de PIB
30:50et que donc du coup
30:52ce qu'il faut
30:52c'est qu'il y ait un programme politique
30:54qui permette
30:54un ajustement budgétaire
30:56qui soit équilibré
30:57et que tout le monde
30:58paye un peu sa part
30:59de ce redressement
31:00le problème que vous soulevez
31:02c'est que personne
31:02veut porter ce type de programme
31:03personne veut
31:04parce que c'est impopulaire
31:06donc moi je sais pas
31:07si demain
31:08le RN au pouvoir
31:09c'est quoi son programme
31:10de redressement des comptes publics
31:12c'est quoi son programme économique
31:13sérieusement
31:14donc c'est pour ça
31:15qu'on est scruté
31:16par le reste du monde
31:17en partie
31:18c'est à dire que
31:19aujourd'hui
31:20quand vous prêtez
31:21on a plus de 3000 milliards de dettes
31:22et quand vous
31:23vous soulevez
31:24plus de 300 milliards par an
31:25il faut être crédible
31:27sur votre remboursement de la dette
31:28dans les 10-20 prochaines années
31:29et donc c'est ça qu'il faut
31:30c'est que la France
31:31depuis la dissolution
31:32a perdu une partie de sa crédibilité
31:33mais c'est une crédibilité politique
31:35parce que ce qu'il faut pour ça
31:36c'est avoir un socle
31:37assez solide
31:38pour faire passer des mesures
31:39qui sont pas forcément populaires
31:40mais qui sont nécessaires
31:42pour l'avenir
31:42alors bien sûr
31:43et peut-être pour terminer
31:45là-dessus
31:45ce qu'il faut savoir
31:46c'est qu'en France
31:47la hausse de la dépense publique
31:48c'est principalement
31:49notre modèle social
31:50c'est les retraites et la santé
31:51les retraites et la santé
31:52c'est quasiment 50%
31:53de notre dépense publique
31:53et en général
31:54on a tendance à confondre
31:56services publics
31:57et dépenses publiques
31:57la France elle organise
31:59des transferts sociaux
31:59beaucoup
32:00c'est pas forcément
32:01des services publics
32:01c'est pas de l'éducation
32:02c'est pas forcément
32:03le meilleur fonctionnement
32:04de l'hôpital ou de la police
32:05c'est aujourd'hui
32:06on a un phénomène
32:07de vieillissement de notre population
32:08avec une dépense sociale
32:09qui est extrêmement forte
32:11et qu'on n'arrive pas à réguler
32:12et en fait aujourd'hui
32:13c'est aussi un enjeu politique
32:15il y a un enjeu politique
32:16c'est qu'on a du mal
32:17à s'attaquer à ce problème là
32:18alors sur la sécurité sociale
32:20il faut quand même rappeler
32:20puisqu'on évoquait
32:21François Hollande
32:22qu'il avait lui réussi
32:24au terme de son quinquennat
32:25à rétablir les comptes
32:27de la sécu
32:27il y avait pratiquement
32:28plus de déficit à la fin
32:29avec un ras-le-bol fiscal
32:29à la fin
32:30mais voilà
32:30c'est ce que disait Maurice Lévy
32:31il y avait eu le ras-le-bol fiscal
32:33Amir Reza Tofighi
32:35par rapport à ce qu'on est
32:36en train de dire
32:36et aux arbitrages
32:37en fait la réalité
32:38c'est que c'est pas si compliqué
32:39que ça
32:39je vous donne un exemple
32:40si on prend le sujet
32:41des retraites
32:42aujourd'hui
32:43alors
32:44avant la
32:46la suspension
32:47de la référence des retraites
32:48mais si on reprend
32:49la trajectoire qu'on avait
32:50d'aller jusqu'à 64 ans
32:51nous pendant le conclave
32:52des retraites
32:52on avait proposé
32:53avec les syndicats de salariés
32:54une mesure d'équilibre
32:55qui était très simple
32:56qui était de désindexer
32:57de 0,4%
32:58les augmentations
32:59des pensions des retraités
33:00jusqu'à 2030
33:01ça permettait d'avoir
33:02un équilibre en 2030
33:03en fait il faut pas grand chose
33:05il faut un minimum de courage
33:06ce qu'aujourd'hui
33:07on ne retrouve plus en politique
33:08pourquoi ?
33:09regardez
33:10dans les débats
33:11qu'il y a eu
33:11à l'Assemblée nationale
33:13on avait proposé
33:14pour permettre justement
33:15de retrouver l'équilibre
33:16des systèmes de retraite
33:16de désindexer
33:18les pensions des retraités
33:20à l'unanimité
33:21ça a été remis
33:22le fait que les pensions
33:23des retraités
33:24aient été indexées
33:24par rapport à l'inflation
33:26mais c'est une honte
33:27parce que c'est les jeunes
33:27et les actifs
33:28qui vont payer ça
33:29c'est une honte
33:30et donc il faut pas grand chose
33:31il faut un petit peu
33:31de courage politique
33:32un tout petit peu
33:33un tout petit peu
33:34on n'est pas en train
33:34d'être en guerre
33:35on demande juste
33:35de savoir dire
33:36aux retraités
33:38qui sont en France
33:38aujourd'hui
33:39en Europe
33:40une exception
33:40ça veut dire que
33:40les retraités en France
33:41sont une exception en Europe
33:42parce qu'ils ont un meilleur
33:43niveau de vie que les actifs
33:44c'est le seul pays européen
33:45on leur demande juste
33:50tout petit peu moins augmenté
33:51de 0,4%
33:52ce simple geste
33:53jusqu'en 2030
33:54aurait permis
33:54de rééquilibrer
33:56le système de retraite
33:56vous voyez
33:57il faut pas grand chose
33:58il faut un petit peu
33:58de courage politique
33:59ce que tous les entrepreneurs
34:00tous les jours ont
34:01dans leur entreprise
34:02avec leurs salariés
34:03en leur disant la vérité
34:04et bien si nos politiques
34:05disent la vérité aux français
34:06je suis persuadé
34:07qu'avec quelques mesures
34:08courageuses
34:09et aussi de réduction
34:10de maîtrise
34:11de nos dépenses de santé
34:12de maîtrise
34:13ça veut pas dire
34:14qu'on attaque le modèle social
34:14c'est qu'on maîtrise
34:15on corrige certaines dépenses
34:16on remet un petit peu
34:18de responsabilisation
34:19dans le modèle social
34:20et bien on résout les problèmes
34:21il faut un peu de courage politique
34:22simplement elle est ingouvernable
34:24aujourd'hui la France
34:25non
34:25l'Assemblée Nationale
34:26il y a des blocs
34:27qui se font guerre
34:27oui mais aujourd'hui oui
34:28mais à partir du moment
34:29on aura un discours
34:30déjà avoir un discours de vérité
34:33un discours courageux
34:34ça permet de préparer l'avenir
34:36il y a un manque de courage politique
34:37vous trouvez Maurice Lévy ?
34:39ah ça c'est certain
34:40je suis d'abord tout à fait d'accord
34:42avec vous
34:42je crois que vous avez raison
34:43il faut du courage politique
34:45et on l'a vu
34:46non seulement
34:47il y a un manque de courage politique
34:49mais lorsque quelqu'un
34:51a un peu de courage
34:52ça a été le cas de Barnier
34:53ça a été le cas de Bayrou
34:56et bien ils sont immédiatement censurés
34:59il y a une volonté
35:02de ne pas voir les choses
35:04et l'illusion
35:06que en tapant dans la poche des riches
35:09on va résoudre le problème
35:10et donc en se disant
35:12moi je me souviens d'avoir entendu
35:14une déléguée syndicale
35:17en disant
35:17le déficit
35:19mais
35:19il est chez les riches
35:21il suffit de prendre l'argent aux riches
35:24comme si
35:25ça devait être Sophie Binet
35:26si je ne me trompe pas
35:28oui je crois que c'est elle
35:29effectivement
35:30c'est ce qu'elle a dit
35:32il n'y a pas de déficit en France
35:34l'argent existe
35:35il est chez les riches
35:36bon
35:37on peut imaginer
35:38effectivement une révolution
35:40qui
35:40spoil
35:41définitivement
35:43les riches
35:44et qu'il y ait une spoliation
35:45de tout l'argent
35:47qui circule
35:48pourquoi pas
35:48mais ce n'est pas ainsi
35:50que l'on va vivre
35:51dans le concert des nations
35:52et ce n'est pas ainsi
35:54que l'on va offrir
35:55un avenir
35:56à nos enfants
35:57et je crois que
35:58il faut accepter
36:00l'idée
36:01que nous devons faire
36:02des efforts
36:03alors c'est vrai
36:04que quand il n'y a pas
36:05de contraintes
36:06c'est très difficile
36:06c'est beaucoup plus facile
36:08de faire des efforts
36:10en particulier
36:10pour les hommes
36:11et les femmes politiques
36:12quand il y a une imposition
36:15qui vient de l'extérieur
36:17on dit
36:17mais oui je suis désolé
36:18je ne peux pas faire autrement
36:20vous voyez
36:20autrement
36:21on va me taper sur les doigts
36:22mais
36:23ce qui m'inquiète le plus
36:26dans tout cela
36:26ce n'est pas les français
36:28et ce ne sont pas
36:29les entrepreneurs français
36:31parce que
36:32je ne vais pas faire
36:33du cocorico
36:34mais de manière générale
36:35quand vous regardez
36:36les différents secteurs
36:38non seulement
36:39nous avons des champions
36:40parmi les très grandes entreprises
36:42mais nous avons aussi
36:43beaucoup de champions
36:45parmi les start-up
36:46et donc
36:47ce qui m'inquiète
36:48c'est tout simplement
36:49que
36:49nous allons approcher
36:51d'une élection
36:52que
36:53je ne vois pas
36:55qui va se faire élire
36:56sur un programme
36:57nous allons nous serrer
36:58la ceinture
36:59nous allons devoir
37:00augmenter
37:01l'âge de départ
37:02à la retraite
37:03réduire les retraites
37:04etc
37:04remarque ce sera
37:05un positionnement
37:06ce sera un positionnement
37:08discours de vérité
37:08effectivement
37:09un discours de vérité
37:10alors il y a
37:12peut-être
37:12un homme charismatique
37:14ou une femme charismatique
37:15qui pourrait se faire élire
37:16j'ai du mal
37:17à l'imaginer
37:18et que
37:19on va aller plutôt
37:20vers cette pente douce
37:22la dépense
37:23c'est une espèce
37:24de drogue douce
37:25à laquelle
37:27les français
37:28ont une addiction
37:29et
37:30qu'il est
37:31très difficile
37:32d'arrêter
37:32alors justement
37:34Richard Verly
37:35est-ce que
37:35le coup de pression
37:37il va venir
37:38de l'Europe
37:39ou des autres
37:40pays européens
37:41est-ce qu'il y a
37:42un ras-le-bol
37:43pour le coup
37:44des autres
37:44de nos voisins
37:45pour nous pousser
37:46à faire justement
37:47les efforts
37:48qu'on repousse
37:49depuis 50 ans
37:49je prolonge
37:51ce que vient de dire
37:52Maurice Lévy
37:52je me demande
37:53parfois
37:54s'il n'y a pas
37:55la tentation
37:56dans la classe politique
37:57française
37:57d'attendre
37:58la tutelle
37:59européenne
38:01ou fonds monétaires
38:01internationaux
38:02pour justement
38:04que les efforts
38:04soient faits
38:06sans qu'il n'ait
38:06à en assumer
38:07la responsabilité
38:08parfois je me demande
38:09si ce n'est pas
38:10ça le calcul
38:11non dit
38:12alors pour répondre
38:13directement à votre question
38:14sur l'exaspération
38:16notamment des partenaires
38:18européens
38:18c'est ceux-là
38:19qui ont le plus de rôle
38:20et notamment de l'Allemagne
38:21et bien aujourd'hui
38:22ce n'est pas possible
38:22aujourd'hui la force
38:24de la France
38:24c'est qu'elle est
38:25incontournable
38:26il ne vous a pas échappé
38:27qu'il y a la guerre
38:28en Ukraine
38:28il ne vous a pas échappé
38:30qu'il y a des tensions
38:31internationales très fortes
38:32que la France
38:33est la seule puissance
38:34nucléaire
38:35de l'Union Européenne
38:36et ce qui est terrible
38:38c'est que ce statut
38:39incontournable
38:41la rend aussi
38:42intouchable
38:42y compris pour les Allemands
38:44avec une protection
38:44qui est l'euro en plus
38:45y compris pour les Allemands
38:46l'euro c'est les Allemands
38:47c'est la protection de l'Allemagne
38:49il faut quand même le dire
38:49c'est le parapluie allemand
38:51les Allemands sont exaspérés
38:53quand vous leur discutez
38:54avec eux en privé
38:55mais ils ne peuvent
38:56rien faire aujourd'hui
38:57dans la conjoncture
38:58internationale actuelle
38:59attention
39:00est-ce qu'ils ne pourront
39:01rien faire demain
39:02au fond les Allemands
39:03ils ont une incertitude
39:04aujourd'hui
39:05c'est leur relation
39:05avec les Etats-Unis
39:06pour l'instant
39:07cette relation
39:07elle est en mauvais état
39:08comme celle de tous
39:10les pays européens
39:10avec les Etats-Unis
39:11mais si à un moment donné
39:13l'Allemagne
39:15était sécurisée
39:16du côté américain
39:17ce qu'elle veut
39:18ce que les dirigeants
39:19allemands veulent
39:20à ce moment-là
39:21ce sera très compliqué
39:22pour la France
39:23mais pour l'instant
39:24Donald Trump
39:25qui a un peu ça
39:25dans son ADN
39:26pourrait jouer
39:27l'Allemagne
39:28contre la France
39:29Donald Trump
39:29est le meilleur allié
39:31de la dérive
39:31des comptes publics français
39:32parce que tant que
39:33Donald Trump
39:34est au pouvoir
39:35il donne une excuse
39:36à la France
39:38pour que ses comptes dérivent
39:39et il protège la France
39:41parce que ses partenaires
39:42européens
39:42ont besoin d'elle
39:43mais je voudrais
39:44juste compléter
39:45ce que vous disiez
39:46sur les pays
39:47qui l'Espagne
39:48une loi spéciale
39:50c'est vrai que l'Espagne
39:51n'a pas de budget
39:51elle le reconduit
39:52par la loi spéciale
39:53mais ça a un avantage
39:54c'est qu'elle ne dépense
39:55pas plus
39:55justement
39:56la loi spéciale
39:58fait que
39:59l'Etat espagnol
40:00ne dépense pas plus
40:01et par ailleurs
40:02dans des pays
40:03comme l'Espagne
40:04l'Italie
40:04mais là je parle
40:05sous le contrôle
40:06des deux entrepreneurs
40:06qui sont avec nous
40:07il y a encore
40:09une économie
40:10il y a de l'oxygène
40:11économique
40:11voire une part
40:12on va dire
40:13d'informel
40:14d'économie
40:14en cash
40:15ou autre
40:16qui permet
40:17à l'économie
40:18de fonctionner
40:19alors qu'en France
40:20on en revient
40:21à l'Etat
40:21l'Etat est tellement
40:22omniprésent
40:23que quand il s'enrume
40:25toute la société
40:25tous
40:26Amir Reza
40:27on s'approche
40:28de la fin
40:28de l'émission
40:29quels sont
40:30les atouts
40:31quand même
40:31qu'on peut mettre
40:32en avant
40:33qui marchent encore
40:34pour des investisseurs
40:36étrangers
40:36pour des américains
40:37pour des européens
40:38on oublie
40:39on ne l'a pas dit
40:39depuis le début
40:40de l'émission
40:40donc on va le dire là
40:41on reste aujourd'hui
40:42quand même
40:43le premier pays
40:44d'investissement
40:44étranger
40:46la France a un trésor
40:47ses entrepreneurs
40:48son tissu économique
40:49et on doit en être fier
40:51et d'ailleurs
40:52on le voit
40:52on en parlait tout à l'heure
40:53la résilience économique
40:54malgré les difficultés
40:55c'est bien que
40:55on a des entrepreneurs
40:57qui se battent tous les jours
40:57et on a un tissu économique
40:58qui est solide
40:59on a des infrastructures
41:01on a
41:01globalement
41:03un pays qui est stable
41:04pas politiquement
41:05mais un pays qui est stable
41:06au-delà
41:07de ses sous-brosseaux politiques
41:08et on voit bien aujourd'hui
41:10que c'est encore
41:11un pays dans lequel
41:12on peut investir
41:13dans lequel on peut
41:13avoir des entreprises
41:14qui se développent
41:15et qui malgré
41:16tout ce temps politique
41:18qui exasper
41:19bien évidemment
41:19tous les chefs d'entreprise
41:20on a une économie
41:22qui se développe
41:22on doit continuer
41:23aujourd'hui
41:23à porter
41:24cette marque France
41:25on doit continuer
41:26malgré les difficultés
41:27à porter
41:29ce tissu économique français
41:30et moi je suis très fier
41:31de représenter
41:32les entrepreneurs français
41:33et j'ai pas de doute
41:33sur le fait que
41:34dans cette compétition mondiale
41:35malgré les boulets
41:36qu'on a au pied
41:37on fait tout chaque jour
41:38pour réussir
41:39à se battre
41:40avec les armes
41:41Merci beaucoup
41:42à tous les quatre
41:43Maurice Lévy
41:44président d'honneur
41:45de Publicis
41:46regard sur le monde
41:48économique
41:49Amir Reza Toffigui
41:50président de la CPME
41:52Mathieu Plan
41:53économiste et directeur
41:54adjoint du département
41:55analyse et prévision
41:56à l'OFCE
41:56et Richard Verli
41:57correspondant
41:58France et Europe
41:59du média suisse
42:00Blic et auteur
42:00de Cet Amérique
42:01qui nous déteste
42:03la réalisation
42:04de cette émission
42:05était signée
42:05Thomas G
42:06la préparation
42:07Thomas Bernardon
42:09les archives
42:09étaient sélectionnées
42:10par Quentin Baron
42:11dans un instant
42:12retour des informations
42:13bien sûr
42:14je vous dis à demain
42:15moi puisque demain
42:16on continuera un peu
42:17sur le thème de ce soir
42:18on parlera de
42:19la fin de règne
42:20d'Emmanuel Macron
42:21puisque 2026
42:22sera sa dernière
42:23année pleine
42:24à l'Elysée
42:25Martial You
42:27on refait le monde
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