Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0118h19 sur CNews et Europe 1, Punchline, Laurence Ferrari.
00:0618h20 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1, ils sont toujours là et toujours en très grande forme.
00:11Donald Trump, alors qu'Emmanuel Macron vient d'annoncer un nouveau porte-avions pour 2038,
00:16eh bien Donald Trump annonce une nouvelle classe de navires de guerre.
00:18Alors, en toute humilité, il les appelle les Trump-class.
00:22On se demandait quel nom allait donner Emmanuel Macron au nouveau porte-avions.
00:25Trump n'a pas hésité, lui c'est son propre nom, c'est plus simple.
00:28On l'écoute juste, le président américain, puis après on va suivre les pérégrinations du président français en Arabie Saoudite.
00:33Mais d'abord, Donald Trump.
00:36J'ai décidé de doter la France d'un nouveau porte-avions.
00:39Nous avons décidé de bâtir deux nouveaux, de très grands cuirassés.
00:46La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine.
00:50Nous avions des grands cuirassés, ceux-ci sont encore plus grands.
00:55Ils seront 100 fois plus puissants.
01:01Avec nos frégates de premier rang et nos Atlantique 2, appuyés régulièrement par l'émirage 2000, des forces françaises stationnées à Djibouti.
01:09Ce sont les meilleurs au monde, les plus rapides, les plus grands.
01:12Ce chantier va directement irriguer notre économie.
01:16Voilà, pour ce petit montage des propos de Donald Trump et d'Emmanuel Macron qui étaient aux Émirats Arabes Unis.
01:22Vous avez raison, Gauthier Lebrecht.
01:23On a l'impression qu'il y a une espèce de petite compétition entre les deux, François de Rugy.
01:27Il joue, c'est moi qui aurais le plus gros porte-avions.
01:30On peut quand même penser qu'Emmanuel Macron et Donald Trump, d'ailleurs, avaient de toute façon l'intention de faire ces annonces-là,
01:37quelle que soit la position de l'un et de l'autre.
01:38On peut quand même remarquer, parce que souvent on critique Emmanuel Macron en disant qu'il est très égocentrique, etc.
01:44Mais enfin, Donald Trump, lui, il appelle ses navires.
01:47C'est quatre rondelles, là.
01:48Voilà, mais plus sérieusement, moi je pense que c'est une annonce très importante, la question du porte-avions français.
01:57La France a toujours eu, enfin depuis très longtemps en tout cas, un porte-avions.
02:00À une époque, on avait même deux, mais ça fait longtemps qu'on considère qu'un seul suffit.
02:05Un porte-avions qui est reconnu comme étant de haut niveau.
02:08Évidemment, on n'a pas la puissance américaine qui est un pays cinq ou six fois plus peuplé que la France
02:13et qui a une armée évidemment beaucoup plus importante.
02:15Donc c'est aussi logique que Donald Trump puisse faire des annonces beaucoup plus importantes sur la marine.
02:19Éric Nolot, ça vous a fait rire.
02:21En tout cas, pour le démarche des inhibitions, là c'est plié.
02:23Là c'est plié, c'est Trump qui gagne.
02:24C'est curieux quand même cette différence culturelle.
02:26C'est qu'effectivement, Emmanuel Macron ne pourrait pas parler comme Trump.
02:29Trump a inventé une manière de parler où il est complètement mégalomane,
02:34mais c'est complètement intégré dans le discours.
02:36Et il parle de manière à être vraiment compris par tous,
02:39même des gens qui n'ont aucune idée de quoi il parle.
02:41Mais en fait, c'est cent fois plus puissant et nous sommes les meilleurs.
02:44Yves, ça va porter mon nom.
02:46C'est formidable.
02:47C'est formidable.
02:48Il y a 20 mots de vocabulaire.
02:50Non, mais c'est fascinant d'arriver à ça.
02:51Malheureusement, en France, où heureusement,
02:53il y a un niveau de complexité et de subtilité qui nous interdit de parler comme Trump.
02:58On fera le jeune sur ces porte-avions, cette petite marque.
03:04Est-ce qu'une petite course à l'échalote entre les deux hommes, les deux présidents ?
03:07Écoutez, j'espère que, malheureusement, en tant que Français,
03:11on n'a pas les moyens de la course à l'échalote.
03:13C'est-à-dire que nous, on a annoncé un porte-avions pour 2038.
03:16Et c'est Noël.
03:18C'est la fête.
03:19C'est génial.
03:19On l'a enfin.
03:20Je ne sais pas pour quand sont annoncés les navires de Donald Trump,
03:23mais je pense qu'ils vont arriver un peu plus vite.
03:25Et en règle générale, on ne peut pas lutter.
03:27En fait, moi, ces séquences-là, il y a ça.
03:29Puis il y a aussi, quand Donald Trump a raconté en meeting récemment,
03:33la discussion qu'il a eue avec Emmanuel Macron sur le prix des médicaments,
03:36vous savez, les négociations avec les laboratoires pharmaceutiques,
03:39je me dis à chaque fois, c'est terrible,
03:40parce qu'on était peut-être un petit pays,
03:45mais une grande nation, comme dit Hugh Grant dans Love Actuali,
03:48mais c'est une très bonne formule.
03:49Vous avez des références cinématographiques merveilleuses, je crois.
03:53De Noël.
03:54Un an art total, mais bon, ça va.
03:57Non, non, non, stop, stop.
04:00Pas de débat.
04:00On n'est pas chez Pascal Brault.
04:01On n'est pas chez Pascal Brault.
04:05On ne parle pas de cinéma.
04:08Une émission cinéma.
04:10Au-delà de ça, il joue le rôle du Premier ministre anglais,
04:12et il a cette formule face au président américain.
04:14Il dit, nous sommes un petit pays, mais une grande nation.
04:17C'est ce que, pendant très longtemps, la France a été.
04:18C'est-à-dire, on est démographiquement moins puissants, évidemment, qu'eux,
04:22mais notre voix portait, comptait, etc.
04:23Aujourd'hui, moi, je suis triste de voir que,
04:26dans le dossier ukrainien, dans le dossier à Gaza,
04:30notre voix n'a pas compté,
04:31la France n'a pas joué de rôle, ou très peu, pas assez,
04:34et qu'aujourd'hui, ce type d'annonce
04:36n'impressionne plus personne.
04:37Et je fais le lien avec,
04:38et je quitte le domaine cinématographique des chefs-d'oeuvre,
04:41pour arriver sur,
04:43notamment, la discussion qu'on a eue la semaine dernière,
04:46ici, chez vous, Laurence, avec le général de Villiers.
04:49Il explique que sa démission, en 2017,
04:51c'est parce qu'il dit, on ne pourra plus être ce qu'on était.
04:54Malheureusement, je crois que c'est ce qui s'est passé.
04:56On joue en deuxième division.
04:56On joue en deuxième division.
04:58Non, non, il faut regarder les choses en face.
05:00On joue en deuxième division.
05:02Mais comme disait un ancien chef à moi,
05:03il vaut mieux être grand chez les petits que petit chez les grands.
05:05Donc, en fait, on est grand chez les...
05:07Ah, dans la deuxième division.
05:07C'est pas dans l'Ouva Actuali, ça.
05:08Ça, c'est pas dans l'Ouva Actuali.
05:09C'est dans Police Secours 17.
05:12On est quand même dans la première puissance militaire d'Europe.
05:15Il faut quand même le dire.
05:16Oui, mais il n'y a que la France qui n'a pas pu faire ça.
05:19Non, mais il faut quand même le dire, parce que même, je ne sais pas si c'est le général de Villiers,
05:22quand il a été interviewé, mais moi, j'ai vu en 15 ans une période où on considérait
05:27qu'il fallait baisser les dépenses militaires.
05:28On disait, en tout cas en pourcentage du PIB, on disait que c'est les dividendes de la paix, etc.
05:32Moi, quand j'étais jeune au lycée, la chute du mur de Berlin, etc.
05:36Ça y est, on va pouvoir toucher les dividendes de la paix.
05:37C'était ça, le discours.
05:39Et depuis maintenant une dizaine d'années, il faut le reconnaître,
05:41notamment grâce à Jean-Yves Le Drian, qui s'est beaucoup investi sur le sujet,
05:45on a remonté le niveau des armées.
05:47Ça a commencé par le maintien en conditions opérationnelles.
05:50C'est une expression que les militaires aiment bien, le MCO.
05:52Ça veut dire quoi ?
05:53Ça veut dire qu'on avait des équipements qui n'étaient même plus en état de marche.
05:56Et on les a remis en état de marche avant de livrer les nouveaux équipements.
05:59Et notamment dans la Marine nationale.
06:01Moi, j'ai eu la chance de m'embarquer un jour avec la Marine nationale à Brest.
06:04On a des équipements maintenant modernes, pas simplement le porte-avions.
06:08Il ne faut pas croire que ça se limite au porte-avions et qu'il n'y aurait aucun bateau derrière.
06:11On a des bateaux qui sont de nouveau positionnés, par exemple, dans les dom-toms,
06:14alors qu'il n'y en avait plus.
06:15Il y a dix ans, il n'y avait même plus de patrouilleurs dans les dom-toms.
06:18Donc évidemment qu'on ne va pas se comparer aux États-Unis d'Amérique.
06:20Ça fait depuis la Deuxième Guerre mondiale qu'on n'est plus du tout au même niveau que les États-Unis d'Amérique
06:24ou que la Chine ou que la Russie,
06:26qui sont des puissances militaires plus importantes que la France.
06:28Et c'est normal.
06:29Mais en Europe, on reste une puissance militaire de référence,
06:32notamment du point de vue technologique, ce qui est le plus important.
06:38Elle est formidable, tant mieux.
06:39Ça a été décidé en 2018, mais ça y est, ça se concrétise.
06:42Et peut-être une demi-heure après, on le retrouve dans une séquence
06:46en train de faire des abdos avec des militaires et Thibaut InShape.
06:50On va regarder quelques images et puis je vais les décrire après pour nos auditeurs.
06:53Mais ce paradoxe est très surprenant.
06:55Vous annoncez quelque chose de très martial, de très important, de vital pour la nation.
06:59Et après, vous travaillez avec un influenceur.
07:02Regardez juste un petit extrait.
07:04On va faire une petite série de pompes commando.
07:07Allez, on peut se rassembler par échauffement, montée de genoux, talons-fels.
07:11Allez, on va le passer, s'il vous plaît.
07:17J'y arrive.
07:18Super.
07:19Descends.
07:20Voilà pour le président qui fait des pompes.
07:36Le mélange des gens est assez surprenant.
07:38On n'imagine pas Donald Trump en train de faire des...
07:40Et le général de Gaulle, je ne vous en parlerai pas.
07:42Je pense qu'il n'en serait pas capable.
07:42Non, mais c'est vrai que là, je pense que...
07:46Moi, je pense que plus généralement, l'époque dans laquelle on vit, est-ce qu'elle implique qu'on fasse ce type de communication ?
07:53Peut-être que certains conseillers en communication conseillent ça.
07:55Moi, je ne sais rien.
07:56Il ne les a pas que lui.
07:59Je veux dire, la tiktokisation de la vie politique, le Thibaut InShape, il a fait à une époque des vidéos YouTube pour le service national universel avec Gabriel Attal.
08:08Donc, ce n'est pas nouveau.
08:09Moi, ça me désole parce que moi, je considère que la forme est complètement...
08:13Enfin, surdétermine le fond.
08:14Et comme vous l'avez dit, il y avait pour moi une annonce qui était importante.
08:18Il n'y avait pas besoin de faire une communication de ce type-là.
08:21Mais on a eu aussi ça un jour, je crois, sur une conférence internationale qui était quand même gravissime à Charmelle Cherf, etc.
08:26Avec l'impression qu'on va être plus ou moins dans les coulisses.
08:29Ce n'est pas ça.
08:29Je pense qu'on attend de la communication politique.
08:31On attend des messages clairs qui soient exprimés clairement.
08:34Et il y en avait un là, en plus, sur le porte-avions.
08:36C'est un aspect philosophique.
08:37M. Nolot, à la parole.
08:38Emmanuel Macron, c'est un disciple de Paul Ricoeur.
08:40Paul Ricoeur, c'est l'identité narrative.
08:43C'est-à-dire, vous êtes l'histoire que vous vous racontez.
08:45Et il se raconte sa propre histoire.
08:47Il est le héros de sa propre histoire.
08:49Alors, tantôt, il annonce la création d'un porte-avions.
08:52Tantôt, il fait des pompes.
08:53Il n'y a plus personne dans la salle.
08:54Et comme il est président de la République, il peut partager sa vie avec tout le monde.
08:57Donc, je pense que c'est bon in shape à Paul Ricoeur grâce à Éric Pistot.
09:00Oui, oui, mais c'est la question.
09:02Gautier, vous aurez la parole, Alexandre.
09:03Parce que, donc, on a un président de la République qui se met en scène, très viril.
09:07J'ai un gros porte-avions, j'ai des muscles, je fais des pompes avec Thibault in shape.
09:10Ça, c'est l'image.
09:11La réalité, c'est que la France, si on parle de TikTok, n'est pas fichue d'expulser un influenceur,
09:17TikToker, algérien sous OQTF, qui fait l'apologie du terrorisme,
09:20et ensuite qu'insulte la police française, qui a fait un petit séjour en prison, un petit séjour en cras.
09:24Allez, vous me l'amenez de loin, votre TikToker.
09:27Allez, vous me l'amenez de loin, là.
09:28Non, non, non, parce que tout ça est très lié.
09:30C'est-à-dire qu'on joue aux gros bras, aux muscles, on est faible, on est nul, on est ridicule.
09:35Comment voulez-vous que ce soit ?
09:37C'est pas l'esprit de Noël chez vous, Gautier.
09:39Ah, bah, l'esprit de Noël, il...
09:40Ah, c'est pas l'esprit de Noël.
09:42Il concerne pas tout le monde.
09:44Un TikToker algérien avec la défense nationale française.
09:47Tout ça est lié, parce que quand vous allez parler à Trump, pour être crédible,
09:51il faut être crédible sur la scène nationale et il faut être fort chez soi.
09:53Si on n'est pas fort chez soi, on est faible partout.
09:56Et quand on n'est pas fichu d'expulser quelqu'un qui déteste la France,
09:59qui nous insulte, qui s'en prend à nos policiers, qui fait l'apologie du terrorisme,
10:02on peut avoir le plus gros des porte-avions, on peut faire 120 pompes avec Thibaut Incheppe,
10:06on reste ridicule. Voilà.
10:08Alors, Alexandre De Vecchio ?
10:09Non, mais c'est vrai qu'il y a un décalage entre la forme et le fond.
10:13Donald Trump est certes vantard, mais quand il dit qu'on va avoir tant de porte-avions,
10:17on a tendance à le croire.
10:19Nous, on n'a pas de budget, sans même aller jusqu'à ce qu'on n'est pas capable d'expulser des influenceurs.
10:25On n'a pas de budget, donc on se demande bien comment on va financer un porte-avions.
10:28J'espère qu'on va y arriver.
10:29Il y a des critiques aussi sur le calendrier, mais le calendrier est étrange.
10:32Ensuite, sur la communication, c'est intéressant, parce que je reviens sur ce qu'a dit Nolo,
10:36sur Donald Trump, c'est vrai qu'il est complètement mégalo, complètement fou,
10:39ça ne passerait pas en France.
10:39Mais on est aux Etats-Unis, et je pense que les Etats-Unis, c'est la patrie cinématographique.
10:44Donc si vous voulez, c'est John Wayne, Donald Trump, c'est Stallone, c'est Terminator, ça fonctionne.
10:50En France, on a la patrie littéraire, si vous voulez.
10:53Donc on préfère un président qui cite Chateaubriand,
10:56plutôt qu'un président qui fait des pompes avec Thibaut Hinchep.
10:58Donc je crois qu'il n'a pas bien compris la France.
11:00Je pense qu'il peut citer Chateaubriand.
11:02Je ne suis pas sûr.
11:04Peut-être qu'il peut, ou qu'il a des gens qui lui font des textes qui peuvent.
11:08Mais en tout cas, il devrait...
11:10Ce n'est pas ridicule à l'heure.
11:11Il devrait...
11:12C'est un littéraire.
11:13Oui, il a écrit un livre que personne n'a lu, il paraît.
11:16Mais...
11:16On peut être amateur de littérature.
11:19En tout cas, je ne prétends pas citer qui que ce soit,
11:23mais je trouve que ça montre une incompréhension sur ce qu'est la France.
11:27Je pense que s'ils voulaient communiquer,
11:29ils communiqueraient en citant des grands auteurs,
11:32en étant un peu plus littéraires.
11:34Je pense que ça ne fonctionne pas en France
11:36de se mettre en scène comme ça avec ces gros musiques photoshopés
11:39et un influence.
11:42Jean-Christophe Covey, policier.
11:43Je pense...
11:44Déjà, il faut penser aux soldats et aux troupes
11:47qui sont quand même contents aussi
11:49de recevoir un président de la République.
11:51Je vais nuancer un petit peu.
11:52Mais qu'il soit avec les troupes.
11:53Il n'y a pas besoin de...
11:54Il y a deux choses, en fait.
11:56Il y a deux choses, en fait.
11:57Le policier, il est plus fort que vous.
11:58Il y a deux choses.
11:59C'est-à-dire que nous, on se rend compte, effectivement,
12:00que quand il y a des personnages d'État
12:02qui quand même viennent au contact des policiers,
12:05des militaires, dans les pénitenciers, etc.,
12:08on voit qu'il y a quand même une certaine fierté
12:10à expliquer notre quotidien,
12:12de voir aussi ce qu'on partage.
12:14Ils sont à des milliers de kilomètres sans les familles.
12:16C'est un clin d'œil.
12:18Après, ils partagent un peu.
12:19Ils transpirent avec eux.
12:20Ils vont boire un verre.
12:20Ils vont voir un peu comment ils travaillent.
12:22Je veux dire ça, maintenant,
12:23là où on peut, effectivement,
12:24après avoir des critiques,
12:25c'est sur la mise en scène derrière tout ça.
12:27Mais sur le fait de partager un peu de la vie des policiers.
12:30Mais ça, personne n'a dit le contraire.
12:32Je parle de la vidéo.
12:33Je parle de la vidéo.
12:34On l'invite aussi à partager...
12:35Dis ma vie de policier.
12:36Oui, aller au red, aller à la BAC, etc.
12:39Je sais que les collègues qui travaillent avec
12:40nous disent que c'est quelqu'un qui s'entretient,
12:42qui est quand même sportif.
12:42Oui, ceux qui le protègent.
12:45Oui, ceux qui le protègent.
12:46Il y a des très bons rapports.
12:47Mais maintenant, c'est aussi le rôle d'un président de la République
12:50de partager un petit peu le moment, le temps,
12:53et de se mettre à hauteur d'hommes, à hauteur de militaires.
12:55Je trouve que c'est ça, là-dessus.
12:56Vous avez l'impression qu'il le fait moins pour les militaires
12:57que pour lui, quand même.
12:58C'est ça qui est dérangeant.
12:59Ça, après, c'est un autre prisme, effectivement.
13:02Je ne suis pas sûr qu'il a un excellent rapport
13:04avec l'ensemble des policiers.
13:06Depuis qu'il a lâché un policier à Marseille,
13:09en disant inexcusable et inexplicable.
13:12Oui, je suis d'accord avec vous,
13:12mais quand vous avez une autorité qui se déplace quand même,
13:14qui vient, c'est quand même aussi un signe fort
13:16dans des commissariats, etc.
13:18Il y a quand même le respect,
13:19parce que nous, on a le respect quand même
13:20de la République, entre guillemets,
13:23des codes et des personnes.
13:24Voilà, on sait faire la part des choses.
13:26Et là-dessus, on est capable de lui dire les choses
13:28et de dire les choses.
13:29On l'a fait déjà dans son bureau, via les syndicats.
13:31On a expliqué des choses et tout.
13:32Mais maintenant, quand on reçoit une autorité,
13:34on a ce respect, parce que c'est aussi notre engagement
13:36vis-à-vis de la République.
13:37Je vous ferai un tout petit mot,
13:38parce qu'on a Adrien Pronto qui nous attend
13:39pour le rappel des titres.
13:40Je suis d'accord avec Eric.
13:40Moi, ce qui me frappe, je suis très ému
13:42par les militaires en général,
13:44l'armée, sa tenue, les valeurs qu'elle dégage, etc.
13:48Et là, en l'occurrence, je suis heureux pour eux
13:50qu'ils accueillent le président de la République.
13:52Et c'est vrai que cette séquence de communication
13:53vient quelque part un peu gâcher à un moment.
13:55Ce sont des gens qui prennent des risques,
13:57évidemment, quand ils sont en OPEX,
13:58qui sont loin de leur famille pour Noël.
14:01Et je me dis, oui, est-ce que c'était...
14:02Et pourtant, j'aime beaucoup Thibaut Inchepp.
14:04C'est quelqu'un de très bien.
14:05Il est formidable.
14:05qui véhicule de belles choses.
14:08Mais là, il y a une sorte de mélange des genres
14:10dans le contexte qui était un peu malais entre eux.
Commentaires

Recommandations