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  • il y a 2 semaines

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00:00Il faut que la situation au Venezuela, Pierre Devilliers, ancien chef d'état-major des armées,
00:05estimait ce matin qu'il désormais nous entend entrer dans la loi du plus fort, on l'écoute.
00:12C'est un mélange d'America First et de la doctrine de Monroe.
00:16Je règne autour, dans ma zone, il va en être ainsi, à mon avis, de beaucoup de puissances régionales,
00:24de ces états-puissances dont je parle déjà depuis 10 ans, 2015,
00:28et c'est la matérialisation concrète de sa stratégie.
00:33Vous voyez, il y a une différence entre les états-puissances et nos démocraties singulièrement européennes.
00:39C'est que nous, nous parlons, eux, ils parlent et ils agissent.
00:44Et ils agissent en cohérence entre ce qu'ils disent et ce qu'ils font.
00:48C'est la loi du plus fort.
00:49C'est la loi du plus fort. C'est vieux comme le monde.
00:52Et, si vous voulez, le faible attire le fort.
00:55Le faible attire le fort. Et nous sommes, en Europe, aujourd'hui, dans le monde, les faibles.
01:00Voilà le général Pierre Devilliers qui répondait aux questions de notre confrère Jean-François Aquili.
01:05Louis de Ragnel, qu'est-ce que ça veut dire en France ?
01:07Par exemple, est-ce que le Venezuela importe de la cocaïne, de la drogue, dans notre pays ?
01:13Exporte.
01:13Exporte. Alors, le Venezuela n'est pas vraiment un pays de production, c'est surtout un pays de transit.
01:19Et donc, en fait, la cocaïne et la drogue de manière globale, le commerce et la répartition, ensuite, est vraiment organisée par l'État vénézuélien.
01:29Et, aujourd'hui, en France, 33 des 52 tonnes saisies de cocaïne sont passées par le Venezuela.
01:36Donc, ça, pour le coup, c'est des choses qui sont vraiment documentées à la fois, d'abord et avant tout, par la Marine nationale,
01:40puisque c'est la Marine nationale en France qui fait les plus importantes saisies de cocaïne,
01:44et ensuite, par les services de douane, de police et la gendarmerie, évidemment.
01:48Et donc, aujourd'hui, en France, il y a un impact direct.
01:53Alors, la question qu'on peut se poser, dans la mesure où l'État, la structure étatique vénézuélienne n'a pas changé,
01:59est-ce qu'il y aura un impact sur l'arrivée de cocaïne en France ? Je ne pense pas.
02:03Et, deuxième sujet, c'est si demain, le Venezuela ne fait plus de commerce, ne fait plus ce rôle de hub d'exportation de cocaïne,
02:13je pense que les trafiquants trouveront d'autres moyens de faire venir la cocaïne en Europe.
02:17– Bon, on va voir maintenant qu'est-ce qui se passera quand ce sera le tour du Groenland, Henri Guénon.
02:22– Oui, peut-être que je vous ai le calme.
02:22– Alors, répondez, vous avez raison.
02:24– Après, l'instant répondra à Henri.
02:26– Oui, oui, oui, non, non.
02:27– Est-ce bien là ?
02:27– Est-ce bien là ?
02:28– Est-ce bien là ?
02:30– Est-ce bien là ?
02:30– Est-ce bien là ?
02:30– Est-ce bien là ?
02:30– Est-ce bien là ?
02:31– Dire que le régime vénézuélien était pourri et qui provoquait de la déstabilisation,
02:36tout le monde est d'accord.
02:38Mais si on emploie cet argument, il faut regarder l'état du monde,
02:42aujourd'hui comme hier, c'est-à-dire que des gens qui ont bourré les urnes,
02:47qui ne sont pas légitimes au regard de nos critères démocratiques,
02:52qui déstabilisent une partie de la planète, etc., il y en a partout.
02:56C'est-à-dire que là, on est parti pour la gloire.
02:59Alors, qu'a fait au fond Trump ?
03:02Il a fait une opération spéciale qui a réussi, là où Poutine a raté,
03:06parce que ses services de renseignement étaient sûrement beaucoup moins efficaces.
03:09Mais qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
03:10Alors maintenant, on attaque la Russie, on va chercher Xi Jinping,
03:14ou Erdogan, enfin je dirais, voilà, c'est raisonné de cette façon,
03:20et c'est juste totalement impossible, parce que ça débouche sur un chaos mondial.
03:25Dans ça, c'est ma première remarque.
03:26C'est ma première remarque. Moi, je suis très content qu'on soit débarrassé de Maduro.
03:32J'observe quand même que pour l'instant, on n'a pas détruit le régime,
03:35et que Donald Trump n'a pas annoncé sa disparition prochaine.
03:39Vous ne pouvez pas lui reprocher à la fois d'en faire trop et de ne pas en faire assez ?
03:42Je ne reproche rien, je constate. Moi, je ne reproche rien à personne.
03:45Ça ne m'intéresse pas, le jugement de valeur.
03:47Je constate simplement qu'on est rentré dans une autre période,
03:51une période où maintenant, il y a une officialisation, encore une fois, des zones d'influence.
03:55Dans ces zones d'influence, les empires, les puissants font ce qu'ils veulent,
03:59et que le général de Villiers a raison, c'est-à-dire que la faiblesse dans le monde aujourd'hui,
04:03elle est en Europe.
04:04La deuxième chose, c'est que, évidemment, l'argument du trafic de drogue,
04:08il est aussi dérisoire que l'argument du pétrole,
04:12encore que les réserves de pétrole, elles existent et qu'elles peuvent servir un jour.
04:15Mais le producteur de cocaïne du monde, le plus gros, le plus énorme, c'est la Colombie.
04:21Alors, le Venezuela, c'est 30 millions d'habitants, la Colombie, c'est 50 millions d'habitants,
04:25avec une économie qui est complètement engrainée, un État qui est complètement engrainé
04:29par la production de cocaïne.
04:32Et puis, le fentanyl, c'est le Mexique et c'est la Chine.
04:36Tout ça, c'est pas parce qu'on va mettre à bas, si on le met à bas, le régime vénézuélien,
04:42qu'on va arrêter le trafic de drogue.
04:45Si les Américains avaient vraiment voulu supprimer le trafic de cocaïne,
04:49ils auraient attaqué, envahi, annexé.
04:51Mais c'est très difficile d'envoyer des troupes dans ces pays qui ont des reliefs très compliqués,
04:56avec des bandes armées.
04:58Enfin, voilà, je veux dire, à mon avis, ils ne les enverront pas.
05:00Un tout petit mot des réactions politiques en France, elles ont été très intéressantes.
05:03On a beaucoup critiqué la réaction d'Emmanuel Macron,
05:05qui est plutôt à donner son assentiment à ce qu'a fait Donald Trump.
05:09Il a changé, c'est-à-dire qu'après, ils ont un tout petit peu...
05:11Ah non, il a beaucoup changé, Emmanuel Macron.
05:14Il a une volte-face d'Emmanuel Macron.
05:15D'habitude, le président de la République, il met entre 6 mois et 1 an pour dire le contraire de ce qu'il a dit.
05:20Vous voyez, par exemple, la grande coalition contre le Hamas...
05:23Il n'a pas mis 6 mois.
05:24Il n'a pas mis 6 mois.
05:26Il a mis quelques jours.
05:27Sur l'Algérie, sur l'Algérie.
05:29Crime contre l'humanité.
05:30Et puis après, la junte militaire s'en sert comme une rente mémorielle.
05:33Mais là, il a battu tous les records.
05:34Il a mis un jour pour changer d'avis.
05:36Il nous a expliqué, en gros, si j'ai bien compris,
05:39que Maduro dégageait et c'était normal,
05:41et que le peuple vénézuélien allait enfin respirer la liberté.
05:45Alors, il y avait déjà un petit angle un peu bizarre
05:47avec la déclaration de son ministre d'Affaires étrangères.
05:50Et puis là, aujourd'hui, en Conseil des ministres,
05:51rapporté par la porte-parole,
05:53eh bien pas du tout.
05:54Il dit que ce ne sont pas des méthodes.
05:56Alors, il ne cite pas Trump, mais que ce ne sont pas des méthodes.
05:58Et qu'on ne peut pas dire comme ça.
05:58Conforme aux droits internationaux, confère notre...
06:01Donc, si vous voulez, c'est...
06:03J'entends, mais...
06:04Alors, est-ce qu'il a signé à la pression ?
06:05On apprend que la France Insoumise demande un débat
06:08à l'Assemblée nationale, Vincent Hervouet,
06:09sur la situation au Vénézuélien.
06:10Ils sont vraiment pro-Maduro.
06:13C'est impressionnant.
06:14La France Insoumise est en ordre de marche derrière ce régulier.
06:17Oui, ils sont constants.
06:18Ils sont fidèles à eux-mêmes en cela.
06:21Fidèles à Maduro aussi.
06:23Ils ont été chavistes dès le début.
06:26Et ils se revendiquent cet héritage
06:28sans ne pas s'être rendus compte
06:31que leurs amis de Caracas
06:33avaient ruiné le pays,
06:37fait mourir de faim,
06:39de faute de traitement
06:40des milliers, des dizaines de milliers
06:42de vénézuéliens
06:43et que le tiers des habitants
06:45avaient pris la poudre d'escampette
06:47en allant essayer de survivre à l'étranger.
06:51Non, ils continuent à soutenir l'explancié
06:54au nom de l'anti-impérialisme,
06:56au nom de toutes sortes d'idées vagues et générales.
07:01Mais parmi les soutiens du Venezuela,
07:05quand vous faites du régime vénézuélien,
07:08il n'y a pas que Cuba
07:09et puis la France Insoumise.
07:11Il n'y a pas que le Nicaragua
07:12petit régime tyrannique.
07:16Il y a aussi l'Iran.
07:18Vous savez qu'au Venezuela,
07:20vous avez les gardiens de la Révolution,
07:22le Hezbollah sont installés.
07:25Vous avez l'Algérie.
07:27M. Tebboune venait d'embrasser sur la bouche
07:29M. Maduro
07:30et de sceller avec lui
07:32une sorte de pacte d'alliance stratégique.
07:35Vous avez comme ça la Russie et la Chine,
07:36évidemment,
07:38qui s'approchaient.
07:40Et c'est en cela
07:41que la doctrine Monroe,
07:43la première application de la doctrine Monroe,
07:45ce n'est pas tellement de mettre la main sur le pétroce,
07:46je n'y crois pas vraiment,
07:48parce qu'il est très difficile à exploiter,
07:49qu'il est beaucoup trop cher,
07:51ce serait beaucoup trop coûteux.
07:52La doctrine Monroe,
07:53c'est d'abord
07:53que les autres dégagent,
07:55que les autres puissances,
07:59que les malveillants
08:00s'éloignent de notre arrière-cours,
08:02qui ne viennent pas marcher
08:04sur nos plates-bandes.
08:05C'est ça,
08:06la doctrine Monroe ?
08:06– Non, des mots.
08:07– C'est exactement la doctrine
08:09de Poutine,
08:10enfin de la Russie,
08:11vis-à-vis des anciens pays de l'Empire.
08:16Voilà,
08:16mais la question,
08:17qui est un débat au Parlement,
08:18pourquoi pas ?
08:19La seule question qui se pose pour nous
08:20et qui doit se poser,
08:21ce n'est pas de savoir
08:22si on est pour,
08:22si on est contre,
08:23si c'est des gentils
08:24ou si ce sont des méchants.
08:26La seule question,
08:27c'est dans le monde
08:28tel qu'il est maintenant,
08:29tel qu'il est sous nos yeux
08:30et qu'on ne peut plus ignorer,
08:33que faisons-nous
08:34pour assurer
08:35le respect de nos intérêts,
08:36la défense de nos intérêts vitaux ?
08:38Voilà,
08:38c'est la seule question
08:40à nous poser.
08:41– On fait la guerre
08:42jusqu'au dernier des Ukrainiens
08:44parce que finalement,
08:45ce qu'a fait l'Union européenne
08:46et ce que prétend faire la France
08:48à Kiev,
08:48c'est la même chose,
08:49c'est dire aux Russes
08:50« Pas de touche,
08:51à notre étranger proche,
08:53ne venez pas nous menacer
08:55en imposant votre loi
08:57là où on est
08:58juste au pied de la maison. »
09:01– La position,
09:01la position irresponsable
09:02qu'il soit.
09:05Voilà,
09:05c'est vraiment
09:05la réponse la pire
09:07parce que,
09:08franchement,
09:09l'Ukraine,
09:10c'est davantage
09:11la zone d'influence
09:12des Russes
09:12historiquement,
09:13culturellement,
09:14tout ce que vous voudrez.
09:15Et donc,
09:16ils ne lâcheront pas
09:17si on décide
09:18d'annexer l'Ukraine
09:20dans notre zone d'influence.
09:22Voilà,
09:22je pense que ça,
09:23c'est absurde.
09:23– Vous avez un petit mot ?
09:24– Je trouve très intéressant
09:26par rapport à cette opération
09:28qui est un véritable séisme mondial,
09:31le positionnement de LFI,
09:32je trouve que ça donne
09:33un nouvel éclairage
09:34encore plus significatif
09:37de leur inhumanité.
09:40– Très bien.
09:42Écoutez, voilà.
09:42Éric ?
09:43– Oui, non,
09:43je voulais juste...
09:43– Un mot, un problème.
09:44– Oui, parce que j'étais intéressé
09:45par un papier du Times,
09:46je ne sais pas si vous avez vu,
09:47qui parle du guide suprême iranien
09:49et qui explique fort
09:51de ce qui s'est passé
09:52pour Maduro
09:52qu'il y aurait un plan B
09:54pour exfiltrer
09:55Ramény,
09:56vous avez vu,
09:57en Russie,
09:57à Moscou.
09:58– C'est le renseignement britannique.
09:59– Le renseignement britannique,
10:00voilà,
10:00c'est absolument incroyable.
10:01– Oui, vous avez raison,
10:04on aura l'occasion
10:06d'y revenir.
10:07– Sous-titrage ST' 501
10:07– Sous-titrage ST' 501
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