- il y a 6 semaines
- #sudradio
Les Vraies Voix avec Céline Imart, députée européenne LR et exploitante agricole céréalière.
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2025-12-18##
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2025-12-18##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00On est là, il y a 150, 200 tracteurs qui arrivent, là ça va bouger, on ne partira pas tant qu'on n'aura pas une réponse forte de l'État.
00:08J'appelle à tous les artisans à soutenir nos agriculteurs, parce que finalement les difficultés, même s'ils ne sont pas les mêmes, on se rejoint dans des problématiques qui sont énormes.
00:16Aujourd'hui c'est ici, mais pour moi la prochaine étape c'est Paris, il faut les faire trembler.
00:21On veut moins de contraintes, on veut moins de la merde, on veut qu'on nous laisse travailler, c'est plus possible.
00:25Et la troisième étape, si Paris ça bouge pas, c'est l'Europe, c'est Bruxelles.
00:30Et on vous pose cette question dans Les Vraies Voix, la question du soir, va-t-on vers une crise européenne en cas de signature du Mercosur ?
00:39Vous dites encore et toujours oui à 94%, vous voulez réagir le 0826 300 300 ?
00:45Et moi je crois que la crise peut être triple dans la rue avec les agriculteurs, entre les différents États, et même par exemple au Parlement européen, entre les différents groupes.
00:54Céline Imar est avec nous, députée européenne LR et exploitante agricole séréalienne.
01:00Madame la députée, merci d'avoir accepté notre invitation.
01:04Avec cette question du jour à laquelle vous pouvez répondre, est-ce qu'on va vers une crise européenne en cas de signature du Mercosur ?
01:10Vers une signature du Mercosur cette semaine, la réponse est oui, incontestablement.
01:15On a eu, enfin la France et surtout Emmanuel Macron ont eu une aide providentielle aujourd'hui en la personne de Georgia Meloni,
01:21et on voit bien qu'elle a un rôle prépondérant au niveau de l'Union européenne que la France a perdue.
01:27La France aujourd'hui toute seule ne peut plus défendre ses intérêts, on a des intérêts très divergents au niveau européen.
01:33L'Allemagne, elle, avec les pays du Nord, sont très vocaux, parce que la signature de cet accord pour eux, c'est un intérêt absolument vital.
01:41Ils ont leur économie qui est dans une situation de marasme, ils ont besoin d'exporter leur industrie automobile, chimique, pharmaceutique, etc.
01:49Et donc ils se positionnent très très fort pour passer en force.
01:52Mais avec le renfort de Madame Meloni, cette semaine ce ne sera pas possible, et fort heureusement.
01:57Et moi je pense que Madame Meloni, un jour ou l'autre, je ne sais pas dans combien de temps et contre quoi,
02:01elle va rechanger sa position et reprendre une position en faveur du Mercosur, mais probablement en janvier.
02:08Éric Ravel.
02:09Oui Madame la députée, je note aussi que, je ne sais pas si vous en avez parlé, on en disait un mot tout à l'heure,
02:16c'est que l'Allemagne appuie fortement pour signer ce traité du Mercosur,
02:19parce que le volet exportation Europe vers Amérique du Sud, c'est de la machine outillée et de la voiture allemande.
02:24Absolument, puis il y a la chimie, il y a la pharmacie, puis il ne faut pas oublier un point,
02:30c'est que l'Allemagne, pour son industrie, elle n'a délocalisé que 20% de ses emplois.
02:36Nous, on a réussi un exploit fantastique depuis le début, notamment de l'ère macroniste,
02:40c'est de délocaliser 70% de nos emplois industriels.
02:44Donc en fait, l'Allemagne reste une puissance exportatrice,
02:47non seulement au niveau de son industrie automobile, mais aussi sur tous les autres secteurs.
02:51Et donc, elle a absolument besoin de se positionner aujourd'hui sur ce marché du Mercosur,
02:56qui réunirait 780 millions de consommateurs.
03:00Et nous, en fait, au niveau de la France, on a un maillage territorial,
03:03un maillage identitaire aussi, parce que c'est une question d'identité pour nous, l'agriculture.
03:07Mais il faut dire aussi, Madame la députée, que nous avons un modèle économique
03:11qui est plus basé sur la consommation des ménages en France,
03:13et moins sur l'exportation historiquement, ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne.
03:16Absolument. C'est parce que, là aussi, nous avons sombré économiquement,
03:21que ce soit sur notre dette, sur notre déficit, sur notre désindustrialisation.
03:25Et maintenant, et c'est ça que les agriculteurs ne supportent plus,
03:28et ils ont raison, sur la désagricolisation de notre pays.
03:31Et ça, c'est terrible, parce qu'aujourd'hui, la Chine est devenue l'usine de l'Europe,
03:35et le Mercosur ne peut pas devenir sa ferme.
03:38C'est ça qui est vraiment en jeu aujourd'hui.
03:40Madame la députée, moi, juste pour vous dire que je suis relativement raccord
03:44avec votre analyse sur Georgia Mélonique, je trouve d'une lucidité extraordinaire.
03:48Maintenant, j'ai une question qui me vient, c'est-à-dire, on a parlé de l'Allemagne
03:52et d'autres pays qui ont des choses à exporter via le Mercosur.
03:55Comment se fait-il ? Alors, vous avez déjà commencé à donner des éléments de réponse,
03:58mais comment se fait-il que la France se retrouve dans une position,
04:01on en est tous autour de la table, à se demander, mais qu'est-ce que nous, nous pourrions exporter ?
04:06Quelle est finalement notre place dans l'organigramme industriel européen ?
04:10Je pense que nous n'avons plus forcément notre place, d'ailleurs.
04:13Et surtout, sur ce texte en lui-même, vous, à titre personnel,
04:17comment est-ce qu'on le réajuste pour arriver à une version acceptable ?
04:21On ne le réajuste pas.
04:23Aujourd'hui, au niveau européen, d'abord, il faut savoir une chose,
04:26c'est que les États membres ont délégué la compétence complète
04:28de ce qui concerne le commerce extérieur à la Commission.
04:31Et en fait, la Commission, elle a commencé à négocier cet accord
04:34sur mandat des États membres en 1998.
04:36On était dans une époque où le paradigme, c'était de négocier des accords globaux.
04:40Mais ça, aujourd'hui, c'est un paradigme qui est dépassé,
04:43qui est vraiment d'ancienne génération.
04:44On prend des régions entières du monde et on négocie d'un côté
04:47notre industrie qui va là-bas et leur agriculture qui vient chez nous.
04:51Aujourd'hui, le logiciel, il a changé.
04:53La Commission continue à négocier des traités.
04:55Je prends l'exemple de l'Inde, qui va aboutir très, très, très vite sur l'Inde.
04:59Quand la Commission a commencé à négocier sur l'Inde,
05:01elle a dit, voilà, nous, on a des secteurs sensibles,
05:03c'est le sucre et la viande bovine.
05:04Donc, on ne va pas les mettre dans l'accord.
05:06Et l'Inde a dit, en contrepartie, nous aussi, on a des secteurs sensibles
05:09et on ne va pas les mettre dans l'accord.
05:10En revanche, on va continuer à travailler pour avoir un accord
05:14qui soit beaucoup plus ciblé, sectorialisé
05:16et qui bénéficie réellement à nos deux pays.
05:19Parce que nous, quand on exporte du cognac ou du vin,
05:21par exemple, au Canada,
05:23on ne va pas détruire des filières, des familles, des emplois,
05:26des exploitations agricoles là-bas.
05:28Donc, maintenant, le paradigme de négociation, il a changé.
05:30Le Mercosur, de la manière dont il a été pensé et négocié depuis 25 ans,
05:35aujourd'hui, il ne peut plus aboutir, à mon avis, il ne fait plus sens.
05:38Il faudrait tout arrêter et tout renégocier, pays par pays,
05:42avec des accords beaucoup plus sectorialisés et ciblés.
05:45Oui, madame la députée, vous avez conscience quand même
05:46qu'il y a la Chine et les États-Unis
05:48qui sont en embuscade, justement, sur la question du Mercosur
05:53et qui n'attendent qu'une chose,
05:54c'est de prendre, entre guillemets, la place qui est destinée à l'Union européenne.
05:59Absolument.
06:00Et c'est d'ailleurs un des points que soulèvent les pays
06:02qui sont favorables à cet accord,
06:03ainsi que la présidente de la Commission européenne.
06:06Mais on ne peut plus marcher avec ce chantage.
06:09C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a délaissé nos agriculteurs,
06:11on ne les aime plus et on ne leur donne plus de preuve d'amour.
06:14Et c'est pour ça qu'il y a cette colère.
06:16C'est-à-dire que, moi, je suis pour le libre-échange.
06:18Et je pense que le libre-échange, comme vous le dites,
06:20dans un contexte géopolitique de durcissement de la Chine,
06:23qui vient de nous remettre 30% de droits de douane sur le port,
06:28malgré le déplacement fabuleux d'Emmanuel Macron,
06:31qui a dû oublier d'apporter une bouteille de cognac,
06:33je pense, avec Xi Jinping, mais enfin bon, ça, c'est un autre sujet.
06:36Et dans un contexte aussi où Donald Trump reprend les intérêts
06:39à Amérique à faire sans main
06:40et à une politique beaucoup plus agressive
06:42et beaucoup plus protectionniste,
06:44effectivement, leur argument, c'est de dire
06:46« Attention, parce que la Chine va prendre nos parts de marché. »
06:49Sauf qu'aujourd'hui, ce n'est plus possible, en fait,
06:51de déstabiliser ce qui fait non seulement notre économie,
06:54notre présence sur les territoires,
06:56mais aussi l'agriculture, c'est notre identité.
06:58Et je dois le dire, on doit prendre notre identité
07:00dans ce genre d'accords.
07:02Les accords de libre-échange, oui, mais équilibrés.
07:05Mais Céline Imard, quand est-ce que
07:06un homme ou une femme politique française
07:09va avoir le courage ?
07:10Je sais que vous venez du sud-ouest, d'une terre de rugby,
07:12vous n'êtes pas loin de Castres, je crois.
07:14Avoir le courage de mettre un gros caramel à l'Allemagne
07:17qui se comporte vraiment comme la dirigeante de l'Europe
07:20et l'Allemagne n'a qu'un but,
07:22anéantir l'industrie française.
07:25Elle y est arrivée, parfait.
07:26Et maintenant, l'agriculture.
07:28Quand est-ce qu'on va avoir des hommes politiques
07:30qui ont, vous me passerez l'expression,
07:31des corjones, comme on dit de l'autre côté, des Pyrénées ?
07:34Oui, sauf que le castre olympique,
07:36lui, quand il rentre sur le terrain,
07:37puisque c'est mon équipe favorite de rugby,
07:39pour mettre des caramels aux copains,
07:41et notamment aux équipes parisiennes,
07:42il se prépare et il s'entraîne.
07:43La grosse différence, c'est qu'aujourd'hui,
07:45la France, pour affronter l'Allemagne,
07:47elle n'a plus les moyens de sa politique.
07:49Elle n'est pas entraînée et elle n'est pas crédible.
07:51Qu'est-ce que vous voulez aujourd'hui
07:53qu'on aille négocier pour défendre nos intérêts
07:55en disant, tiens, la France arrive,
07:57nous, le Mercosur, on n'en veut pas,
07:58on met un cachou à l'Allemagne.
08:00Non, mais en fait, quand on a le déficit public qu'on a,
08:03quand on a la dette publique qu'on a
08:05et qu'on veut donner des leçons en Europe,
08:06ils nous disent, attendez les gars,
08:08là, vous n'avez pas de budget,
08:09vous avez une instabilité gouvernementale
08:11qui est un peu inquiétante.
08:13Vous avez vraiment une trajectoire
08:16sur vos finances publiques,
08:17vous ne tenez pas vos comptes.
08:19Là, en ce moment, les débats chez vous
08:20à l'Assemblée nationale,
08:22c'est le concours lépine de la nouvelle taxe.
08:24Et vous voulez nous donner des leçons
08:25sur les intérêts européens ?
08:26Alors, commencez pour remettre de l'ordre chez vous.
08:28Donc, le vrai sujet, c'est ça.
08:30Ce n'est pas une question de courage,
08:31c'est une question aussi qu'on a
08:32une trajectoire budgétaire délirante
08:34qui met en danger toute la zone euro
08:36et qu'aujourd'hui, on n'a plus les moyens
08:37de porter la voix de nos intérêts à Bruxelles.
08:40Et la Macronie nous a considérablement affaiblis.
08:45Justement, on parlait tout à l'heure
08:46de l'instabilité des discours d'Emmanuel Macron.
08:48Un coup, il trouve ça plutôt pas mal.
08:50Un coup, il est contre.
08:52Aujourd'hui, on est quand même à deux jours.
08:54On est le 18 à deux jours
08:55de cette signature.
08:58Est-ce qu'on n'est pas ridicule
08:59aux yeux du monde ?
09:02C'est un petit peu ce que je viens de dire.
09:04Enfin, moi, je ne veux pas taper
09:06pour taper sur la Macronie.
09:07Mais aujourd'hui, effectivement,
09:09on n'est pas crédible quand on arrive à Bruxelles.
09:11Et donc, c'est pour ça que finalement,
09:13le secours providentiel nous vient de l'Italie
09:16qui, elle, a su réaliser ce sursaut,
09:19a su remettre de l'ordre dans ses comptes,
09:22met en place des politiques extérieures,
09:24notamment avec les pays d'Afrique,
09:25extrêmement intelligentes
09:26et reprend en main ses intérêts.
09:28L'avenir, c'est quoi ?
09:31C'est-à-dire, est-ce que vous pensez quand même
09:32qu'il y a une sortie possible,
09:35en tout cas pour cette alliance
09:36Italie-France et les deux autres pays ?
09:40Est-ce que vous pensez que c'est possible ?
09:42Moi, je pense que l'Italie finira
09:43par nous lâcher
09:44quand elle aura obtenu certaines contreparties.
09:48Après, la question, c'est
09:48ce sera quand qu'elle va nous lâcher ?
09:50Est-ce que ce sera début janvier, fin janvier ?
09:52On ne sait pas.
09:53Et on ne sait pas contre quoi.
09:54Après, ça va arriver sur la table du Parlement.
09:56Donc, au niveau du Parlement européen,
09:58on fait deux choses.
09:59La première, c'est qu'on saisit
10:00la Cour de justice
10:01sur la validité de la scission de l'accord.
10:03La Commission a fait
10:04un coup de force démocratique
10:05absolument magnifique,
10:07un tour de passe-passe,
10:08parce que normalement,
10:08cet accord doit être ratifié
10:10par tous les parlements nationaux.
10:11La Commission a dit
10:12que c'est très simple,
10:13on va scinder l'accord en deux parties.
10:15Par miracle, l'accord commercial
10:16va pouvoir se mettre en branle
10:18sans ratification.
10:19Et puis, après le reste,
10:21les États membres valideront
10:23un peu tout ce qui est
10:24principe démocratique, coopération, etc.
10:26Donc, déjà, premièrement au Parlement,
10:28on va saisir la Cour de justice
10:29sur la validité juridique
10:31de cet accord.
10:32Et ensuite, ce que moi,
10:33j'essaie de faire,
10:34c'est de convaincre mes collègues
10:36au niveau du Parlement
10:37tout simplement de ne pas le signer.
10:39Et le deuxième rapport de force,
10:41il sera là.
10:42J'ai l'impression que la France
10:43est devenue une monnaie d'échange,
10:45un levier de négociation
10:47pour finalement permettre à l'Italie
10:48d'arriver à ses fins
10:49de la manière dont vous avez présenté les choses.
10:51Oui, c'est tout à fait ça.
10:54Oui, c'est le jeu.
10:55Le jeu au niveau européen,
10:56il est très complexe
10:57parce qu'il se joue
10:58avec des intérêts nationaux
10:59de 27 États membres
11:00qui ont aujourd'hui des sensibilités,
11:02un maillage territorial,
11:04une identité,
11:04une économie
11:05extrêmement différentes.
11:07Et donc,
11:07c'est un peu
11:08le Game of Thrones
11:09entre la Commission,
11:11les États membres,
11:12les parlementaires
11:12et les groupes politiques.
11:14Et il faut jouer effectivement
11:15sur un échiquier
11:16qui est assez serré
11:17et assez complexe.
11:18Et oui,
11:18la France,
11:19clairement aujourd'hui,
11:20n'est pas en mesure
11:20de s'imposer
11:21et de porter sa voix.
11:22Et donc,
11:23elle doit effectivement
11:23s'insérer
11:24dans ces leviers de négociation.
11:26Et moi,
11:27c'est ce que je fais,
11:28enfin,
11:28c'est ce qu'on fait
11:29pour essayer de gagner
11:31sur ce sujet
11:31parce qu'on ne peut pas
11:32jeter nos agriculteurs
11:33déjà en extrême difficulté
11:35en pâture
11:36à cette concurrence déloyale.
11:37Ce n'est plus tenable.
11:38Ce serait
11:39le dernier goutte d'eau
11:40qui ferait déborder
11:41un vase déjà bien plein.
11:43Vous voyez,
11:43Madame la députée,
11:44je pense qu'Emmanuel Macron
11:46fait tout à l'envers.
11:47Il n'a pas compris
11:48la phrase du général de Gaulle
11:49« Les États n'ont pas d'amis,
11:51n'ont que des intérêts ».
11:52Lui,
11:52il essaie de se faire des amis
11:53mais il oublie
11:54de défendre nos intérêts.
11:56Oui,
11:56et il n'en a pas les moyens.
11:58Et puis surtout,
11:58moi,
11:58je pense que ce qu'il a oublié
12:00depuis 2017,
12:01c'est de créer
12:02un relationnel
12:03et une relation réelle,
12:06empathique,
12:07je dirais presque
12:08d'amour
12:09avec le monde agricole.
12:10Chose qu'avaient sur le cœur
12:11des prédécesseurs avant lui.
12:13Et là-dessus,
12:13il a complètement
12:14loupé le train
12:15et donc il a à la fois
12:17perdu la possibilité
12:18de défendre nos intérêts
12:19en France
12:20avec une voix très forte
12:21et à la fois
12:22cette connexion
12:23profondément empathique
12:25presque charnelle
12:25avec ce monde agricole.
12:27Il a perdu
12:28sur les deux tableaux.
12:29Merci beaucoup,
12:30Céline Guimard,
12:30d'avoir accepté
12:31notre invitation,
12:32députée européenne LR
12:33et exploitante agricole
12:34céréalière.
12:35Merci beaucoup.
12:37Merci beaucoup,
12:38en tout cas.
12:38Merci à tous.
12:39Merci à tous.
12:40Merci à tous.
Commentaires