00:00Musique
00:00Les matchs du Red Star, Adelzian les vit à fond.
00:24Dès qu'il le peut, le sénateur socialiste de la Seine-Saint-Denis va soutenir l'équipe de foot de Saint-Ouen.
00:35Allez, tu marques.
00:36Allez, tu marques.
00:36Tu marques.
00:38C'est pas assez couché sur le ballon.
00:41Voilà.
00:43En 2024, son club de cœur est monté en Ligue 2.
00:48Elle était belle la remontée aussi.
00:50Elle était très belle la remontée aussi.
00:51On a kiffé.
00:52Tu sais, en plus avec les JO et tout ça.
00:54Non, mais l'année dernière, on ne revivra pas ça de suite.
00:57Ouais, ouais, ouais.
00:57C'était incroyable de vrai.
00:59La même année, Adelzian a vécu une autre grande émotion sportive.
01:04L'accueil des JO sur son territoire.
01:07Un événement préparé pendant 4 ans avec le maire de Saint-Ouen, Karim Bouhamran.
01:12Comment c'est le maire ?
01:13C'est le sénateur.
01:13Ça va ?
01:1530.
01:1525.
01:16Ouais, ouais, je sais pas.
01:17Dès 2020, en tant qu'adjoint à l'aménagement et à l'urbanisme, Adelzian a été chargé
01:24de suivre la construction du village avec un timing très serré.
01:28Dans la toute première réunion que nous avons tenue avec le maire, il y avait la question
01:33du village olympique.
01:35C'était la première réunion.
01:36Et c'était intéressant parce que démarre la réunion, il nous dit bon, les choses sont
01:40très simples.
01:41Nous, on a tous et tous collectivement une deadline.
01:44C'est juillet août 2024.
01:46Les JO et paralympiques vont démarrer.
01:48Il n'y a pas de retard possible parce que si on est en retard d'une ou deux semaines,
01:52c'est-à-dire que les athlètes ne pourront pas être logés au village olympique.
01:55Donc, en fait, c'était une mission avec une obligation de résultat.
01:59D'autant qu'il a dû faire face à beaucoup de défiance.
02:03On lui disait, mais est-ce que la France va être au rendez-vous ? Est-ce qu'on va y
02:06arriver ? Ça va être les transports, ça va être une catastrophe.
02:09Les équipements ne seront pas livrés à temps, ça va être une catastrophe.
02:13Ensuite, il y a eu des questions liées à la sécurité.
02:16Est-ce que tout va bien se passer ?
02:17Et en fait, la France, c'est bon, on s'est mis en ordre de bataille.
02:20Et la France a bien été au rendez-vous.
02:25L'été 2024, les villes de Saint-Ouen, Saint-Denis et l'île Saint-Denis
02:29ont accueilli près de 14 000 athlètes dans ces immeubles.
02:38Deux mémoires, les Français étaient là ?
02:40Ils étaient là, oui.
02:41En fait, tu rentrais dans le Porsche.
02:42Tu montrais le cage escalier à gauche et il y avait une sorte d'amphithéâtre dans le hall.
02:47Et donc, c'était vraiment le bâtiment des Français ici.
02:51Henri Specht est là des artisans de ce village.
02:53Il a suivi la construction du quartier du début à la fin pour la Solidéo,
02:58l'établissement public qui avait pour mission de livrer le village olympique.
03:03Parce que c'était tout le challenge à l'époque.
03:05Il n'y avait pas de report de travaux ou de livraison en retard.
03:08Les JO démarraient à un instant T.
03:11Il fallait que la France soit au rendez-vous et à l'heure pour permettre à ces JO de démarrer.
03:15Alors effectivement, et pour cela, en fait, on avait considéré qu'on devait être presque six mois avant les Jeux.
03:20Une fois les JO passés, pendant un an, le village olympique a de nouveau été en travaux pour se transformer en quartier.
03:27Les précédents JO, on avait des équipements olympiques, des stades, des gymnases, des piscines, des villages olympiques qui étaient construits de manière temporaire.
03:38Un exemple très concret, c'est la Grèce.
03:41Aujourd'hui, quand vous allez à Athènes et que vous allez visiter le village olympique, il tombe en ruine.
03:44Là, ce qui a été pensé, c'est vraiment pour moi le vrai changement de paradigme et la marque de fabrique de ces JO, c'est de se dire qu'on construit des équipements qui seront utiles pour les habitants de la Seine-Saint-Denis et de Paris dans le futur.
04:03Un village pensé pour durer, car le parc immobilier de 52 hectares doit accueillir à terme 6 000 habitants et 6 000 employés du bureau.
04:14Ça, ça appelle vraiment les habitants à aller vers la Seine et vers le promontoire qui a été construit.
04:26Cette ancienne zone industrielle a laissé la place à des constructions bas carbone et à un espace végétalisé à 50%.
04:34Le quartier est également ouvert sur l'extérieur et dans le prolongement des villes voisines, grâce notamment à de nouveaux équipements comme ce pont et à l'aménagement des bords de Seine.
04:44Le promontoire, c'est superbe.
04:49Donc là, tu vois, tu as l'impression d'être sur l'eau.
04:51Puis tu as l'avancé sur la Seine.
04:52Exactement.
04:53Et puis juste à droite, on a ce qu'on appelle des ducs d'Albes, qui en fait sont des points d'amarrage pour des péniches.
04:59Et d'ici quelques années, il sera possible d'avoir des péniches de restaurants ou d'autres fonctions urbaines comme on peut les retrouver dans Paris.
05:08Donc on a imaginé un quartier qui fait sens en 2050 par rapport aux considérations climatiques qui étaient les nôtres et de stratégie environnementale.
05:15Ça a vraiment été de se dire quel sera le village une génération après sa livraison.
05:20Et puis on a optimisé ce village olympique et paralympique.
05:24On l'a optimisé pour le temps des Jeux olympiques et paralympiques pour accueillir au mieux les athlètes.
05:29Les appartements aussi ont d'abord été pensés tels qu'ils sont aujourd'hui.
05:33Ils ont juste été aménagés différemment pendant les Jeux.
05:36Cette transformation rapide des intérieurs a été possible grâce à un modèle inédit de permis de construire en deux temps.
05:46Binta Diong, une escrimeuse sénégalaise, revient pour la première fois sur les lieux et constate la métamorphose.
05:54On était dans le même immeuble que Monaco.
05:58Et là, au troisième, ma chambre est donnée ici.
06:02Bonjour Binta.
06:03Bonjour Alette.
06:03Comment ça va ?
06:04C'est la première fois que tu reviens ?
06:05Oui, c'est la première fois, oui.
06:07De retour ici, je vois mieux commencer parce que c'était une autre configuration.
06:13C'était vraiment génial et magnifique.
06:15On ne peut pas créer ou organiser de plus beaux jeux que ceux de Paris, je vais dire.
06:24C'était cela ?
06:25Oui.
06:25C'était votre chambre ?
06:26Oui.
06:27À combien ?
06:28Quatre.
06:28Quatre.
06:29Oui, quatre filles.
06:30On était quatre filles ici.
06:32Et ici, c'était comme ça ou il y avait une séparation ?
06:33Non, ce n'était pas comme ça.
06:34Il n'y avait pas la cuisine en fait.
06:36Il n'y avait pas la cuisine ?
06:36Il n'y avait pas la cuisine.
06:37Il y avait une autre chambre ici.
06:39Et ici, c'était…
06:40Tu avais un mur comme ça ?
06:41Oui, il y avait un mur avec une autre porte là.
06:44Pendant les JO, dans ces appartements, les athlètes n'avaient pas de cuisine car ils mangeaient au restaurant.
06:50Le salon aussi était plus petit pour faire plus de chambre.
06:53Cette chambre, elle existait, mais ici, il y avait une autre chambre.
06:57Mon lit était là.
06:58Photo.
06:59Photo souvenir avec le balcon.
07:01Tac.
07:01Pas du tout.
07:04Là, on voyait toutes les autres délégations et tout.
07:07Nous, on a vraiment trouvé les appartements trop bien et tout.
07:10Et je pense que ceux ou celles qui vont habiter ici seront aussi contents.
07:14Je viens de me rendre compte, à part les jeux, c'est une autre configuration, comme je l'ai dit tout à l'heure.
07:19Et je vois que c'est plutôt un quartier vraiment calme aussi.
07:24L'appartement Vive Binta va être mis en vente pour des particuliers.
07:28Un bout d'histoire destiné à de futurs propriétaires comme 30% des logements.
07:3340% des autres logements détenus par la Caisse des dépôts sont loués.
07:38Le reste, 30%, sont des logements sociaux.
07:41L'île de France, de manière générale, et la Seine-Saint-Denis doivent répondre à une pression forte sur le besoin de logements.
07:48Or, on construit de moins en moins de logements parce qu'un effort n'est pas fait au niveau national pour favoriser cela.
07:55L'objectif, c'est d'avoir une diversité de propositions.
07:59Ça ne peut pas être seulement de l'accession à la propriété.
08:01Ça ne peut pas être que du logement social.
08:03Ça ne peut pas être seulement des résidences étudiantes.
08:05Il faut travailler de manière très fine à répondre à des besoins, en particulier au logement social.
08:10Parce qu'il y a une crise du logement en France.
08:12Il y a une crise du logement social qui est catastrophique.
08:15On produit de moins en moins de logements sociaux.
08:18Une aubaine, car en Seine-Saint-Denis, la plupart des logements sociaux, construits dans les années 60-70, se dégradent.
08:28C'est le cas dans cette cité de Saint-Ouen, voisine du village olympique,
08:32où les habitants ont pu profiter de l'effet JO et être relogés dans des immeubles neufs.
08:37Olga, une aide-soignante à la retraite, a déménagé il y a quelques jours.
08:44Elle vient encore chercher son courrier dans son ancien appartement.
08:48C'est plutôt de la pub et tout comme ça.
08:50Parce que comme j'ai fait mon adresse, je reçois des trucs importants chez moi déjà.
08:54Olga vivait au cinquième étage, mais ne prenait plus l'ascenseur par peur qu'il tombe en panne.
08:59Avec le temps, l'état de son appartement s'est dégradé et le quotidien d'Olga était devenu insupportable.
09:15Il s'est devenu vétuste avec, comme je vous l'ai rappelé, de la moisissure, les dégâts des eaux dans la salle de bain, toujours.
09:25C'était mon gros problème.
09:26Je n'arrivais pas à dormir dans la chambre parce que je toussais beaucoup.
09:29Je ne me rendais pas compte.
09:30C'était à cause de la moisissure.
09:36Bonjour.
09:37Bonjour, madame.
09:38Vous allez bien ?
09:39Très bien, merci.
09:39Ça va ?
09:40Heure de vous voir ce matin.
09:41Bon, ça va ?
09:42Ça va, ça va.
09:43Alors, j'habitais au cinquième, j'ai habité 30 ans ici, au cinquième.
09:49Comme Olga, les habitants seront relogés.
09:52C'était une grande avancée à l'époque, mais effectivement, c'est des bâtiments qui étaient faits pour durer 40 ans, 50 ans.
09:58En fait, comme le bâtiment a des défauts structurels, il arrivait à bout de sous.
10:02Le bâtiment sera détruit pour laisser place à une promenade, un embellissement qui profite à la ville et au département.
10:09La Seine-Saint-Denis, c'est un département aussi qui a profité en termes d'images, mais aussi en termes de fond, de construction des Jeux olympiques et paralympiques.
10:19Derrière, ça ne s'arrête pas en 2024.
10:21Ce qui a été fait entre 2020 et 2024, ça doit avoir une continuité dans le temps, parce que sinon, et ça, on en avait conscience dès le début, ça serait un coup d'épée dans l'eau.
10:29On aurait eu un super moment, les Jeux olympiques, et puis derrière, l'effet retombe.
10:33Et là, on va passer devant l'église de l'abbé Grégoire, qui est un lieu historique, c'est le lieu de naissance de Saint-Coin.
10:40Désormais, Olga habite à quelques centaines de mètres de son ancien quartier, et le changement pour elle est radical.
10:48Et là, c'est la rue Socrates, dont on avait fait l'inauguration avec le frère de Socrates, Raï.
10:56Donc là, on arrive chez vous.
10:57C'était chic.
11:00C'est beau.
11:00C'est beau.
11:03Accès autorisé.
11:05Hop, un jour.
11:06Quand je suis arrivé à l'entrée, je me disais, je rêve, pourquoi ? Mais non, c'est pas ça.
11:10C'est trop beau.
11:12Après, quand j'ai pris l'ascenseur, parce que je ne prenais jamais l'ascenseur normalement, quand je suis sorti, j'ai vu chez moi, ouais.
11:21C'est beau.
11:22Là, c'est ma chambre, ma belle chambre.
11:24Voilà.
11:26Et ça fait 15 jours, je ne vois plus la moisissure.
11:27Donc, vous voyez comment c'est chic.
11:29Là.
11:30Je vous ai dit, je respire.
11:31Donc là, vous êtes là depuis 15 jours.
11:35Non, les commerces qui arrivent, il y a le Carrefour City à la boulangerie.
11:38Mais vous, qu'est-ce que vous aimeriez ? Qu'est-ce que vous attendez comme commerce ?
11:41Un primeur.
11:42Un primeur.
11:43Voilà.
11:44S'il y avait un truc, un salon de coiffure, un truc de beauté pour les femmes.
11:48Ça va y avoir un salon de coiffure.
11:49Mais voilà.
11:50Les ongles, faire les trucs de beauté.
11:53Comme ça, on apparaît à Galerie juste dans Paris pour aller quelque part où aller se faire les ongles.
11:59Olga fait sa liste de courses, car les commerces ne sont pas encore installés.
12:05Et tout l'enjeu, c'est de faire en sorte que les commerces puissent ouvrir de manière concomitante à l'arrivée des habitants.
12:11Donc là, on a le Carrefour City qui va ouvrir très prochainement.
12:13La boulangerie, il y aura une pharmacie.
12:17Ouais, c'est ça.
12:18Il y a la crèche.
12:18La crèche, elle est derrière.
12:20Elle est en cœur d'îlot, donc on ne peut pas la voir depuis la place.
12:23Et puis, c'était la discussion qu'on avait avec Olga.
12:25Un salon de beauté, une onglerie.
12:29Parce qu'il n'y a rien de pire qu'un quartier résidentiel qui commence et qui n'ait pas de commerce.
12:33Alors là, il y a un problème d'appropriation de l'espace public.
12:36Ça donne l'impression d'une ville fantôme.
12:38On a l'impression qu'il n'y a rien qui se passe.
12:40Et là, tout l'objectif, dans les cinq, six prochains mois, c'est l'arrivée des habitants
12:43et l'ouverture des commerces.
12:44Et Adelziane n'a aucun doute sur l'avenir du village olympique.
12:48Ça va être un super quartier.
12:50The place to be.
12:50Sous-titrage Société Radio-Canada
12:56Sous-titrage Société Radio-Canada
13:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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