- il y a 2 mois
Avec Kaouther Ben Mohamed, Présidente de l’association Marseille en colère
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NewsTranscription
00:00– Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:07– Et partout, elle est populaire, notre canne, canne, canne, canne, bière.
00:14– Emmanuel Macron était en visite à Marseille mardi pour faire le point sur le plan Marseille en grand.
00:19Alors que le narcotrafic bat son plein, les initiatives répressives n'ont pas suffi
00:23à endiguer la consommation de drogue et les violences qui en découlent.
00:26Parmi les mesures phares annoncées au cours de son déplacement,
00:29le président de la République a annoncé que l'amende forfaitaire délictuelle
00:32serait désormais fixée à 500 euros, soit plus du doublement du montant
00:36pour taper au portefeuille le consommateur.
00:39Alors salutaire ou anecdotique, on en parle avec la présidente de l'association Marseille en colère,
00:43Kauter Ben Mohamed, bonjour.
00:45– Bonjour.
00:46– Bonjour Kauter Ben Mohamed, merci d'être à l'antenne de Sud Radio
00:51pour nous éclairer un petit peu sur cet engagement présidentiel ancien.
00:56C'est une obsession pour lui, alors on pourrait s'en réjouir
00:58qu'un président de la République accorde autant d'importance
01:01à cette ville très importante pour la France qu'est Marseille.
01:05Il fait des déclarations, j'allais dire il fait des effets de manche,
01:09il promet des choses.
01:10Est-ce que vous sentez-vous que sur place,
01:12que les engagements et les promesses aboutissent à des résultats concrets ?
01:16– Marseille s'est réveillée ce matin, non pas endeuillée,
01:21mais plus que peinée et totalement méprisée.
01:24Parce que Marseille attendait, une partie de Marseille attendait,
01:27une partie de Marseille était désespérée,
01:29et une partie de Marseille dont je fais partie avait beaucoup d'espoir.
01:32Parce que suite au drame qui a été l'assassinat de Médic et Sassi,
01:36qui a été ciblé par la mafia pour faire taire son frère,
01:38mais aussi au drame qui a suivi, à savoir un enfant de 15 ans
01:41qui a été carbonisé et jeté dans la rue,
01:44on attendait des mesures fortes, de l'argent, des moyens financiers,
01:48et une révolution en termes de plan global sur plusieurs décennies,
01:51en termes de prévention, de santé publique,
01:54non pas pour attaquer et frapper les consommateurs
01:56qui sont des co-responsables,
01:59mais qui sont pour la plupart des co-responsables
02:00qui dépendent de ces substances,
02:02et qui malheureusement ne sont pas accompagnés
02:04lorsqu'ils souhaitent se soigner par le ministère de la Santé,
02:07par des politiques publiques, par des politiques de prévention
02:10pour accompagner ces jeunes et ces moins jeunes
02:12sur ce que c'est la drogue,
02:14qu'est-ce que ça fait d'en consommer,
02:16qu'est-ce qu'on risque d'en consommer et de la vendre,
02:18comment on fait pour désenclaver ces quartiers
02:21qui sont aujourd'hui sous l'emprise des narcotrafiquants
02:23et du crime organisé,
02:24comment on fait lorsque la police de proximité a disparu
02:27sous l'air de M. Sarkozy,
02:29comment on fait pour remettre de la vie, de l'espoir
02:32et des perspectives d'avenir pour ces jeunes
02:34qui lorsqu'ils sortent de leur tour, de leurs immeubles,
02:37ne voient comme modèle de stabilisation
02:42et d'essor économique
02:44que des narcotrafiquants qui leur mettent même,
02:47excusez-moi, lorsqu'il y a des fêtes,
02:50des châteaux gonflables
02:51et des kermesses à la place de l'État.
02:53Dans le secteur de la République,
02:55de secteur de compétence,
02:56là où il a abandonné des habitants
02:58et des mères célibataires
02:59que tout le monde dénonce
03:00mais que personne ne soutient et n'accompagne,
03:02on attendait des vraies mesures fortes
03:04et on a vu un balai de ministres
03:07qui accompagnaient ce président
03:08pour se moquer de nous
03:10et nous mépriser.
03:11Nous qui demandons tellement depuis des années,
03:14nous qui attendions encore une fois
03:15des mesures, des moyens,
03:17du courage politique
03:18et de la compétence
03:19et une vision pour Marseille.
03:21Mohamed,
03:22Kauter Ben Mohamed,
03:24qui sont les interlocuteurs
03:25du président de la République à Marseille ?
03:28Il rencontre qui
03:28quand il fait ce genre de promesses
03:30et d'engagement ?
03:31On aimerait bien le savoir
03:34parce qu'en tout cas,
03:34ce qui est certain,
03:35c'est que moi,
03:35je suis une travailleuse sociale
03:35depuis 1995,
03:36Pierre-Éco,
03:37et j'ai eu d'autres activités
03:37et on a eu l'occasion
03:38de se croire sur les pertes
03:39de l'RMC.
03:39Je sais.
03:40Aujourd'hui,
03:40je pense avoir
03:41l'une des expériences
03:42les plus complètes
03:43On va vous rappeler
03:45Kauter Ben Mohamed
03:46parce qu'on a des petits problèmes
03:47de liaison.
03:48On comprend en tout cas
03:49qu'il y avait beaucoup d'attentes
03:50de la part des Marseillais,
03:52de Kauter Ben Mohamed en particulier,
03:54de ceux qui s'engagent,
03:55des militants,
03:55mais voilà,
03:56de ceux qui sont victimes
03:57en premier...
03:57C'est-à-dire, Maude,
03:58c'est tellement rare
03:58de voir un chef d'État
03:59qui a des compétences
04:01à tous les niveaux
04:02et sur la totalité du territoire
04:03de se consacrer sur Marseille.
04:05On peut partir du principe
04:06que lorsqu'il y a
04:07un engagement présidentiel
04:08aussi fort,
04:09en tout cas dans les déclarations,
04:10dans les déplacements,
04:11dans la mobilisation des énergies,
04:13il y a évidemment
04:14à la suite de cela
04:15une...
04:16Des sépsos ?
04:17Non, non,
04:18il y a une réalisation,
04:19il y a des faits concrets
04:20qui arrivent,
04:21il y a des mesures
04:21qui sont prises,
04:22même si on n'a pas
04:22la solution immédiate.
04:26Cauter, c'est ça le problème,
04:28c'est qu'il y a des belles paroles
04:29si je peux m'exprimer ainsi
04:30et que même si la solution
04:32n'est pas immédiate,
04:34on s'attend quand même
04:34à ce qu'il y a des effets
04:35plus concrets,
04:36des mesures plus précises
04:37prises sur le terrain.
04:38On sait tous que la solution,
04:40ce n'est pas de mettre
04:40une amende de 500 euros
04:41à des personnes qui consomment
04:43lorsqu'elles sont,
04:44encore une fois,
04:44dépendantes,
04:45parce que je rappelle
04:46au président
04:46et je rappelle à la France
04:47qu'aujourd'hui,
04:49en termes de loi
04:49et en termes de droit pénal,
04:51lorsqu'on est pris
04:51avec de la drogue,
04:52l'amende est de 3 500 euros
04:54et d'un an d'emprisonnement.
04:56Donc, qu'est-ce qu'il est ridicule
04:57d'annoncer une amende délictuelle
04:59de 500 euros
05:00lorsque la loi prévoit
05:013 500 euros.
05:02Et excusez-moi,
05:03je le répète,
05:04toujours, Péricault,
05:05et une fois,
05:06vous m'avez même souhaité
05:07d'être à la terre
05:09d'une mesure comme celle-là
05:10pour la mettre en place.
05:11Excusez-moi,
05:12monsieur le président
05:13a choisi,
05:14et je vais mettre les pieds
05:14dans le plat,
05:15excusez-moi,
05:15mais j'aime tellement la ville
05:17et je suis tellement triste
05:18ce matin.
05:19On s'appelle tous,
05:20on est tellement déçus.
05:21quand on choisit
05:22Mme Sabrina Roubache,
05:24juste parce que
05:25Mme Sabrina Roubache
05:26est l'amie de Brigitte,
05:27son épouse,
05:28non pas parce qu'elle est compétente,
05:30mais parce que c'est son amie
05:31pour être à la tête
05:33d'un bateau ambitieux
05:35qui est celui du plan Marseille-en-Grand.
05:38Mais cette dame
05:39n'a aucune compétence,
05:40elle n'a jamais travaillé
05:41dans le social,
05:42elle n'a jamais fait des études
05:43qui sont dans le social
05:43ou dans la politique,
05:45elle n'a jamais rien fait
05:46pour Marseille.
05:46Personne la connaît.
05:48Qu'on la met à la tête du bateau
05:49qui est le plan Marseille-en-Grand,
05:50comment vous voulez,
05:51lorsque le capitaine est défaillant,
05:52que les matelots suivent
05:53et qu'ils prennent
05:54la bonne direction ?
05:56Le plan Marseille-en-Grand
05:57est un plan qui est nécessaire
05:58et s'il y a autant
05:59de narcotrafic
06:00et si on est gangréné,
06:01c'est parce que Marseille
06:02avait besoin
06:02de ses investissements
06:04dans tous les services,
06:05les écoles,
06:06le logement,
06:06les transports
06:07et bien d'autres.
06:08Sauf que le capitaine du bateau,
06:09il est incompétent,
06:10Péricault,
06:10et donc le bateau
06:11est en train de couler,
06:12malheureusement.
06:12Vous vous souvenez,
06:13Kauter,
06:14quand la sénatrice socialiste,
06:16Samia Ghali,
06:17avait déclaré,
06:18et ça avait fait grand bruit,
06:19d'effrayer les chroniques,
06:20qu'à un moment donné,
06:21il fallait peut-être envisager
06:22de faire descendre l'armée
06:23dans les rues de Marseille,
06:24mais enfin,
06:24en tout cas,
06:25voilà,
06:25c'était une mesure concrète.
06:26Là,
06:27aujourd'hui,
06:27très concrètement,
06:28si le président de la République
06:29tenait parole
06:30et passait à l'acte,
06:31quelles seraient
06:31les mesures immédiates
06:33que vous,
06:34là où vous êtes sur le terrain,
06:35vous attendriez ?
06:36Une ou deux mesures
06:37très précises.
06:38Tout de suite,
06:38tout de suite,
06:39le retour de la police
06:39de proximité,
06:41une politique,
06:42pardon,
06:42publique,
06:42de santé publique
06:43pour accompagner
06:44toutes les personnes
06:45qui nous sollicitent
06:46pour arrêter la drogue
06:47et qui n'y arrivent pas,
06:48et des mesures de protection
06:50et d'accompagnement
06:51pour tous ces parents,
06:52pour toutes ces mamans
06:53et ces papas
06:53qui sont confrontés
06:54aux narcotratiquants
06:55lorsqu'ils vont chercher
06:56leurs enfants
06:57sur des points de gil
06:57âgés de 11 ans,
06:5812 ans,
06:5913 ans,
06:5914 ans,
07:00et qui sont seuls
07:01parce qu'il n'y a pas
07:02de mesures
07:02au niveau du ministère
07:03de l'Intérieur
07:04de la préfecture de police
07:05pour protéger ces familles
07:06qui veulent sauver
07:07leurs enfants.
07:08Cette colère,
07:11cette détresse,
07:12ce désespoir,
07:13parce qu'on en est là,
07:14il y a aussi
07:14l'espoir forcément
07:15qui est écouté,
07:16se manifeste,
07:17il se manifeste
07:18par un mécontententement,
07:19on n'a pas vu
07:20de manifestation massive,
07:21on voit des déclarations,
07:22est-ce qu'il peut y avoir
07:23des conséquences électorales
07:24sur ce sentiment d'oubli
07:27de la société marseillaise
07:29par Paris ?
07:30Vous savez,
07:32je l'avais dit,
07:32j'étais au grand gueule,
07:34M. Macron est en train
07:35de donner les clés,
07:36non pas de Marseille,
07:37mais du pays
07:38au Front National.
07:40Il n'est pas le seul responsable,
07:42l'absence de politique publique
07:43ambitieuse
07:44pour la totalité du territoire
07:46et on le voit
07:46avec la crise
07:46des agriculteurs aujourd'hui.
07:48Vous savez,
07:48ce n'est pas qu'un problème
07:48des grandes villes,
07:49ce n'est pas qu'un problème
07:49de narcotrafic,
07:50c'est un problème global.
07:52On a eu des vues
07:54au niveau national local
07:55qui ne se sont pas occupés
07:56correctement des Français
07:57et on le paye aujourd'hui
07:58à tous les niveaux.
07:59Et M. Macron
08:00est le dernier maillon
08:01de ce chêne,
08:02il en est à son deuxième mandat
08:03et aujourd'hui,
08:05par son inaction
08:05et parce qu'il est mal entouré,
08:08qu'il n'a pas forcément
08:09des gens qui sont courageux,
08:10qui ont une vision globale
08:11pour la France,
08:12on est en train de donner
08:13les clés de notre pays
08:15à des extrémistes
08:16et à des fascistes.
08:17Dites-moi,
08:18il y a des élus quand même
08:19dans les bouches du Rhône,
08:20il y a des parlementaires,
08:21il y a des sénateurs,
08:21il y a des députés marseillais,
08:23il y a un conseil municipal.
08:25J'ai l'impression que,
08:26je ne dis pas
08:27qu'on ne les entend pas,
08:29est-ce qu'ils prennent
08:29les moyens nécessaires,
08:31en tout cas les moyens médiatiques
08:33et les moyens politiques
08:34pour interpeller
08:35le pouvoir politique
08:36de façon plus virulente ?
08:38Écoutez,
08:39moi je ne suis pas responsable
08:40de ces gens
08:41dont je ne suis pas
08:42de la couleur.
08:42Mais comment vous le sentez-vous ?
08:44Vous les sentez vraiment
08:44à bloc là-dessus,
08:45à fond ou pas toujours ?
08:47Je le sens surtout
08:49chez certains de nos élus
08:50et certains de nos députés
08:51d'abord de l'incompétence,
08:52je suis désolée de le dire,
08:53j'ai honte de le dire,
08:54mais qu'est-ce que vous voulez
08:55que j'attende
08:56de Sébastien Delogus ?
08:57Épusez-moi,
08:58vous voyez ce que je veux dire ?
08:59Après, Samia Galli,
09:00effectivement,
09:01elle a fait ce qu'elle avait à faire
09:02en son temps,
09:03Benoît Payan s'agit
09:04dans son coin,
09:05mais il n'y a pas encore une fois
09:06de coordination,
09:08on est dans des jeux politiques
09:10ou des essuences électorales,
09:11on a des essuences
09:12tous les deux ans
09:13dans le pays péricaux
09:14et ces gens sont motivés
09:15par leur survie politique
09:17et leurs mandats
09:17et leurs indemnités.
09:19Le français,
09:19l'intérêt du français
09:20n'existe pas.
09:21Cautère,
09:21la vie politique marseillaise
09:22a toujours été particulière,
09:24spécifique.
09:25Là,
09:25on aurait pu se dire
09:26on va se faire abstraction
09:27des clivages politiques,
09:29on va se serrer les coudes,
09:30on va monter à Paris,
09:31on va exiger,
09:31parce que là,
09:32je suppose que
09:33les Marseillaises
09:34et les Marseillais
09:35ils sont au-delà,
09:36j'allais dire comme les agriculteurs,
09:37ils sont au-delà
09:38des exaspérations,
09:39ils sont dans la fureur.
09:40On aurait pu penser
09:41que tous les élus réunis
09:42disent
09:42allez,
09:43on fait abstraction
09:44de nos différences,
09:45on se rassemble
09:46pour obtenir quelque chose
09:47du gouvernement.
09:48Je n'ai pas l'impression
09:49qu'il y ait cette cohésion.
09:50C'est parce que malheureusement
09:51nous n'avons pas
09:51des élus intelligents
09:52et compétents,
09:53nous avons des élus
09:53qui se cooptent
09:54par la médiocrité
09:55et j'assume mes propos
09:56et qu'ils ne sont motivés
09:58que par le renouvellement
09:59de leurs mandats
10:00et de leurs indemnités.
10:01Et si ces gens-là
10:02aimaient les Marseillais,
10:03si ces gens-là
10:04aimaient Marseille,
10:05petit un,
10:06Marseille ne serait pas
10:07dans cet état
10:07parce que dans tous les élus
10:08que nous avons,
10:09nous n'avons pas de nouveau
10:10à part Sébastien Delogu.
10:11Martine Bassal
10:12est là depuis des décennies,
10:13Samia est là depuis des décennies,
10:15Benoît Payat
10:15est là depuis des décennies,
10:16ils sont tous là
10:17depuis des décennies
10:18et d'une manière
10:19ou d'une autre,
10:20ils ont tous
10:21une co-responsabilité
10:22soit parce qu'ils n'étaient
10:23pas au pouvoir,
10:24soit parce qu'ils n'ont pas été
10:25une vraie force d'opposition,
10:26monsieur.
10:28Cautère,
10:28à Marseille,
10:29il y a une spécificité
10:30sociologique et politique
10:31qui sont les comités
10:32de quartier.
10:33Moi, j'ai assisté
10:34à des comités de quartier marseillais,
10:36souvent dans des arrondissements
10:37dissensibles,
10:38il y a une mobilisation,
10:39il y a une prise de conscience,
10:40il y a une implication citoyenne
10:42très forte.
10:43Est-ce que vous pensez
10:43que de ce côté-là,
10:44donc du monde associatif
10:45et des comités de quartier,
10:46qui est une institution
10:47municipale officielle,
10:49il peut y avoir un mouvement,
10:50il peut y avoir une énergie
10:51qui en ressort ?
10:53Alors, mon cher Perico,
10:55vous savez,
10:55s'il n'y avait pas
10:55tous ces comités de quartier,
10:56s'il n'y avait pas
10:57toutes ces associations
10:57qui sont mobilisées
10:58avec ou sans moyens
10:59comme la mienne,
11:00Marseille aurait implosé
11:01depuis des décennies.
11:02Je vous crois.
11:03Marseille ne tient
11:04que parce qu'elle a des personnes
11:05qui sont engagées,
11:06qui l'aiment assez,
11:07assez fort,
11:09pour la porter
11:10et pour faire en sorte...
11:11Sauf que moi, par exemple,
11:12vous voyez, Perico,
11:13c'est la première fois de ma vie
11:14que j'envisage réellement
11:16de me présenter aux élections
11:17avec une équipe...
11:18Excusez-moi cette expression,
11:19mais c'est cette manière
11:20dont on parle à Marseille,
11:22mais c'est vraiment...
11:23Je vais utiliser ce terme
11:24qui va être choquant.
11:25Avec une équipe
11:26de tueurs à gage politique,
11:27dans le sens où ça va être
11:28des gens qui ne vont pas
11:29avoir peur de ceux
11:29qui sont en face,
11:30qui vont avoir des compétences
11:32et qui vont y aller jusqu'au bout
11:33pour essayer de prendre
11:34les rênes de la ville.
11:35Parce que, vous savez,
11:35on est arrivé à un tel point
11:37de bascule, vous savez ?
11:38Des règlements de compte
11:39qui sont des assassinats.
11:42Moi, ça fait 15 ans
11:42que je dénonce
11:43que Marseille fabrique
11:44des assassins
11:44et qu'on ne s'en inquiète pas.
11:46Ce sont des enfants
11:47qui ont grandi ensemble,
11:48qui s'entretuent
11:49pour un bout de territoire
11:50et d'argent.
11:50Et ça, ça n'inquiète personne.
11:52Vous vous rendez compte
11:53que là, on a pour la première fois,
11:55au-delà des victimes collatérales
11:56comme Sokaïna,
11:57comme Ryan,
11:57comme Messim,
11:58ce chauffeur de Hubert
11:59qui a été assassiné
12:00pendant la première fois.
12:01On pense à eux.
12:02On pense à eux
12:02parce qu'à chaque fois,
12:03on croit qu'on a atteint
12:04un point de bascule
12:04qui était infranchissable.
12:06Et là, avec Medi Kessassi,
12:08paix à son âme
12:08et paix aux âmes
12:09à tous ses enfants
12:10qui sont décédés.
12:11On s'est dit,
12:12mon Dieu,
12:12c'est la première fois
12:18que les Marseillaises
12:19et les Marseillais
12:19sont peut-être prêts
12:21à prendre leur destin
12:22en main
12:22de façon physique
12:24et politique.
12:26Physique et politique.
12:27On aura besoin
12:28de soutien de tous.
12:29Parce que vous savez,
12:30la politique,
12:30malheureusement,
12:31mon cher Perico,
12:31vous savez mieux que moi,
12:33et on va peut-être
12:33la prendre à nos éditeurs,
12:35c'est que la politique
12:35est un sport de riches
12:36pour les riches.
12:37Il faut avoir beaucoup d'argent
12:38ou une maison politique
12:38pour se présenter.
12:39Mais là, je pense
12:40qu'il y a une telle colère.
12:41Vraiment.
12:43Vous savez,
12:44ce n'est pas que la colère
12:44parce que la colère
12:45peut être un moteur.
12:46Mais là, il y a de la colère,
12:47de la frustration,
12:48du dégoût
12:48et un sentiment de mépris.
12:51Maud, je vais vous poser
12:51une question rapide
12:53à laquelle vous allez rapide.
12:54Oui, Kérit Abdel-Mohamed,
12:55vous disiez tout à l'heure
12:56qu'on comprend que vous craignez
12:57l'arrivée du Rassemblement National
12:59au pouvoir,
13:00y compris au pouvoir à Marseille.
13:02Pourtant, effectivement,
13:03les sondages démontrent
13:04que le Rassemblement National
13:05reconquête.
13:05Tous ces partis
13:06prennent effectivement de l'ampleur.
13:08Est-ce que vous comprenez
13:09en même temps,
13:10vous disiez tout à l'heure
13:10qu'Emmanuel Macron
13:11fait le jeu de ces partis,
13:12mais est-ce que vous comprenez
13:16qu'ils se tournent vers ces partis-là ?
13:17Je comprends que les Français,
13:19non pas les Marseillais,
13:20que les Français
13:20se tournent vers ces partis
13:22parce que malheureusement,
13:23nous avons eu un jeu de pouvoir
13:24entre la droite et la gauche
13:25depuis l'après-guerre.
13:26Pour quel résultat ?
13:27Pour voir Emmanuel Macron
13:28qui s'est dit
13:29du côté des Français
13:30d'être ni de droite
13:30ni de gauche.
13:31Et c'est un carnage,
13:33on l'a vu avec les gilets jaunes.
13:34On le voit à chaque fois
13:35qu'il y a des crises
13:35qui sont énormissimes.
13:37Et encore une fois,
13:38aujourd'hui,
13:39avec les agriculteurs,
13:39vous savez,
13:40quand j'étais au GG,
13:41je disais que les gens
13:42que j'accompagne,
13:43les gens qui sont précaires,
13:44les gens qui viennent
13:45de là où je viens,
13:46devaient choisir tous les mois.
13:48Mon cher Perricot,
13:48excusez-moi,
13:49je termine vite,
13:50entre payer le loyer
13:51ou l'électricité.
13:52Vous savez où on en est aujourd'hui ?
13:53On en est à choisir
13:55entre payer le loyer
13:56ou l'électricité
13:57ou de quoi manger.
13:58Tout à fait.
13:59Et donc comment vous voulez
14:00que les gens
14:00ne veuillent pas
14:02tant qu'ils sont désespérés ?
14:03Vous savez,
14:04Macron est venu hier,
14:05il n'a pas reçu
14:05les familles de victimes,
14:06il a reçu que la famille
14:07qui est assise.
14:08C'est important,
14:08mais il n'y a pas
14:09qu'elle qui souffre.
14:10Le petit qui a été cramé,
14:12son père n'a pas été reçu
14:13alors qu'on l'a demandé.
14:14Et donc quand les gens
14:15sont désespérés,
14:17ils sont prêts à tout.
14:18Cautère,
14:19vous imaginez bien
14:19qu'on va vous recontacter
14:22bientôt parce que je pense
14:23que ce dossier
14:23n'est pas terminé.
14:24Au contraire,
14:24on n'est qu'au début
14:25et on aura besoin
14:26de votre témoignage
14:26pour nous dire où ça on est.
14:27Merci en tout cas
14:28d'avoir été disponible
14:29et surtout grand courage
14:30et bon courage
14:31pour l'entreprise
14:32que vous êtes en train
14:33de prendre sur les épaules.
14:34Merci.
14:34Allez,
14:35vous restez bien avec nous.
14:36La France dans tous ses états,
14:37c'est jusqu'à 14h.
14:39A tout de suite
14:39sur Sud Radio.
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