Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La grande interview sur CNews et Europe 1, mon invité ce matin est le ministre des Transports.
00:13Bonjour et bienvenue Philippe Tabarro.
00:14Bonjour Sonia Mabrouk.
00:15Merci d'être avec nous. Beaucoup de questions à vous poser ce matin.
00:18La colère paysanne ne faiblit pas.
00:20On va parler, monsieur le ministre, de leurs revendications.
00:22Mais qu'en est-il d'abord des blocages sur les routes, sur les autoroutes en période de grand départ pour les fêtes de Noël ?
00:28En particulier dans la région sud-ouest, mais pas seulement. Est-ce que vous craignez des blocages persistants ?
00:33Oui, bien sûr. Nous étions en cellule de crise hier soir avec mon collègue de l'intérieur, le ministre Dunaise.
00:39Et nous regardions la carte de France et notamment les autoroutes qui étaient bloquées, les routes nationales et puis quelques voies ferrées.
00:47Les choses rentrent dans l'ordre pour les voies ferrées.
00:50Il y a encore au niveau des routes et des autoroutes des difficultés qui sont plutôt sur le sud-ouest de la France
00:56mais qui s'étendent un petit peu. Je ferai très probablement ce soir ou demain matin au plus tard un point
01:01pour que les Français puissent être au courant avant ce grand départ en vacances pour les fêtes de Noël,
01:07pour pouvoir se retrouver en famille, de savoir s'ils pourront prendre les routes.
01:11En tout cas, la bonne nouvelle, c'est qu'au niveau à la fois du transport ferroviaire,
01:17il y a pratiquement 11 000 TGV qui vont circuler dans les prochains jours.
01:20C'est quasiment inédit d'ailleurs, parce qu'à chaque année, on a les mêmes blocages.
01:23Ça fait très longtemps qu'on n'avait pas une situation aussi apaisée.
01:27Je touche du bois, j'en vois pas trop là.
01:29Il y en a pas ici, oui.
01:30Mais en tout cas, j'espère que ça va continuer comme ça,
01:32puisqu'il y a 5 millions de tickets, de billets qui ont été vendus.
01:37Et puis au niveau des aéroports également, une situation plutôt tranquille
01:42au niveau du contrôle aérien qui a été un sujet ces derniers mois.
01:46230 000 personnes qui devraient être demain à l'aéroport de Roissy
01:53et puis probablement 130 000 à l'aéroport d'Orly,
01:56et j'espère dans les meilleures conditions possibles.
01:58C'est mon rôle de ministre des Transports de pouvoir assurer
02:01que les Français puissent se retrouver dans les meilleures conditions possibles
02:05sur ces moments si importants de famille.
02:07D'ailleurs, le dialogue social, que ce soit dans l'aérien ou le ferroviaire,
02:10étrange avec le climat éruptif qui est le nôtre au niveau des agriculteurs.
02:15Je note quand même que vous dites pas de blocage plus dur
02:17pour les fêtes de Noël au niveau des agriculteurs, de la colère paysanne.
02:21Écoutez, je le souhaite.
02:21Comme vous les appelez.
02:22Je les appelle, c'est un mouvement qui est plutôt populaire,
02:26que les Français soutiennent, et ça aurait fait un effet inverse
02:30que de bloquer ces routes, ces autoroutes,
02:33de pas permettre aux Français de se retrouver.
02:35Et puis je pense aussi au transport de marchandises,
02:37qui est un vrai enjeu.
02:38C'est un week-end au combien important pour notre pays économiquement aussi.
02:42Et voilà, il faut laisser circuler les camions qui transportent les marchandises
02:47pour que les Français puissent consommer dans cette période de fête
02:51pour ceux qui en ont la possibilité dans les meilleures conditions.
02:54Les paysans pourraient vous dire, Philippe Tabarro,
02:56que ça dépend de vous également, du gouvernement,
02:58de l'écoute, de l'attention que vous leur prêtez.
03:00Donc il y a maintenant ce plan d'une vaccination large, massive, rapide,
03:04qui ne semble pas rassurer les paysans.
03:07Comment vous expliquez une forme de dialogue de sourds
03:09entre nos agriculteurs et puis vous-même, l'exécutif, le gouvernement,
03:12et la France profonde ?
03:13Il y a probablement un passif,
03:15puisque les paysans ont connu différentes crises ces dernières années,
03:19une évolution, une mutation très compliquée.
03:21Et puis voilà, les crises sanitaires qui se sont multipliées
03:25les unes après les autres.
03:27Et puis on est quelquefois dans de l'irrationnel aussi.
03:29On a beau dire, ben voilà, il y a des indemnisations qui sont prévues,
03:32il y a des budgets, il y a de la vaccination,
03:34mais il y a un traumatisme avant tout de voir l'obligation
03:39de sacrifier un cheptel, des...
03:44Voilà, des...
03:45Ce n'est pas seulement leur outil de travail,
03:47c'est une relation avec des bêtes qui est particulière, charnelle.
03:50Exactement, des situations humaines qui sont terribles à vivre.
03:52Et on a beau venir avec des solutions,
03:54alors qu'elles sont plus ou moins acceptées,
03:57mais qu'on essaie de baser sur un aspect scientifique des choses.
04:01Mais quelquefois, elles sont incomprises.
04:03Donc je pense qu'il faut de la pédagogie,
04:05il faut de la présence,
04:07et puis il faut de l'accompagnement qui est indispensable
04:09et une mobilisation générale des services de l'État.
04:12Je pense que le Premier ministre montre la voie,
04:15la ministre de l'Agriculture également,
04:16et nous sommes bien sûr tous mobilisés
04:18et à l'écoute des agriculteurs.
04:20Alors la pédagogie ne suffit plus.
04:22En tous les cas, on a du mal à comprendre
04:23la position de la France sur le Mercosur.
04:25Elle a évolué, mais on sait maintenant que vous êtes pour le report de l'accord.
04:29Alors la France qui a reçu le soutien de l'Italie hier pour reporter l'accord,
04:32Philippe Tabarro, Rome réclame des mesures de garantie,
04:35mais l'Allemagne a fait savoir qu'elle fera tout pour que cet accord soit ratifié.
04:39Et elle appelle même à cesser les chicaillards autour de ce traité.
04:43Est-ce qu'à la fin, comme au football, c'est toujours l'Allemagne qui gagne ?
04:46Ce n'est plus le cas depuis quelques années quand même.
04:48Au foot, oui, mais malheureusement pour nos intérêts en Europe ?
04:51Pour nos intérêts en Europe, pas forcément.
04:52Il y a eu la question des véhicules thermiques et des arbitrages qui se sont faits tout récemment
04:57où il y a eu une victoire de l'Allemagne, mais il y a eu une victoire de la France incontestablement.
05:00Et là, concernant le Mercosur, je crois que la position de la France de demander ce report
05:06tant que certaines conditions ne seront pas remplies,
05:09comme les clauses miroirs, comme les contrôles sanitaires aux frontières et autres.
05:13la France a décidé de ne pas signer.
05:16Elle est suivie maintenant par l'Italie, qui est un partenaire important.
05:20C'est un partenaire également auprès duquel on exporte beaucoup nos bovins.
05:24Donc c'est un vrai sujet.
05:26Il semblerait que la Pologne, voire la Hongrie, soient sur la même position,
05:29qu'on puisse avoir une minorité de blocage.
05:32Je pense que la France ne veut pas aller jusque-là,
05:34mais si c'est indispensable, elle le fera.
05:36Le Président de la République et le Premier ministre en Conseil des ministres hier ont été très clairs sur ce sujet.
05:41Et pour le ministre des Transports, que vous êtes le Mercosur,
05:44va aussi permettre et surtout permettre aux Allemands de vendre leurs grosses berlines en Amérique du Sud,
05:49en échange de viande shootée aux OGM qui vont être déversées chez nous.
05:54C'est ça le vrai deal, Monsieur le Ministre ?
05:56Non, ça ne doit pas être le vrai deal.
05:57Justement, il y a des...
05:59Moi, je pense aussi à la filière viticole française...
06:01C'est vrai, il est vrai.
06:02...qui a tout intérêt à ce que cet accord puisse se faire,
06:06mais pas à n'importe quelle condition.
06:07Et puis, ça fait beaucoup pour les éleveurs aujourd'hui,
06:10à la fois ce qui se passe au niveau de la dermatose.
06:14Et en plus, cet accord du Mercosur,
06:16ce sont deux coups terribles qui seraient portés à cette filière.
06:21Et ce qui explique ces réactions qui peuvent paraître quelquefois excessives,
06:25mais qui viennent au plus profond d'eux-mêmes par rapport à la souffrance qui est la leur.
06:29Et d'ailleurs, les constructeurs allemands, Philippe Tabarro,
06:31ils sont à la fête en ce moment,
06:33puisque l'interdiction des moteurs thermiques qui les ennuyaient
06:35a été considérablement assoupli.
06:38L'UE renonce au tout électrique pour 2035
06:40et autorise donc la vente d'une part de ces voitures thermiques.
06:44Légèrement assoupli, légèrement.
06:47C'était un combat que menait l'Allemagne,
06:48mais que menait également la France,
06:50notamment sur la préférence européenne.
06:52Il est vrai.
06:52Et c'est ça, quelque part, le plus important.
06:54Mais ce sont d'abord les intérêts allemands qui ont été servis.
06:56Non, moi j'ai défendu cette position
06:58il y a dix jours au Conseil des ministres des Transports européens,
07:02de dire que l'idée avant tout,
07:05c'est qu'on puisse produire des véhicules européens.
07:08Bien sûr, on doit garder cet objectif de baisse des émissions,
07:13mais aussi de dire que l'intérêt,
07:16c'est ne pas faire venir sur notre territoire européen
07:20des véhicules largement subventionnés,
07:22venant d'Asie ou d'ailleurs.
07:23Et je crois que la proposition qui est faite par la Commission
07:27est une base de travail intéressante.
07:29Alors sur les transports, votre ministère,
07:31votre loi sur la sécurité dans les transports en commun,
07:34cela concerne beaucoup, beaucoup d'usagers,
07:37des femmes en particulier,
07:39qui sont les premières victimes de l'insécurité dans les transports.
07:43Alors cette loi se matérialise aujourd'hui.
07:45Voyons déjà ce qui marche et ce qui va être mis en place.
07:48Philippe Tabarroch l'a mise justement en place
07:49de caméras piétons.
07:51Alors on imagine pour les agents qui le souhaitent,
07:53en quoi ça consiste très concrètement ?
07:55Très concrètement, c'est de se dire que cela a été expérimenté
07:59quelquefois quand on met sur le col de la veste
08:04à des agents qui sont soit des agents, des contrôleurs,
08:07des agents de conduite, bien sûr en région parisienne,
08:11sur les réseaux, mais sur l'ensemble du territoire national,
08:13des caméras qui se déclenchent en cas de problème,
08:16de situation où l'agent se sent en danger,
08:19où il voit des usagers en danger,
08:21il déclenche cette caméra et puis ça fait redescendre immédiatement
08:26dans 80% des cas la situation de tension.
08:32Donc c'est une protection pour les agents,
08:34c'est une protection pour les usagers.
08:36Et ça vient parmi de très nombreuses mesures
08:38de la loi que j'ai portée, que j'ai commencée
08:40quand j'étais sénateur et que je vois enfin aboutir
08:43en tant que ministre.
08:43Moi ce que je ne comprends pas, M. Tabarro,
08:45c'est qu'il y a eu, alors là c'est une,
08:47en plus c'est sur la base du volontariat pour les agents,
08:50pourquoi certaines parlementaires,
08:54ou certains parlementaires d'ailleurs,
08:55mais des femmes en particulier,
08:56ne vous ont pas soutenues ?
08:57Nous savons que c'est vraiment...
08:58J'ai regretté que ce débat ne soit pas consensuel
09:01à l'époque au Sénat et à l'Assemblée.
09:03On a trouvé un débat très partisan
09:06et je pense que sur ces sujets,
09:07on doit pouvoir se réunir.
09:08Vous savez, ma loi vient après une loi
09:10qui s'appelait la loi Savary,
09:12du nom d'un député socialiste à l'époque
09:15qui avait été le premier à parler de ces questions
09:17de sécurité et de sûreté dans les transports.
09:19J'ai pris cette suite,
09:20j'ai complété cette loi.
09:22Moi, je ne peux pas tolérer
09:23que 8 femmes sur 10
09:25se sentent en situation d'insécurité
09:27dans les transports.
09:28Il y a eu un débat sur savoir
09:29si elles devaient même rester
09:30dans les mêmes rames que les hommes,
09:32ce qui paraît incroyable d'avoir ce débat.
09:34Mais c'est cette situation de stress,
09:36d'inquiétude qui amène ce débat.
09:38Il n'y a pas eu consensus sur ça ?
09:39C'est-à-dire que l'idéologie prime
09:41sur la sécurité des citoyens ?
09:41Il y a eu malheureusement des parlementaires
09:43qui, en plus de ne pas avoir voté
09:45les mesures, je pense, de bon sens
09:47que j'ai proposées dans ma loi,
09:49les ont déférées,
09:50notamment au Conseil constitutionnel.
09:52Justement.
09:52Il y a retoqué plusieurs mesures.
09:54Il y a retoqué quelques mesures
09:55parmi les nombreuses mesures.
09:57Lesquelles ?
09:57Les caméras algorithmiques
09:58et les tasers pour les agents.
10:00Les tasers, on va y arriver
10:02par une autre forme,
10:03à travers des décrets.
10:05Ce sont des agents qui sont formés,
10:06qui peuvent avoir des armes létales.
10:08Il me paraît logique
10:09qu'il puisse avoir également
10:10des armes non létales
10:11qui peuvent être efficaces
10:12sur certains rames
10:16ou certains métros
10:19ou certaines gares.
10:21Et puis, il y a aussi
10:22les caméras algorithmiques.
10:24Comment on n'utilise pas aujourd'hui
10:25l'intelligence artificielle
10:26pour de bonnes choses
10:28au service de la sécurité ?
10:29Vous demandez ça
10:29au Conseil constitutionnel ?
10:31Exactement.
10:32On le fait pour des événements sportifs,
10:35pour des concerts,
10:36et on ne le fait pas
10:37pour le quotidien des Français.
10:38Mais quand vous l'expliquez ?
10:39Au nom de quoi ?
10:40Je vais revenir à la charge
10:41sur ces questions.
10:43Je pense que c'est indispensable
10:45et que ça va pouvoir sécuriser
10:46de nombreux Français
10:47et de nombreuses.
10:49Bien.
10:49Sur le plan politique,
10:50Philippe Tabarro,
10:51grâce à l'adoption
10:52du PLFSS mardi dernier,
10:53la suspension de la réforme
10:54des retraites
10:55est officiellement adoptée
10:56pour le LR que vous êtes,
10:58que vous êtes plus,
10:59que vous êtes presque plus,
11:00je ne sais pas,
11:00vous êtes suspendu.
11:01Il faut le demander à LR.
11:02Mais vous-même,
11:03vous savez où vous habitez ?
11:03Moi, je ne suis pas suspendu
11:04de mes convictions.
11:05Je sais très bien
11:06où j'habite.
11:07Ah bon ?
11:07Attendez,
11:08on peut ne pas être suspendu
11:09de ses convictions
11:10et voir la suspension
11:11de la réforme des retraites
11:12quand on est LR ?
11:12Oui, parce que je pense
11:13que c'est la moins mauvaise solution
11:17dans cette situation.
11:18Moi, je préfère un PLFSS
11:20qui puisse donner demain
11:21des moyens à l'hôpital,
11:22qui puisse donner des moyens
11:23aux EHPAD,
11:24un PLFSS qui va faire
11:253 milliards d'économies
11:27plutôt que les 30 milliards
11:29de déficits
11:30qui étaient annoncés
11:30si on n'avait pas voté
11:31ce PLFSS.
11:32Donc, je défends cette position
11:36de pragmatisme
11:37dans cette situation
11:38si difficile.
11:39Il y a ceux
11:40qui peuvent rester
11:40observateurs de la situation
11:42et ceux qui peuvent se dire
11:43on doit se mobiliser,
11:45on doit y aller.
11:45Et je pense que la droite
11:46peut influer
11:47plus de l'intérieur
11:48que de l'extérieur.
11:49Elle a plus qu'influ,
11:51elle a permis
11:51l'adoption justement
11:53de ce budget.
11:54D'ailleurs,
11:54on avait hier
11:55sur ce plateau
11:56Laurent Wauquiez.
11:56est-ce qu'on peut dire
11:57RIP ce matin
11:58les LR ?
11:58Non, il y a eu
11:59des gains
12:00qui ont été portés
12:01par les LR
12:02dans ce PLFSS
12:03comme j'espère
12:03qu'il y en aura
12:04dans le budget.
12:05Je pense à la désocialisation
12:06des heures supplémentaires,
12:09je pense à la réduction
12:11de la hausse de la CSG
12:12pour certains
12:13petits patrimoines
12:14et autres,
12:15tout ce que Laurent Wauquiez
12:16a dû développer hier.
12:18En tout cas,
12:19moi je sais
12:19qu'il fallait voter
12:20ce PLFSS
12:21pour l'intérêt du pays.
12:22Il y a l'intérêt du parti
12:23et il y a l'intérêt du pays.
12:25L'ancien Premier ministre
12:26François Fillon
12:26en tous les cas,
12:27lui parle plus d'intérêt
12:29du parti
12:29puisqu'il estime
12:29que le parti
12:30n'existe plus.
12:31La droite,
12:31il se dit atterré
12:33par ce vote.
12:34La droite doit présenter
12:35un projet de sursaut national
12:36et il estime
12:37que seul Bruno Rotaille
12:38ou David Lissnard
12:38peuvent le faire.
12:39Il a raison François Fillon.
12:41Écoutez,
12:41François Fillon,
12:42avec tout le respect
12:43que je peux avoir
12:44pour l'ancien Premier ministre
12:45qu'il a été,
12:46aujourd'hui est quelqu'un
12:47qui commente
12:48depuis les tribunes,
12:49comme on le dit
12:50en jargon sportif
12:51puisque vous en avez utilisé
12:52tout à l'heure,
12:54moi je dis
12:55tout simplement
12:55que peut-être
12:56si en 2007
12:57quand il était
12:58en responsabilité,
13:00il avait fait
13:00ce qu'il s'était engagé
13:02à faire
13:02pendant la campagne
13:03de 2007,
13:04la droite ne serait pas
13:04dans la situation
13:05dans laquelle
13:06elle est aujourd'hui.
13:08Si peut-être
13:09qu'en 2017
13:10il ne s'était pas
13:11entêté
13:12sur la fin
13:12de cette élection
13:13présidentielle
13:14et avait laissé
13:14un autre candidat
13:15comme François Baroin
13:16par exemple
13:17mener les derniers jours
13:19de la campagne
13:19présidentielle,
13:20on aurait gagné
13:21cette présidentielle.
13:22Donc venir donner
13:23des leçons
13:24des années après
13:25en refaisant le match
13:27comme le disait
13:28un journaliste
13:30très connu
13:30sur votre antenne
13:31à l'époque
13:31Jeanne Sacobano
13:32non.
13:34On va continuer
13:35à filer
13:35la métaphore footballistique
13:37est-ce qu'il n'y a pas
13:37quelqu'un
13:38qui est en train
13:39de marquer
13:39contre son camp ?
13:40C'est ce que dit
13:40l'ancien Premier ministre
13:41François Fillon
13:42d'Emmanuel Macron
13:42et il l'appelle
13:43à démissionner,
13:44à quitter le terrain,
13:45à rendre le maillot France.
13:46Moi objectivement
13:47j'en veux beaucoup
13:48aux candidats à la présidentielle
13:50ou aux anciens présidents
13:52ou anciens premiers ministres
13:53de demander ça
13:54au président de la République
13:55que n'importe quel
13:56homme politique le fasse
13:57mais pas ceux
13:58qui ont eu
13:58ces responsabilités
13:59qui savent trop
14:00que quand on demande ça
14:02on nuit
14:02à la fonction présidentielle
14:04et on nuit
14:05à la France
14:06tout simplement.
14:07C'est pour ça
14:07que je trouve
14:07que c'est regrettable
14:09qu'un homme d'État
14:10comme l'a été
14:11François Fillon
14:12demande cette démission.
14:13Philippe Tabarro
14:14il nous reste
14:14quelques instants
14:16et je vais vous proposer
14:16des questions rapides
14:17pour clore cet entretien
14:19les prix des TGV
14:20Ouigo s'envolent
14:21selon l'association
14:22d'usagers des transports
14:23les tarifs de la filière
14:25low cost
14:25qui n'a plus grand chose
14:26de low cost
14:26d'ailleurs vu ces prix
14:27de la SNCF
14:28ont bondi de 73%
14:30entre 2017 et 2023
14:31avec un prix moyen
14:33de billet
14:33qui est passé
14:34de 19,80 euros
14:36à plus de 34 euros
14:38comment le justifier ?
14:39Est-ce que le Ouigo
14:39est encore low cost ?
14:42Il a permis à beaucoup
14:43de Français
14:43de voyager
14:44à des tarifs
14:46intéressants
14:47il permet
14:48avec l'ouverture
14:49à la concurrence
14:50d'offrir
14:52qui devait faire baisser
14:53les prix
14:53qui est en train
14:54de faire baisser
14:54les prix
14:55on le voit
14:56qui est en train
14:57de faire baisser
14:58les prix
14:58on le voit
14:59avec l'arrivée
14:59notamment de
15:00Trane Italia
15:01et les billets
15:03notamment sur
15:04la fameuse ligne
15:05Paris-Lyon-Marseille
15:06sont en train
15:07de baisser
15:07aujourd'hui
15:08la RT Le Monde
15:09ça a été le cas
15:10en Italie
15:11ça a été le cas
15:11en Espagne
15:12c'est en train
15:12de monter en puissance
15:13en tout cas
15:14on voit
15:14que ça ne dissue
15:15pas les Français
15:16de prendre le train
15:16il y a 130 millions
15:18de Français
15:19qui ont souhaité
15:19prendre le train
15:20à grande vitesse
15:21l'année dernière
15:21il n'y a jamais eu
15:22autant de Français
15:23qui prennent le train
15:24ce que je ne savais pas
15:25c'est que la SNCF
15:26allait vous faire
15:26préférer voyager
15:27avec Trane Italia
15:29parce que si vous prenez
15:30la ligne Paris-Lyon
15:31vous par exemple
15:31Philippe Tabarro
15:32vous êtes sur la gare
15:33sur le quai
15:34vous voyez
15:35Trane Italia
15:36avec son énorme logo
15:37je ne vais pas le décrire ici
15:38Paris-Lyon ça doit faire
15:3959-60 euros
15:41je suppose
15:42il faut payer
15:43notre réseau ferroviaire
15:44et le SNCF
15:45c'est combien ?
15:45il faut payer
15:47notre réseau ferroviaire
15:48à travers les péages ferroviaires
15:49Trane Italia
15:50a eu la possibilité
15:51pendant trois années
15:51de ne pas payer
15:52de péages ferroviaires
15:53ils vont les payer maintenant
15:54et puis je respecte
15:56Trane Italia
15:56on en a besoin en France
15:57mais je soutiens
15:58la SNCF
15:59comme d'ailleurs
16:00Georges Clounet
16:00qui dit beaucoup de bien
16:02de la SNCF
16:02c'est intéressant
16:03si lui il le dit
16:04on va embarquer avec lui
16:06c'est sûr
16:06c'est un bon argument
16:07les américains le disent
16:08c'est sûr
16:08voyager avec Georges Clounet
16:09à la SNCF
16:10on peut payer un peu plus
16:11merci Philippe Tabarro
16:13merci à vous
16:14et à bientôt
16:15à bientôt
Commentaires

Recommandations