00:00Un accord doit être équilibré, avec surtout des garanties.
00:03Pour l'instant, on peut dire tout ce qu'on veut.
00:06S'il n'y a pas les garanties, qu'il y aura une équité de traitement
00:09et que tout sera vérifié par rapport aux importations, c'est difficile d'accepter.
00:12On commence donc par cette colère des agriculteurs, vous l'avez vu.
00:15Alors, colère liée à la question de la dermatose, mais aussi au Mercosur,
00:20sur lequel l'Europe doit se prononcer cette semaine.
00:23Est-ce que la France pèse encore suffisamment pour s'opposer à cet accord ?
00:27– Je crois que la France pèse beaucoup, puisque si la France n'avait pas été là,
00:31je pense que la signature du Mercosur serait déjà intervenue.
00:37C'est parce que la France résiste, et elle résiste à juste titre,
00:40même si on voit bien que dans le Mercosur, il y a des avantages et des inconvénients
00:43pour l'industrie française, ou même pour une partie de l'agriculture française.
00:46Je pense au lait en particulier et au vin, que je connais bien.
00:49Donc la France pèse parce qu'elle a réussi, je crois, à mobiliser autour d'elle
00:54encore des partenaires européens qui permettent de dire
00:57ce qu'a dit le président de la République cette semaine.
00:59– Non mais là, elle demande un report du vote, la France.
01:01Elle obtiendra un report du vote ?
01:03– Je pense que si l'Italie se joint à nous et qu'on a d'autres partenaires, oui, je pense.
01:06– Mais ça fait beaucoup de si. Vous l'avez, la minorité de blocage ?
01:09– Je pense qu'on peut, oui, je pense.
01:10– Vous vous espérez encore ?
01:12– Je pense, oui.
01:12– Est-ce que, du coup, les sénateurs examinent une proposition de résolution européenne
01:16pour empêcher la ratification de l'accord avec le Mercosur ?
01:20Quelle est l'utilité du coup ? C'est quoi ? C'est symbolique ?
01:22– Non, c'est montrer qu'il n'y a pas une unanimité en Europe,
01:26que certains pays, comme l'Allemagne, on ne peut en parler que pour l'automobile,
01:29comme l'Allemagne aujourd'hui, poussent parce que c'est leur industrie
01:32qui voit leur intérêt particulier, sans voir l'intérêt général de l'Europe aujourd'hui.
01:36Donc, je crois qu'il y a intérêt à réveiller le maximum de pays autour de nous,
01:40une prise de conscience pour voir que ne cédons pas à la facilité,
01:43ne cédons pas non plus à la démagogie, ce n'est pas ça.
01:45Je crois qu'il faut, un accord doit être équilibré, avec surtout des garanties.
01:50Pour l'instant, on peut dire tout ce qu'on veut,
01:52s'il n'y a pas les garanties qu'il y aura une équité de traitement
01:55et que tout sera vérifié par rapport aux importations, c'est difficile d'accepter.
01:59– Oui, mais pour vous, Emmanuel Macron, il pèse encore depuis la dissolution
02:01avec la crise politique, avec les difficultés budgétales,
02:04il est encore entendu dans l'Union européenne ?
02:05– Écoutez, moi je pense que, contrairement à ce que pensent beaucoup de Français aujourd'hui,
02:09à l'extérieur de notre pays, le Président, il est respecté,
02:12et je crois qu'il pèse encore, et il a sur le plan international,
02:14le rôle qu'il assume totalement aujourd'hui, et je crois qu'il est reconnu,
02:19allez chez nos voisins aujourd'hui, allez dans l'étranger, vous verrez ce qu'on dit.
02:21– Et si Mercosur est signé cette semaine, ce sera aussi l'échec d'Emmanuel Macron ?
02:24– Je crois que ce sera un échec européen,
02:27parce que ce qu'on aura cédé pour quelques avantages.
02:29– Sous-titrage Société Radio-Canada
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