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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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Transcription
00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des poils à une.
00:05Ce matin, êtes-vous pour ou contre la présence de crèches de Noël dans les mairies françaises ?
00:11A cette question, 79% des Français répondent pour.
00:18Sondage CSA, CNews Europe 1 et le JDD à découvrir aujourd'hui.
00:218 Français sur 10, c'est donc un coup dur pour la Ligue des droits de l'homme
00:25qui chaque année tape à la porte des tribunaux administratifs pour faire enlever la petite crèche
00:30qui vient rappeler la culture française dans une mairie.
00:33Et si vous regardez dans le détail, quelle que soit la couleur politique, les Français y sont favorables.
00:38Ainsi, 65% des sympathisants de gauche disent oui à la crèche dans les mairies.
00:43Les laïcars vont passer un dimanche bien triste.
00:46La crèche de Noël est un instant heureux qui vient réunir toutes les communautés,
00:49croyants ou non croyants, comme le rappelait Robert Ménard la semaine dernière à Béziers.
00:54Et cette frontière invisible entre le culte et la culture.
00:57Une fois cette évidence posée une question, et maintenant, inscrire dans la Constitution
01:02les racines chrétiennes de la France ne fragiliserait en rien la loi de 1905
01:07et viendrait peut-être mettre un terme à ces guerres administratives
01:10entre des ligues qui ne représentent plus personne
01:14et des édiles démocratiquement élus qui souhaitent fédérer autour de quelques évidences françaises.
01:21Et nous en parlerons dans un instant.
01:23Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Marine Sabourin.
01:26Bonjour Marine.
01:27Bonjour Eliott, bonjour à tous.
01:28Son audition était particulièrement attendue.
01:30Jean-Luc Mélenchon a été entendue hier après-midi
01:32par la commission d'enquête de l'Assemblée sur des liens supposés
01:35entre LFI et des réseaux islamistes.
01:37Il a nié toute accointance.
01:39Il assure que son parti n'acceptera jamais l'entrisme religieux.
01:43Emmanuel Macron va rencontrer Volodymyr Zelensky à Londres.
01:45Demain, le Premier ministre britannique, Kirst Armer.
01:47Le chancelier allemand, Frédéric Schmer, seront eux aussi présents.
01:51Il prévoit de faire le point sur les négociations en cours
01:53dans le cadre de la médiation américaine avec la Russie.
01:56Et puis 83,5 millions d'euros de promesses de dons
01:59ont été enregistrés hier au Téléthon.
02:01La 39e édition s'est achevée hier soir.
02:03Cette somme sera mise au profit de la recherche sur les maladies génétiques rares.
02:07Et puis ne ratez pas à 10h le grand rendez-vous.
02:10Pierre Devineau reçoit Vincent Jambrun, ministre du Logement.
02:13Merci beaucoup Marine Sabourin pour le point sur l'information.
02:16On est avec Elodie Huchard et Jules Torres,
02:19le duo de choc des journalistes politiques de CNews et du JDD.
02:22Alain Destex nous a rejoint également, sénateur honoraire belge.
02:26Bonjour.
02:27Qui a passé quelques temps en Rwanda.
02:29Absolument.
02:29On pourrait peut-être en parler si nous avons du temps,
02:31mais le dimanche ça va tellement vite.
02:32Absolument.
02:33Cher Alain Destex, on est heureux de vous retrouver.
02:35Mathieu Hock est avec nous et Jean-Christophe Gallien.
02:37Bonjour à tous les cinq.
02:39Nous avons une nouvelle Miss et évidemment il faut rendre hommage à Miss France.
02:43On a déjà une Miss à CNews bien sûr.
02:45La Miss CNews c'est Elodie Huchard.
02:47Mais vous n'avez pas encore de couronne chère Miss.
02:49C'est regrettable ce que je dis.
02:51Miss Tahiti, on va demander à Serge Néjar de trouver une couronne très rapidement.
02:55Miss Tahiti, elle s'appelle Hinao Poco Devez.
02:58Vous savez qu'il y a un journaliste à CNews qui s'appelle Mathieu Devez,
03:01donc je l'ai appelé pour savoir.
03:02Il n'a pas répondu, il doit être en train de faire la fête.
03:04Elle a été couronnée Miss France 2026 dans la nuit de samedi à dimanche.
03:08lors d'une cérémonie organisée au Zénith d'Amiens.
03:11C'était retransmis en direct sur TF1.
03:13Diplômée en psychologie, la jeune femme de 23 ans a été choisie parmi les 30 prétendantes
03:18pour un vote combinant jury et public.
03:20Elle devance Miss Nouvelle-Calédonie, élue première dauphine,
03:23et Miss Normandie, deuxième dauphine.
03:26Hinao Poco Devez succède à la Martiniquaise.
03:30Angélique Angarni-Philippon.
03:33La Miss France 2025.
03:34Vous avez regardé hier soir quand même ?
03:37C'est toujours un beau moment.
03:38Alors écoutez, on ne peut pas choisir entre toutes ces Miss parce qu'elles sont toutes belles.
03:43Et moi j'avais quand même, politiquement, puisqu'on est dans une émission politique,
03:47une préférence pour Miss Calédonie.
03:50Parce que je trouve que politiquement...
03:52Ça aurait pu rassembler, fédérer.
03:53Exactement.
03:54La Nouvelle-Calédonie est un peu oubliée aujourd'hui de la métropole.
03:57Et je pense que c'était intéressant.
04:00La cérémonie de Miss France, est-ce que ce n'est pas un peu politique justement ?
04:04C'est ça la question.
04:05Jules Thorez, vous devait regarder hier soir.
04:06Vous avez travaillé.
04:07Monsieur Levéteau.
04:08Il fallait boucler le JDD.
04:09Il fallait préparer l'édito de ce matin dans la matinale de CNews.
04:14Édito consacré à Jean-Luc Mélenchon, si je ne m'abuse.
04:16Alors pas aujourd'hui.
04:17Ça je l'ai fait hier, mais on en a parlé ce matin.
04:19Je l'ai fait sur Nicolas Sarkozy, vous savez.
04:21Et on en parlera également, le livre de Nicolas Sarkozy apparaître le 10 décembre prochain.
04:28Je le disais dans l'édito, on va commencer avec une nouvelle qui rassemble.
04:31C'est un plébiscite qui va faire beaucoup de mal à ceux qui entendent nous diviser,
04:35entrer en confrontation avec des maires qui veulent finalement, ces maires,
04:39juste perdurer, faire perdurer une tradition.
04:42La crèche de Noël.
04:43Êtes-vous pour ou contre la présence de crèches de Noël dans les mairies françaises ?
04:4679% des Français répondent favorablement à ce qu'il y ait des crèches de Noël dans les mairies françaises.
04:54Et le plus intéressant, c'est quand vous allez dans le détail, c'est toujours la même chose.
04:58De voir qu'à gauche, vous êtes favorable à 65% contre 94% pour le RN et Reconquête.
05:06Et c'est 7 à 8 Français sur 10 pour la droite.
05:09Et le centre, mais on va voir ce sujet qui est absolument passionnant,
05:13c'est-à-dire que vous avez des maires qui, chaque année, se retrouvent en difficulté
05:17face à des ligues qui ne représentent plus personne, si ce n'est qu'elles-mêmes,
05:21et qui doivent mener des combats administratifs pour une crèche dans une mairie.
05:26On vit dans un monde quand même particulier en 2025.
05:29Regardez ce sujet signé Sarah Varny.
05:30Chaque année à Noël, l'installation des crèches dans les mairies relance la polémique.
05:37La dernière en date, celle installée dans la cour de l'hôtel de ville de Béziers.
05:41Mais le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours porté en justice,
05:46estimant qu'elle ne portait pas une atteinte grave et immédiate aux libertés fondamentales invoquées.
05:51La crèche a donc pu reprendre sa place.
05:54Du côté du Gard, à Bocquer, la crèche de Noël a bien été installée dans l'enceinte de la mairie,
05:59mais pour éviter la polémique de l'an dernier, la scène de la nativité, elle, a été placée sur le parvis.
06:05La ville avait été sanctionnée l'an dernier à hauteur de plus de 120 000 euros
06:09pour avoir refusé de retirer la scène de la nativité installée dans la mairie.
06:14Du côté de Perpignan, la crèche fait également son retour,
06:17mais depuis 2023, elle est installée en dehors du périmètre de la mairie, à la loge de la mer.
06:22Une façon d'éviter le conflit récurrent entre défenseurs de la tradition et ceux des principes de la laïcité.
06:29Mais vous imaginez le monde dans lequel on est ?
06:31120 000 euros parce que vous avez représenté dans la mairie la scène de la nativité.
06:36Alors, la question qu'on peut se poser, c'est maintenant,
06:38vu que les Français veulent et sont favorables à ce qu'il y ait des crèches dans les mairies,
06:4279% d'entre eux, que ce soit à gauche comme à droite.
06:44Qu'est-ce qu'on peut faire juridiquement au niveau de la loi, Jules Torres ?
06:48Moi, je disais qu'il faut inscrire les racines chrétiennes de la France dans la Constitution.
06:52C'est encore une fois ce lien, cette frontière invisible entre le culte et la culture,
06:58parce que ça va au-delà simplement du culte et ça rassemble, c'est aussi simple que ça.
07:02Pourquoi ça n'est pas fait ?
07:03Vous feriez un très bon député parce qu'en effet, c'est une très bonne proposition
07:05qui pourrait d'ailleurs être votée, même si vous êtes très bien ici.
07:09Je sais que je ne suis pas très bon à ce poste-là, mais j'essaye de faire de mon mieux, Jules Torres.
07:14Vous avez un taux de présence qui est assez élevé et vous n'êtes pas souvent en circo.
07:19Mais oui, ce serait évidemment une bonne idée.
07:22Il faut l'inscrire dans la Constitution.
07:24Pourquoi ? Pour éviter ce genre d'écueil qui est qu'on a un conseil d'État
07:28ou des tribunaux administratifs qui vous disent qu'une crèche, par exemple culturelle,
07:34avec par exemple la barque catalane, c'est ce qu'a fait Louis Alliot à Perpignan.
07:37Il n'est pas embêté, c'est une crèche culturelle.
07:40La crèche de Robert Ménard, où il n'y a pas d'éléments bitérois, si je puis dire,
07:45est considérée par les tribunaux administratifs et le Conseil d'État comme une crèche culturelle.
07:49Culturelle, c'est interdit. Culturelle, c'est autorisé.
07:51Donc vous voyez très bien que la frontière est extrêmement poreuse.
07:54Mais quelle perte de temps, Jean-Christophe Gallien, pour un instant heureux, d'espérance,
07:59qui rassemble les Français ?
08:00Moi, je crois que le sondage remet l'église au milieu du village.
08:04C'est facile. C'est trop facile.
08:07J'ai failli le mettre dans les vitaux.
08:08C'est trop simple.
08:09C'est trop simple, je laisse à Jean-Christophe Gallien.
08:12Allez, je lui donne.
08:13Ça marche pas mal, ça marche pas mal.
08:14Il n'y a rien de plus difficile, c'est très simple.
08:15Non, mais vous avez raison sur un sujet.
08:18Alors, oui, Français, mais ça a été une tentative française de le poser
08:22dans ce qu'est la constitution de notre ensemble européen.
08:25C'était porté par un Français, l'ex-président de la République, Valéry Giscard d'Estaing.
08:29Et c'est un autre Français, autre président, à ce moment-là en fonction,
08:33qui a tout fait pour éviter que ça soit inscrit.
08:37Ça aurait simplifié très largement notre office, même parce qu'effectivement,
08:41à ce moment-là, la règle européenne s'imposait, ou en tout cas protégeait nos racines chrétiennes,
08:45ici aussi en France.
08:46Je doute, malgré ce sondage, que ce sujet puisse être évoqué au sein de l'Assemblée nationale.
08:53Ils ont déjà du mal à proposer un budget.
08:55Le Conseil constitutionnel de notre pays l'accepte au sein de la Constitution.
08:59Elodie Huchard.
09:00Oui, il y avait une proposition de loi au Sénat il y a un ou deux ans sur ce sujet
09:03qui n'avait pas prospéré.
09:05Stéphane Lerudulier.
09:06Stéphane Lerudulier l'avait proposé.
09:07Pourquoi ça n'est pas allé jusqu'au bout ?
09:09Après, c'est le problème de l'agenda parlementaire,
09:11où entre les solutions en quoi on a perdu beaucoup de temps.
09:13Donc, ce n'est pas le type de proposition de loi qui sont inscrites en haut
09:16et là, on peut avoir aussi un témoignage.
09:18C'est ce qui se passe à Bruxelles.
09:19La crèche de Noël dans Bruxelles, sans visage.
09:24C'est une trache polémique.
09:26Donc, ils ont voulu faire une crèche soi-disant inclusive,
09:29mais l'inclusion n'a plus absolument personne.
09:32Et en fait, cette crèche, si vous voulez,
09:34c'est un mélange de wokisme et de concession à l'islamisme.
09:38C'est-à-dire, c'est wok, parce qu'il n'y a pas de visage au petit Jésus,
09:42à la Vierge Marie et à Joseph.
09:43Bref, et en même temps, c'est une concession non dite à l'islamisme,
09:47puisque l'islam interdit la représentation des visages.
09:51Mais ce n'est pas la première fois.
09:52Il y a dix ans, la mairie de Bruxelles avait déjà tenté d'interdire le sapin traditionnel.
09:58Elle avait remplacé par un sapin métallique.
10:01Vous savez, on l'avait fait à Bordeaux, je crois, également.
10:04Vous savez, on a les mêmes problématiques dans certaines villes.
10:08Et on n'a plus de marché de Noël, mais on a des plaisirs divers.
10:12Ah ben ça aussi, on l'a en France et notamment à Nantes, si je ne m'abuse.
10:16Mathieu Hock.
10:17Non, mais c'est un sujet qu'il faut soulever.
10:19C'est aujourd'hui, comme vous l'avez dit tout à l'heure,
10:20c'est que vous avez des militants politiques qui, sous couvert d'associatifs,
10:27font une opération sur la justice, font une OPA sur la justice,
10:30et utilisent la justice pour propager un agenda militant,
10:33en utilisant notre capacité et la capacité de l'État à vouloir intervenir,
10:38normer, réguler le moindre petit détail de notre vie.
10:42Et c'est ça, aujourd'hui, le véritable problème.
10:44C'est que vous vous retrouvez avec un État, des juges administratifs,
10:48saisis par des militants politiques, qui sont des gens associatifs,
10:52mais qui sont des militants politiques,
10:53qui veulent déconstruire les racines chrétiennes de la France
10:56alors qu'elles sont millénaires,
10:58pour, justement, en essayant d'attaquer les crèches,
11:02en disant, là, il y a le petit Jésus, là, il n'y a pas.
11:04Donc, effectivement, il faut que vous, juges,
11:07vous interveniez pour faire cesser,
11:09et donc pour faire prospérer, finalement, leur agenda militant.
11:11Et donc, en plus, ces associations-là sont souvent financées par le contribuable,
11:15et elles font condamner des collectivités totales
11:18qui n'ont plus assez beaucoup de moyens à des amendes.
11:20Et la Ligue des droits de l'homme a des combats sur la laïcité à géométrie variable.
11:25C'est très intéressant de voir quels sont,
11:27et j'invite les téléspectateurs à faire quelques recherches
11:29sur les combats qu'ils mènent ces derniers mois.
11:32On les entend assez peu sur l'entrisme islamiste
11:34ou le voilement des fillettes, par exemple.
11:35Mais ce que Mathieu a dit est très intéressant.
11:37On voit là que le sondage, quand on demande aux Français,
11:40ils sont, de manière pléthorique, complètement d'accord avec tout cela.
11:43Et justement, c'est le problème de l'utilisation de l'argent public, une fois de plus.
11:46La Ligue des droits de l'homme, en 2022,
11:48c'est plus de 500 000 euros de subventions publiques.
11:50C'est quasiment la moitié de son financement.
11:53Donc, on voit bien que la Ligue des droits de l'homme,
11:55qui sont minoritaires dans l'opinion, parce que vous regardez les 79 qui sont pour.
11:59Ça ne veut pas dire que les 20% qui sont contre
12:01sont des militants laïcars avec une vision maximaliste de la laïcité
12:05qui sont contre les crèches de Noël.
12:08Ce ne sont pas des militants contre ces crèches-là.
12:10Donc, on a une centaine de personnes en France
12:12qui veulent effacer l'héritage chrétien.
12:14On l'a vu au Sable d'Olonne avec la statue de Saint-Michel,
12:16avec la Libre-Boursée, alors que 96% des habitants des Sables d'Olonne
12:19étaient pour le maintien de cette statue.
12:22Le problème, c'est qu'ils le font avec de l'argent public des Français,
12:25des Français qui sont pour ces crèches-là.
12:26Vous voyez, c'est un marchand la tête.
12:27L'année dernière, le maire avait fait une consultation citoyenne.
12:30Il avait interrogé ses administrés.
12:32C'était, je crois, plus de 95% des administrés qui disaient
12:35« Mais évidemment, mettez-la la crèche et poursuivez le combat. »
12:39Le résultat, c'est 120 000 euros.
12:40Et pardonnez-moi, cette année, il sait à quel point l'argent d'une commune,
12:47c'est à l'euro près.
12:48Et il ne peut pas aujourd'hui faire le même combat.
12:53120 000 euros pour une ville comme Bocquer, c'est énormément d'argent.
12:58On parle des associations, mais je crois qu'il faut insister
13:00sur une dimension sociétale qui est celle du juge administratif
13:04et notamment du Conseil d'État qui aujourd'hui ne devrait pas faire de politique.
13:08Il vient conseiller l'État, donc il vient l'accompagner,
13:10l'aider dans ses grandes décisions, en l'occurrence, ou petites d'ailleurs.
13:13En l'occurrence là, à chaque fois, sur des grands sujets aujourd'hui
13:16qui deviennent des sujets politiques, qui deviennent des sujets
13:18qui sont emblématiques de lignes de front politiques parfois
13:22et qui sont parfois minoritaires.
13:23Là, elles sont majoritaires.
13:24Le Conseil d'État fait donc de la politique.
13:26C'est un autre sujet parce que ces décisions et ces référents,
13:30à chaque fois, sont finalement des décisions
13:33qui vont dans le sens des associations dont vous parlez.
13:35Actualité politique, cette fois.
13:37Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez peut-être regardé hier,
13:40c'était une audition très attendue de Jean-Luc Mélenchon.
13:44Alors moi, je suis fasciné de voir que certains découvrent
13:46que Jean-Luc Mélenchon est un grand orateur,
13:48que c'est un homme politique d'expérience,
13:51qui a de la culture.
13:53Ça change comment ?
13:54Ça change de ses collègues à la souvée.
13:55Oui, Jean-Luc Mélenchon arrive à faire une phrase
13:56avec un sujet, un verbe et un complément.
13:59Il arrive à puiser dans l'histoire.
14:01C'était très intéressant de voir tout cela.
14:02Mais personne n'est dupe.
14:04Et d'ailleurs, il y en a, les journalistes ne le sont pas.
14:07J'ai regardé les unes et du JDD et du Parisien.
14:12Un grand numéro de Jean, de Joe L'Embrouille,
14:14titre le Parisien.
14:16LFI et Islamisme, le grand numéro d'Embrouille
14:18de Jean-Luc Mélenchon.
14:20Et parfois, les dessins valent plus que des mots.
14:23Et je pense par exemple à Plantu.
14:25Plantu, regardez le dessin de Plantu hier.
14:27C'est Jean-Luc Mélenchon qui tape sur l'épaule
14:30de Jean-Luc Mélenchon, mais celui de 2010.
14:33Tu as été très bon.
14:35Maintenant, retourne dans ta cage.
14:37Moi, c'est fascinant de voir ça.
14:39Le calme de Jean-Luc Mélenchon.
14:41L'expérience de Jean-Luc Mélenchon hier face à des députés
14:45qui avaient plus l'air d'être des élèves face au professeur Mélenchon.
14:48Et la virulence sur les réseaux sociaux de ces lieutenants,
14:53la meute est lancée.
14:54C'est-à-dire la moindre critique, la moindre déclaration est prise.
14:59Et puis alors là, je peux vous dire, ça y va.
15:01C'est-à-dire qu'ils ont lâché les chevaux.
15:03Je vous propose de voir le sujet de Jean-Luc Mélenchon
15:05parce qu'en revanche, il a été mis face à ces contradictions.
15:10Et aussi bon orateur, aussi grand homme de culture qu'il est,
15:14sur le concret, il y avait un décalage entre ce qu'il disait
15:18et ce qu'il se passait depuis des mois autour de Jean-Luc Mélenchon.
15:22C'est pour ça que Plantu, avec ce dessin,
15:25a peut-être tout résumé à travers cette commission d'enquête parlementaire.
15:29Jean-Luc Mélenchon, les précisions, elles sont signées.
15:31François Tiskevitch.
15:34La question a été posée par Priska Thévenot,
15:37députée ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
15:40Cautionnez-vous que votre députée européenne, Rima Hassan,
15:42et des liens assumés avec des associations liées aux frères musulmans type l'Alab ?
15:46Pouvez-vous nous dire si vous cautionnez sa présence
15:49à une manifestation en Jordanie pour la mort du terroriste sinoir ?
15:52Le leader de la France insoumise prend directement la défense de Rima Hassan.
15:57Franchement, écoutez, vous ne vous fatiguez pas de la prendre pour cible.
16:00Elle est à une marche qui a lieu toutes les semaines.
16:02Et toutes les semaines, comme elle se trouvait là, elle est allée à la marche.
16:05Voilà.
16:06Le 5 octobre 2023, deux jours avant les attaques sur Israël par les terroristes du Hamas,
16:11le député LFI de Seine-Saint-Denis, Thomas Porte,
16:14rencontre à la frontière entre l'Egypte et Gaza l'un des dirigeants d'humanitaire,
16:18une organisation sanctionnée par le département du Trésor américain
16:21pour ses liens avec le Hamas.
16:23Questionné sur cette proximité,
16:25Jean-Luc Mélenchon défend une nouvelle fois ses troupes.
16:28Il se trouve, et là, que voulez-vous, ça arrive,
16:30qu'on se trouve à côté d'un endroit où il se passe des choses épouvantables.
16:33Alors le type qui est à côté de lui est M. Machin, M. Bidu.
16:37Bon, très bien.
16:38Si c'est un personnage qui n'est pas fréquentable, ne le fréquentons pas.
16:41Mais à l'époque, Thomas n'en sait rien du tout.
16:43Il y a un type qui est à côté de lui qui lui dit qu'il va l'aider à passer la frontière.
16:46Voilà tout.
16:47Et pour la justifier,
16:49Jean-Luc Mélenchon ose la comparaison.
16:51Alors il peut se trouver qu'à certains moments,
16:53on se trouve à côté de gens qu'on n'a pas envie de fréquenter.
16:56Regarde le mariage pour tous, ils y étaient tous.
16:58Et là, vous étiez tous avec des islamistes, ça ne vous a pas dérangé.
17:01Concernant des propos tenus lors de manifestations pro-palestiniennes,
17:05Jean-Luc Mélenchon l'assure, son parti fait de son mieux à l'égard des indisciplinés.
17:10Mais il y a des moments où on fait la pause.
17:11Et avant de vous donner la parole,
17:13je voudrais qu'on voit, c'est l'une des séquences justement de cette commission.
17:16Il y a celle où Prisca Tevno qui lui a répondu vraiment.
17:19C'est l'un des moments marquants.
17:21Parce qu'elle va sur le concret, Prisca Tevno.
17:24C'est une séquence qui dure trois minutes.
17:26Je l'ai passée hier soir.
17:27Malheureusement, je manque de temps pour vous la passer.
17:29En revanche, celle-là est très intéressante.
17:31Vous savez, il y a un professeur de Lyon 2, d'université, qui a été suspendu.
17:36Et il parle d'une liste, il avait publié sur les réseaux sociaux,
17:39une liste de génocidaires à boycotter.
17:41Ce sont ses mots.
17:42Et puis, il avait publié précédemment des caricatures antisémites,
17:45du moins jugées antisémites par bon nombre d'internautes.
17:51Il a été suspendu provisoirement.
17:53Et Jean-Luc Mélenchon a pris sa défense.
17:55Écoutez vraiment attentivement Jean-Luc Mélenchon.
17:57C'est là où on dit qu'il est face à ces contradictions.
18:00C'est un enseignant.
18:02Et voici qu'on a trouvé une porte d'entrée pour commencer la chasse à l'enseignant du supérieur
18:06que l'on prendrait en défaut.
18:08Qu'est-ce qu'il a fait ?
18:09Il a pris une liste de gens qui ont signé une tribune.
18:13Et prenant cette liste de gens, il cite qui sont les signataires.
18:15Il y a dedans un curé.
18:16Alors c'est dire que comme juifs, on fait mieux qu'un curé.
18:20Et il les cite.
18:21Il dit, ceux-là, il faudra se rappeler.
18:23Ils soutiennent le génocide.
18:25J'ai défendu cet homme.
18:26Et je vous préviens que je vais défendre tous ceux qui à l'université
18:29auront des points de vue iconoclastes.
18:31Cet enseignant n'est pas antisémite.
18:34Il ne l'a jamais été.
18:35Il ne l'est pas.
18:36Et il ne le sera jamais.
18:38Alors, je voudrais revenir sur cette tribune qui avait été signée cet été
18:42par des intellectuels, des artistes, etc.
18:45Cette tribune, c'est « Monsieur le Président, vous ne pouvez pas reconnaître un État palestinien
18:49sans condition préalable. »
18:50Le premier paragraphe, c'est celui-ci.
18:52« Nous, artistes, intellectuels, entrepreneurs, responsables, associatifs et citoyens,
18:56appelons de toutes nos forces à la paix au Proche-Orient. »
18:59C'est écrit noir sur blanc.
19:01« Nous appelons de toutes nos forces à la paix au Proche-Orient. »
19:04Et ils sont présentés, ces acteurs, etc., comme des soutiens d'un génocide.
19:11Et il dit qu'il n'est pas antisémite.
19:13Certains ont retrouvé des publications qu'il avait faites, notamment en 2024,
19:18où il présente quelqu'un qui va voler dans le portefeuille.
19:24Regardez, c'est un montage qui a été fait avec marqué
19:26« Dieu m'a promis que c'était mon portefeuille. »
19:30Et cet homme a été suspendu.
19:33Donc c'est très intéressant de voir aussi
19:36Jean-Luc Mélenchon factuellement face à ces contradictions.
19:39Il dit « Je me dresserai toujours et je soutiendrai tous les Juifs de France. »
19:4392% des Français de confession juive
19:46considèrent, c'est un sondage de l'IFOP en 2024, si je ne m'abuse,
19:50que la France insoumise participe justement à la montée de l'antisémitisme.
19:54Là, encore une fois, c'est peut-être au député de lui dire
19:57« Monsieur le professeur, vous êtes peut-être un peu… »
20:00Vous avez fait des commissions, il y a des commissions d'enquête.
20:02Oui, il y a des commissions, bien sûr, en Belgique.
20:04Mais ce que vous venez de faire, Elliot,
20:06est précisément ce que n'ont pas fait les députés hier.
20:09C'est-à-dire qu'ils posaient des questions.
20:11Ils posaient des questions.
20:13Jean-Luc Mélenchon déroulait et il n'y avait pas de réplique.
20:16Il n'était jamais repris.
20:18Monsieur Bloch, le rapporteur et Madame Thévenot
20:20ont effectivement posé de bonnes questions,
20:22mais il n'y avait pas de suite à leurs questions.
20:23Alors moi, ça m'a vraiment fait penser à Dr Jekyll et Mr Hyde.
20:28Hier, on a vu le bon Dr Jekyll,
20:33philanthrope, humaniste.
20:34Il a sauvé des juifs du temps de l'URSS.
20:37Il a soutenu des religieuses assassinées en Amérique latine.
20:41Mais on n'a pas vu la non-participation à la marche sur l'antisémitisme.
20:46Sa fascination pour Robespierre,
20:47qui est quand même responsable de la terreur.
20:50Il a défendu Rima Hassan, mais en bottant en touche.
20:53Donc on a vu, si vous voulez, on a vu le Dr Jekyll,
20:56mais on n'a pas vu le ministre.
20:56Et puis c'est l'inversion accusatoire.
20:58C'est-à-dire qu'il dit, après ce qui a été venu,
20:59vous n'en avez pas marre de ça ?
21:01Oui, oui.
21:01La peau de Rima Hassan, c'est vrai.
21:04Elle est tellement calme.
21:05Elle est tellement gentille.
21:07Et puis il n'y a tellement pas d'enquête en cours.
21:09Et d'ailleurs, elle sera peut-être jugée pour apologie du terrorisme.
21:12Il n'y a pas, il n'y a pas, il n'y a pas, il n'y a pas grand-chose.
21:13Jules Torres.
21:14Moi, je la trouve extrêmement décevante, cette audition de Jean-Luc Mélenchon.
21:16D'abord, parce qu'elle était beaucoup trop courte.
21:18Je crois que c'est Elodie qui a relevé qu'il y avait eu seulement cinq questions.
21:22Des questions qui amenaient des réponses, mais qui n'amenaient pas à des relances.
21:25Et c'est dommage, parce que Jean-Luc Mélenchon,
21:28on lui pose la question de son revirement idéologique.
21:31Bon, il vous dit, oui, j'ai été un anticléricaliste forcené, je m'en excuse.
21:35Je considère aujourd'hui que toutes les religions ont le droit.
21:38Alors que le sujet, c'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon est passé de quelqu'un
21:41qui pourfendait le voile comme un signe d'assination à défenseur du voile.
21:44Mais il l'a dit, il a évolué sur la question.
21:46Y compris chez les fillettes.
21:48Il l'a dit, mais il a le droit d'évoluer sur la question, il le dit ça.
21:50Oui, mais sur les fillettes, c'est intéressant sa réponse,
21:52parce qu'on lui dit, mais vous êtes pour le voile des fillettes ?
21:54Non, mais pourquoi vous seriez contre la circoncision ?
21:58Ça aussi, c'est du sophisme, mais qui n'appelle pas ensuite de relance des députés.
22:03Donc c'est vraiment dommage, je pense qu'on a raté une vraie occasion.
22:07Tout le monde est là à nous dire, c'est formidable, il est extrêmement érudit.
22:10Qu'est-ce qu'il parle bien ?
22:11Mais c'est vrai !
22:12Oui, mais je veux dire, les personnes qui connaissent Jean-Luc Mélenchon
22:15savent qu'il est extrêmement érudit, que c'est sans doute le plus grand orateur,
22:20le plus grand tribun qu'on a connu depuis Jean-Marie Le Pen et François Mitterrand.
22:24Mais le sujet, il n'est pas là.
22:25Là, on parle d'un sujet de fond, on parle d'un sujet idéologique,
22:28on parle de ses reniements, de ses renoncements.
22:30Et moi, je n'ai pas du tout été satisfait d'abord des questions, mais surtout des réponses.
22:35La question, je prends juste un exemple, parce que Prisca Tévenot, je pense,
22:37à poser la meilleure question sur le passage de Mme Hassan en Jordanie en 2024
22:44dans une manifestation pro-Hamas qui rendait hommage à Ismaël Hannier,
22:48l'un des théoriciens du 7 octobre 2023, où il y avait des étendards du Hamas,
22:53où il y avait des manifestants qui portaient les bandeaux,
22:56vous savez, les mêmes bandeaux qui étaient portés par les terroristes du 7 octobre 2023.
23:00Et la seule réponse qu'il vous donne, Jean-Luc Mélenchon...
23:02Il y a des manifs toutes les semaines.
23:03Il y a des manifs toutes les semaines, allez, allez, une manifestation,
23:04où on n'est pas responsable des gens avec qui on est, mais c'est grotesque.
23:07Il y a un deuxième élément qui est essentiel,
23:08c'est que vous avez l'impression pendant toute l'audition
23:11que Jean-Luc Mélenchon appelle à ce que le thermomètre baisse un peu.
23:15Il ne faut pas finalement créer un climat de tension.
23:20C'est l'homme qui a théorisé, il faut tout conflictualiser.
23:26Attendez, quel Jean-Luc Mélenchon on a vu hier ?
23:28Et moi, je suis sidéré de voir...
23:31Les gens tombent dans le panneau.
23:31Voilà, les gens qui regardent la bouche grande ou voir,
23:34c'est vrai qu'ils parlent très bien, c'est un grand orateur,
23:37c'est un grand politique.
23:38On a finalement eu hier le retour du politique avec un grand P
23:42face à finalement des petits politiques.
23:45Pas tous, parce qu'effectivement le rapporteur a posé les bonnes questions,
23:49Prisca Thévenot a posé des questions concrètes, mais les autres...
23:52Par exemple, je vous donne un exemple de forme.
23:55Le président de la commission lui dit,
23:56vous allez pouvoir faire une sorte de propos liminaire,
23:59c'est ce qui se passe à chaque fois, vous avez 10 minutes.
24:02Il a fait 25 minutes quasiment.
24:04C'était au président de dire,
24:05M. Jean-Luc Mélenchon, je sais que vous avez beaucoup de choses à dire,
24:07mais on a beaucoup de questions.
24:08Donc vous êtes bien gentils.
24:09Il s'entendait pas mal après.
24:10Comment ?
24:11Il s'entendait pas mal, à me dire, il s'entendait pas mal, à me dire.
24:12Ah, il s'entendait pas mal.
24:13Le président Breton et Jean-Luc Mélenchon.
24:15Écoutez, pourquoi pas d'ailleurs, ça peut être intéressant.
24:17Je crois que c'est une complaisance absolue,
24:18on peut aller plus loin.
24:19Ce n'est pas une contradiction chez Jean-Luc Mélenchon.
24:21Jean-Luc Mélenchon, il a été très cohérent.
24:23Il ne joue que de ses deux visages en permanence.
24:26C'est-à-dire qu'en fait, en réalité,
24:27c'est lui qui appelle très concrètement, pour 2027,
24:30à un chemin politique qui passera par les urnes ou par la rue.
24:34Donc tout est résumé.
24:35Il a toujours dit la révolution citoyenne.
24:37Exactement.
24:37Vous passez par les urnes,
24:38si vous ne gagnez pas dans les urnes,
24:39vous gagnez par la rue.
24:40Et c'est exactement le scénario vers lequel on pourrait,
24:43on pourrait en 2027,
24:44quand on voit non pas les derniers sondages,
24:45mais les tendances plus lourdes,
24:47on pourrait pouvoir se réaliser.
24:48Donc on est face à un moment politique
24:50qui est devenu une tribune.
24:51Il a choisi le jour où il allait venir à l'Assemblée.
24:54Il a quasiment choisi ce dont il allait parler.
24:56Il avait en face de lui des gens
24:57qui effectivement renvoyaient l'écho,
25:01oui, d'une légitimité,
25:02de quelqu'un qui était finalement apolitique.
25:04Alors comme s'ils n'étaient pas apolitiques.
25:06Donc ils avaient l'occasion de se le faire
25:07sur un certain nombre de sujets très concrets.
25:09Et finalement, tout ça est devenu une tribune
25:11mélenchonienne, ou mélenchoniste que vous voulez,
25:13qui s'adresse du coup à un ensemble
25:16qui peut être séduit par ailleurs
25:17par le fait qu'il est quand même relativement fréquentable.
25:20De l'autre côté, vous avez une autre armée
25:21qui, elle, fait son travail quotidien
25:24et qui est dans la rue digitale,
25:25la rue physique, très différente.
25:27Je n'aime pas votre formule
25:28l'occasion de se le faire.
25:29Parce que justement,
25:30une commission d'enquête parlementaire,
25:31n'a pas l'idée de se faire qui que ce soit.
25:35Je me permets de vous reprendre là-dessus,
25:36puisqu'on a vécu, notamment l'année dernière,
25:38des députés procureurs
25:40qui étaient rapporteurs de commissions
25:41et qui n'avaient qu'un rêve,
25:43c'était de se faire les personnes auditionnées.
25:46Ce n'est pas ça, une commission.
25:47C'est de mettre, face à ses responsabilités,
25:51une personne de faire toute la lumière
25:52en bonne intelligence,
25:54de manière très calme,
25:55mais de pouvoir le confronter face aux faits,
25:58face à ce qui a été dit.
25:59Ce n'est pas de se faire qui que ce soit.
26:01Oui, vous pourriez avoir raison
26:03si la France insoumise est un parti comme les autres.
26:06Ce n'est pas le même comportement
26:07et eux se font l'Assemblée
26:09et eux se font les autres députés.
26:10Vous ne pouvez pas lutter politiquement.
26:13Ce n'est pas parce que vous avez des gens
26:15qui sont en confrontation
26:17ou dans la radicalité.
26:18D'ailleurs, il l'a théorisé là aussi,
26:19la radicalité.
26:20Mais vous ne faites personne.
26:22C'est ça.
26:23En revanche, vous le confrontez à des idées.
26:24En fait, ça, c'est même pas ça.
26:25On a aussi le reste 30 secondes avant la publicité.
26:27Mathieu, qu'est-ce que ça va passer ?
26:29Je suis d'accord avec vous.
26:29En fait, c'est que pour moi,
26:31la question de la commission,
26:32c'était justement faire la lumière
26:33entre des liens supposés
26:35entre un parti politique,
26:37enfin des partis politiques,
26:38et l'islamisme.
26:39Parce que l'islamisme est la France
26:40et parce que l'islamisme
26:41est en train d'être dans une logique d'entrisme
26:43qui consiste à utiliser des canaux associatifs,
26:46voire politiques,
26:47pour pouvoir faire diffuser une idéologie.
26:49L'idée des députés,
26:50c'est là où ils ont été...
26:51Je suis d'accord avec ce qu'a dit Jules.
26:52Cette commission est un échec
26:53à cause des députés
26:54parce que les députés n'ont pas rempli leur rôle
26:57qui était non pas d'essayer de comprendre
26:59le cheminement intellectuel de Jean-Luc Mélenchon.
27:01C'était de poser des questions très concrètes.
27:04Pourquoi, par exemple,
27:05la France insoumise défend
27:06le lycée Averroès-Corzeam,
27:08lycée qui a des liens
27:10avec de l'entrisme islamiste,
27:12alors même qu'ils sont contre Stanislas,
27:15par exemple.
27:15Voilà, c'est ça.
27:16Et il a raconté
27:17n'importe quoi du début à la fin.
27:19Il a présenté Averroès
27:20comme un philosophe des Lumières
27:22et comme le passeur
27:24de la tradition grecque
27:26à la tradition occidentale
27:27via l'islam.
27:28Mais c'est n'importe quoi,
27:30excusez-moi.
27:31C'est pour ça que,
27:32encore une fois,
27:33et c'est un grand politique
27:35face à des politiques
27:37qui étaient peut-être
27:37moins bien préparées.
27:39C'est aussi simple que ça.
27:40Politique.
27:40Il est 9h26,
27:42le temps d'une courte pause.
27:44On va saluer Jules Thorez
27:45qu'on retrouvera à 20h
27:46dans l'heure des Pro 2.
27:47Vous me le permettez.
27:48Ce n'est pas que je vous le permets,
27:50c'est que je vous l'impose.
27:50Et nous, on se retrouve
27:51dans un instant.
27:52A tout de suite.
27:56Il est quasiment 9h30
27:57et on va parler d'un sujet
27:58qui ne sera absolument pas traité
28:01dans les autres chaînes d'information.
28:03Et pourtant,
28:03et pourtant,
28:04ceux qui plaident à l'état de droit,
28:06à la justice,
28:07quand justice considère
28:09qu'il y a, par exemple,
28:10dans une enquête,
28:11un non-lieu,
28:12c'est que la personne
28:12qui a été accusée
28:13ne sera donc pas condamnée.
28:15C'est l'état de droit.
28:16C'est l'idée de la justice.
28:18Sauf que vous avez des collectifs,
28:19notamment dit féministe,
28:21le collectif Nous Toutes,
28:23qui considèrent que
28:24accusation vaut condamnation.
28:26Et que malgré 3 ans,
28:283 ans d'enquête,
28:30d'instruction,
28:31et malgré un non-lieu,
28:33un réhabitant,
28:33qui a été accusé de viol
28:35en octobre 2021,
28:37est toujours
28:39est un violeur.
28:42Alors que la justice
28:43a dit qu'il y a non-lieu.
28:44D'accord ?
28:45Donc vous allez voir cette séquence,
28:46Harry Habitant
28:46qui a repris
28:47son activité de comédien.
28:50Il était, je crois,
28:52au Folie Berger ce week-end.
28:53Et ce spectacle
28:54a été interrompu
28:55par des féministes
28:56qui l'ont interpellé
28:58en disant
28:58Harry Habitant
28:59est un violeur.
29:00à l'un des textes,
29:26ce que je disais,
29:27c'est que pour ces militantes
29:28qui sont venus perturber,
29:30accusation,
29:31vos condamnations.
29:32Et c'est les mêmes
29:33qui vont après hurler
29:34à l'État de droit.
29:35C'est quand même sidérant
29:37de voir ça.
29:37Absolument,
29:38c'est totalement sidérant.
29:39Et ces personnes
29:40ne respectent pas
29:41nos institutions
29:42et la justice.
29:43En fait,
29:43ils veulent faire
29:44une troisième mi-temps,
29:45si vous voulez.
29:45La justice,
29:46elle a fait deux mi-temps.
29:47Et les deux fois,
29:48en première instance,
29:49par un juge d'instruction
29:49et en appel,
29:51la justice a dit
29:52il est innocent.
29:53Eh bien,
29:54ils font une troisième mi-temps
29:55de façon totalement illégale
29:57par militantisme
29:58et par provocation.
30:00Et voilà,
30:00ces personnes doivent être
30:01condamnées
30:02pour perturbation
30:04de l'ordre public.
30:05Et elles sont,
30:06je crois,
30:07parties très rapidement
30:07et le spectacle
30:08a pu reprendre.
30:09Et c'est surtout
30:10que Harry Habitant
30:11qui reprend son activité,
30:13qui est un excellent comédien,
30:15un humoriste
30:15qui fait rire,
30:16qui là aussi rassemble,
30:18n'est pas du tout
30:19dans un esprit
30:19de vengeance.
30:20Vous avez vu
30:20ces dernières interviews,
30:22il dit
30:23j'ai vécu un cauchemar,
30:24je n'en veux à personne.
30:26Il parle justement
30:27des femmes
30:27parce qu'en fait,
30:28ces femmes-là,
30:29elles font du mal
30:29à celles qui ont été agressées,
30:32réellement victimes,
30:33qui ont été violées
30:34et qui aujourd'hui,
30:36parfois,
30:37n'ont pas suffisamment
30:38de soutien.
30:38Il y a une vraie question
30:39sur la justice
30:40et les accusations
30:41de viol,
30:42c'est comment accompagner
30:43ces femmes-là.
30:44Mais là,
30:45on est dans quelque chose d'autre,
30:46dans l'irrationnel complet,
30:47Mathieu.
30:48Tout à fait.
30:48Et en plus,
30:48vous n'êtes pas
30:49un paradoxe près
30:50parce que pour cette association,
30:51notamment nous toutes,
30:52c'est une association
30:53qui se dit également,
30:55qui va en manifestation
30:56pour dire
30:57qu'il y a des violences policières
30:58et qui est anti-police.
31:01Et comment aujourd'hui,
31:02moi je me pose toujours
31:03cette question-là,
31:03comment aujourd'hui
31:04on peut être féministe
31:06et contre la police
31:07alors que même
31:07les policiers
31:08sont les premières personnes
31:09qui justement,
31:11et c'est des bacs
31:12que nous l'ont déjà dit
31:13à plusieurs reprises,
31:14sont celles qui vont
31:15justement défendre les femmes
31:16lorsqu'elles se font agresser
31:17à leur domicile
31:18ou dans la rue.
31:20La police,
31:21c'est l'ami des femmes victimes
31:22justement parce que c'est eux
31:23qui les mettent en sécurité
31:25et pourtant,
31:26vous avez des collectifs
31:27féministes
31:28qui insultent la police.
31:29C'est un d'autres paradoxes
31:30aussi à soulever.
31:31On va parler dans un instant
31:32justement de ceux
31:32qui insultent la police.
31:33ça s'est passé notamment
31:34à Lyon.
31:35Mais ces collectifs,
31:36ces militantes
31:37et dits féministes,
31:40ils demandent plus
31:40que condamnations.
31:42Ils demandent aussi
31:42mort sociale,
31:43mort professionnelle.
31:45Alors qu'encore une fois,
31:47il y a eu un non-lieu.
31:49Trois ans d'instruction,
31:50Jean-Christophe Gallien.
31:51Vous parlez d'un spectacle
31:53mais ces spectacles
31:54sont poursuivis.
31:56C'est-à-dire que c'est comme
31:56une espèce de chasse
31:57à l'homme soleil.
31:58Il y a eu ce moment,
31:59au moment du MeToo,
32:00il y a eu ces pratiques
32:01de name and shame.
32:02En gros,
32:03on accuse
32:03et on vient perturber,
32:05on vient suivre,
32:06on vient pourchasser.
32:07Là,
32:07il y a une décision de justice.
32:08C'est comme si vous aviez
32:08une condamnation perpétuelle
32:09si vous voulez,
32:10qui n'existe pas en plus.
32:12Donc,
32:12on le poursuit partout.
32:13La police tue.
32:14Tiens,
32:14c'est intéressant.
32:15Vous avez parlé
32:15des slogans anti-police.
32:16Ça s'est passé à Lyon.
32:18Ces slogans de la honte
32:19qui ont été projetés
32:20samedi soir
32:21pendant la fête des Lumières
32:22à Lyon.
32:23Un incident fermement condamné
32:25par le préfet
32:25et le maire de la ville
32:26ainsi que le syndicat
32:28de police à Lyon.
32:28Vous voyez le sujet.
32:29Il est signé Anaïs Bauchet.
32:32Non à l'état policier.
32:34La police blesse et tue.
32:36La violence policière
32:36est partout.
32:38Ces slogans anti-police
32:39et anti-RN
32:39ont été diffusés hier soir
32:40sur un bâtiment lyonnais
32:42alors que la fête des Lumières
32:43battait son plein.
32:44Des projections fermement condamnées
32:46par le syndicat
32:47Alliance Police Nationale.
32:48Accuser la police de tuer
32:49pendant que nous protégeons
32:51des milliers de personnes
32:51c'est diffamer
32:52et attiser la haine
32:53contre ceux
32:54qui assurent votre sécurité.
32:55Les forces de l'ordre
32:56sont particulièrement mobilisées
32:57durant la fête des Lumières
32:58qui se déroule
32:59du 5 au 8 décembre.
33:00750 policiers et gendarmes
33:02sont chargés de veiller
33:03sur les 2 millions
33:03de participants.
33:05Face à ces slogans,
33:06la préfecture a assuré
33:07son soutien aux forces de l'ordre
33:08et a promis
33:09une réponse ferme.
33:10C'est un moment festif
33:12et pour les policiers
33:14c'est un engagement
33:14très fort
33:15et ces messages
33:16sont condamnés
33:17et je peux vous assurer
33:18que nous allons exploiter
33:19les caméras,
33:20tout ce qui est en place
33:21pour interpeller les auteurs.
33:24Nous ne laisserons pas
33:25ce délit impuni.
33:27C'est absolument scandaleux
33:28que ces images
33:28aient pu être projetées.
33:30Un soutien à la police
33:31réitéré par le maire de Lyon,
33:33Grégory Doucet
33:34dans un message posté
33:35sur ses réseaux sociaux.
33:36Il a également qualifié
33:37ces prises à partie publique
33:38de déplorables.
33:39C'est bien que Grégory Doucet
33:41se réveille pour soutenir
33:42les forces de l'ordre.
33:43Jean-Michel Lolas également
33:44a réagi.
33:45Ses propos insupportables
33:46contre la police
33:47sont une atteinte grave
33:47à nos institutions
33:48et un message dangereux
33:49qui salit celles et ceux
33:50qui protègent
33:51les Lyonnais chaque jour.
33:53Je me joins à la condamnation
33:54de la préfecture du Rhône.
33:55Ces actions sont inacceptables
33:56et doivent être,
33:58je n'ai pas la fin du message,
33:59mais j'imagine,
34:00condamnés,
34:01doivent être,
34:01doivent être,
34:02sanctionnés et condamnés
34:03par toutes les autorités politiques.
34:04Soutien total
34:05à nos forces de l'ordre.
34:06Laurent Nouniez aussi
34:07a réagi, le Duchat ?
34:08Oui, en fait,
34:09il a reposté justement
34:10la condamnation
34:12de la part de la préfecture
34:13de Lyon.
34:15Oui, alors Grégory Doucet,
34:16forcément, il condamne.
34:17Il est en campagne.
34:18Donc là, c'est le moment
34:18où il faut montrer
34:19qu'on aime tout le monde.
34:20Évidemment, après,
34:21Grégory Doucet fait partie
34:22de ses maires écolos
34:23qui ne sont pas toujours
34:24pronds à défendre la police.
34:25Donc aujourd'hui,
34:26se dire choqué
34:27de ce genre de propos,
34:29je pense qu'il les partage.
34:30On dégage le RN en vancement.
34:31Je pense que Grégory Doucet
34:32n'est pas contre.
34:33Et quand il dit
34:33que la police tue,
34:34a priori, je ne sais pas
34:34s'il va jusqu'à dire
34:35que la police tue,
34:36mais il n'en est pas loin.
34:37Le problème,
34:37c'est qu'on laisse aussi
34:38la fête des Lumières.
34:39On a vu des images
34:40dans le spectacle déjà prévues
34:41qui n'ont plus rien à voir.
34:42On rappelle qu'à la base,
34:44la fête des Lumières,
34:44maintenant, c'est sur 3-4 jours.
34:45Normalement, c'est uniquement
34:46le 8 décembre à Lyon.
34:47Et on remercie la Vierge Marie
34:49d'avoir sauvé Lyon de la peste.
34:50On n'est pas aujourd'hui.
34:51On a des spectacles
34:51qui sont certes très beaux,
35:02maintenant, on va avoir
35:02évidemment des petits malins
35:03qui vont se dire
35:04qu'ils ont tous les bâtiments
35:06de Lyon pour faire de l'affichage.
35:07Et pour le coup,
35:07malheureusement, ça fait la pub.
35:09Je ne sais pas justement
35:11s'il tiendrait.
35:12Je ne pense pas
35:14que Gréau-Ridoucey
35:15irait jusqu'à dire
35:16que la police tue.
35:17En revanche,
35:18ce qui est certain,
35:19c'est qu'il y a eu souvent
35:20des confrontations
35:21entre la police municipale lyonnaise
35:23et le maire,
35:25notamment sur le manque de moyens.
35:28Et par exemple,
35:30il y a un quartier
35:30qui s'appelle la Guillotet-Hierre
35:31dans Lyon
35:33où il y a souvent eu
35:34des violences
35:35et les policiers disaient
35:37« Dénouent »
35:37au bout d'un moment.
35:38Oui, et effectivement,
35:40le maire d'Hierre
35:41n'a pas toujours été
35:41le premier à condamner
35:43les violences
35:44contre la police.
35:45Et comme vous venez
35:46de le dire,
35:47il y a quand même
35:47une mutation
35:48de cette fête des Lumières.
35:49Au début,
35:49ça devait être
35:50une belle fête artistique,
35:52une célébration des arts
35:53et de la Vierge Marie.
35:54Bon, ça devient
35:55de plus en plus
35:55une fête commerciale.
35:57Enfin, moi,
35:58on a vu ces images
35:59avec des raviolis
36:00et du couscous,
36:01mais ça n'a plus rien
36:02d'artistique.
36:03Mais, Eliott,
36:03en premier sujet,
36:04on parlait des crèches.
36:06Vous savez que Doucet
36:07a été le premier maire
36:08depuis très longtemps
36:09à refuser
36:10la cérémonie
36:11des échevins
36:12qui remonte
36:13au XVIIe siècle
36:14et qui consiste
36:15à aller rendre hommage
36:16à la Vierge Marie.
36:17Or, là aussi,
36:18on n'est plus
36:18dans une cérémonie
36:20typiquement religieuse,
36:21on est vraiment
36:21dans la défense
36:22de la tradition française.
36:22Et vous saurez
36:23d'ailleurs
36:23en général
36:24des autres religions.
36:25Absolument,
36:26même le maire
36:27Colomb,
36:28socialiste,
36:29avait fait ce pèlerinage.
36:30sur la police.
36:31Alors, la police
36:32tue ce slogan,
36:33on peut l'entendre
36:33à Lyon,
36:34mais on peut aussi
36:34l'entendre à Marseille.
36:36Un certain Sébastien Delogu
36:38qui était en meeting
36:40hier
36:40avec la présence
36:42d'Assa Traoré
36:43et Sébastien Delogu
36:45va interpeller
36:46Assa Traoré
36:47en disant
36:47« Oui, la police
36:48a tué ton frère. »
36:51Or, la justice
36:52une nouvelle fois,
36:53M. Delogu,
36:54il faut qu'il comprenne
36:55que justice a été rendue
36:56et que la justice
36:58a considéré
36:58que les policiers
36:59n'avaient pas tué
37:00le frère
37:01d'Assa Traoré.
37:03C'est particulier
37:03quand même
37:04pour quelqu'un
37:05qui est candidat.
37:08Le combat
37:08qu'elle mène,
37:11ça doit être
37:11celui de toutes
37:12et tous
37:12ici dans cette salle
37:13et de tout
37:14le père
37:15de la société.
37:15parce que oui,
37:18c'est vrai,
37:20ça les fait criser
37:21quand on dit
37:22que la police tue
37:22mais la police
37:24elle a tué son frère.
37:25Vous les entendez,
37:26hein ?
37:27Ils viennent
37:27et nous disent
37:28que
37:32ce que nous disons
37:35ce n'est pas la bonne chose
37:38que ce n'est pas vrai.
37:41Mais vous n'avez pas
37:42à nous faire de leçons.
37:44Nous, on réclame
37:45une police qui nous protège
37:46pas qui nous tue.
37:48On réclame
37:49une police qui nous protège
37:50et pas qui nous tue.
37:52Mais vous imaginez ?
37:53C'est incroyable.
37:54Dans la situation actuelle
37:55à Marseille
37:56avec une guerre
37:57contre le narcotrafic
37:58vous avez des policiers
37:59qui se battent nuit et jour
38:00pour protéger les Marseillais.
38:02Après, chacun
38:03fait son choix
38:03bien évidemment.
38:05Mais oui,
38:05la police a tué ton frère
38:06vous imaginez ?
38:07Donc on a Lyon
38:08mais ce climat-là
38:09on peut l'avoir
38:10parfois un peu partout
38:11en France.
38:13Autre sujet
38:14d'actualité
38:15c'est là aussi
38:16le sujet du week-end
38:18Nicolas Sarkozy
38:19qui va publier
38:21son nouveau livre
38:22Journal d'un prisonnier
38:23à paraître
38:25le 10 décembre prochain.
38:28On est revenu
38:28hier
38:30notamment
38:30sur son témoignage
38:32Élodie Huchard
38:32vous l'avez lu
38:33Journal d'un prisonnier.
38:34Oui.
38:34dedans
38:36c'est un livre à cœur
38:38ouvert
38:38il parle de ses failles
38:40de ses difficultés
38:41ses moments de faiblesse
38:42de grandes faiblesses
38:43pour ensuite se relever
38:44je disais
38:44moi c'est un livre
38:45au-delà de l'aspect judiciaire
38:47c'est vraiment un livre témoignage
38:48et puis il y a aussi
38:49l'aspect politique
38:50quand même
38:51deux choses
38:52sont marquantes
38:53avec Emmanuel Macron
38:54les échanges qu'il a eus
38:56j'ai découvert
38:56avec stupeur
38:57que le président
38:57venait de réaliser
38:59que j'allais être incarcéré
38:59dans quatre jours
39:00rien n'avait été anticipé
39:01en tout cas
39:02dans son esprit
39:03il me parait
39:04sincèrement troublé
39:05voire choqué
39:06par cette perspective
39:06j'étais tout à la fois
39:08touché par son émotion
39:08interloqué par cette surprise
39:09non feinte
39:10il développa
39:11alors une énergie
39:12impressionnante et sympathique
39:13mais qui m'a paru
39:14à la fois trop tardive
39:15et assez brouillonne
39:15son inquiétude
39:16portait principalement
39:17sur ma sécurité
39:18en milieu carcéral
39:19et il était bien temps
39:20de s'en préoccuper
39:21c'est quand même sidérant
39:22de se dire
39:22que ça n'avait pas été anticipé
39:24quatre jours avant
39:26et je crois même
39:27qu'on lui a proposé
39:27c'est pas je crois
39:28c'est écrit
39:28on lui a proposé
39:29d'autres prisons
39:31plus sécures
39:33plus adaptées
39:34et Nicolas Sarkozy
39:35a dit
39:35vous êtes bien gentil
39:36c'est non
39:36moi je ne veux pas
39:37de traitement de faveur
39:38Elodie Huchard
39:38qu'avez-vous retenu
39:40vous qui avez lu
39:40cet ouvrage
39:42de journal d'un prisonnier
39:44ce qui est extrêmement
39:45marquant
39:46c'est qu'on aurait pu
39:47penser que Nicolas Sarkozy
39:49à l'égard par exemple
39:49de la justice
39:50soit très en colère
39:52et en fait
39:52c'est vraiment
39:52l'homme qu'on a vu
39:54d'ailleurs juste après
39:54l'annonce de son verdict
39:56c'est à dire
39:57qu'il est combatif
39:58par des arguments factuels
39:59il réexplique pourquoi
40:00il n'aurait pas dû
40:01passer trois semaines
40:02en prison
40:03en revanche
40:03aucune haine
40:04il le dit lui-même
40:05je ne suis pas
40:05proie un esprit de vengeance
40:06je ne suis pas là
40:07pour me venger
40:08de qui que ce soit
40:08il est très délicat
40:09à l'égard de toutes
40:10les personnes
40:11de l'administration pénitentiaire
40:12qui ont fait selon lui
40:13que ces trois semaines
40:14se sont passées
40:15de manière un peu moins pénible
40:16et comme vous le disiez
40:17on voit un homme
40:17qu'on veut mettre à terre
40:19qu'on veut humilier
40:20mais qui ne se montrera
40:22jamais ni à terre
40:23ni humilié
40:23parce que malgré tout
40:24ce qu'il a subi
40:25Nicolas Sarkozy
40:26est toujours debout
40:27et c'est un animal politique
40:28Nicolas Sarkozy
40:29on l'a beaucoup dit
40:30donc c'est un homme
40:30qui souvent
40:31quand il est censé
40:32être à terre
40:33c'est le moment en réalité
40:34ou presque j'ai envie de dire
40:35il est le meilleur
40:36parce qu'il montre
40:36qu'il ne sera pas à terre
40:37et qu'il ne fera pas le plaisir
40:38à ses détracteurs
40:39de mettre ne serait-ce
40:40qu'un genou à terre
40:40il y a des phrases
40:41qui sont marquantes
40:42j'aurais tant aimé
40:43disparaître
40:43la tristesse était trop forte
40:45avant de rentrer
40:46à la prison de la santé
40:47jamais je m'étais senti
40:48aussi faible
40:49à cet instant précis
40:50donc on a
40:51le témoignage
40:53et la description
40:54d'un homme
40:55au plus bas
40:56bien sûr
40:57et puis vous le découvrez
40:58qui semble-t-il
41:00se relève
41:00il y a une autre séquence
41:02parce qu'il y a l'aspect intime
41:02mais il y a aussi
41:03l'aspect politique
41:04et dans la politique
41:05c'est quand même très important
41:06ce que dit Nicolas Sarkozy
41:08puisqu'il va parler
41:09de ce fameux front républicain
41:11il échange avec Marine Le Pen
41:12il a dit
41:12moi le front républicain
41:13c'est terminé
41:14j'expliquerai en longueur
41:15le temps venu
41:16pourquoi il n'y aura pas
41:17de front républicain
41:18et il dit
41:19insulter les dirigeants
41:21du rassemblement national
41:22c'est insulter leurs électeurs
41:24donc les nôtres
41:25au moins potentiellement
41:27ça c'est une phrase
41:28très importante
41:29Mathieu Hock
41:29et surtout c'est qu'il s'attranche
41:31avec justement
41:32l'appel un peu
41:32brouillon du président de la République
41:35Emmanuel Macron
41:35à l'égard de Nicolas Sarkozy
41:37là il raconte effectivement
41:38l'appel que lui adresse Marine Le Pen
41:42alors que lui-même
41:43a toujours combattu
41:44le rassemblement national
41:44et surtout
41:45alors même que Marine Le Pen
41:46a appelé à voter
41:47contre Nicolas Sarkozy
41:49en 2012
41:50on se souvient
41:50et donc il dit
41:51c'était inattendu
41:52que Marine Le Pen
41:53puisse m'appeler
41:54et m'adresser des mots
41:55et effectivement
41:55sur le front républicain
41:56là encore on voit bien
41:58la position de Nicolas Sarkozy
42:00qui s'explique de manière très simple
42:01c'est que la plupart
42:02enfin un tiers des électeurs
42:04de Nicolas Sarkozy
42:05de 2012
42:05aujourd'hui
42:06votent pour le rassemblement national
42:07de manière durable
42:08donc effectivement
42:09insulter les dirigeants
42:10du rassemblement national
42:11c'est insulter les électeurs
42:12du rassemblement national
42:13et en plus
42:14c'est insulter les anciens électeurs
42:15de Nicolas Sarkozy
42:16donc effectivement
42:17le président de la République
42:18l'ancien président de la République
42:19Nicolas Sarkozy
42:20a raison je pense
42:21de dire que le front républicain
42:23contre le rassemblement national
42:23de son point de vue
42:24n'a aucun sens
42:25on a commencé avec les crèches
42:26en disant
42:26vous savez
42:27il y a ce bras de fer
42:28parfois administratif
42:29entre des ligues
42:29qui ne représentent plus
42:30qu'elles-mêmes
42:31et des édiles
42:32qui sont élus démocratiquement
42:34qui sollicitent
42:35leurs administrés
42:37pour savoir
42:37si oui ou non
42:38ils veulent ces crèches
42:39il y a un plébiscite
42:4079% des français
42:41veulent des crèches
42:42je viens d'avoir
42:43un message du maire de Bocquer
42:44vous savez
42:45il a dû payer 120 000 euros
42:46l'année dernière
42:47parce qu'il avait mis
42:47une crèche dans sa mairie
42:49il avait refusé
42:50de l'enlever
42:50la crèche de Bocquer
42:52l'année dernière
42:52de la LDH
42:53m'a poursuivi
42:53dès l'inauguration
42:55de la crèche
42:56alors que les centons
42:57ne faisaient que 20 cm
42:58et n'étaient visibles
42:59que sur les horaires
43:00d'ouverture de la mairie
43:01nous avons cette année
43:02inauguré cette exposition
43:03en deux parties
43:04le village provençal
43:05de centons
43:06composé de 300 centons
43:07sans scène de la nativité
43:09devant la porte
43:10de l'hôtel de ville
43:11une scène de la nativité
43:12de 15 mètres carrés
43:13avec des centons
43:14à taille humaine
43:14visibles et accessibles
43:16de jour comme de nuit
43:177 jours sur 7
43:1824 heures sur 24
43:20semaines et week-ends
43:21leurs poursuites ont débouché
43:23sur une scène
43:24de la nativité
43:25plus grande
43:25plus belle
43:26et bien plus visible
43:27que ce qu'elles étaient
43:30les années précédentes
43:31adviennent que pourra
43:32voilà le message
43:34vous dites quoi ?
43:35bravo
43:35bravo
43:38vous vous imaginez
43:39vous n'avez pas de crèche
43:41on va en faire deux
43:41voilà
43:42on va en faire une petite
43:43dans la vie
43:44et on va en faire une immense
43:45c'est comme ça
43:46qu'il faut répondre
43:47aux gauchistes
43:48c'est ça
43:48et à l'absence
43:49vous dites gauchistes
43:51vous n'avez pas rencontré
43:51Jean-Luc Mélenchon
43:52il a dit
43:53c'est pas des LDAH
43:54syndicats de la magistrature
43:55LDAH
43:56c'est pas de gauche
43:57c'est pas de gauche
43:57qu'est-ce que vous racontez
43:59c'est pas des gauchistes
44:00il nous reste deux minutes
44:02et c'est un cadeau
44:02pour Eloduchard
44:04parce que je sais
44:04que vous êtes très en colère
44:05je suis scandalisée
44:06scandalisée
44:07les militants
44:08alors nous
44:08on se fait voler
44:09les joyaux de la couronne
44:10et à Londres
44:11on s'attaque
44:12aux joyaux de la couronne
44:13quatre personnes
44:14ont été arrêtées
44:15samedi après-midi
44:16après un jet de nourriture
44:17sur la vitrine
44:18protégeant les joyaux
44:18de la couronne britannique
44:19à la tour de Londres
44:20c'est le collectif
44:22bien connu bien sûr
44:23Take Back Power
44:24on va regarder les images
44:25pendant que je parle
44:26s'il vous plaît
44:26qui se présentent
44:27comme un groupe
44:27de désobéissance civile
44:29non-violent
44:29qui montre une militante
44:31sortir une barquette
44:32contenant du crumble
44:33de son sac
44:33et l'écraser
44:34mais quelle tristesse
44:35vraiment
44:36où va la société aujourd'hui
44:38il réécrit l'âme entre autres
44:38l'instauration
44:39d'une assemblée citoyenne
44:40qui pourrait
44:41je cite
44:42taxer les grandes fortunes
44:43et réparer
44:44la grande Bretagne
44:46vous connaissez bien
44:46la couronne d'Angleterre
44:49chère Elodie Huchard
44:50et là ça vous sidère
44:51ce qui se passe
44:51mais ça me sidère
44:52c'est la couronne de Saint-Edouard
44:53je suis très sérieux
44:53c'est une couronne
44:54qui est utilisée
44:55notamment au moment
44:56où on couronne le souverain
44:58donc c'est vraiment
44:58un joyau
45:00qui est utile
45:01encore aujourd'hui
45:02dans le protocole
45:03après effectivement
45:04c'est les mêmes images
45:04complètement idiotes
45:05que ceux qui jettent de la soupe
45:06sur la joconde
45:08bon ils sont contents
45:09en réalité
45:09heureusement
45:10les joyaux sont bien protégés
45:12et on espère mieux
45:13que les nôtres
45:13par ailleurs
45:14mais quand ils expliquent
45:15que du coup
45:15en jetant du crumble
45:16contre une vitrine
45:17ils espèrent mettre en place
45:18une sorte de démocratie alternative
45:20bon je vois pas le rapport
45:21avec le crumble
45:22mais c'est dommage
45:23bon c'est plus que dommage
45:25c'est pathétique pardon
45:26c'est pathétique
45:27de voir ça
45:28mais vous avez raison
45:30vous êtes la queen
45:32vous êtes la queen
45:33dernière image
45:35c'est une image de sport
45:36dimanche très sport
45:37canal plus
45:3814h vous savez
45:38c'est le grand prix
45:39on va connaître le roi
45:41de la formule 1
45:42c'est à suivre sur les antennes
45:43de canal plus
45:43et puis sur les antennes
45:44de canal vous avez aussi
45:45la première ligue
45:46et on a un joueur extraordinaire
45:47en France
45:48qui ira peut-être
45:49à la coupe du monde
45:50qui s'appelle Ryan Cherki
45:51il a fait un geste
45:52regardez les images
45:53c'est exceptionnel
45:54il joue à Manchester City
45:55regardez
45:56ça s'est passé
45:57donc hier après-midi
45:58Manchester City
45:59qui a gagné 3-0
46:00contre Sunderland
46:01regardez en haut à droite
46:03Ryan Cherki
46:03il prend la balle
46:04vous allez voir
46:05il rentre dans la surface
46:05hop
46:06et regardez ce qu'il va faire
46:07avec son pied
46:07vous avez vu
46:08c'est ce qu'on appelle
46:09une matchère
46:10c'est du quasiment
46:11jamais vu
46:12c'est une passe magistrale
46:13on va la voir au ralenti
46:15c'est à dire
46:15qu'il fait une talonnade
46:16derrière son pied
46:17c'est une passe décisive
46:18qu'on n'avait jamais vue
46:19quasiment dans l'histoire
46:21regardez
46:21hop
46:22ah oui oui
46:23vous faites ça
46:23à l'un des steaks
46:24vous vous faites les croisés
46:25oui non
46:25j'en suis incapable
46:27et en plus
46:28il le fait pied droit
46:29alors qu'il est gaucher
46:30bien joué Mathieu
46:30j'aime votre précision
46:32merci à tous les quatre
46:33l'info se poursuit dans un instant
46:34c'est Vincent Jean Brun
46:35le ministre de la ville
46:36et du logement
46:38qui sera l'invité
46:39de Pierre de Villeneau
46:40c'est un plaisir
46:41d'être avec vous
46:41ce dimanche matin
46:42merci à tous
46:44merci à tous
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