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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Il est 9h sur CNews, ravi de vous retrouver pour l'heure des pro.
00:05A la une ce matin, la meilleure défense c'est l'attaque.
00:08Encore faut-il savoir tirer, ne pas envoyer le ballon en tribune.
00:12Je le confesse, Vincent Mellet m'était inconnu avant la publication de son interview dans les colonnes du Parisien hier.
00:19Vincent Mellet, directeur éditorial de France Inter, vole au secours de Thomas Legrand et Patrick Cohen.
00:24Thomas Legrand et sa phrase, Dati, on fait ce qu'il faut avec Patrick, une maladresse pour M. Mellet, un cadeau offert à nos pires adversaires, explique-t-il.
00:34Pour Vincent Mellet, ses pires adversaires sont CNews et Europe 1.
00:39Rien que ça s'ensuit une litanie complotiste, menaçante, insultante à l'endroit de nos rédactions.
00:45Pour Vincent Mellet, CNews serait la négation du métier de journaliste, puisqu'il considère que faire du journalisme c'est faire de la politique.
00:53Fin de citation. Mais qui est Vincent Mellet ?
00:56D'alors qu'un portrait de libération concernant Vincent Mellet refait surface.
00:59Et là, patatras, 22 septembre 2015, jeune homme bien que passionné par la politique, il se dit que pour changer la société, il vaut mieux travailler à la télé qu'être élu.
01:10S'il avait pris l'autre voie, il aurait été socialiste. Il a toujours voté pour eux, sauf une fois écolo.
01:17Dix ans plus tard, considère-t-il qu'il a réussi à changer la société ?
01:21Et cette question, je pourrais lui poser. Je pourrais revenir point par point sur ces accusations conspirationnistes concernant le cas Legrand et Cohen,
01:28qui est devenu un fait médiatique, un fait politique et peut-être demain un fait judiciaire, puisque signalé au procureur.
01:35À travers cette interview d'une rare violence, j'y vois la réaction d'un système qui panique, d'une machine qui déraille, qui ne comprend pas pourquoi des millions de Français ont été choqués, demande un minimum de transparence.
01:47Les masques tombent. Certains pensaient qu'ils avaient touché le fond. Vincent Mellet a creusé encore un peu plus.
01:55Et on lui souhaite un bon dimanche. Et il est le bienvenu pour répondre à nos questions.
01:59Fais le point sur l'information avec
02:01Noemi Hardy, même si Vincent Mellet ne pense pas. Je pense que vous êtes une future grande journaliste.
02:08Merci, Lotte. Bonjour à tous.
02:10Le Rassemblement National fait sa rentrée à Bordeaux, réuni depuis vendredi.
02:16Ce week-end se terminera par un discours de Marine Le Pen, Jordan Bardella et autres responsables du parti au Parc des Expositions.
02:23Un rendez-vous à suivre en direct à partir de 15h sur CNews.
02:28Nouvelle intrusion dans le ciel d'un pays de l'OTAN, moins de 4 jours après l'intrusion en Pologne de 19 drones russes.
02:35Un autre pays, la Roumanie, a affirmé ce samedi qu'un appareil sans pilote avait violé son espace aérien.
02:42Bucarest n'a pas affirmé directement que le drone était russe, mais que la scène s'est déroulée lors d'une attaque russe contre l'Ukraine, son pays voisin.
02:49La 50e édition du Festival de cinéma américain de Deauville se termine aujourd'hui.
02:56L'invité d'honneur était Kim Novak, 92 ans, devenue une légende du cinéma grâce à son rôle dans Sueur froide d'Alfred Hitchcock.
03:04Le festival a attribué samedi son grand prix à un premier long métrage, The Plague de Charlie Pollinger, qui explore le passage de l'enfance à l'adolescence.
03:14Et Pierre de Villeneuve reçoit ce matin à 10h sur CNews et Europe 1, Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis.
03:22Merci beaucoup Noémie Hardy pour le point sur l'information.
03:25On est avec Sarah Salman, Elisabeth Lévy, Arnaud Benedetti, Olivier Vial.
03:29Bonjour à tous les quatre.
03:30Je vais remercier les téléspectateurs.
03:33Je le dis rapidement pour les téléspectateurs qui n'étaient pas avec nous hier soir.
03:36Il y a peut-être eu un bug sur les box, visiblement.
03:39Ils n'avaient pas accès à leur dépro sur certaines box.
03:41Donc ils m'ont envoyé des messages en disant « mais on ne peut pas voir leur dépro ».
03:45En direct, je leur ai dit « envoyez-moi un message sur Twitter pour savoir d'où vous nous regardez ».
03:49De toute la France, je vous assure.
03:51Et même à l'étranger, en Espagne, au Portugal, au Balaire.
03:54Bref, merci à vous.
03:56Vraiment, j'étais touché par tous ces messages.
03:58Et merci de nous suivre et merci d'être tous les jours un peu plus nombreux.
04:02Et cette réussite, ce lien qui se tisse entre les téléspectateurs et vous et nous, ça énerve, ça dérange.
04:11Et on va commencer par cet entretien, mais d'une violence inouïe.
04:14Alors je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer.
04:17Radio France contre-attaque dans les colonnes du Parisien.
04:20Je le dis en toute transparence, je ne connaissais pas M. Mélenchon.
04:24Et d'ailleurs, depuis ce matin, même dans l'édito, heureusement qu'il y avait Tania,
04:27elle me dit « tu l'as appelé Thomas pendant tous les détos ».
04:29Je présente mes excuses, il s'appelle bien Vincent Mélet.
04:31Il est directeur éditorial de la radio publique.
04:34Et il s'en prend directement à CNews et Europe 1, dans l'affaire Cohen-le-Grand.
04:37Il considère, c'est peut-être le plus important, que de dire à deux stratèges du PS,
04:41je rappelle la phrase de Thomas Legrand,
04:43« nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick et moi ».
04:45Il considère que c'est une maladresse.
04:48Et puis ensuite, il va nous attaquer directement, frontalement, avec parfois des menaces.
04:53En disant « on ne va pas se laisser faire, vous allez voir ce que vous allez voir », en quelque sorte.
04:56Voyez le sujet de Clara Bouvier-Desno, et on va en parler bien sûr ce matin,
04:59parce que ça les dérange, parce que, en fait, c'est un fait médiatique, politique et peut-être judiciaire.
05:06Et ce qui se passe depuis une semaine est un tournant dans l'univers médiatique,
05:10d'où le fait qu'on en parle aujourd'hui.
05:12Tous les chefs des partis ont réagi, sauf, je le dis à chaque fois,
05:16un certain Gabriel Attal qui est resté silencieux.
05:19Voyez les accusations et les attaques de M. Mélet, mais il y a aussi Mme Pigasse.
05:23Non, Pigalle, pardon. Céline Pigalle, la directrice.
05:25La directrice du service public, on peut comprendre qu'on a du mal. Voyons le sujet.
05:35Depuis la diffusion de cette vidéo, montrant Thomas Legrand et Patrick Cohen
05:38attablés avec des socialistes et révélant des échanges teintés d'une certaine connivence,
05:42les dirigeants de Radio France se positionnent.
05:45Et la polémique semble davantage les agacer parce que ceux qu'ils considèrent être leur ennemi en parlent,
05:49plutôt que parce qu'elle soulève la question de la responsabilité politique des journalistes.
05:53Ce qu'on peut simplement regretter concernant Thomas Legrand,
05:56c'est qu'il est involontairement fait à cadeau à nos pires adversaires.
05:59A ces news et européens notamment, qui n'ont pas manqué de créer immédiatement et de toute pièce
06:03un récit autour de cette affaire pour mieux nous attaquer.
06:06Ils ont profité du fait que généralement nous ne répliquons pas, mais cela va changer.
06:10Ce groupe est précisément la négation du pluralisme qu'il nous reproche de ne pas assez défendre.
06:14Il est aussi la négation du métier de journaliste,
06:16puisqu'il considère que faire du journalisme, c'est faire de la politique.
06:19Des propos également tenus par Céline Pigalle, directrice de l'information de Radio France,
06:23qui accuse CNews de vouloir leur nuire.
06:26Pascal Praud sur CNews a déclaré
06:27« Ils ont peur tous les journalistes, le système commence à craquer.
06:31Nous, on va en parler tous les jours, qu'ils le sachent, tous les jours. »
06:35Durant cette semaine, jusqu'à 80% du temps d'antenne à certaines heures était consacré à ce sujet.
06:40Alors qu'elle doit être auditionnée par l'Arcom,
06:42la directrice de Radio France est adressée au sénateur du Val-de-Marne.
06:45Elle dénonce des attaques amplifiées par des médias concurrents
06:48qui ne visent pas à améliorer le débat démocratique,
06:50mais à fragiliser une institution qui appartient à tous.
06:54« Et puis il faut rappeler qu'il y a une enquête parlementaire qui va être ouverte le 20 septembre.
06:58C'est pour ça que je vous dis que c'est un tournant.
06:59Alors pour M. Mellet, que personne ne connaissait, ou très peu de moi,
07:03sauf vous, parce que j'ai demandé dans toute la réaction, tu connais Vincent Mellet ? »
07:05Mellet, je suis un classique dans cette émission.
07:08Juste une chose, parce qu'il aurait mieux fait de se taire, Vincent Mellet,
07:11puisqu'il y a des interviews ou des entretiens ou des portraits qui ressortent en 2015.
07:16Portrait de libération sur M. Mellet, portrait élogieux.
07:20Et pourquoi il est élogé ? Dans une partie aussi,
07:22le patron de chaîne croit beaucoup au pouvoir de l'imaginaire, M. Mellet.
07:26Jeune homme, bien que passionné par la politique,
07:28il se dit que pour changer la société,
07:31il vaut mieux travailler à la télé qu'être élu.
07:33S'il avait pris l'autre voie, il aurait été socialiste.
07:36Il a toujours voté pour eux, sauf une fois écolo.
07:40Qu'est-ce qu'on répond à ça, Elisabeth Lévy ?
07:42D'abord, qui est M. Mellet ?
07:44Alors M. Mellet, c'est un apparat chic de l'audiovisuel public,
07:47puisque moi, quand je l'ai connu,
07:49en fait, c'était à l'époque où je faisais l'émission,
07:51je travaillais dans l'émission de François-Olivier Gisbert,
07:54sur la 2 puis la 3,
07:55ou la 3 et la 2, je ne me rappelle plus bien,
07:57enfin dans les deux, et il était,
07:59vous savez, il y a toujours le représentant de la chaîne,
08:02l'œil de Moscou dans les réunions,
08:04qui vous dit, il faut faire ci, il faut faire ça,
08:05il ne faut pas faire ci, il ne faut pas faire ça.
08:07Bon, c'était lui,
08:08disons que, je veux dire,
08:11il n'était pas une popularité extrême auprès de notre équipe,
08:14mais sans doute à cause de sa fonction,
08:16en tous les cas, je n'ai pas le souvenir de quelqu'un
08:18qui avait une personnalité absolument débordante,
08:21mais ce qui est intéressant,
08:22en fait, vous avez dit, je trouve l'essentiel,
08:24c'est-à-dire que moi, je crois qu'il faut
08:26se réjouir de cette affaire.
08:29Alors d'abord, dans les phrases de Thomas Legrand,
08:31la plus grave, c'est celle où il prétend apporter,
08:35si vous voulez, ses voix du grand marais,
08:37comme il dit, du marais qui va de Canfin à Ruffin,
08:40et il dit, ces gens-là m'écoutent !
08:43Donc, si vous voulez, il se la pète, pardon,
08:45il se la joue, tous ces gens, il croit que...
08:46Bien sûr.
08:47Voilà, mais ce que vous avez dit de plus important,
08:49c'est qu'il panique.
08:49C'est la première fois, en réalité,
08:52c'est une brèche absolument fondamentale
08:54dans l'hégémonie culturelle, je crois,
08:57parce que, pourquoi ?
08:58Parce qu'Adèle Vendrette,
08:59ils ont eu beau dire extrême droite,
09:01extrême droite, méthode déloyale,
09:04ceci, cela,
09:05Adèle Vendrette a quand même dû
09:07virer Thomas Legrand.
09:11Alors, oui, il va intervenir comme éditorialiste de Libé,
09:14mais la réalité, c'est qu'il n'a plus d'émissions.
09:16Je veux quand même qu'on revienne sur ces phrases,
09:19parce que peut-être que la panique lui fait dire des bêtises.
09:23Ce qu'on peut simplement regretter concernant Thomas Legrand,
09:26c'est qu'il est involontairement fait un cadeau
09:29à nos pires adversaires.
09:31Et quand il dit nos pires adversaires,
09:33adieu la confraternité,
09:35il parle de Céneaux et d'Europe 1
09:36qui n'ont pas manqué de créer immédiatement
09:38et de toute pièce un récit autour de cette affaire
09:40pour mieux nous attaquer.
09:41Donc, on vire dans le complot,
09:43on vire dans l'insulte,
09:46ils ont profité du fait que, généralement,
09:47nous ne répliquons pas,
09:48mais cela va changer.
09:50Mais il a de la chance, quand même.
09:51Il a de la chance,
09:52c'est son principal problème dans la vie,
09:54c'est Céneaux.
09:55Je suis un peu d'accord avec vous.
09:56Après, c'est la longue.
09:57Écoutez, c'est incroyable.
09:59Parce que moi, je ne lui veux aucun mal,
10:01bien évidemment,
10:01et je l'accueille avec grand plaisir.
10:04Ce que ça montre,
10:04et son interview dans Libération le montre aussi,
10:07c'est qu'en réalité,
10:07effectivement, ce qui est contesté,
10:09c'est que...
10:09Son portrait dans Libération.
10:10Son portrait, ce qui est contesté,
10:11c'est que, pour eux,
10:12ils ont eu pendant des décennies
10:14le monopole du récit médiatique.
10:16Et que cette gauche-là,
10:18le simple fait que ça soit
10:19un tout petit peu contesté,
10:21qu'elle entende des voix dissidentes,
10:23ça devient insupportable.
10:24Ils ont l'impression d'être persécutés,
10:26assiégés,
10:27et donc, effectivement,
10:28il y a cette volonté-là,
10:29il y a cette volonté de faire en sorte
10:31que personne ne puisse les contester.
10:33Et ça, malheureusement,
10:35c'est une tendance très forte
10:36de cette partie de la gauche-là
10:37qui peut amener à une radicalisation
10:39d'une partie de leurs militants,
10:41une partie de leurs journalistes aussi,
10:44et ça participe à cette montée
10:46de la radicalisation
10:47qu'on retrouve dans une partie de la gauche.
10:50Je précise juste une chose,
10:51parce que j'ai vu le synthé en même temps,
10:52ce n'est pas le directeur de Radio France,
10:54c'est le directeur éditorial de Radio France.
10:57Non, mais il faut être précis,
10:58justement, dans ces moments-là.
11:00Après, CNews et Européens
11:01sont autant attaqués,
11:02c'est aussi mon interprétation
11:04et c'est très personnel,
11:04c'est aussi par rapport
11:05au succès d'audience
11:07que CNews est la première chaîne info,
11:09si les audiences étaient très basses,
11:11je pense que nous ne serions pas
11:12autant attaqués.
11:13Voilà, c'est très personnel,
11:14mais je pense que ça joue aussi
11:15pour les attaques.
11:16Non, mais vous imaginez,
11:17c'est l'hommage du vice à la vertu.
11:21La négation,
11:22donc en fait,
11:22c'est le leçon de leçon,
11:24la négation,
11:25ce groupe est précisément
11:26la négation du pluralisme
11:28qu'il nous reproche
11:29de ne pas assez défendre.
11:30Il est aussi la négation
11:32du métier de journaliste
11:33puisqu'il considère
11:35que faire du journalisme,
11:36c'est faire de la politique
11:37et dix ans plus tôt,
11:38on retrouve un portrait de lui
11:39qui dit justement,
11:40je n'ai pas fait de politique,
11:41mais je fais du journalisme
11:42parce que là,
11:43je peux changer les choses.
11:44Mais ce n'est même plus
11:45de la tartufferie,
11:46Armand Benelzi.
11:47C'est hallucinant.
11:49Je crois que tout a été dit.
11:50La réalité,
11:51c'est que comme il y a aujourd'hui
11:52une concurrence qui s'exerce
11:53et qu'il n'accepte pas
11:55cette concurrence
11:56et que là,
11:57en l'occurrence,
11:57ils sont mis en difficulté
11:59sur, malgré tout
12:00qu'ils le veuillent ou non,
12:00des connivences
12:01assez évidentes
12:02qui sont exprimées
12:04dans la conversation
12:05qui a été mise
12:06sur les réseaux,
12:08il y a une forme
12:09de radicalisation
12:11de leur défense,
12:13en l'occurrence.
12:13Et c'est toujours
12:14les mêmes arguments,
12:14c'est-à-dire,
12:15regardez,
12:15c'est l'extrême droite,
12:17regardez,
12:17ce sont des complotistes
12:19et nous sommes,
12:20d'une certaine manière,
12:21nous nous arrogeons
12:22à la fois le monopole
12:24de la neutralité,
12:25ils ne sont pas neutres
12:26en l'occurrence,
12:27ce qui pose d'ailleurs
12:27problème pour un service public.
12:29Moi qui ai des éditorialistes
12:30qui, même dans le service public,
12:32des angles politiques,
12:33des convictions politiques,
12:34ça ne me gêne pas.
12:35Le seul sujet,
12:36c'est que...
12:37C'est toujours la même.
12:37Voilà, le problème,
12:38c'est que dans le service public
12:39qui dépend de l'argent
12:41de l'État,
12:42donc du contribuable,
12:44il faut que la pluralité
12:45soit respectée,
12:46notamment sur le plan éditorial,
12:48ce qu'elle n'est pas aujourd'hui,
12:49c'est assez manifeste
12:50et je crois que qui écoute,
12:51notamment France Inter,
12:52peut s'en rendre compte.
12:53Et je ne parle même pas
12:54des humoristes
12:54qui se cachent
12:56sur leur fonction d'humoriste
12:57pour faire du militantisme
12:58au quotidien.
12:59Ce qui est terrible,
13:00c'est qu'on ne parle pas
13:01de n'importe qui
13:01puisque c'est le directeur,
13:03non pas de Radio France,
13:04je le précise,
13:05c'est le directeur éditorial.
13:07Donc c'est lui
13:07qui va fixer quand même
13:09un cap éditorial.
13:10Ben quand même,
13:11attendez,
13:11ou alors c'est un statut,
13:12c'est un poste fantôme.
13:14Mais donc le directeur éditorial
13:17prend la parole hier
13:18dans les colonnes du Parisien
13:20pour attaquer directement
13:22des confrères
13:23en disant
13:23vous êtes les pires
13:24des adversaires,
13:25vous allez voir
13:26ce que vous allez voir,
13:27vous êtes la négation
13:29du journalisme
13:30parce que vous faites
13:31de la politique
13:32et non du journalisme.
13:33Mais ils font de la politique.
13:34Et cet homme-là,
13:35justement,
13:35explique qu'au lieu
13:36de faire de la politique,
13:36ils font de la politique.
13:37Ils font de la politique.
13:38Mais qui lui a dit
13:40va prendre la parole ?
13:41Allez, vas-y, fonce.
13:42Va droit dans le mur.
13:43Continue de creuser.
13:44Que les gars, en fait,
13:44soient devenus
13:45à leur corps défendant
13:46ou pas un acteur politique
13:47qu'ils exercent un pouvoir.
13:49Ils l'ont toujours été.
13:50Non mais c'est une réalité.
13:52Oui, c'est une réalité.
13:52Mais le problème
13:53de France Inter
13:54est tout à fait autre chose.
13:55D'abord, si vous l'écoutez,
13:56moi je le fais comme
13:57j'ai le William,
13:58mais moi.
13:59Elle est très assise.
13:59Moi j'écoute un peu
14:00le 5-7.
14:02Mais c'est,
14:03si vous voulez,
14:03c'est pas seulement,
14:04enfin,
14:05c'est juste un mot,
14:06ce qui est intéressant,
14:07c'est qu'avant cette affaire,
14:09Adèle Vendrette
14:09a commencé à enlever
14:10quand même,
14:11par exemple,
14:11l'émission de Julia Feuys
14:13qui nous expliquait
14:14toute la sainte journée
14:15que les gens,
14:16que les sexes n'existent pas,
14:18que le sexe sans pénétration,
14:19c'est super.
14:20C'était une émission
14:21complètement folle.
14:22Et elle a commencé
14:23à en enlever certaines.
14:24Donc en plus,
14:25elle est accusée.
14:26Ça veut dire qu'ils savent...
14:27Comment il s'appelle
14:27le pseudo-humoriste
14:28qui parle de nazis sans plus ?
14:29Guillaume Meurice.
14:30Guillaume Meurice aussi.
14:31Il a été recasé
14:32à Radio Nova.
14:33Il faut savoir
14:35que pour les directions,
14:36France Inter,
14:37c'est très compliqué.
14:38Les rédactions,
14:38ce sont des états dans l'État
14:40et que ça avait un peu commencé
14:43parce que les critiques
14:44qu'on porte depuis un certain temps,
14:45notamment ici,
14:47finissent par porter quand même.
14:49Quelqu'un dit...
14:50Vous êtes nombreux à réagir
14:52évidemment sur les réseaux sociaux.
14:53Il dit le terme
14:54pires adversaires
14:55n'est-il pas la preuve
14:56qu'ils se considèrent
14:57dans un camp ?
14:58Comment se fait-il
14:59qu'alors qu'une radio
15:00du service public
15:01appartienne à un camp politique,
15:03n'est-ce pas un problème
15:04pour une radio
15:05de service public
15:06qui se devrait d'être neutre ?
15:07C'est la meilleure...
15:08Merci Eric
15:09parce qu'honnêtement
15:10c'est exactement ça.
15:12Il dit
15:12c'est notre pire adversaire
15:13donc il faut comprendre
15:14qu'il y a deux camps.
15:16Moi je suis journaliste
15:17à France Inter
15:17et je me dis
15:18mais qu'est-ce qu'il veut ?
15:20Il veut encore
15:21nous mettre dans la mousse ?
15:21Il remet une pièce
15:22dans la machine ?
15:23Non, non, non.
15:23Qu'est-ce qu'il veut ?
15:24Vous ne connaissez pas
15:25les journalistes de France Inter
15:26qui ne se disent pas ça du tout.
15:28Je ne mets pas tous les journalistes
15:29de France Inter
15:30dans le même panier.
15:31Depuis la semaine dernière,
15:32je dis c'est le cas
15:32de Patrick Le Grand
15:33et de Thomas Le Grand
15:35et Patrick Cohen.
15:37C'est aussi le cas
15:37du silence
15:39pendant une semaine
15:39assourdissante
15:40d'être une ernotte.
15:41C'est le syndicat des journalistes.
15:42C'est le syndicat des journalistes
15:43mais je ne mets pas
15:44tous les journalistes
15:45dans le même panier
15:46parce qu'il y a des journalistes
15:47brillantissimes
15:47à France Inter
15:48bien sûr
15:48et qui font leur métier
15:49parfaitement bien.
15:50cette interview-là
15:51il vient apporter
15:52de l'eau
15:53à tout le moulin
15:54de ce qu'on a dit
15:55depuis des semaines.
15:56C'est qu'effectivement
15:57c'est la preuve même
15:59qu'ils se sont politisés
16:00radicalisés
16:01et qu'ils n'en ont même
16:02peut-être pas l'impression.
16:03C'est peut-être ça le pire
16:04c'est qu'en fait
16:04ils n'ont même pas l'impression
16:05que...
16:06Non, non, non.
16:07Écoutez franchement
16:08ils le savent très bien
16:09ils sont fiers d'être
16:10une radio de gauche
16:10parce qu'ils pensent
16:11que la gauche c'est le bien.
16:12Pour eux être de gauche
16:13ce n'est pas une opinion
16:14c'est la vérité
16:16et vous vous êtes
16:17si vous n'êtes pas de gauche
16:18vous êtes dans l'erreur.
16:20Donc ils le savent
16:20et ils veulent défendre cela
16:22et à chaque fois
16:22toute direction
16:23essaie vaguement du...
16:25C'est quasi religieux.
16:25C'est quasi religieux.
16:26C'est religieux.
16:27Ce qui est terrible
16:27c'est qu'ils refusent même
16:29de voir le réel.
16:30D'abord la phrase
16:31ils la tordent
16:32ils disent
16:33c'était une maladresse.
16:34Mais le réel c'est quoi ?
16:36C'est que l'information
16:37on la diffuse
16:39le samedi matin
16:40alors que l'information
16:41on l'avait depuis
16:41plus de 24 heures.
16:43Pourquoi on la diffuse
16:43samedi matin ?
16:45Parce que ça devient
16:46un fait politique
16:47puisque la principale
16:48concernée Rachida Dati
16:50va réagir
16:51et demander
16:52à ce que
16:52finalement on fasse
16:54toute la lumière
16:54sur le sujet.
16:56Ensuite
16:56qu'est-ce qui se passe ?
16:59Tous les chefs
16:59de partis politiques
17:00vont réagir.
17:02Donc ça devient
17:02un enjeu majeur
17:04quels que soient les partis.
17:05Ensuite qu'est-ce qui se passe ?
17:07Il y a
17:07tous les députés
17:08ou la majorité de députés
17:10ou de sénateurs LR
17:10qui vont interpeller.
17:12Il y a une commission d'enquête.
17:13Il y a un signalement
17:14auprès du procureur.
17:15C'est un tournant XXL
17:16puisque là
17:17on parle du service public
17:18encore une fois.
17:19C'est l'argent des Français
17:20à l'heure
17:21où on demande
17:21aux Français
17:22de se serrer la ceinture.
17:23C'est 4 milliards d'euros
17:25pour le service public
17:25par an.
17:26Donc c'est normal
17:27de faire toute la lumière.
17:28Et encore une fois
17:28vous avez entièrement raison.
17:30Thomas Legrand
17:30qui soit sur France Inter
17:32ça ne dérange personne.
17:33Au contraire.
17:34Mais si vous pouvez avoir
17:35après Thomas Legrand
17:36Elisabeth Lévy
17:37ou Arnaud Benedetti
17:38et ensuite Patrick Cohen
17:40et ensuite Charlotte
17:40Dornelas-Coechelle
17:41là il y aurait
17:42ce qu'on appelle
17:43le pluralisme.
17:44Mais le juge de paix
17:45je le dis depuis le début
17:45ce sera la commission
17:46d'enquête parlementaire
17:47où là vous n'allez pas pouvoir
17:48vous parjurer.
17:49Vous n'avez pas le droit
17:50de mentir devant les débutés
17:51et ça sera un ciel ouvert
17:52contrairement à la réunion
17:54avec l'Arc Homme
17:54qui se fera à huis clos
17:56et on va dire circuler
17:57il n'y a rien à voir.
17:58Je peux vous l'écrire
17:58le communiqué de l'Arc Homme.
17:59Juste un mot pour être juste
18:00quand même.
18:01Moi si vous voulez
18:02quand on voit cette chaîne
18:03J'espère qu'on l'est.
18:05Non mais ce que je voulais dire
18:06c'est que Legrand et Cohen
18:07ne sont pas à égalité
18:08dans cette affaire.
18:09Legrand parle.
18:10Ils n'ont pas été sanctionnés
18:11à égalité non plus.
18:12Non mais je trouve ça
18:13assez normal en fait.
18:15Bien sûr.
18:15Bon Patrick Cohen
18:16il assiste au truc
18:17je ne dis pas qu'il proteste
18:18mais en tous les cas
18:19il ne dit rien
18:20donc c'est assez légitime.
18:22Ce qui est intéressant
18:25aussi c'est de voir
18:27qu'en fait
18:28le succès de ces news dérange.
18:30Ils n'arrivent pas
18:30à comprendre
18:31pourquoi ça fonctionne
18:32comme cela.
18:33Il faut se rendre compte
18:34que si on prend juste
18:35l'exemple de vendredi
18:37notre audience de vendredi
18:39on fait 48 fois
18:41je crois
18:42non on fait 4.8
18:44pardon
18:45d'audience de PDA
18:46quand France Info
18:47fait 1.2
18:48vous multipliez par 4
18:50l'audience
18:50donc ils ne supportent pas ça aussi.
18:52France Info
18:53c'est l'accident industriel.
18:54Ce n'est pas le problème
18:54c'est le service public
18:55mais encore une fois
18:56il y a des journalistes
18:58brillantissimes aussi
18:59à France Info
18:59simplement
19:00le succès de ces news
19:03le lien qu'il y a
19:04avec les téléspectateurs
19:06ça les rend dingue
19:07ça les rend dingue
19:09en fait il faut qu'ils apprennent
19:10soit le pluralisme
19:11soit le capitalisme
19:13et qu'il se trouve
19:13un actionnaire
19:14qui sera content
19:15de financer une radio de gauche
19:16mais moi je serais plutôt
19:17pour qu'on essaye
19:18d'avoir un véritable
19:19service public pluraliste
19:21mais bien sûr
19:22toutes les idées seront
19:23mais bien toutes les idées
19:24seront à égalité
19:25le problème c'est qu'il n'accepte
19:26que le pluralisme
19:27qu'à gauche
19:27c'est tout
19:28c'est à dire que
19:29dès qu'on sort de la gauche
19:30en effet le pluralisme
19:31n'est pas accepté
19:32alors allons sur le pont
19:33parce qu'il le dit
19:34il ne s'en cache pas
19:35pourquoi le directeur éditorial
19:37de France Inter
19:38le directeur éditorial
19:39expliqué il y a 10 ans
19:41est un socialiste
19:41qui a toujours voté socialiste
19:43à part une fois
19:43où il vote écolo
19:44pourquoi imaginez
19:46une seule seconde
19:47une seule
19:47que le nouveau directeur
19:48éditorial de France Inter
19:50dise
19:50j'ai toujours voté
19:52pour LR
19:54sauf une fois
19:55pour Marine Le Pen
19:56mais c'est lui debout
20:00en bas de la maison rouge
20:01ce qu'il y a de plus maladroit
20:02et de plus choquant
20:03dans sa déclaration
20:03c'est quand il cite
20:06des adversaires
20:07le service public
20:07ne doit pas avoir
20:08d'adversaire
20:08justement
20:09le service public
20:10doit être équilibré
20:12il n'a pas d'adversaire
20:13je trouve ça hallucinant
20:15et vraiment
20:16je vous dis
20:16je suis tombé
20:17de ma chaise
20:18je suis tombé
20:19une deuxième fois
20:20de ma chaise
20:20je me suis blessé
20:21merci monsieur
20:21Mêlé
20:23merci monsieur Mêlé
20:24parce que je me suis
20:26je suis tombé
20:26une deuxième fois
20:27quand j'ai lu
20:27le portrait
20:28dans Libération
20:29je me suis dit
20:30mais attendez
20:30en fait
20:32pourquoi c'est
20:33un fait majeur
20:34c'est qu'on n'est
20:35on n'est pas tous surpris
20:37qu'évidemment
20:38à Radio France
20:39il y ait une couleur à gauche
20:40simplement
20:41cette impunité
20:42est révélée
20:42au grand jour
20:43et que là
20:44plus les jours avancent
20:45plus il y a des communiqués
20:46plus il y a des déclarations
20:48plus ça explose
20:49aux yeux
20:50des uns et des autres
20:51et donc évidemment
20:52ensuite ça devient
20:54un fait politique
20:54c'est à dire que
20:55les députés
20:56les représentants de la nation
20:57quels qu'ils soient d'ailleurs
20:58ils disent
20:59attendez là
20:59peut-être faire un point
21:01pour savoir
21:02si oui ou non
21:03il y a pluralisme
21:04à Radio France
21:05si oui ou non
21:06il y a neutralité
21:07si oui ou non
21:08il y a collusion
21:08parfois avec certains
21:10mais pas tout le monde
21:11enfin c'est quand même
21:12une histoire de
21:12Olivier Vial
21:13le mot de la fin
21:14le plus grave
21:15c'est les sociétés
21:16des journalistes
21:16parce que
21:18moi je rêverais
21:20d'un débat
21:21vraiment à la loyale
21:22argument contre argument
21:23non mais c'est ça
21:25c'est ça qu'on aime faire
21:27mais ces sociétés
21:29de journalistes
21:30qui en fait
21:30ont passé leur temps
21:31à demander
21:32que des journalistes
21:34soient virés
21:35que leur boîte
21:35soit fermée
21:36que leur rédaction
21:37soit interdite
21:38en quelque sorte
21:39c'est à dire
21:40que maintenant
21:40la censure
21:41la demande
21:43de mise au banc
21:45de certaines idées
21:46elle vient
21:47des journalistes
21:48c'est quand même
21:48un peu problématique
21:50voilà ce qu'on pouvait dire
21:51sur ce sujet
21:52alors on a passé
21:54un long moment
21:55évidemment sur cette thématique
21:56puisque c'est une thématique
21:58qui concerne les français
21:59puisque c'est leur argent
22:00on aura d'autres sujets
22:02à traiter bien sûr
22:03et je le dis une nouvelle fois
22:04l'émission de ce soir
22:05c'est 20h21h
22:06monsieur Mellet est le bienvenu
22:07s'il souhaite réagir
22:08et puis je lui me poserai
22:09aussi la question
22:10est-ce qu'il continue
22:11de voter socialiste
22:11puisqu'il le dit ouvertement
22:13dans les colonnes
22:13de libération
22:14et pourquoi il considère
22:16qu'on est ses pires adversaires
22:17moi je pense qu'on peut avoir
22:19des divergences d'opinion
22:21des divergences de traitement
22:22de l'information
22:23mais qu'on reste des confrères
22:25et je salue mon confrère
22:26Vincent Mellet
22:27je lui présente mes excuses
22:29parce que je l'ai appelé Thomas
22:30toute la matinée
22:31de la pub
22:31et quand il dit adversaire
22:33il pense ennemi
22:339h30 sur CNews
22:35on poursuit l'heure des pros
22:36et pour moi
22:37c'est l'image de la semaine
22:39et elle a été peu commentée
22:41peu traitée
22:42peut-être que vous ne l'avez
22:42même pas vue
22:43on va la découvrir ensemble
22:44ça s'est passé ce mercredi
22:46mercredi 10 septembre
22:47pendant la manifestation
22:48bloquons tout
22:48ça s'est passé à Aurillac
22:50regardez bien
22:51vous avez des enfants
22:52qui vont être utilisés
22:54pour une action symbolique
22:56ils vont lancer
22:57des pavés en mousse
22:58sur une banque
23:02entourée de manifestants
23:05et pourquoi je dis
23:06que c'est très important
23:08comme image
23:09parce qu'on est dans une société
23:11où on n'a plus aucune limite
23:13où tous les cadres
23:14sont en train de sauter
23:15tous nos piliers
23:16sont en train de s'effondrer
23:17et vous avez donc des parents
23:18qui se sont dit
23:19tiens je voulais avoir la bonne idée
23:20de dire à mon enfant
23:21voilà ce que tu dois faire maintenant
23:22alors là c'est en mousse
23:23mais demain ça ne sera plus en mousse
23:24le maire d'Aurillac a réagi
23:26alors je suis curieux de savoir
23:28ce que vous allez penser
23:29de la réaction du maire d'Aurillac
23:31il dit non casser n'est pas un jeu
23:33dans une ville qui vient de subir
23:34un profond traumatisme
23:35avec des casseurs
23:35qui ont souhaité détruire un festival
23:37jouer à détruire
23:38une banque
23:38n'est pas vraiment une bonne idée
23:40je comprends
23:41la colère populaire
23:42contre les mesures budgétaires
23:43annoncées
23:44mais ce n'est pas ainsi
23:44qu'on créera
23:45une solidarité nationale
23:48est-ce que ça n'est pas
23:50une bonne idée
23:51comme il dit
23:51ou est-ce que c'est une honte
23:53parce qu'en fait
23:54il peut dire les termes
23:55qui sont les parents
23:56qui sont les parents
23:58qui sont allés dire
23:59allez mon enfant
23:59tu vas venir
24:00et je veux qu'on garde l'image
24:01pendant qu'on en parle
24:02parce que c'est une image
24:03quand même
24:03qui est choquante
24:04qui sont ces parents
24:06qui sont allés dire
24:06allez prends les pavés
24:07et viens les balancer
24:08sur la banque
24:09mais c'est pour des élus
24:10je comprends pas
24:10c'est les parents
24:12les parents
24:13ont laissé faire
24:14mais effectivement
24:15ce qu'on voit
24:16c'est une volonté
24:18de banaliser
24:20toute forme de violence
24:21et de choquer
24:22parce qu'ils le savent
24:23qu'en utilisant des enfants
24:24ils vont choquer
24:25mais ce phénomène là
24:28il est de plus en plus récurrent
24:29en fait
24:30on légitime la violence
24:32comme une forme
24:33d'expression normale
24:34et donc là
24:35on utilise des enfants
24:35pour ça
24:36jeudi
24:37il y a eu aussi
24:39à Clermont-Ferrand
24:40à l'école de droit
24:41de Clermont-Ferrand
24:41un enseignant
24:42qui a été agressé
24:43verbalement
24:44par des étudiants
24:45accompagné
24:46par une universitaire
24:48de lettres
24:48qui a expliqué
24:50à l'enseignant
24:50qu'il était là
24:51pour enseigner
24:52l'art de l'insurrection
24:58donc on est quand même
24:59sur un truc
25:00totalement surréaliste
25:01mais vous êtes trop jeune
25:02en fait
25:02c'est ça le problème
25:03vous avez oublié
25:04oui vous avez oublié
25:06qu'en 2002
25:07des profs
25:09incitaient leurs élèves
25:10à aller manifester
25:12contre la peste noire
25:13qui arrivait
25:14qui arrivait
25:16et bien sûr
25:17en réalité
25:18en plus
25:18tout le monde
25:19on pouvait tout à fait craindre
25:20l'arrivée au pouvoir
25:21de Jean-Marie Le Pen
25:22ça me dérange pas ça
25:23mais en réalité
25:24tout le monde savait
25:24qu'il n'allait pas arriver
25:25au pouvoir
25:25et on envoyait
25:27les enfants
25:27et ça remonte quand même
25:28assez loin
25:29parce que que faisait
25:30si vous voulez
25:31il y a quand même
25:32dans l'inconscient révolutionnaire
25:34envoyer les enfants
25:36dénoncer leurs parents
25:37durant la terreur
25:38la terreur
25:39la révolution culturelle
25:41en Chine
25:41et donc
25:44c'est juste
25:45dans la
25:45et la réaction
25:46du maire d'Auriat
25:47qui dit
25:48c'est pas une bonne idée
25:49je trouve que cette réaction
25:50est un peu molle
25:52un peu légère
25:53mais oui
25:54elle a le mérite
25:55d'exister
25:56elle a le mérite
25:57d'exister
25:57parce qu'elle pourrait
25:58ne pas exister
25:58il n'y a personne
26:01qui a régi
26:01il n'y a que Marine Le Pen
26:02elle a tweeté
26:03on savait que
26:03pour l'extrême gauche
26:04vouloir éduquer correctement
26:06ses enfants
26:06leur apprendre le respect
26:07et le civisme
26:08était suspect
26:08nous en sommes désormais
26:10à l'étape supérieure
26:11l'embrigadement
26:11assumé de jeunes enfants
26:12pour leur enseigner
26:13la culture de la violence
26:14et de la destruction
26:15à l'heure où les violences
26:17et parfois les assassinats
26:18politiques se multiplient
26:18partout dans le monde
26:19aux Etats-Unis
26:19et en Europe
26:20cette méthode donne la nausée
26:22et elle nous rappelle
26:23les pires méthodes
26:24des régimes communistes
26:25si chères à M. Mélenchon
26:26et ses amis
26:26puisqu'on parle de Jean-Luc Mélenchon
26:28du moins que Marine Le Pen
26:29la cible dans ce tweet
26:32je voudrais qu'on écoute
26:33Jean-Luc Mélenchon
26:33hier à propos
26:34des mobilisations
26:35du 10 septembre
26:36déjà un
26:37ça a été un échec
26:38puisque rien n'a été bloqué
26:39puis ça a été un échec
26:40aussi en termes d'image
26:42puisque bloquons tout
26:43c'est transformé
26:43en cassons tout
26:44à cause justement
26:45des black blocs
26:46à cause du fait
26:48que ça a été
26:48une OPA
26:50de l'ultra-gauche
26:51et de la France insoumise
26:53écoutez attentivement
26:54parce que lui
26:55il se félicite
26:56de ce qui s'est passé
26:56le 10 septembre
26:57dans le monde entier
26:59après avoir été stupéfait
27:02par l'épisode
27:03des gilets jaunes
27:04et bien on est interloqué
27:06de ce que nous avons fait
27:08nous
27:08à la base
27:09par la base
27:11avec la base
27:12et son auto-organisation
27:14le 10 septembre
27:15comment
27:16nous avons renversé
27:17deux gouvernements
27:19sans tirer un coup de fusil
27:21par l'action
27:25combinée
27:26dans une stratégie
27:28délibérée
27:30voulue
27:31choisie
27:31organisée
27:33jour après jour
27:34qui combine
27:35l'action populaire
27:37auto-organisée
27:39sans qu'à aucun moment
27:41les insoumis
27:42n'aient le but
27:43d'en prendre la direction
27:45ou de la récupérer
27:46parce que nous savons
27:47que nous sommes
27:49les enfants
27:50de la formule de Marx
27:51l'émancipation
27:53des travailleurs
27:53sera l'oeuvre
27:54des travailleurs eux-mêmes
27:55et pas de leur parti
27:57nous avons renversé
27:59deux gouvernements
28:00sans un coup de fusil
28:02c'est quoi l'étape d'après
28:03en fait ?
28:03non mais il fantasme
28:04totalement en plus
28:05parce que quand il annonce
28:06que le 10 septembre
28:07a été scruté
28:08par la planète entière
28:09comme un élément
28:10historique
28:11révolutionnaire
28:12je ne sais pas
28:12où il a vu ça
28:13c'est assez quand même étonnant
28:14ensuite
28:15il a peut-être quelques amis
28:18dans certains régimes
28:19qui trouvent ça très intéressant
28:20peut-être
28:21on corrige du noir
28:22éventuellement
28:22je ne sais pas
28:23mais c'est quand même
28:24assez surprenant
28:24il est totalement
28:25dans le fantasme
28:26mais dans une narration
28:27qui ne correspond pas
28:28à la réalité
28:29c'est ça qui est très surprenant
28:30quand même
28:30parce que bon
28:31de ce point de vue là
28:32quand même
28:32il sait ce que c'est
28:33qu'un événement révolutionnaire
28:35il a une culture historique
28:36monsieur Mélenchon
28:38après
28:39tout simplement
28:40ce mouvement
28:40qu'on le veuille ou non
28:41ça a été un mouvement
28:42qui a été instrumentalisé
28:43par la gauche
28:45la plus radicale
28:46et d'ailleurs
28:46par une gauche
28:46parfois plus radicale
28:47encore que les insoumis
28:48sur le terrain
28:50je ne suis pas sûr
28:50que ça soit un succès
28:51comme il le prétend
28:54et ce qui est très intéressant
28:56c'est qu'il fait la connexion
28:57entre le 8 et le 10
28:58bon le 8 il y a eu un vote
28:59au parlement
29:00je rappelle que
29:02la confiance n'a pas été accordée
29:03en effet
29:04pas seulement par la gauche
29:05mais aussi par le rassemblement
29:06international
29:07et même par des députés LR
29:09donc il ne peut pas
29:10s'arranger à lui tout seul
29:13le succès
29:13de la chute
29:15du gouvernement
29:16Bayrou
29:17dans la continuité
29:18de l'image
29:19que je vous ai montré
29:20de ces enfants
29:21qui sont utilisés
29:22non pas par des élus
29:22mais j'imagine
29:23par des manifestants
29:24pour balancer
29:26des pavés en mousse
29:27sur les banques
29:28la question que je me pose
29:30c'est
29:30que fait cette jeunesse
29:32est-ce qu'aujourd'hui
29:33une partie de la jeunesse
29:34peut se rassembler
29:35sans heure
29:35une image que vous ne verrez
29:37très certainement pas
29:38dans les autres
29:39chaînes d'information
29:40et dans les autres médias
29:42hier il y avait
29:42un rassemblement
29:43au Halle à Paris
29:45avec un influenceur
29:47et c'était une distribution
29:48gratuite de menus
29:50pour l'ouverture
29:50d'un restaurant
29:51et c'est parti en toupie
29:53ça a complètement dégénéré
29:55vous avez les policiers
29:56qui sont intervenus
29:57l'opération a dû être annulée
29:59je résume grossièrement
30:01vous avez une opération
30:03pour l'ouverture
30:04d'un restaurant
30:04du riz offert aux gens
30:06et on est obligé
30:07d'employer
30:08les services de police
30:10et de gendarmerie
30:11regardez la séquence
30:12c'est parti
30:24c'est parti
30:29Pêche la police, pêche la police, pêche la police !
30:44Et vous n'avez pas peut-être mal entendu, et je présente mes excuses, mais ces adolescents chantent « Baise la police ».
31:02Donc c'est peut-être le même, si vous voulez, état d'esprit, climat qu'on peut avoir pour la fête de la musique sur cette même place à Châtelet qui avait débordé,
31:12ou alors au soir du 31 mai à la finale de la Ligue des Champions.
31:17Le Forum des Halles, en fait, c'est le rendez-vous des casseurs, des racailles, des gens qui viennent pour piller, parce que c'est toujours la même chose.
31:25Ceux qui viennent au Forum des Halles ne viennent que pour ça.
31:27Maintenant, je pense que c'est une idée totalement stupide d'ouvrir un restaurant là et d'offrir...
31:34D'ailleurs, à chaque fois qu'on offre, qu'on fait des distributions de produits gratuits...
31:37Non, au Resto du Coeur, ça se passe très bien.
31:39Non, mais au Resto du Coeur, vous savez bien, c'est pas des...
31:43Ah, mais je vous dis, c'est pas le fait d'offrir des produits gratuits qui faut qu'on en arrive là.
31:46Si, des produits commercialisés par ailleurs, par exemple, vous vous rappelez pas le Nutella ?
31:50Des gens s'étaient battus pour ça, parce qu'il y avait une promotion.
31:54Donc moi, je pense qu'il faut vraiment faire ça.
31:56Je vais vous dire, là, ça a été une offre commerciale...
31:57Mais là, c'est la décivilisation complète.
31:59Je suis d'accord.
32:00Elisabeth, c'est pas le fait d'offrir un produit, c'était un prétexte.
32:04Si c'était pas ça, ça aurait été autre chose.
32:06Non, écoutez, les policiers ont déjà fort à faire, je pense.
32:08Vous avez raison.
32:09Demandez-leur.
32:10Je pense que ce genre d'initiative voile, c'est complètement délirant.
32:14Mais ça aurait été ça, ça aurait été autre chose.
32:16Là, on est face à des garçons, adolescents, jeunes délinquants.
32:22J'en suis quasiment certain pour 99% d'entre eux nés en France,
32:26qui se font face aux policiers, qui scandent, baissent la police.
32:30Mais on va vous parler des écrans, on va vous parler de l'oisiveté.
32:35On va pas essayer de comprendre quel est le souci.
32:37Et bien évidemment, on va pas en parler.
32:40Le souci, c'est qu'ils sont pas intégrés à la société.
32:44Ils sont intégrés dans une autre société où, effectivement, la culture et notamment le fait d'attaquer la police est devenu un élément fédérateur de leur communauté.
32:52C'est devenu un invariant.
32:54Et vous imaginez comme c'est triste, c'est-à-dire que vous avez un influenceur qui veut faire la promotion pour un nouveau restaurant.
33:06Il y a une idée aussi de se réunir, de retrouver quelque chose.
33:10Et ça se termine ainsi.
33:11Donc c'est pas possible.
33:13Oui, après quand on voit des enfants qui jettent des pavés en mousse, c'est l'été mercredi dernier.
33:18Alors moi, le forum a été fermé complètement.
33:20Pour le 10 septembre.
33:21Alors ce qui est intéressant, c'est qu'on pourrait même faire le parallèle entre cette image d'une partie de la France, parce qu'ils sont français, et l'image d'hier à Londres.
33:29Il faudrait mettre les deux en parallèle, parce que c'est deux sociétés complètement différentes.
33:34Et c'est deux sociétés qu'on peut peut-être retrouver aussi du côté de la jeunesse britannique, qui peuvent ensuite entrer en confrontation.
33:40Hier, il y avait une manifestation massive du côté de Londres.
33:45Les images, je voudrais qu'on les voit en même temps, autour du nationaliste Tommy Robinson.
33:52Regardez les deux images.
33:54Hier, il y avait plus de 100 000 personnes selon la police.
33:56Quand on voit les images, pardonnez-moi, je n'ai pas le compas dans l'œil, mais ça me paraît être un peu plus que 100 000 personnes à Londres.
34:04Mais je ne vais pas chipoter sur les chiffres.
34:06Que des drapeaux britanniques.
34:08Alors, les médias, comment ils l'ont présenté hier ?
34:11Ils ont dit que c'est une manifestation d'extrême droite, d'extrême droite, à l'appel d'un homme d'extrême droite, qui est Tommy Robinson.
34:19Éric Zemmour était présent, je vous propose de voir ce sujet.
34:21Ces images, elles sont impressionnantes.
34:23C'était pour la liberté d'expression et aussi pour la lutte contre l'immigration massive.
34:28Est-ce qu'on a le droit, lorsqu'on est britannique, qu'on a vu sa société complètement changer, dire on n'est plus chez nous ?
34:34Est-ce qu'on a le droit, lorsqu'on est britannique ou français, parce que la question peut se poser aussi en France,
34:39de parler de l'immigration et de dire il y a une immigration massive, il n'y a plus aucun contrôle sur l'immigration,
34:46et notre société est en train de changer ?
34:48Vous voyez le sujet, on en parle juste après.
34:49Londres, inondée par un océan de drapeaux britanniques.
34:56Des milliers de personnes se sont rassemblées après un été marqué par des manifestations anti-immigration,
35:03devant des hôtels britanniques hébergeant des demandeurs d'asile.
35:06Le gouvernement n'écoute pas le peuple.
35:10Nous ne voulons pas de migrants sans papiers.
35:14Nous ne savons rien d'eux et ils submergent notre pays.
35:18Nous en avons assez.
35:21Ils repoussent l'âge de la retraite pour les britanniques,
35:25mais ils peuvent se permettre de dépenser des milliards pour maintenir illégalement ces personnes sur notre territoire.
35:30Ils violent nos filles, nos enfants, nos femmes.
35:35Ils devraient être renvoyés chez eux.
35:38A l'initiative du mouvement, Tommy Robinson, militant nationaliste, pointe du doigt le gouvernement britannique.
35:45Le gouvernement tente de faire volte-face.
35:51Les politiciens, tout à coup, trouvent du courage.
35:53Et ils répètent les choses que nous disons depuis 15 ans.
36:02Ils nous ont ciblés, ils nous ont calomniés, ils nous ont diabolisés, ils nous ont attaqués, ils nous ont emprisonnés.
36:09Mais ils peuvent voir le pouvoir du peuple.
36:12Selon la police londonienne, environ 110 000 personnes ont participé à ce rassemblement.
36:17Il y a eu neuf interpellations hier.
36:19Évidemment, dans une foule, vous allez toujours retrouver des cinglés, des fous du bus, avec des images qui peuvent être ultra choquantes.
36:27Mais le fait majeur, c'est que vous avez une population qui s'est rassemblée, un rassemblement massif.
36:33Et là, vous avez eu, majoritairement, sur plus de 100 000 personnes, neuf interpellations, ce n'est pas beaucoup.
36:40Quelque chose qui dérange une partie de la classe médiatique, bien sûr, Arnaud Bénédicte.
36:45Si vous voulez, vous avez tout dit, c'est massif, c'est apaisé, et en effet, ça dérange une partie de la classe dirigeante, pas seulement de la classe médiatique.
36:54Finalement, ce qu'il y a de très intéressant dans ce que nous vivons en ce moment, et qui est assez, d'ailleurs, généralisé en Europe,
37:01c'est que tout ce qui relève de la nation, de la défense de la nation, de la défense de la souveraineté,
37:06de la critique de politiques migratoires qui ne sont pas contrôlées, relève aux yeux de leurs adversaires de l'extrême droite.
37:15C'est incroyable.
37:16La nation qui est une, notamment en France, la nation qui est un concept qui a été créé par la gauche,
37:22qui est un concept révolutionnaire, ou même la souveraineté populaire,
37:26sont aujourd'hui des concepts qui sont considérés, par une partie de la gauche et de l'extrême gauche,
37:30comme des concepts d'extrême droite.
37:32C'est quelque chose de tout à fait intéressant et nouveau, et qui est pour le moins surprenant dans notre histoire politique.
37:40Mais moi, je vous fais le pari que dans quelques années, le suffrage universel direct sera considéré,
37:44comme d'ailleurs est considéré pour partie le référendum, comme un instrument populiste et un instrument d'extrême droite.
37:50On peut finalement avoir une évolution de ce genre dans quelques années,
37:54de la part de ceux qui aujourd'hui mettent en question ce type de mouvement.
37:58Que dans une foule comme celle-ci, attendez, je veux préciser, parce que j'imagine évidemment les malhonnêtes et les âmes chagrines,
38:06que dans cette foule-là, vous ayez des extrémistes, des racistes, etc., c'est une évidence, il y en a toujours.
38:11Mais est-ce que c'est la globalité ? Est-ce que c'est cette masse-là ?
38:16Alors pourquoi dire que c'est un rassemblement d'extrême droite ?
38:20Parce que vous avez bien compris que être contre l'immigration, c'est pour eux le grand marqueur d'extrême droite,
38:29puisque eux, précisément, et Arnaud a dit à mon avis la chose essentielle, c'est-à-dire qu'on rentre dans le dur maintenant du conflit.
38:36Ça n'a pas commencé hier.
38:37L'abandon, la désaffection des classes populaires pour la gauche, elle est liée essentiellement à cet abandon de la nation,
38:43parce que vous savez, les frontières, c'est comme la loi chez la Corder, ça opprime peut-être les élites mondialisées,
38:51mais ça protège les pauvres.
38:54Et, si vous voulez, depuis 30 ou 40 ans, il y a une espèce de guerre sourde culturelle entre les partisans d'un monde post-national,
39:02donc les européistes notamment, mais pas que, et les partisans, effectivement, d'une forme de conservation nationale,
39:10qui est une conservation identitaire aussi.
39:12Et là, c'est intéressant parce qu'on va effectivement voir arriver des majorités, de plus en plus, qui veulent conserver leur drapeau.
39:21Bon, et encore une fois, effectivement, ce serait intéressant.
39:25Est-ce qu'en France, on pourrait avoir une telle mobilisation, c'est-à-dire de Français qui veulent se rassembler ?
39:29Vous l'avez déjà eu ?
39:30Non, pour qu'une manifestation citoyenne à l'appel d'un militant, avec comme angle, pour que la France reste la France, avec des Français qui...
39:42Cette partie-là de la France, elle est peut-être majoritaire aujourd'hui, mais elle est silencieuse.
39:47Elle n'est pas du style à aller dans la rue.
39:49Il commence à y avoir un petit signe.
39:50C'est notamment le succès de la pétition de Philippe Devilliers, qui est effectivement le signe qu'il y a, sans aucun battage médiatique, il y a plus de 800 000 personnes qui l'ont déjà signé.
39:59Ça veut bien dire qu'il y a une appétence pour ça.
40:01Il y a aujourd'hui besoin, une demande d'une partie de la population de pouvoir s'exprimer.
40:07Et où je suis tout à fait d'accord avec vous, ce que montre cette manifestation-là, c'est le syndrome de la cocotte minute.
40:11En fait, pendant des années, on a mis le couvercle, on a été dans un total déni, à la fois politique et médiatique, de toute la classe politique britannique, mais c'est aussi vrai en Europe.
40:21Et à un moment donné, la pression est telle que ça saute, sauf que, heureusement, ça saute encore pacifiquement.
40:28Mais peut-être que demain, ça pourrait être plus violent si on n'est pas entendus.
40:31Je vous parlais des images, vous savez, de bombes lacrymogènes d'intervention des policiers, etc., la cohue tout à l'heure à Châtelet.
40:37Quelqu'un m'envoie un message en disant des images de scènes de cohue d'intervention publicitaire avec usage de gaz lacrymogènes ont été diffusées lors des journaux télévisés du soir 13 septembre et du matin 14 septembre.
40:46Par exemple, France 2 a consacré un reportage dans son édition de 20 heures décrivant des incidents survenus dans le quartier de Châtelet-Lal lors de l'ouverture de ce restaurant.
40:54De même, BFM a couvert l'événement en direct.
40:59Donc, vous voyez, il faut avouer à moi, je pensais que ce fait n'avait pas été traité hier.
41:06Et merci, cher Marc, de m'envoyer ce message.
41:09Il nous reste trois minutes et je veux vraiment qu'on parle de ce sujet parce que là, on bascule encore une fois un peu plus dans l'intolérance.
41:18Et comment voulez-vous qu'on lutte en Europe contre l'antisémitisme quand vous avez au plus haut sommet des grandes chaînes européennes,
41:28des individus qui font la confusion entre un gouvernement et des artistes ?
41:33Pourquoi je vous dis ça ? Plusieurs pays européens menacent de boycotter leur présence à l'Eurovision qui se tiendra à Vienne en 2026 en cas de présence d'Israël.
41:41L'Irlande, les Pays-Bas, l'Espagne ont brandi cette menace.
41:43Je rappelle que l'artiste israélienne qui avait participé l'année dernière, Yuval Raphael, était juste rescapée du 7 octobre.
41:50Donc, voyez le sujet de la rédaction de CNews.
41:53Tour à tour, de nombreux pays appellent au retrait d'Israël du concours de l'Eurovision.
42:02Vendredi, ce sont les Pays-Bas qui ont annoncé se retirer de la compétition européenne de champ si Israël y participe.
42:11La veille, c'est l'Irlande, cette fois vainqueur de l'Eurovision, qui a fait part de son intention de ne pas concourir aux côtés d'Israël pour cause la situation dans la bande de Gaza.
42:21La participation de l'Irlande serait inconcevable compte tenu des pertes humaines effroyables et persistantes à Gaza.
42:28En mai dernier, c'est le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, qui avait estimé qu'Israël devait être exclu de la compétition,
42:36notamment après la participation de la chanteuse israélienne Yuval Raphael, survivante des attaques du 7 octobre.
42:43Pour le moment, l'organisateur de l'Eurovision, l'Union Européenne de Radio-Télévision, dit respecter les décisions des différents pays diffuseurs
42:53et se prononcera sur la participation d'Israël plus tard dans l'année.
42:57C'est-à-dire que, plutôt que de dire, alors je découvre la fin du sujet, c'est-à-dire que, plutôt que de dire, vous faites ce que vous voulez,
43:05mais nous, on ne va pas boycotter, on ne va pas interdire Israël de participer, ils disent, on se prononcera un peu plus tard.
43:13Donc c'est le début de la situation.
43:14S'ils sont vraiment antisémites comme ils le sont, ils ont le cas de ne pas participer.
43:17Moi, ça ne me gêne pas que les pays qui veulent boycotter Israël ne participent pas.
43:21Après tout, s'ils n'arrivent pas à comprendre que le gouvernement israélien, ce n'est pas la population
43:26et ce n'est pas lui qui choisit la candidate à l'Eurovision, je ne peux plus rien pour eux.
43:30Et d'ailleurs, la candidate ou le candidat à l'Eurovision est choisi par l'équivalent du service public
43:34qui est opposé à Benyamin Netanyahou, donc ils n'ont rien compris.
43:38Ces gens ne comprennent rien.
43:39C'est une confusion insupportable et c'est aliment de cette haine.
43:43Chaque année, c'est un festival d'antisémitisme et d'Eurovision.
43:49Soit les autorités de ce festival disent une fois pour toutes qu'elles ne tolèreront pas
43:54la moindre manifestation antisémite, soit il faut fermer ce machin.
43:58C'est un machin qui est payé par nos services publics de l'audiovisuel.
44:02Merci à tous les quatre pour le plus grand bonheur des chaînes publiques d'Irlande,
44:08des Pays-Bas et de l'Espagne.
44:09Je vous propose qu'on réécoute une partie de la chanson d'Youval Raphaël qui était
44:14rescapée du 7 octobre et qui chantait pour la paix.
44:17Elle chantait en anglais, en hébreu et en français.
44:19Et je le rappelle, elle est arrivée deuxième l'année dernière, même si je n'aurais pu avoir
44:23quand même.
44:24C'était pour la France ?
44:27Ah, j'ai oublié son nom.
44:28Non, elle chantait maman.
44:30Louane.
44:30Louane, bien sûr.
44:31Louane.
44:32Écoutons Youval Raphaël pour se dire au revoir dans un instant.
44:35C'est le grand rendez-vous.
44:36C'est le grand rendez-vous.
45:06Sous-titrage Société Radio-Canada
45:10Sous-titrage Société Radio-Canada
45:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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