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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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00:00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:00:04A la une ce matin, on leur a promis il y a deux ans la préférence agricole française.
00:00:09On leur a dit autour d'une botte de paille que l'agriculture serait mise au-dessus de toutes les priorités.
00:00:15On leur a vendu chemise retroussée pendant le salon, l'exception agriculturelle.
00:00:20Il fallait étourdir la bête blessée, je ne dirais pas avant de la battre,
00:00:24mais tout ce cirque pourquoi ?
00:00:25Tout ce cirque politique pour rien bien sûr, si ce n'est gagner du temps,
00:00:29ne pas montrer notre impuissance face à Bruxelles.
00:00:33Car la semaine prochaine, l'Europe vote le Mercosur.
00:00:36Cet accord contre nature, cet accord déloyal qui pourrait sceller une bonne fois pour toutes l'avenir des paysans français.
00:00:43La colère agricole dépasse le cadre de la dermatose, de ses cheptels abattus,
00:00:47de cette menace de voir la France mise sous cloche par ses voisins.
00:00:51La colère agricole est la colère de la France des braves, dépossédée de tout pouvoir
00:00:56et soumise au diktat d'une administration française qui répond sagement aux désidérata bruxellois.
00:01:02Enfin, drame dans le drame, cette confrontation avec les forces de l'ordre jeudi.
00:01:07On attend les mêmes blindés pour déloger les dealers ou les squatteurs.
00:01:11Jusqu'où peut aller cette colère agricole ? On en parle dans cette émission.
00:01:16Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Marine Sabourin.
00:01:21Et tout au long de cette émission, on va donner la parole aux agriculteurs.
00:01:24La colère agricole, c'est à la une de leurs dépros ce matin.
00:01:26Marine Sabourin, bonjour.
00:01:27Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:01:29Un rassemblement anti-police organisé ce soir à Toulouse.
00:01:32Son nom, à CAB, partient d'un acronyme anglais bien connu de l'ultra-gauche.
00:01:36Traduction, tous les flics sont des salauds.
00:01:38La fête est organisée dans un espace collectif autogéré et bénévole.
00:01:42Mais les murs appartiennent toujours à la mairie malgré une cession des lieux actés en 2018.
00:01:46Le plus absurde dans cette histoire, c'est que les policiers vont très certainement devoir être déployés autour du site
00:01:51pour garantir la sécurité de l'événement.
00:01:54Cette information qui concerne les fumeurs dès le 1er janvier 2026,
00:01:57certains paquets de cigarettes vont augmenter jusqu'à 50 centimes pour les marques premium.
00:02:02Une augmentation de 1 euro est également à prévoir pour les tabacs à rouler.
00:02:05Puis enfin, à la cathédrale Notre-Dame de Paris, 50 martyrs chrétiens vont être béatifiés aujourd'hui à 14h30.
00:02:11Tous membres d'une aumônerie clandestine.
00:02:13Ils avaient été assassinés par le régime nazi dans les années 40.
00:02:16Ils étaient prêtres, religieux et laïcs.
00:02:18La cathédrale sera exceptionnellement fermée aujourd'hui.
00:02:22Et quand je pense que certains imaginent un lien entre les marchés de Noël et le nazisme.
00:02:27Merci beaucoup Marine Sabourin pour ce point sur l'information.
00:02:31On est avec Céline Pina, bonjour Céline, Alexandre Devecchio, Mathieu Hock, Georges Frénec.
00:02:37On est avec Alexandre Jardin, porte-parole d'Aigueux.
00:02:40Alexandre Jardin, vous êtes en colère depuis 72 heures et vous êtes l'une des voix en soutien de ces agriculteurs.
00:02:48Et face à vous, vous avez l'ancien secrétaire général de la coordination rurale, Christian Convert.
00:02:53Je n'aime pas vous voir sur ce plateau, Christian Convert, parce que vous venez à chaque fois quand les agriculteurs sont en difficulté.
00:02:59Or depuis des années, ils le sont, certains l'ont oublié.
00:03:03Et puis il y a cette montée de fièvre avec l'affaire de la dermatose.
00:03:08Mais je dis que l'agriculture française est malade depuis très longtemps et que ce n'est qu'un symptôme, cette affaire de dermatose.
00:03:15En revanche, toutes les promesses qui ont été faites pour les agriculteurs français, hop, balayées.
00:03:20La préférence agricole, la préférence agriculturelle, la priorité des priorités.
00:03:25Mais pardonnez-moi de le dire comme ça, Christian Convert, mais depuis deux ans, on vous banane.
00:03:30On vous prend pour des imbéciles.
00:03:32L'agriculture française, tout le monde s'en fout.
00:03:34Et c'est cette sensation qui est en train de monter.
00:03:37C'est pour ça que les Français vous soutiennent.
00:03:39Il y a une mobilisation dans le sud-ouest de la France actuellement.
00:03:42Il y a des autoroutes qui sont bloquées.
00:03:43La question, c'est de savoir si ça va être une mobilisation nationale.
00:03:47La détresse et l'incompréhension des éleveurs.
00:03:50Et dans l'heure des pros, on va donner la parole, bien évidemment, à tous ces agriculteurs.
00:03:55Je vous propose de voir le sujet d'Anaïs Bauché.
00:03:58Et puis ensuite, on va vous donner la parole, cher Christian.
00:04:02On va bloquer que la rocade.
00:04:03On peut aussi fermer de l'autre côté.
00:04:05Une colère à peine contenue.
00:04:07Hier soir, ils étaient nombreux à s'être réunis pour protester.
00:04:10L'origine de cette colère ?
00:04:12L'abattage ordonné par le gouvernement d'un troupeau de 207 vaches
00:04:15à cause d'une contamination de dermatose nodulaire contagieuse, dite DNC.
00:04:19Une manifestation qui avait commencé plus tôt dans l'après-midi, avec un mot d'ordre clair.
00:04:23Respecter les biens et les personnes.
00:04:25On n'est pas ici pour se battre.
00:04:28Ou se battre entre nous, ou se battre avec des CRS.
00:04:31On est juste ici pour faire entendre notre voix et surtout défendre notre cause.
00:04:35Cette cause, ils prévoient de la porter tout le week-end en occupant les autoroutes de la région
00:04:39avec de nombreux points de blocage.
00:04:41Et partout, le mot d'ordre est le même.
00:04:42Il faut que cette stratégie d'abattage change vraiment parce qu'on l'a vu,
00:04:47nos animaux sont tous dans nos bâtiments.
00:04:49Ça va être une hécatombe d'euthanasie.
00:04:55Et ça, il faut que l'État arrive à l'entendre.
00:04:57Face à un protocole gouvernemental qu'ils ne comprennent pas
00:05:00et des décisions prises loin du terrain,
00:05:02les agriculteurs d'Occitanie dressent un triste constat.
00:05:04Le dialogue est rompu.
00:05:07Christian Convert, de quoi cette colère agricole est-elle le nom aujourd'hui ?
00:05:11Vous l'avez très bien défini au départ.
00:05:14De toute façon, on a une perte de confiance à nos politiques.
00:05:18Ça, je crois que c'est à peu près clair.
00:05:20Tout ce qu'ils disent depuis deux ans, même avant,
00:05:25ils disent une chose et ils font le contraire.
00:05:28des mots, de la communication.
00:05:31Je crois qu'on a eu ça par le président, par la ministre de l'Agriculture.
00:05:36On n'aurait pas le Mercosur.
00:05:38Bon, en fait, on voit bien que tout est tracé d'avance, signé d'avance.
00:05:42Je pense que la signature...
00:05:44Alors, est-ce qu'ils ont carrément perdu la main ?
00:05:46S'ils ont perdu la main, ils en sont responsables.
00:05:48C'est eux qui ont délégué.
00:05:49À Bruxelles, bon nombre de choses.
00:05:50Donc aujourd'hui, c'est vrai que sur bon nombre de points,
00:05:53on se demande s'il y a encore besoin d'une ministre.
00:05:55Mais sauf que la facture, ce n'est pas que les agriculteurs qui vont la payer.
00:05:59Je crois que c'est vous tous, c'est le pays.
00:06:01On avait un pays qui était exportateur, quand même.
00:06:03L'agriculture...
00:06:05On a entendu parler du pétrole vert, je crois.
00:06:07C'est vieux, ça.
00:06:08Aujourd'hui, on devient importateur net.
00:06:11C'est une honte.
00:06:12Les agriculteurs sont capables de produire tout ce dont on a besoin.
00:06:16Voilà.
00:06:16Mais je pense que c'est d'autres choix qui sont faits.
00:06:19C'est normal qu'on n'arrive plus à produire.
00:06:22On a tout contre nous.
00:06:23Je pense que même si on travaille tout à fait correctement
00:06:26tout ce qui...
00:06:28Les règles en matière environnementale...
00:06:31On nous cherche des problèmes à longueur de journée.
00:06:35Une suradministration.
00:06:36On nous tient.
00:06:37Comme là, pour la dermatose, c'est vraiment significatif, ce qui se passe.
00:06:41Ils vont dire que les agriculteurs sont d'accord d'abattre.
00:06:43Sauf que quand ils arrivent chez eux, ils leur disent
00:06:45écoutez, vous êtes d'accord.
00:06:47Sinon, c'est les primes PAC qui sautent.
00:06:50Votre troupeau ne sera pas payé.
00:06:52Et puis, si ça ne va pas, on en rajoute un petit peu.
00:06:55On vous mettra des amendes par jour.
00:06:56Donc, forcément, vous êtes d'accord.
00:06:58C'est ça ou la mort.
00:06:59Pour l'agriculteur, pour le coup.
00:07:00Pas que pour les vaches.
00:07:02Donc, c'est normal que ça explose.
00:07:04Les agriculteurs n'en peuvent plus.
00:07:05Ils n'en peuvent plus économiquement.
00:07:07Dans bon nombre de secteurs, bon nombre de filières.
00:07:11Je ne sais pas.
00:07:12Qu'est-ce qui se passe ?
00:07:13Qu'on n'arrive pas à avoir un dialogue plus constructif avec la ministre.
00:07:17Je ne sais même plus ce qu'elle est venue dire il y a quelques jours à Rangis.
00:07:19On entendra la ministre qui était chez nous.
00:07:22Ah oui, je l'ai écoutée.
00:07:23Alors là, par contre, j'aurais de quoi répondre sur ce qu'elle a dit.
00:07:25Ah bah, on va faire point par point avec vous.
00:07:27Parce qu'on a entendu la ministre de l'Agriculture.
00:07:30Je suis d'accord.
00:07:30Moi, je n'ai pas la prétention d'avoir une connaissance XXL sur le monde agricole.
00:07:37Donc, évidemment, on fait confiance.
00:07:38Dans la politique, c'est aussi la question de la confiance.
00:07:41Quand vous voyez ces points de blocage,
00:07:43l'idée n'est pas, évidemment, d'appeler au blocage de la nation
00:07:47ou à des mouvements violents.
00:07:49Je constate que quand les agriculteurs se mobilisent,
00:07:52notamment ce qui s'était passé il y a deux ans,
00:07:53lorsqu'ils bloquent une autoroute,
00:07:55ils rangent avant de partir.
00:07:57J'aimerais bien que toutes les manifestations, d'ailleurs, se passent comme ça.
00:08:00Et ce qui a choqué les Français jeudi soir en Ariège,
00:08:04c'est de voir des blindés, des hélicoptères face aux agriculteurs.
00:08:08Alexandre Jardin, là aussi, vous êtes finalement une sorte de symbole
00:08:13de cette France silencieuse.
00:08:15Vous le portez avec vos mouvements les gueux.
00:08:17Et ce mouvement est intimement lié à ce que vivent aujourd'hui les agriculteurs.
00:08:21Alexandre Jardin.
00:08:22On les traite comme des gueux.
00:08:24Lorsqu'on écoute ce que dit Christian,
00:08:27c'est un homme d'honneur, un homme honorable,
00:08:30qui fait partie de ceux qui vous nourrissent,
00:08:32qui vient dans des discussions avec des solutions.
00:08:34et on a envie de hurler.
00:08:38On n'attaque pas les agriculteurs.
00:08:42On ne les attaque pas avec 15 blindés.
00:08:46Je demande au chef de l'État de venir s'excuser.
00:08:49On est un grand pays.
00:08:51Cet homme représente la République.
00:08:53Il doit venir s'excuser.
00:08:55On ne traite pas comme ça les gens qui nous nourrissent.
00:08:58On peut avoir des désaccords de fond,
00:09:01mais il y a une décence républicaine
00:09:04qui vient d'être transgressée.
00:09:06Alors, nous, le mouvement des gueux,
00:09:08on va les soutenir parce qu'ils nous nourrissent.
00:09:10Je sais qu'ils vont prendre plein d'initiatives
00:09:12pour que les combats soient plus collectifs
00:09:14et de ramener aussi l'ensemble des professions,
00:09:17des métiers agroalimentaires.
00:09:21Il y a une société qui ne va pas accepter
00:09:23que la technostructure défende la technostructure.
00:09:26Parce que c'est ça qui a lieu.
00:09:28Lorsque Christian a des discussions localement,
00:09:30il tombe sur des gens raisonnables
00:09:31qui téléphonent, tu vas le raconter,
00:09:34et en haut, ils disent
00:09:35« Ah non, la technostructure ouvre les parapluies. »
00:09:39Mais eux, ils n'ont pas de parapluies.
00:09:42Et on a une balance déficitaire,
00:09:43Christian vient de le rappeler.
00:09:44C'est une première fois d'ailleurs depuis ces temps-là.
00:09:46On perd notre souveraineté alimentaire.
00:09:48Donc les technos, terminaient.
00:09:50Moi, parmi toutes les formules que j'ai pu entendre
00:09:52ces 72 dernières heures,
00:09:54et encore une fois, il faut rester très prudent
00:09:56sur l'histoire de la dermatose.
00:09:57Mais, si je comprends bien,
00:10:00la crainte, Christian Convert,
00:10:02des autorités,
00:10:03c'est que la France,
00:10:04et cette formule, moi,
00:10:05sidérée, soit mise sous cloche
00:10:08par l'Europe.
00:10:09C'est-à-dire, c'est une nouvelle fois
00:10:11la soumission
00:10:12au diktat bruxellois.
00:10:15Et c'est ça qui,
00:10:16en gros,
00:10:17que l'agriculture,
00:10:18les bovins français,
00:10:19perdent une sorte de label
00:10:20qu'ils leur permettent
00:10:21d'exporter.
00:10:23Deux choses.
00:10:24Donc là,
00:10:25c'est la situation économique
00:10:26qui l'emporte
00:10:27sur le plan sanitaire.
00:10:28Voilà.
00:10:28Ça veut dire que le problème
00:10:29n'est plus sanitaire,
00:10:30il est économique.
00:10:31Mais je vais revenir quand même
00:10:31sur ce que vous venez de dire.
00:10:33Parce que les deux confrontations
00:10:34qu'on a eues là,
00:10:36jamais on n'aurait pu s'attendre à ça.
00:10:37Surtout que...
00:10:38Alors, vous revenez sur la confrontation...
00:10:40Non, mais je vais vous dire
00:10:40comment ça s'est passé.
00:10:41Alors, on dit...
00:10:43Là, pour montrer les images,
00:10:45ce qui s'est passé jeudi soir,
00:10:47en Ariège,
00:10:47au moment de l'abattage,
00:10:48vous aviez 500 à 600 agriculteurs
00:10:50qui étaient présents.
00:10:51Oui, oui, oui.
00:10:51Et face à vous,
00:10:52des gendarmes.
00:10:53Mais je vais revenir sur le départ.
00:10:54À chaque fois,
00:10:55chaque fois,
00:10:55on aurait pu l'éviter.
00:10:56Parce que ça s'est passé
00:10:57comme ça dans le Doubs,
00:10:58ça s'est passé comme ça là-bas.
00:10:59Donc, dans le Doubs,
00:11:00le matin,
00:11:00quand on a vu que les CRS
00:11:01envahissaient,
00:11:02bon, on a discuté avec eux.
00:11:03C'est moi qui ai discuté avec eux.
00:11:05Je n'étais pas tout seul.
00:11:06Il y avait un gars
00:11:06de la Confédération Paysanne aussi.
00:11:08Et on dit, écoutez,
00:11:09on ne va pas se battre quand même.
00:11:10On ne va pas se battre
00:11:11avec les CRS
00:11:12dans la cour d'une ferme.
00:11:13Donc, nous,
00:11:13ce qu'on vous demande,
00:11:14c'est que vous faites l'analyse
00:11:15sur chaque bête du troupeau.
00:11:17Si vous acceptez ça,
00:11:18on s'en va.
00:11:19Demain, l'analyse parle.
00:11:21Donc, vous,
00:11:21vous partez aussi.
00:11:22On s'en va tous.
00:11:22Demain, l'analyse parle.
00:11:23S'il y a la moitié
00:11:24des animaux de malades,
00:11:24effectivement,
00:11:25vous abattez.
00:11:27Le chef des cordons de police
00:11:29et tout,
00:11:29il me dit,
00:11:29oui, ça me semble bien
00:11:30assez raisonnable
00:11:31ce que vous demandez.
00:11:32Je vais voir ça.
00:11:33Il est allé discuter
00:11:35un moment avec ses autorités
00:11:36et il est revenu.
00:11:37Il a dit,
00:11:38ce n'est pas possible.
00:11:39Donc, on va se battre.
00:11:41Et ça aurait été pareil là-bas.
00:11:43Donc, c'est quand même
00:11:44complètement inadmissible.
00:11:45Enfin, des solutions,
00:11:46on en propose.
00:11:47Ce n'est pas de dire,
00:11:48non, mais là,
00:11:49il tape dans le tas.
00:11:50Allez, on va dire comme ça.
00:11:51Et quand on envoie des...
00:11:52Bon, les CRS,
00:11:53on les voit tous.
00:11:54C'est des jeunes.
00:11:56Bon, ils obéissent.
00:11:58Ils n'ont pas le choix.
00:11:59Mais quand je vois des jeunes
00:12:00de 20-25 ans
00:12:00venir taper sur ceux de 60 ans,
00:12:03c'est quelque chose.
00:12:05Et on vous sent très ému,
00:12:06Christian.
00:12:06Non, mais bon,
00:12:07on ne croyait pas
00:12:08se faire tabasser comme ça,
00:12:10gazer à bout portant.
00:12:13Enfin,
00:12:13ils se permettent ça
00:12:14parce que les agriculteurs,
00:12:15ils savent qu'ils ne vont pas
00:12:16aller brûler les rues
00:12:17demain matin.
00:12:18Ils font ça
00:12:18dans une banlieue demain matin.
00:12:20Je vous garantis
00:12:20qu'il y a la France
00:12:21qui est en feu.
00:12:22Sauf que nous,
00:12:22on n'a plus rien à dire.
00:12:23Voilà, moi,
00:12:23c'est ce que je me dis,
00:12:24on n'a plus rien à dire.
00:12:25C'est tout.
00:12:25On se fait passer dessus
00:12:26et puis de toute façon,
00:12:27essaye, essaye pas.
00:12:29Alors qu'on veut aller
00:12:29au dialogue,
00:12:30la ministre,
00:12:31on veut lui proposer des choses
00:12:32depuis deux mois.
00:12:33On lui dit, écoutez,
00:12:34il faut réunir les spécialistes
00:12:35autour de la table.
00:12:36Vous avez une partie d'homme gris
00:12:37puisque j'entends souvent
00:12:38ce discours-là chez vous.
00:12:40Ben oui,
00:12:41elle a ses conseillers
00:12:42mais elle ne veut pas
00:12:42en écouter d'autres.
00:12:43Donc à un moment,
00:12:44effectivement,
00:12:45voilà,
00:12:45c'est quand on arrive,
00:12:46la situation,
00:12:46elle arrive comme ça.
00:12:48On vous sent très ému ce matin.
00:12:50Non mais ému,
00:12:51dégoûté,
00:12:51enfin dégoûté.
00:12:52Les agriculteurs,
00:12:53vous croyez qu'ils ont passé,
00:12:55bon,
00:12:55moi j'étais dans le doux,
00:12:57quand vous avez passé
00:12:5836 heures déjà là
00:13:00sur la ferme,
00:13:00jour et nuit,
00:13:02et puis à la fin,
00:13:03tu te dis,
00:13:03mais on est là à mettre en compte,
00:13:04on est là pour quoi ?
00:13:05On est là pour sauver
00:13:06nos vaches et tout,
00:13:09alors qu'on sait
00:13:09qu'on ne les voit pas malades
00:13:10ni rien.
00:13:11Donc on tue les bêtes malades,
00:13:13on demande des analyses
00:13:14supplémentaires,
00:13:14on demande à faire évoluer
00:13:15le protocole de manière
00:13:17tout à fait raisonnable
00:13:18puisqu'on ne veut pas
00:13:19les agriculteurs déjà
00:13:20qu'il y ait le moins
00:13:21de problèmes sanitaires
00:13:22avec la population
00:13:22et avec nos voisins.
00:13:25La maladie,
00:13:26on ne veut pas la transmettre
00:13:27à nos voisins,
00:13:27donc on est prêt à faire
00:13:28tout ce qu'il faut,
00:13:29mais là,
00:13:29on ne discute pas.
00:13:30Voilà,
00:13:31c'est le protocole.
00:13:32Encore une fois,
00:13:32la ligne ce matin,
00:13:33c'est de parler du réel
00:13:35et de parler du quotidien
00:13:37des agriculteurs.
00:13:40Vous étiez déjà venu
00:13:41nous alerter sur la dermatose,
00:13:43c'était cet été.
00:13:44C'était cet été, oui.
00:13:45Il s'avère que Boulevard Voltaire
00:13:48a rencontré l'un des éleveurs
00:13:49que vous connaissez peut-être
00:13:50qui s'appelle Pierre-Jean Duchesne.
00:13:51Ah oui.
00:13:52C'est un jeune garçon
00:13:53qui a 28 ans
00:13:54et qui a vu du jour au lendemain
00:13:56son élevage,
00:13:58son élevage était plein de chèvres,
00:14:02il y en avait 76
00:14:03et du jour au lendemain
00:14:05elles ont été abattues.
00:14:06Je voudrais qu'on revoie
00:14:07parce que c'est un traumatisme
00:14:08bien évidemment.
00:14:09Est-ce qu'il a été accompagné ?
00:14:11Est-ce qu'il a été soutenu ?
00:14:12Vous allez peut-être
00:14:13nous en dire un peu plus.
00:14:14Regardez ce reportage.
00:14:16C'est un déchirement
00:14:18et puis c'est quelque chose
00:14:20qu'on n'a jamais vu dans notre vie.
00:14:21Moi j'ai toujours vu des bêtes
00:14:22depuis tout petit,
00:14:23tous les jours de l'année,
00:14:24continuellement.
00:14:25Et puis là de voir ça
00:14:25depuis 15 jours,
00:14:26constater que ce bâtiment
00:14:27il n'y a plus de vie dedans,
00:14:29c'est un déchirement
00:14:30et c'est quelque chose
00:14:31que je n'arrive pas à accepter.
00:14:32Les 76 vaches,
00:14:33vous connaissiez leurs 76 prénoms ?
00:14:35Exactement,
00:14:35on connaissait tous leurs prénoms.
00:14:37On en avait qui étaient habitués.
00:14:38Dès qu'on éclairait le bâtiment
00:14:39le matin, l'hiver,
00:14:40rien que de voir la lumière allumée,
00:14:42elles venaient vers nous,
00:14:42elles venaient se faire caresser.
00:14:44Moi je suis persuadé
00:14:45qu'il y aurait eu moyen
00:14:45de sauver une grosse partie
00:14:46des animaux,
00:14:47des vaches,
00:14:48de maintenir une partie
00:14:49de notre production
00:14:49et de réintégrer
00:14:51des vaches vaccinées
00:14:51et qu'on aurait pu
00:14:52s'en remettre comme ça
00:14:53comme le paysan
00:14:54est capable de faire.
00:14:55Chaque paysan est capable
00:14:56de s'adapter à toute situation
00:14:57mais bon,
00:14:58on ne nous a pas laissé le choix
00:14:58et moi je passais plus
00:15:00de temps pour elles
00:15:02et j'étais plus inquiet
00:15:03pour leur santé
00:15:03que pour la mienne
00:15:04donc évidemment
00:15:05se les voir enlever
00:15:06comme ça
00:15:07pour une décision
00:15:07du sommet de l'État
00:15:08par des gens
00:15:09qui ne savent peut-être
00:15:09même pas quoi ressemblent
00:15:10une vache
00:15:10c'est compliqué.
00:15:12Alors ça c'est Boulevard Voltaire
00:15:13qui l'a republié en décembre
00:15:15mais c'était il y a 4 mois.
00:15:16Oui.
00:15:17Il va comment cet exploitant ?
00:15:18Très bien pour le coup.
00:15:20J'étais avec lui hier soir
00:15:21tant mieux
00:15:22c'est une bonne nouvelle.
00:15:22Jusqu'à 11h encore
00:15:23parce que du coup
00:15:24on avait une opération syndicale
00:15:25justement devant
00:15:26les services vétérinaires
00:15:27voilà.
00:15:29Bon lui
00:15:29il s'en sort bien
00:15:30il a réussi à reconstituer
00:15:32pas encore l'intégralité
00:15:34mais on va dire
00:15:34à 80% de son troupeau
00:15:36c'est une très bonne nouvelle
00:15:37d'ailleurs il va mieux
00:15:38parce que bon
00:15:39forcément
00:15:40quand tu revois
00:15:42que tu refais surface
00:15:42ça va mieux
00:15:43voilà
00:15:45c'est le seul aujourd'hui
00:15:46qui a été payé
00:15:47qui a été indemnisé
00:15:48au niveau de
00:15:49de l'indemnisation
00:15:50de son cheptel.
00:15:51Le seul ?
00:15:52Le seul.
00:15:53Et pourquoi le seul ?
00:15:54Pourquoi le seul ?
00:15:55Parce qu'il y a un problème
00:15:56de dossier
00:15:57c'est pareil
00:15:58c'est une administration
00:15:59incroyable
00:16:00les bêtes sont expertise
00:16:01à la sortie de l'exploitation
00:16:02mais avant d'être payé
00:16:03il faut que ça passe
00:16:04dans 36 services
00:16:05une chambre d'agriculture
00:16:06ça remonte au service
00:16:07de la DGAL
00:16:08donc les autorités
00:16:09enfin bref
00:16:10tu te dis
00:16:10mais qu'est-ce qu'il y a besoin
00:16:11de faire ?
00:16:13Je vais dire un bordel pareil
00:16:14la ministre
00:16:15c'est ce que j'ai dit
00:16:15vous avez fait une expertise
00:16:16par des experts
00:16:17à la sortie du bâtiment
00:16:18le chèque
00:16:19et on n'en parle plus
00:16:20ah mais non
00:16:21ça fait depuis le mois de juillet
00:16:22quand même
00:16:22et on ne parle pas
00:16:23des pertes d'exploitation
00:16:24elles ne sont encore pas calculées
00:16:26donc bon
00:16:27il a réussi
00:16:29question peut-être stupide
00:16:30mais est-ce que c'est parce
00:16:31que ça a été médiatisé
00:16:32que son cas
00:16:33finalement
00:16:34a été relayé
00:16:35par des médias
00:16:36comme Boulevard Voltaire
00:16:37notamment
00:16:38qui a été vu
00:16:39des dizaines de milliers
00:16:40de fois à minima
00:16:41sur les plateformes
00:16:43Youtube
00:16:44etc
00:16:45que c'est allé plus vite
00:16:46bon c'est allé plus vite
00:16:47parce qu'on avait
00:16:48quelques dossiers importants
00:16:50on a remonté nous
00:16:51carrément les chiffres
00:16:52au ministère
00:16:53et tout
00:16:53celui-là est passé
00:16:54les autres on nous dit
00:16:56que ça devrait être réglé
00:16:56pour Noël
00:16:57j'espère que c'est Noël
00:16:59de cette année
00:16:59ça fait 4 mois
00:17:00franchement
00:17:01Georges Fenech
00:17:01quand vous parliez de Bruxelles
00:17:02Elliot
00:17:03il ne me semble pas
00:17:04sous réserve
00:17:05vous contredisiez
00:17:06que Bruxelles impose
00:17:08dans ce type d'épidémie
00:17:11un abattage généralisé
00:17:12puisque quand vous regardez
00:17:13en Union Européenne
00:17:14on ne procède pas
00:17:15de cette façon-là
00:17:16en Italie
00:17:17en Allemagne
00:17:18aux Pays-Bas
00:17:19ce sont des abattages ciblés
00:17:20avec des vaccinations
00:17:21et en aucun cas
00:17:23un abattage généralisé
00:17:25donc comment se fait-il
00:17:27que la ministre
00:17:28ne vous écoute pas
00:17:29et ne prenne pas en compte
00:17:30d'ailleurs ce que les vétérinaires
00:17:31européens
00:17:32sont en train de proposer
00:17:34comme solution alternative
00:17:35on est vraiment
00:17:36dans une situation de blocage
00:17:37parce qu'on ne vous écoute pas
00:17:38Christian Couvert
00:17:40est-ce que vous avez une réponse
00:17:40parce que moi j'ai entendu
00:17:41monsieur Rousseau
00:17:42de la FNSEA hier
00:17:43dire l'inverse de Georges Fenech
00:17:44donc c'est pour ça
00:17:45que je ne veux pas forcément
00:17:46aller sur le
00:17:46vous avez pas bien saisi
00:17:48de toute façon
00:17:49on s'y perd un peu
00:17:49c'est pour ça que
00:17:50sur l'aspect sanitaire
00:17:51moi je reste très prudent
00:17:53ce que je constate
00:17:53c'est qu'on utilise
00:17:54les mêmes éléments de langage
00:17:56que pendant le Covid
00:17:56sauf qu'il y a une chose
00:17:58qu'ils ont oubliée pour vous
00:18:00c'est le quoi qu'il en coûte
00:18:02vous n'êtes pas essentiel
00:18:04il n'y a pas de quoi qu'il en coûte
00:18:05on n'entend pas
00:18:06on va abattre
00:18:07mais alors là
00:18:07quoi qu'il en coûte
00:18:08on va être au plus près
00:18:09des agriculteurs
00:18:10ce quoi qu'il en coûte
00:18:11c'est juste
00:18:11quoi qu'il en coûte
00:18:12il y a un moment
00:18:13ils vont être obligés
00:18:14bon pour répondre
00:18:15à Georges Fenech
00:18:16peut-être que vous êtes
00:18:18en partie responsable
00:18:18puisque si on paye
00:18:22ce tribut
00:18:22c'est parce que
00:18:23Jacques Chirac
00:18:24a mis ce principe
00:18:25de précaution
00:18:26dans la constitution
00:18:26et donc au nom
00:18:28de ce principe
00:18:28effectivement
00:18:29c'est le parapluie XXL
00:18:31et chaque fois
00:18:32ça ressort comme ça
00:18:33parce qu'effectivement
00:18:34au niveau européen
00:18:36on peut faire autrement
00:18:37on peut faire
00:18:37l'abattage sélectif
00:18:38l'abattage total
00:18:40a été choisi
00:18:40au moment où
00:18:41il n'y avait pas les vaccins
00:18:41maintenant qu'on a les vaccins
00:18:43bon je pense que
00:18:44le protocole doit être adapté
00:18:45et effectivement
00:18:46donc la fédération
00:18:47européenne des vétérinaires
00:18:49demande à changer
00:18:50le protocole
00:18:51voilà
00:18:51on donne la parole
00:18:52ce matin aux agriculteurs
00:18:53et notamment
00:18:53évidemment aux agriculteurs
00:18:55qui sont sur le terrain
00:18:56c'était le cas
00:18:57à Sévra
00:18:57qui je vous propose
00:18:58de les écouter
00:18:58je pense que
00:19:00madame la ministre
00:19:01maintenant il faut nous regarder
00:19:02il faut nous écouter
00:19:03il faut nous entendre
00:19:04parce que là maintenant
00:19:05on est vraiment en détresse
00:19:06et je pense que demain
00:19:08on sera tous morts
00:19:09à cette allure là
00:19:10on a eu la FCO
00:19:11la MHT qui est passée par là
00:19:12on a eu des cannes
00:19:13on a eu des vaches vides
00:19:15et on a fait avec
00:19:17on a sauvé les bêtes
00:19:19et là il faut faire pareil
00:19:20il faudra vivre avec
00:19:21on n'arrivera jamais
00:19:22à les éradiquer
00:19:23c'est impossible
00:19:23ça me donne
00:19:24aucune amie
00:19:25de continuer
00:19:25on dégoûte
00:19:27toute une génération
00:19:27avec ce genre
00:19:28d'intervention
00:19:30je disais
00:19:31il y avait
00:19:311 500 000
00:19:33exploitations
00:19:34en France
00:19:34en 1970
00:19:35il y en a désormais
00:19:37390 000
00:19:39et Philippe De Villiers
00:19:40rappelait
00:19:41hier soir
00:19:41vous avez
00:19:42au ministère
00:19:43de l'agriculture
00:19:44désormais
00:19:4536 000 fonctionnaires
00:19:47contre
00:19:4718 000
00:19:48en 2010
00:19:49tout chute
00:19:51sauf le nombre
00:19:52de fonctionnaires
00:19:52au ministère
00:19:53de l'agriculture
00:19:53et ça prend encore
00:19:54plus de temps
00:19:55c'est une histoire
00:19:56de fou
00:19:56Alexandre
00:19:57moi ce qui m'intéresse
00:19:59c'est ce qu'on peut faire
00:19:59en tant que citoyen
00:20:00ça c'est vrai
00:20:00c'est à dire que
00:20:02vous faites votre boulot
00:20:03en informant
00:20:04maintenant qu'est-ce qu'on fait
00:20:05et moi je ne veux plus
00:20:07qu'on l'ait la seule
00:20:08si vous pensez
00:20:09qu'il faut les aider
00:20:10vous allez rejoindre
00:20:12le mouvement des gueux
00:20:13je veux que la société
00:20:14se mobilise
00:20:14prêcher pour votre paroisse
00:20:16mais je m'en fous
00:20:16de ma paroisse
00:20:17je suis qui m'en
00:20:18je suis écrivain
00:20:19je veux dire
00:20:21on se bat
00:20:21cause après cause
00:20:22parce qu'il y a des gens
00:20:23qui défendent notre peuple
00:20:24je veux dire
00:20:26il y a des gens
00:20:26qui défendent
00:20:27notre souveraineté alimentaire
00:20:28on a besoin d'eux
00:20:30trois fois par jour
00:20:31donc en tant que citoyen
00:20:34est-ce qu'on râle
00:20:35devant sa télé
00:20:36ou est-ce qu'à un moment
00:20:37on rentre dans des mouvements
00:20:38et on construit
00:20:39collectivement des solutions
00:20:41en début d'année
00:20:42on viendra
00:20:42avec des solutions référendaires
00:20:43et bien on va construire
00:20:45avec eux
00:20:45les questions référendaires
00:20:47c'est à dire
00:20:47il faut à tout prix
00:20:49que notre peuple
00:20:50ne soit plus
00:20:50juste en train de râler
00:20:52maintenant
00:20:52est-ce que vous vous engagez
00:20:53ou pas ?
00:20:54alors là aussi
00:20:55on va revenir
00:20:56sur ce qui a pu être dit
00:20:57depuis deux ans
00:20:58je vous propose de revenir
00:20:59en janvier 2024
00:21:00Emmanuel Macron
00:21:02qui promet
00:21:02mon zémerveille
00:21:03au monde agricole
00:21:04écoutez
00:21:05c'est effrayant
00:21:06je n'ignore rien
00:21:07je n'ignore rien
00:21:07des difficultés du quotidien
00:21:09des drames
00:21:11qui se jouent encore
00:21:12de tout ce que
00:21:13depuis trop d'années
00:21:14nous connaissons
00:21:15dans certaines
00:21:17de nos régions
00:21:17ou certaines
00:21:18de nos filières
00:21:19néanmoins
00:21:20je constate avec vous
00:21:22que parce qu'il y a eu
00:21:23une mobilisation collective
00:21:24dans plusieurs secteurs
00:21:26dans plusieurs régions
00:21:27les choses sont en train
00:21:28de s'améliorer
00:21:29je crois
00:21:30dans la force
00:21:31du modèle français
00:21:32et je suis comme vous
00:21:33un patriote
00:21:35de notre agriculture
00:21:35on a décidé
00:21:37de mettre
00:21:37l'agriculture
00:21:39au dessus de tout
00:21:39au dessus
00:21:41de tout
00:21:42le gouvernement
00:21:43il parle
00:21:43d'une seule voix
00:21:44il n'y a qu'une seule
00:21:46vision
00:21:46de l'agriculture
00:21:47aujourd'hui
00:21:48c'est
00:21:49c'est un jour
00:21:50de sursaut
00:21:50que je veux
00:21:51il ne s'agit pas
00:21:52de dire
00:21:52on va retourner
00:21:54comme avant
00:21:55retourner en arrière
00:21:56refaire un film
00:21:57c'est un nouveau chapitre
00:22:00qu'il faut ouvrir
00:22:00pour l'agriculture
00:22:01française
00:22:02alors avec toutes
00:22:03ses promesses
00:22:03on s'y perd
00:22:04janvier 2024
00:22:04c'est Gabriel Attal
00:22:05ça s'appelle
00:22:06des guignols
00:22:06c'est vous qui le dites
00:22:08j'assume
00:22:09j'assume totalement
00:22:10on parle du premier ministre
00:22:11qu'est-ce que vous voulez dire d'autre
00:22:13face à des propos pareils
00:22:16mais je vous ai vu
00:22:16vous marrer
00:22:17en regardant cette séquence
00:22:18on a parlé
00:22:18je peux vous dire
00:22:20sur la dermatose
00:22:21on les a tous vus
00:22:22les politiques
00:22:23il y en a
00:22:24ils osaient parler
00:22:24on est entièrement d'accord
00:22:26avec vous
00:22:26par contre
00:22:27on ne parle pas
00:22:28devant la caméra
00:22:28ça dit tout
00:22:30ça dit tout
00:22:32mais c'est vrai
00:22:33que c'est des réquisitoires
00:22:34à chaque fois
00:22:34qu'on a ces témoignages
00:22:35Céline Pina
00:22:36je suis
00:22:39en fait
00:22:40quand j'entends ça
00:22:40je suis atterrée
00:22:41parce que la force
00:22:42d'une parole politique
00:22:43c'est d'être créatrice d'action
00:22:45en théorie
00:22:46la parole politique
00:22:47c'est pas du blabla
00:22:48c'est pas de la communication
00:22:49c'est censé agir
00:22:50sur le réel
00:22:51à partir du moment
00:22:52où les engagements pris
00:22:54sont là
00:22:55uniquement
00:22:56pour faire rentrer
00:22:56les gens
00:22:57à l'intérieur
00:22:58de leur caserne
00:22:59ou de leur ferme
00:23:00et que derrière
00:23:00ça n'est pas suivi d'action
00:23:02il est évident
00:23:03que quand vous posez
00:23:04un acte d'autorité
00:23:05aussi fort
00:23:06que celui de sortir
00:23:07des blindés
00:23:08et des hélicoptères
00:23:09pour aller abattre
00:23:10des animaux
00:23:10l'image est déjà
00:23:12dévastatrice
00:23:13elle est d'autant plus
00:23:14dévastatrice
00:23:15quand pendant ce temps
00:23:16dans les rues de Paris
00:23:16vous avez des gens
00:23:17qui agitent des drapeaux
00:23:18palestiniens
00:23:19en hurlant quasiment
00:23:20morts aux juifs
00:23:21et qu'il ne se passe rien
00:23:22que personne ne met
00:23:24de ligne rouge
00:23:25et ne met une frontière
00:23:26quand vous avez
00:23:27des émeutes urbaines
00:23:28et que tout est détruit
00:23:30et que la ville
00:23:31est à feu
00:23:31et à sang
00:23:32c'est pareil
00:23:33à ce moment-là
00:23:33il n'y a pas d'acte
00:23:34d'autorité
00:23:35très fort
00:23:35qui soit posé
00:23:36il n'y en a pas
00:23:38derrière
00:23:38y compris quand on a
00:23:39identifié
00:23:40les problèmes
00:23:41et les meneurs
00:23:42quand vous avez
00:23:43le sentiment
00:23:44d'un politique
00:23:46qui ne protège
00:23:47plus ses citoyens
00:23:49et que vous le voyez
00:23:50sortir la manière
00:23:51forte
00:23:52contre des agriculteurs
00:23:53justement parce que
00:23:54derrière il n'y aura
00:23:55pas de répercussions
00:23:56oui ça fait mal
00:23:57après il n'en reste
00:23:59pas moins que sur
00:24:00la question
00:24:01moi je me suis fait
00:24:02remonter les bretelles
00:24:03gravement hier
00:24:04sur la question
00:24:06justement de la dermatose
00:24:07par quelqu'un
00:24:09qui est vétérinaire
00:24:10et qui m'a expliqué
00:24:11par A plus B
00:24:12que sans doute
00:24:13la méthode était
00:24:14épouvantable
00:24:15que la façon
00:24:16dont les agriculteurs
00:24:17étaient traités
00:24:18était inadmissible
00:24:19mais que pour autant
00:24:21la maladie étant portée
00:24:22par des temps
00:24:24des choses qu'on ne peut pas
00:24:26j'allais dire
00:24:27clôturer
00:24:28qu'on ne peut pas éviter
00:24:29la possibilité
00:24:31que l'abattage
00:24:33soit nécessaire
00:24:34méritait aussi
00:24:35d'être mise
00:24:35sur la table
00:24:36alors on va écouter
00:24:37un autre vétérinaire
00:24:38qui va dire l'inverse
00:24:38c'est pour ça que moi
00:24:39je reste très prudent
00:24:40Céline Pina là-dessus
00:24:42c'est pour ça que je vous dis
00:24:42c'est très compliqué
00:24:43je constate qu'on vit
00:24:44la même chose
00:24:44que pendant le Covid
00:24:45on va vous dire
00:24:46alors aujourd'hui
00:24:47vous allez pouvoir
00:24:48prendre votre café assise
00:24:49mais demain
00:24:50vous allez pouvoir
00:24:51le prendre que debout
00:24:52et puis vous allez
00:24:53mettre un masque
00:24:54et puis vous allez
00:24:55dîner avec votre grand-mère
00:24:56pour Noël
00:24:56l'une dans la cuisine
00:24:58et l'autre dans le salon
00:24:59d'être mise sur la table
00:25:00c'est important
00:25:00ça veut dire qu'on discute
00:25:01ah bah évidemment
00:25:02ce qui est important
00:25:03c'est le dialogue
00:25:03un des problèmes
00:25:04c'est justement
00:25:05le refus de la discute
00:25:06je vous sais presser
00:25:07Alexandre Jardin
00:25:08la publicité
00:25:08c'est dans un instant
00:25:09quel message
00:25:10vous adressez aux agriculteurs
00:25:12et quel message
00:25:13vous adressez aux agriculteurs
00:25:14Christian évidemment
00:25:15mais à travers
00:25:16tous les agriculteurs
00:25:17qui nous regardent
00:25:18d'abord on va se battre
00:25:19tous avec eux
00:25:20ils se battent pas pour eux
00:25:22ils se battent pour nous
00:25:23ensuite ce que vous avez dit
00:25:25quand tout à coup
00:25:26l'autorité de l'État
00:25:27devient folle
00:25:28à un moment
00:25:29on va construire ensemble
00:25:31une société
00:25:32où ils seront responsables
00:25:35on a un système
00:25:37aujourd'hui
00:25:37une technostructure
00:25:38les met sous tutelle
00:25:40avec une vérité d'État
00:25:41on les prend
00:25:42pour qui ?
00:25:43ce sont des professionnels
00:25:45ce sont des professionnels
00:25:48je veux vivre dans un pays
00:25:50où les professions
00:25:51vont être dirigées
00:25:52par des professionnels
00:25:54et non pas des crânes neufs
00:25:55qui se dessaisissent
00:25:56de la décision
00:25:57en se reposant
00:25:58sur d'autres crânes neufs
00:25:59à Bruxelles
00:25:59c'est écrit là
00:26:00agriculteur responsable
00:26:01voilà
00:26:02non mais je veux dire
00:26:03ce sont des professionnels
00:26:05on doit écouter
00:26:07les gens de métier
00:26:08en France
00:26:09et non pas
00:26:10ce que vous venez
00:26:10de dénoncer
00:26:11merci Alexandre Del Jardin
00:26:12d'être venu nous voir
00:26:13je le disais
00:26:14on poursuit notre émission
00:26:15et ce matin
00:26:16on donne la parole
00:26:17aux agriculteurs
00:26:18on ira sur le terrain
00:26:19on sera avec
00:26:19un des agriculteurs
00:26:20qui est présent
00:26:21sur l'autoroute
00:26:22qui est entre Bayonne
00:26:24et Toulouse
00:26:25et qui est bloquée
00:26:26actuellement
00:26:27et puis on reviendra
00:26:28évidemment sur ces images
00:26:29cette confrontation
00:26:31les propos de la ministre
00:26:32et les propos de la ministre
00:26:33vous allez les débunker
00:26:34comme on dit
00:26:35en bon François
00:26:36restez avec nous
00:26:37pour la suite
00:26:38de l'heure des pros
00:26:38il est 9h30 sur CNews
00:26:43et on poursuit
00:26:44l'heure des pros 2
00:26:44je vous disais
00:26:45pendant cette première partie
00:26:46d'émission
00:26:47l'objectif est de donner
00:26:48la parole
00:26:48aux agriculteurs
00:26:50qui se mobilisent
00:26:51parce que moi
00:26:52j'ai confiance
00:26:53en mon pays
00:26:54en mon gouvernement
00:26:55et donc on nous a promis
00:26:56que l'agriculture
00:26:57c'était le poumon de la France
00:26:58des agriculteurs
00:27:00qui refont la même chose
00:27:01qu'il y a deux ans
00:27:01c'est à dire
00:27:02mobilisation
00:27:03notamment sur les autoroutes
00:27:04et il y a une autoroute
00:27:05qui est bloquée
00:27:06entre Toulouse et Bayonne
00:27:08on va aller sur le terrain
00:27:09rejoindre l'un des participants
00:27:11et je le remercie vraiment
00:27:13d'être avec nous
00:27:15il sera
00:27:15ah il sera dans un instant
00:27:16avec nous
00:27:17visiblement il devait être là
00:27:18à 9h30
00:27:20Bertrand Lou
00:27:20vice-président du collectif
00:27:21Ultra 64
00:27:22mais parmi toutes les images
00:27:24qui ont sidéré
00:27:25les français
00:27:26cette semaine
00:27:27c'est évidemment
00:27:28cette confrontation
00:27:29entre les gendarmes
00:27:31et les agriculteurs
00:27:33or dans ces régions là
00:27:35le gendarme
00:27:36est parfois le frère
00:27:37le cousin
00:27:38de l'agriculteur
00:27:39qui détient l'exploitation
00:27:40donc je veux vraiment
00:27:41qu'on revienne
00:27:42et qu'on voit cette séquence
00:27:43parce que
00:27:43là aussi
00:27:44ça dit tellement de choses
00:27:45et c'est Gabrielle Cluzel
00:27:47qui en parle peut-être
00:27:48le mieux
00:27:48elle a publié une tribune
00:27:50dans son média
00:27:51Boulevard Voltaire
00:27:52elle qui est
00:27:53petite fille
00:27:54et fille
00:27:54d'exploitants agricoles
00:27:56elle dit
00:27:57la petite fille
00:27:57de paysans
00:27:58que je suis
00:27:59pleure avec les éleveurs
00:28:00ce soir
00:28:00honte à la ministre
00:28:01de l'agriculture
00:28:02fière d'être des amateurs
00:28:03disait-il
00:28:04et elle va plus loin
00:28:05elle revient sur
00:28:07la formule
00:28:07les 4 F
00:28:08forts avec les faibles
00:28:10faibles avec les forts
00:28:11sont devenus
00:28:12modes de gouvernement
00:28:14dans un discours récent
00:28:15à Rungis
00:28:15sur la souveraineté alimentaire
00:28:16essentiel
00:28:17disait-elle à ses yeux
00:28:18Annie Gennevar
00:28:19ministre de l'agriculteur
00:28:20qualifiait
00:28:21les fermes françaises
00:28:22de murs porteurs
00:28:23en Ariège
00:28:24les paysans
00:28:25justement
00:28:25arborait le drapeau français
00:28:28et chantait la Marseillaise
00:28:29je veux qu'on voit
00:28:29cette séquence-là
00:28:30parce qu'après la Marseillaise
00:28:32il y a quand même eu
00:28:32un hélico
00:28:33avec des bombes lacrymogènes
00:28:34« Le jour de l'année est arrivée »
00:28:41« On se trouve à la nature du lieu »
00:28:45« Les âmes sont interlevé »
00:28:49« Les âmes sont interlevé »
00:28:53« Attendez-vous
00:28:54nous sommes en campagne »
00:28:57« Murgis, c'est-à-dire, c'est-à-dire, c'est-à-dire, c'est-à-dire, c'est-à-dire »
00:29:01« Mais je me suis défendu, j'ai mis les mains pour prendre une grenade dans la tête et j'ai pris dans le bras rose la nuit »
00:29:11« Moi j'ai rien, j'ai pas de bouclier, j'ai que là, j'ai moi juste, mais ma personne, je suis français, j'ai jamais la française, je suis sur la terre française »
00:29:17« C'est un peu français, je suis sur la terre française »
00:29:21« Et ce témoignage peut vous dire que sur les terrains, certains gendarmes ont très mal vécu ce qui est passé »
00:29:50« Je reçois des témoignages anonymes, bien sûr, vous savez, c'est la grande muette »
00:29:53« Mais certains disent, pour la première fois, j'étais pas d'accord avec ce que j'étais en train de faire »
00:29:59« Et vous avez le témoignage d'une agricultrice qui était présente à cette mobilisation et qui est allée au plus près des gendarmes »
00:30:06« En leur disant, mais on partage le même combat, on partage les mêmes difficultés »
00:30:11« Je vous propose de l'écouter, elle était l'invité d'Olivier de Caranflac hier »
00:30:14« Les forces de l'ordre étaient quand même à en découdre directement »
00:30:49« Besoin d'eux comme eux, ils ont besoin de nous »
00:30:51« On a besoin d'eux pour nous protéger et eux, ils ont besoin de nous pour les nourrir »
00:30:56« Et en fait, on voyait clairement le polton du début, la cordée, les premières personnes qui étaient très touchées par ce message »
00:31:06« J'ai participé à cette mission et ce soir, je ne suis vraiment pas fier de l'avoir fait une dépoche de moyens
00:31:12alors que nous sommes en manque de personnel de véhicule pour la première fois de ma carrière
00:31:15je ne peux pas cautionner ce que nous avons accompli, nous avons porté atteinte à des agriculteurs qui chaque jour nous soutiennent
00:31:20ainsi qu'à des élus ruraux qui ont toujours été derrière nous
00:31:24et nous, gendarmes, avons laissé détruire la vie d'une famille en laissant abattre plus de 200 vaches
00:31:28« Je ne suis pas vétérinaire et je ne permettrai pas de juger techniquement la décision »
00:31:32C'est ce qui vient de m'être envoyé par un homme qui se présente comme gendarme
00:31:38mais qui me dit « Je ne veux pas, évidemment, l'afficher »
00:31:42Mais c'est des messages, évidemment, qui en soi correspondent avec ce que les Français ont ressenti en voyant toutes ces images
00:31:51Alexandre Devecchio
00:31:52Oui, on a traité les agriculteurs comme des casseurs
00:31:55et j'ai même envie de dire mieux que des casseurs
00:31:57parce que les Black Blocs sont mieux traités que ça
00:31:59si vous voulez, on hésite à leur rentrer dedans
00:32:03pareil, quand il y a des émeutes de banlieue, on évite d'aller à la confrontation
00:32:09pour ne pas enflammer la situation
00:32:11or, on n'a pas affaire à des casseurs, on a affaire à des gens qui défendaient leur élevage
00:32:18qui défendaient leur bête et qui voulaient discuter
00:32:22et je crois d'ailleurs que c'est ce qui explique aussi la colère
00:32:26parce que c'est une colère qui vient de cette maladie, de ces abattages
00:32:31mais c'est aussi la goutte d'eau qui fait déborder le valse
00:32:33il y a le sentiment d'être maltraité, d'être incompris par les élites parisiennes
00:32:40sur plein de choses, on multiplie les normes, on multiplie les difficultés
00:32:44on explique que les agriculteurs ne sont pas écolos, qu'ils polluent
00:32:48donc ça s'ajoute à tout cela
00:32:52et donc je crois qu'il y a aussi dans la colère
00:32:54il y a une dimension économique, sociale
00:32:56mais il y a aussi une dimension existentielle
00:32:58Et puis ce qui est sidérant, pardonnez-moi
00:33:00ça fait donc 72 heures que ça dure
00:33:02il y a eu cette confrontation-là
00:33:03j'ai pas vu un message, un mot du président de la République Mathieu
00:33:07Que de mépris, que de mépris, justement
00:33:09et c'est pour ça que Gabriel Cléz a la raison de dire
00:33:11l'État en France est fort contre les faibles et faible contre les forts
00:33:15c'est-à-dire qu'aujourd'hui, parce que vous avez un logiciel politique au plus haut sommet de l'État
00:33:19que, par exemple, Christophe vous incarnait finalement pour eux le gaulois réfractaire
00:33:24et donc, dans ces conditions-là, il est légitime d'utiliser une force parfois disproportionnée
00:33:29pour vous musez d'une certaine façon
00:33:32et c'est ça aujourd'hui le vrai problème
00:33:33Pourquoi des blindés sont envoyés contre des agriculteurs
00:33:36et par contre, ils ne sont pas envoyés pour nettoyer la France
00:33:38si on prend une expression d'un ancien président de la République au Karcher
00:33:41parce qu'aujourd'hui, on a laissé prospérer dans d'innombrables quartiers
00:33:46de la délinquance, du narcotrafic, etc.
00:33:48et on n'utilise même pas les moyens qu'on utilise contre les agriculteurs
00:33:51contre ces gens-là qui pourrissent la vie du quotidien
00:33:54et non seulement vous avez une forme de mépris social
00:33:57de la part des élites bureaucratiques, technocratiques, etc.
00:34:00mais en plus de ça, vous avez des élites qui ont tout échoué
00:34:04sur la question agricole
00:34:05vous l'avez rappelé tout à l'heure
00:34:07la balance commerciale agricole française devrait être déficitaire l'an prochain
00:34:12c'est quelque chose qui n'est jamais vu depuis le général de Gaulle
00:34:16ces gens-là ont non seulement bradé les acquis du général de Gaulle
00:34:20une puissance agricole souveraine
00:34:22mais en plus de ça, ils utilisent la force de manière démesurée contre vous
00:34:25On va aller sur le terrain, Bertrand Lou, vice-président du collectif Ultra 64
00:34:30vice-président de la chambre d'agriculture est avec nous
00:34:33l'Ultra 64, c'est ce collectif qui s'est créé avec les grandes manifestations paysannes
00:34:37qui avaient débuté en décembre 2023
00:34:39deux ans plus tard, vous retrouvez sur les mêmes lieux
00:34:43Bertrand Lou, merci d'être en direct avec nous
00:34:46vous êtes mobilisé sur cette autoroute depuis hier soir
00:34:49nombre d'entre vous ont décidé de dormir cette nuit
00:34:52vous êtes sur place ce matin
00:34:54la question qu'on se pose aujourd'hui c'est
00:34:57et maintenant, que va-t-il se passer ?
00:35:02Maintenant ce qui va se passer c'est le début des négociations
00:35:05en fait on a rendez-vous cet après-midi avec le préfet
00:35:08le préfet de Haute-Garonne qui est aussi le préfet de région
00:35:11on va lui soumettre toutes nos revendications
00:35:15on va commencer un travail de négociation avec lui, donc avec l'Etat
00:35:18et puis on va attendre des retours forts et concrets de l'Etat
00:35:23parce qu'on ne bougera pas de nos demandes
00:35:28et de notre blocage tant qu'on ne sera pas satisfaits
00:35:31on revient un peu au point d'origine ici
00:35:34sur Carbone, c'est là où tout avait commencé il y a deux ans
00:35:37finalement la situation se réitère, a même empiré
00:35:43donc en fait on ne fait que reprendre le combat là où on l'avait laissé
00:35:47et cette fois-ci on va le terminer
00:35:49et on ne s'appuiera pas seulement sur des promesses
00:35:52mais sur des faits
00:35:53Parce qu'il y a deux ans, on vous a répondu quoi à votre colère
00:35:57et à votre mobilisation, une mobilisation là aussi quasi historique
00:36:00on vous a dit préférence agriculturelle
00:36:03on vous a dit exception agricole française
00:36:06on a entendu une archive qui date de 2019
00:36:09du Président de la République qui se présentait comme un patriote agricole
00:36:13tout cela, ces promesses là n'ont pas été tenues
00:36:16quels sont les sentiments qui vous gagnent ce matin Bertrand Lou ?
00:36:20Le sentiment c'est que c'est un gros gâchis en fait
00:36:25et puis finalement on ne croit plus trop à la parole du grand monde
00:36:29parce qu'on se sent déçu en fait
00:36:31on a du travail chez nous, on se met en danger
00:36:34on perturbe la population
00:36:36parce que ce n'est pas normal que les gens qui nourrissent le pays
00:36:41aient toujours à se défendre pour continuer d'exister
00:36:44pour essayer de résister un peu aux évolutions structurelles
00:36:48qu'on leur impose et qui sont hyper violentes
00:36:52il y a deux ans en fait on était parti aussi d'une colère
00:36:57avec la MHE à l'époque
00:36:59on a eu des réponses de Gabriel Attal qui avaient été bonnes
00:37:02et qui avaient été concrètes
00:37:03on avait eu des mesures qui avaient pris effet
00:37:07pour celles qui étaient vraiment conjoncturelles
00:37:09qui avaient pris effet immédiatement et de manière très efficace
00:37:14et par contre après sur toute la partie structurelle
00:37:17c'est-à-dire l'accès à l'eau pour l'irrigation et l'abreuvement
00:37:21la simplification administrative
00:37:23le replacement de l'agriculture en haut de la pyramide
00:37:28des systèmes stratégiques de la nation
00:37:33on avait là-dessus se tombé à plat
00:37:36parce que vous le voyez comme nous
00:37:38il y a la zizanie parlementaire qui dure depuis le mois de juin 2024
00:37:43et à partir de là on a perdu à mon sens toute influence au niveau européen
00:37:47et on ne peut plus dicter aucune loi
00:37:49donc on nous fait croire qu'on a négocié par exemple Mercosur
00:37:54de manière à nous protéger
00:37:55mais c'est que du vent
00:37:56parce que de toute façon
00:37:59les clauses de protection n'existeront pas
00:38:03parce qu'on n'a aucun poids et que c'est toujours la macro-économie
00:38:07qui prendra le pas en fait sur l'humain et sur le territoire
00:38:10et c'est un peu à cela qu'on veut s'opposer
00:38:13nous on pense qu'on peut ménager les deux
00:38:16mais pour ça il faut écouter le terrain
00:38:18et prendre en compte la réalité de la diversité des territoires du pays
00:38:22et on ne peut pas être ici traité de la même façon que d'autres zones
00:38:25qui n'ont rien à voir au niveau de l'agriculture et de l'aménagement du territoire
00:38:30Merci Bertrand Lou d'avoir réagi en direct dans l'air des pros ce matin
00:38:34et vous avez ciblé peut-être le cœur
00:38:37évidemment de ce combat que vous menez
00:38:40c'est retrouver une certaine souveraineté
00:38:42la possibilité aussi de faire des choix depuis la France
00:38:47sans attendre la permission bruxelloise
00:38:50alors que la semaine prochaine le Mercosur sera voté par l'Europe
00:38:55et on sait à quel point c'est un accord commercial déloyal
00:38:59qui pourrait sceller l'avenir de l'agriculture française
00:39:02je vais vous proposer une dernière réaction avec vous Christian Convert
00:39:05la ministre de l'agriculture hier était notre invitée
00:39:10elle considère que finalement aujourd'hui
00:39:13la seule solution face à la dermatose
00:39:16c'est du moins en urgence à court terme
00:39:19c'est l'abattage
00:39:20ensuite vient le temps de peut-être la vaccination etc.
00:39:23mais c'est ce que j'ai cru comprendre
00:39:25on écoute Madame Genevard
00:39:26Au 29 juin on détecte pour la première fois
00:39:30l'apparition de la dermatose nodulaire contagieuse
00:39:34sur un bovin en Savoie
00:39:35immédiatement et je rends hommage à l'éleveur et aux vétérinaires
00:39:39il le déclare tout de suite
00:39:415 semaines plus tard nous avions 78 foyers
00:39:4678 foyers
00:39:48et les éleveurs ont accepté qu'on dépeuple ces 78 foyers
00:39:53mais en même temps on a déployé la vaccination
00:39:56parce que l'abattage n'est pas la seule réponse à la maladie bien sûr
00:40:01mais quand vous avez un foyer qui est affecté
00:40:03le dépeuplement
00:40:04il est la meilleure garantie
00:40:07que le virus ne se répand pas tout autour de lui
00:40:11parce que dans cette affaire
00:40:13il faut protéger les voisins
00:40:15il faut protéger les élevages
00:40:18Vous avez vu même dans la sémantique
00:40:20on parle des dépeuplements
00:40:21là il ne faut surtout pas parler d'abattage massif
00:40:23il y a un moment qu'on discute avec
00:40:26elle est très sympathique
00:40:27mais bon effectivement il nous faut des actes
00:40:29à tout ce qu'elle a dit hier
00:40:31j'ai écouté de manière assez attentive
00:40:32il nous faut une première réponse
00:40:35c'est combien de temps après la vaccination
00:40:37on arrête d'abattre les troupes
00:40:38cette réponse-là elle ne nous est pas donnée
00:40:41donc il nous faut savoir
00:40:42c'est 50 jours, 60 jours
00:40:43parce que qu'est-ce qui se passe aujourd'hui
00:40:45ce gros vacciné depuis très longtemps
00:40:47s'il voit un animal qui est douteux
00:40:48ils ne le disent plus
00:40:50et ça je pense que c'est négatif pour tout le monde
00:40:52donc ça c'est le premier point
00:40:53après par rapport à l'urgence
00:40:55la dernière fois ce qui a fait démarrer la colère agricole
00:40:57c'est le GNR
00:40:58c'était ça l'origine
00:40:59c'est quoi ?
00:41:00c'était le dézoile non routier
00:41:01avec les taxes qu'il mettait
00:41:03c'est ce qui a fait démarrer
00:41:03là il y a un problème sanitaire
00:41:05on est en hiver
00:41:07donc ce problème-là
00:41:08c'est les mouches normalement qui le transportent
00:41:10donc on n'a plus l'urgence d'abattage
00:41:12donc je pense qu'il faut qu'elle tempère
00:41:14qu'elle tempère
00:41:15qu'elle dise on va prendre le temps quand même
00:41:17on arrête ses abattages
00:41:18tente se remettre autour de la table
00:41:19parce que c'est en se mettant autour de la table
00:41:21en écoutant d'autres avis
00:41:22qu'on va y arriver
00:41:23parce que l'objectif c'est d'y arriver
00:41:26ce qu'elle a fait ça ne marche pas
00:41:28puisqu'elle court après la maladie
00:41:29la maladie c'est soit
00:41:30vous avez un foyer
00:41:31à un endroit
00:41:33vous vaccinez
00:41:34vous avez l'obligation de vacciner
00:41:35avec le rayon de 50 km
00:41:37si vous êtes juste à côté
00:41:39vous n'avez pas le droit
00:41:40ce qui pose des problèmes déjà
00:41:43entre les agriculteurs
00:41:44parce que celui qui est juste en dehors
00:41:45et qui a son troupeau
00:41:46dans la zone vaccinée
00:41:47ne peut même pas le ramener chez lui
00:41:48j'ai l'impression de revivre
00:41:50les rues
00:41:51où il fallait mettre un masque
00:41:52et puis la rue d'à côté
00:41:54en fait il ne fallait pas le mettre
00:41:55il y a des solutions
00:41:56il faut qu'on en discute
00:41:58mais on ne peut pas y être
00:41:59dans cette confrontation-là
00:42:00et nous on pensait
00:42:01qu'on allait y arriver
00:42:01parce qu'on pensait
00:42:03qu'il n'y aurait pas de nouveau cas
00:42:04qui allait sortir
00:42:04donc on s'est dit
00:42:05on va pouvoir se poser
00:42:06là c'est sûr
00:42:07que c'est difficile de se poser
00:42:08avec une tension pareille
00:42:09sauf que ça évolue quand même
00:42:11puisque hier
00:42:11elle accepte d'étendre la vaccination
00:42:13et pour le coup
00:42:14je vois que la FNSEA
00:42:15bouge aussi là-dessus
00:42:16donc c'est important
00:42:18donc maintenant
00:42:19c'est savoir
00:42:19pour le printemps
00:42:20si on vaccine plus large ou pas
00:42:22sinon on va
00:42:23à la catastrophe
00:42:249h47 sur CNews
00:42:26on est en direct
00:42:26pour l'heure des pros
00:42:27on vous remercie
00:42:28cher Christian Convert
00:42:29merci à vous
00:42:30c'était important
00:42:31de donner la parole
00:42:32aux agriculteurs ce matin
00:42:34et on va tout au long
00:42:35de la journée
00:42:36évidemment
00:42:37donner la parole
00:42:39au monde paysan
00:42:40qui se mobilise
00:42:42il y a un lien
00:42:43évidemment
00:42:43qui est historique
00:42:45entre la terre française
00:42:46l'agriculteur que vous êtes
00:42:47et c'est toujours
00:42:49un plaisir
00:42:50de vous avoir
00:42:50sur le plateau
00:42:51mais je vous sens
00:42:52on se prépare
00:42:52un joyeux Noël
00:42:53comme cette partie
00:42:54en tous les cas
00:42:56on pense très fort à vous
00:42:57merci Christian Convert
00:42:58dans l'actualité également
00:42:59ce rassemblement
00:43:01j'ai failli tomber
00:43:02de ma chaise
00:43:03encore une fois
00:43:03contre la police
00:43:04qui se tient aujourd'hui
00:43:05à Toulouse
00:43:06organisée par l'ultra gauche
00:43:09ça s'appelle
00:43:09l'ACAB Party
00:43:11alors pour les téléspectateurs
00:43:12qui ne savent pas
00:43:13ce que c'est ACAB
00:43:13ça veut dire
00:43:14All Cops Are Bastards
00:43:16tous les policiers
00:43:17sont des bâtards
00:43:18regardez
00:43:18ça se passe avec un programme
00:43:20etc
00:43:20c'est aujourd'hui
00:43:22à Toulouse
00:43:23l'acronyme
00:43:24ce seul augment
00:43:25est extrêmement violent
00:43:26à l'égard des forces de l'ordre
00:43:27et la question c'est
00:43:28comment cet événement
00:43:29peut-il être permis
00:43:30par la ville
00:43:32ou la préfecture
00:43:33c'est une histoire de fou
00:43:34Mathilde Libagnès
00:43:35nous en explique
00:43:36c'est une soirée
00:43:38qui s'annonce hostile
00:43:40à l'égard des forces de l'ordre
00:43:41déjà par le nom
00:43:42choisi
00:43:43ACAB
00:43:44dont la définition
00:43:45est loin d'être polie
00:43:46mais également
00:43:47cette date
00:43:47du 13 décembre
00:43:491312
00:43:50qui signifie
00:43:50ACAB
00:43:51en chiffres
00:43:52mais aussi
00:43:52cette affiche
00:43:53carton d'invitation
00:43:55où l'on voit
00:43:56deux personnages
00:43:57en Lego
00:43:57représentant
00:43:58des manifestants
00:43:59d'ultra gauche
00:44:00au visage masqué
00:44:01et on peut voir
00:44:02également au niveau
00:44:03de leurs pieds
00:44:04des pierres
00:44:04des cailloux
00:44:05une image déjà
00:44:06très parlante
00:44:07mais les titres
00:44:08des différentes animations
00:44:09le sont tout autant
00:44:11comme
00:44:12racisme et violence d'état
00:44:13comment y faire face
00:44:15ou encore
00:44:15l'abolition
00:44:17de la police
00:44:18un autre titre
00:44:19est également parlant
00:44:20projection
00:44:21Sainte-Soline
00:44:22autopsie d'un carnage
00:44:24mais si on regarde
00:44:25de près
00:44:25la discussion
00:44:26après la projection
00:44:28et bien
00:44:29va porter sur
00:44:29comment comprendre
00:44:31les faits
00:44:32préparer
00:44:32les prochaines
00:44:33mobilisations
00:44:34et réfléchir
00:44:35aux formes
00:44:36d'auto-défense
00:44:37collective
00:44:38alors c'est un événement
00:44:39qui est co-organisé
00:44:41par le Secours Rouge
00:44:43International
00:44:44il s'agit d'une organisation
00:44:46qui vient en aide
00:44:46aux prisonniers politiques
00:44:48alors ce qui pose problème
00:44:50et bien
00:44:50mis à part
00:44:51le nom
00:44:51de cette soirée
00:44:53les thèmes
00:44:54abordés
00:44:55et bien
00:44:55c'est également
00:44:56le lieu
00:44:57de cette soirée
00:44:58puisqu'il s'agit
00:44:59d'un espace
00:45:00collectif
00:45:00auto-géré
00:45:02et bénévole
00:45:02il faut savoir
00:45:03que ces murs
00:45:04appartiennent
00:45:05toujours
00:45:05à la mairie
00:45:06une soirée
00:45:07en tout cas
00:45:08dénoncée
00:45:08par le maire
00:45:09de Toulouse
00:45:09qui a écrit
00:45:10sur X
00:45:11la chapelle
00:45:11ne doit pas
00:45:12devenir un lieu
00:45:13de désordre
00:45:14et de haine
00:45:15la tenue
00:45:16d'une à cap
00:45:16partie
00:45:17dans ces murs
00:45:18illustre
00:45:19une inacceptable
00:45:20dérive
00:45:21il a également
00:45:21rajouté
00:45:23la liberté d'expression
00:45:24dont pourraient
00:45:25se prévaloir
00:45:25les organisateurs
00:45:26de cet événement
00:45:27ne saurait être
00:45:28un prétexte
00:45:29pour intenter
00:45:30injustement
00:45:31à l'honneur
00:45:32des forces de police
00:45:33auxquelles j'apporte
00:45:34à nouveau
00:45:34mon soutien
00:45:35des forces de l'ordre
00:45:36qui seront forcément
00:45:37déployées autour
00:45:39de cet événement
00:45:40pour encadrer
00:45:41cette fête
00:45:42car il faut savoir
00:45:43que pour l'heure
00:45:44cette fête
00:45:44n'a toujours pas
00:45:45été interdite
00:45:46je me tourne vers vous
00:45:48Georges Fenech
00:45:48parce que pardonnez-moi
00:45:49il est bien gentil
00:45:50le maire de Toulouse
00:45:51c'est bien de condamner
00:45:52mais il faut peut-être agir
00:45:53le maire ne peut rien faire
00:45:54il ne peut pas interdire
00:45:55une manifestation
00:45:56c'est une salle municipale
00:45:57si j'ai bien compris
00:45:58il a quand même
00:45:59la gestion
00:45:59et c'est à lui
00:46:00je peux très bien dire
00:46:01moi en tant que maire
00:46:02de Toulouse
00:46:03jamais on fait
00:46:04de la cap-partie
00:46:05dans ma ville
00:46:05je pense qu'il peut le dire
00:46:07c'est-à-dire je pense
00:46:08qui peut interdire
00:46:09cette mobilisation
00:46:10c'est le préfet
00:46:10mais il fait quoi le préfet
00:46:11justement c'est la question
00:46:12que je me pose
00:46:13parce que là
00:46:13on est en pleine infraction
00:46:15en réalité
00:46:15quand vous regardez
00:46:16par exemple la loi 1881
00:46:18qui punit l'appel
00:46:20à la haine
00:46:20à la violence
00:46:21il s'agit des représentants
00:46:22d'autorités publiques
00:46:23tout de même
00:46:23il y a de la diffamation
00:46:26la loi 1881
00:46:27permettait effectivement
00:46:28et le risque de trouble
00:46:29à l'ordre public
00:46:30d'interdire cette manifestation
00:46:32et je suis stupéfait
00:46:34de voir que personne
00:46:35ne bouge
00:46:36et laisse faire
00:46:37une manifestation
00:46:37qui est en fait
00:46:38une manifestation anti-police
00:46:40pour augmenter la haine
00:46:41contre les services de police
00:46:42on écoute Christophe Hamon
00:46:44secrétaire départemental
00:46:45justement syndicat unité
00:46:46et folie dans la folie
00:46:48c'est-à-dire que vous allez
00:46:48peut-être avoir des forces
00:46:49de l'ordre
00:46:50qui vont protéger
00:46:51qui vont se protéger
00:46:53parce qu'il y a des risques
00:46:54de trouble à l'ordre public
00:46:55et puis c'est normal
00:46:56quand il y a des événements
00:46:56avec du monde
00:46:57qu'il y ait des forces
00:46:58de l'ordre
00:46:58qui viennent protéger
00:46:59les concitoyens
00:47:00ils ne réfléchissent pas
00:47:00en disant
00:47:01vous êtes anti-police
00:47:02ou vous êtes pro-police
00:47:03ils vont avoir les boules
00:47:05quand même
00:47:05c'est plutôt bien résumé
00:47:07il faut le dire
00:47:08j'aime cette expertise
00:47:10vous devez être
00:47:12voilà
00:47:13c'est la grande fierté
00:47:14du cigare
00:47:15regardez
00:47:15c'est très simple
00:47:18allez on écoute
00:47:18Christophe Hamon
00:47:19c'est une attaque claire
00:47:22contre les forces de l'ordre
00:47:23sous prétexte en fait
00:47:24de liberté d'expression
00:47:25les organisateurs
00:47:26en fait s'en prennent
00:47:27à la police
00:47:28dans toutes ses formes
00:47:30quand on est vraiment
00:47:31aussi opposé
00:47:32aux forces de l'ordre
00:47:33c'est que quelque part
00:47:34on ne doit pas
00:47:35trop aimer l'ordre
00:47:36quelque part
00:47:37c'est plutôt
00:47:37dans le désordre
00:47:38que ces gens-là
00:47:39doivent se retrouver
00:47:39après c'est très dangereux
00:47:42leur positionnement
00:47:43est très dangereux
00:47:43parce que bon
00:47:44la police
00:47:46fait partie
00:47:46des piliers de la démocratie
00:47:48donc si on commence
00:47:49à chahuter
00:47:51la police
00:47:52et les forces de l'ordre
00:47:53on va rentrer
00:47:54dans des situations
00:47:55très très compliquées
00:47:56pour l'ensemble citoyen
00:47:57je pense qu'il aurait pu y avoir
00:47:58peut-être une prise
00:47:59de position plus claire
00:48:01de la part des autorités administratives
00:48:02un téléspectateur
00:48:05on le salue
00:48:06Jean-Claude dit
00:48:07bonjour Elliot
00:48:07à Cap Parti
00:48:08y aura-t-il des blindés
00:48:09des hélicoptères
00:48:10comme pour les agriculteurs
00:48:11je pose la question
00:48:12au gouvernement
00:48:13mais il a tout à fait raison
00:48:15c'est-à-dire que là
00:48:17on est quand même
00:48:18sur des débordements
00:48:19extrêmement violents
00:48:20à partir du moment
00:48:21où vous en prenez
00:48:22à la police
00:48:23de cette manière-là
00:48:25ça veut dire
00:48:25que vous n'avez plus
00:48:26aucun respect
00:48:27pour les outils
00:48:28en fait de la démocratie
00:48:29que le maire
00:48:31soit incapable
00:48:32de s'y opposer
00:48:33parce qu'il peut faire
00:48:33un arrêté
00:48:34en interdisant
00:48:35la manifestation
00:48:36effectivement
00:48:37il faut qu'il soit soutenu
00:48:38par le préfet
00:48:38si le préfet
00:48:40ne le soutient pas
00:48:40dans ce cadre-là
00:48:41c'est que franchement
00:48:42on n'a plus un état local
00:48:44qui fonctionne
00:48:44que nous en soyons
00:48:46arrivés là
00:48:47et que ce maire
00:48:47se fasse le commentateur
00:48:49de ce qui se passe
00:48:50dans sa ville
00:48:51c'est lamentable
00:48:52mais à un moment donné
00:48:54je vous assure
00:48:55depuis ce matin
00:48:55je me demande
00:48:56si ce n'est pas
00:48:56une IA
00:48:57une intelligence artificielle
00:48:58les citoyens toulousains
00:48:59ont réélu ce type
00:49:01qui quand même
00:49:01n'a pas fait grand chose
00:49:03pour sa ville
00:49:04c'est quelqu'un
00:49:06de très très bien
00:49:07ah bon ?
00:49:08c'est dommage
00:49:08parce que par exemple
00:49:09il y a eu
00:49:10beaucoup d'événements
00:49:11à Toulouse
00:49:12on se souvient
00:49:12de choses dramatiques
00:49:13comme ce qui s'est passé
00:49:14à l'école
00:49:15aux Aratora
00:49:16il n'a jamais vraiment
00:49:17lutté contre l'islamisme
00:49:18par exemple
00:49:19je donne cet exemple-là
00:49:20c'est quand même
00:49:21c'est le vôtre
00:49:22je ne partage pas votre avis
00:49:24je le connais personnellement
00:49:26vous le connaissez personnellement
00:49:28nous avons été députés ensemble
00:49:31je me souviens
00:49:33qu'ils avions planté
00:49:34un arbre en Israël ensemble
00:49:35à l'ambassade d'Israël
00:49:39nous étions ensemble
00:49:40c'est bien d'apporter
00:49:42la contradiction là-dessus
00:49:43c'est bien Georges
00:49:44d'apporter la contradiction
00:49:45mais je pense que là
00:49:46on parle d'un autre sujet
00:49:47Céline s'il vous plaît
00:49:48en revanche
00:49:49ce qui m'intéresse
00:49:50c'est de savoir
00:49:50ce qu'il va faire
00:49:51pour cette soirée
00:49:51il a dit rien
00:49:53la publicité
00:49:54c'est un autre sujet
00:49:54mais on ira ça
00:49:55on est à la seconde
00:49:56non mais de toute façon
00:49:57vous avez résumé parfaitement
00:49:58tu vas envoyer la séquence
00:49:59à toute la direction
00:49:59ils ont les boules
00:50:00je le répète
00:50:02je le dis à la direction
00:50:03du Figaro
00:50:04regardez
00:50:04c'est exactement
00:50:05en revanche
00:50:06vous êtes l'homme de la semaine
00:50:07vous êtes l'homme de la semaine
00:50:08parce que vous avez fait
00:50:09un entretien
00:50:09avec Arnaud Montebourg
00:50:10et Thierry Breton
00:50:11sur l'industrie française
00:50:12qui est excellent
00:50:13si vous n'avez pas vu
00:50:15cette séquence
00:50:16il faut rester avec nous
00:50:18on en parle
00:50:18entre 10h et 10h30
00:50:19il est 10h sur CNews
00:50:23l'information
00:50:23c'est avec Marine
00:50:24Sabourin
00:50:25rebonjour Marine
00:50:25rebonjour Eliott
00:50:26bonjour à tous
00:50:27cette information
00:50:28qui concerne les fumeurs
00:50:29dès le 1er janvier 2026
00:50:31certains paquets
00:50:32de cigarettes
00:50:33vont augmenter
00:50:34jusqu'à 50 centimes
00:50:35pour les marques premium
00:50:36une augmentation
00:50:36de 1 euro
00:50:37est également à prévoir
00:50:38pour les tabacs à rouler
00:50:40à Besançon
00:50:41la réclusion criminelle
00:50:42à perpétuité
00:50:43a été requise
00:50:43contre l'anesthésiste
00:50:44Frédéric Péchier
00:50:45l'ex-médecin
00:50:46y est jugé
00:50:46pour l'empoisonnement
00:50:47de 30 patients
00:50:48dans 12 mortels
00:50:49le verdict est attendu
00:50:50d'ici le 19 décembre
00:50:52soit vendredi prochain
00:50:53et puis c'est la journée
00:50:55internationale
00:50:55de la raclette
00:50:56aujourd'hui
00:50:57à cette occasion
00:50:57un immense repas
00:50:58est organisé
00:50:59sur les Champs-Elysées
00:51:00dès 11h
00:51:00et jusqu'à minuit
00:51:01c'est le deuxième plat
00:51:02préféré des français
00:51:03juste derrière
00:51:04le bœuf bourguignon
00:51:05d'ailleurs selon un sondage
00:51:0695% des français
00:51:08considèrent que la raclette
00:51:09n'est pas un plat
00:51:09comme les autres
00:51:10merci chère Marine
00:51:12Sabourin
00:51:12je voudrais qu'on aille
00:51:13du côté de Rosa Parc
00:51:15le quartier à Paris
00:51:16dans le 19ème arrondissement
00:51:18donc on est vraiment
00:51:19quasiment
00:51:21sur le périphérique
00:51:22à quelques encablures
00:51:25d'Aubervilliers
00:51:26si je ne m'abuse
00:51:27c'est un quartier
00:51:27qui a été complètement
00:51:28oublié par la ville
00:51:29on nous a promis
00:51:30Monts et Merveilles
00:51:31là aussi
00:51:32du côté de Rosa Parc
00:51:33et de ce quartier
00:51:34qui est gangréné
00:51:35par le krach
00:51:36et la drogue
00:51:38et vous avez des habitants
00:51:39qui aujourd'hui
00:51:40et depuis plusieurs années
00:51:41se mobilisent
00:51:42en disant
00:51:42aidez-nous
00:51:43parce qu'on vit
00:51:44un enfer sur place
00:51:45il y a une insécurité
00:51:46qui est grandissante
00:51:47mais les médias
00:51:48comme d'habitude
00:51:49et les responsables politiques
00:51:51n'en parlons pas
00:51:51viennent deux trois fois
00:51:53font des petites vidéos
00:51:54font des promesses
00:51:56et oublient
00:51:57nous on ne les oublie pas
00:51:58je vous propose
00:51:59de voir ce sujet
00:51:59parce que là
00:52:00ils témoignent d'une réalité
00:52:02c'est pas un sentiment
00:52:03la réalité c'est quoi
00:52:04c'est l'insécurité
00:52:05vers 2016
00:52:07coupée en pleine interview
00:52:10par une femme droguée
00:52:11cette habitante
00:52:12ne semble même plus étonnée
00:52:13elle a emménagé
00:52:14dans le quartier Rosa Parcs
00:52:16en 2012
00:52:16un quartier
00:52:17maintenant gangréné
00:52:19par le krach
00:52:19c'est une personne
00:52:22que l'on croise
00:52:25ici régulièrement
00:52:27donc des personnes
00:52:29qui sont en errance
00:52:30qui sont souvent
00:52:32atteintes de maladies mentales
00:52:35qui ont vraiment
00:52:36des gros problèmes
00:52:37psychologiques
00:52:38et ça c'est au quotidien
00:52:40elle fait référence
00:52:43à ces dizaines de personnes
00:52:44qui se rassemblent ici
00:52:45la nuit
00:52:45sous ce pont
00:52:46à quelques mètres
00:52:47d'une école
00:52:48plus tôt dans la journée
00:52:53les parents d'élèves
00:52:55se sont rassemblés
00:52:56avec des casseroles
00:52:57et slogans
00:52:57pour un cri de désespoir
00:52:59en anonyme
00:53:01par peur de représailles
00:53:02ils parlent d'un abandon
00:53:04c'est pas parce qu'on est
00:53:05dans un quartier populaire
00:53:06qu'on doit être oublié
00:53:07et nous on a vraiment
00:53:08l'impression
00:53:08sincèrement
00:53:10d'avoir été oublié
00:53:11et il n'est pas normal
00:53:12que nos enfants
00:53:13n'aient pas une enfance
00:53:14comme les autres
00:53:14souvent les gens
00:53:15sont dévêtus
00:53:16ils font leur sel
00:53:18et leurs besoins
00:53:19devant nous
00:53:20à même le sol
00:53:21à même les trottoirs
00:53:22et on est confronté
00:53:24à ça tous les jours
00:53:25les forces de l'ordre
00:53:26sont visibles sur place
00:53:27mais les riverains
00:53:28regrettent l'absence
00:53:29de mesures de santé publique
00:53:30pour prendre en charge
00:53:31ces addictions
00:53:32il y a tout dans ce sujet
00:53:34elles sont où
00:53:35les associations humanistes
00:53:37qui prônent
00:53:39le vivre ensemble
00:53:40etc.
00:53:40pour aider
00:53:41ces familles
00:53:42dans les quartiers
00:53:43populaires
00:53:44qui disent
00:53:45mais nous on est oubliés
00:53:46notre enfant
00:53:46il a le droit
00:53:47de vivre la même chose
00:53:48que la famille
00:53:51de ce syndicat
00:53:53ou de cette ONG
00:53:54qui vit dans le 6ème arrondissement
00:53:55c'est sûr
00:53:56et c'est une catastrophe sociale
00:53:57ça a été dit
00:53:58parce que les enfants
00:54:00ne vont pas à l'école
00:54:02dans les conditions normales
00:54:03c'est des écoles
00:54:04qui sont désertées
00:54:05tous ceux qui peuvent
00:54:06quitter l'école
00:54:06la quitte
00:54:07ce sont des logements
00:54:09il y a des familles
00:54:09là-dedans
00:54:10qui peut-être
00:54:10ont acheté leur logement
00:54:11et qui voient
00:54:12leur valeur
00:54:13divisée peut-être
00:54:14par deux
00:54:15donc c'est une catastrophe sociale
00:54:17et c'est une catastrophe
00:54:18sanitaire
00:54:19on parlait tout à l'heure
00:54:21du Covid
00:54:22on a été capable
00:54:23de mettre les gens
00:54:24de confiner
00:54:26des millions de personnes
00:54:28peut-être devra-t-on être capable
00:54:29de soigner
00:54:30d'obliger
00:54:32les gens
00:54:32qui sont sous craque
00:54:33à se soigner
00:54:35alors on nous dit
00:54:35non
00:54:36les libertés individuelles
00:54:37etc
00:54:37mais je pense
00:54:38qu'il n'y a qu'une seule chose
00:54:40à faire
00:54:40c'est les enfermer
00:54:43les désintoxiquer
00:54:44et ce n'est pas
00:54:44un problème
00:54:45de liberté individuelle
00:54:47c'est leur sauver la vie
00:54:48je pense
00:54:49donc c'est ça
00:54:50une véritable politique sociale
00:54:52qui devrait être
00:54:52et il y a l'immigration
00:54:55non mais je suis d'accord
00:54:56mais il y a l'immigration
00:54:57donc il faut stopper les flux
00:54:59on est tous d'accord
00:54:59mais les gens qui sont là
00:55:00il faut les désintoxiquer
00:55:04et ensuite les renvoyer chez eux
00:55:05mais non seulement
00:55:06et tu as peut-être fait raison Georges
00:55:07c'est un problème aussi migratoire
00:55:09puisque aujourd'hui
00:55:09beaucoup de craqués
00:55:11donc de personnes
00:55:11qui consomment du crack
00:55:12et qui d'ailleurs
00:55:13pour beaucoup
00:55:14qui sont des consommateurs
00:55:15mais qui sont aussi des trafiquants
00:55:16en fait on trafique le crack
00:55:17pour se payer ses propres doses
00:55:18parce que c'est une drogue
00:55:19qui est extrêmement addictive
00:55:20sont issues de l'immigration
00:55:22et surtout sont en situation irrégulière
00:55:24notamment qui viennent d'Haïti
00:55:26etc.
00:55:27c'est un désastre
00:55:28depuis qu'Anne Hidalgo
00:55:30a démantelé
00:55:30la colline du crack
00:55:31à Port de la Chapelle
00:55:32en 2019
00:55:33le narcotrafic de crack
00:55:35s'est développé
00:55:36dans tout le 19ème arrondissement
00:55:37même dans le 20ème
00:55:38etc.
00:55:39et des quartiers comme Rosa Parc
00:55:40sont aujourd'hui
00:55:40complètement gangrénés
00:55:41par le narcotrafic
00:55:43de crack
00:55:44et surtout aujourd'hui
00:55:45la ville de Paris
00:55:46qui a fait exploser la dette
00:55:4710 milliards d'euros de dette
00:55:48qui a fait exploser
00:55:49le nombre de fonctionnaires
00:55:50n'arrive absolument pas
00:55:52à enrayer
00:55:53la question du narcotrafic
00:55:54on se dit
00:55:54pourquoi il y a de plus en plus
00:55:55de dettes
00:55:56il y a de plus en plus
00:55:57de fonctionnaires
00:55:57et pourtant il y a de plus en plus
00:55:59de problèmes de sécurité
00:56:00ça démontre bien
00:56:00que la gestion à la Hidalgo
00:56:03du crack
00:56:04ce n'est absolument pas
00:56:05une bonne chose
00:56:05pour la ville de Paris
00:56:06ça va peut-être être démago
00:56:08ce que je dis
00:56:08mais je pense aux téléspectateurs
00:56:10qui nous regardent
00:56:11depuis 9h
00:56:11et qui se disent
00:56:12mais attendez là
00:56:13certes il y a les policiers
00:56:14qui sont sur place
00:56:15mais on ne met pas de blindés là
00:56:16les hélicoptères
00:56:18ils ne sont pas
00:56:18sur le quartier de Rosa Parc
00:56:20pour voir comment ça se passe
00:56:21avec les personnes
00:56:23qui consomment du crack
00:56:24c'est plus intéressant
00:56:26d'aller mettre
00:56:26des hélicoptères
00:56:27et des blindés
00:56:28pour les agriculteurs
00:56:29c'est pire même
00:56:29vous voyez on revient
00:56:30finalement à la même histoire
00:56:32dans le cas de la drogue
00:56:34on met en avant
00:56:35l'argument sanitaire
00:56:36pour ne pas agir
00:56:37de manière sécuritaire
00:56:39autrement dit
00:56:39on va vous dire
00:56:40vous comprenez
00:56:41on ne peut pas
00:56:42emprisonner
00:56:45ou mettre ces personnes
00:56:46de côté
00:56:46parce que ce serait
00:56:47portée atteinte
00:56:48à leurs droits individuels
00:56:49et parce qu'en fait
00:56:51elles sont malades
00:56:52en fait elles sont malades
00:56:53mais elles sont aussi
00:56:54consommatrices de drogue
00:56:55ce qui est quand même
00:56:56il y a deux aspects
00:56:57et un aspect
00:56:58est un aspect sécuritaire
00:57:00donc sous près
00:57:01pour ne pas agir
00:57:02et pour justifier
00:57:03l'inaction
00:57:04on met en avant
00:57:05le sanitaire
00:57:05là où au contraire
00:57:06le sanitaire
00:57:07va justifier
00:57:08des mesures
00:57:09anti-sécuritaires
00:57:10extrêmement
00:57:10mais en fait
00:57:10les deux sont liés
00:57:11moi je pense
00:57:12qu'effectivement
00:57:13le sécuritaire
00:57:14donc les enfermer
00:57:15c'est aussi
00:57:16leur sauver
00:57:17la vie
00:57:18donc se réfugier
00:57:20derrière les droits
00:57:21individuels
00:57:22c'est une politique
00:57:22anti-humaniste
00:57:23parce que ces gens-là
00:57:24vont crever
00:57:24et risquent de faire crever
00:57:26les autres
00:57:26si vous voulez
00:57:28je l'ai dit
00:57:29juste avant la publicité
00:57:30vous êtes peut-être
00:57:31l'homme de la semaine
00:57:32puisque vous avez fait
00:57:33non mais c'est l'entretien
00:57:34qui est absolument passionnant
00:57:35on a commencé avec
00:57:36la crise agricole
00:57:37il faut aussi parler
00:57:38de la crise industrielle
00:57:39en France
00:57:39on a deux cas majeurs
00:57:41cette semaine
00:57:41la liquidation de Brandt
00:57:43Fleuron français
00:57:44de l'électroménager
00:57:45700 emplois
00:57:46avec des gens
00:57:47qui seront au chômage
00:57:48avant Noël
00:57:48et puis la reprise
00:57:49in extremis
00:57:50de la marque IKKS
00:57:51qui est du prêt-à-porter
00:57:52sauf que c'est une reprise
00:57:53avec des conséquences
00:57:54la moitié des emplois
00:57:55vont être supprimés
00:57:56500 postes
00:57:58la faillite de ce modèle
00:57:59européiste
00:58:00sans frontières
00:58:01de l'économie heureuse
00:58:02la mondialisation
00:58:03prônée notamment
00:58:04par Emmanuel Macron
00:58:05a été remise en question
00:58:07par Arnaud Montebourg
00:58:08sous les yeux
00:58:09de Thierry Breton
00:58:10et vous avez animé
00:58:11ce débat cette semaine
00:58:12pour le Figaro
00:58:14je vous propose
00:58:14d'écouter Arnaud Montebourg
00:58:16qui a prôné
00:58:16le Made in France
00:58:17lorsqu'il était ministre
00:58:18de l'économie
00:58:19et qui revient
00:58:20sur l'un des turning points
00:58:22un des points de bascule
00:58:23c'est évidemment
00:58:24l'affaire Alstom
00:58:25et il rappelle
00:58:27la responsabilité
00:58:29à l'époque
00:58:30d'un certain
00:58:31Emmanuel Macron
00:58:32pour laquelle
00:58:32il y a eu
00:58:33une commission
00:58:33d'enquête parlementaire
00:58:34qui était dirigée
00:58:35par le regretté
00:58:36Olivier Marlex
00:58:37et qui avait fait
00:58:38un article 40
00:58:39au Marquette
00:58:40sur cette affaire
00:58:41dont j'aimerais bien
00:58:42connaître les suites
00:58:43un jour
00:58:43sur les articles 40
00:58:45parfois
00:58:45il faut attendre
00:58:46depuis le 7 octobre
00:58:47il y en a eu
00:58:48des articles
00:58:48oui on attend
00:58:49on attend
00:58:49mais peut-être
00:58:50qu'en 2035
00:58:50on aura la réponse
00:58:51Alstom
00:58:54j'ai suffisamment donné
00:58:57et ça
00:58:58ça s'est terminé
00:58:59avec une explosion
00:59:00politique
00:59:01à la fin
00:59:01et mon départ
00:59:02sur la vente
00:59:05par François Hollande
00:59:06son secrétaire général
00:59:07adjoint
00:59:08qui était
00:59:09monsieur Macron
00:59:09aux américains
00:59:11de la branche
00:59:13de la branche
00:59:14énergétique
00:59:15tout ça
00:59:16pour 10 ans plus tard
00:59:17le racheter
00:59:17piteusement
00:59:18beaucoup plus cher
00:59:19qu'on ne l'avait vendu
00:59:19ce qui montre bien
00:59:20qu'il y a un défaut stratégique
00:59:21mais ça c'était toujours
00:59:22les banquiers d'affaires
00:59:23on découpe
00:59:25on vend
00:59:25on découpe
00:59:26on vend
00:59:26et puis on prend des comms
00:59:27au passage
00:59:27voilà
00:59:28parce que c'est quand même
00:59:29ça l'histoire
00:59:29donc sociologiquement
00:59:31il y a un sujet
00:59:32par rapport à notre élite
00:59:33je vais vous dire
00:59:34je suis plus intéressé
00:59:35presque par la tête
00:59:36de Thierry Breton
00:59:37que par la déclaration
00:59:39d'Arne Montdebourg
00:59:39mais ça va plus loin
00:59:40puisqu'il revient
00:59:41sur l'Europe
00:59:42et sa vision de l'Europe
00:59:44et l'échec
00:59:45de l'européisme
00:59:46écoutez Arne Montdebourg
00:59:48nous sommes les vassaux
00:59:50industriels de la Chine
00:59:52et les vassaux numériques
00:59:53des Etats-Unis
00:59:54donc
00:59:54qui a produit ce résultat là ?
00:59:57le système européen
00:59:58donc moi je ne suis pas d'accord
00:59:59parce que
01:00:01je suis pour la liberté
01:00:02et la souveraineté
01:00:02donc
01:00:03confier les clés
01:00:05de notre futur
01:00:06à ce système là
01:00:07je n'y crois pas
01:00:08je ne dis pas
01:00:09qu'il faut l'abolir
01:00:09je dis
01:00:10je ne suis pas convaincu
01:00:11et c'est une des raisons
01:00:13pour lesquelles
01:00:13depuis 20 ans
01:00:14je ne marche plus
01:00:15depuis
01:00:16j'ai voté Maastricht
01:00:17c'était mon dernier vote positif
01:00:18comme citoyen
01:00:20je n'étais pas parlementaire
01:00:21à l'époque
01:00:21j'étais jeune citoyen
01:00:23je commençais à voter
01:00:23etc
01:00:24et puis après
01:00:24je me suis retrouvé au Parlement
01:00:25au Parlement
01:00:26je n'ai pas marché
01:00:27dans tout ça
01:00:27je n'y arrivais pas
01:00:28et j'ai voté non
01:00:30au référendum
01:00:30et pourtant
01:00:32on m'a vendu Lisbonne
01:00:33derrière
01:00:34on me l'a fait gober
01:00:35et il va dire
01:00:36les Européens finiront
01:00:38plus pauvres
01:00:39et enchaînés
01:00:40et plus pauvres
01:00:41et enchaînés
01:00:42cette formule là
01:00:43et là vous avez tiré breton
01:00:44moi je me suis inquiété
01:00:46peut-être que dans l'oreille
01:00:47vous avez dit
01:00:47vous avez dit à vos équipes
01:00:48un médecin là
01:00:49parce que
01:00:50il faut mettre Thierry Breton
01:00:52en position latérale
01:00:53de sécurité
01:00:54tout ce qu'il dit
01:00:55revenons aux choses sérieuses
01:00:56c'est absolument passionnant
01:00:57ce qui est intéressant
01:00:58d'ailleurs c'est que Thierry Breton
01:00:59ne l'a pas vraiment contredit
01:01:00merci
01:01:01c'était compliqué
01:01:02même sur la nationalisation
01:01:05d'ailleurs d'Arcelor
01:01:06Thierry Breton
01:01:07a reconnu qu'une nationalisation
01:01:08transitoire
01:01:09vu qu'on était à poil
01:01:11en liquette
01:01:11pour reprendre l'expression
01:01:13d'Arnaud Montebourg
01:01:14était peut-être
01:01:15la seule solution
01:01:17et évidemment
01:01:18on voit bien
01:01:20que le problème
01:01:21de la désindustrialisation
01:01:23non non
01:01:24Alstom
01:01:24il a parlé d'Alstom
01:01:25mais on a aussi parlé
01:01:26du cas d'Arcelor
01:01:28d'ArcelorMittal
01:01:29puisque tout ça
01:01:30est lié
01:01:30effectivement
01:01:31la désindustrialisation
01:01:34massive
01:01:35est lié aussi
01:01:36à notre absence
01:01:37de souveraineté
01:01:38à une politique
01:01:39de libre-échange
01:01:40qui a été totalement
01:01:41déraisonnable
01:01:43à des technocrates
01:01:45qui ont aussi
01:01:46vendu
01:01:47à la découpe
01:01:48les fleurons
01:01:49de l'industrie française
01:01:49donc Arnaud Montebourg
01:01:51qui est un homme de gauche
01:01:52mais un homme de gauche
01:01:53très courageux
01:01:54et très lucide
01:01:54a fait un constat
01:01:55implacable
01:01:56d'autant plus
01:01:57qu'aujourd'hui
01:01:57il est libre
01:01:58il n'a plus d'engagement
01:01:58politique
01:01:59et donc il est passionnant
01:02:00mais il serait le bienvenu
01:02:02pour répondre
01:02:03à toutes nos questions
01:02:03parce que j'ai plein
01:02:04de questions
01:02:05certes la souveraineté
01:02:06industrielle
01:02:08est importante
01:02:09est-ce que
01:02:10Arnaud Montebourg
01:02:11reviendrait sur les 35 heures ?
01:02:14je pense que oui
01:02:14parce qu'il est
01:02:15j'aimerais bien
01:02:16lui poser la question
01:02:17parce qu'il est entrepreneur
01:02:18Arnaud Montebourg
01:02:19c'est ça qui est intéressant
01:02:21il faudrait lui demander
01:02:22je pense qu'il est
01:02:23un mélange intéressant
01:02:24de libéralisme
01:02:25sur le plan
01:02:26il a dit dans l'émission
01:02:27il a dit
01:02:28qu'il était
01:02:28pour qu'on ait
01:02:29des protections
01:02:30vis-à-vis de l'extérieur
01:02:31et qu'on lâche la grappe
01:02:33pardonnez-moi
01:02:33aux entrepreneurs
01:02:34sur le plan intérieur
01:02:36qu'on produise
01:02:36son créneau
01:02:38c'est
01:02:39faire de nouveau
01:02:41de la France
01:02:41un pays de producteur
01:02:42son créneau c'est
01:02:42travailler plus
01:02:43pour gagner plus
01:02:44Arnaud Montebourg
01:02:46est devenu un homme de droite
01:02:47oui mais la droite
01:02:49Thierry Breton
01:02:50est censé être de droite
01:02:51je vous le dirais
01:02:52et pour la désindustrialisation
01:02:53la droite
01:02:54c'est ce qui explique
01:02:55qu'elle est dans l'état
01:02:56où elle est aujourd'hui
01:02:57n'a pas fait
01:02:58beaucoup mieux
01:02:59même si Sarkozy
01:03:00sur Alstom
01:03:00avait été
01:03:02avait défendu
01:03:03Alstom
01:03:04Peut-être Georges
01:03:05oui
01:03:05vous avez un avis
01:03:06sur ces déclarations
01:03:07d'Arnaud Montebourg
01:03:08ça a été un de vos adversaires
01:03:09d'ailleurs
01:03:09pendant votre carrière politique
01:03:11c'était un adversaire politique
01:03:13sûr
01:03:13j'ai pas dit le contraire
01:03:14voilà
01:03:15j'étais LR
01:03:16UMP LR
01:03:17mais
01:03:18je ne déteste pas
01:03:20le personnage
01:03:21vous ne détestez personne
01:03:23vous n'êtes pas un homme
01:03:24non non mais je veux dire
01:03:24politiquement
01:03:25celui-ci
01:03:26quand il défend
01:03:27le Made in France
01:03:28quand il défend
01:03:29l'industrie française
01:03:30et en plus
01:03:31il argumente
01:03:32et il fait la liste
01:03:34de presque
01:03:35un million
01:03:36d'emplois industriels
01:03:37qui ont été
01:03:37supprimés
01:03:38qui ont disparu
01:03:39depuis je crois
01:03:40l'arrivée de Macron
01:03:41c'est ça
01:03:41et puis il a pris son risque
01:03:42il a pris son risque
01:03:44il est allé au charbon
01:03:45il a créé des entreprises
01:03:46il a connu des difficultés
01:03:48il s'est confronté
01:03:49à un modèle
01:03:50qui n'est pas toujours évident
01:03:52et quand il revient
01:03:53il sait de quoi il parle
01:03:54absolument
01:03:54il est passé à travers
01:03:56le prisme de l'expérience
01:03:57et exactement
01:03:58ce qui nous change
01:03:59de beaucoup d'hommes politiques
01:04:00qui parlent
01:04:01sans parfois
01:04:02avoir simplement
01:04:04su ce qu'était
01:04:05que subir un ordre
01:04:07ou le donner
01:04:07d'ailleurs
01:04:08vous avez dit
01:04:09reviens
01:04:09moi je n'ai pas l'impression
01:04:10qu'il veuille faire
01:04:11de la politique
01:04:12aujourd'hui
01:04:13il a une parole libre
01:04:14il veut peser
01:04:14sur le débat
01:04:16mais il reste
01:04:18pour l'instant
01:04:19il s'occupe
01:04:21de ses amandes
01:04:21de son miel
01:04:22il a des factures
01:04:25à payer
01:04:25il fait
01:04:27les producteurs
01:04:28d'amandes
01:04:29je crois
01:04:29Jean-Michel 1er de Grége
01:04:30je lui fais une blague
01:04:31il n'y va pas
01:04:32non non
01:04:33des amandes
01:04:34bien sûr
01:04:34il produit des amandes
01:04:35il produit des amandes
01:04:36bon en tous les cas
01:04:37il est le bienvenu
01:04:38Arnaud Montebourg
01:04:39c'est intéressant
01:04:40on va lui lancer
01:04:41je lui ai lancé
01:04:43hier
01:04:43mais visiblement
01:04:44son téléphone
01:04:45ne fonctionnait pas
01:04:46ce serait intéressant
01:04:47de l'avoir
01:04:47autre sujet
01:04:49il nous reste
01:04:49quelques minutes
01:04:50on est à
01:04:51désormais
01:04:52une dizaine de jours
01:04:53de Noël
01:04:54qui est un instant
01:04:55heureux
01:04:55apaisant
01:04:56un moment
01:04:58qui rassemble
01:04:58évidemment
01:04:59les français
01:05:00je ne sais pas
01:05:01ce que ce sont
01:05:02les fêtes d'hiver
01:05:03chère Céline Pina
01:05:04en revanche
01:05:05je suis sidéré
01:05:06par les raccourcis
01:05:09qui sont faits
01:05:10ça a commencé
01:05:10avec France Info
01:05:11très rapidement
01:05:12ils ont supprimé
01:05:14leur message
01:05:15mais rappelez-vous
01:05:16de ce poste
01:05:18qui a été fait
01:05:18saviez-vous
01:05:19qu'il existe un lien
01:05:19entre les nazis
01:05:21et
01:05:22nos chers marchés
01:05:24de Noël
01:05:24c'était la vidéo
01:05:25publiée par France Info
01:05:26cette semaine
01:05:27je crois en lien
01:05:28avec une école
01:05:28de journalisme
01:05:29tout va bien
01:05:30et puis
01:05:31quelques heures plus tard
01:05:32ils ont décidé
01:05:33de supprimer la vidéo
01:05:35on a pris le message
01:05:37vraiment tel quel
01:05:38vous découvrez également
01:05:40qu'il n'y a pas
01:05:41une fois
01:05:41nous présentons
01:05:42nos excuses
01:05:43à ceux qui ont été
01:05:44heurtés par ce raccourci
01:05:46qui n'avait pas lieu d'être
01:05:47car nous sommes
01:05:48un label de confiance
01:05:49un média
01:05:49labellisé de confiance
01:05:51bien sûr
01:05:51et bien
01:05:52jeudi soir
01:05:54l'humanité
01:05:54est allée encore
01:05:55un peu plus loin
01:05:56eux ils l'affirment
01:05:58oui
01:05:58les marchés de Noël
01:06:00sont une tradition
01:06:01nazie
01:06:02voilà ce que dit
01:06:03vous le voyez
01:06:06excusez-moi
01:06:06je n'invente jamais
01:06:07vous êtes sûr ?
01:06:09vous remettez
01:06:10alors attendez
01:06:11vous faites une erreur
01:06:12vous remettez
01:06:14vous mettez en doute
01:06:16mon intégrité
01:06:17ça blesse
01:06:18non pas vous
01:06:18ça blesse inutilement
01:06:19tous les catholiques
01:06:20de France
01:06:21ou même tous les français
01:06:22tous les français
01:06:24c'est un scandale
01:06:25ça apparaît absurde
01:06:26mais on ne voit pas très bien
01:06:27ce qu'on recherche
01:06:28derrière tout ça
01:06:29vraiment
01:06:29si ils veulent la déconstruction
01:06:30de la civilisation
01:06:31occidentale
01:06:32occidentale
01:06:33ils n'ont pas de projet alternatif
01:06:35quel est le projet alternatif ?
01:06:37aucun
01:06:38aucun
01:06:38le chaos
01:06:38vous dites ?
01:06:40ils veulent déconstruire
01:06:41la civilisation
01:06:42la nature ayant y rendue
01:06:43avec superfusion
01:06:46de subventions publiques
01:06:48avec votre argent
01:06:49c'est toujours mieux
01:06:49évidemment
01:06:51plus avec le vôtre
01:06:52vous avez beaucoup
01:06:53de moyens
01:06:54Mathieu
01:06:55il nous reste quelques instants
01:06:57et je suis tombé
01:06:58sur ces deux actualités
01:06:59France Télévisions
01:07:01chaque jour
01:07:02il y a une nouvelle information
01:07:03vous savez qu'on en avait parlé
01:07:05il y a quelques mois
01:07:07déchiffré des lettres
01:07:08avec les animateurs
01:07:11déchiffré des lettres
01:07:12qui étaient adorés
01:07:12des français
01:07:13c'est une émission
01:07:13qui était appréciée
01:07:14et du jour au lendemain
01:07:16patatras
01:07:17suppression des chiffres
01:07:18et des lettres
01:07:19bon bah France Télévisions
01:07:20a été condamnée
01:07:21à verser près de 450 000 euros
01:07:24aux anciens animateurs
01:07:26c'est une info du parisien
01:07:28le chapeau fait peur
01:07:29le chapeau c'est après le titre
01:07:30rupture brutale et vexatoire
01:07:33discrimination liée à l'âge
01:07:35exécution déloyale du contrat
01:07:38Bertrand Renard
01:07:40et Ariel Boulimprat
01:07:41ont obtenu
01:07:42fin novembre
01:07:42la condamnation
01:07:44de leur ex-employeur
01:07:45par le conseil
01:07:46de Prud'homme de Paris
01:07:47en cause
01:07:47les conditions
01:07:48de leur départ
01:07:49après respectivement
01:07:5047 et 36 ans
01:07:53d'antenne
01:07:54450 000 euros
01:07:56Céline Cunard
01:07:56mais ne parlez pas
01:07:57de gabgis
01:07:58tout va bien
01:08:00bien sûr
01:08:00Non mais je rappelle
01:08:01que dans la commission
01:08:02d'enquête
01:08:03sur l'audiovisuel public
01:08:05qui est en train
01:08:06de sortir quand même
01:08:07énormément d'affaires
01:08:09il a été dit
01:08:10justement
01:08:11qu'un rapport
01:08:12des syndicats
01:08:13montre l'état
01:08:14de dégradation
01:08:15des relations sociales
01:08:17à l'intérieur
01:08:17de Radio France
01:08:19et de l'audiovisuel public
01:08:20cible directement
01:08:23non seulement
01:08:23Delphine Ernot
01:08:24mais son secrétaire général
01:08:26monsieur Sidbon Gomez
01:08:28pour la manière
01:08:29dont il se comporte
01:08:30avec leurs employés
01:08:31et derrière tout ça
01:08:33alors que l'entreprise
01:08:35est en crise grave
01:08:36plus de 81 millions
01:08:37de déficits
01:08:38Madame Ernot
01:08:40touche
01:08:41des indemnités
01:08:42de réussite
01:08:43c'est-à-dire
01:08:44que ces gens-là
01:08:45coulent des boîtes
01:08:46mais en plus
01:08:47tous des primes
01:08:48pour avoir réussi
01:08:49à les couler
01:08:49encore plus vite
01:08:51que ne l'auraient fait
01:08:51peut-être de vrais professionnels
01:08:53donc franchement
01:08:53quand on en arrive
01:08:55à ce stade-là
01:08:56et qu'en plus
01:08:57tous les acteurs
01:08:58de la haute fonction publique
01:08:59se montrent
01:09:00d'une rare prétention
01:09:01refusent de répondre
01:09:03quand on leur met
01:09:04le nez
01:09:05dans leurs erreurs
01:09:06sont en situation
01:09:07d'échec
01:09:08et continuent encore
01:09:09à la ramener
01:09:10je trouve que
01:09:11cette commission d'enquête
01:09:12est dévastatrice
01:09:13pour les représentants
01:09:15de l'État
01:09:16et pour Madame Ernot
01:09:17la seule question
01:09:18qui se pose
01:09:19c'est comment se fait-il
01:09:21que cette femme
01:09:22ait été renouvelée
01:09:23pour la troisième fois
01:09:24et qui se permet
01:09:25de dire qu'elle ne fait
01:09:26pas le même métier
01:09:26que nous
01:09:27je veux bien le croire
01:09:28ça c'est sûr
01:09:28qu'elle ne fait pas
01:09:29le même métier que nous
01:09:29puisque vous n'êtes pas
01:09:30journaliste
01:09:31je veux bien le croire
01:09:31non mais je parle
01:09:32de la presse
01:09:33évidemment
01:09:34un coup de gueule
01:09:35pour terminer
01:09:36puisqu'il nous reste
01:09:37une minute trente
01:09:38et c'est le coup de gueule
01:09:39d'Irrésistible Français
01:09:40vous connaissez
01:09:41Irrésistible Français
01:09:42c'est le groupe
01:09:43des supporters
01:09:45de l'équipe de France
01:09:46qui font
01:09:46ce groupe fait le tour du monde
01:09:48pour soutenir nos bleus
01:09:49ce soir
01:09:50cet été
01:09:53il y a le mondial
01:09:54aux Etats-Unis
01:09:54d'accord
01:09:55et la billetterie
01:09:57des supporters
01:09:57des tarifs
01:09:58qui explosent
01:10:00la FIFA
01:10:00a dévoilé hier
01:10:02les prix de place
01:10:02réservés aux supporters
01:10:03pour le mondial 2026
01:10:04entre prix de billets
01:10:05scandaleux
01:10:06déplacement XXL
01:10:07hébergement hors de prix
01:10:08l'addition
01:10:08est plus que salé
01:10:10pour suivre les bleus
01:10:12pour beaucoup de supporters
01:10:13cette coupe du monde
01:10:14devient un luxe
01:10:15inaccessible
01:10:16nous continuerons
01:10:17à porter la voix des fans
01:10:18avec Fan Europe
01:10:19un football populaire
01:10:21doit rester accessible
01:10:23à toutes et à tous
01:10:24et ils ont présenté
01:10:25les tarifs
01:10:26c'est vrai que quand même
01:10:27regardez le premier match
01:10:28de l'équipe de France
01:10:29c'est France-Sénégal
01:10:29c'est minimum
01:10:31191 euros
01:10:33en catégorie 3
01:10:34ça va jusqu'à
01:10:35535 euros
01:10:37et pour la finale
01:10:38attention
01:10:393600 euros
01:10:41jusqu'à 7466 euros
01:10:43il n'aurait pas fallu
01:10:45à mon avis
01:10:45faire cette coupe du monde
01:10:46aux Etats-Unis
01:10:47pourquoi donc ?
01:10:48parce que je pense
01:10:49que c'est lié
01:10:49c'est pas la FIFA
01:10:51c'est aussi
01:10:52les américains
01:10:54et c'est pas un pays
01:10:54de football
01:10:56donc je pense
01:10:57que c'est un pays
01:10:59qui le devient
01:11:00et puis le soccer
01:11:01aux Etats-Unis
01:11:02a une forte empreinte
01:11:03mais notamment
01:11:04la coupe du monde
01:11:05de 93
01:11:05on n'y était pas
01:11:06d'abord
01:11:06donc j'ai pas
01:11:09un souvenir extraordinaire
01:11:10de cette coupe du monde
01:11:11qui était ma première
01:11:11d'ailleurs
01:11:12puisque je suis né
01:11:12en 96
01:11:13la première dont je me souviens
01:11:14en 94
01:11:15finale Brésil-Italie
01:11:16mais la France
01:11:17pas qualifiée
01:11:19non
01:11:20et puis ça montre aussi
01:11:21l'inflation
01:11:21la différence de salaire
01:11:23aussi entre les Etats-Unis
01:11:25et l'Europe
01:11:26c'est ça aussi
01:11:26qui se creuse
01:11:27c'est trop cher
01:11:28un luxe inaccessible
01:11:31disent-ils
01:11:31et puis surtout
01:11:32comme on va avoir
01:11:32une troisième étoile
01:11:33et qu'on sera champion du monde
01:11:34ce serait bien
01:11:34de pouvoir avoir
01:11:36un maximum de supporters français
01:11:37mais ça va peut-être baisser
01:11:38parce que moi je crois
01:11:39que si les gens
01:11:40ne se déplacent pas
01:11:41ça va baisser
01:11:42merci à tous les quatre
01:11:43dans un instant
01:11:45c'est Brigitte Millot
01:11:46oulala
01:11:46je vais me faire gronder
01:11:47Brigitte Millot
01:11:48si je l'ai
01:11:49on retrouve Brigitte
01:11:50qui nous parlera
01:11:50des véritables effets
01:11:51de l'activité physique
01:11:52sur notre santé
01:11:53et vous le verrez
01:11:53nous sommes réellement
01:11:55faits pour bouger
01:11:55c'est vrai qu'il faut
01:11:56se remettre au sport
01:11:57je dis souvent
01:11:58mal au dos
01:11:59pas d'abdos
01:11:59très mal au dos
01:12:00en ce moment
01:12:01merci à tous les quatre
01:12:02merci à tous
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