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  • 5 weeks ago

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00:00Malgré ces divisions, l'Assemblée nationale a donc adopté hier soir le projet de loi de financement de la sécurité sociale.
00:07Un feu vert avec 247 voix pour, 234 voix contre et 93 abstentions.
00:13Ces abstentions cruciales pour ce texte.
00:16Le chef du gouvernement a donc déjoué hier soir les scénarios les plus pessimistes.
00:21Une première victoire pour le Premier ministre qui réussit ainsi son pari de faire voter le texte sans majorité.
00:26149.3, bonjour, Roselyne Fèvre qui a lancé une tendance pour ce club aujourd'hui.
00:31Ça passe, donc pas de justesse, mais récrac pour le budget de la sécurité.
00:35Qui ressort gagnant après cette séquence ?
00:37Eh bien Sébastien Lecornu forcément et les socialistes.
00:41Alors Sébastien Lecornu parce qu'il voit sa méthode in vivo en fait qui a réussi.
00:46Alors je dis bien pour l'instant parce qu'il reste, comme vous l'avez dit, d'autres étapes.
00:50Et puis surtout, alors cette méthode c'est quoi ? Cette méthode c'est celle du compromis.
00:54C'est celle de la négociation jour par jour, heure par heure, presque minute par minute.
01:00Puisqu'hier on voyait les téléphones flamber pendant le débat.
01:04Et les écolos qui ont été en réunion pendant des heures pour savoir s'ils allaient voter contre ou au contraire s'abstenir.
01:13Alors ils se sont abstenus.
01:15C'est pour ça en quelque sorte que le texte a pu passer.
01:19Donc voilà, c'est cette méthode-là qui porte ses fruits.
01:23Celle en tout cas faite par Sébastien Lecornu qui avait promis la rupture.
01:28C'est-à-dire on donne au parlementarisme et aux parlementaires leur nouvelle façon de fonctionner.
01:38C'est-à-dire qu'il pouvait très bien passer le 49-3, comme le lui demandaient d'ailleurs beaucoup de partis.
01:46Alors évidemment pas le Rassemblement National, ni LFI, ni ses alliés.
01:51Mais en tout cas on a entendu François Hollande qui demandait le 49-3.
01:54Pourquoi se priver d'un outil institutionnel ?
01:58Il ne l'a pas fait.
01:59Donc sa victoire en est encore plus grande.
02:02Ce n'est pas une victoire à la pyrusse.
02:04Un 49-3 ça aurait été une victoire à la pyrusse.
02:06Quant à Olivier Faure, il a arraché la réforme des retraites.
02:10Et puis d'autres, pas de 49-3, le dégel des pensions et des prestations.
02:16Donc il a pris deux risques, Olivier Faure.
02:18C'est celui de se faire traiter de sauveur de la Macronie par LFI.
02:23Donc divorce avant les municipales.
02:26Et puis surtout le risque que les électeurs ne comprennent pas la stratégie du Parti Socialiste.
02:32Surtout ne vous endormez pas.
02:34Non mais je vais vous parler de tout le monde sauf de la droite.
02:37La droite, pas gagnante du tout.
02:40Pour eux, ce vote va laisser les traces ?
02:42Disons qu'on revoit une fois plus des LR en tout cas divisés entre Bruno Retailleau qui dit qu'il est contre ce texte.
02:50Et puis Laurent Wauquiez qui dit abstenez-vous.
02:54Résultat des courses chez LR, quand même 18 ont voté pour le texte.
02:57Donc ils n'ont pas suivi Bruno Retailleau.
03:00Quant à Horizon, Edouard Philippe avait dit qu'on allait s'abstenir.
03:069 ont voté pour le texte.
03:10Donc voilà, il y a eu quand même quelques dissensions.
03:14Donc on arrive en quelque sorte à un parti, la droite un peu fracturée.
03:19Avec un Edouard Philippe comme son mentor Alain Juppé, toujours un peu droit dans ses bottes.
03:25Est-ce que ce message va être compris ?
03:27Lui qui avait demandé à Emmanuel Macron de démissionner.
03:30Donc il a un peu la figure du traître aujourd'hui pour certains.
03:36Ou au contraire, est-ce que ne pas porter le bilan de la Macronie, est-ce que ça va l'aider pour 2027 ?
03:44Puisque c'est son objectif, c'est la présidentielle.
03:48Bon, une étape de gagné, une bataille de gagné, mais pas la guerre.
03:52Parce qu'il reste encore une étape et non des moindres, étape majeure, c'est celle du budget de l'État.
03:57Là, on y est déjà dedans.
03:57Oui, donc je vais venir souvent vous voir dans le mois qui vient, pour mon plus grand plaisir.
04:05Donc Sébastien Lecornu va remettre l'ouvrage sur le métier.
04:08Et les partis vont devoir trouver ou non un accord sur le budget de l'État.
04:12Cette fois, les députés et les sénateurs vont se réunir en commission mixte paritaire le 19 janvier.
04:18Donc soit il y a un accord, et tant mieux, soit il n'y en a pas.
04:23Et les discussions vont se poursuivre le mois de janvier.
04:26Alors il est probable que là, ça ne va pas être la même musique.
04:29C'est-à-dire que les socialistes, cette fois, ne venteront pas.
04:32Au pire, ils vont s'abstenir.
04:35Et il reste peu de manœuvres, en quelque sorte, à Sébastien Lecornu.
04:41Et ce qui pourrait se passer, alors toujours pas de 49-3, puisqu'il s'y est tenu depuis le début,
04:45donc peut-être et sans doute une loi spéciale.
04:47Donc vous voyez qu'on n'est pas encore sortis de l'auberge.
04:50Non, on n'est pas sortis de l'auberge, effectivement, malgré les postures à la porte-parole du gouvernement.
04:56Non, parce qu'il y avait un conseil des ministres ce matin.
04:58Maude Bréjon a reconnu ce matin que les discussions parlementaires se poursuivraient probablement en janvier,
05:02si un accord est impossible entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire.
05:06Sébastien Lecornu a affiché pourtant ce matin en conseil des ministres son optimisme.
05:10Écoutez tout de suite la porte-parole du gouvernement.
05:12Le Premier ministre a eu l'occasion de le redire lors de ce Conseil des ministres.
05:19Notre objectif, l'objectif de doter la France d'un budget d'ici au 31 décembre, c'est possible.
05:27C'est ce que nous souhaitons.
05:29Mais la balle est aujourd'hui dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale,
05:34qui occupe, comme vous le savez, une grande place dans la commission mixte paritaire.
05:37Ça repose donc sur les deux chambres et je suis convaincue, comme ce fut le cas hier pour les députés,
05:42que les sénateurs seront aussi force de compromis.
05:47Voilà, cette aide de la sécurité sociale franchie.
05:50Le chef du gouvernement maintenant s'attèle à cette autre tâche encore plus ardue,
05:55nous rappelait Rosine, celle du budget de l'État.
05:56Un sujet tout aussi clivant auquel il s'attèle dès cet après-midi
06:00avec un débat au sein de l'Assemblée nationale sur les enjeux de défense.
06:03Johan Baudin, bonjour.
06:04Vous êtes notre envoyé spécial et vous suivez pour nous ce débat au sein de l'hémicycle.
06:08L'objectif, c'est de valider la volonté de réarmement initiée par Emmanuel Macron.
06:17Exactement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a souhaité, dans le contexte d'une Assemblée très divisée
06:22sur les grandes organisations budgétaires pour l'an prochain,
06:25réunir les députés autour d'une question cruciale dans ce contexte de crise internationale.
06:30Approuvez-vous tous, en grande majorité du moins, le réarmement et le renforcement des forces armées ?
06:36Emmanuel Macron, en juillet dernier, a souhaité actualiser la loi de programmation militaire, la LPM.
06:42Ce plan sur 7 ans qui structure à long terme les armées et leurs équipements,
06:46donc aussi par conséquence les commandes auprès des industriels.
06:49D'ici 2030, le budget de la défense devrait être porté à 80 milliards.
06:53C'est un effort colossal.
06:55Pour l'an prochain, il devrait s'établir à 57 milliards d'euros, soit 13% de plus par rapport à l'an passé.
07:01C'est déjà tout simplement quasiment le double du budget des armées par rapport au début du premier mandat du chef de l'État,
07:08après des années d'austérité.
07:10C'est désormais l'un des rares postes de dépense qui a augmenté, qui va augmenter du moins.
07:15Et le calendrier pour financer ce réarmement a pris du retard.
07:18La révision de la loi de programmation militaire ne sera pas étudiée par les parlementaires avant le premier trimestre de l'an prochain.
07:25Et le risque est là aussi de ne pas pouvoir financer les augmentations prévues de 6,7 milliards d'euros pour l'an prochain,
07:32car sans vote de la loi de finances, dont le budget de l'armée est intégré,
07:39le risque est de la reconduction à l'identique du budget de 2025 pour assurer la continuité du fonctionnement de l'État.
07:44Et le risque est là aussi tout simplement de mettre en danger la trésorerie des entreprises qui équipent les armées.
07:5044 milliards d'euros de commandes devraient être passés en 2026 des industriels qui vivent essentiellement des commandes de l'État.
07:58Sébastien Lecornu souhaite donc qu'un consensus soit obtenu par les députés sur ce domaine clé.
08:03Une déclaration du Premier ministre est attendue, puis un débat et un vote.
08:07Mais il sera avant tout symbolique, car il n'aura pas de portée législative.
08:10Merci beaucoup Johan Baudin, en direct de l'Assemblée qu'on retrouvera au cours de cet après-midi.
08:17Merci.
08:18Merci.
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